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 La belle au camp qui dort... [libre]

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MessageSujet: La belle au camp qui dort... [libre]   Mer 26 Mai - 18:44

*1… 2… 3…*

Les battements régulier de mon cœur berce mes tympans. Conter ses vêtements me force a la concentration, quittant ainsi mes ténèbres vide et chaotique.

*4…5… 6…*

J’entends sans voir un souffle, un bouge, on s’active…

*7… 8… 9…*

Doucement mon corps retrouve ses sens, un picotement dans la main, puis un fleuve brulant dans la jambe. J’ai soudainement envie de hurler mais je me retiens, gardant mes lèvres close alors que je laisse à mon corps le temps de comprendre ce qui lui arrive. Ma poitrine se soulève, mollement, puis plus amplement… je m’éveil lentement, comme une fleur sortant de l’hiver. Délaissant le battement sourd de mon sang palpitant dans mon crane, j’entrouvre mes yeux, mes paupières redevant protectrice quand l’éblouissement se fait trop violent.

*Ma gorge me brule…*

Doucement je laisse ma main remonter le long de mon corps et venir chercher mon cou, vérifiant d’une pression la brulure. C’est désagréable, une sensation de sécheresse, de douleur mais aussi d’un besoin pressent… d’un instinct de survie.

*J’ai soif…*

Et Faim aussi… j’ouvre avec prudences mes paupières, m’habituant avec lenteur à la luminosité. Tout vas bien, ma vision est flou, mais les couleurs sont la, enfin la lueur blanche et bientôt le plafond se discerne vaguement.

J’inspire… puis expire.

Ma tête bourdonne, m’arrachant un mouvement de sauvegarde, me recroquevillant sur moi-même en plaquant mes mains sur mon crane. Mais ce mouvement réveil ma jambe, la brulure incandescente deviens déchirante et m’arrache un gémissement de douleur. J’inspire à nouveau, cherchant à m’apaiser. La douleur est forte, alors je cherche à la contrôler, a la maitriser…

Les bruits de pas approchent, alors que je relève doucement la tête pour voir des formes de couleurs approcher. Quelqu’un ? Ou suis-je ? … Trop de question, je ne suis pas en état d’aller plus en avant dans mes questionnements, je me contente donc de faire le vide et de me focaliser sur elle… cette personne, connu ou inconnu ?
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: La belle au camp qui dort... [libre]   Ven 28 Mai - 13:46

Trois semaines.

Voilà trois semaines que les hommes avaient ramené une femme blessée à la communauté. Mathilda et Kat avaient pris soin d'elle et je les avais aidé. Oh, d'ordinaire, ce n'était pas vraiment dans le cadre de mes responsabilités mais depuis mon agression, j'avais du mal à passer beaucoup de temps avec les enfants. J'avais besoin de me reconstruire avant de passer plus de temps avec eux : Je me devais d'être stable pour m'occuper d'enfants, hors, je ne l'étais pas encore. Certes, mes hématomes n'étaient plus que des souvenirs et je n'avais aucune maladie, mais la possibilité d'une grossesse n'était toujours pas écartée. J'aurais bientôt la réponse, je le savais et c'était sans doute pour ça que j'étais toujours... Différente. Je n'avais pas encore réussi à redevenir la Gaby d'avant.

Quoi qu'il en soit, c'était pour ça que j'avais pris le temps de veiller sur cette femme. Elle avait plusieurs fois bougé et j'avais espéré qu'elle allait se réveiller, mais ça n'avait toujours été que de fausses alertes. Cela ne m'avait pas empêché de m'occuper d'elle. Je bougeais ses bras et ses jambes dans la limite du raisonnable étant donné qu'elle était gravement blessée, et je lui faisais la toilette tous les jours dans son lit. Je voulais faire au mieux pour elle. Quand j'avais été blessée, j'avais été bien entourée ensuite et on s'était bien occupé de moi. Elle méritait qu'on s'occupe d'elle et qu'on prenne soin d'elle. Du coup, j'y passais pas mal de temps. Parfois je lui parlais, parfois je fredonnais un petit air, parfois je prenais un livre et lui en lisait quelques passages, avec toujours cet espoir qu'elle allait se réveiller.

Malheureusement, elle ne se réveillait pas. J'avais cependant décidé que même si elle devait ne jamais se réveiller, je continuerais à aller lui rendre visite tous les jours. Kat s'était étonnée de mon attachement à cette femme et je lui avais tout simplement répondu que personne ne devait être seul dans des moments pareils. Je lui avais aussi dis que si j'avais été une inconnue pour eux et s'ils m'avaient sauvée, j'aurais été heureuse que quelqu'un veille sur moi. Tous les matins, après le petit-déjeuner, j'allais jusqu'à l'infirmerie avec une bassine d'eau chaude et des serviettes pour la nettoyer. L'après midi, je restais de longs moments avec elle. Ce matin-là, lorsque je me rendis à l'infirmerie avec la bassine d'eau chaude et les serviettes, je pensais que la journée allait se dérouler comme d'habitude.

J'avais tort.

Une fois la porte ouverte, je me stoppai net, observant le lit avec les yeux ouverts comme des soucoupes : Elle avait les yeux ouverts.

-Oh... Oh!

Je posai la bassine et les serviettes avec précipitation sur la chaise la plus proche et m'avançai rapidement vers elle. A ce moment-là, elle releva doucement la tête.

-Non... Ne bougez pas...

Doucement, je posai ma main sur son front pour lui faire reposer sa tête contre l'oreiller.

-Ne vous inquiétez pas, vous êtes en sécurité...

Je marquai un silence.

-Vous m'entendez?

Je sentais que mon visage était pour la première fois depuis de longues semaines éclairé par un large sourire. J'étais tellement heureuse de la voir enfin réveillée. Je ne la connaissais pas, je ne connaissais même pas son nom mais ça n'avait pas d'importance. Elle était là, elle était de retour.

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MessageSujet: Re: La belle au camp qui dort... [libre]   Ven 28 Mai - 16:51

Inconnue… une femme à en juger par le floue harmonieux de sa chevelure blonde. C’était comme si je regardais dans un appareil photo de mauvaise qualité ayant du mal à faire le point… ou avec un zoom bas de gamme. J’allais me redresser quand elle se mit à parler, appuyant contre mon front pour me replacer dans ma position d’origine.

J’ai l’air au final d’aller plutôt bien, si ce n’est ma tête qui me fait l’effet d’un rocher face à un marteau piqueur et ma jambe qui me lance au moindre mouvement. La jeune femme me parle, certes, mais j’ai encore du mal à entendre le son ténu de sa voix bien que je me doute que cette impression viens de moi. La question finale me parvient tout aussi acoustiquement dissolue, mais j’en comprends le sens et les mots.

Papillonnant des paupières, un instant incertain de ma capacité à parler, j’entrouvre les lèvres et porte ma main à ma gorge. J’inspire alors, emplissant mes poumons d’air avant de m’essayer a la parole, d’abord un susurrement a peine audible… je me reprends, raclant ma gorge avant de m’essayer a nouveau a la parole.

« Oui… je… j’entend. »

Posant ma main sur ma gorge, j’avoue avec grande peine, après avoir déglutie, j’avoue sans peine ce qui me dérange pour tout dialogue.

« Je… puis je avoir de… de l’eau ? »

Inutile de le demander deux fois et me voila servie. Je me redresse donc avec son aide, le mouvement me donnant l’impression d’arracher ma jambe… pourtant, une fois assise, je bois avec un plaisir certain le liquide qui bien que tiède me rafraichit. Je me sens bien mieux, soudainement. Les idées plus clair surtout et je suis enfin capable de plus ou moins bien me servir de mes capacités cognitive.

Depuis combien de temps suis-je ici ? Regardant en plissant les yeux la jeune femme, je fini par en discerner plus que les formes et a faire le point. Une jeune femme blonde, totalement inconnu à mes souvenirs… Ai-je été atteinte d’amnésie ? Partiel ou totale ? Fermant les yeux je me force à penser, chercher mes souvenirs. La ville détruite… Un homme, une enfant… Cassandra… Ma fille, mon enfant… Ou est-elle ?! Je jette un œil autour de moi, restant d’un calme étrange pour une femme venant de se réveiller au milieu de nulle part.

« Ou est Cassandra ? »

Ma voix se fait plus sur, plus régulière bien que rocailleuse de par le manque d’hydratation des cordes vocales.

« Ou somme nous ? … je ne reconnais rien… »

Puis je me tourne vers la jeune femme, l’examinant, le visage toujours emprunt de cette neutralité qui me qualifie si bien.

« Et votre visage me semble inconnu… pourtant. »

Je tends doucement ma main vers elle.

« Pourtant je connais le son de cette voix… ses régularités dans la diction et se phrasé. Ai-je oublié quelque chose à votre sujet ? »

Je ne sais ni d’où ni de quand, mais cela me frappe à présent. Je connais cette voix j’en suis sur. C’est comme si j’avais la possibilité d’avoir le son sans l’image. Je ne vois ni ou ni quand, mais j’ai entendu sa voix… plus d’une fois. J’ai du mal a tout me remettre en tête, cela est si éthéré… pourtant j’ai l’impression d’une … amie, d’une vielle amie.
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MessageSujet: Re: La belle au camp qui dort... [libre]   Dim 27 Juin - 21:42

C'était un tel soulagement de la voir les yeux ouverts que j'en aurais presque pleuré. Elle essaya de parler, au départ sans succès, puis elle parvint à articuler quelques mots. Sa voix était légèrement cassée, brisée et je me rendis rapidement compte que sa gorge, si elle ne lui faisait pas mal, la dérangeait. Elle me demanda de l'eau et sans attendre, j'allais lui chercher ce qu'il fallait pour qu'elle puisse se rafraîchir. Une fois de retour, je lui apportai mon aide pour qu'elle puisse se redresser. Elle but l'eau avec un plaisir non dissimulé et je l'observais, attentive au moindre signe de faiblesse de sa part. Elle resta un moment silencieuse puis, une lueur s'anima dans son regard et elle sembla chercher quelque chose avant de me demander où se trouvait une certaine Cassandra. Ce n'était donc pas quelque chose qu'elle cherchait, mais quelqu'un. Je plissai doucement les yeux avant de secouer tout doucement la tête de droite à gauche.

-Je suis désolée, je... Je ne sais pas qui est Cassandra. Il n'y a que vous. Ils n'ont trouvé que vous...

Je savais qu'en prononçant ces mots j'allais probablement la faire paniquer ou la rendre triste mais je ne me voyais pas lui mentir : C'aurait été encore plus cruel. Finalement, elle me demanda où elle se trouvait car elle se rendit compte qu'elle reconnaissait rien : Normal, puisque c'était la première fois qu'elle voyait l'intérieur des murs de la communauté. Elle enchaîna rapidement en me disant que mon visage lui semblait inconnu alors qu'elle connaissait le son de ma voix. Elle tendit sa main vers moi que je saisis doucement avec la mienne. Bien malgré moi, un sourire éclaira mon visage : Ainsi donc, toutes ces fois où j'étais venue et où je lui avait parlé, elle m'avait entendue.

Il était temps de lui expliquer ce qu'il s'était passé et où elle se trouvait.

-Ici, c'est ce qu'on appelle la Communauté. Mon mari a fondé ce groupe de survivants après les derniers bombardements et au fil du temps, il s'est agrandi. Parfois, les gens viennent à nous et parfois, on les trouve et on les ramène ici, comme cela s'est produit avec vous. Vous étiez blessée alors ils vous ont ramené. Nous vous avons soigné et...

Je marquai un silence avant de m'assoir sur le bord du lit, gardant sa main dans la mienne.

-Nous ne nous connaissons pas mais, pendant votre sommeil, je suis venue tous les jours pour vous parler un peu, vous tenir compagnie. Je me disais qu'en entendant une voix tous les jours, votre réveil se produirait plus vite. Pour être sincère, je commençais à perdre espoir... Mais vous voilà bien réveillée... Je suis tellement contente... Au fait, je m'appelle Gabrielle.

A présent, je devais lui poser une question. Une question essentielle.

-Excusez-moi mais... Qui est Cassandra? Et surtout, à quoi ressemble-t-elle? Lors de leur prochaine sortie, ils pourraient essayer de la trouver...

Je ne voulais pas lui donner de faux-espoirs, ignorant tout de ce qu'il s'était passé mais il était hors de question d'en rester là.

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