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 Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)

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Ethan Jones
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MessageSujet: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Ven 11 Juin - 19:39

Je me retenais de hurler. Il était quinze heures, et je n’avais pas eu une minute à moi depuis le déjeuner pour passer voir Katarina. J’étais coincé dans la réserve avec Liam et Bruce pour faire le point sur les denrées périssables. Comme si j’étais indispensable franchement…. Liam s’en serait très bien sorti sans moi. Ce n’était pas non plus une tâche de grande importance et vitale quand même ? Mais non…. Alexander et Aaron m’avaient collés cette tâche inutile. J’avais eu une altercation il y a trois jours avec Alexander. Il trouvait que je délaissais mon rôle au profit de ma femme. Bien sur il m’avait dit qu’il comprenait que je puisse m’inquiéter pour elle, mais selon lui ca n’était pas une raison suffisante pour oublier que j’avais des devoirs énormes. Je devais penser à la communauté avant tout. Mais bien sûr….

Je n’étais pas égoïste loin de là, mais franchement croyait-il vraiment à ce qu’il disait ? Serait-il prêt à faire passer la communauté avant sa famille ? Il n’avait pas répondu à ma question quand je la lui avais posé, se contentant de me dire que le sujet était clos. J’étais un leader, je devais me comporter comme tel. Voilà ce qu’avaient été ses mots. Et bien sur je m’étais énervé en hurlant qu’avant d’être un leader, j’étais un époux et un futur père. Mais Aaron m’avait repoussé dans le couloir et m’avait carrément claqué la porte au nez. Et j’étais tellement furieux que j’étais allé me calmer en faisant ce que je faisais de plus en plus souvent pour évacuer le stress. J’étais allé faire des pompes dans les douches. Pourquoi les douches ? Tout simplement parce que c’était le seul endroit ou on ne viendrait pas me chercher en pleine journée. Et c’est ce que j’ai fait… des pompes… Pendant prés d’une heure. Je suis allé directement dans ma chambre pour faire un brin de toilette avant de me changer. Et j’ai fait ce que m’avaient demandé Alex et Aaron…j’ai fait ce que j’avais à faire. Avec une mauvaise humeur presque disparue.

Mais mon rôle m’éloignait trop de ma femme a mon gout. Heureusement que j’arivais a m’arranger avec Liam et que j’avais confiance en lui. Cela devenait un tres bon ami, et un tres bon allié. Il était désormais en charge des missions vivres comme nous les appelions. Mais je devais encore superviser tout de même. Les réserves étaient sérieusement mises à mal maintenant que nous avions trié… Nous étions forcés de jeter pas mal de choses. Même si j’aurais eu envie de garder pas mal de choses…..je savais que si Mathilda passait par là et voyait que nous ne respections pas les dates de péremption, nous allions nous faire taper sur les doigts…. Elle avait peur, bien évidemment, des intoxications alimentaires. Moins elle avait de malades, mieux elle se portait évidemment. Surtout que maintenant elle était presque l’unique médecin…. Katarina ne pouvant presque plus rien faire.

Il y a une semaine maintenant, elle avait commencé à ressentir des contractions. J’aurais du être content puisque ca signifiait qu’elle était sur le point de mettre au monde notre fille. Mais ce n’était pas du tout bon signe, au contraire…. Katarina n’était enceinte que d’un tout petit peu plus de sept mois, et il était encore bien trop tôt pour accoucher alors que nous n’avions rien si les choses se présentaient mal…. Alors, elle était contrainte et forcée ( a mon plus grand plaisir je dois l’avouer) de rester allongée le plus possible. On ne lui envoyait plus que très peu de « malades » au salon. C’était l’endroit ou elle passait ses journées. Et je sentais qu’elle n’en pouvait déjà plus, au bout d’une toute petite semaine. Alors je n’ose imaginer les crises de nerfs qu’elle ferait dans un mois…Mais malgré tout, elle était raisonnable. Mathilda l’avait mis une fois dehors, et elle n’avait plus recommencé. Alors j’étais un peu soulagé. Sauf que…j’aurais aimé passer plus de temps avec elle.

Mais bon, nous avions fini apparemment…et c’est avec un soupir de soulagement que je l’ai signalé à Liam et Bruce. J’ai envoyé Bruce l’annoncer à Aaron ou Alexander, peu m’importait. Et je suis allé voir les portiers de jour pour leur dire que la prochaine expédition aurait lieu le lendemain matin, et qu’ils faillaient qu’ils fassent encore plus attention parce que nous envoyions des nouveaux. Liam irait sans doute avec eux…. Tout dépendrait d’un incident de dernière minute ou non…

C’est Evan que j’ai trouvé à l’intérieur… Nous fonctionnions ainsi, deux personnes par entrée. Un à l’intérieur, un à l’extérieur. Quand il m’a vu, il a eu l’air content de me voir. Evan était un gamin de dix neuf ans, grand, très massif. Il m’avait dit un jour qu’il était quater back dans son lycée quand les bombardements avaient eu lieu. Et il s’était tout naturellement proposé de lui-même pour garder les entrées quand il était arrivé six mois plus tôt. Je ne sais pas très bien pourquoi, mais il semblait m’apprécier. Non pas que ce ne fusse pas partagé mais je n’étais pas d’humeur à jouer la carte de la sociabilité. Je voulais faire ce que j’avais a faire et aller retrouver ma femme.

Il m’a dit que Katarina me cherchait. Et je n’ai pas entendu ce qu’il me disait, je n’ai pas pensé à lui demander comment cela se faisait il qu’il avait vu Katarina puisqu’il était censé rester ici pendant douze heures. Je réglerais ce détail plus tard. Tout ce que j’ai gardé en tête, c’est que Katarina me cherchait. J’ai commencé à paniquer pendant que je courrais à travers les couloirs. Je suis passé par notre chambre en pensant voir Katarina. J’avais surtout peur qu’elle ait eu à nouveau une crise de contractions. Je suis même passé à l’infirmerie. J’ai ouvert la porte à la volée, et ne la voyant pas allongée non plus sur le brancard de fortune de Mathilda , j’ai filé vers le salon. Et elle y était…assise…un livre négligemment posé à coté d’elle. Je me suis alors précipité à ses pieds, une voix complètement paniquée.

-Mon amour ? Evan m’a dit que tu me cherchais. Ca ne va pas ? Tu as ressenti des contractions à nouveau ?

J’ai posé une main protectrice sur son ventre, en la regardant. Elle paraissait nerveuse et je la voyais se ronger les ongles. Mon estomac s’est noué rapidement, et mon regard a fait de nombreux allers et retours un peu partout. De son ventre à ses mains. Du sofa à la porte. Et elle ne disait toujours rien. Ce qui ne faisait que renforcer mon angoisse.

-Katarina…Dis-moi ce qui se passe. Tu es étrange. Katarina !!!
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Ven 11 Juin - 21:07

Et il était reparti... Je l'avais aidé à repartir, sans que personne ne le voit. Il avait promis de revenir. Quand il ne savait pas, mais il reviendrait. Il me manquait déjà... J'avais aimé passer du temps avec lui, même si je savais que ce n'était pas vraiment... autorisé. Mais ça ne comptait pas. J'étais trop contente d'avoir revu mon meilleur ami. Même s'il ne faisait pas vraiment partie des... gentils. Ça m'avait secoué d'apprendre que c'était son père qui tenait une partie de la ville. Secouée de savoir qu'il n'était pas l'homme que je croyais qu'il était. Cela remettait beaucoup de choses en question. J'allais certainement me poser beaucoup de questions. J'étais partagée entre ma joie de le savoir en vie et entre mon angoisse. Ils savaient où nous étions. Mais ils n'avaient rien fait. Peut-être parce que nous ne faisions rien contre eux ? Quoiqu'il en soit, rien de tout cela ne me plaisait. J'aurais voulu que les choses ne soient pas ainsi. Mais elles l'étaient et je ne pourrais rien faire contre cela. On ne remarquait pas une goutte d'eau dans l'océan. On ne remarquait pas la fragile Katarina dans ce qui était devenu un monde d'hommes – brutaux et violents.

J'étais retournée dans le salon, encore plus pensive qu'avant. Vitali me manquait déjà. J'avais hâte de le revoir. S'il n'y avait pas eu Eden, il serait certainement resté. Mais il y avait Eden, et pour elle il devait faire attention. Ce que je pouvais comprendre aisément. J'aurais moi même fait n'importe quoi pour protéger Ethan. Encore que j'avais plus besoin de sa protection que lui de la mienne. Pour Vitali, je m'étais faite la promesse de ne rien dire à personne. Pas même à Ethan. Ce qui était stupide. Au fond, je savais que je finirais par tout lui avouer, très rapidement. J'étais incapable de lui mentir, et il savait tout de suite quand je lui cachais quelque chose. L'inverse était tout aussi vrai, bien évidemment. Mais là, ça ne m'arrangeait pas. Je voulais protéger Vitali tout en disant la vérité à Ethan. Cruel dilemme s'il en était... Je caressais mon ventre, par réflexe. Comment la vie pouvait-elle être à la fois si belle et si terrible ? J'allais donner la vie, tandis que d'autres la perdaient autour de moi. Quel étrange paradoxe. Mais cette petite vie là suffisait à me rendre heureuse.

J'ai sursauté assez brusquement quand la porte s'est ouverte à la volée. J'ai eu un soupir quand j'ai vu qu'il s'agissait d'Ethan. Parfois, je me disais que la délicatesse ce n'était pas son truc. Il est rapidement venu près de moi, avec un air un peu paniqué. Je l'ai regardé sans vraiment sourciller. Vraiment, j'avais la tête ailleurs et je ne savais pas ce qui lui prenait. Je me suis retenue de jurer et j'ai fait une grimace. Évidemment, Evan lui avait dit que je le cherchais, parce que, techniquement, j'aurais dû emmener Vitali voir Ethan. J'avais menti. Et j'avais utilisé son image pour mentir. J'avais réagi tellement vite, simplement... Quelle imbécile ! Il a posé sa main sur mon ventre et je me suis retenue de l'envoyer valser tellement j'étais nerveuse.

« Ethan, je crois que tu as oublié de respirer. Calme toi un peu. »

J'avais été un peu plus sèche que ce que j'aurais voulu. Je me suis efforcée de sourire. Mais ça paraissait vraiment forcé. D'autant plus que je ne le regardais pas directement. Je n'osais pas, de peur qu'il se rende compte tout de suite que j'étais en train de lui mentir. Odieusement.

« Je n'ai eu aucune nouvelle contraction, pour la simple et bonne raison que je ne fais rien de mes journées. Si je te cherchais, c'était simplement pour savoir où tu étais. »

De mieux en mieux... J'ai eu un soupir et je me suis passée une main dans les cheveux.

« Et je ne suis pas étrange, je suis juste un peu fatiguée. Arrête de crier, s'il te plait. Tout va bien. »

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Sam 12 Juin - 10:27

Mathilda m’avait dit que les contractions pouvaient revenir, et qu’il fallait à tout prix éviter ca. J’étais d’accord mais comment voulait elle que je fasse ? Katarina acceptait déjà de ne pas aller travailler à l’infirmerie, de passer le plus clair de son temps allongée ou assise dans un endroit calme. Nous évitions même de lui imposer trop souvent les enfants qui criaient, jouaient et remuaient beaucoup trop. Il arrivait même que Katarina mange dans notre chambre…Mais Mathilda avait été claire. Ces mesures ne suffiraient sans doute pas. On ne pouvait pas aller contre la nature…Alors maintenant je vivais dans l’angoisse que Katarina ait à nouveau des contractions. Il ne lui restait qu’un mois et demi avant d’arriver à terme. Encore un mois et demi d’angoisse. L’angoisse principale restant quand même le fait que l’accouchement pouvait très mal se dérouler…. J’essayais de ne pas y penser, sinon j’allais devenir fou.
Mais là….savoir qu’elle pourrait avoir ressenti à nouveau des contractions alors que je n’étais pas là, qu’elle était seule, me rendait complètement hystérique.

« Ethan, je crois que tu as oublié de respirer. Calme-toi un peu. »

Elle avait été un peu sèche et cassante. Mais j’étais sans doute assez survolté, et je savais que si elle me disait cela comme ça, c’est que je devais paraitre complètement fou. Alors j’ai placé ma tête sur ses jambes et j’ai essayé de me calmer, les mains posées sur son ventre. J’ai fini par reprendre mon souffle, et à prendre de longues et profondes inspirations. Puis j’ai relevé la tête.

« Je n'ai eu aucune nouvelle contraction, pour la simple et bonne raison que je ne fais rien de mes journées. Si je te cherchais, c'était simplement pour savoir où tu étais. »

Sa voix était un peu plus douce, et elle venait de me rassurer. Elle n’avait pas eu de contractions. Je pouvais à nouveau respirer correctement. Notre fille ne risquait rien….Katarina n’allait pas accoucher aujourd’hui. C’était tout de même une bonne nouvelle. Mais quand elle m’a dit qu’elle m’avait cherché et qu’elle ne m’a pas trouvé, je m’en suis voulu. J’aurais du être la ! Je devais être la ! Tout le temps…. C’est ce que j’avais fait les premiers jours, je passais mes journées avec elle. Mais Alexander et Aaron ne l’entendaient pas de cette oreille, alors je feintais souvent mais je devais quand même la laisser seule. Et je culpabilisais. Encore plus à cet instant……

-Je suis là mon ange, je vais rester avec toi. Je suis désolé si tu t’ennuies mais on n’a pas le choix et tu le sais.

Nous essayions tous de passer du temps avec elle, mais nous étions assez nerveux depuis quelques semaines. Nous sentions qu’il allait se passer quelque chose. Enfin nous c’est vite dit….. Aaron et moi serait plus vrai…. Alexander semblait encore assez hors de la réalité. La preuve étant qu’il s’obstinait à accueillir des gens ; Et ca me rendait dingue…. J’avais beau lui parler des difficultés de ravitaillement. Il trouvait toujours des solutions. Il allait même jusqu'à partir lui-même avec Aaron….

-J’étais à la réserve avec Liam…. On a du jeter des choses….je les aurai bien gardés, vu le mal de chien qu’on a déjà a se ravitailler mais Mathilda veut qu’on jette tout pour éviter les intoxications alimentaires…..

J’essayais de la rassurer et de plaider ma cause. J’avais peur qu’elle m’en veuille de l’avoir laissée seule, et de m’avoir cherché en vain. Et je voulais lui dire ce qui se passait au sein de la communauté. Je ne voulais rien lui cacher. Même si je savais que parfois je devrais me taire, parce que je l’angoissais peut être, je ne voulais plus mentir. Je lui avais menti des mois et je l’avais perdu à un moment donné. Alors plus jamais ça….

« Et je ne suis pas étrange, je suis juste un peu fatiguée. Arrête de crier, s'il te plait. Tout va bien. »

Forcément…il était déjà presque 16 heures, et elle était debout depuis huit heures, et je me doutais qu’elle n’avait pas non plus fait une sieste cet après midi puisqu’elle m’avait cherché en vain. Je me suis alors relevé et je lui ai tendu la main.

-Tu veux qu’on aille dans la chambre pour que tu puisses t’allonger au calme ?

J’attendais qu’au moins elle me réponde ; Mais elle restait silencieuse. Et le pire de tout c’est qu’elle n’avait pas levé son regard vers moi, et que je voyais bien ses mains trembloter. Il se passait forcément quelque chose. Je connaissais ma femme plus que quiconque sur cette Terre, et je savais quelles étaient ses attitudes quand elle était nerveuse.

-Kat ? Regarde-moi s’il te plaît.

Ma voix était inquiète et pressée. J’avais besoin qu’elle me regarde. J’avais besoin de lire dans ses yeux que je me trompais, que tout allait bien. Mais toujours aucune réaction, toujours aucune réponse.

-Kaaaaat !

Là je devenais carrément nerveux. Enfin je le redevenais….. Je sentais que j’allais perdre patience. Elle m’avait menti. Mais sur quel point ? Sur ses contractions ? Sur le fait qu’elle m’avait soi disant cherché ?

-Tu me mens ! Dis-moi ce qui ne va pas !
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Sam 12 Juin - 11:43

J'ai soupiré et j'ai secoué la tête. Oui merci, je savais très bien qu'on n'avait pas le choix ! Encore que lui n'avait pas à se plaindre, il n'était pas obligé d'appeler à l'aide pour attraper quelque chose. Et il n'était pas cloitré dans une pièce toute la journée. Enfin, lui n'était pas enceinte. J'écoutais à peine ce qu'il me disait à propos des problèmes qu'ils avaient eu avec Liam dans la réserve. D'ordinaire j'aurais certainement prêté une oreille attentive à ses propos, mais pas cette fois. Là, j'étais vraiment ailleurs, en train de me demander comment j'allais bien pouvoir faire avec toute cette histoire. Cela aurait été tellement plus simple si Vitali avait pu rester... Mais pas cette fois. Il y avait Eden, et Eden serait en danger s'il ne rentrait pas rapidement. Qui savait ce qu'Armando serait capable de lui faire. Et dire que je l'avais fréquenté pendant des années, en pensant qu'il était l'homme respectable que mon père m'avait présenté. Avait-il seulement su ? J'en doutais sincèrement, il ne m'aurait pas laissé fréquenter quelqu'un comme lui. Il cherchait tellement à me protéger que cela aurait été complètement insensé. Totalement insensé... Pourtant je ne remettais pas la parole de Vitali en doute. Armando avait certainement menti à mon père. Je ne voyais pas d'autre option. Et de toute façon, il n'y en avait certainement aucune autre.

J'ai secoué la tête quand Ethan s'est relevé en me tendant la main. Si je voulais aller me reposer au calme dans notre chambre. J'ai levé les yeux au ciel.

« Ethan, regarde autour de toi. Ici c'est plus calme que dans n'importe quel cimetière. »

D'accord, j'étais aussi aimable qu'une poissonnière. Mais ce n'était vraiment pas le moment de jouer les attentionnés avec moi, je n'étais vraiment pas d'humeur. Tout ce que j'aurais voulu c'était qu'il me laisse tranquille, pour pouvoir réfléchir en paix à ce que j'allais faire, à ce que j'allais dire... Mais je ne pouvais pas lui dire d'aller voir ailleurs si j'y étais. Il n'y était pour rien et il se faisait juste du souci. Je ne pouvais pas le lui reprocher, c'eût été injuste. Et je n'aimais pas être injuste, quoique je l'étais déjà un peu, vu la façon que j'avais de lui parler comme ça. Je n'ai même pas bougé, je ne lui ai pas tendu la main. J'aurais pu sourire et accepter, faire comme si de rien n'était. Mais je ne l'ai pas fait. Je suis restée là, immobile sur le canapé, à regarder le mur.

J'ai serré les dents quand il m'a demandé de le regarder. Et j'ai fait exactement le contraire. J'ai baissé les yeux, pour regarder mes pieds. Enfin, mon ventre plutôt. Je ne voulais pas le regarder, et il s'en était rendu compte. D'ordinaire je ne faisais que ça. Le regarder. Mais pas cette fois. Je savais que si je croisais son regard, il allait tout de suite comprendre que je lui cachais quelque chose. Sauf qu'en ne le regardait pas aussi, je lui montrais clairement que quelque chose clochait. Ethan n'était pas idiot, il me connaissait mieux que quiconque ici. On ne lui mentait pas comme à n'importe qui. On pouvait essayer... Mais là, je m'enfonçais. J'ai soupiré quand il a insisté et j'ai détourné la tête, à mesure que lui cherchait à croiser mon regard. Quand il a dit que je lui mentais, ça a été plus fort que moi, je me suis levée d'un bond et je l'ai regardé, froidement. Très froidement.

« Je te dis que tout va très bien ! Le bébé va très bien, je vais très bien, non je n'ai pas eu de nouvelles contractions, et la seule chose qui pourrait me faire perdre patience, c'est toi et tes questions stupides ! Quand je te dis que ça va, c'est que ça va ! »

Et là, je venais exactement de lui démontrer le contraire. Non ça n'allait pas. Et oui j'avais menti. Et je continuais à mentir d'ailleurs. C'était évident. Je n'aurais pas réagi de cette façon si ce n'était pas le cas. Je lui ai tourné le dos et je me suis mise à ranger les quelques affaires que j'avais amené. J'ai plié la couverture assez furieusement et mes mains tremblaient. Et je serrais les dents, pour ne pas fondre en larmes. Je m'efforçais de faire comme si Ethan n'était pas là, même si je savais parfaitement qu'Ethan planté là derrière moi. À me regarder certainement d'un air mi désolé, mi en colère. Je savais très bien que je n'allais pas m'en sortir comme ça. Ethan était obstiné. Et là tout de suite, je trouvais que c'était un gros, gros défaut. Qui allait me causer des problèmes.

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Sam 12 Juin - 12:39

Elle m’avait une nouvelle fois envoyé sur les roses quand je lui avais proposé d’aller se reposer dans notre chambre, au calme. Et ce qu’elle me disait était asse violent…. Comparer ce salon à un cimetière…c’ était à mes yeux une comparaison plus que grave. Nous ne l’enterrions pas ! Elle portait la vie ! Mais elle avait surtout de grandes chances d’accoucher prématurément. Et cette mise à l’écart n’était pas facile à vivre, ni pour elle ni pour moi. Mais nous n’avions pas le choix. Mathilda m’avait bien dit que nous ne l’avions pas. Et puis, Katarina avait jusque là bien supporté la situation. Alors la façon qu’elle avait d’éviter de me regarder droit dans les yeux me rendait nerveux, et me mettait la puce à l’oreille.

Il se passait quelque chose, ou il s’était passe quelque chose. Quelque chose de grave….sinon elle ne fuirait pas ainsi. Et elle ne perdrait pas son sang froid comme elle le faisait là. Mais là, elle n’avait plus le monopole de la porte de sang froid…je commençais à crier. Malgré moi, mais je criais. Je n’étais pas quelqu’un de patient, contrairement à Katarina. Et surtout, le pire de tout : je détestais le mensonge. Surtout venant de ma femme. Jamais elle ne me mentait….même si elle savait que la vérité pourrait me blesser, elle me disait toujours la vérité. M’avait elle menti au moins une seule fois ? Sans doute pas…ou alors je ne m’en souvenais pas…

Je venais de lui demander de me regarder. Et je pensais qu’elle le ferait…Me connaissant, je pensais vraiment qu’elle me regarderait dans les yeux. Et j’espérais m’être trompé, je l’espérais de tout mon cœur… Mais quand à nouveau elle s’est mise à fixer son ventre, ses pieds, n’importe quoi qui ne soit pas moi, j’ai su ! Elle me mentait ! Et ca me rendait fou….J’avais horreur de ça….je ne reconnaissais pas ma femme. Elle qui partageait les mêmes valeurs que moi.
Je me suis mis à taper du pied, pour tenter de me calmer, mais rien n’y faisait.

Et puis….elle a fini par faire ce que je lui demandais depuis plus de cinq minutes. Elle m’a regardé droit dans les yeux. Son regard était vide, froid, presque méchant. Ce n’était pas ma femme ça….C’était une femme calculatrice et manipulatrice. Si j’avais cru au surnaturel, j’aurais sans doute pensé qu’une créature avait pris possession du corps de ma femme.

« Je te dis que tout va très bien ! Le bébé va très bien, je vais très bien, non je n'ai pas eu de nouvelles contractions, et la seule chose qui pourrait me faire perdre patience, c'est toi et tes questions stupides ! Quand je te dis que ça va, c'est que ça va ! »

J’ai serré la mâchoire pour ne pas me retenir de hurler, je me suis écarté pour me tenir le plus loin possible de toute chaise, fauteuil, table….. Je savais que je pouvais être violent quand j’étais énervé. Jamais contre les gens….enfin jamais contre ceux que j’aimais. Mais mes colères pouvaient être terribles. Quand j’étais adolescent, je me souviens avoir cassé ainsi deux guitares…. Et Katarina avait plus d’une fois assistée à une crise de colère de ma part. elle savait pourtant… alors pourquoi jouait elle ce jeu avec moi ?

Mes poings se serraient, la colère s’insinuant de plus en plus en moi. Et elle a profité de ce moment de silence et d’immobilisme de ma part, pour se détourner et commencer à plier une couverture. Comme si cette couverture avait besoin qu’on la plie à ce moment bien précis…

-Mais bien sûr….

C’est tout ce que j’étais capable de dire en fait…. Lui faire comprendre que je n’y croyais pas une seule seconde. Comment pouvait-elle me mentir ? A moi ? Insensé…

-Katarina dis-moi ce qui se passe !

Et bien sûr là encore, elle n’a rien dit. Elle faisait comme si je n’étais pas là, comme si nous n’étions pas en train de nous disputer. Notre première dispute depuis sept mois d’ailleurs. J’avais l’impression que les rôles étaient inversés. Il y a un an, c’était moi qui faisais comme si tout allait bien, refusant de la regarder droit dans les yeux. Et elle, à la place que j’occupais aujourd’hui, me forçait à lui parler. Ca me rendait fou !!! Nous avions pourtant juré de ne plus recommencer les mêmes erreurs. Et pourtant c’est ce que nous faisions. Ce qu’elle faisait !!

Je sentais que je ne me contiendrais pas plus longtemps alors pour éviter de m’en prendre au mobilier, et encore moins à elle. Même ma colère qui pouvait être aveugle ne me ferait jamais frapper ou secouer ma femme. Je n’étais pas un homme violent avec sa femme. J’étais même tout le contraire.

Alors je suis parti, claquant la porte au passage. Je me fichais pas mal pour le moment de l’avoir explosé ou non. Ma femme me rendait furieux. Et puis je me suis retrouvé dans le couloir. J’ai envoyé sur les roses Lilly qui venait voir ce qui se passait. Et je suis retourné au salon. Heureusement, la porte n’avait pas cédé…. Je suis allé me placer devant elle, l’empêchant de se dérober en posant mes mains sur ses bras.

-Katarina !!! Ne me force pas à te tirer les vers du nez ou à aller voir Evan….Tu me mens ! Effrontément en plus !

Et pour lui montrer que je ne céderais pas et que je ne la laisserais pas tranquille tant qu’elle ne m’aurait pas dit ce qu’il se passait, et pourquoi elle me mentait. J’ai donc utilisé une arme infaillible, sans remords même si je savais que je n’étais pas très gentil. J’ai commencé à la faire culpabiliser.

-Je croyais que tu en avais assez des mensonges ? En fait c’est pas vraiment ça, tu ne supportes pas que MOI je te mente, mais toi tu ne te gênes pas…Bravo Katarina….

Je ne voyais pas d’autre manière pour qu’elle m’avoue les choses. Je l’ai lâché et je suis allé m’asseoir contre la porte du salon. La seule porte qui mène à l’extérieur. Je la prenais au piège en quelque sorte. Dans certains cas, je pouvais être tres patient.

-De toute façon tant que tu ne m’auras pas dit la vérité, je ne te lâcherais pas. Et tu me connais, je tiendrais parole. Alors dis-moi maintenant ce qui ne va pas avant que je ne puisse plus me contenir et que je finisse par déverser ma colère sur le mobilier.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Sam 12 Juin - 16:11

Bien sûr, il ne croyait pas un mot de ce que je disais. C'eût été trop facile qu'il dise « très bien mon ange, il n'y a aucun problème ». Il n'était pas dupe. Je ne le regardais pas, je ne lui parlais pas, je me mettais en colère. Je n'étais pas dans mon état normal. La Katarina ordinaire ne se mettait jamais en colère, elle restait calme dans n'importe quelle situation. Elle ne hurlait pas sur mon mari pour rien. Je suis restée muette quand il m'a encore demandé ce qui n'allait pas. Ça me coutait de lui cacher la vérité. Mais j'étais vraiment persuadée que je ne devais rien dire. Pour Vitali. Personne ne devait savoir qu'il était venu ici. Bien sûr, il y avait Evan et Matthew... Un problème que je devais régler au plus vite pour que cela ne s'ébruite pas. Je savais que Matthew ne dirait rien si je le demandais. Mais Evan... C'était plus compliqué. Je ne pensais pas qu'il cacherait la venue de Vitali. Après tour, j'allais lui demander de cacher la venue d'un inconnu. Ce n'était pas rien... J'entendais Ethan taper du pied derrière moi, impatient. Et je sentais que le peu de patience qui lui restait, il allait la perdre.

J'ai sursauté quand j'ai entendu la porte claquer violemment. Voilà, c'était fait. Il était en colère et certainement blessé. Je m'en voulais énormément de devoir lui mentir. Je culpabilisais. Je savais combien il était important que nous puissions nous faire confiance mutuellement. Et sa confiance en moi devait être ébranlée. J'avais menti, alors que je lui avais fait promettre qu'il n'y aurait plus jamais aucun mensonge entre nous. Et c'était moi qui mettait les pieds dans le plat en premier. Pendant une minute, j'ai cru qu'il n'allait pas revenir. Parce qu'il était énervé, et qu'Ethan énervé ce n'était jamais très beau à voir. Je savais qu'il ne me toucherait jamais pourtant cela ne m'empêchait pas de craindre ses colères. Je me rappelais très bien de ce qu'il avait fait au mobilier de cette même pièce, quand il était revenu et qu'il m'avait trouvée avec Nathaniel. C'était le côté sombre d'Ethan, celui que je n'aimais ni voir, ni entrevoir...

J'ai eu un mouvement de recul quand s'est planté devant moi. J'ai voulu le contourner pour filer, mais il m'a attrapée par les bras, me forçant de ce fait à rester plantée devant lui.

« Eh bien va donc voir Evan. Je suis même étonnée que tu ne l'aies pas déjà fait. »

Oui bien sûr, Katarina, dit lui d'aller voir celui qui ne taira pas et balancera tout. C'était de la provocation, pure et dure. J'avais lâché ça sans réfléchir, parce que j'étais un peu nerveuse que ce que je voulais bien montrer. J'ai pris une profonde inspiration quand Ethan m'a fait remarqué ce que j'étais en train de faire. J'ai failli protester, mais je me suis tue. Il avait raison et je le savais. Et ce n'était pas un petit mensonge de rien du tout. Mais je ne pouvais pas lui dire pour Vitali. Je ne pouvais pas et je ne devais pas. Je leur avait fait une promesse. À tous les deux. Et maintenant je ne savais plus ou donner de la tête. Il m'a lâché et par réflexe j'ai croisé les bras. Il est allé s'asseoir contre la porte. Je l'ai regardé avec un air un peu ébahi et puis je suis retournée m'asseoir sur le canapé. Je me suis laissée tomber dedans comme une masse. J'ai soupiré et j'ai attrapé un bouquin que je lui ai lancé. Pure provocation une fois encore.

« Crois moi, tu vas en avoir besoin pour passer le temps. Je n'ai rien à te dire. »

Techniquement, j'avais pas mal de choses à lui dire. Mais... mais quoi ? Quelle était mon excuse pour ne rien lui dire ? J'étais perdue, voilà quelle était mon excuse. Je ne savais pas quelle serait la réaction d'Ethan si je lui disais que Vitali était venu. Enfin, si je savais... Il allait dire que j'étais complètement inconsciente, que je ne devrais pas lui faire confiance, il allait dire que je nous mettais en danger le bébé et moi... Parce qu'il ne connaissait pas Vitali. Je lui avais promis que son secret serait bien gardé. Mais j'avais aussi promis à Ethan qu'il n'y aurait plus de secrets entre nous. Vraiment, il n'était pas arrivé au bon moment, je n'avais pas eu le temps de démêler mes idées. J'étais réellement partagée. Mais ça, je ne pouvais bien évidemment pas lui dire non plus. Je sentais qu'il me fixait, et pourtant je gardais les baissés, obstinément. Je cherchais à faire le tri, de façon à voir les choses plus clairement. Ce n'était pas facile, je sentais qu'il me fixait, je l'entendais soupirer. Et, ça c'était la goutte, le bébé a commencé à me donner des coups de pieds. Oh, pas de gentils petits coups de pieds pour me rappeler qu'elle était là. C'était de vrais coups de pieds ! Du genre « hey je me fiche que tu te disputes avec papa, c'est pas mon problème, mais dépêchez vous de vous calmer ! ».

« Oh, voudrais-tu arrêter de me harceler, toi aussi ! »

J'avais murmuré, tête baissée vers mon ventre. Je me suis passée une main dans les cheveux et j'ai fermé les yeux. Allez, Katarina, réfléchis, réfléchis ! D'un côté, j'avais promis à Vitali que je ne dirais rien à personne, j'avais promis que je veillerais à ce que personne ne découvre son petit manège, j'avais promis que je serais celle qui gèrerais tout ça. Et de l'autre j'avais promis à Ethan que nous ne nous cacherions plus rien. Pas le moindre petit problème. Pas le moindre petit doute. Et je ne voulais pas ruiner tout ça. Tout ce qu'il voulait c'était que je lui fasse confiance. Et c'était tout ce que je voulais aussi. J'ai soupiré et j'ai rouvert les yeux, même si je continuais à regarder le sol.

« ...Tu garderais un secret pour moi, si je te le demandais ? »

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Dim 13 Juin - 11:34

Katarina était sans doute aussi énervée que moi. Et ça me mettait encore plus en colère…Parce que je ne savais pas ce qui la faisait s’enfermer dans son mutisme. Elle m’avait assuré que ce n’était pas des contractions et en y réfléchissant bien, elle disait sans doute la vérité. Si elle avait eu des contractions, elle se serait jetée dans mes bras quand j’étais arrivé, elle m’en aurait parlé, aurait pleuré dans mes bras. Ou elle serait à l’infirmerie ou dans notre chambre en compagnie de Mathilda…. Et ce n’était pas le cas.
J’espérais qu’elle se calme, pour que je puisse me calmer à mon tour. J’avais tellement peur que son énervement finisse par déclencher a nouveaux des contractions qui cette fois ci seraient innarêtables….. Mais elle me rejetait….alors que devais je faire ? Jouer l’idiot et la laisser me mentir ? Parce qu’elle me mentait je le savais. Et ce n’était pas sa petite ruse « Va demander à Evan alors, c’est même étonnant que tu ne l’aies pas encore fait » qui allait me calmer. Oui bien sur j’aurais pu demander à Evan. Mais rien ne me garantissait qu’il en saurait plus. Et j’aurais perdu mon temps…. Non, je savais que ma place était là, près de ma femme. Peu importe le temps que cela prendrait, elle finirait bien par me parler.

Alors j’attendais, assis contre la porte du salon, l’empêchant ainsi de se dérober. J’étais peu patient en général, mais je savais l’être. Surtout quand il s’agissait de l’être que j’aimais le plus au monde. Je en comptais pas la laisser se dérober à une discussion. Elle le savait pourtant….j’avais un défaut majeur : l’entêtement. Et son attitude ne faisait que renforcer ce trait de caractère. Elle a fini par s’assoir un peu brusquement, puisque les ressorts du canapé ont fat un drôle de bruit, et j’ai reçu un livre en plein visage. La guerre des nerfs venait d’être déclarée.

« Crois moi, tu vas en avoir besoin pour passer le temps. Je n'ai rien à te dire. »

Trop aimable aurais je du rétorquer….. Mais ce n’est pas ce qui est sorti de ma bouche.

-J’ai tout mon temps…

Ma voix était froide, dure, mais calme. Il fallait que je tente de garder mon calme…. Je savais que nous avions ce même défaut : l’entêtement ; alors ce serait sans doute encore une fois a celui qui perdrait son calme le premier. Et je ne serais pas celui là. Pas cette fois. Alors pour lui confirmer que j’avais tout mon temps, j’ai ouvert le livre, et j’ai lu d’un œil distrait. Je ne comprenais rien à ce que je lisais en réalité. J’étais bien trop absorbé a écouter, à scruter le moindre mouvement. Mais pour Katarina, je lisais sans doute…..ou pas…. Je savais qu’elle n’était pas dupe. Elle voyait sans doute que ce n’était qu’un leurre.
J’ai eu un petit sursaut et j’ai cessé de « lire » quand je l’ai entendu grommeler. Je n’ai pas trop saisi ce qu’elle disait. Elle avait parlé à voix basse et de là où j’étais, je n’avais entendu que des sons. Les minutes ont passés encore, et j’en avais assez alors j’ai posé le livre et j’ai croisé les bras.
J’attendais qu’elle se décide enfin à me parler. Et elle a cédé la première. J’ai réfréné un soupir de soulagement et un sourire de contentement.

« ...Tu garderais un secret pour moi, si je te le demandais ? »

Un secret ? Hou là…..je n’aimais ni le ton qu’elle avait employé, ni les mots. Je sentais qu’il se passait quelque chose de grave. Et rien de tout cela ne me plaisait. J’étais vraiment à cran. Et c’est donc sur un ton cassant que j’ai répondu à sa question.

-As-tu vraiment besoin de ma réponse ? Tu ne connais pas encore assez ton mari ?

J’étais surtout vexé qu’elle me demande une telle chose. Je me sentais encore plus rejeté qu’il était possible de l’être. Elle me connaissait pourtant….elle savait qu’elle pouvait avoir une confiance aveugle en moi. Rien ne me ferait faillir à ma parole, si c’était elle qui me le demandait. Je voulais juste savoir ce qui la tracassait autant. Elle allait mal au fond, je le savais…. Et ne pas pouvoir, ne pas savoir, être impuissant me rendait complètement dingue.

J’ai pris une longue inspiration et je me suis levé. Je me suis approché d’elle, et me suis mis à genoux devant elle. J’essayais de me calmer, d’être un peu plus doux et attentif. Apres tout, si nous continuions à nous énerver, elle finirait sans doute par avoir de nouvelles contractions. Et j’avais promis à Mathilda d’éviter ca. Je faisais tout depuis une semaine pour lui éviter un accouchement prématuré, il aurait donc été complètement stupide que je sois la cause de son déclenchement. Si cela devait arriver, jamais je ne me le pardonnerais. Il ne fallait pas que ca puisse avoir lieu.

-Excuse-moi….Je n’aurais pas du être aussi cassant.

J’ai pris ses mains dans les miennes, et je les ai caressés comme pour m’apaiser. Cela a même semblé fonctionner puisque j’ai relevé les yeux vers elle. Et d’un petit sourire timide, je l’ai encouragé à me faire confiance.

-Je devrais pouvoir oui. Mais dis-moi Katarina. Je t’en supplie dis-moi ce qui se passe, pourquoi tu me cherchais, dis-moi….Tu me rends fou là…..

J’étais un peu pressant sans doute. Mais j’avais réellement besoin de savoir. Je sentais qu’il se passait quelque chose.
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Dim 13 Juin - 12:48

Bon d'accord, lui balancer un livre en pleine figure n'était peut-être pas une bonne idée, mais je ne supportais pas cette façon qu'il avait de me prendre au piège. Parce que c'était bien ce qu'il faisait. Je ne pouvais pas sortir de la pièce. Si je voulais sortir, il fallait que je lui cède. Et je n'aimais pas cela du tout. C'était du chantage, ni plus ni moins. Qu'est-ce qu'il croyait, que je marchais comme ça ? Il était gonflé ! Je détestais quand il faisait ça, bon sang ! Ce qu'il était borné et têtu quand il le voulait ! J'ai levé les yeux au ciel quand il a a dit qu'il avait tout son temps. Mais bien sûr... Non, vraiment je n'aurais pas dû lui lancer ce bouquin, puisqu'il s'en servait contre moi maintenant. Non mais il croyait vraiment que je pensais qu'il le lisait ? Tu parles, il faisait semblant et je savais très bien qu'il me regardait avec attention. Je n'étais pas dupe, je le connaissais très bien. Au moins autant qu'il me connaissait. La question restait la suivante : qui allait céder en premier. Ethan n'avait rien à me dire, lui, alors je savais très bien qu'il allait attendre. Rien que pour me montrer que c'était moi qui était en tort. Et le pire, c'est qu'au fond je savais qu'il allait réussir. J'allais craquer, comme j'avais craqué la dernière fois où il m'avait demandé ce qui n'allait pas. Ah ça, il était devenu très fort. Et moi j'avais doucement perdu ma capacité à dissimuler mes sentiments. Dommage...

Ce qui devait arriver arriva. Après presque une heure où la tension était palpable dans la pièce, j'ai craqué. Je ne supportais pas cette situation, et je ne la supporterais pas. Cependant, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un soupir. Je me rendais bien compte qu'il essayait de réfréner un sourire victorieux. Ce n'était vraiment pas le moment de se comporter de cette façon. J'ai soupiré. Ce n'était pas non plus le moment d'employer un ton pareil. C'était le meilleur moyen de me faire changer d'avis. Je n'avais pas très envie de lui parler si c'était pour qu'il me réponde d'une telle façon. Là, j'avais besoin de son soutien, pas de son ton sarcastique. Je n'ai pas bougé d'un centimètre quand il s'est levé – libérant de ce fait l'accès à la porte, et s'est approché de moi. Comme je ne levais pas les yeux vers lui, j'ai été un peu surprise quand il s'est retrouvé soudainement dans mon champ de vision. Il s'était agenouillé près de moi, encore une fois, pour se mettre un peu plus à ma hauteur. J'ai secoué la tête quand il s'est excusé.

« Non, c'est moi qui ai commencé en premier. Tu n'aurais peut-être pas dû être cassant, mais moi je n'aurais pas dû t'envoyer voir ailleurs. Nous sommes quittes. »

Autant remettre les pendules à zéro tout de suite. Il s'était énervé, mais moi aussi. Il a pris mes mains dans les siennes et je l'ai laissé faire, je n'ai pas cherché à le repousser. Je détestais quand nous nous disputions tous les deux. Cela me rappelait trop de mauvais souvenirs. Il m'a de nouveau encouragée à lui faire confiance et j'ai eu un petit soupir.

« Il faut vraiment que tu me promettes que ce que je vais te dire restera entre nous. C'est vraiment très important. Je ne suis même pas censée t'en parler à toi. Mais je t'ai fait une promesse. Mais je ne pourrais pas la tenir si je ne peux pas te faire confiance à ce sujet là. Parce qu'il ne s'agit ni de moi, ni de toi. »

Je devais être certaine que le secret de Vitali serait bien gardé. Personne ne devait savoir qu'il venait ici pour nous apporter des vivres. Si le secret s'ébruitait, il était fichu. Et nous aussi d'ailleurs. Il fallait qu'il puisse aller et venir ici sans avoir le moindre problème. Je n'étais même pas censée le dire à Ethan. Mais je ne voulais pas garder ça pour moi, je savais qu'il m'en voudrait si je continuais à lui cacher ça. D'autant plus que je savais très bien qu'il me serait difficile de gérer les allers et venues de Vitali seule. Je me voyais mal me débrouiller pour l'accueillir à l'entrée à chaque fois. Je ne pouvais pas demander au types qui surveillaient les entrées d'abandonner leur poste pour que je puisse laisser entrer Vit'. Ethan, lui, vu sa position pouvait s'arranger. Peut-être qu'il pourrait... nous aider ? S'il savait, ce serait à la fois plus facile et pour Vitali, et pour moi. Le plus dur était certainement de le convaincre de ne rien dire aux autres. Je savais déjà qu'il ne serait pas très motivé à l'idée de ne rien dire ni à Alexander, ni à Aaron, ni à Liam. J'allais lui demander de... mentir, ni plus ni moins. Et je savais qu'il détestait ça, le mensonge. J'ai pris une profonde inspiration.

« Je t'ai déjà parlé de Vitali, tu te souviens ? Je pensais qu'il était mort. Mais il ne l'est pas. Il est venu ici. Evan et Matthew l'ont trouvé. Je leur ai dit que je l'emmenais te voir. Mais j'ai menti. Je me suis servie de ton statut pour... Le protéger. Parce qu'il ne pouvait pas rester. »

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Dim 13 Juin - 18:18

Garder un secret ? Oui j’en étais bien capable. Surtout si c’était ma femme qui me le demandait. Je voulais surtout qu’elle me parle. Je refusais qu’il y ait le moindre secret entre nous. Nous nous étions mentis tellement de fois, pensant nous protéger l’un l’autre, que lorsque nous avions fini par nous retrouver nous nous étions juré de ne plus rien nous cacher. Même si cela devait être difficile pour l’autre, nous ne voulions plus reproduire les mêmes erreurs. Parce que c’est ca qui nous avait éloignés : le mensonge. L’amour, lui, avait toujours été là. Toujours plus, jour après jour.

Et c’est ça que je voulais, qu’au nom de notre amour, elle me parle. Il se passait quelque chose….elle était nerveuse…. Et elle s’apprêtait à me dire pourquoi elle m’avait cherché. Je venais de m’excuser de la façon dont je lui avais répondu, mais j’essayais depuis une heure de lui tirer en vain les vers du nez, et là façon qu’elle avait eu de me prendre de haut et d’être hautaine avec moi m’avait blessé. Même si j’avais fini par devenir un peu plus fort émotionnellement, j’en demeurais toujours aussi sensible. Surtout quand cela touchait ma famille.

« Non, c'est moi qui ai commencé en premier. Tu n'aurais peut-être pas dû être cassant, mais moi je n'aurais pas dû t'envoyer voir ailleurs. Nous sommes quittes. »

Je lui ai caressé les cheveux tendrement d’une main. Elle avait raison, nous étions quittes. Elle avait été cassante, je l’avais été aussi. Je me rendais compte que depuis cinq mois nous ne nous étions pas disputés une seule fois. Nous n’avions pas haussé la voix l’un envers l’autre. Rien ne nous avait mis en colère chez l’autre. Et maintenant que nous étions mariés depuis si peu de temps, nous commencions…. Triste présage ? J’espérais vraiment que non. J’aimais cette femme plis que quiconque. Et sans elle je n’étais rien du tout….

Je l’ai encouragé d’un petit signe de tête à me parler. Et elle a fini par le faire après avoir soupiré.

« Il faut vraiment que tu me promettes que ce que je vais te dire restera entre nous. C'est vraiment très important. Je ne suis même pas censée t'en parler à toi. Mais je t'ai fait une promesse. Mais je ne pourrais pas la tenir si je ne peux pas te faire confiance à ce sujet là. Parce qu'il ne s'agit ni de moi, ni de toi. »

J’avoue que là, le premier reflexe c’était d’avoir peur. Elle n’était pas censée me parler de quoi. Mon cerveau essayait de démêler ce sac de nœud. Et pour le moment, tous les éléments que j’avais c’était que plus tôt dans l’après midi, Katarina avait vu Evan et Matthew, et qu’elle me cherchait. Et maintenant le fait qu’il s’était passé quelque chose d’asse important pour qu’elle soit dans cet état là. J’ai soufflé malgré moi un grand coup, avant d’hocher la tête. Oui j’acceptais de garder le secret….Il le fallait… Et puisque selon elle, il ne s’agissait pas de nous….garder le secret me serait facile non. ?

Je lui ai murmuré un « oui » pour lui dire de me raconter. Et à nouveau elle a pris une longue inspiration. J’étais pendu à ses lèvres, je me retenais presque de respirer, tellement j’avais peur au fond de moi.

« Je t'ai déjà parlé de Vitali, tu te souviens ? Je pensais qu'il était mort. Mais il ne l'est pas. Il est venu ici. Evan et Matthew l'ont trouvé. Je leur ai dit que je l'emmenais te voir. Mais j'ai menti. Je me suis servie de ton statut pour... Le protéger. Parce qu'il ne pouvait pas rester. »

Je l’avais écouté presque religieusement et ce qu’elle ‘ma dit a fait l’effet d’une bombe. J’ai lâché ses mains d’un seul coup, et le sourire crispé que j’avais deux minutes auparavant s’est transformé en bouche ouverte d’effroi, de colère, de stupeur. Je lui ai fait les gros yeux….. Et j’ai fini par lâcher ce qui me venait subitement à l’esprit.

-Oh mon Dieu !!! Oh mon Dieu !!!!

Je me suis levé d’un seul coup, et j’ai commencé à faire les cent pas, les deux mains jointes dans ma nuque en levant la tête. En général ça me calmait. Mais là je savais que ce serait peine perdue…. Elle venait tout simplement de me dire qu’elle avait fait entrer et sortir un étranger….comme dans un moulin…..alors qu’elle savait pertinemment comment ça se passait. Et le pire de tout, sans doute, c’est cette impression de coup de poignard planté en plein cœur. Elle s’était servie de moi. Pour protéger un type qu’on ne connaissait pas, que je ne connaissais pas. Elle avait menti aux gardiens. Pour qui ? Vitali…..je savais très peu de choses sur lui…..et je m’en portais relativement bien comme ça d’ailleurs. Et pourquoi ? C’était surtout ca la question majeure : pourquoi ? Pourquoi avait elle menti à Matthew et Evan sur ce qu’elle comptait faire ? Pourquoi n’était elle pas venue me chercher vraiment ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Je suis un peu revenu vers elle, me plantant devant elle, la suppliant du regard de me dire qu’elle plaisantait, que j’avais mal entendu.

-Dis-moi que tu n’as pas fait ça Katarina…..

Je la supplantais par ma taille d’ordinaire. Mais là c’était pire puisque j’étais debout et qu’elle était restée assisse. Mais face à son mutisme, j’ai compris qu’elle l’avait fait. Elle s’était servie de mon pouvoir pour faire entrer et sortir un inconnu à nos yeux. Et si je n’avais pour le moment pas perdu mon calme, là c’en était fini. Je me suis reculé, et j’ai crié.

-Oh putain de merde !

Je n’étais pas un homme qui avait pour habitude de jurer, ou d’être vulgaire. Mais là c’était sorti tout seul. J’étais furieux après ma femme, j’avais peur, terriblement peur. Qui sait ce qu’il avait vu ? Qui sait qui il était vraiment ? Elle avait mis en danger la communauté entière ! Et s’il avait été armé ? Et s’il avait tué quelqu’un ? Mais le pire de tout, c’est de penser qu’elle s’était mise en danger elle-même. Alors qu’elle portait notre fille. Notre sang !

J’avais définitivement perdu mon calme, je n’étais plus qu’un paquet de nerfs complètement hystérique.

-Katarina tu es devenue complètement folle ! Non mais qu’est ce qui t’es passé par la tête bon sang ?

D’ordinaire Katarina était pourtant une femme de tête, une femme qui réfléchissait. C’était absolument dingue de voir a quel point nos caractères semblaient s’être inversés. C’était moi le plus impulsif des deux pourtant….Matthew et Evan l’avaient vus ! Ils pensaient que j’étais au courant. Ils pensaient sans doute qu’il était encore là sans doute aussi ? Ils ne tarderaient sans doute pas à le dire à Aaron et Alexander quand ils reviendraient. Et elle n’avait pas choisi les meilleurs en plus.

-Evan et Matthew….Matthew passe encore, mais Evan….Oh nom de Dieu….Bravo Madame Jones, on est dans la merde jusqu’au cou ! Tu pouvais pas venir me trouver au lieu de faire ça dans ton coin ?

Je ne tenais vraiment plus en plus. J’essayais de réfléchir convenablement. Et je me suis décidé à tout d’abord condamner la porte. Je suis allé chercher un fauteuil que j’ai trainé jusqu'à la porte. Il fallait que personne ne puisse rentrer le temps que Katarina me dise tout ce qu’il s’était passé. Et après à moi de trouver une solution. Rapidement , très rapidement.

-J’ai une heure pour réparer tes bêtises….une petite heure même. Oh nom de Dieu….

Je venais de regarder l’heure. Il était déjà presque 16h30….A maximum 18 heures, je savais qu’ils rentreraient. Je n’avais donc plus qu’une petite heure avant de trouver une solution pour cacher à mes amis et co-leaders ce qu’avait fait Katarina….Même si ça me tuait intérieurement de leur cacher une chose aussi importante, il fallait que je le fasse. Pour ma famille.

Je me suis à nouveau planté devant elle, le regard assez mauvais, et la voix encore plus cassante que tout à l’heure. Elle venait de me blesser et de me trahir, alors que jamais je n’avais cru cela possible un jour. Je n’étais plus son mari, ou le père de son enfant. Elle avait maintenant en face d’elle celui que je pouvais être avec les nouveaux. Et je n’en avais même pas conscience réellement.

-Tu as dix minutes pour TOUT me raconter, et après tu vas dans notre chambre, et tu n’en sors plus jusqu'à ce que je revienne.
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Dim 13 Juin - 20:12

Je lui faisais confiance. Je lui avais toujours fait confiance jusque là. Je pensais simplement qu'il serait en mesure de comprendre ce que j'avais fait. Parce qu'il me connaissait et qu'il savait que je n'étais pas du genre à commettre des folies, du moins pas sans raison. Je n'étais pas une femme impulsive, ou encore totalement inconsciente. J'étais tout le contraire. Ce que j'avais fait, je l'avais fait parce que c'était nécessaire et surtout urgent. Je ne pouvais pas laisser Vitali comme ça. Cela aurait pu être catastrophique si je n'étais pas intervenue. Il ne devait surtout pas rester, faute d'être découvert. Je ne voulais pas risquer sa vie, et encore moins celles de toutes les personnes de la communauté. Son père pouvait décider de tous nous faire tuer d'un claquement de doigt. Je savais ce que cela aurait impliqué qu'il reste ici. Et Eden... Pauvre Eden ! Je ne voulais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit par ma faute. Après tout elle était encore plus en danger que Vitali. Elle était un moyen de pression parfait pour son père. Il pouvait l'utiliser contre Vitali n'importe quand. C'était pour toutes ses raisons que je l'avais aidé à repartir en toute discrétion. Personne ne devait savoir. Personne d'autre que moi et... Moi. Je l'ai réalisé à la seconde même où j'ai vu le visage d'Ethan changer de couleur. À cet instant j'ai su que j'aurais dû mentir. J'aurais dû trouver quelque chose d'autre à lui dire. Quelque chose qui soit futile, sans réelle importance. J'aurais dû...

J'ai eu un sursaut quand il s'est mis à crier. Il a lâché mes mains et il s'est levé d'un coup, assez brusquement. Il était blême. Pire que blême. Le sang avait quitté son visage d'un seul coup. Je l'ai regardé faire les cents pas, et je me suis rendue compte que moi aussi, je n'avais plus une seule goutte de sang dans le visage. Il essayait de se calmer, je le voyais. Mais au fur et à mesure, je voyais qu'il s'énervait de plus en plus. J'aurais pu lui annoncer que je le quittais il n'aurait pas réagi différemment. Je suis restée muette quand il est revenu vers moi. J'ai dû lever les yeux vers lui. J'étais assise, et lui debout. Inutile de dire que je me sentais misérable à côté de lui. Je me suis contentée de le regarder d'un air lointain quand il m'a posé une question qui n'attendait aucune réponse. Il savait très bien quelle était la réponse. Il savait. Oui, j'avais aidé Vitali. Oui, j'avais aidé un étranger à entrer et à sortir sans le moindre problème. J'ai sursauté quand il a crié. Enfin, juré, plutôt. Ça faisait un drôle d'effet de l'entendre être grossier. Et le plus dur à encaisser, c'était de savoir que tout ça m'était adressé. Je n'ai même pas osé répondre. Pour dire quoi de toute façon ?

Je n'ai pas dû bouger d'un millimètre. J'ai ouvert la bouche pour répondre et je me suis finalement ravisée. Non, je n'étais pas devenue folle, non je n'avais pas perdu l'esprit. Simplement sur le coup je n'avais pas réfléchi, je m'étais simplement dit que le plus urgent était de dissimuler Vitali. Mais qu'aurait-il fait à ma place ? Je n'arrivais pas à prononcer le moindre mot. J'étais rendue muette par la surprise, et par la peur aussi. Ethan en colère avait toujours quelque chose d'effrayant. Surtout quand j'étais directement l'objet de sa colère. Il m'accusait même de n'avait fait attention à rien, d'avoir fait l'idiote dans mon coin. Je n'osais même plus le regarder en face. J'étais sujette à des coups de chaud, des coups de froids et j'étais bien contente d'être assise. J'ai relevé les yeux quand je l'ai vu trainer un fauteuil jusqu'à la porte pour la bloquer, là ça a été plus fort que moi, je me suis levée. J'étais complètement effarée par la tournure que prenait les choses. Il disait avoir une heure pour réparer mes bêtises. Je suis restée bouche bée. J'aurais pu tuer quelqu'un qu'il ne m'aurait pas traitée de façon différente. J'avais la sensation d'être une criminelle.

Et quand il s'est planté devant moi une fois encore, en me regardant de cette façon si froide, je me suis sentie défaillir. Et quand il s'est mis à me donner des ordres comme à n'importe qui d'autre, j'ai senti une telle colère monter en moi que j'ai fait la première chose qui m'est passée par la tête. Je l'ai giflé. Pour le faire taire, pour le faire changer d'attitude, pour le faire me regarder autrement. Ça n'avait pas été une petite gifle de rien du tout. J'ai dû prendre une profonde inspiration pour m'écarter de lui.

« Ne me parle plus jamais de cette façon tu entends ? Plus jamais ! »

Je me suis laissée tomber sur la première chose qui venait. À savoir, un ridicule fauteuil. Je n'arrivais plus à respirer. J'ai porté une main à ma gorge, comme si je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. J'ai failli me mettre à hurler. Mais étant donné que je n'avais aucun souffle cela m'était impossible. Je me suis contentée de passer mes bras autour de moi. Et je me suis penchée en avant, comme pour chercher à reprendre mon souffle. Et sans prévenir, je me suis mise à pleurer. D'abord silencieusement, jusqu'à ce que ma poitrine soit secouée par de violents sanglots. Bientôt je n'ai plus su me contenir et j'ai commencé à gémir doucement. Mes cheveux étaient tombés devant mon visage, si bien que je ne voyais plus rien. Et c'était très bien comme ça. J'ai dû pleurer très longtemps comme ça. Je n'osais pas bouger. Par contre, j'ai osé crier. Hurler.

« Va-t-en ! Va-t-en ! Fiche le camp, laisse moi tranquille ! Va régler tes petits problèmes ! Fiche le camp ! Sors d'ici ! Dégage, fiche le camp ! »

J'ai continué comme ça pendant cinq bonnes minutes. Assise, là, à lui dire de s'en aller, de me laisser tranquille. Sans lui donner la moindre petite explication, alors qu'il me l'avait demandé.

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Lun 14 Juin - 14:48

Je n’attendais qu’une chose en cet instant. Qu’elle me parle. Que je connaisse toute l’histoire pour rapidement monter un « plan d’attaque ». Il fallait que je sache comment ils l’avaient trouvé, pourquoi Katarina était là, si d’autres personnes les avaient vus, comment il était ressorti…. Et qu’après je m’arrange pour que cela coïncide avec mon emploi du temps à moi. J’aurais été seul, ça n’aurait pas posé de problème. Mais je n’avais pas travaillé seul, je n’avais donc pas cette excuse là. Et cela nous aurait bien arrangé. Non là non….je ne savais pas très bien comment j’allais faire.
Ma femme avait fait rentrer quelqu’un, et l’avait fait sortir, sans qu’il ne soit interrogé, sans qu’on sache s’il était seul, si ses intentions étaient louables ou non. Katarina semblait croire que oui. Mais moi j’avais appris à me méfier de tout le monde. Je ne croyais plus qu’en une poignée de personnes. J’avais fini par m’endurcir ici. Parce que les épreuves m’y avaient encouragées, et parce qu’Alexander avait fait de moi son bras droit. Alors bien rapidement, j’avais commencé à entrevoir la réalité des choses et mes idéaux s’étaient presque tous évanouis. La seule chose en laquelle je croyais encore c’était en l’amour. Je m’impatientais, serrant mes poings. Katarina elle semblait avoir vu un fantôme. A la façon qu’elle me regardait, je savais qu’elle n’appréciait pas. Et pourtant, je devais vraiment être dans un état second, parce que je m’en suis moqué.


Seulement j’ai commencé à descendre sur Terre quand sa main est venue claquer contre ma joue. Une gifle sonore, qui fait mal. Aussi bien physiquement que moralement. Elle venait de me gifler, purement et simplement. Et ça ne faisait que renforcer malgré moi ce sentiment de trahison. Je ne voulais pas voir les raisons qui l’avaient poussé à faire ça. Ce que je voyais c’est qu’elle avait mis en danger la communauté entière. Et elle s’était mise en danger. Et si je l’avais perdue hein ?
Je ne m’étais pas senti aussi vexé depuis très longtemps. Mais elle devait l’être autant que moi, vu la façon dont je lui avais parlé et qu’elle réagissait.

« Ne me parle plus jamais de cette façon tu entends ? Plus jamais ! »

Elle n’y était pas allée de main morte. Ma joue me brulait, si bien que je me suis passé la main dessus en écarquillant les yeux et en ouvrant la bouche tellement j’étais stupéfait. Je l’ai regardé avec des yeux absents s’asseoir dans le fauteuil, et se tenir la gorge. J’avais l’impression d’être là sans être là. Je ne croyais pas du tout en ce qui venait de se passer. Sa violence….ce n’était pas elle….
Je lui avais parlé froidement oui. Comme a n’importe qui quand j’étais en colère oui…. Mais comment voulait elle que je réagisse autrement bon sang ? Tout ce que je retenais de l’histoire, c’était ce qu’elle avait fait….Je ne pouvais pas y croire, je n’y arrivais pas.
Si elle croyait que sa gifle suffirait à me calmer, elle venait de se tromper. Bien sur une partie de moi avait été ébranlée, et touchée par sa réaction. Après tout, elle venait d’éclater en sanglots. Mais j’étais comme aveuglé par ce que je ressentais. La communauté passait avant…..Alexander l’avait dit tellement de fois. Et je comprenais maintenant. Il ne s’agissait pas seulement de nous, mais de tout un tas d’innocents….. Et en agissant ainsi Katarina, venait en quelque sorte de faire rentrer le loup dans la bergerie.

Je me suis approché d’elle, pour tenter tout de même la calmer et de la faire parler. Malgré tout ce que je pouvais ressentir, c’était ma femme qui était la devant moi, en train de pleurer et de gémir. Ma femme qui pouvait à tout moment accoucher prématurément a nouveau.
Mais quand j’ai tenté de poser une main sur la sienne, elle m’a repoussé en hurlant.

« Va-t-en ! Va-t-en ! Fiche le camp, laisse moi tranquille ! Va régler tes petits problèmes ! Fiche le camp ! Sors d'ici ! Dégage, fiche le camp ! »

Pendant cinq minutes elle a hurlé, et je me suis reculé, n’osant même plus la toucher. Et plus elle criait et gémissait, plus je perdais patience. L’entendre me répéter inlassablement qu’elle voulait que je m’en aille, que je la laisse tranquille, que j’aille régler mes problèmes alors que finalement c’était à cause d’elle si nous en étions arrivés à cette situation. Si seulement elle m’avait parlé plus tôt, si seulement elle était venue me chercher, si seulement….
Alors comme pour faire écho à sa voix, je me suis mis à crier moi aussi. Enfin je ne criais pas vraiment, mais ma voix était plus haute que d’ordinaire.

-Ce ne sont pas mes petits problèmes. Ce sont nos problèmes Katarina. Nos problèmes à tous. Et ils sont loin d’être petits !!!

Je voulais qu’elle le comprenne. Pas par plaisir ou par méchanceté, juste pour qu’elle sache. Ce n’était pas des petits problèmes…. Et ça concernait la sécurité de la communauté entière. Elle savait pourtant qu’Alexander mettait un point d’honneur à ce que les protocoles soient respectées. On ne faisait pas ça de gaieté de cœur. Parfois on était même amenés à interroger et isoler des enfants de 14 ans….on le faisait pour la sécurité de chacun. Il y avait dans la communauté une quinzaine d’enfants, voire plus maintenant sans doute….Et c’était aussi pour eux qu’on était si vigilants.

Je n’avais pas un rôle facile, elle le savait pourtant. C’est des vies que j’avais entre les mains. Pas seulement la sienne. Même si la plupart du temps, je ne pensais qu’a elle, à sa sécurité….Elle était peut-être ma femme, et une amie, mais je savais qu’Alexander et Aaron allaient être fous s’ils l’apprenaient.

-Tu crois qu’Alexander et Aaron vont prendre en compte le fait que ce soit ton ami ce ….ce…Vitali…. ? Tu as fait rentrer et sortir un étranger Katarina !!! Et pour la première fois de ma vie, de notre vie j’ai l’impression que tu m’as utilisé.
C’était ça surtout. J’avais vulgairement l’impression qu’elle avait fait sa petite cuisine derrière mon dos. Utilisant mon nom, mon statut, mon influence. Et ça me faisait mal.

-Ce n’est pas un moulin et tu le sais Katarina. Je pensais que tu le savais pourtant….

Elle savait pourtant parfaitement comment cela se passait. L’isolement, les interrogatoires, les mises en gardes. Elle se souvenait pourtant des risques que ceux qui s’aventuraient dehors prenaient pourtant. Elle savait que depuis quelques temps nous soupçonnions quelque chose en plus. Des armes avaient disparus. La communauté entière était à cran. Je me posais pourtant des questions. Comment une telle chose avait pu arriver ?

J’avais fini par m’agenouiller à ses pieds, mais je ne la touchais pas. Ma voix était moins agressive, mois violente. Je cherchais juste des questions. J’étais toujours aussi énervé mais je me contenais. J’y arrivais plus facilement maintenant. Et je n’avais pas le choix si je voulais qu’elle me dise ce qu’ils ‘était passé.

-Evan et Matthew ne l’auraient pas vus….j’aurais facilement pu arranger cet incident. Mais là….comment veux ttu que je fasse Katarina ? Comment veux-tu ?

Je parlais presque pour moi-même. Sans attendre réellement de réponses en fin de compte. J’avais juste besoin de dire ces choses là. Je ne pouvais plus que me laisser aller par terre, les mains autour de ma tête, basculant ma tête en arrière pour demander au ciel de m’aider.

-Et en plus j’ai du insister pour que tu m’en parles. Qu’est ce qui t’arrive Katarina ? Bon sang dis-moi ce qui t’arrives ? Tu agis de manière tellement insensée….

J’ai fini par la regarder. Un peu plus tristement….Je me demandais ce qui l’avait poussé à mentir aux autres, mais surtout a me mentir à moi. Si je n’avais pas insisté comme je l’avais fait, elle ne m’aurait sans doute rien dit. Et je n’ose imaginer les conséquences. Je ne sais pas du tout quelle pouvait être la réaction de mes co leaders mais je la redoutais. Après un long et profond soupir, j’ai fini par lui demander de l’aide.

-Tu as une idée de comment se sortir de tout ça ? Parce que moi non…

J’avais beau tourner et retourner le problème dans ma tête, je ne savais pas comment masquer cette affaire…aussi rapidement….
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Lun 14 Juin - 16:55

Je l'avais giflé tellement fort que ma main continuais de me bruler. Tout comme ma gorge d'ailleurs. Ça me faisait le même effet que si j'avais avalé cul sec une gorgée d'alcool à 90°C. C'était la première fois qu'il me traitait de la sorte et j'avais du mal à m'en remettre. Il m'avait hurlée dessus, m'avait parlé comme à une moins que rien et quelque chose me disait que si je n'avais pas été enceinte, il m'aurait secouée comme un poirier. Je n'étais pas idiote, j'avais bien vu qu'il se retenait. À la façon qu'il avait de s'en prendre à moi, j'avais l'impression d'être la pire des criminelles. Résultat ? J'étais certainement à deux doigts de m'évanouir, et pour de bon. S'il n'y avait pas eu cette chaise c'est par terre que je serais tombée, je n'aurais peut-être même pas cherché à me rattraper à quelque chose. Pour la première fois depuis très longtemps, j'avais envie qu'il s'en aille. Je ne voulais pas qu'il reste près de moi. Tout ce que je voulais là, c'était qu'il disparaisse. Je ne voulais même pas qu'il me touche. En temps normal, un contact physique suffisait à me calmer. Là, son contact m'avait fait avoir un mouvement de recul incontrôlable, comme si je m'étais brulée. Je me suis rendue compte qu'il reculait, et pendant une seconde j'ai cru qu'il allait céder et partir en claquant la porte. Mais non, il s'est contenté de rester planté devant moi, comme un imbécile.

J'ai consenti à relever la tête quand il a recommencé à crier. En ce qui me concerne, j'ai cessé de hurler, mais les larmes continuaient de couler sur mes joues, en silence. J'avais le goût salé de mes larmes en bouche. Je me suis contentée de déglutir lentement. Et je tremblais comme une feuille, les mains crispées sur la laine de mon pull. J'ai froncé les sourcils quand je me suis rendue compte du mépris qu'il y avait dans sa voix quand il a parlé de Vitali. Ce ton là, il pouvait bien se le garder ! Je l'ai regardé avec un air profondément choqué quand il m'a accusé de l'avoir utilisé. L'utiliser ? Mais pour quoi faire ? S'il parlait du fait que j'avais dit que j'avais dit à Evan et Matthew que j'emmenais Vitali le voir, il faisait une grossière erreur. J'avais agi dans l'urgence, je n'avais pas réfléchi. Je savais qu'Alex et Aaron étaient sortis, et du coup dieu sait ce qu'auraient fait Evan et Matthew de Vitali. Et puis il était censé être mort, j'avais simplement été surprise de le trouver là ! Mais ça il n'y avait même pas pensé. Tout ce qu'il voyait, c'était que j'avais fait rentrer un étranger dans sa précieuse petite communauté. Je l'avais connu beaucoup plus tolérant. Je n'ai pas bougé quand il s'est assis par terre, devant moi. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que j'allais me jeter à ses pieds en bafouillant des excuses stupides ? Là, il se mettait le doigt dans l'œil. Je n'avais pas l'habitude de ramper pour m'excuser. D'autant plus que j'avais la conscience tranquille.

J'ai secoué la tête en soupirant. Non, je n'agissais pas de manière insensée. Si j'avais agi de cette façon, c'était parce que je savais très bien comment lui, il allait réagir si je lui parlais. Exactement comme il l'avait fait. Et encore quelque chose me disait que la crise n'était pas encore passée. Quand il a fini par se taire, je me suis levée. Je suis restée debout à le regarder pendant deux minutes, et puis je me suis détournée et je suis retournée sur le canapé.

« D'abord, sache que je n'ai pas besoin de toi pour régler mes problèmes, qu'ils soient grand ou petits. J'ai fait entrer Vit' et je l'ai fait ressortir toute seule. Je peux très bien aller voir Alexander et Aaron toute seule. Je suis une grande fille, je n'ai pas besoin que mon mari me chaperonne. »

Qu'est-ce qu'il croyait ? Que je n'étais pas capable de m'en sortir toute seule ? Mais pour qui est-ce qu'il me prenait ? Je pouvais très bien régler ça toute seule. J'étais une adulte, je pouvais très bien faire face à la colère d'Alexander toute seule. Encore que lui n'était pas du genre à me hurler dessus comme venait de le faire Ethan. J'étais capable de me justifier toute seule. Et puis je n'avais tué personne, nom de dieu ! Et Vitali non plus, il nous avait amené des vivres !

« Ensuite, pour ta gouverne, Vitali est venu nous apporter des vivres. Toi qui étais si occupée en réserve, tu ne t'es pas demandé d'où sortait cette vingtaine de conserves ? Elles ne sont pas apparues là grâce au Saint Esprit ! Et Vitali compte revenir avec des médicaments et du lait en poudre pour Emma et ta fille. Il n'est pas venu visiter les lieux. »

Eh non, Vitali n'était pas venu faire du tourisme. Et en plus, il était venu nous prévenir que son père savait où nous trouver, et qu'au besoin il pouvait décider de nous rendre une petite visite de courtoisie. Et tout ce qu'Ethan voyait, c'était que j'avais pris ce qu'il pensait être une mauvaise initiative, sans lui en parlant. Mais je n'étais pas non plus obligée de lui faire un compte rendu de mes moindres faits et gestes. Nous étions mariés, certes, mais cela ne lui donnait pas le droit de se comporter d'une façon pareille avec moi.

« Et je suis peut-être ta femme, peut-être celle qui porte ton enfant, mais ça ne te donne pas le droit de te comporter avec moi comme tu viens de le faire. Et je te signale que tu es assez mal placé pour me reprocher mes erreurs. »

D'accord, ça c'était petit. Mais après tout ce qu'il venait de me balancer en pleine figure, c'était mérité. Il l'avait cherché. J'ai essuyé mes yeux avec ma manche, et je me suis recomposé un visage. À nouveau j'évitais soigneusement de le regarder.

« Tu sais quoi ? Je crois que tu n'en as rien à faire que j'ai transgressé les règles de la communauté. Là, ce qui te rend malade c'est de savoir que j'ai revu une personne à laquelle je tiens énormément. Tu es jaloux. Simplement jaloux. Parce que tu ne connais pas Vitali. »

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Mer 16 Juin - 18:27

J’étais toujours aussi furieux contre ma femme. Même si j’essayais vraiment de ne pas perdre le contrôle de moi-même, parce que je connaissais mes limites. Son comportement n’était pas celui que je lui connaissais. Elle agissait rarement sur un coup de tête. Et là c’est l’impression que j’avais. Elle avait agi sur un coup de tête, sans penser aux conséquences de ses actes. J’avais une multitude de raisons en tête à lui fournir pour lui prouver que ça ne lui ressemblait pas. Mais elle niait.

J’aurais sans doute fini par la secouer si elle n’avait pas été enceinte, ou fini par m’en prendre au mobilier si je n’avais pas eu peur qu’elle se remette à pleurer. Parce que je ne supportais pas ses larmes. Et j’avais peur que tout ça finisse par causer à nouveau des contractions. J’aurai pu me calmer si elle n’avait pas à nouveau ouvert la brèche. Je lui demandais seulement de l’aide pour qu’on trouve une solution ensemble. Et elle tout ce qu’elle faisait, c’était monter sur ses grands chevaux.

« D'abord, sache que je n'ai pas besoin de toi pour régler mes problèmes, qu'ils soient grand ou petits. J'ai fait entrer Vit' et je l'ai fait ressortir toute seule. Je peux très bien aller voir Alexander et Aaron toute seule. Je suis une grande fille, je n'ai pas besoin que mon mari me chaperonne. »

Vit’ ? Vit’ ? Depuis quand elle donnait des surnoms ? Non mais….je nageais en plein rêve là….. Et puis, depuis quand nous n’avions pas besoin l’un de l’autre ? Moi j’avais besoin d’elle. Jamais je n’aurais fait une chose aussi insensée, jamais !!! Et elle pensait vraiment qu’Aaron et Alexander sauteraient de joie quand elle leur apprendrait tout ça ? Moi j’en doutais très fortement….Ils le prendraient sans doute aussi mal que moi. Surtout venant de quelqu’un en qui ils pensaient pouvoir avoir confiance.
Alors si elle le prenait comme ça, qu’elle les règle les problèmes qu’elle avait crée. Moi je ne voulais pas mentir ! Je l’aurais fait pourtant….si elle était venue me trouver depuis le début. Là je ne voulais pas mentir, alors que je me sentais trahi et utilisé.
Alors que deux minutes avant, je commençais à me calmer, et à vouloir essayer de trouver une solution de manière adulte avec ma femme. Là elle venait encore une fois de me fermer la porte au nez. Alors j’ai pris un ton plus dur, plus hautain.

-Hé bien vas y !!! Allez-y Madame Jones….Si tu penses que tu pourras plaider ta cause sans qu’Aaron et Alexander ne me fassent de reproches. De toute façon je ne sais pas du tout comment leur cacher le fait que tu aies fait entrer et sortir cet homme sans tuer Evan ou Matthew….

Parce qu’il ne s’agissait pas que d’elle, il s’agissait aussi de moi. J’étais un leader. Et j’étais responsable de tout le monde ici…. J’étais le seul présent quand cela avait eu lieu…. Mais bien sûr je n’étais pas vraiment fautif. Là Evan et Matthew risquaient de se voir refuser sérieusement de continuer à travailler à ce poste là. La seule zone d’ombre c’était ce qu’on allait dire à Katarina. Bien sur, j’étais furieux contre elle, mais je savais que je la défendrais. Parce que c’était ma femme et que je l’aimais.
Si elle était venue me voir, si seulement…..
Maintenant comment cacher ça à mes amis, et comment convaincre Evan et Matthew de se taire. Quelle raison leur donner pour que jamais les autres l’apprennent ?

« Ensuite, pour ta gouverne, Vitali est venu nous apporter des vivres. Toi qui étais si occupée en réserve, tu ne t'es pas demandé d'où sortait cette vingtaine de conserves ? Elles ne sont pas apparues là grâce au Saint Esprit ! Et Vitali compte revenir avec des médicaments et du lait en poudre pour Emma et ta fille. Il n'est pas venu visiter les lieux. »

Visiblement, Katarina n’en avait pas fini avec moi…Et franchement c’était le pompon là….On avait l’impression qu’elle parlait du sauveur de l’humanité. Oh mon dieu….il avait ramené des conserves, une vingtaine….et il allait ramener des médicaments. Non mais….Et qu’est ce que faisait Liam, Alexander, Aaron et les autres hein ? Ce n’est pas ce qu’ils faisaient presque quotidiennement hein ? Combien n’étaient jamais revenus d’ailleurs ? Ca me mettait en colère de voir qu’elle oubliait tout ca. Les fois où j’avais pris des risques pour la communauté toute entière. Complètement aveuglé par l’effort de Vitali…
Et puis j’ai serré les poings quand elle a dit qu’il ramènerait du lait en poudre pour ma fille. Comme si ça allait me calmer ou m’attendrir. C’était ma fille à moi, c’était à moi de trouver de quoi la nourrir. Alors forcement j’ai haussé le ton.

-Ha ! Sous couvert qu’il t’a promis de ramener du lait en poudre pour Lena c’est un sauveur. Et je devrais le remercier a genoux c’est ça ? Je n’ai besoin de personne pour trouver de quoi nourrir ma fille !!!

Au moins le message était passé. Je me fichais pas ma de ce Vitali. Et je voulais qu’elle arrête de voir le sauveur de ces dames en lui. Qu’elle voit les choses comme moi, c’est tout ce que je demandais. Elle avait amené un étranger dans la communauté en le laissant filer sans qu’on ait eu le temps de l’interroger. Ce n’était quand même pas grand-chose à avouer tout de même. Et qui nous disait que ses intentions étaient bonnes hein ?

Nous nous toisions du regard. Je la supplantais par la taille, mais nous semblions à égalité en matière de colère. J’étais en colère mais elle l’était aussi.

« Et je suis peut-être ta femme, peut-être celle qui porte ton enfant, mais ça ne te donne pas le droit de te comporter avec moi comme tu viens de le faire. Et je te signale que tu es assez mal placé pour me reprocher mes erreurs. »

Je l’ai regardé en écarquillant les yeux. Et j’ai senti les larmes monter peu a peu. Elle venait de me blesser au plus profond, me rappelant sans ménagement les épreuves que nous avions vécues, les erreurs que j’avais fait. Oui j’avais fait des erreurs, mais j’en avais payé le prix. J’avais souffert pour ca….j’avais essayé de tirer des leçons de ces erreurs, et j’avais réussi. Alors l’entendre me faire des reproches aussi facilement ne pouvait que me blesser. Mais c’était sans doute son but. Me faire du mal comme je venais surement de lui en faire. Si elle, elle essuyait les larmes qui coulaient encore le long de ses joues, les miennes venaient seulement de vouloir couler. Ma femme, celle que j’aimais, ne m’aurait jamais parlé comme ca…..
Je n’étais plus seulement en colère, j’étais blessé. Alors ma voix est devenue sans doute agressive. Mais je ne pouvais faire autrement.

-Oui Katarina, tu es MA femme. MA femme et pas la sienne ! Et je me comporte avec toi comme ça parce que tu m’as utilisé ! Et tu allais me mentir alors qu’on s’était promis de ne plus rien se cacher. C’est bas Katarina…tellement bas….Oui j’ai fait des erreurs que je regretterais toute ma vie, mais je suis là. Et je t’aime comme un fou, je donnerais ma vie pour toi, mais, mais, mais….

Là je pleurais carrément, mais elle semblait s’en moquer….Jamais je n’aurai pensé que nous puissions à nouveau nous disputer. Mais c’était elle la responsable. J’avais promis de ne plus rien lui cacher, et je tenais ma promesse. Je ne lui cachais plus rien, je lui disais tout, même si parfois je savais que j’aurais du lui cacher certaines choses. Mais j’avais besoin d’en parler à quelqu’un. Et je croyais que c’était réciproque. Mais je m’étais trompé…. Elle avait voulu me cacher la visite de Vitali….

« Tu sais quoi ? Je crois que tu n'en as rien à faire que j'ai transgressé les règles de la communauté. Là, ce qui te rend malade c'est de savoir que j'ai revu une personne à laquelle je tiens énormément. Tu es jaloux. Simplement jaloux. Parce que tu ne connais pas Vitali. »

Je pleurais, et tout ce qu’elle trouvait à faire c’est de m’enfoncer encore plus. C’était comme ca que je ressentais les choses. Non je ne connaissais pas Vitali ! Et c’était bien ça le problème. Il était venu ici, il aurait pu croiser n’importe qui. Des enfants…..des personnes fragiles… Il aurait pu leur faire du mal.

-Mais bon sang Katarina….et si quelqu’un en profitait pour nous mettre tous en danger.

Mais il aurait pu surtout lui faire du mal à elle. Et a Lena….. Et ça….c’était plus que mon cœur ne pouvait en supporter. Pour moi elle avait agi inconsciemment. Et prétendre que j’étais jaloux c’était vraiment tout bonnement ridicule. Je n’étais pas jaloux….. Je ne connaissais pas cet homme, alors il était normal que je m’en méfie….N’importe quel homme sensé aurait réagi comme moi de toute façon, je le savais….

-Je ne suis pas jaloux !!!! Je veux juste que tu comprennes que je ne connais rien de ce Vitali. Rien ! Comment veux tu que j’ai confiance en lui ? Je ne veux pas qu’il vous arrive quelque chose Katarina, je ne le supporterai pas !

Je me suis alors approché d’elle, repoussant la chaise qui me barrait la route, et je me suis planté devant elle, son menton pris entre mes doigts. Je voulais qu’elle me regarde.

-Pourquoi tu n’es pas venue me voir au lieu d’agir seule ? Pourquoi Katarina ???
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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Mer 16 Juin - 19:41

« Mais qu'est-ce que tu crois ? Que je ne suis pas capable de régler ça avec Alex et Aaron ? Je suis parfaitement capable de me défendre toute seule, même si je sais très bien que tu ne pourras pas t'empêcher de le faire. Je sais ce que j'ai à faire. Et tu sais ce qui est le plus triste ? Je vais devoir trahir la promesse que j'ai fait à Vit' pour la tienne. Et crois moi, ça me crève le cœur d'être obligée de choisir ! Il me fait confiance ! »

Il me fait confiance... Je lui avais promis que son secret serait bien gardé, que personne ne serait au courant. Et bêtement, je m'étais dit qu'Ethan serait en mesure de le comprendre. Mais apparemment, il n'avait pas prévu de laisser passer ça. J'avais presque l'impression qu'il trouvait ça jouissif de dénoncer Vitali. Moi ça ne m'amusait pas du tout d'avoir à choisir entre mon mari et mon ami d'enfance. J'avais fait une promesse aux deux et peut-être que cela avait été une erreur. Mais je ne pouvais pas dire à Vitali que j'avais l'intention de dire à tout le monde qu'il était venu. Il avait pris assez de risques comme ça. Mais ça, Ethan ne s'en rendait pas compte. Qu'est-ce que j'étais censée lui dire pour qu'il les calme ? Tout ce que je disais ne faisait que l'énerver davantage. Peut-être parce que je n'étais pas très détendue moi non plus. Mais il m'avais rendue complètement folle avec ses questions. J'étais déjà assez nerveuse avant qu'il ne vienne me trouver et j'avais eu l'impression qu'il avait jeté de l'huile sur le feu. Et il continuait, encore, et encore, et encore. Du coup moi aussi j'ai riposté. Je lui ai balancé en pleine figure tout ce que je pensais. J'avais dû être un peu plus dure que ce que je voulais. Je devais lui donner l'impression d'être en totale admiration devant Vitali. Mais je voulais qu'il réalise que Vitali n'était pas la bête dangereuse qu'il croyait. Certes il n'était pas superman non plus, mais ce qu'il faisait pour nous c'était déjà exceptionnel.

« Je ne demande pas de le remercier à genoux ! Je te demande juste de voir ce geste comme ce qu'il représente vraiment ! Vitali nous tend la main, il veut nous aider. Ce serait bien mal venu de ta part de lui cracher dessus ! Je sais très bien que tu es capable de quoi nourrir ta fille, mais ça ne veux pas dire que tu dois rejeter toute forme d'aide. Il essaie de nous aider, c'est tout ! »

J'ai secoué la tête. Parfois Ethan était si borné que c'en était fatiguant. C'était terrible pour moi de me dire que mon mari pouvait en venir à détester mon meilleur ami. Ethan était debout devant moi à me fixer, et j'avoue que pour le moment cela ne me faisait ni chaud ni froid. Il me regardait d'un air mauvais, et même si cela me touchait, je n'en montrais rien. Pas encore. Je refusais de perdre la face. Il fallait qu'Ethan redescende sur terre, et plus vite que ça. Du coup, j'ai dit la première chose qui m'est passée par la tête. Une chose vraiment très méchante. Quand j'ai vu son visage changer de couleur, je me suis rendue compte que je venais d'être odieuse. Mais c'était trop tard pour regretter. J'ai fait mine de ne pas me soucier de ses larmes, même si au fond cela me crevait le cœur. Je n'avais pas le droit de lui reprocher les erreurs qu'il avait faites. Il se le reprochait suffisamment. J'avais été impulsive, je n'avais pas réfléchi à ce que je disait.

« Si je ne voulais rien te dire c'était parce que je savais pertinemment que tu allais réagir de cette façon. Je t'ai demandé une faveur, garder un secret. Mais tu ne pas le faire, n'est-ce pas ? Parce que tu détestes Vitali alors que tu ne sais rien de lui. »

Ça a été plus fort que moi, j'ai ri quand il a dit qu'il pourrait nous mettre tous en danger.

« Il est venu nous prévenir, aussi. Le type qui gère le mauvais côté de la ville sait où nous sommes, et depuis un moment, même. Ce type c'est son père. Et son père c'était l'associé du mien. Excuse moi si j'ai des raisons d'être secouée en plus ! »

J'avais dit beaucoup de choses en une seule phrase. De une, il pouvait haïr Vitali plus encore. De deux, il pouvait me considérer du même côté qu'eux, à cause de ce que Vitali pensait savoir au sujet de mon père. Mais moi vivante, Alexeï Kuryenko ne pouvait pas faire partie de la mafia russe. J'ai pris une profonde inspiration.

« Je ne te demande pas de lui faire confiance Ethan. Je te demande de me faire confiance. Je connais Vitali depuis que j'ai cinq ans Ethan. Il a toujours été comme un frère pour moi. Il ne me fera jamais, jamais, JAMAIS de mal. »

Aujourd'hui encore il essayait de me protéger, de m'aider du mieux qu'il le pouvait. Apporter du lait et des médicaments, ça signifiait beaucoup pour moi. Même si je savais très bien qu'Ethan ferait n'importe quoi pour moi et sa fille, je trouvais le geste de Vitali touchant. Ethan a dégagé la chaise qui lui barrait la route pour s'approcher de moi. Il a pris mon visage entre ses mains, un peu plus brusquement que d'habitude, mais je n'ai pas cherché à me dérober.

« Je ne pouvais pas. Vitali était là, j'étais dans l'urgence de la situation. Et si j'étais venue tu ne l'aurais jamais laissé repartir. Tu le sais. Or il ne pouvait pas rester. Il risque sa vie pour nous. Il a une famille lui aussi. Ne me demande pas de sacrifier la sienne, Ethan. Je ne suis pas venue te voir, parce que je ne pouvais pas. Je ne te demande pas d'approuver, je te demande de comprendre. »

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MessageSujet: Re: Who the F**** is Bartholomew Cubbins? ( Katarina)   Jeu 17 Juin - 17:34

Le ton montait de plus en plus entre moi et Katarina. Parce qu’elle me mettait hors de moi. Parce qu’elle aurait aimé que j’encaisse sans rien dire des nouvelles comme celles qu’elle venait de me donner. Pourtant elle me connaissait. Elle le savait pourtant que je réagirais comme ça non ? Elle savait comment j’étais !!! Je ne supportais pas qu’elle me mente, je ne supportais pas non plus qu’on se serve de moi.

Et elle, tout ce qu’elle voyait c’était ce Vitali….Ce qu’il avait fait pour nous soi disant….Personnellement j’avais du mal à croire qu’il n’avait pas une intention derrière la tête. Il y avait tant de questions qui me taraudaient…… Mais j’étais trop furieux contre Katarina pour les poser, pour me les poser. C’était la première fois que je lui en voulais vraiment. Même quand elle m’avait quitté, je ne lui en avais pas voulu. J’étais malheureux oui, mais je comprenais que je l’avais blessée. Là, je me demandais ce que j’avais fait pour qu’elle trouve que je ne faisais pas assez pour elle ou pour ma fille. S’il fallait trouver du lait en poudre, j’en trouverais. Même si j’aurais préféré qu’elle allaite, j’acceptais son choix….Et je ferais mon maximum pour que ma fille ne manque de rien.

Je me demandais aussi ce que j’avais pu faire pour qu’elle pense que je ne méritais pas d’être prévenu. Je me sentais tellement rejeté par ma femme. Ca faisait si mal…. Mais ca elle ne semblait pas le comprendre…. Alors que moi je pouvais arriver à comprendre qu’elle appréciait ce qu’il avait fait. Oui….même si je me sentais rabaissé, je pouvais comprendre.

Ce que je n’arrivais pas à comprendre c’était qu’elle semblait n’avoir pas assez confiance en moi pour me dire les choses. Elle n’était pas venue me voir quand Matthew et Evan avaient ramené Vitali…Elle avait mis plus d’une heure à m’avouer pourquoi elle avait prétendu me chercher. Et encore…elle l’avait fait parce que j’avais insisté. Et puis…prétendre qu’elle n’avait rien voulu me dire parce qu’elle savait que je réagirais ainsi me rendait encore plus furieux. Oui elle m’avait demandé de garder un secret, oui j’aurais pu le faire….Mais je me sentais rejeté et manipulé. Ce n’était pas que je n’aimais pas Vitali mais…. Comment voulait elle que j’apprécie quelqu’un que je ne connaissais pas ? Je ne savais pas qui était cet homme. Je savais seulement que Katarina le connaissait depuis sa plus tendre enfance.

Et puis je lui ai parlé du fait qu’elle ait pu se mettre en danger, et au lieu de me rassurer, elle m’a ri au nez…. Et ça….comment voulait elle que je ne le prenne pas mal. Elle se fichait pas mal que je puisse m’inquiéter pour elle. Et ca me brisait le cœur.

Et puis quand elle a commencé à me parler de la raison de la venue de Vitali, je suis resté bouche bée. Ce qu’elle me disait était juste énorme….Et finalement je comprenais qu’elle puisse se sentir bouleversée. On était menacés. On le sentait depuis quelques semaines, mais maintenant qu’elle m’en donnait une preuve tangible, je ne pouvais que m’en sentir encore plus nerveux. J’ai à peine compris ce qu’elle me disait ensuite sur son père…. Mon cerveau était fixé sur le fait que nous courrions tous un danger…Et franchement je ne me voyais pas cacher ça longtemps à Aaron et Alexander….la nouvelle était trop importante…

Elle voulait que j’ai confiance en elle…..En général j’avais confiance en elle. Aveuglement….mais pour ça…..je n’y arrivais pas. Je me sentais tellement trahi que je n’avais que ça en tête. Et quand elle s’est décidée à répondre à ma question, ma colère ne s’était toujours pas éteinte. J’avais bien sur envie de la serrer contre moi, mais d’un autre côté elle me rendait fou…. Elle ne cessait de prendre sa défense à lui…..à mon détriment à moi ! Au détriment de son mari !!!

-Tu ne veux pas sacrifier sa famille, mais la tienne ça ne te dérange pas ?

Mais je me suis un peu radouci quand même. Même si mes paroles venaient d’être assez dures, je voulais qu’elle comprenne a quel point ses actes me faisaient me sentir rejeté. Elle voulait que je comprenne tant de choses, mais elle ne cherchait pas à me comprendre moi !

-Tu ne veux pas trahir un »ami »que tu as depuis ton enfance, mais ça ne te dérange pas de trahir ton mari….. Bravo Katarina….

Je ne demandais que ça qu’on se comprenne…. Mais c’était peine perdue…. Je ne voulais pas comprendre pourquoi elle me rejetait. Parce que ça me faisait tellement mal….Elle, elle voyait le beau côté des choses, mais moi je voyais le versant dangereux de l’iceberg. Je ne voyais que ça en fait. Encore plus depuis qu’elle m’avait dit que quelqu’un nous voulait du mal à nous tous.

-Et non je ne comprends pas ! Et je ne veux pas comprendre Katarina !!! Tu m’as trahi !!! Tu t’es mise en danger ! tu as mis ma fille en danger !! Bon sang ! Comment veux-tu que je comprenne ?

Au moins c’était dit !! Une dernière fois !!!

J’ai fini par abandonner la partie. On perdait du temps….à se disputer alors que j’avais raison. Il fallait que j’agisse. Alors j’ai replacé le fauteuil à sa place et je me suis à nouveau approché d’elle. J’essayais d’adopter un ton plus doux.

-Allez….je te le le redis plus gentiment cette fois…. Katarina va dans notre chambre et laisse-moi arranger les choses. Je reviendrais te chercher quand j’aurai réglé le problème.

Mais alors que je pensais qu’elle m’aurait écouté - même si je me doutais qu’elle le ferait en râlant ou en pestant-elle s’est plantée devant moi, une main sur son ventre et un doigt pointé sur ma poitrine. Et elle m’a dit en criant que je pouvais aller faire ce que je voulais, qu’elle s’en fichait, mais qu’il ne fallait pas que je compte dormir dans notre chambre cette nuit. Elle venait tout simplement de me dire d’aller me chercher un endroit où dormir….ailleurs que notre chambre. Je suis resté interloqué, mais je me suis dit que je réglerais le problème plus tard, alors je suis parti sans un mot. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire. On verrait sur le moment… Et j’avais cinq minutes pour décider.
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