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 Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]

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MessageSujet: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Lun 31 Mai - 21:02

Finalement, l’idée d’aller voir Kay à l’improviste était un peu tombé à l’eau… et au final je me retrouvai a peu près au même point qu’avant. Quoi que non, j’avais un bandage épais m’enserrant le torse, puisque j’étais allé voir James… Alias le Doc. J’avais bien deux coté sérieusement fêlé et devait éviter tout effort sous peine de grogner de douleur. Autrement dit, j’étais d’une humeur de chiotte depuis quelques jours… Surtout que Kay se faisait attendre. Je rongeais mon frein a la fois de frustration quand a la possibilité de la voir mais aussi de mon idiotie quand a l’avoir laissée partir.

Sortant de la salle de bain, j’avais remis la fameuse bande autour de mon torse et j’approchais de la fenêtre, cherchant nerveusement une clope pour me l’allumer et en prendre une bouffé vital. J’emplissais ainsi plusieurs fois mes poumons de cette saloperie, augmentant mes chances de crever d’un cancer pendant que mes yeux se perdaient dans le ciel ma fois plutôt clément aujourd’hui. Inspirant amplement, je me crispe, serrant mes mains contre le rebord de la fenêtre alors que gémissement de douleur m’arrache la clope du bec et la laisse tomber au sol.

Dans un geste rapide je me penche, prenant la cigarette et la jetant par la fenêtre pour ensuite retourné dans le salon, enfilant par-dessus mon boxer un pantalon noir simple. J’enfile ensuite une chemise noire, pour éviter de dévoiler le bandage, grimaçant alors que je me contorsionne pour l’enfiler. Une fois fait, je me laisse tomber dans le divan, soupirant de soulagement. Définitivement j’avais hâte d’en finir avec cette douleur si régulière.

Allongé de la sorte, je regardais le plafond jusqu’as sombrer a demi dans un presque sommeil… perturbé par un frappement contre la porte. Putain de bordèle de merde ! le fils de pute qui avait le culot de ramène son cul et de m’emmerder aller sacrément douiller et prier sa chienne de mère que je le bute ! Me relevant, la chemise entrouverte, je viens ouvrir la porte, prenant mes flingues au passage et ouvrant pour tenir en Joue, Kay. Ho MERDE !

« Kay ?»

Surpris je la regarde un moment, puis la laisse entrer avant de me tourner vers elle.

« Putain mais ça vas pas de pas de donner de nouvelle comme ça ?! »

J’en profite alors pour venir enfouir mon visage dans ses cheveux.

« Un type m’avait dit qu’il t’on grillée au camp de concentration et te lâchait plus d’un fil de string ! »

Moi ? Inquiet ? Allez-vous faire voir ! Je n’étais pas inquiet… juste que heu… voila quoi. Elle m’avait pas donné de nouvelle, puis elle devait revenir y a un moment déjà et tout et tout…
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Lun 31 Mai - 22:17

Je sortais de ma chambre en souriant bêtement. Oui, je souriais bêtement, et ça s’approchait presque de la niaiserie. Mais ce sourire débile, je le cachais dans ma grosse écharpe en laine rouge que j’avais montée jusqu’en dessous du nez. Pour une fois, j’avais mis quelques habits chauds : grosse écharpe, mitaines et une veste en grosse laine grise. Je me promenais dans les couloirs mais pas inutilement, j’avais prévu de sortir. Déjà deux semaines que je n’avais pas vu Dick. Plus d’une semaine que je papotais et que je me montrais super sympa avec quelques gardiens. J’avais galérer mais avait fini par obtenir l’accord d’un d’entre eux pour sortir. A une condition : que je rentre pour le service du diner. Je me retrouvais rapidement à la sortie, plus rapidement que je ne l’avais pensé. J’échangeais quelques mots avec l’un des gardes en lui promettant de ramener deux-trois trucs de l’extérieur histoire que je ne sorte pas inutilement, avant de le regarder avec d’énormes yeux. Son visage se tordait dans tous les sens puis finit par être difforme. Mais ce n’était pas effrayant, loin de là. J’éclatais de rire et sortis.

Arrivée dehors, il ne pleuvait pas et tous ces vêtements d’hiver n’étaient pas tellement nécessaire. Je levais la tête, toujours le sourire aux lèvres pour regarder les nuages. Je les voyais prendre différentes formes et ils bougeaient étrangement, ce qui me fit encore éclater de rire. Je continuais à marcher, m’enfonçant parfois dans la neige et finis par m’écraser sur le sol. Sur le coup, je ne réagissais pas. Et sans réelle explication, je me remettais à ricaner. Je me relevais difficilement, j’avais l’impression d’avoir perdu mon équilibre. Une fois debout, j’écartais les bras et restais comme ça quelques secondes. Pour marcher et arriver à destination le plus rapidement possible, l’équilibre était nécessaire. Puis je me mis à marcher ainsi : les bras écartés prenant bien soin de poser un pied devant l’autre, je me prenais pour une équilibriste. Je l’avouais, j’avais peut-être un peu forcé sur la dose de comprimés d’ecstasy mais j’en avais eu cruellement envie. Mes pupilles devaient être dilatées, j’avais des hallucinations, je me sentais heureuse, j’avais l’impression d’être wonderwoman et je me sentais à la fois toute excitée et relaxée. Si bien que maintenant, j’étais totalement heureuse. Les effets étaient rapidement arrivés, entre trois quart d’heure à une heure.

Mes pas me dirigèrent automatiquement chez Dick. A l'entrée du Bronx, j’eus le réflexe de chercher un quelconque flingue à l’intérieur de ma veste. Mais il n’y avait rien. Je me mis à rire, et simulai. Jetant un vif coup d'oeil autour de moi, je levais les bras horizontalement et tendais les mains presque jointes comme si je tenais une arme à feu entre mes mains. J’avançais ainsi. Heureusement que je ne croisai personne, je serais passée pour une folle. Puis au bout d’un petit instant, je laissais retomber mes bras le long de mon corps et avançais en chantonnant des mélodies qui me passaient par la tête. Je remarquais une pierre sur le sol et la fixais quelques instants. Elle commença à grossir puis pris la forme d’un chaton multicolore. En rigolant, je me penchais pour l’attraper mais au moment où je croyais tenir le chaton celui-ci redevint un vulgaire caillou. A moitié déçue, je la jetais derrière moi et me mis à courir, impatiente d’arriver chez celui qui me servait de petit copain. Enfin, si on pouvait le qualifier de petit copain parce que je trouvais que notre relation était assez étrange…

J’apercevais la porte et continuais de courir, essayant même d’accélérer. Je continuais de courir et ne ralentissais pas, et inéviablement je finis par me cogner dedans. En rigolant, je criais.

« AIE !!! »

Je reculais de deux pas, en continuant de marmonner ce mot. Ca m’avait un peu sonné de me prendre la porte d'où ma main posée sur mon front pour me le masser. Surtout que j’avais cru pouvoir la défoncer. Tant pis, j’essaierais une autre fois. La porte s’ouvrit et fis apparaître Dick. Je louchais quelques secondes sur l’arme qui me faisait face et essayais de glisser mon doigt dans le trou de celle-ci, oubliant déjà la douleur. Après quelques secondes j’abandonnais, mon doigt ne voulait pas rentrer dans ce foutu trou à la con, et sans prendre la peine de dire boujour je rentrais dans ce qui servait d’habitat à Dick. J’observais le salon. C’était étrange… La pièce me paraissait, à des moments, super grande à d’autre minuscule. Je me retournais brusquement. Dick s’était approché de moi et je lui dis.

« Mais zeeeeeen. Y pas le fleu aux flaques, le flaque aux… »

J’eus un moment d’hésitation puis finis par dire :

« Hein, voilà. T’as compris. »

Puis vivement je montais sur ses pieds, sans vérifier s’il portait des chaussures, et approchais mon visage du sien pour le scruter en plissant les yeux, essayant de paraître la plus sérieuse possible. Mes prunelles firent un aller-retour entre ses deux yeux. Je le fixais quelques secondes puis rejetais ma tête légèrement en arrière en continuant de le regarder. Je lui souris et lui fis un bisou sur le bout du nez avant de partir vers le milieu du salon. J’ôtais mes chaussures, jetais mes mitaines ma veste et mon écharpe sur le sol. Je me retournais vers lui avant d’exploser de rire. Il avait une drôle de tête et ses cheveux commençaient à tirer sur le rose.

« C’est graaaand, chez toi. Nan ? »

Dis-je en levant les bras en l’air pour lui montrer ma « vision » des choses. Puis j’émis un rire cristallin et lui adressais un petit sourire en coin, le regard pétillant.

« T’as vu, je suis wonderwoman ! Dis-je en levant les bras et éclatant de rire une nouvelle fois. J’ai réussi à sortir grace à un geeeentiiiiil gardieeeen. Je te rassure, je l’ai pas… sauté. L’était trop moche. » Fis-je avec une mine de dégout.

Puis je commençais à m’avancer vers le dossier du canapé pour m’adosser contre le canapé qui changeait de couleur. Je me retournais vers Dick et au moment où je voulais reprendre la parole, je me laissais légèrement tomber en arrière pour m’adosser au canapé mais me retrouvais les fesses sur le sol.

« Aïeee ! »

Je me retournais vers le sofa en fronçant les sourcils et en le tapant.

« Mais pourquoi tu m’as fait ça ! »

Puis je me mis à compter sur mes doigts pour savoir le nombre de fois que j’étais tombée aujourd’hui. Trouvant l’opération trop longue, j’abandonnais l’idée et les laissais retomber. Je relevais la tête, et regardais Dick en lui souriant. Je me relevais en un bond comme si de rien n’était et posais mes mains sur mes hanches, en couvant du regard celui qui m’avait charmé.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Lun 31 Mai - 22:50

Zen … pas de flaque de floyt dans le fleu… Plait’ il ? L’examinant agir devant moi, j’essayais de pas me foutre de sa gueule. Arquant un sourcil, je restais perplexe quand a la possibilité qu’il lui reste encore des neurones… après tout, elle avait peut être grillée les dernières cartouches. Je tiquais juste quand elle me parlait d’avoir fait copin/copine avec un gardien… mais elle m’assura de pas l’avoir « sautée » pour reprendre ses mots… rassurant tout de même c’est fou !

« Ouai c’est ça c’est ça super girl … Mais tant mieux qu’il soit moche, sinon j’aurai du le crever comme un rat pour t’avoir touché… ça aurait fait un peu tache que je vienne taper l’incruste chez la secte pour pourrir un des leurs avec une raison à peine valable. »

Non parce que ce n’est pas comme si cette nana était ma copine, c’est compliqué ça aussi… Parce que ce n’est pas l’envie de la garder qui me manquai, mais plutôt l’envie de lui montrer ou de l’accepter. Puis je n’allais pas me laisser emmerder par des putains de sentiments inutiles alors que j’avais toujours très bien géré de sauter les nanas les plus bien foutue et de me casser après non ? Je n’allais pas devenir comme mon frère… c’était hors de question… mais a chaque fois que j’avais le malheur de la regarder j’oubliais toute mes prérogatives sans m’en rendre moi-même compte.

Elle se vautre comme une merde je n’esquissais pas de mouvement pour l’aider, mais elle en avait visiblement rien a carré… puisqu’elle frappa le pauvre Divan. Elle vint ensuite me retrouver, posant ses mains sur mes hanches et me regardant comme si tout son monde se résumait à moi. Passant un bras autour de sa taille, je l’attirais contre mon corps pour finalement déposer ma propre main sur ma tempe. J’avais faillis péter un câble de pas pouvoir la voir et elle s’était défoncé la tronche dans la joie et la bonne humeur.

« Kay… Kay… Kay… c’étais pas si terrible ce sevrage de force finalement, t’es plus déchirée qu’un drap de pauvre. »

La serrant un peu plus fort, je me penchais pour embrasser son front, puis sa joue, son cou, jusqu’as dévoré goulument ses lèvres, qui m’avait un peu trop manquées je l’admets. M’écartant un peu, je prend soudain un air un peu méfiant. J’observais sont regard aux pupilles plus dilatée que le col d’une nana qui accouche ! J’avais aucune idée de ce qu’elle avait prit et je ne voulais pas de mauvaise surprise. Enfin, pas le genre qui serait contagieux par acte trop intime surtout.

« Kay… avec quoi tu t’es mise dans cet état ? Non sincèrement la t’as forcée la dose. J’ai rarement vu une nana dans ton état. Evite de me claquer entre les doigts ma belle. Je n’ai pas envie de revoir la sale Tronche de James avant au moins plusieurs mois… Et me demande pas qui es James, t’es pas en état d'assimiler quoi que se soit...»

J’avoue être quand même sur le cul qu’elle soit arrivée la dans son état. Un peu comme si un funambule exerçait ivre mort…

« Je te proposerai bien à boire, mais dans ton état, tu vas te contenter d’eau… »

La si elle buvait un truc avec de l’alcool elle tombait dans le coma dans le meilleur des cas.

« Toutefois, pour l’instant tu vas rester dans mes bras et me dire ce qui t’as retenue au camp de concentration aussi longtemps… j’étais…Bref tu aurais pu donner des nouvelles. »

Inquiet ? Mon cul ! Dick n’est pas inquiet ! Dick n’en a rien à foutre d’elle ! Dick veux juste se vider un coup ! Et Dick est même pas capable de se faire gober ça a lui-même et c'était le genre de truc qui me hérissait le poil et me foutait de mauvaise humeur.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mar 1 Juin - 15:18

Il passa un bras autour de ma taille. Je baissais la tête vers le bras en question qui me serrait contre Dick. Les poils qui étaient sur son bras ondulaient comme des vagues, comme le maïs lorsque le vent l'agitait. Je touchais son bras du bout du doigt mais finis par relever la tête lorsque je sentis ses lèvres se déposer sur mon front.

« L’alcool et moi sommes de bons amis, mais j’y aie pas touché. Tu m’as jamais vu bourré, en plus... »

Je fermais les yeux en savourant chacun de ses baisers. Jusqu’à ce qu’il vint embrasser mes lèvres. Ça aussi je savourais, encore plus que la première fois. Quoique non… ce n’était pas comparable à la première fois… Mais il embrassait toujours aussi bien. Bon j’avoue, ça m’avait vraiment trop manqué de ne pas le voir. Disons que deux semaines, ça avait vraiment long. J’avais voulu le faire attendre mais pas de cette manière. Puis, trop tôt, il se recula pour me scruter. Je ne comprenais pas… Ce baiser avait été beaucoup trop court. Et je pensais qu’il avait plutôt tendance à s’éterniser. Alors tout ce qu’il m’avait dit la dernière fois n’avait plus lieu d’être ? Il ne me voulait plus, j’en étais certaine. Et alors que je le dévisageais aussi, il se mit à parler, à parler… J’essayais de l’écouter le plus attentivement possible. Je lui adressais un large sourire.

« Eh… Ecstasy ? »

Et je me mis à rire. J’aurais tout aussi bien pu nier ma prise de drogue. Mais Dick n’était pas con. Il devait déjà avoir fréquenté des toxicos, alors pour en reconnaitre ce n’était pas tellement difficile pour lui.

« Tout de suite les grands mots, j’ai pas forcéééé, vraiment pas beaucoup. »

Bon si, j’avais probablement trop dosé mais aucune importance. De toute façon Dick devait bien s’y attendre en me fréquentant, junkie que je suis. C’était la première fois que j’étais complètement défoncée devant lui, et peut-être pas la dernière.

« C’est que de l’ecstasy, c’est pas comme l’héroïne. Nan, l’héroïne c’est vraiment fort. Mais j’ai pas pris d’héroïne, et c’est vrai. »

Lui dis-je en hochant la tête et en levant la main droite. Puis je me souvins qu’il avait parlé d’un James, et j’ai tout de même un minimum curieuse.

« C'est qui James ? dis-je en rigolant. Et ne me redis pas que je peux rien assimiler. Parce que c’est pas vrai et que j’arrive encore à parler. »

J’avais un tout petit peu de mal à marcher, j’avais des hallucinations et j’étais super heureuse : ça n’empêchait que j’étais encore capable de pense et de marcher

« Et j’arrive même encore à penser. Tu vois par exemple la je me dis que j’ai trop for… je suis ave… euh… Non en faite, je pense à trop de chose en même temps… Mon cerveau pense trop vite et je ne parle pas assez rapidement… »

Je m’étais lancée dans un débat sur la pensée plutôt hallucinant. Il allait me prendre encore plus dingue que je ne l’étais. Mais je me lâchais et puis j’oubliais tous mes soucis. Et ca, ca faisait du bien.

« Toutefois, pour l’instant tu vas rester dans mes bras et me dire ce qui t’as retenue au camp de concentration aussi longtemps… j’étais…Bref tu aurais pu donner des nouvelles. »

Dick savait parler aux femmes quand il le voulait. De mon point de vue. Parce que quand on vous dit « pour l’instant, tu vas rester dans mes bras » ça me donnait pas envie de m’enfuir.

« T’étais quoi ? lui dis-je avec un sourire en coin. Oh et… je vais tout t’expliquer. Alors en faite voilà : tu sais je suis toute nouvelle là-bas et je me suis super bien entendue avec tout le monde et y a eu un anniversaire. Et on sait tous pris une méga cuite après que les enfants se soient couchés. Et après, on sait pas comment, y a des… pingouins volants, figures toi que y a des pingouins volants qui ont débarqué. Et du coup, ils ont tout envahi ! Et… on a bien mis une semaine pour s’en débarrasser et nettoyer. Et avec les pingouins qui restaient, on a fait un barbec’. »

Et en narrant mon histoire provenant tout droit de mon imagination, j’étais retournée à mes affaires que j’avais abandonnées sur le sol et fouillais dans ma veste. Je cherchais quelques comprimés d’ecstasy. Je ne voulais pas en reprendre, quoique si je ne m’écoutais pas du tout je crois bien que je les prendrais. Je me relevais, main droite en l’air tenant le petit sachet en plastique qui contenait deux comprimés. Je retournais me coller contre Dick et agitais le paquet sous son nez.

« Un petit peu, ça te tente ? »

L’idée de se prendre un tripe à nous deux me paraissait plutôt sympa même si ces comprimés, c’était pas pour lui que je les avais gardé à la base. Mais de toute façon, j'avais toute la drogue que je voulais alors autant partager...
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mar 1 Juin - 16:43

De l’ecstasy… ça explique pas mal de truc. C’était moins dangereux, enfin plus ou moins dirons-nous. Mais au moins les chances d’overdose étaient moins forte, clairement moins forte mêmes. Tout en l’écoutant, je prenais plaisir à réapprendre la sensation de sa présence contre mon torse, dans mes bras, contre moi tout simplement. Puis on en vient à James, et elle raisonne de manière un peu trop intelligible… et merde !

« Bon c’est cool… je vais te dire qui est James. On peut dire que c’est plus ou moins un pote, mais surtout un foutue médecin. J’ai aucune envie d’assister a une injection d’adrénaline dans ton petit cœur, combien même ça me permettrait de mater tes petits seins … ça m’exciterai pas des masses de te voir froide comme un vieux bout de barbaque. »


Ensuite on en vient a mon envie de pas la lâcher et a d’autre connerie pseudo pourris qui me passe par le cerveau et que j’ai faillit balancer avec autant de tact qu’un boxer. Sur ma pseudo inquiétude, elle me rassure en me parlant de pingouin volant et de barbecue… le reste j’ai un peu zappé. Ce que j’avais surtout capté c’est qu’elle s’était éloigner de moi pour aller fouiller dans ses fringues et revenir avec un sachet contenant des petites pilules que je connaissais… je ne suis pas du genre à être tout blanc !

Et bien sur, ni une ni deux, elle revient se coller à moi, en m’agitant le paquet sous le nez comme un vulgaire sachet de bonbon. Puis la voila qui m’en propose, tout naturellement, la par contre, j’avais l’idée de décliner l’offre mais j’allais devoir user de mes dons d’avocat pour pas la vexer… quoi que dans son état elle devait avoir la mémoire d’un poisson rouge. Tout en prenant le sachet, je le dépose sur le coté, plaquant ma main sur ses reins alors que je plongeais dans son regard.

« Je te l’ai dis, ce n’est pas se genre de drogue que je veux, mais plutôt toi… et la vu le temps que t’as mis à venir, je ne suis pas près de te lâcher avant que tu te sois faite pardonner, et avec les intérêts encore! »

Tout a mon envie de la sentir contre moi un peu plus dénudée, je vais pour passer ma main le long de sa fesse et remonter da jambe contre moi, pour ensuite la laisser prendre appuie et la soulever… ça c’étais l’idée de base, mais vu mon état, ça c’est plutôt transformé en quelque chose bien moins sensuel. Après avoir remonté sa jambe, je me suis figé et j’ai du la lâcher pour me pencher sur elle, tenant de ma main redevenu libre mes cotes en grognant de douleur, prenant appuie sur l’épaule de Kay pour y mettre mon front.

NON ! S’il y avait un dieu, il était contre moi… Elle était tellement défoncée que j’aurai pu la prendre la tout de suite sur la table basse sans même chercher à comprendre quoi que se soit… elle aurait sans doute été d’accord. A la place je me retrouve a douiller au moindre effet ou a la moindre pression. J’allais buter ce connard qui avait décidé que cette nana la je la sauterai pas de suite ! Me redressant, je cache tant bien que mal mon état, offrant un pauvre sourire à Kay qui ne doit trop rien comprendre, surtout que je n’ai pas l’air blessé et que ma chemise cache le bandage.

« C’est rien… j’ai eu un petit accident, mais ça m’empêchera pas de profiter de toi. »


Sur ses bonnes paroles, je viens retrouver ses lèvres pour éviter la moindre question quand a mon problème et au pourquoi j’ai souffert comme un con. J’espérais arriver à détourner la conversation, comme quand elle m’a demandée qu’est ce que j’étais… enfin en ce qui concernait mon inquiétude vis-à-vis d’elle quoi. Pendant le baiser, j’en profite pour laisser ma main gambader sur son jean’s, caressant la forme d’une fesse d’une main, et celle de sa cuisse de l’autre.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mar 1 Juin - 19:54

Je trépignais d’impatience lorsque je sus que j’allais apprendre qui était ce James. Normalement j’aurais du totalement m’en foutre… Puis il m’expliqua qui était James. Un médecin. J’aimais pas les médecins. Bon après, il pouvait toujours être gentil mais, j’aimais pas me faire ausculter. Surtout parce qu’en général, ils tombaient tous sur mon « problème » de toxicomanie. Mais une fois de plus, il croyait que j’allais lui claquer dans les mains.

« Mais je vais pas mourir… »

Je fis semblant de réflechir puis lui dit.

« Mais tu sais, ce n’est pas forcément nécessaire que je sois morte pour que tu puisses me voir nue. Enfin… »

Je décidais de me taire avant de dire encore autre chose à ne pas dire. Après être allée chercher le petit sachet, je l’agitais sous le nez de Dick. Mais mon paquet -adoré- disparut rapidement de mon champ de vision.

« Me… Mon paquet ! »

Mon sachet, il avait intérêt de me le rendre. Sinon, j’étais pas prête de partir ou plutôt, j’étais pas prête de revenir.

« Oh mais tu peux faire les deux en même temps. C’est encore mieux. »

Je rigolais en disant.

« Me faire pardonner… »

J’approchais mon visage du sien et pouvais même sentir son haleine se mêlait à la mienne. Etrange haleine d’ailleurs. Etrange dans le sens, où elle passait par toutes les odeurs. C’était amusant. Je sentais sa main glissait le long de mon corps ce qui me procurait quelques frissons. Au moment où j’allais l’embrasser, il me relâcha et se plia en deux et grognant je ne savais quoi. J’étouffais un rire alors qu’il posait son front sur mon épaule. Lorsqu’il se redressa tant bien que mal, il me dit qu’il avait eu un accident et se jeta à moitié sur moi pour m’embrasser. Je le laissais faire, les questions viendraient après. Je mis mes bras autour de son cou, et partant dans un baiser plutôt langoureux je commençais à reculer, mais j’entrainais Dick avec moi.

Je finis par reculer ma tête et posais un doigt sur ses lèvres. Je fermais les yeux et esquissais un léger sourire puis me mis en rire.

« Pauvre petit homme… Tu veux que je joue à l’infirmière ? »

Puis sur ces paroles, je m’approchais de son visage et déposais brièvement mes lèvres sur les siennes.

« Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? »

Je lui avais posé cette question sans trop m'inquièter. Il était encore vivant et en un seul morceau devant moi, donc tout allait bien. En disant cela, je m’étais retournée pour aller au frigo. Mon ami le frigo. Et je ne compris pas comment, mais je me pris le mur. J’étouffais un juron, et posais la main sur mon front.

« C’est dangereux chez toi… »

Et je repartis en direction du frigo pour me prendre quelque chose à boire en écoutant ses explications. Je pris la première bouteille qui me tomba sous la main sans me soucier ce dont il s’agissait.

« T’aurais aussi bien pu te faire attaquer par les pingouins volants hein… »

Et je portais le goulot à mes lèvres pour boire.


Dernière édition par Kaylhen Leighton le Sam 5 Juin - 10:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mer 2 Juin - 16:42

Ho oui Kay… joue l’infirmière avec une jupe de pute a ras du cul t’as qu’as entré… eu t’as qu’a mater. Un smack plus tard elle me demande ce qui m’est arrivé… dire que je lui ai roulé une galoche monumentale pour pas que ça arrive… et merde ! Mais avant que j’ai donné la moindre réponse, Madame s’en vas folâtrer avec… le mur. Ha ouai, quand même, ça c’était du shoot ! J’avais eu des copines qui gerbaient, qui pouvaient plus marcher, qui se jetaient sur moi ou qui riaient… mais pas encore une qui se mangeait les murs une fois défoncé. Bah on fallait bien se diversifier de temps en temps.

« Heu… ça dépend, c’est rare que mes murs se jette sur les jeunes femmes en général… enfin jusqu’à présent j’avais jamais eu le problème. »

Elle va tout de même vers le frigo et se penche pour prendre une bouteille, s’attirant mon regard, ma tête penchant sur le coté pendant que je reluque outragèrent son derrière. Déglutissant quand elle se redresse, j’inspire un grand coup pour empêcher le feu de mon bas ventre incendier le reste de mon corps… parce que dans l’état actuelle des choses, je ne pouvais pas me la faire sans souffrir. Et la douleur chez moi avait tendance à me… refroidir, grave.

« Hum ? Oui ? Pingouin ? »

A dire vrai ce qu’elle racontait je m’en tamponnais l’oreille avec une babouche ! A la voir boire de cette façon, j’avais envie qu’elle s’occupe de moi comme elle le faisait avec le goulot de la bouteille de pinard. Fallait que j’arrête de penser a ça et surtout pas que je me la fasse…

« Heu… je me suis fait renverser par une bagnole… un type de chez vous… me souviens plus de son nom. »

J' annonçait ça comme si je lui disait que j'étais aller chercher le pain ou me taper une pute...Toujours le regard fixé à son activité je secoue la tête avant de continuer.

« Putain Kay… tu peux pas boire ça autrement ?! On dirait que tu t’en taille une a la bouteille et excuse moi de te dire ça, mais ça me fait bander ! Donc je ne sais pas… mais tu peux bord autrement ? Ou pas devant moi ? »
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Dim 20 Juin - 12:06

Dick me donna que très peu d'informations sur l'origine de ses blessures. Juste qu'il s'était fait renversé par un homme de la communauté, tout ça dit sur un ton normal. Surtout qu'il fallait être doué pour se faire renverser de nos jours. Rares étaient les personnes que l'ont croisé dans la rue. Les voitures qui roulaient l'étaient aussi. Mais je ne relevais pas. Parce que lui-même ne continuait pas sur le sujet. A la place, j'eus droit à une agitation de la tête et une remarque qui en aurait choqué plus d'un. Mais au moins, c'était direct. Pas de sous-entendu. J’en restais coi.

Je me figeais et le dévisageais, yeux écarquillés et un air faussement choqué sur le visage. Mon regard -à cause de ce qu’il venait de dire- descendit sur son entrejambe. Le pauvre… Il faisait abstinence à cause de moi. En même temps, les filles, ça courrait pas les rues même si je n’étais pas la seule qui avait survécu. Cependant je pense qu’il n’aurait pas eu de difficultés à en trouver une avec qui s’amuser un peu. Je pris l’air de la fille qui était plongée dans une intense réflexion. Trente-six ans ou trente-huit ans ? Je le détaillais de la tête aux pieds, évaluant ses aptitudes physiques. Bien foutu pour un gars qui atteignait la quarantaine. Il en valait bien trente-deux pour ne pas dire trente. Je détournais les yeux en reprenant un air on ne peu plus normal. Puis à voix basse, je dis :

« D’accord. N’empêche que… »

Je ne terminai pas ma phrase et dans un froncement de sourcil, je me dirigeais jusqu’à la table basse pour y poser ma bouteille. Je ne sais pas trop comment, mais je réussis à atteindre la table basse sans me casser la gueule ou même rire…

Je me retournais et posais mon regard sur Dick. Le froncement de sourcils et l’air songeur avaient laissé place à un regard à la fois pétillant et rempli de convoitise. Sourire en coin, je m’approchais de lui. Mais je ne fis pas le tour du canapé. Au contraire, je marchais sur le sofa et redescendais de celui-ci par le dossier. Au passage, je le piétinais légèrement, histoire de prendre ma vengeance.

M’approchant tout doucement de Dick, laissant trainer chacun de mes pas, je m’étais désormais plongé dans l’océan de ses yeux. Ses magnifiques yeux qui me paraissaient étranges ce soir. Je ne ferais aucune description puisque c’était indescriptible et que ce soir je n’étais pas apte à expliquer quoique ce soit d’inexplicables. Je passais mon bras gauche autour de son cou alors que mon autre main vint se poser sur sa joue. Puis, mon visage à quelques centimètres du sien, je lui chuchotais.

« J'ai pas fait attention. Navrée. Et malheureusement pour toi, là maintenant, tu peux rien tenter à cause de ça. »

Je lui avais dis ça en posant ma main sur son torse. J'avais lâché un petit ricanement en même temps. Ok, je le narguais mais c'était exceptionnel. Juste pour l'embêter un peu. Puis je réalisais que j'avais touché ses blessures qui étaient encore toutes fraiches ce qui m'affola. Je reculais d'un pas, yeux ronds attendant une réaction de sa part.

« Merde, désolée, je voulais pas. Je...»

Je cherchais un endroit où poser mes mains : sur ses bras, ses épaules... Mais je n'osais pas, j'avais peur de lui faire mal. Je m'approchais relativement vite de Dick, posais chaque main sur chacune de ses joues et déposais brièvement mes lèvres sur les siennes avant de reculer à nouveau. Je mis mes mains en coupe au niveau de ma bouche toujours avec des yeux écarquillés et marmonnais à nouveau un petit « pardon ». J’étais tout de même à deux doigts de rire. Au départ c’était amusant cette envie constante d’exploser de rire mais je me disais que ça devait peut-être saouler Dick et c’était plus fort que moi.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mar 22 Juin - 18:59

Et voila qu’après lui avoir balancé qu’elle me mettait la trique a boire au goulot comme elle si elle faisait une féla… comme si elle faisait plaisir a cette putain de chanceuse de bouteille de merde ! Et la voila qui mate le râtelier comme si de rien était, alors que oui, mon pantalon fait un peu une drôle de gueule, bombé et visiblement je ne suis pas a l’aise. Mais ce n’est pas la première fois, j’en ai connu d’autre dans des situations autrement plus compliquées. Oui j’ai envie d’elle et j’assume, je m’en fou de ce qu’elle pense, que je suis un vieux pervers qui a envie de se sauter une gamine…

Mais elle n’a rien d’une gamine. Ho dieu qu’elle est sexy avec sa façon de me regarder comme si elle avait fait une connerie. Rien que pour ça je peux que la considérer comme une femme… et je m’en fou de son sage, je m’en tape de savoir si la loi peux me foutre en taule ou pas pour être totalement dingue d’une mineur. Ce n’est pas comme si certaine gamine de 17 ans trichaient pas sur leur âge pour se faire un type plus âgé ou marier. J’étais plus âgé et près à voir pour m’engager dans une relation a peu près stable… avec elle. C’était un véritable miracle cette nana !

Que quoi ? Relevant le visage, mon regard quittait sa poitrine pour revenir à ses yeux. Qu’est ce qu’elle ne voulait pas me dire ? J’en su rien, puisqu’elle allait poser la bouteille sur la table basse sans finir la tronche dans le parquet, bel exploit, j’aurai presque applaudit si mon esprit était pas autant occupé par elle. Quand elle se retourna pour me regardé… je pouvais sentir de long frisson de plaisir anticipé parcourir mon échine et mon ventre, me donnant l’impression qu’une fourmilière venait d’y élire domicile.

Elle avançait vers moi, par la ligne la plus droite, donc le sofa… et j’avais l’impression qu’elle m’aurait arraché mes fringues si elle avait pu. De quoi donner chaud a n’importe quel mec… alors moi et dans mon état d’excitation… inutile de dire a quel point elle me faisait de l’effet. Elle passait son bras autour de ma nuque et caressait de sa main ma joue en me murmurant un truc totalement salaud… joignant le geste a la parole, elle posa la main sur mon torse et s’y appuya un peu trop, faisant soudainement redescendre la température. Je n’avais rien dit mais plutôt serrer les dents en manquant une inspiration.

Le reste allait super vite, elle se redit compte qu’elle m’avait fait mal et la voila qui s’éloigne en s’excusant… puis la drogue la fou sur le point de rire. Normale quoi… sauf que j’avais aucune envie de la voir glousser a se moment précis. Je gardais ma main sur mon torse un moment, retrouvant mon souffle pour qu’il soit le moins douloureux possible. Puis j’approchais de Kay, lentement, venant poser ma main libre contre l’arrière de son crane pour ensuite la ramené contre mon pectoraux gauche, coté cœur quoi. Une fois fait j’embrassai son front, mon autre main venant prendre sa taille alors que je murmure.

« Kay… c’est rien ok ? Ça va aller ma puce… »

Je me penchais ensuite, trouvant le seul moyen à ma disposition pour l’empêcher de rire… je venais l’embrasser comme si je n’avais pas embrassé une nana depuis des mois ! Comme si j’étais affamé d’elle et qu’il n’y avait que ça qui pouvait me sustenter. Ma main sur sa hanche descendit jusqu’as une fesse et vint la plaquer contre moi d’une pression mesuré. Mon autre main perdu dans ses cheveux, laissait un contacte chaud de sa paume sur sa joue. Puis, nouvelle séparation, quittant ses lèvres je la regardais un petit sourire en coin.

« Je ne peux pas te faire l’amour… j’en suis conscient, mais au moins je t’ai dans mes bras et crois moi… j’ai flippé que ça arrive plus ma puce ! »

Une façon de dire : je tiens à toi, me laisse pas. Mais façon Dick, donc en moins classe et romantique. Soupirant je la regardais et posait mon front contre le sien.

« Ça te dirait une sieste crapuleuse a l’étage ? Ou t’es trop défoncée pour apprécier ? »

Un sourire un peu provocateur et me voila près a mettre ma douleur de coté, autant que faire ce peut.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Ven 25 Juin - 14:17

J'étais affolée, j'aurais du faire attention à ce que je faisais. Il y eut de longues minutes de silence qui m'avait retiré l'envie de rire. Ni lui ni moi ne bougeait. J'attendais une réaction de sa part osant à peine respirer et contre toute attente, Dick s'approcha tout doucement de moi et m'attira contre lui. Sa main qu'il avait logé derrière ma tête était comme une brulure. Je posais ma tête contre sa poitrine. J'entendais les battements de son cœur que j'écoutais attentivement. Rapide ou lent, j'étais incapable de le dire. Je redressais légèrement la tête et fermais les yeux lorsque je ressentis les lèvres de Dick sur mon front. Je l’enlaçais en passant mes bras autour de lui puis je hochais la tête en signe d'approbation à ce qu'il venait de me dire.

Je me rappelais les pulsations de son cœur. Puis j'eus un éclat de rire que j'essayais d'étouffer du mieux que je le pouvais. J'ignorais si Dick l'avait remarqué mais c'était une bonne initiative de m'embrasser pour m'empêcher de recommencer. Il m'embrassait avec fougue, comme s'il n'avait embrassé personne depuis des années, ce qui était parfaitement plausible. Il me donnait l'impression d'être une personne. C'était enivrant surtout après deux ans de célibat et de galère. Sa main descendit sur une partie de mon corps et vint se loger au niveau d'une de mes fesses laissant derrière elle un petit tracé brulant rajoutant quelques picotements aux frissons qui me parcourait déjà. Dick me rapprocha de lui mais pas comme d'habitude, d'une façon plus retenu même si le baiser en était l’opposé. Mon cœur s'était emballé, comme moi, comme tout mon corps, comme la totalité de mon cerveau. Ce qui me donnait encore plus de difficultés pour réfléchir. Déjà que je n'étais pas dans un état très correct pour. J’aurais voulu l’embrasser infiniment, mais il rompit notre échange. Il m’adressait un sourire en coin, un sourire ravageur. J’aurais bien passé un doigt sur ses lèvres si parfaitement bien dessinées, je lui aurais bien sauté dessus pour l’embrasser encore et encore mais je ne pus rien faire de tout cela.

Il me certifia qu’il ne pouvait me faire l’amour mais qu’il m’avait dans ses bras et qu’il en était bien content. Je me remémorais notre conversation et j’avais effectivement peut-être fait allusion au sexe. Tant pis, il n’allait tout de même pas se taper une junkie défoncée à l’ecstasy. Quoiqu’avec l’ecstasy, je ne risquais pas de m’endormir. Mais il venait juste de m’affirmer qu’il était dans l’incapacité de faire l’amour. Il ne pouvait même pas porter mon petit quarante cinq kilos. Mais il avait également dis qu’il s’était inquiété que je ne donne pas de nouvelles durant deux semaines. Dick s’était inquiété. S’il s’était inquiété c’est qu’il tenait à moi, un minimum. Donc selon ma logique, il m’appréciait. Dick m’aimait bien. Qui aurait cru qu’un jour je finisse avec mon dealer ? Certes, il ne fallait pas s’emballer et surtout ne pas se dire que j’allais me lancer dans une relation longue. C’était peut-être un peu tôt. Mais en même temps j’avais survécu à la guerre, malgré moi, et je n’avais plus rien à perdre.

J’eus forcément le droit à un petit pincement de joie puisque tout ça était sortit subitement de la bouche d’un bel homme auquel je commençais à m’attacher. Je le serrais un peu plus contre moi mais pas trop, de peur de lui faire encore mal. Blessures que j’avais failli oublier. Je relevais la tête que j’avais posée à nouveau sur son torse, oreille appuyée contre son cœur et l’embrassais brièvement.

« Ça te dirait une sieste crapuleuse à l’étage ? Ou t’es trop défoncée pour apprécier ? »

Je n’ai pas répondu directement. Il avait posé son front contre le mien, si bien que j’étais trop occupée à le dévisager pour dire quoi que ce soit. J’étais subjuguée par son visage : la couleur de ses yeux que je trouvais si belle, ses lèvres parfaitement bien dessinées. J’étais nez à nez avec lui, et sentais son haleine chaude sur mon visage. Je mis donc un petit moment à réfléchir à ce qu’il venait de me proposer et à lui répondre, à prendre en compte que je devais retrouver un semblant de cerveau pour pouvoir articuler ou bien même réfléchir.

Alors que je prenais un peu de recul tout en restant dans ses bras, je penchais la tête, un petit sourire sur les lèvres, regard légèrement amusé avant de dire.

« Dick, t’arrives même pas à me porter et tu as des blessures, ça ne serait pas du tout raisonnable parce que tu pourrais te faire mal et… »

Et j’avais moi-même l’impression de me convaincre. J’avais l’impression de n’avoir aucune crédibilité tout simplement parce que je ne pensais pas ce que j’étais en train de lui dire. Si je m’écoutais, je lui aurais même arraché ses vêtements et l’aurais trainé à l’étage. Seulement, il ne fallait pas qu’il se fasse mal, il avait besoin de guérir et rapidement.

« Ecoutes… j’vais pas jouer mon égoïste. Et on va attendre que tu guérisses. Ok ? »

J’espérais qu’il n’allait pas mal le prendre. Tout ce que je voulais, c’était qu’il ne se fasse pas plus mal que les blessures qu’il avait déjà accumulé. Je me redressais en passant mes bras autour de son cou et lui dis en souriant.

« Puis franchement, tu vas quand même pas te taper une junkie défoncée, ça serait pas raisonnable… »

Et je me suis mise à rire.
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Mer 30 Juin - 11:03

Elle a mit un moment a me répondre, trop occupée a me mater avec une façon que j’avais jamais capté chez une femme. Puis elle s’écarte un peu, me laissant ainsi mieux profiter de son visage alors qu’elle parle. Ouai mais c’est pour me sermonner quand a mes blessures et a mon incapacité a la porter ou a faire le moindre effort physique que demande en général un acte sexuel… Et merde ! Quoi qu’elle avait l’air aussi convaincu que moi quand je dis que je suis puceau…

Surtout qu’elle me dévore des yeux et que j’ai qu’une envie, lui arracher ses fringues et la prendre la… par terre, contre le mur, contre la table basse contre… STOP ! Faut pas que je pense a ça sinon mon bah ventre vas me lancer pendant in aeternam vitae… autant dire que j’en avais aucune envie. Surtout que vous avez déjà essayez de dormir avec une trique ? Bah c’est affreux !

Elle me parle d’égoïsme et de convalescence alors que moi je pense uniquement a elle et a mon envie d’elle. A mon besoin de ses bras, de ses lèvres, de son corps… j’ai envie de l’avoir avec tout le temps, à longueur de journée. Et elle me repoussait… j’avais envie de hurler, de tout casser et pourtant, tout ce que j’ai été capable de faire c’est d’enfouir mon visage dans son cou, m’imprégnant de l’odeur de ses cheveux alors que mes mains explorait son corps.

Elle rajoute un truc a propos d’une junkie défoncée… ce serait ‘’mal’’ de la prendre alors qu’elle n’en a pas totalement conscience. En même temps faudrait que j’arrive a l’avoir quand elle plane pas… et une junkies ça plane souvent. De toute façon je n’ai pas de petit ange sur l’épaule pour me faire la moral, je n’ai pas non plus de conscience ou de remord quand je fais un truc jugé mauvais. Riant avec elle je grimace un peu, rire avec des cotes fêlé ça craint.

« Genre ça vas te gêner que je te fasse l’amour alors que tu plane… je suis certains que t’adorerait ça. »


Redressant le visage, je plonge mon regard dans ses yeux.

« J’arrive pas à comprendre comment une gamine comme toi peut tenir en laisse un vieux cons comme moi. Vas falloir que tu m’explique des trucs… mais avant ça… »

Nouveau baiser du genre sulfureux et brulant… de ceux qui donne a Kay la soudaine envie de se jeter sur moi. Puis je m’écarte d’un seul coup.

« Tiens, pendant que j’y pense… vas voir dans la commode a l’entré… premier tiroir, y a une boite noir, vas la prendre elle est pour toi, c’est un cadeau que j’allais te filer des que je te voyais. »


Dans la boite, un pendentif, en jade, vert…
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MessageSujet: Re: Tu recommence jamais ça ou sinon... [kay]   Jeu 22 Juil - 15:27

J’avoue que j’étais dans un piteux état. Prête pour la déchetterie des junkies. Être une accro à l’âge de 17ans ne rendait pas service, loin de là. Être simplement accro ne rendait pas service. Alors oui, en cette heure, en ce lieu, face à Dick l’homme auquel je commençais à m’attacher sérieusement, j’étais totalement défoncée et je n’éprouvais aucun regret. Et je ne pense pas que j’allais en éprouver dans un certain futur proche. Et alors que je rigolais en ayant l’impression de suffoquer, il releva la tête me fixant droit dans les yeux comme il avait l’habitude de le faire. J’essayais d’atténuer mon rire pour me concentrer un maximum. Petit sourire sur les lèvres, je l’écoutais comme un élève model l’aurait fait avec son maître.

« J’arrive pas à comprendre comment une gamine comme toi peut tenir en laisse un vieux con comme moi. Va falloir que tu m’expliques des trucs… mais avant ça… »

Ma simple réponse fut un haussement de sourcil. J’aurais bien répondu mais j’eus le droit à un nouveau baiser. Le genre de baiser qui me donnait envie de continuer inlassablement, voir même plus, de lui arracher ses vêtements. Il devait savoir qu’il pouvait arriver à ses fins de cette manière. Mais je savais me retenir de temps en temps. Même si j’étais tout de même à deux doigts de craquer. Il se retira puis m’invita à aller découvrir les secrets cachés de ses tiroirs. Après l’avoir contemplée quelques secondes, j’allais donc à cette commode. Une fois de plus, ma curiosité avait pris le dessus. Je m’en allais donc vers l’entrée et en bonne fouineuse, je jetais un coup d’œil au contenu de chaque tiroir. Bien sur, j’avais déjà localisé la fameuse boite noire. Je me retournais, dos à la commode et face à Dick, la boite en main en regardant Dick avec un petit sourire en coin. Je restais bouché bée en l’ouvrant. Je touchais le pendentif du bout des doigts. Si j’avais bonne vue et si je n’hallucinais pas, ça ressemblait bien à de la jade. D’ailleurs la question ne tarda pas à fuser.

« Est-ce que c’est bien ce à quoi je pense ? Est-ce que c’est de la…d… »

Je rebaissais les yeux sur l’objet. De nos jours, certaines personnes diraient que les biens matériaux ne servaient plus à grand-chose. Les pierres précieuses servaient à exposer notre rang social, à montrer à quel point on avait du fric. Mais on pouvait aussi interpréter cela comme une preuve d’amour ou d’attachement. Une personne qui prouve son attachement à une autre en lui offrant des cadeaux. Et cette théorie d’attachement m’étonnait et m’effrayait un peu. Elle m’étonnait parce que je ne savais pas que Dick pouvait être aussi romantique et elle m’effrayait parce que l’engagement et moi faisions deux. Mais lorsqu’on reçoit un cadeau, on a toujours un petit pincement au cœur. Surtout maintenant, après la guerre.

« C’est vraiment très beau, magnifique. »

Il fallait que j’argumente quelque chose de plus constructif, j’étais censée être émue. Non pas que je ne l’étais pas, mais je ne savais plus quoi dire. Après, ça pouvait toujours être un cadeau pour sa mère, sa tante ou sa sœur. Même s’il avait bien dit que ça m’était destiné.

« C’est pour…moi ? »

J’avais la voix légèrement tremblante et les larmes aux yeux.


[HJ : Désolée pour l'attente ]
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