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 Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]

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MessageSujet: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Mer 19 Mai - 9:58

Putain d'époque que celle là ! Antoine roulait à pleine bourre, pied au plancher, faisant hurler le V8 de sa Buick. L'aiguille du compteur restait dans la zone comprise entre 100 et 120 miles par heures. Elle redescendait de temps en temps au gré d'une rétrogradation brutale ou d'un coup de frein à main à l'occasion d'un virage entre deux immeubles.

En même temps, il se demandait bien ce qu'il était venu foutre à Staten Island. Il le savait pourtant que cet endroit puait du cul depuis que la bande de l'italien avait récupéré le contrôle de la zone. Il s'attendait à se faire canarder à chaque fenêtre, d'où sa vitesse, pour constituer une cible moins facile. Il voulait voir la décharge de Fresh Kills et vérifier s'il y avait moyen de capter d'une manière ou d'une autre le méthane issu de la décomposition des déchets. Ça serait bon pour la communauté. Mais il faudrait déménager et virer les requins qui se sentaient comme chez eux.

Une ombre furtive, il donna un coup de volant, lâchant l'accélérateur et serrant le frein à main. La voiture partit en dérapage et par percuta un type qui se retrouva allongé sur le capot avant de s'arrêter cinq ou six mètres après le choc.

Le doc, se rua hors du véhicule, son Heckler und Koch en main, il le chambra et retira la sécurité dans un geste. Il se tenait devant la bagnole, flingue pointé sur le mec. Sans cesser de braquer sa malheureuse victime, il s'approcha et tendit une main vers le cou, pour lui prendre le pouls. Le gars respirait et son cœur battait normalement. À part quelques égratignure, il avait l'air correct, aucun de ses membres ne faisait d'angle bizarre.

Le chien était sorti de la voiture à la suite du doc et tournait autour, truffe au vent, et oreilles dressées, à la recherche d'une éventuelle menace. Antoine était en sûreté jusqu'à ce que le chien le prévienne du contraire.

- Hé ! Hé ! Réveille toi ! Ouvre les yeux putain !

Il secoua le type de sa main gauche, la droite le braquant toujours avec le neuf millimètres. L'homme ouvrit les yeux. Il avait l'air un peu sonné

- Pas de geste brusques ! Je suis nerveux ! Ça va ? Pas trop sonné ?

Il l'empêcha de se redresser

- Reste allongé. Et garde tes mains où je peux les voir. T'as mal quelque part ?
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Mer 19 Mai - 10:24

Putain de journée de merde ! Je n’étais pas tendre ses temps ci, entre la brunette qui ramenait pas son jolie cul pour sa drogue et le fait que je m’étais pas tapé de frangine depuis au moins deux jours, j’avais une furieuse envie d’envoyer chier tout ses cons qui me demandai pour tout et rien… Non mais ce n’est pas vrai ! J’étais la Juge, pas la nurse ! Tout a mon exécrable humeur, je marchais pour m’aérer la tête et réfléchir a ce que j’allais bien pouvoir faire à Key pour me venger de cette attente. J’allais tellement la tourmenter qu’elle allait regretter chaque seconde !

Shootant dans une vielle canette rouillé, je la regarde faire quelques ricochets… Puis je bifurque, une rue de plus… sauf que cette rue me semble étrange. Ouai, y a un de ses bruits tel un rugissement qui me parvient. Et ça se reproche vite… très vite… TROP VITE ! Pas le temps de réagir que me voila a la place d’une vulgaire quille. Je sens tout au ralentit, la rencontre de mes cotes sur le capot, puis mon épaule qui s’explose contre le toit, et enfin le choc violant du sol… après un magnifique vol plané. Et la, le troue noir… je me doute que j’ai fait quelques tonneaux sur le sol, que j’ai quelques contusion, mais la mon corps est passé en stand-by.

J’ai l’impression que l’apesanteur viens de changer et que la pression que subit mon corps a totalement pété des records. On me retourne vulgairement, me parle… j’ai du mal à faire le point. Mes yeux papillonne un instant, le floue de ma vue laisse place a une image style vieux film pourris, mais un peu plus net. Le met tiens un flingue et me maintiens au sol… comme si j’allais me relever ! Laissant ma tête tomber sur le sol, je respire un grand coup, grimaçant en semblant un craquement sinistre dans ma cage thoracique. Et l’autre qui me pose des questions, me parle, m’asticote… La seule chose que j’arrive à articuler sur le coup n’est pas très agréable mais reflète bien le fond de ma pensée.

« Mais putain ferme ta gueule… »

Une grimace plus tard, je passe ma main sur mon front. Alors, c’est partit pour le check up cap’taine! Les jambes? OK! Les bras ? Ok ! La tête ? ça a l’air d’aller… Théoriquement je suis entier. Maintenant que tout me revenais doucement, je me rendais compte qu’un connard m’avait renversé… journée de merde !

« T’ain mais t’as appris à conduire dans une pochette surprise ma parole… Et puis baisse moi se flingue, sinon je vais devoir être méchant et je ne suis pas en état…»

Je ne faisais pas signe de bouger mais mettait ma mains dans ma veste, cherchant si j’avais encore toute mes cotes ou non… au vue de la douleur amer et cuisante qui me donnait l’impression de calciner mes chairs. Je portait une veste de costard classe, enfin à la base, parce que maintenant elle était poussiéreuse et déchirée… ma chemise était dans le même état et je parle même pas de mon pantalon a pince qui valait a lui seul une fortune. En passant ma main sur mon torse, je dévoilais la présence d’un holster, contenant deux flingues, deux magnums, de quoi se défendre et faire un jolie troue dans la cervelle.

« Je crois que j’ai deux ou trois cotes fêlés… à l’impression de crever à chaque respiration. »


Si je m’en tirai qu’avec ça, c’était un miracle ! Mais bon, pour le moment ayant mal partout, je pouvais certainement rater un truc déboité ou foulé…
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Jeu 20 Mai - 8:43

C'était bien sa chance au doc, un bel emmerdeur ! Et vu ce qu'il trimballait, probablement un connard de la bande au rital.

En se tâtant pour vérifier qu'il ne lui manquait aucun membre, le type avait révélé deux beaux magnums dans un holster de poitrine. D'un geste rapide, sans cesser de le braquer, Antoine les retira de leurs logements, fit tomber les chargeurs et appuya sur la détente pour vider une éventuelle cartouche chambrée, en vain, avant de les remettre à leurs places respectives.

Un bel imprudent en vérité, ses flingues sont même pas chambrés. On se demande d'où il sort avec son costard...

- C'est dangereux ces joujoux là, alors tu vas te détendre cinq minutes mon coco. Et ta maman t'as jamais dit qu'il faut regarder des deux côtés de la rue en traversant ?

« Je crois que j'ai deux ou trois côtes fêlées... à l'impression de crever à chaque respiration »

- On va regarder ça, bouge pas

Antoine sortit son couteau de son étui de poitrine et fit sauter un à un les boutons de la chemise. Continuant de le braquer de la main droite, il palpa une à une les côtes, insistant sur la troisième droite qui lui semblait un peu faible, pendant que l'autre grimaçait à chaque pression.

- T'en seras quitte pour quelques jours de tranquillité, t'as rien de cassé de ce côté là.

Il se leva

- Tu peux te lever ?
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Jeu 20 Mai - 9:00

Et voila, il me désarme, touchant a mes bébés… Regardant les chargeurs rejoindre le bitume défoncé, je soupir, ce qui m’arrache a grincement de dent. Une fois mes armes vide, il remet mes joujoux en place l’air de rien et je daigne enfin lui répondre quand a mon état. Et le voila qui m’annonce une vérification. Heinnn ? Non non non... Et le voila qui sort un couteux, coupant les fils pour faire sauter un bouton de ma chemise et viens tripoter mon torse. Sous les pressions de ses doigts, je ne peux que lâcher un grognement et laisser mes traits se déformer sous la douleur.

« Quelques jours de tranquillité ? Si seulement… j’espère qu’il n’y aura rien de tranquille… »

Bah ouai, il était hors de question que Kay ne vienne pas… et encore moins qu’elle soit sagement en train de me chauffer alors que je devrais jouer les infirmes. Pas de ça chez moi ! En plus, j’avais aucune envie d’exposer ma faiblesse a mes semblable… un coup a se prendre une cartouche entre les deux yeux sans avoir le temps de demander pourquoi. Il me demande si je peux me relever… qu’acquiesce tout en répondant.

« Je devrais pouvoir ouai… »

Je me redresse, serrant les dents jusqu’as les en faire péter, alors que tout mon corps me lance des éclairs. Une fois penchant en avant, je prends mes deux chargeurs que je colle dans l’arrière de mon froc.

« Déstresse, je vais pas m’en prendre à toi… même si l’envie m’en manque pas. »

Une fois totalement debout, j’époussète un peu mon deux pièce avant d’abandonner.

« Il est foutue… un réel gâchis. »

Puis je me tourne vers le type.

« Au vu de ton air sur le qui vive… tu dois faire partit de la Communauté non ? Ouai surement, Je suis Dick O’connell, un ami d’une des vôtres. Alors c’est bon tu peux arrêter de me menacer avec ton flingue, ça me met mal a l’aise cet histoire.»

Je m’étire quelque peu, cambrant mon dos dans l’espoir d’apaiser les tiraillements.


Dernière édition par O'connell Dick le Jeu 20 Mai - 12:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Jeu 20 Mai - 12:21

Le type se lève et Antoine le regarde faire. À priori, tout va bien, quelques égratignures.

- Déstresser ? Putain, on est en plein milieu du territoire de l'italien. Y a qu'un de ses connards de portes-fingues pour être détendu ici. Ou un inconscient et vu ta tenue et tes calibres, je pencherais plutôt pour la deuxième option ceci dit. Bordel, on peut dire que t'as eu du cul toi.

Le doc rengaine le neuf millimètres dans le holster fixé au bas de sa cuisse et se dirige vers sa voiture. Il claque la portière toujours ouverte et se dirige vers le coffre qu'il ouvre avant d'en sortir une bouteille de scotch. Il la débouche et en avale une rasade avant de lui tendre la bouteille.

- Amène toi et prend un coup, ça va te remettre les idées en place au lieu de t'inquièter pour ton costard

Le mec s'amène et se présente.

- La communauté ? Non, pas vraiment. Je suis un loup solitaire. Il se trouve que j'étais là, qu'ils étaient là, que j'avais besoin d'eux et eux de moi. Tout ce que je veux, c'est trouver un pilote et assez de fioul pour m'emmener, ma bagnole et moi, de l'autre côté de l'Atlantique. Dick, c'est ça ? Moi c'est Doc. Enfin, pas vraiment, mais ça suffira pour l'instant Il désigna son patou et lui c'est Le Chien. C'est le seul sur qui je puisse compter dans ce monde pourri

Antoine sortit une trousse d'un recoin du coffre de la GSX, l'ouvrit et en sortit un flacon d'alcool médical à 90°.

- Foutu pour foutu, déchire un bout de ta veste ou de ton fute, qu'on désinfecte un peu ta tronche, tu l'auras pas volée
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Jeu 20 Mai - 12:55

« Inconscient ? Peu être… »

En réalité normalement je ne risquais pas grand-chose ici puisque j’étais sur le territoire des miens… mais je n’allais quand même pas lui dire que j’étais une de ses fils de putes dont il parlait avec beaucoup d’agrément. Laissant finalement mon costard en pièces détachés tranquille, je le rejoignais derrière la caisse, me présentant avant de m’enfiler une lampé d’alcool. A l’écouter j’avais mit le doigt dessus, enfin plus ou moins… il n’était pas autre chose qu’un membre de ce petit cercle fermé sur lui-même.

« De l’autre coté ? T’as de l’espoir… enfin, l’espoir fait vivre il parait ! »

Je me tournais vers le chien, un soupirant à nouveau.

« Salut le chien, t’as un maitre qui laisse à dérider brave père… il aurait pu te trouver un vrai nom. »

Passant ma paume contre son museau, je le laisse me renifler avant de grattouiller son oreille. J’avais déjà eu un chien, mais ça remontait loin, très loin. Puis ses paroles me font tourner la tête vers lui… ha, la séance torture ? Super, j’ai hâte ! Ce faisant je défais ma veste, dévoilant ma carrure mise en valeur par la chemise ainsi que mon holster pleins, même si les armes elles sont vide… enlevant les recharges de mes poches arrières, je m’asseoir sur le bord du coffre et les poses a coté de moi, puis déchire la veste sans rechigner. Prenant la soie a l’intérieur plutôt que le textile ferme et poussiéreux de l’extérieur.

« Tiens, voila de quoi me martyriser et m’éviter une infection… »

Le laissant imbiber l’étoffe, je regardais calmement autour, sans pour autant que mes prunelles ne s’accroche vraiment a quoi que se soit.

« Juste une question… Est-ce que tu sais comment Kay vas ?… heu Kaylhen je veux dire… enfin je crois que c’est son prénom la. C’est difficile d’avoir un contacte avec ceux qui sont dedans. »

Étrangement, j’avais un air distant, mais on sentait dans ma voix un je ne sais quoi qui me trahissait bien que trop.

« Ho et puis ça n’as pas d’importance… »


*elle a du m’oublier de toute façon…*

Changer de sujet… vite vite vite…

« Mais question conne, qu’est ce que tu fou la d’ailleurs ? Tu pourrais avoir des sacrés soucis si jamais un des pauvres types de la bande ramène ses miches dans le coin et vois dans quel état tu m’as mis. »
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Ven 21 Mai - 7:53

Antoine leva un sourcil amusé en regardant Dick se présenter au chien. Ils n'étaient pas nombreux à se montrer aussi spontanés avec le fauve. C'était pas complètement faux, il aurait pu lui trouver un vrai nom. Mais d'un autre côté, pour lui, c'était le seul, alors Le Chien allait bien.

Il prit l'étoffe que lui tendait Dick et l'imbiba d'alcool avant de lui nettoyer le visage, d'abord superficiellement, puis plus en détail.

- Kay ? Elle va bien je crois, si on excepte le syndrome de manque. Sevrer brutalement une junkie, c'est toujours une torture pour lui et elle ne fait pas exception. On a dû l'enfermer pour éviter qu'elle pille les faibles réserves de morphine.

Il marqua une pause, continuant de désinfecter les différentes blessures superficielles de son interlocuteur

- Personnellement, je trouve ça un peu dégueulasse, mais en dehors du fait que je risque régulièrement ma peau pour en ramener, c'est pas mes oignons. J'imagine que s'organiser en société dans notre joli monde tout neuf implique des règles et des sacrifices.

L'autre changea de sujet mais sans vraiment s'en rendre compte il lâcha le mot de trop, celui qui le trahissait, en tout cas auprès d'un type assez méfiant comme le Doc l'était devenu.

- L'état dans lequel je t'ai mis ? Pourquoi s'en soucieraient-ils si tu n'étais pas l'un des leurs. Je vais faire comme si je n'avais pas relevé, mais tiens toi à carreau. Quant à avoir des soucis...

Il désigna laconiquement le fusil Dragunov et la carabine M4, rangés dans des racks conçus plus ou moins à cet effet, sur le haillon du coffre.

- Et j'en ai autant à leur offrir sur le siège passager. La plupart d'entre eux avaient encore du lait qui leur coulait du nez que j'avais déjà rompu mon serment et tué mon premier homme. Les gens ont tendance à oublier que c'est pas forcément parce qu'on est prêt à aider son prochain qu'on ne l'est pas moins à le tuer froidement. Mon monde à moi, ça fait quinze ans qu'il est semé de mort et teinté du sang de salopards en tous genres

Il s'arrêta de parler un instant, perdu dans le vague et changea à nouveau de sujet sans prévenir, revenant à la communauté et à la petite junkie

- Mais d'où tu connais Kay ? Pour ce que ça me regarde, elle est un peu jeune pour toi non ? T'as quoi, trente-cinq, quarante, non ?
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Sam 22 Mai - 6:50

« Ha, je vois… »

J’avais un étrange pincement au cœur d’apprendre que Kay était en train de subir un sevrage forcé et violant. Pour deux raisons : la première, elle devait souffrir le martyre, la seconde, une fois clean, elle n’aurait plus aucune raison de chercher à me voir. C’étais étrange, je m’attendais toujours a voir Kay débouler dans mon appart, mais la, je venais surtout d’apprendre que cela n’arriverai plus jamais et que je ne pourrais sans doute pas la revoir. Cela me fit presque oublier la douleur de l’alcool a 90° pénétrant mes chairs et les brulants de l’intérieur.

J’avais fini par changer de sujet, dérivant sur un avertissement au sujet de l’endroit et des gens qui s’y trouvaient. Surtout parce qu’il m’avait défoncé avec sa bagnole. Je n’avais aucune honte a être hors la loi, on n’était pas tous des junkies ou des proxénètes après tout. Pourtant, le type se laissa pas le moins du monde impressionner, ce qui me fit sourire bien sur. Si tout les communautaires étaient comme Kay et se type, je pourrais facilement vivre la bas… mais ce n’étais pas le cas et j’étais au courant.

« Hey Doc, des morts, j’en ai eu mon lot aussi. Mais j’ai rien contre toi si ce n’est que t’as faillit me buter et que c’est une chance que je sois quitte pour quelques cotes fragile… mais bon, ça me fait plaisir d’avoir des nouvelles de Kay, alors je crois que je passerai outre la tentative d’assassina.»

Et la, la fameuse question tomba, Qui était Kay pour moi ? Pas si facile a dire, comme ça, j’avais l’air d’un gros salaud voulant se taper une gamine… ce qui était a moitié faux. Mais a moitié seulement…

« J’ai buté son dealeur, on avait eu un différent au sujet de ce que sa fille avait le droit de faire ou non… Et visiblement il était plutôt du genre a dire qu’elle ne devait pas coucher avec moi ou du moins, pas si je n’avançai pas le liquide. Sauf que la gamine avait un vrai kif sur moi et que ça m’aurait clairement fait chier que son père me castre pour un coup de reins au mauvais endroit. J’ai donné a la gamine du fric pour qu’elle se casse et j’ai été voir le père pour lui dire qu’elle ferait ce qu’elle veut de son cul… il n’était pas d’accord, je lui ai expliqué combien on pouvait bénir la mort au bout de plusieurs heures de tortures… »

J’avais un petit rictus en coin amusé à revoir l’image de ce type totalement désarticulé et défoncé. Son cadavre devait être en train de se putréfier à l’heure qu’il était et les vermines devaient le bouffer. Une fin correcte pour un type comme lui.

« Et Kay est arrivé, elle a tout vue et j’ai du la rattraper… on a parlé, elle m’a plu… Et je l’ai laissé partir avec la promesse qu’elle repasse me voir. Le hic, c’est que si elle est enfermée… je comprends mieux pourquoi je n’ai pas vu son joli p’tit cul se ramener pour me changer les idées. C’est un vrai rayon de soleil cette nana ! Et l’âge, qu’est ce que j’en ai à foutre ?! J’ai cherché une nana comme ça toute ma vie et la je la trouve… mais elle n’est pas dans le bon camp. T’imagine pas combien je donnerai juste pour pouvoir la revoir et la prendre dans mes bras. Ça peux paraitre con, ouai à vrai dire ça l’est… mais cette gamine la est la première à me faire vouloir dire : Je veux la voir. »

Je haussais les épaules, passant ma main dans ma tignasse.

« Mais c’est impossible, autant me rendre à l’évidence… Désolé de t’avoir déballé ma vie, mais t’es le premier a qui je parle d’elle… et ça fait du bien.»
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Mar 25 Mai - 9:33

L'autre faisait une drôle de tête quand Antoine lui dit que Kay se faisait sevrer. Encore un dealer ? Il en avait pas la tête pourtant. Apparemment, il y avait autre chose qu'une sombre histoire de cul. Mais comme il l'avait déjà dit, c'était pas ses oignons. Si la gamine voulait s'envoyer en l'air, et plus si affinités, avec un mec de deux fois son âge, c'était pas son problème, à dix-sept ans, elle était assez grande pour choisir avec qui elle faisait la bête à deux dos.

« Mais c’est impossible, autant me rendre à l’évidence… Désolé de t’avoir déballé ma vie, mais t’es le premier a qui je parle d’elle… et ça fait du bien.»

Le Doc sortit son paquet de tabac et roula une cigarette avant de tendre herbe et feuilles à Dick. Grattant une allumette il l'alluma et tira une ou deux fois dessus, puis il répondit à son interlocuteur

- Te frappe pas pour ça, t'es pas le premier ni le dernier à me raconter tes petits soucis. Ça doit être la barbe, ça met en confiance ajouta-t-il en éclatant de rire.

- Et puis de toutes façons, dans notre joli monde, rien n'est impossible. Je comptais de toutes façons causer aux Saints-Bernards de la meute à propos de l'enfermement de Kay, ça ne fera qu'une raison de plus. M'enfin, t'étonnes pas si on garde un œil sur elle quand même quoi.

Il avala une gorgée de scotch de plus, puis rangea la bouteille, ainsi que le nécessaire médical, avant de refermer le coffre. Il s'avança vers l'avant de la voiture, rouvrit la portière conducteur et se pencha pour récupérer le P-90 sur le siège passager avant d'enfiler la bandoulière autour de son épaule. Il se tourna alors vers Dick

- Je m'arrache, aucune raison de trainer plus longtemps dans ce coupe-gorge, je sais tout ce que je voulais savoir, et même plus encore. Je te dépose quelque part ?
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MessageSujet: Re: Coups de feu et traces de pneus [O'Connell Dick]   Ven 28 Mai - 17:23

La barbe, ouai surement le coté paternel de ce type… ou non. Parce que il était aussi patibulaire que ceux que j’avais l’habitude de côtoyer, mais lui n’allais pas me dire que j’étais juste un sac à foutre bavant sur un petit cul uniquement parce que je ne pouvais pas l’avoir et que je ferais mieux de me taper une catin du quartier qui avait les miches en feu. Ils n’avaient pas tord… je me prenais un peu trop la tête pour juste sauter une nana… mais c’était ça le truc, c’étais pas que pour ça. Fallait’ il encore que je me l’avoue à moi-même… cette nana m’intriguait beaucoup trop au final.

Antoine fini par me parler des chiens de garde de la communauté, ça me fit presque rire… je dis bien presque. J’imaginais mal comment des gens pouvaient accepter d’être fliqué comme ça et enfermer dans un lieu de ce genre. Enfin, après tout y avait bien des malades pour aller se suicider pour une secte et leur filer tout ce qu’il possédait… les moutons sont partout parmi nous au final.

« Je ne savais pas qu’il y avait des types dans ton genre la bas… sinon j’aurai peu être fais un choix de vie différent. Mais on ne revient pas en arrière… pas quand on en a autant chier. Dommage… Enfin, je crois que je n’aurais pas supporté de vivre avec des cerbères sur le dos pour vérifier ce que je glande de mon cul et ce que je fou de mes journées. M’enfin, tant qu’on me l’enferme pas… je m’en fou qu’on garde un œil sur elle, elle en a besoin... Elle a tendance à tomber au mauvais endroit au mauvais moment et j’aimerai pas qu’on me l’abime.»

Tenir a elle ? Non, jamais voyons, mais si on me la casse comment je vais faire pour pouvoir la revoir ? Comment je serais capable de l’embrasser et de me noyer dans le parfum envoutant de sa tignasse brune ? Je n’étais pas le genre à me préoccuper d’autrui de toute façon… enfin dans le cas présent il était hors de question de je me mette en tête mon besoin de la protéger des autres… mais pas de moi. J’avais envie d’être le seul prédateur à courir après cette proie la.

Puis il ferme sa bouteille, se prépare à partir et le confirme avec ses propos… Se casser d’ici, pour aller ou ? Et la l’idée viens de germer, c’est fou et je suis quasi sur qu’il va refuser, mais faut au moins que j’essai… j’ai rien a perdre pour le coup. Rien a part ma vie … c’est déjà énorme, et tout ça pour une nana… j’ai envie de m’auto étrangler d’être aussi con, pourtant je lance mon idée d’un air détendu alors que mon cœur tambourine dans ma poitrine.

« Tu pourrais me déposer la bas ? Enfin je veux dire, dans le coin communautaire ? J’ai besoin de voir Kay… enfin je veux dire, j’ai envie de la voir et d’être la pour elle. Ce n’est pas ce que tu crois hein, je ne tiens pas a elle comme ça… je… j’ai juste besoin de savoir comment elle va et de la voir. »

Il va m’en coller une entre les deux yeux…

« Je te dédommagerai bien sur, tu me dis ce dont t’as besoin et on pourra s’arranger… j’ai un bon réseau. »

Inutile de lui préciser le pourquoi du comment…
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