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 Journée de...[ABANDONNE]

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MessageSujet: Journée de...[ABANDONNE]   Dim 16 Mai - 0:48

Il faisait encore sombre cette journée, une journée de plus où le Soleil ne se montrerait pas. Les nuages étaient trop présents, comme à leur habitude, ils voilaient la lumière du Soleil, des rayons qui seraient les bienvenus dans ma terne vie. Le vent souffle, ça aussi je l’ai remarqué, ou plutôt, je l’avais remarqué, maintenant, je n’y fais plus vraiment attention, j’ai l’habitude de le sentir, alors je ne le sens plus vraiment. Les rues sont ternes, jaugées par ci par là, de milliers de débris, tous avaient une vie, tous abritaient quelqu’un, maintenant, ils étaient là et moi aussi, j’étais là. Qu’est-ce que je cherchais encore ? Pourquoi suis-je venu ici ? Est-ce un endroit dont je me souviens ? Je ne sais plus, tout est détruit, rien ne subsiste de la vie qu’il y avait auparavant.

Je marchais au milieu des débris, une clope à la main. Pourquoi en avais-je une ? C’était devenu comme une habitude, j’en avais presque tout le temps une, maintenant. Bizarrement, ça me soulage du poids d’être presque tout le temps seul. La vie est parfois pénible, je mange que rarement, deux fois par jour, je vole dans les étals, dans les maisons, tout ce que je peux. La survie dans ce bas-monde est la seule chose qui compte, maintenant. Le luxe, la beauté, les plaisirs, ces choses-là, c’est terminé maintenant. On vit dans un Enfer permanent.

Le jour succède à la nuit et celle-ci en fait de même avec le jour, chacun prend la place de l’autre dans un cycle infini. Nous, nos vies s’achèveront bientôt, de toute façon, que peut-on faire dans ce monde ? Le sexe, la drogue, la survie, rien ne me permet d’aimer cette vie. La vie intellectuelle des gens, la culture a disparu à jamais de ce monde où le sang ne fait que couler.

Il y a peu, j’ai trouvé au milieu des décombres une arme, de belle facture, elle était encore utilisable. Il restait encore quelques balles à l’intérieur, autant s’en servir pour se protéger… Pour survivre. Survivre ? Il ne nous restait plus que cela à faire ici. Vivre ? Non, cela était impossible. On ne vit plus, la vie, ce n’est pas des bêtes sauvages, et pourtant, c’est ce que nous sommes.

Je marchais dans les rues, étais-je déjà passé par ici ? Je veux dire, avant l’accident ? Je ne sais plus, sûrement, puisque j’étais connu en ville. J’avais toujours ma clope en main, je marchais, tranquille, une main dans ma poche, l’arme sous la main. Je tirais un coup, j’en avais besoin. Celle-ci allait être terminée et mon paquet allait être vide. Je devrais alors me mettre à chercher une de ses vieilles pompes à essence où il nous est permis de voler sans que personne ne s’en aperçoive. Mais était-ce du vol ? Non, puisque personne ne nous disait la loi. La loi, je travaillais avant pour elle, pourtant je ne fus pas épargné par la misère qui habitait New York et ses anciens palaces.

Tout me semblait vide, quelques bâtiments tenaient encore debout par on ne sait quel miracle, mais ils tenaient. C’est souvent ceux-là que les pillards attaquent, ça sert plus à rien d’essayer de trouver quelque chose là-dedans. Je continuais ma route, sachant que je devrais bientôt me trouver un coin où manger peinard. Les hors-la-loi se ramènent souvent au mauvais moment et je n’aime pas les avoir sur le dos. Une course dans les rues désertes de New York ne me déplaît pas, c’est plutôt de le faire le ventre vide qui me décourage.

Je venais de trouver un coin peinard, de ceux qui sont à l’abri du vent et de la pluie, c’était rare maintenant, tout le monde était logé à la même enseigne, survivre ! Survivre envers et contre tout. Je mangeais une des dernières boîtes de conserve qui me restait dans le sac que je trimballais tout le temps. Puis je mettais remis en route, je devais me trouver un paquet de clope. Je commençai même à fouiller les cadavres, leur déclarant une brève prière de salut à leur âme, au passage.

Un bruit derrière moi se fit entendre, un bruit suspect, ma main droite se porta directement sur mon arme. Quelqu’un était dans les environs, j’en étais sûr, il fallait que je le débusque si c’était un hors-la-loi, sinon il préviendrait toute sa meute d’imbéciles et je préférais éviter cela. Je retirai la sécurité de l’arme pour éviter tout souci lors de mon tir, je ne voulais pas que lors du tir, aucune balles ne partent, je joue ma vie après tout.

Putain ! Je ne trouve toujours pas de clope et un salopard me file. J’ai une journée pas facile. Était-ce ainsi avant ? En 2010, je crois que je vivais constamment surveillé, mais plus discrètement et je savais qui c’était. Là, rien ! Peut-être un malin qui voulait voler quelqu’un. De toute façon, je lui réglerais son compte s’il venait à s’approcher.
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MessageSujet: Re: Journée de...[ABANDONNE]   Dim 16 Mai - 13:15

D'habitude, je lui aurais dit de se la fermer et de laisser tomber. Au lieu de continuer tranquillement à nettoyer mon AK-47, j'aurais jeté le chiffon et pointé l'arme noire en direction de sa bouche d'où sortaient ses geigneries. Calmement, je lui aurai rappelé que ceux qui ne m'étaient pas utiles ou supportables allaient rejoindre la stesse grisâtre d'une ville hostile (au mieux) et qu'au pire, elle se prendrait une balle entre les deux yeux. Inutile de gaspiller des munitions de mitraillette ; je n'aurai qu'à porter la main à ma taille, sortir le petit bijou qui ne me quittait jamais et l'envoyer rejoindre son dieu. Surtout à cette distance. Le souci était qu'il aurait fallu nettoyer ; si près que ça, il y aurait eu du sang et des débris partout. Pas vraiment sympathique quand on vit dans cet endroit, même pour deux nuits...
Aujourd'hui, étant d'humeur inébranlable, je me contentai de nettoyer l'engin dans ses moindres recoins sans lui prêter une once d'attention.
Lindsay était définitivement une des femmes les plus sensibles et les plus exaspérantes de la terre - et il fallait qu'elle se retrouve avec moi.

- Je t'en supplie, Leonilla ! Il peut lui arriver n'importe quoi ! Laisse-moi y aller, au moins ! S'il te...
- Non.

Levant un oeil bleu glacé de la lunette de tir, je la toisai de tout le mépris et l'agacement dont j'étais capable. La jeune Noire se tassa sur elle-même, gémissant son trouble.

- Harry...
- Harrry a agi stupidement. S'il meurrrt, ce ne serrra qu'une conséquence justifiée.
- Mais ce n'est qu'un enfant !
- Ce n'est qu'une rrrègle qu'il a trrransgrrressée. Maintenant tais-toi ou tu irrras l'attendrrre dans l'autre monde.

La menace, surtout avec mon accent russe très prononcé, eut l'effet escompté ; la mère éplorée se tut. Certes, j'eus droit à ses hoquètements, ses piaulements de chat perdu, la vision de son corps se balançant misérablement. Ses larmes, aussi. Je levai les yeux au ciel. Ils n'auraient pas fait long feu sans mon apparition, c'était clair comme le jour.

- Lindsay, ça ne va pas ? Où est Harry, il s'est passé quelque chose ?

Adam, au prix d'un effort considérable, venait d'articuler sa première phrase de la journée. Il dormait beaucoup plus que les gens normaux, et avait toujours besoin d'un temps pesant pour recouvrir le monde des vivants. J'ignorais si c'était à cause de la fatigue physique que son frêle corps de fils à papa subissait assez violemment, ou si c'était une norme chez lui. Il avait des cheveux désordonnés, épais, d'un blond orangé, des tâches de rousseur et un visage de petite fille.
A l'armée, il aurait connu un sort funeste.

- Mon bébé, mon bébé, oh, il a disparu ! sanglota la mère éplorée, s'écrasant dans les bras maigres de l'adolescent tardif.
- Il est sorti sans permission ? risqua-t-il en caressant maladroitement les cheveux frisés qui lui chatouillaient le nez.
- Ouiiiii, couina l'autre en tambourinant le torse blanc de ses poings serrés. Mais il ne sait pas encore à quel point c'est dangereux, c'est encore un bébé, après tout ! N'est-ce pas, Adam ? N'est-ce pas ?

Amusée, je relevai un peu le regard pour examiner sa réaction.
Le jeune homme me vouait une adoration proche de celle qu'il entretenait pour Lara Croft de Tomb Raider (ce à quoi je devais vaguement ressembler) et n'oserait jamais contrecarrer mes décisions. D'un autre côté, il avait son côté fleur bleue, et l'histoire du pauvre petit garçon perdu dans le monde hostile ne le laissait bien sûr pas indifférent. Il me lança un regard de détresse, incapable de répondre, ce à quoi je lui répondis par un sourire incisif.
Qu'il prenne ou pas le parti de Lindsay, j'étais seule maîtresse. Ils ne souhaitaient pas me suivre ? Soit. Qu'ils partent. Cela ne me troublait même pas. Cela les mettait chaque fois dans une position difficile parce qu'ils avaient besoin de moi.

- En plus, je...
- Silence !

Le ton glacial, tranchant comme une lame de rasoir, suffit à couper net le début de tirade de la pleurnicheuse. Ils s'immobilisèrent, respirant bas en ouvrant de grands yeux effrayés pour guetter la suite des événements.
Je m'étais approchée sinueusement de la fenêtre d'où j'embrassais la rue du regard, au premier étage d'un immeuble décapité ; dans ce coin, nous avions trouvé un lieu abrité - le toit tenant encore au premier étage - avec des sanitaires qui fonctionnaient encore. Cela faisait deux jours que nous y étions et je comptais quitter cet endroit le surlendemain.
Il allait peut-être falloir déménager plus tôt que prévu...

- Un homme.

Ils se raidirent. Non que le sexe importe, puisqu'ils avaient devant eux une femme bien plus dangereuse qu'un mâle de bonne facture ; mais je venais de leur annoncer l'approche d'un inconnu.
Ils eurent le bon sens de se taire.
J'examinais l'individu d'un oeil acéré, respirant doucement pour ne pas former de buée sur la vitre et figeant mon corps pour ne pas attirer son attention d'un mouvement.
C'était un homme seul, ni gras ni maigre, de corpulence moyenne. Il avait des cheveux courts, châtain doré semblait-il. Ses vêtements témoignaient de son vagabondage ; une extrême lassitude tirait ses traits. Il portait une arme de petit calibre à sa taille. Tendant la main, j'enroulai mes doigts sur le fusil à pompe fraîchement additionné d'un silencieux et me coulai en arrière, jusqu'aux escaliers. De là, il me suffirait de l'atteindre s'il essayait de monter, ou de plonger en avant et de tirer vers l'entrée si je ne voulais pas attendre. Agenouillée et attentive, j'attendis...

- Kira !

Je ne perdis pas mon concentration mais rayai intérieurement Lindsay de la liste de personnes vivantes que je côtoyais.

- Harry, Harry est dehors ! Il se cache derrière le mur, au coin ! Et le type l'a vu, oh non, il va...

Adam eut l'excellente idée de museler la bavarde d'une main, qui si elle chuchotait, allait finir par m'exaspérer sérieusement. Je le remerciai d'un clignement des yeux avant d'analyser la situation. Au bout d'un court instant, je me penchai en avant et descendis souplement les marches... Dans un silence absolu.
Une fois en bas, j'avisai effectivement la scène : l'homme, tendu, nerveux, debout avec l'arme au poing. Harry devait hésiter au coin du bâtiment, n'osant s'avancer. Imbécile de môme. Je me promis de lui infliger une correction - s'il survivait, bien entendu.
D'un gracieux mouvement, je levai le monstrueux fusil à pompe en tenant l'individu en joue.

- Jetez votrrre arrrme à terrre, levez les mains et tourrrnez-vous lentement verrrs moi.
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MessageSujet: Re: Journée de...[ABANDONNE]   Ven 21 Mai - 11:33

Qu'est ce que je disais ? Un vraie journée de merde.... Rien à faire ! Je me retourne en pointant mon arme vers la personne et qu'est-ce que je vois.... Un gosse ! Un gosse ? Est-ce le mien ? Oui... Non ! Non ce n'est pas le mien. En avais-je un déjà ? Je ne sais plus, je ne sais pas. Pourquoi tant de choses me paraissent communes et en même temps étrangères.

Le gamin est terrifié, tremblant, je le vois bien et moi... penaud que je suis, je laisse mon arme vers lui. Mais quel con tout de même, je lui fais peur inutilement. Puis quelqu'un me hurle quelques commentaires. Enfin, je pense. Je me retrourne et je vois... Et.... Merde, quoi ! Pourquoi, je me retrouve avec une femme en face de moi. Une femme ? Je travaillais souvent pour des femmes. Est-ce qu'elle me dit quelque chose ? Non rien, je ne me souviens ni d'elle, ni de l'enfant. Peut-être que je ne les connais pas en fait. Je ne sais pas !

Elle me demande de baisser mon arme. Je la regarde puis, stupide sur les bords, je regarde mon arme, avant de la jeter au sol. Je ne voulais pas de victime, je suis pas un de ces terroristes, moi ! Elle me demande de lever les mains aussi. Mais pour qui elle me prend ? Bon de Dieu ! Enfin, je les lève pour éviter le carnage.

-Excusez-moi, m'dame, mais... Pourquoi faites-vous cela ? Est-ce votre enfant ? Hurlai-je.

En fait, je ne savais pas vraiment ce qui se passait... et je voulais pas savoir. Enfin, me voilà embarquer dans une galère que j'aurais préféré éviter. Mince... Une journée de chiotte aujourd'hui. En plus, il va pleuvoir, je le sens.


-J'peux ? en montrant ma clope, puis sans attendre la réponse de la femme, je commence à fumer. On pourrait rentrer à l'intérieur, m'dame ? Je sens qu'il va pleuvoir, et un abri ne s'rait pas trop, j'pense !

Elle semblait un peu nerveuse, enfin, moi, je la regardais, ma clope à la bouche.


Dernière édition par Josh Winter le Sam 22 Mai - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journée de...[ABANDONNE]   Sam 22 Mai - 16:44

Mes premières impressions se virent, comme souvent, confirmées ; l'inconnu ne représentait pas une menace. Je dirais même qu'au moment où il s'empressa de jeter son arme à terre, c'était plutôt moi le danger potentiel. Très potentiel, même. Avec ou sans arme, mais surtout avec une arme. L'homme portait les marques d'une errance solitaire sans soutien et sans solidité quelconque, la brume hasardeuse et effrayée de ses prunelles me laissant supposer qu'il était dans un état de trouble, voire de désespoir, très grand.
Suite à pareille apocalypse, me direz-vous, rien d'étonnant. Il n'y avait que les monstres tels que moi pour s'en sortir en haussant des épaules et en rechargeant son fusil d'assaut.
J'avisai Harry, l'oeil acéré, et lui fis signe du menton vers l'intérieur. Le gamin se mordit la lèvre, ses doigts crispés au mur, craignait avec justesse la correction qu'il allait subir pour avoir joué les courants d'air ; cependant, en voyant ma mâchoire se durcir et mes sourcils se froncer imperceptiblement, il comprit que la branlée à venir risquait fort de doubler s'il ne se hâtait pas. L'enfant se précipita dans le hall, ses petits pieds faisant voler de petits nuages de poussière grise.

-Excusez-moi, m'dame, mais... Pourquoi faites-vous cela ? Est-ce votre enfant ?

Je haussai un sourcil. Le mien ? Il m'avait bien regardée ? Certes, la maternité étant un peu comme le sida - c'est-à-dire absolument pas marquée sur la figure et pouvant toucher tout le monde - c'était une possibilité. Mais en me connaissant, personne n'aurait pu supposer que j'eusse pu l'être. Enfanter ? Pour quoi faire ? Survivre seul était déjà difficile sans qu'il faille en plus faire ça à deux. Ajoutez à cela que la grossesse rend exceptionnellement vulnérable, que l'on se promet de merveilleux ennuis et autres dilemmes, et qu'enfin c'est un cadeau pour vos ennemis. Comment voulez-vous que l'on vous fasse du mal s'ils n'ont personne pour vous faire chanter ?
Ne jugeant pas ces questions dignes d'obtenir une réponse, je m'abstins de toute parole. Par contre, je l'examinai soigneusement, jaugeant d'éventuelles caches d'armes, de nourriture, de documents, que sais-je encore.

-J'peux ?

Drogue-toi en paix, étranger. Intoxique-toi si tu le désires avec ton amère fumée. Je l'ignorai et vérifiai de mes sens attentifs si personne ne l'avait suivi.

- On pourrait rentrer à l'intérieur, m'dame ? Je sens qu'il va pleuvoir, et un abri ne s'rait pas trop, j'pense !

Qu'est-ce que c'était que ce simple d'esprit ? Il me prenait pour qui, la Vierge Marie ?

- Si vous n'avez pas été fichu de vous trrrouver un rrrefuge, c'est votrrre prrroblème, rétorquai-je. Le mien, c'est de déterrrminer si je dois vous tuer ou vous laisser rrreparrrtirrr.

Il savait où nous étions - il avait vu mon arme, il m'avait vue, moi. C'était peu et à la fois c'était beaucoup. L'avantage à rester à l'état de fantôme c'est que l'on ne sait rien de vous, que l'on ignore votre existence ; vous pouvez vagabonder en paix entre les murs morts. Un témoin, c'est un bourreau potentiel.
J'avançai d'un pas, plaçant le bout de l'arme sur son ventre - une balle, et il explosait littéralement. De plus, je crèverai un joli trou dans le mur derrière, et salirai les alentours. Pas vraiment intelligent, mais il me fallait lui faire sentir la menace.

- Nom, âge, prrrofession ? Avez-vous des rrrelations ? Un grrroupe d'apparrrtenance ? Des lois de conduite ?

En disant cela, je lâchai le fusil d'une main et l'appliquai sur da gorge d'un geste vif. S'il mentait, je le saurai.
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MessageSujet: Re: Journée de...[ABANDONNE]   Sam 22 Mai - 20:05

Elle avait décidé de faire rentrer le môme, une bonne idée, ça ne le concernait pas après tout. Moi, je lui avais posé plusieurs questions auquelles elle n'avait pas daigné répondre. C'était son affaire après tout, je voulais pas me mêler de ses affaires. Elle ne semblait pas heureuse de ma venue et pour tout dire, j'étais pas heureux de la connaître.

Enfin... Je continuais ma clope, à l'aise, je regardais aussi le ciel, de gros nuages apparaissaient au-dessus de nous,. Quel merde ! Et elle qui m'invitait pas à rentrer dans le batîment, vraiment pas très aimable, comme jeune femme. J'en ai connu des plus sympathiques, enfin, les temps changent.

Elle se rapprocha encore, pointant son arme sur mon estomac. Allait-elle faire feu ainsi, sans mot dire ? Eh ben, ce serait pas joli de la part d'une jeune femme. Pourtant, je n'étais éffrayé, au contraire, j'étais heureux, peut-être retrouverais-je ma famille là-haut ? En ai-je une ? Boh, enfin, je l'espère, sinon.... Je vis de quoi ? Je suis qui au fond ? Je ne connais même plus leurs noms, mon père, ma mère, je ne m'en souvenais plus.

Elle commença à me poser une série de question ainsi que de pointer son flinque contre ma gorge, mes palpitations ne s'accélèrèrent pas pour autant. Bizarre ! J'attendais qu'elle tire, enfin, je vais lui répondre pour lui faire plaisir, je suis quand même un peu attaché à la vie.


-Je me nomme Josh Winter. Je lui tend la main, plus par réflexe qu'autre chose. Enchanté de vous rencontrer malgré des circonstances... peu conventionnelles...HumHumHum... Excusez-moi ! J'étais avocat pour votre question. Vu comme vous tenez votre arme, vous deviez être soldat auparavant. J'ai la trentaine bien faite, dans les 38 ans. Votre beauté semble me montrer que vous n'avez pas la vingtaine ! Sinon, pour le reste, je ne travaille pour personne, je suis un solitaire comme vous avez pu le remarquer.

Je me prends une autre clope, j'vous le dis, j'en mourais. Enfin, tant pis, faut bien mourir un jour après tout. J'espère avoir répondu à ses questions, elle commence à me taper sur les nerfs, elle croit que je suis un ennemi ou quoi ? Je fais pas de mal à quiconque. Si faut, je ferai quelques coups de corps à corps que je connaîs.
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MessageSujet: Re: Journée de...[ABANDONNE]   Sam 29 Mai - 18:24

Il était surprenant qu'un type aussi mou, aussi nonchalant, ai réussi à survivre dans ce monde impardonnable - seul, qui plus est. Parce que les trois boulets qui s'accrochaient désespérément à moi vivaient toujours, défiant les lois les plus anciennes qui supposent que les plus faibles succombent pour permettre aux plus forts de subsister. Ces êtres pâles et effrayés qui étaient descendus par l'escalier, leurs pas peu discrets crissant sur le sol sale, leurs grands yeux ouverts sur l'inconnu que je tenais en joue.

-Je me nomme Josh Winter. (il tendit la main pour me saluer, geste auquel je répondis par un haussement de sourcil : il croyait vraiment que j'allais lui serrer la pince ?) Enchanté de vous rencontrer malgré des circonstances... peu conventionnelles...HumHumHum... Excusez-moi ! J'étais avocat pour votre question. Vu comme vous tenez votre arme, vous deviez être soldat auparavant. J'ai la trentaine bien faite, dans les 38 ans. Votre beauté semble me montrer que vous n'avez pas la vingtaine ! Sinon, pour le reste, je ne travaille pour personne, je suis un solitaire comme vous avez pu le remarquer.

Comme je l'avais supposé, rien de bien méchant. Avocat, hein ? Il devait côtoyer les hautes sphères, se prendre pour le gratin, et voilà, dans la merde on ne vaut pas plus que les autres. Ce pouvait tout aussi bien ne pas être le cas, ce pourquoi je gardai mon jugement pour plus. C'était un type simple, qui ne me poserait pas de problème. Il alluma une autre cigarette, ce dont je profitai pour jeter un rapide coup d'oeil en arrière : ils étaient plantés comme des poteaux, bouche bée, me faisant monter la moutarde au nez. Des boulets ! On leur donne des ordres pour les préserver, ils les transgressent en vous mettant tous en danger ! Je les foudroyai du regard, ce pourquoi ils se raidirent aussitôt, entreprenant de battre en retraite à l'étage.
Trop tard, imbéciles. Il vous a vu.

- Allez, avancez,
grommelai-je en relevant mon arme.

Cet homme était un paumé au même titre que les autres. Si je les avais épargnés, pourquoi pas lui ? Tant qu'il ne me mettait pas de bâtons dans les roues... Harry se précipita pour s'arrêter net à ma hauteur, plissant les paupières dans l'attente d'une trempe - à juste titre. Il se prit un coup de crosse dans l'épaule, un coup qui allait lui laisser un joli bleu. Le gamin, conscient de sa faute, se laissa faire. Il me demanda d'un coup d'oeil si j'avais terminé ; je lui montrai l'homme du menton. Le gamin s'avança jusqu'à lui et lui toucha la main.

- Bonjour monsieur Josh Winter. Moi, c'est Harry. Pardon pour tout à l'heure, je ne voulais pas te faire peur.

Déjà passée à autre chose, je retournai à l'intérieur du bâtiment ranger le fusil à pompe et vérifier que le toît ne fuyait pas au niveau du coin lit. Pendant ce temps, Lindsay et Adam avaient fait signe au nouveau de rentrer à son tour, les premières gouttes de pluie faisant chanter le sol caillouteux. Ils le firent asseoir sur le tas moelleux et chaud que nous avions construit dans un coin, avec des couvertures, des vêtements... J'étais juste à côté, sur une caisse, et triturai le plafond.

- Ca fait du bien de voir quelqu'un qui n'essaie pas de nous tuer,
s'enthousiasma la mère de Harry en souriant au nouveau. Je m'appelle Lindsay, et je suis la maman du petit fugueur.
- Moi, c'est Adam, se présenta à son tour l'adolescent.

Il y eut un silence gêné, peut-être parce qu'ils attendaient que je me présente aussi. Qu'ils me foutent la paix, j'étais occupée.

- Et celle qui t'a accueilli, c'est notre chef, Leonilla. Elle nous as trouvé et, depuis, elle veille sur nous.

Adam se glissa sous une couverture, examinant d'un air déprimé le ciel d'un gris monotone avant de revenir au nouveau.

- Vous êtes seul, vous aussi ?
dit-il tristement.Je m'arrêtai un instant, interloquée par le ton de sa voix. Ah oui, j'oubliais... J'oubliais facilement que j'étais la seule à ne pas avoir perdu ma famille dans l'Apocalypse.
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