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 Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]

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MessageSujet: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Mer 2 Juin - 14:57

Le soleil perçait à peine au travers de l’épaisse couche nuageuse et grisâtre de ce mois de décembre, au dehors, nul bruit ne se faisait entendre. Carrie s’extasia une minute de ce calme rentrant tout doucement dans les habitudes du restant des habitants de New York. Qui aurait cru que cette mégalopole phénoménale aurait un jour pu se taire d’une manière aussi radicale ? Dans son couvent elle n’avait quasiment aucun échos du tumulte extérieur, et ces nouvelles et douces minutes de retour au passé lui faisaient un bien fou. Ayant passé la nuit dans les décombres d’un vieil immeuble ravagé, elle s’étira longuement, et s’agenouilla, sa peau s’égratignant par endroit contre les pierres et gravats. Elle joignit ses mains, et commença sa prière, comme chaque jour, comme chacun devrait faire. Elle se sentait renaître après chaque mot murmuré, et remerciait Dieu pour cette nouvelle journée, même si elle savait pertinemment qu’Il répugnait à la lui offrir. Depuis pratiquement une année déjà, elle s’appliquait corps et âme à ravager toute vie humaine croisée sur son passage, en admettant que cela soit possible. Face aux groupes, elle ne pouvait à son grand désespoir rien. Ou en tout cas, pas encore.

Cela n’était pas un meurtre, pas un péché, mais au contraire, une délivrance majestueuse. Il ne voulait évidemment plus de ses enfants sur Terre, et, désireux de les revoirs à ses côtés, avait provoqué toute cette guerre infiniment destructrice. Aucune vie ne devait continuer, aucun souffle s’éterniser. Marchant le long des vestiges de ce qui fut l’une des plus grande ville du monde, Carrie tâchait de calmer son ventre noué, affamé depuis de longs jours. Le jeûne faisait bien sûr partie de son quotidien avant, mais jamais sur une période aussi prolongée, et seuls ses éventuels vertiges pouvaient lui indiquer la limite. Un dernier grondement de la part de l’affamé, puis des bruits plus précipités, comme un grattement.

S’arrêtant net, Carrie tenta de déterminer d’où il provenait, espérant que cela fut un homme. Elle tendit tout à fait l’oreille et entendit ce qui ressemblait à un soupir exténué, puis s’approchant doucement, elle eut confirmation de ses impressions. Un homme agenouillé grattait machinalement le sol avec un acharnement exagéré. Il paraissait enragé, fou à lié, et fit presque peur à Carrie. De plus, ses ongles s’arrachaient progressivement suite à cette lute acharnée et grotesque contre le goudron. Après quelques minutes, et très lentement, ses doigts ensanglantés arrêtèrent ce massacre infondé et se portèrent vers un restant de manteau déchiré par endroit, en ressortant une petite boule d’aluminium. Carrie ne comprenait rien, jusqu’à ce qu’elle aperçoive le contenu de l’alu. De la drogue, forcément. Son cœur battait à tout rompre face à ce vice innommable. La drogue distrayait les cœurs et empêchait les hommes de penser à leur géniteur commun, faute impardonnable. Sa respiration saccadée trahissait sa colère, et, s’emparant d’une pierre au sol, s’avança lentement vers l’homme désormais allongé et comme mort. Elle ne savait pas ce qu’il avait prit, mais c’était d’une force surprenante, le mettant tour à tour dans un état de crise au repos du juste.

Elle tenait fermement la lourde pierre, tentant sans doute en vain de faire le moins de bruit possible, et, alors qu’elle arrivait à hauteur de l’homme, se rua sur lui et écrabouilla son visage sous la force de ses coups répétés. Le sang lui tachait déjà les mains après à peine deux coups, sans doute le nez qui avait cassé. Le choc des dents contre la pierre provoquait un bouquant infernal, et leur capitulation était un soulagement. Elles s’arrachaient aussi facilement que les pétales d’une marguerite. Un léger rire hystérique lui échappa, signe extérieur de l’exaltation qu’elle ressentait alors. Elle accomplissait la volonté de Dieu, acte magnifique. Petit à petit, la face de la victime inerte ne ressemblait plus à rien d’autre qu’une horrible pâté pour chat sanguinolente, et alors, elle s’interrompit enfin. Elle se sentait merveilleusement bien, si ce n’est cette faim persistante et dérangeante, lui vint alors l’idée de fouiller l’autre, histoire de dégotter quelque chose à manger.

L’homme qui n’avait esquissé un geste contre cette attaque ne bougea pas plus lorsqu’elle le fouilla sans ménagement. Une vieille barre de céréale qu’elle ouvrit et enfouit directement dans sa bouche, de la petite monnaie qui ne servait plus depuis longtemps et, tout au fond, des tonnes de sachets et morceaux d’aluminium. Pour un peu plus de 300 dollars en différentes drogues, cocaïne, héroïne, extasie… Tout y était. Lorsqu’elle ressortit ceci d’une des poches, elle ne comprit d’abord pas, et sous l’étonnement, ne se rendait pas compte de ce qu’elle avait en sa possession. Elle ne se rendait pas compte que si un camé passait par là il serait prêt à lui arracher les yeux pour s’en emparer. Elle ne se rendait pas compte non plus que quelqu’un venait derrière elle.
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MessageSujet: Re: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Sam 5 Juin - 13:40

Qu’est ce qu’il fallait pas faire pour pouvoir dégoter un moyen de rejoindre Kay… non sincèrement, je commençait a croire que la communauté avait été faite par les dirigeant du temple du soleil et d’autre secte du genre. C’était pire qu’un fort, digne d’une prison ce truc. Pourtant, j’avais enfin quelques débuts de piste a se sujet et j’avais un contacte… enfin, pas un contacte intérieur mais extérieur. Un type avait trouvé un moyen d’accéder à l’intérieur via un égout encore en état, sauf qu’il fallait le trouver et avoir le cul bordé de nouille… en plus d’un estomac en acier trempé.

J’allais donc enfin trouver mon informateur, une fois au point de rendez vous… j’ai le déplaisir de le voir en train de péter une durite a plusieurs mètres de moi. Je ne sais pas ce qu’il a prit mais c’étais de la mauvaise dope… très mauvaise vu le Bad-tripe qu’il se prenait. La descente serait une chute aux enfers quand la douleur ne serait plus inhibée par l’endorphine et la drogue. J’allais devoir faire vite pour avoir mes infos, sinon… jetais pas près de les avoirs, et inutile d’espérer attendre un rétablissement. Dans les conditions de vie actuelle, une blessure ouverte c’était à 60% mortel pour quelqu’un de sain… alors un junkie immunodéprimé, même pas la peine d’espérer.

Prenant une clope dans la veste de mon costard hors de prix, je relève la tête pour voir une harpie lui défoncer la gueule façon steak haché. Elle s’y prenait plutôt bien même si je trouvais sa manière de faire un peu sauvage et salissante. Toutefois, j’aurais difficilement fait un massacre aussi admirable en frappant son crane contre le bitume jusqu’as explosion de la boite crânienne. Puis l’inconvénient c’est qu’on fini avec de la cervelle et du sang collé aux doigts. La cervelle c’est vraiment le pire à enlever des manches d’une veste noire.

Tout en admirant son œuvre, je pose ma cigarette sur le bord de mes lèvres, la pinçant avant de prendre le briquet dans mon proche intérieur, l’ouvrant en émettant un déclic bien particulier qu’elle ne pouvait pas rater et allumant tranquillement ma tige de huit. Remettant ensuite mon briquet à son emplacement originel, bien au chaud contre mon thorax, coté cœur. Une fois fait, je prenait tranquillement le temps de sortir un de mes bijoux, un magnum, son jumeau restant bien au chaud alors que je prenait une première bouffé de ma cancerette. Relevant le visage, je regarde la jeune femme et la cible de mon arme, de mon autre main je prends ma sèche et la secoue, faisant tomber la cendre, avant de me la recoller dans le bec.

« Salut poupée… je crois que t’as un méga problème ma salope. Tu viens de tuer un mec très important pour moi… alors je crois que je vais devoir te pourrir la tronche a moins que tu soit très sympa pour calmer ma contrariété. »

Ho j’en avais rien à foutre de se type, si il n’avait pas eu mes infos je l’aurais sans doute buté en lui faisant avaler ses propres boyaux, le regardant s’étouffer alors que ses yeux se serait révulsés. Moins crade, enfin presque, mais plus douloureux et lent. Chacun ses petits plaisir après tout, cloppant une nouvelle fois, je ne lâche pas la prise sur mon arme et ne la quitte pas de mon viseur… hors de question que je finis dans le même état que l’autre con.
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MessageSujet: Re: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Sam 5 Juin - 15:17

« Salut poupée… je crois que t’as un méga problème ma salope. Tu viens de tuer un mec très important pour moi… alors je crois que je vais devoir te pourrir la tronche à moins que tu sois très sympa pour calmer ma contrariété. »

Carrie se retourna d’une manière tellement sèche qu’elle cru entendre son coup craquer. Elle n’avait sentit de présence dans son nom et cette voix l’avait secouée toute entière, non pas de peur, mais d’étonnement. A vrai dire, elle n’avait pas peur dutout. L’homme qui se tenait face à elle l’avait certes prise par surprise, mais n’avait pas l’allure d’un tueur. Et ses menaces n’y changeaient rien, au contraire. Une voix bien placée, ténébreuse, et malgré les mots employés le rythme lent avait presque l’allure d’une berceuse. Une voix qui devait en faire fondre plus d’une autrefois. Carrie se releva lentement, un sourire ironique aux lèvres, tenant toujours la farandole de petits sachets dans ses mains. Penchant un peu la tête de côté, elle le détailla d’avantage. Une classe raffinée, costume deux pièces et pompes cirées. Aucun doute à avoir, c’était un hors la loi, seuls eux pouvaient encore s’offrir de telles futilités. Les communautaires ressemblaient à une bande de chiens abandonnés, le regard hagard et vide, les parias une foule de clochards à la recherche de choses encore comestibles. Les hors la loi étaient désormais les rois. Le sourire s’élargit un peu plus, elle savait comment ils faisaient pour avoir tout ce qu’ils voulaient.

L’arme quant à elle n’était pas très rassurante, mais ne posait pas plus de problèmes que cela. C’était d’avantage un moyen d’intimidation qu’une menace réellement mortelle, et elle doutait qu’il ai réellement l’intention de s’en servir. Elle doutait dailleurs également du fait que l’homme au sol fut important pour l’autre, qui n’avait pas vraiment l’air ébranlé. Elle décida donc d’ignorer pour le moment la remarque. Levant ses mains qui serraient les multiples doses de drogue, les mettant bien en évidence, elle s’adressa à lui :

« C’est à toi ça, non ? Je crois que c’est comme ça que vous survivez, vous…»

Tout en disant ces mots, elle s’approchait. Témérité ou lucidité ? Aucun coup de feux ne retentit, bien qu’elle fut toujours en joue, elle avait eut raison ; il n’allait pas la tuer, il l’aurait déjà fait sinon. Elle arrivait presque à sa hauteur et ne se dégonfla pas. Il ne fallait pas ciller. Si elle montrait la moindre trace de peur il en profiterait, elle sentait qu’il était du genre dominateur celui là. Je ne serai pas ta proie aujourd’hui, chéri, pensa-t-elle. Pensée qui l’étonna de part sa vulgarité, mais sa chasteté devait rester de côté un instant. Ce n’était pas ça qui l’aiderait à ce moment précis. Elle souriait toujours à la personne désormais éloignée d’elle d’à peine un mètre et d’une main lui retira la cigarette glissée entre ses lèvres. De très jolies lèvres, soit dit en passant. Elle la porta à sa propre bouche et prenant la main de l’autre, lui confia ses petits sachets si précieux. Une sorte d’échange. Voyant l’expression de son interlocuteur, elle lui adressa un petit clin d’œil et recula d’un pas. Son flingue était toujours pointé sur elle.

Elle le regardait fixement, tirant bouffée sur bouffée sur sa cigarette. Ce n’était pas de la provocation, contrairement aux apparences. Elle attendait quelque chose. Une injure, un coup, un regard noir, quelque chose. Ou simplement qu’il réponde. Elle ne savait plus vraiment quoi dire ou faire et se contentait de rester là, debout face à ce flingue qui pourrait en une seconde lui ôter la vie. Bizarrement, elle commençait juste à avoir peur. Réaction tardive, mais bien présente dès lors. Instinctivement, elle chercha la vieille croix en fer qui pendouillait à son cou depuis des années. Son sourire devait se faner petit à petit et elle se contenta de hocher tout en récitant intérieurement un « Notre Père » et en se concentrant sur l’arme et les moindres faits et gestes de l’autre. Elle ne montrait pas qu’elle avait peur. Le sulfureux plaisir de cette fumée salvatrice l’aidait à tenir bon, et cette douce fumée qui se lovait tendrement contre ses poumons lui donnait du courage. Ou du moins, assez pour ne pas trembler comme une feuille ou se laisser aller à pleurer. Elle ne le faisait jamais après tout, et ce n’était pas le petit gangster de fortune face à elle qui allait l’impressionner. Cette pensée l’aidait à respirer, encore. Elle finit sa prière et en commença une nouvelle. Il ne fallait rien lâcher. Rien. Alors elle leva un pouce dédaigneux vers le cadavre derrière elle et dit :

« C’était vraiment un ami, cette loque ? »

Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais l’homme titillait sa curiosité. Elle voulait en savoir plus.
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MessageSujet: Re: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Sam 5 Juin - 17:44

Elle me parla, fit son petit speech qui n’eu sur moi pas plus d’effet qu’une douche froide et quand elle prit ma cigarette, me donnant la drogue en échange, je ne bronchais pas d’avantage. J’avais cette air tranquille, a l’aise et pourtant fermé. Je la regardais faire, un peu comme on regarde un oisillon a l’aise brisé juste avant de l’écraser, ou la fourmi qui va finir calciné sous la lumière diffusée en concentré par une loupe.

La garce avait pas l’air d’avoir vraiment la trouille, c’était con pour elle, parce que la chose la plus raisonnable aurait été de se pisser dessus et de s’agenouiller pour supplier… de la clémence sans doute, ou quelque chose en approchant. Parce qu’il fallait être totalement stupide ou barge pour croire que je n’allais pas buter quelqu’un si cette personne me faisait chier… et elle m’emmerdait grave. Elle m’avait chourave ma clope et m’avais certes filé de la drogue, mais j’en consommais pas.

Enfournant la dope dans ma poche, reprenant d’une main clope et briquet pour m’en griller une nouvelle. Je n’avais pas eu ma dose de tabac et j’avais horreur d’être sur le point de buter quelqu’un dés que je commençais à manquer de ça. Je soufflais la fumer qui venait de circuler dans mes poumons comme les mecs circuler dans le giron d’une prostituer. Rangeant mon arme, je m’approche de la salope qui a tuer mon contacte et lui prend la mâchoire entre les doigts, un léger mouvement de sourcil confirmant mon mécontentement quand a ce qu’elle vient de me dire.

« On va remettre les pendules a l’heure salope. Tu me tutoie pas… y a que les nanas que je saute qui me tutoie et ton cul, y a du avoir que le métro qui y est pas passé dessus, t’es plus de première fraicheur, alors abstient toi. Secundo, la drogue j’en ai rien a carré, je vie pas de ça tu vois. J’ai la gueule d’un de ses putains de Junkies ? Tu dois ne vraiment pas en connaitre ou être trop conne pour voir la différence. Enfin, que ce soit un pote, un dealeur a ma coupe ou mon torche cul ça ne te regarde pas. A moins que ça t’intéresse de venir voir les hors la loi… y en a pas mal qui serait heureux de te passer dessus, combien même t’as la fesse aussi flasque que tes nibards. »

Tout a mes mots, je fais un geste vif, venant maitriser la main de la femme en une clé de bras, me retrouvant dans son dos alors que j’empoigne sa poitrine d’un air amusé.

« T’as de beau reste encore finalement… »

La repoussant, je m’écarte, je suis au courant qu’une tigresse peu mordre, même la tête coupé. Finalement je lâche d’une voix neutre en regardant le type.

« Il devait me donner un renseignement, mais il faut croire que je vais devoir trouver un autre de ses putains de toxico pour l’avoir. Y a guerre que ses sous merde et les clodos des égouts qui peuvent me renseigner. Putain… mais t’aurais pas pu attendre qu’il me parle pour le tuer, Bitch? »
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MessageSujet: Re: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Dim 6 Juin - 11:41

La réaction vint, d’abord douce, mais très vite perturbante. Elle le regarda ranger la came dans une de ses poches sans mot dire, et tirer d’une autre cigarette et briquet. Il devait vraiment être pété de tunes pour avoir autant de tabac sur lui, pensa-t-elle. Il la regardait fixement d’un air froid, calculateur, mais pas menaçant. Et contre toute attente, il rangea son arme. Carrie eut alors l’impression que son cœur allait exploser de soulagement, et mis un terme à ses prières exaucées. Il ne fallait pas trop en demander. Elle respirait mieux, et un léger sourire dessina ses pommettes et joues creuses. Serait elle hors de danger ? C’était ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle le vit s’avancer vers elle. N’ayant pas le temps de reculer, il lui attrapa fermement la mâchoire et lui énonça un discours rythmé de vulgarité et de nouvelles menaces. Il lui broyait presque les os sous l’emprise de sa poigne, et les mots haineux qu’il prononçait choquaient Carrie. Mais elle n’avait pas le temps de jouer la prude, et par delà son horripilation, naissait de la colère. Une colère froide et acide qui lui bouffait les nerfs et lui donnait envie de lui écrabouiller la tronche à lui aussi. Seulement elle sentait que cette possibilité était inenvisageable avec lui, qui l’arrêterait avant même qu’elle ai pu se pencher pour ramasser une pierre. La dernière phrase du laïus de l’autre la piqua à vif. Ce n’était guère son ego qui en prenait un coup, mais sa foi. Elle se souvint le jour où elle trahit son serment de chasteté, où elle se dévoua à l’Enfer, et tout ça à cause de ce connard qui la serrait toujours. C’en fut trop, elle se dégagea et lui envoya une main rageuse en pleine figure, main qui fut, malheureusement, arrêtée en plein élan.

Sa respiration déjà saccadée ne s’accentua que plus lorsqu’il lui brisa presque le bras pour l’immobiliser et, sans pudeur aucune, la toucha. Elle répugnait à sentir sa main palper sans ménagement ses pieuses chères, mais ne dit rien, pas encore. Elle bouillonnait intérieurement. Aussi fut ce une énorme libération lorsqu’il relâcha son emprise et la repoussa un peu, manquant de la faire tomber. Se ressaisissant, elle rajuste ses restes de vêtements et tire de son décolleté sa croix de fer. S’étant tourné vers le cadavre au sol, il répondit finalement à sa question d’une voix morne qui n’émeut pas plus que cela Carrie, mais qui la calma un peu au moins. Un peu, mais pas assez pour lui faire oublier l’offense. S’approchant de lui, elle l’attrapa par l’épaule, le forçant à la regarder. Elle n’avait plus peur qu’il la touche ou la frappe. Qu’il fasse ce que bon lui semble, il ne l’emportera pas au Paradis. Lorsqu’elle fut bien sur qu’il la regardait attentivement, elle empoigna sa croix et parla d’une voix calme malgré ses ravages intérieurs.

« Je ne me sens pas obligée de te vouvoyer. Qu’est ce que tu vas faire ? Me frapper ? Me défoncer la gueule à coup de pieds ? Cela ne t’avancerai à rien. Surtout que tueur une bonne sœur, c’est pas bon tu vois. – Elle remarqua son étonnement, et poursuit – Ouais, je suis une putain de bonne sœur, alors forcément, personne ne m’a jamais touché, tu comprends. Toute ta merde, je m’en fou. Tes dealers, tes toxico, tes infos merdiques, je m’en contre balance. C’est clair ? J’ai pas peur de toi, enfoiré. Met toi ça dans le crâne. Même si tu peux me réduire en miettes en deux secondes, je me foutrai pas à genoux devant toi. Alors arrête tes conneries, arrête de jouer ton gros dur et passe ton chemin. Tu vas pas me tuer de toute façon, je le sais. Non, décidemment, j’ai pas peur de tes gros muscles ou de ta poigne d’acier. Va falloir t’y faire »

Elle était à quelques centimètres de son visage et lui jetait un regard plus que déterminé. Elle ne pouvait à présent plus faire marche arrière, soit ça passait, soit ça cassait. Elle ne croyait pas vraiment que l’argument de la bonne sœur produirait un quelconque effet, après tout, peu avaient conservés la foi, mais ceci lui permettait au moins de l’empêcher de la retoucher. Ou du moins, elle l’espérait… Avalant difficilement sa salive, elle se décide enfin à reprendre les choses là où il les avait laissées avant cette première vraie prise de parole. Son regard se détacha de l’homme et se dirigea vers le macchabée.

« Un renseignement de quel genre ? Ce type était complètement HS, il n’aurait pas parlé de toute manière. Et j’étais obligée de le tuer, alors autant le faire lorsqu’il est le moins en position pour se défendre… »

Son regard fuie celui de l’autre. Elle espérait de tout son cœur qu’il ne lui demanderait pas pourquoi elle y était obligée, parce que là commenceraient les vraies emmerdes. Si elle se retrouvait obligée d’expliquer ses motivations, elle était sure de finir une balle dans la tête. Encore fallait il qu’il y pense, par ce qu’après le petit discours de Carrie, il avait de quoi être superbement énervé et ne pensait peut être plus qu’à lui exploser le crâne….
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MessageSujet: Re: Everybody's got the dues in life to pay. [ O'Connel D. ]   Mer 30 Juin - 10:38

Elle m’a fait un putain de monologue cette pétasse… et je l’ai écouté sagement, j’adore sa façon de croire que ça vas m’arrêter le fait qu’elle joue les nanas forte. Non, y a que Kay qui a le droit de me défier… Une fois elle a fini de parler toute seule l’autre conne, je suis son regard vers le morceau de steak qui reste de la tronche du pauvre type qui a eu la malchance de croiser la nonne. Il ressemble plus à rien, je dois au moins lui donner ça comme bon point.

«Une bonne sœur hein ? Ça veux dire que si je te défonce la tout de suite je serais le premier ? Intéressant, me suis toujours demandé ce que ça faisait de sauter une bonne femme du grand manitou. Et si tu parle de l’enfer, on y est déjà Baby… alors un peu plus ou un peu moins, fuck. »

Pourtant je fais rien pour venir la faire chier, préfèrent lever les yeux vers le ciel, l’image d’un paradis me semble plus qu’improbable. Si un pauvre con joue avec nous la haut c’est un sacrée enfoiré. Le genre qui ne me donne pas envie de tailler une bavette avec lui. Quoi que dans le genre beau salopard, j’ai mon boss, même si je vie pas avec les Hors la loi, préfèrent mon petit chez moi un peu à l’écart, ce n’est clairement pas un enfant de chœur.

« HS ou pas… il allait me filer l’entrer des égouts pour aller m’incruster dans la secte du clan communautaire… ma nana se trouve la bas et ils n’ont pas l’air de vouloir la laisser sortir, donc vas falloir que j’aille la chercher pas la peau de son jolie petit cul. Parce que je m’en fais pour cette conne ! Elle est capable de me crever entre les doigts… »

Ouai, je suis inquiet pour ma nana … et ouai, je tiens à elle. Pour un mec comme moi c’est une grande première qu’être accro a une jolie gamine, parce que s’en est encore une hélas. Je suis amoureux d’une ado à peine adulte… bordèle, c’est mon frère qui se foutrait joyeusement de ma gueule si il me voyait. Bon je n’avais pas mit la miss en cloque, mais en même temps je me l’étais même pas tapée donc rien de moins étonnant. Des images tout ce qu’il y a de moins catholique se glissèrent dans mon esprit et me firent soupirer alors que je me tournais vers l’ecclésiastique.

« Et toi ? A part défoncer les junkies paumé a coups de caillasse… qu’est ce que tu fou dans le coin mamie ? »

Ha tiens, je ne connaissais pas son nom à cette salope d’ailleurs.

« Je m’appelle Dick et toi miss sainte ni touche ? »

Dick… Queue… fallait oser appeler son fils comme ça quand même.
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