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 Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)

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MessageSujet: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Dim 20 Juin - 15:36



Cela faisait quelques mois déjà que je m'étais arrêter dans le quartier d'Hamilton Heights, il y avait encore pas mal de demeures en bon état mais surtout surtout tout un tas de matos à récupérer à droite à gauche, suffisait de chercher un peu et de prendre le temps d'inspecter et ramener jusqu'à l'endroit que j'avais trouver pour le planquer.
Un grand loft au rez de chaussé d'un immeuble qui avait pas mal souffert (l'immeuble ) mais pas le loft, de l'extérieur on aurait dit une ruine mais en fait lorsque j'avais passé la grande porte en métal pour la première j'avais été surprise de voir qu'il tenait encore debout et que presque rien n'était cassé. Bien sur le temps avait fait son oeuvre et les araignées, ces petites bêtes avaient prit un malin plaisir à envahir les lieux mais après une petite exploration de l'appartement, du bâtiment j'avais trouver que c'était parfait pour moi. Le voisinage n'était pas trop bruyant et encore moins hostile et donc je m'y étais installer. Cette grande porte en métal était une sécurité de plus pour moi qui devait y passer seule mes nuits mais surtout le cadenas qui s'y trouvait, même quand je m'en allait j'étais tranquille, personne ne pourrait venir s'introduire dans cet appartement dont j'avais fait mon atelier de bricolage et mes lieux de vie.

J'avais même réussit à trouver un petit groupe électrogène qui me permettait de faire un peu de soudure, pouvant ainsi remettre pas mal de choses en état, fouillant les décombres, les maisons, les appartements j'emmagasinais pas mal de matériel et je pouvais donc bosser tranquillement sans rien craindre de personne ou presque. Cela ne m'empêchais de fermer ma porte durant la journée et de garder à porter de main un pistolet, un beretta 92 pour être plus exact que j'avais réussit à récupérer les jours suivants les bombardements ainsi que pas mal de munitions et d'ailleurs en général j'arrivais à en troquer contre des services et cela était bien pratique, inimaginable le nombre de munitions qu'on pouvait encore trouver en circulation. Et puis de toute façon j'avais aussi mon couteau, un peu grand d'après moi, mais c'était une arme qu'utilisait les marines des Etats Unis juste que je n'étais pas habituer à m'en servir, donc c'était juste une arme défensive espérant juste faire peur à mes agresseurs si jamais j'en croisais, bien sur je savais m'en servir mais c'était quand même bien moins pratique qu'un beretta. Donc je m'en servais plus pour bosser qu'autre chose.

J'avais rendu pas mal de services déjà depuis mon installation ici et parfois des gens venaient me voir envoyer par d'autres personnes mais je restais toujours méfiante car je savais qu'une personne comme moi pouvait avoir des ennuies avec les gens du milieu. Mais comme je n'étais pas du genre à vivre dans la crainte je continuais ma petite vie tranquille, vivant au jour le jour espérant être toujours en vie le lendemain.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Dim 20 Juin - 17:22

    Un nouveau jours se lève sur la planète Terre, l'on va encore pouvoir s'amuser car ici rien n'a plus d'importance, non, rien, absolument rien. Pourtant, moi j'avais un objectif, un but, unique, savoir, savoir si ma nation était encore debout, savoir si ces derniers m'avaient abandonné où simplement perdu de vue. Malheureusement, sans internet ni émetteur-récepteur longue distance, je n'avais aucune chance mais alors aucune de le savoir.
    Ainsi, depuis ma présence à New-York, j'avais commencer à chercher comment faire. C'est un pauvre dealer un peu parias qui me l'appris, je lui avait demander s'il savaient ou trouver une personne pour ce genre de boulot, il m'a indiquer une dénommé Emilie, une junky a qui il vendait des doses. Je l'avais remercier d'un coup de lame dans la gorge, histoire de lui trancher la carotide et toute envie de raconter à qui que se soit mes recherches personnels.
    Ainsi j'avais un prénom, Emilie, et une adresse, un immeuble dans Manhattan, au niveau du quartier de Hamilton Heights. J'étais ainsi parti lorsque la lune était pleine histoire d'avoir la meilleur visibilité possible. J'avais marché pendant toute la nuit d'un pas sûr mais alerte, comme d'habitude quand je sortais du camps, j'avais pris mes armes et choisit une tenu. Je n'étais pas ce que l'on peu appeler un homme coquet, mais j'avais opté pour la chemise bleu délavé avec trace de brûlure, jean noir avec options déchirure aux niveaux des genoux et une sorte de manteau assez fin, probablement en lin, noir aussi, qui m'arrivais jusqu'au genou et qui était il faut le reconnaitre un tout petit peu trop grand pour moi. Mais cessons de parler chiffon.

    J'avais marché une bonne partie de la nuit, et, grâce à un plan de la ville et a mon sens de l'orientation aiguisé ce qui m'avait je dois le reconnaitre sorti plus d'une fois de la panade. J'étais arrivé au pieds d'un immeuble qui
    semblait en mauvais état comme me l'avait indiqué le dealer, doucement, précautionneusement, je m'avançais à travers les marches, grimpant les escaliers avec précaution. J'arrivais devant ce qui semblait être le repère de la jeune femme. Comment le savais-je? C'était la seul porte de l'immeuble ou la poussière était moindre et le sol marqué de trace e pas plus ou moins récente.
    Bon, j'avais pas entrer comme ça, surtout que je voulais obtenir d'elle quelques choses, or il faudrait certainement du temps pour qu'elle le réalise, donc je ne pouvais la garder captif près de moi (surtout depuis mon entré chez les survivants).
    Hum, que faire. Je me grattais la tête. J'avais ma petite idée. Je posais mon arme contre le mur pour pouvoir m'en saisir rapidement, vérifier celle qui était dans mon holster d'épaule. J'avais aucun cran de sécurité mis, tout les deux étaient chargé au cas ou. Ouais, j'avais toujours l'habitude de me préparer au pire. Enfin bref, je me raclais légèrement la gorge, le show allait commencé.
    Je défini le premier bouton de ma chemise pour me permettre de mieux respirer, passais ma main dans ma chevelure d'or coupé de façon chaotique et frapper de mon poing le dur bois de la porte en lâchant d'une voix qui se voulait rassurante:


    -Emilie? Tu es là? ... Je peux entrer?

    Je ne connaissais que son prénom et ne savait qu'une seul chose, qu'elle avait la vingtaine. En jouant ainsi le côté simple, j'offrais à la scène une vision surréaliste, on aurait put me comparer à un père qui frappe à la porte de sa fille ou un petit amie a la porte de la salle de bain ou sa copine s'est enfermé après une dispute. J'avais littéralement besoin de ses talents extraordinaire (si on en croyait les rumeurs), il fallait donc que je mette en place toutes mes connaissances psychologiques. Au pire, si elle m'ouvrait pas, je défoncerai la porte a coup de pieds et lui foutrais le canon de l'arme sur la tempe. L'acier froid du canon d'une arme fait souvent réfléchir et surtout revoir la position des gens sur leurs paroles ou agissement.
    Parole d'agent du K.G.B ...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Dim 20 Juin - 18:29

J'étais en train de bosser à défaire des circuits électronique de téléphone portable afin de remonter les fusibles et divers autres pièces qui s'y trouvait sur d'autres circuits de ma conception afin de faire fonctionner des talki walki par exemple ou remettre en état d'autres trucs et machins électrique. J'adorais faire ce genre de travail et puis en plus c'était minutieux et ça m'occupait durant des jours, si la faim ne me tiraillait pas parfois je ne m'arrêtais qu'après avoir terminer ce que j'avais commencer.

Et là malheureusement ce fut le bruit de la porte qu'on cognait qui me fait sursauter. Et oui, étrangement je me laissais encore surprendre par ce bruit qui pourtant était familier. Et plus la voix me fit tendre l'oreille après que j'ai arrêter tout net ce que j'étais en train de faire, c'était une voix inconnu et la façon dont la personne s'adressait à moi m'étonna. Il y avait peu de personne qui se permettait de m'appeler directement par mon prénom.

Surprise, curieuse malgré tout je me suis approcher de la porte mais avant j'ai attraper mon arme, le beretta qui était dans le tiroir sur la commode près de l'entrée et j'ai parler derrière la porte.


"C'est qui ?"

Ainsi la personne derrière pouvait comprendre que je me méfiais un peu malgré le fait que j'avais répondu.
(je voudrais juste rectifier un truc, je ne me drogue plus, avant je me droguais pas non plus je prenais juste des mélange médicaments alcool ) mais bon c'est vrai que parfois vu mon attitude on pouvait se poser la question et penser que je me droguais, bref.

J'avais commencé à ouvrir le cadenas de la porte, de toute façon si cette personne connaissait mon nom fallait bien qu'elle me connaisse de quelque part et j'avoue que j'étais curieuse. Gardant la sécurité de la porte enclenchée je l'entrouvrit donc histoire de voir à quoi pouvait bien ressembler mon visiteur inconnu et pu me rendre compte qu'effectivement je ne le connaissais pas personnellement. Rapidement je jetais un oeil sur son visage, il était un peu âgé par rapport à moi mais impossible de définir son âge, de plus ses yeux, il me semblait les avoir déjà vu, mais quand ? ou ? en quelle circonstance ? Fronçant les sourcils gardant mon arme en main, tenant la porte de l'autre je me mis à parler une nouvelle fois espérant avoir une réponse.


"Qu'est ce que tu me veux ? On se connait pas. T'es seul ?"

J'étais pas des plus prudente mais je savais que de toute façon celui qui voudrait entrer en trouverait le moyen, tout ce que j'espérais c'est qu'il me collerais pas une prune entre les deux yeux comme le ferait un traitre.
Je n'ouvrirais cette fichue porte qu'à partir du moment ou il aurait trouver une raison valable à ça, sinon c'était mon seul rempart entre lui et moi.


Dernière édition par Emilie Stanford le Lun 21 Juin - 13:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 21 Juin - 12:39

    Il y eu un bruit étouffé derrière la porte, une voix de femme, je n'avait pas saisis ce qu'elle venait de me dire, il fallait avouer que la porte nous séparait. Bon, déjà, elle était là.
    Rapidement je passais ma main sur mon menton, dessinant les lignes de mon visage de mon indexe, jetant un coup d'œil rapide sur mon arme d'assaut adossée contre le mur. Sa présence ainsi, immobile, tel une sentinelle éternel, me rassuré, question de me savoir prêt à out.

    Soudain, je crus percevoir des pas venant de la porte et enfin, j'entendis le bruit caractéristique d'une chaine que l'on manie et le cliquetis si particulier d'un cadenas. J'avais bien fait de ne pas exploser la porte à coup de pieds, car de un j'aurais raté à cause de cette protection, et de deux ça aurait fait mauvaise impression.
    Cependant, cela m'apprenait une chose sur la jeune femme, déjà, elle était du genre prudente, hum, il y aurait peu de chance qu'elle dévoile ce pourquoi je la voulais, ce qui était une bonne chose quand comme moi l'on marchait sur un minuscule fil de finanbule.
    Je prenais une discrète respiration, mes poings se serrant et ce desserrant rapidement pour évacuer un peu la tension qui m'habitait. J'avais pas vraiment le droit à l'erreur, le genre de talents qu'on disait qu'elle avait été rare, rare et précieux de nos jours. La porte s'entrouvrit et je remarquait instantanément la présence d'une arme dans la main de la jeune femme. Allez, je restais cool et je faisait comme si je ne l'avais pas vu, me concentrant uniquement sur la jeune femme. Elle était un peu plus petite et surtout plus jeune que moi. Quoi, on va dire une dizaine d'année de différence, oui, au moins.
    Ses cheveux étaient assez spéciale, du genre je me colore avec un peu ce que je trouve sous la main, je ne doutais point qu'elle avait du préparer certaines mixtures toute seule. Hum, chimiste en plus de cela?
    Si tel était le cas, tu étais vraiment un oiseau rare! Je devais avoir les yeux un peu plus foncé qu'elle en y pensant, enfin passons, j'écoutais ses paroles comme un assoiffé buvait une gourde en plein désert du Sahara :

    "Qu'est ce que tu me veux ? On se connait pas. T'es seul ?"

    Je restais une fraction de seconde silencieuse en me décalant, dévoilant mon flanc non sans faire en sorte que ce mouvement dévoile mon holster qui comprimé tant mon torse et soufflait sans sourire du tout pour montrer que je comprenait bel et bien quel menace elle pouvait représenter et qu'elle avait la situation en main. La mettre en confiance, la faire baisser sa garde, le coup classique. Je soufflais doucement :


    -Je suis venu seul... Totalement seul. Je ne te veux pas le moindre mal Mademoiselle Emilie...

    Je croisais les mains devant moi comme l'aurait fait un enfant attendant la réaction de ses parents. Tout était calculé, utiliser le mademoiselle, c'est la mettre en confiance, la placer au dessus de moi, lui montrer que j'ai du respect voir même de la crainte (simuler) pour elle. Utiliser son prénom, créer une sorte de lien, rendre cela un peu plus personnel. Ne pas donner le mien, forcer le mystère, pousser à la soif de savoir, à pouvoir discuter avec moi. Quand au mains, les mettre bien en évidence, sans armes ni grosses bagues comme le fond les dealers et toutes la racaille. Bref, je connaissais l'art de la "manipulation" par mon métier, faire ne sorte que les circonstance porte à croire que...
    C'était ça mon job.

    Je marquais un temps d'arrêt et fit un léger pas en arrière, lui laissant ainsi le loisir d'ouvrir la porte sans craindre de se faire agresser et ainsi lui donner l'illusion qu'elle avait la maitrise de tout, ce qui était plus ou moins vrai car d'une belle elle pouvait achever ma carrière brillante d'agent secret russe, si tant soit peu que l'on puisse espérer que la russie existe encore. Je lui parlait donc alors que mon pieds n'avait pas fini de s'étaler sur le sol sale du couloir :


    -Je cherche quelqu'un qui s'y connaisse en électronique, et ce genre de chose... L'on m'a parler de vous Mademoiselle Emilie... Et, je dois avouer que je suis surpris de tomber sur quelqu'un d'aussi jolie que jeune.

    Courte pause de ma part, j'utilisais le compliment pour la flatter, pour paraître "gentil" et surtout enlever le côté grosse brute qui colle à la peau des hommes. Je venais aussi de lui indique que son travail m'intéresser, bref, j'avais commencer à ferrer le poisson, il fallait continuer :

    -Mais ça fait parti d'un vieux préjugé sur le rapport talent et âge.

    Je m'autorisai un sourire comme si cette conversation avait tout de normale, comme si j'étais un professeur tombant sur un génie dans sa classe et qu'il était abasourdis par non seulement l'âge mais aussi le sexe du dit génie. Je continuais instantanément, faisant disparaitre le sourire pour animé mes lèvres :

    -Bien entendu... Tout travail demande rétribution... Peut être pourrions nous en discuter à l'intérieur... Je dépose mes armes au sol et te laisse me fouiller si tu crains pour ta sécurité, je comprendrais parfaitement.

    Je venais de jeter mes deux dernières cartes, la premier, l'appât du gain, oui, on est jamais contre quelques choses qui puisse améliorer notre quotidien, surtout dans le monde actuel. Et je jouais la franchises sur l'histoire des armes. Bien entendu, je garderais une lame dissimulé, au cas où. Je ne pense pas qu'elle avait tout de suite penser à me fouiller, elle n'avait rien d'un flic après tout, mais au moins, en lui suggérant ceci, je montrais mon côté inoffensif et conciliant. Ce qu'il faut pas faire je vous jure...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 21 Juin - 13:22

Je l'observais, il bougeait afin que je puisse mieux le voir. Etrange ce type quand même et puis en plus j'ai pu voir qu'il était armé. Merde ! J'étais pas de taille contre ce genre d'arme et encore moins de mec. Je sais pas pourquoi à partir du moment ou j'ai vu ses yeux j'ai su que je devrais m'en méfier, je me trompais peu être mais en général mon instinct ne me faisait pas défaut. Quoi qu'il en soit il était là, j'étais encore protéger par la porte alors je l'écoutais tout en restant sur mes gardes, le quittant du regard afin de regarder un peu autour, histoire d'être bien qu'il était seul. A aucun moment son regard ne partit dans l'autre sens comme l'aurait fait quelqu'un qui était accompagné ce qui me fit penser qu'il était vraiment seul.

"Ouais...vous dites tous ça mais dans le fond vous voulez toujours quelque chose que j'ai sinon personne ne viendrait me voir."

J'étais pas idiote non plus, s'il était venu jusqu'ici en connaissant mon prénom c'est qu'il l'avait apprit par une personne qui m'avait côtoyer parce que tout seul il n'aurait jamais trouvé. J'étais assez fière de ma planque et assez fière de moi tout court d'ailleurs.
Et v'là qu'il m'fait le coup des compliments, j'ai souris, j'ai pas pu m'en empêcher, pas parce que je trouvais ça flatteur non, non mais parce que j'ai trouvé ça idiot qu'il soit obligé d'en passer par là pour réussir à me faire ouvrir cette fichue porte. Mais dans le fond je vais pas le nier complètement non plus, et même s'il m'a pas vraiment vu j'suis une fille et on aime les compliments même si on sait qu'ils sont pas sincères.
J'suis resté silencieuse et je l'ai laisser parler, histoire de voir jusqu'où il était prêt à aller afin de me caresser dans le sens du poil et que je lui ouvre cette porte. Pour un peu j'aurai éclater de rire, mais j'ai rien dit, il devait vraiment avoir besoin de moi pour en arriver là, s'en était presque mignon, sauf que dans ce monde y'a plus rien de mignon.


"Ok, pas besoin de te forcer plus va ! J'vais l'ouvrir cette porte, après tout c'est toi qu'à besoin de mes services pas moi. Mais je te préviens, je ramasse les armes et tu les récupéreras qu'à ta sortie et essaie pas de me la jouer plus malin ou d'espérer me voler des trucs. Tout ce que j'ai ici je l'ai trouver ou monnayer et rien sortira d'ici sans avoir été payé d'une manière ou d'une autre."

J'ai posé mon arme sur la commode et j'ai tendu la main mais en la gardant à l'intérieur lui faisant signe de me filer ses armes comme il venait de le dire. J'ai attendu que me les donne et ensuite j'ai poussé la porte suffisant grande pour le laisser entrer et puis j'ai refermer derrière lui, le cadenas aussi. Ca m'a prit du temps et il pouvait s'en sortir pour me faire du mal mais vu ce que je venais de lui dire valait mieux pour lui qu'il ne tente rien. Une fois fermer je l'ai regarder tout en posant la clef du cadenas dans ma poche de pantalon.


"T'en a d'autre ?"

Bien entendu je parlais d'armes, parce que je voulais pas me faire saigner comme du vulgaire bétail lorsque j'aurais tourner le dos.

"Hé au fait, tu connais mon nom mais moi j'ignore le tiens et je fais pas d'affaires avec des inconnus."
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 21 Juin - 16:25

    Cette petite était loin d'être conne, bien loin même, peu être même trop intelligente pour sa survie, ah ,tant qu'elle posé pas de questions embarrassantes. Je continuais un instant de la regarder, avec ces yeux noisette, cet air un peu suspicieux, mais surtout ce petit sourire, elle avait un sourire communicateur je trouve, elle avait un petit quelques choses qui donnait envie de sourire avec elle. Peut être le fait qu'il semblait naturel et tiré d'une époque où sourire était normal. Elle me balança à la gueule, sa réplique jaillissant comme un pavé dans la gueule d'un militaire Israélien un jours d'Intifada :

    "Ok, pas besoin de te forcer plus va ! J'vais l'ouvrir cette porte, après tout c'est toi qu'à besoin de mes services pas moi. Mais je te préviens, je ramasse les armes et tu les récupéreras qu'à ta sortie et essaie pas de me la jouer plus malin ou d'espérer me voler des trucs. Tout ce que j'ai ici je l'ai trouver ou monnayer et rien sortira d'ici sans avoir été payé d'une manière ou d'une autre."

    J'ai entendu un petit bruit, hum, elle devait avoir posé quelques chose sur un meuble hors de ma vue, son arme ou peut être la clef. Puis elle a tendu la main. Doucement, lentement, je sortais mon arme de poing, ajustant la sécurité, tendant la crosse vers elle, puis un couteau, et enfin un second. Il ne me restait plus que cette lame de ceinture, mais elle pour la trouver, hormis me déshabiller...
    Il ne restait plus que ce fusil d'assaut qui trôné contre le mur, s'adossant comme une pute attendant un client. Soudain, elle ouvrit la porte et je me saisit avec une lenteur digne d'un grand père de l'arme pour la lui tendre, m'assurant d'avoir ajuster la sécurité, juste pour éviter qu'un coup ne parte stupidement. Voilà, tu venais de me prendre toute la "grosse" artillerie, mais tant que mon coeur battait, tant que cette mécanique continuais de pomper mon sang, l'objet le plus mortel ici, c'était moi...

    Elle me laissa enfin entrer et pendant qu'elle refermer la porte, je regardais les lieux, ça avait tut l'air d'un fouillis pas croyable, on y trouvais un peu de tout, c'était pas hyper luxueux, mais franchement, c'était pas mal comme endroit, une bonne planque j'avoue. Bon, j'aurais rajouter des barreaux aux fenêtres persos, enfin, moi et ma paranoïa d'agent. Je fis un pas en me retournant, laissant une fraction de seconde sur ses fesses. Je ne pus retenir dans on esprit une idée quelques peu lubrique. Ha, les femmes...
    Je secouais légèrement la tête pour chasser cette pensais. Bien, voyons elle m'avais dit "t ce que j'ai ici je l'ai trouver ou monnayer et rien sortira d'ici sans avoir été payé d'une manière ou d'une autre.". Donc ouverte à la négociation, c'est bon ça... Rester a voir ce qu'elle voudrait en échange. elle lâcha :

    "T'en a d'autre ?"

    Je secouais la tête comme une girouette en soufflant :


    -Plus rien de rien Mademoiselle Emilie.

    Et le seigneur écrit sur ses tables qui servirait de loi "Tu ne Mentira Point". Tant pis, je crois pas en dieu, ça arrive. Elle continua presque aussitôt :

    "Hé au fait, tu connais mon nom mais moi j'ignore le tiens et je fais pas d'affaires avec des inconnus."


    Au fond de moi, j'avais envie de sourire, ha, la curiosité, vilain défaut. Il faut le dire. J'éclairci ma voix et m'approchais en répondant :


    -Je m'appel Joël, Joël Caïn Mademoiselle Emilie... Mais appelez moi Joël.

    J'en profitais pour lui décochais un sourire du genre ultra-brigth comme Mohamed Aly décollant un uppercut. Je me retournais instantanément en bougeant un peu ma nuque comme pour me détendre avant de lâcher :

    -J'ai besoin d'un téléphone satellite, ou d'un ordinateur avec connexion internet, ou mieux d'un émetteur-récepteur très longues distance. C'est dans tes cordes?

    Je plongeais mes mains dans mes poches et découvrit ce que j'avais emporter, les sortes de barres au chocolats de l'armée américaines. Récupéré sur un cadavre d'ailleurs, un pauvre GI dénommé je crois Robert... Patisson? Ou un truc dans le genre, je sais pas, je me suis pas attardé, je suis pas vraiment un sentimentale. Je me retournais alors en tendant l'une des barres et soufflant :

    -Chocolat?

    J'avais comme un air de soldat américain débarquant en Normandie durant la deuxième guerre mondiale. Si ce n'est que je ne venait pas vraiment libérer quiconque d'un totalitarisme. Ouais, je voulais juste sauver ma peau, et rien d'autre.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 21 Juin - 17:50

Je le regardais me tendre ses armes les unes après les autres, mais ce type avait une véritable artillerie avec lui, impressionnant et dans le fond ça me mis la puce à l'oreille. Un type avec autant d'armes avait forcément quelque chose sur la conscience et faire des affaires avec lui serait pas la meilleure idée que j'aurai eu mais en même temps ....je pouvais pas l'abandonner à son sort, s'il avait de moi. Etre utile avait quelque chose de valorisant mais en même temps ça me faisait penser à un film que j'avais vu dans le temps ce film ou le mec fabriquait une arme méga extra génial à un pauvre type et puis à la fin c'était lui qui servait de cobaye pour vérifier que l'arme fonctionnait à merveille. Durant quelques secondes j'eu comme des frissons dans le dos rien qu'à cette idée et en même temps je devais l'avouer j'aimais vivre dangereusement, après avoir frôlé la mort plusieurs fois j'étais toujours là alors ce n'était pas un type de plus qui allait avoir ma peau.

Je lui fit un petit signe de tête en réponse au sien et à ce qu'il me dit, laissant supposer que je le croyait à moitié mais en même temps c'était pas mon genre de fouiller les gens, et vu comme il était habillé il me faudrait fouiller profondément pour trouver quelque chose et j'avoue que ça ne m'enchantait guère. Déjà la proximité d'un mec me rendait nerveuse alors si en plus fallait le toucher, je crois que j'aurai pu tourner de l'oeil. J'étais pas en manque mais ça faisait quand même pas mal de temps que j'étais seule et même si j'avais de temps en temps la visite d'un type que j'appréciais beaucoup on ne peu pas dire qu'on était très proche tous les deux. Alors rougir ou virer de l'oeil en fouillant un mec, heu, non merci, j'aurais vraiment trop eu la honte.


"Ok, Joel mais je demandais pas tes papiers non plus."


Sous entendant qu'un prénom m'aurait suffit et n'oublions pas que depuis le premier moment ou j'ai posé mes yeux sur lui j'ai ressentit cette impression de déjà vu et franchement plus le temps passait et plus ça devenait certain. Je l'avais déjà vu mais où ? Je ne lui demanderais pas, en tout cas pas maintenant et puis ma mémoire me faisait un peu défaut parfois alors je préférais rien dire.
Je ne pu que répondre à son sourire parce que ce qu'il venait de me dire et la manière dont il l'avait dit me donnait envie de sourire. L'atmosphère était détendu et c'était bien là le problème. Des types malin y'en avait encore dans ce monde et lui pouvait bien être l'un d'entre eux. N'oublions pas qu'il est à l'intérieur et qu'il peu faire de moi ce qu'il veut personne ne viendra me secourir, poui... encore une idée qui me fait frissonner. J'ai les idées noires en ce moment et c'est pas bon, pas bon du tout.

J'écoutais sa demande avec attention et je ne pu retenir un petit rire, amusée, par ce qu'il venait de dire, c'était bien le premier qui me demandait une chose pareil. Et je le regardais encore un moment avant de lui répondre.


"T'es un marrant toi tu sais ! Bien le style de mec à demander la lune."

Et c'est là qu'il me sortir sa barre de chocolat, le truc qui me faisait saliver rien que de voir l'emballage mais je pouvais pas accepter comme ça sans raison parce que ça m'engagerait bien plus vite qu'il ne le faudrait. Alors je lui répondit d'un faux air dégouter.

"Non merci, j'suis au régime."

Bien sur c'était pas vrai, c'était de l'humour peu être bien ou une manière détourner de refuser son offre sans en avoir discuter avant.

Et je pris un peu de temps pour réfléchir d'ailleurs je l'ai invité à s'assoir sur ce qui ressemblait encore à un canapé, un truc simple abimer par le temps qui au départ n'était surement pas de toute jeunesse et moi je me suis installé sur un tabouret pas loin de lui, presque en face mais légèrement décalé puisque c'était le tabouret que j'utilisais pour bosser.


"Bon, étant certaine que les satellites ou du moins une partie fonctionnent encore je pense que ça pourrait avoir une utilité pour toi mais si t'as personne qui s'en sert en face je vois pas trop à quoi ça pourrait te servir... bon je sais c'est pas mon problème mais pour remettre une cb en état va te falloir pas mal de fric ou l'équivalent en diverses denrées ou peu importe. Tu te rends compte de l'investissement pour le peu de taux de réussite ? T'es sur que ça vaut vraiment le coup ? T'as du courant là ou tu crèches ?"

Bien sur je pourrais lui bidouiller un truc, même trouver un pc portable et y intégrer ce qu'il fallait pour faire fonctionner une radio avec antenne télescopique et tout mais il me faudrait surtout trouver de quoi faire fonctionner une batterie et c'était ça le vrai challenge pour moi.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 12:08

    C'était quoi ce regard que tu avais posé sur moi? Un regard avec une certaines gène, pas de la crainte réellement, plutôt une gène comme si je te disais quelques choses. Voyons, voyons, hum, je n'avais aucun dossier en Russie, à la rigueur quelques photos de moi en mission, mais elles seraient flous et non distinctes.
    Tu n'avais pas l'âge pour être un agent, trop jeune, alors quoi. J'avais bossé pour le gouvernement pas mal de temps, il y avait de forte chance qu'en fouillant leur base de donnée pour une raison x ou y tu puisses être tomber sur ma tête, bah, tant pis, si ça devenait vraiment problématique, j'ouvrirais simplement et sans la moindre rage ou passion ta gorge.
    Je restais sans rien faire, décochant un léger sourire lorsque tu me parlait de régime. Hum, on aurait dit un animal, cette envie de manger réfréner par une sorte de "peur".

    Je savais que je demander la lune, mais personne ne l'avait pris, alors autant la revendiquer non? Et puis, j'en avais bel et bien besoin de pouvoir communiquer avec le reste du monde.
    La jeune femme m'invita a m'assoir un canapé ou du moins c'est le nom qui était donné jadis à ce tas plus ou moins confortable; J'acceptais de bon cœur, mais avant, je retirais mon manteau le posant sur le dossier du dit canapé, je déboutonnais quelques boutons de ma chemise histoire de me mettre à l'aise et jetais un coup d'oeil circulaire dans la salle avant de m'assoir sans rien ajouter.

    Elle ne se mettais pas juste à côté de moi, plutôt en face, assise sur un de ces tabouret, ça donnait à la scène un air, comment dire, un coté inquisiteur, genre le flic qui vous interroge, elle me balança :


    "Bon, étant certaine que les satellites ou du moins une partie fonctionnent encore je pense que ça pourrait avoir une utilité pour toi mais si t'as personne qui s'en sert en face je vois pas trop à quoi ça pourrait te servir... bon je sais c'est pas mon problème mais pour remettre une cb en état va te falloir pas mal de fric ou l'équivalent en diverses denrées ou peu importe. Tu te rends compte de l'investissement pour le peu de taux de réussite ? T'es sur que ça vaut vraiment le coup ? T'as du courant là ou tu crèches ?"

    Je l'ai regardé quelques instant, bien, elle ne souhaitait pas vraiment savoir ce que je souhaité faire une fois le matériel acquis, bon point pour toi, ensuite tu venais de me parler des ressources que je possédais j'avais accès aux ressources des survivants, et je serais trouver ce dont j'ai besoin. Je fit un léger de main comme pour chasser un volatile :

    -Ne t'inquiètes pas pour me courant ou si ce projet vaux le coup. Il le vaut pour moi...

    Je marquais une courte pose et me levais pour m'approcher de la jeune femme, ponctuant mes pas de mes paroles :reen]-Mais si vous me dites ceci Mademoiselle Emilie... C'est car tu peux le faire? Je me trompe?

    [i]Je me mit accroupis, j'alternai le tutoiement, le vouvoiement pour la déstabiliser un peu, j'avais le visage un peu plus bas que le siens, j'étais assez proche pour sentir son souffle, je pouvais presque percevoir son pouls et entendre ses battements de cœur. Bon, j'exagère un peu là. Je lui dit alors doucement, comme un murmure, comme une confidence :


    -Que veux tu en échanges? Drogues? Nourritures? Armes? Munitions? Je suis prêt à tout pour ça... A faire n'importe quoi... N'im..por..te...quoi...

    Je m'étais encore approché un peu en appuyant sur chacune de mes syllabes comme un forgeron martelant le fer rougit par les braises. J'avais besoin de ce qu'elle pouvait fabriquer et ce à n'importe qu'elle prix. Et j'avais les yeux qui affirmait mes dires. Vas y, dit moi ce que tu veux, je dis ouais. Je cherche pas a comprendre...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 12:49

Je pu le voir s'installer sur le canapé, oui s'installer, parce que le petit manège qu'il fit à ce moment là me paru trop ... je sais pas comment définir ça c'était presque pas naturel cette façon de poser sa veste et d'ouvrir encore un peu sa chemise qu'était déjà ouvert au départ. On aurait dit qu'il cherchait quelque chose, comme une femme aurait ouvert son corsage pour faire saliver un homme, ouais... c'était exactement ça et j'avoue que j'ai pas pu faire autrement que regarder la partie de son corps qu'il avait mis à nu, j'étais en face de lui n'oublions pas. Et il m'a sembler voir ou entrevoir ce qui pouvait se rapporter à un tatouage ou quelque chose du genre, bon j'ai pas plisser les yeux ni tenter de me rapprocher pour mieux voir, j'suis pas dingue à ce point là non. Mais dans le fond c'était pas dégoutant comme vision, pas de quoi tourner la tête et cette pensée me fit sourire, surement qu'il comprendrait pas pourquoi je me suis mis à sourire mais tant pis, après tout il l'avait bien chercher.

Je lui sortit mon petit baratin à propos du matériel, l'utilité, ce qu'il possédait et compagnie et je le vis faire un signe qui m'amusa encore plus. C'était un marrant ce type et je le sentais de plus en plus calculateur. Il voulait quelque chose de moi et ne montrait pas le contraire, au moins il était franc. Sauf que ce qu'il fit après ne me fit plus du tout sourire, j'ai continuer à le regarder se rapprocher de moi et j'ai déglutit avec difficulté.
Qu'est ce qu'il en train de faire là ? Euh... t'es gentil mais tu gardes tes distances là...arrêtes ou je vais tomber ! Bon ok, j'ai rien dit mais je l'ai pensé, je sais pas exactement ce qu'il voulait mais je crois que je l'ai compris dans son attitude, il n'avait pas besoin d'utiliser de mots pour ça. Il était censé me manger dans la main avec une telle demande et voilà que c'était moi qui palissait et qui manquait de m'étaler sur le sol en glissant de mon tabouret pour essayer d'éviter qu'il ne s'approche de trop.

Le fixant toujours je suis resté silencieuse et je pari qu'il devait être content de lui car il m'a déstabilisé, y'avait qu'à voir le regard que je portais sur lui et la manière dont je me poussais autant que possible sans pour autant tomber du tabouret, à ça oui il devait jubiler le mec.


"Je...euh....tu....Joel à quoi tu joues là."


J'avais enfin réussit à dire quelque chose de compréhensible et c'était pas faute d'avoir essayer. Et c'est à ce moment là que j'ai glissé du tabouret en écartant mes jambes pour passer derrière et mettre de la distance entre nous mais j'étais sur que c'était pas mon geste désespérer qui allait l'arrêter dans son élan.

"Je...je sais pas ce qu'on t'as raconté sur moi mais je...euh....."

Et merde ! J'arrivais plus à parler, j'avais l'air d'une godiche ou carrément d'une pucelle qu'avait peur de tomber enceinte juste parce qu'un mec lui soufflait sur le visage. Et puis à force de reculer je me suis retrouver contre un meuble et j'ai du m'arrêter tout net, surprise j'ai regarder derrière moi le lâchant des yeux pendant quelques secondes et ça m'a permis de me reprendre je crois bien parce que quand je l'ai regarder de nouveau j'étais plus calme, moins nerveuse.

"Dit pas n'importe quoi tu veux ! D'abord je suis pas en manque et encore si j'y étais c'est pas le genre de chose que je ferais de cette façon et ensuite....... fin j'crois , et ensuite j'ai aucune idée de ce que ça vaut ce genre de travail avec le matos et tout. Ca va surement me prendre du temps et rien ne dit que ça marchera, si personne émet on pourra pas vérifier que ça fonctionne tu comprends ?"

Mon regard c'était planté dans le sien malgré ma gêne mais je voulais qu'il comprenne que le résultat était pas garantie et ce même si j'avais fait ma part de boulot correctement. Pas que je sous entendais que je ne voulais pas être payé, loin de là juste qu'il fallait qu'il sache dans quoi il s'embarquait.

J'avais les idées toutes embrouillées maintenant à cause de son comportement.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 15:19


    Tu glisses,tu reclus, encore et encore, tu essayes de me fuir, je te trouble? Il semblerais, j'arrive a arracher le sourire qui a envie de naître sur mon visage pour garder une face neutre, quelques chose de totalement figé, un masque dépourvus de la moindre notion de sentiment, comme un tableau vierge de toute peintures, attendant simplement qu'un artiste un peu fou et un minimum doué y appose sa patte.
    Tu bafouilles, je te trouble tant que ça? J'ai l'impression d'être avec une jeune femme qui a son premier rendez-vous amoureux, j'entends des mots qui me questionne, je ne répond pas, je garde se visage.
    J'appose mes premiers coups de peintures, un coup de pinceau et voilà, je prend un air un peu surpris, comme si je ne comprenais pas tes mots, comme si il s'agissait d'un quiproquo.
    Je te vois te retrouver bloquer contre un meuble. On dirait un animal qui se retrouve dans un cul de sac, qui comprend enfin qu'il n'y aucune sorti, aucune issue de secoure. Ta voix résonne à mes oreilles comme un supplice :


    "Dit pas n'importe quoi tu veux ! D'abord je suis pas en manque et encore si j'y étais c'est pas le genre de chose que je ferais de cette façon et ensuite....... fin j'crois , et ensuite j'ai aucune idée de ce que ça vaut ce genre de travail avec le matos et tout. Ca va surement me prendre du temps et rien ne dit que ça marchera, si personne émet on pourra pas vérifier que ça fonctionne tu comprends ?"

    Le peintre que je suis, que dis-je, le Monet que je suis balance sur sa toile encore quelques autres petites touches de peinture, transformant mon visage en masque de surprise, pas outré, mais comme abasourdis. J'aurais mérité un Oscar avec ce genre de performance, ou d'être exposé dans les plus prestigieux musée du monde. Je soufflais en me relevant pour m'approcher de toi, gardant un peu plus de distance :

    -Euh...Je... Excuse moi, je voulais rien sous-entendre...

    Je te domine de toute ma taille, tes mots résonnes encore dans ma tête, je les décortiques, je les dissèques comme le ferait un légiste sur un corps tout frais pour trouver le pourquoi du comment, tu t'es entendu? Tu ne sais même n'est même pas sur de ce que tu ressens! Mais si tu as penser à ça, ça sous-entends à mon sens que tu as une envie, une envie que tu ne peux pas avouer, pas t'as faute, tu es un être humain, je ne vais pas te faire un cours sur Freud, mais disons que le sexe est la chose la plus importante au monde avec l'argent, et quand l'argent n'existe plus...
    Allez, fallait que je souffle le froid après avoir souffler le chaud, juste un petit coup de pression avant... Je fis encore un pas, posant ma main droite sur le meuble, comme si j'allais l'enlacé dans mes ras. Ma main gauche lui crachais mes mots inscrits à l'encre noir sur ma peau "Memento Mori", littéralement traduit du latin ça donnait "souviens toi que tu es mortelle". Une sorte de dérivé du célèbre Carpe Diem.
    Je lui murmurais alors :


    -J'ai besoin de ce truc, c'est vitale... Je suis prêt à tout pour l'avoir. Dit moi ce que tu as besoin, je te le trouverais. Je, j'ai...

    J'approchais un peu mon visage du siens quand je le retirais. J'avais l'air d'un pantin dont les fils du marionnettiste empêchaient une liberté de mouvement. J'avais compris que j'aurais peut être une carte à jouer en usant la pièce de "l'homme attiré" sur l'échiquier de la manipulation. Je retenais ainsi le baisé que j'aurais put voler pour mettre un peu de suspense, pour la laisser choisir, pour la mettre plus mal à l'aise, pour la faire commettre d'autre erreur, pour voir comment elle allait réagir.
    Il restait plus qu'a faire l'homme embarrassait qui se rendait compte qu'il était attiré alors qu'il ne devrait pas. Je retirais vivement ma main d'à côté d'elle en faisant un demi-pas en arrière, j'esquissais rapidement sur cette toile faciale les contours d'un sourire gêné, je fit fuir mon regard de ses yeux envoutant et lâchais une sorte de soupire de soulagement que l'on a quand on a failli faire une connerie mais que in-extrémiste on se retiens pour finalement déclarer d'une voix qui se voulait hésitante :


    -Euh... Je.. Oui.. Donc... euh... Tu.. Enfin, euh, voilà...

    Bafouillement, l'air con, bref, de la base de la manipulation. Et puis, sincèrement, si l'on peut non seulement lier l'utile à l'agréable, ça fait toujours plaisir. J'étais vraiment une ordure, mais bon, ça ne m'empêchait pas de me regarder dans un miroir, surtout que de nos jours, les miroirs...

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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 16:05

Mais oui c'est ça tu voulais rien sous entendre... dit tout de suite que c'est moi qui me fait des idées parce que je suis en manque de sexe, non mais oh faut pas pousser non plus. Le sexe est moi ça fait deux, juste que t'es bizarre et qu'au lieu de me mettre en confiance tu me fait fuir parce que tu me fait peur. Je sais on le devine pas en me regardant la bouche à demie ouverte, avalant difficilement ma salive, perdu, apeurée mais c'est pas la peur de l'autre c'est juste que... je m'attendais à tout sauf à ça c'est tout ! Tu me fascines car je sais que t'es pas sincère mais c'est ton aplomb qui me déstabilise, cette manière que tu as de te montrer plus ou moins outré par ce que j'ai pu penser de ton attitude. Putain mais t'es un sacré acteur ! Tu mériterais un oscar ! T'es tellement bon que j'y crois à ton baratin ! Mais quelle conne je peux être. Tes yeux ? Ton visage ou la manière dont tu me regardes peu être ? La proximité ? Ouais, ça doit être la proximité. Ca fait tellement longtemps qu'on c'est pas approcher de moi de cette manière. Oui j'avoue ! Y'a un truc en moi qui réagit à ta présence, qui apprécie ton baratin, qui aime ce qu'il entend, qui se sent flatter à l'idée que tu pourrais payer en t'offrant à moi. Seulement voilà, j'suis pas de celles qui couchent de cette façon, si j'accepte avec toi se sera la porte ouverte à n'importe qui et n'importe quoi et avant même que je m'en rende compte je vais devenir la nouvelle petite pute du coin et j'en ai aucune envie ! Oh que NON !

Et voilà que maintenant tu t'approches de nouveau et je me sent coincer, je vais paniquer si tu continues et ton plan va foirer parce que je vais vraiment avoir peur, et là tout ce que tu réussiras à faire c'est à me faire hurler à tel point que tu devras me tuer pour faire taire. J'aime pas cette proximité, pas de cette façon, pas comme ça...l'embrasser...... m'embrasser....... tout s'emmêle dans ma tête...... s'il te plait arrête ça ! Emilie reprend toi !!

Je parle pas mais mon visage le fait à ma place, s'il est malin il doit le voir, le comprendre. Mon attitude à changer pour laisser place à la panique ou du moins n'en est pas loin.
Ouf, je respirais enfin lorsqu'il retira sa main même si son visage avait été tout près du mien maintenant je me sentais un peu mieux, pas en sécurité mais un peu mieux. Je pouvais enfin souffler, respirer à grande bouffer d'oxygène.

Je me sent obliger de me pousser de nouveau, comme pour mettre encore de la distance entre nous, mais je sais que s'il le veux il continuera à me poursuivre mais j'espère qu'il va arrêter ce petit jeu parce qu'il est en train de me rendre dingue là. J'suis pas en manque, j'suis pas prête à faire ce genre de truc avec des types que je connais pas mais s'il insiste je sais pas si je pourrais vraiment résister après tout j'suis qu'une femme, comme toutes les autres et moi aussi j'ai besoin de me sentir apprécier, un peu, un tout petit peu et même si je sais qu'avec mes lacérations sur le haut du corps j'suis pas jolie et pas désirable parfois je m'en tape parce que tout ce que je veux c'est me sentir désirer. Alors je prie intérieurement pour qu'il arrête ça.
Pourquoi j'ai ouvert cette porte ? Mais pourquoi je me sent toujours obligé de rendre service ? Si c'est de l'autosatisfaction ben j'suis qu'une pauvre conne, parce que maintenant j'suis en galère.

J'essaie de me reprendre en m'intéressant à autre chose qu'à lui, après tout j'arriverais peu être à le laisser croire que c'était juste un moment d'égarement de ma part, c'était bien ça de toute façon. Tiens je focalise mon regard sur mon arme qu'est de l'autre côté sur la commode et je me rappel que j'aurais du la garder avec moi, c'est ce que je ferais la prochaine fois.


"Je... j'ai besoin de réfléchir, de regarder ce que j'ai, ce qu'il me faut exactement, ce que je peux faire. Pour les délais j'en ai aucune idée et pour le paiement .... d'la nourriture en boite et pas périmée si possible ou alors pas de trop."

Ouais de la nourriture sa pourrait aller, même si je doute qu'il arrive à me payer se que ça vaut rien qu'en bouffe mais bon tant pis je ferais avec. J'veux pas de lui, non, non j'veux pas de lui !
Voilà c'est malin maintenant qu'il m'a fichu ça dans le crâne t'iras me le faire ressortir !!

Surtout qu'il est pas moche .... et merde... je vais faire une fixation s'il se barre pas vite fait.

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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 17:53


    J'ai changé, oui, personnellement je trouve que j'ai changé, je me voyais mal y a quelques années faire ce genre de rentre dedans. Et ça me déplaisait pas. Non, pas du tout, au contraire même, je trouvais pourtant cela amusant de jouer sur le bord de la limite.
    Enfin bref, j'avais face à moi un animal paniqué, et là, je devais faire attention, un animal apeuré, hors, quand on panique, quand on se sent acculé, il faut faire attention, très attention, car l'animal n'a rien a perdre, il peut faire des choses complètement insensé mais surtout dangereux. Pour lui, et surtout pour moi. J'avais bien fait de lui laisser un peu plus d'air, ça lui permettais de se sentir moins oppresser.
    Je vois soudainement tes yeux, ils partent vers la commode. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que tu regard vers ton arme, j'ai mémorisé la pièce, je sais déjà où sont les objets dangereux, je sais aussi que si tu me frappes je pourrais pas me retenir de t'embrasser, juste pour le défi, juste pour voir ta réaction. Mais j'essaye quand même de me contenir, ce n'est pas un jeu! J'ai besoin d'elle pour le travail, et mélanger boulot et autre, ce n'est pas la meilleur idée du monde....
    Enfin bref, allez, fallait que je calme cet instinct prédateur qui mugissait au fond de moi pour rester calme, la mission...
    Mission, quel blague, j'avais beau essayer de me persuader que mon gouvernement était encore debout, je savais qu'il y avait peu pour ne pas dire aucune chance. J'écoutais ses paroles :


    "Je... j'ai besoin de réfléchir, de regarder ce que j'ai, ce qu'il me faut exactement, ce que je peux faire. Pour les délais j'en ai aucune idée et pour le paiement .... d'la nourriture en boite et pas périmée si possible ou alors pas de trop."

    A manger, d'accords, je prend note, c'est pas difficile a avoir, j'aurais imaginé des trucs plus rare, plus étrange, enfin, je fais le mec qui réfléchis, j'hoche la tête légèrement avant de répondre :

    -Je pourrais en avoir, y a pas de soucis...

    Je reste encore un instant silencieux, c'était trop tentant de continuer de jouer avec elle, de la voir bafouiller, et puis, si elle succomber je pourrais créer une sorte de dépendance, dans ce cas il y aurait moyens d'avoir accès à beaucoup, beaucoup de chose. J'ai alors passé ma main dans mes cheveux d'or et je me rapprochais un peu plus d'Emilie, gardant un sur elle un oeil curieux :

    -Et tout cas je me tiens à ta disposition pour tout ce que tu veux! Car si tu réussit tu me rend un grand service! Alors demandes moi tout ce que tu veux...
    Tiens, je sais ou trouver du champagne français, tu en veux?


    J'avais légèrement accentué le tout histoire de le rendre bien ambigus comme depuis le début. Putain, je faisais vraiment n'importe quoi avec elle, je joue avec le feu, et je vais me brûler, tant pis. Je remarque qu'une de ses mèches s'est décalé sur son visage, presque malgré moi, alors que je sais que je devrais pas le faire sinon elle risque de pété un câble, je le fais. Mes doigts frôlent la peau de la jeune femme pour remettre la mèche rebelle en place. J'ai une envie folle de l'embrasser, le sexe, bordel le truc contre lequel je suis entraîné pour ne pas succomber, ouais bah ce truc, dans ce monde apocalyptique c'est devenu presque mon vis, surtout depuis que je suis ici, à New York. Mélina qui me chauffe dès mon arrivé, et les autres là et tout!
    Je me fige souffle d'un air désolé et vraiment sincère :


    -Je... Désolé, j'aurais pas dut faire ça...

    Oui, je sais aussi faire mon Mea Culpa quand il le faut. Et puis bon, pas ma faute si j'ai une certaines attirance pour elle. Allez, on revient sur terre Caïn...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Mar 22 Juin - 18:52

Je sais pas pourquoi j'arrivais plus à le lâcher du regard, j'avais besoin de le regarder pour être sur qu'il me ferait plus un coup comme tout à l'heure probablement. Quoi qu'il en soit il me répond qu'il peu m'en trouver sans problème et ça me rassure j'en arrive même à penser qu'on va pouvoir stopper là la transaction et qu'il va pouvoir s'en aller et moi enfin pouvoir souffler. Sauf qu'il en rajoute, à croire qu'il a compris et trouver ce qu'on pourrait appeler un point faible. Mais il me connait pas et c'est pas de ça dont j'ai envie, mais malgré tout je l'écoute. Et ce qu'il rajoute ne me rassure pas du tout, il n'a pas changé d'optique, toujours pas et continue à me chercher. Ce sait pas ce qu'il veut au juste, ou ce qu'on lui a dit sur moi mais j'aime pas vraiment ça, je suis en train de passer pour une fille manipulable et facile d'une telle façon que ça m'effraie. Mais c'est pas lui qui m'effraie, C'EST MOI ! Comment est ce que je peux me laisser troubler de cette manière ? C'est pas moi ça ! J'suis pas cette fille là, moi j'suis la fille blessée à qui on a fait subir mille souffrances qui sont restés gravées sur sa peau, j'suis la fille pleurnicheuse qui supporte pas qu'on la touche j'suis pas cette fille qui se sent tout chose parce qu'un mec la regarde avec insistance et fait des sous entendu, non c'est pas moi !!

"nON !! Je t'ai dit ce que je voulais."

Je baisse les yeux, je me sent lasse et fatiguée tout d'un coup, comme si cette lutte intérieur m'avais totalement vidée. Je sais plus quoi faire, je dois le faire sortir maintenant sinon il réussira à obtenir ce qu'il veut de moi et je me sent pas de taille à lutter ce soir ? je sais même pas quel moment de la journée on est.
Je relève la tête et le regarde de nouveau parce que je sent son regard sur moi et j'ai du mal à le savoir si près de moi.
C'est là qu'il me regarde avec plus d'insistance encore et il se rapproche, enfin du moins sa main et ses doigts frôlent ma joue et moi je frémis et je ferme les yeux mais les ouvre aussitôt, je veux pas qu'il sente mon trouble. Il replace une de mes mèches de cheveux, je le sent c'est comme si une vague de chaleur me traversait de part en part et mon regard n'a toujours pas quitter le sien. Il est si proche, je suis si fragile il pourrait en profiter mais il ne fait rien ce qui accentue encore plus mon trouble, surtout qu'il semble gêné autant dans ses gestes lorsqu'il recule quand dans sa voix lorsqu'il s'excuse.

Il a l'air tellement sincère qu'il en est presque excusé sauf que je ne veux pas me laisser manipuler de la sorte et je trouve enfin la force de lui faire face.


"C'est vrai t'aurais pas du faire ça... "

Et je le regarde de nouveau mais cette fois-ci je me contrôle, il doit s'en aller, il est temps. Et bizarrement je me sent obligé de remettre cette mèche qu'il a toucher comme elle était avant, à croire qu'elle me brule encore.
Je me suis approcher de lui mais sur le côté cette fois-ci et j'ai poser ma main sur son épaule appuyant gentiment sans agressivité ni rien d'autre.


"La sortie c'est de ce côté. J'vais voir ce que je peux faire pour toi et si t'es toujours intéressé repasses me voir dans quelques jours de toute façon j'aurai pas bouger."

Fallait encore qu'il accepte de s'en aller, parce que là j'avais pas d'arme pour le forcer à partir et fallait aussi que j'ouvre la porte avec la clef qu'était dans la poche de mon pantalon. Pour une fois cette manie de toujours m'enfermer allait peu être se retourner contre moi. Mais j'avais confiance il avait vraiment besoin de mes services alors il ne ferait rien contre moi.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 9:48

    Cassos Caïn, cassos, et raido. Faut pas trop jouer avec le feu pourtant, tu le sais. Bon, j'avais pas exactement eut ce que je voulais, enfin, payer ce genre de service contre de la nourriture, y a pire, mais bon, si je l'avais eu gratos. Enfin, comme le dit le proverbe on peut pas avoir le beur, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Allez comme qui dirait on prend nos affaire, on remballe, c'est fini, circuler, y a rien a voir.

    J'ai été sans rien dire jusqu'à canapé pour jeter mon manteau sur mes épaules, lui laissant ainsi toute liberté, n'ajoutant rien a son malaise que je percevais. Lorsque le vêtement posa sur mes épaules comme on drape un cadavre pour le caché aux yeux du monde et à l'affront de l'horreur, je senti alors son lourd poids sur mes épaules et ne put m'empêcher de soupirer, j'avais l'impression qu'il pesait une tonne et que marcher avec ne serait que plus fatiguant.
    Oui, je suis un agent, oui, j'ai été entraîner, mais là je suis en territoire ennemis, sans appuie sans rien et surtout sans la moindre chance de retours jusqu'à nouvel ordre, je devait le jeu, tout le temps, sortir les masques, faire semblant, jamais le droit à l'erreur, pour ma survie je ne pouvait pas me permettre Là j'avais merdé, je le savais, encore que ça aurait put être pire, mais j'avais mal jugé, mal jaugé aussi, j'étais allé avec trop de confiance, une confiance de casanova ou de Futé.
    Je ne fumais pour ainsi dire pas, mais j'aurais damné père et mère pour une cigarette, sentir ce gout si caractéristique du tabac sur mes lèvres, cette fumée qui emplit vos lèvres de goudrons, cette tête qui vous tourne juste après la première aspiration. Bordel, allez.J'allais vers la commode rapidement, je prenais l'arme ma première lame, d'un geste rapide je la rangeais au fourreau. Je me saisit de la seconde, idem. Puis viens l'arme de poing, je jouais une fraction de seconde avec la sécurité, l'enlevant, la remettant, puis finalement la retirant. D'un geste, j'armais la culasse dans un son caractéristique de métal froid qui choc. Pendant une fraction de seconde j'hésitai à me tourner, pointer l'arme vers Emilie, viser soigneusement et appuyer sur la gâchette, trois fois. Deux balles dans le cœur, une balle dans la tête. J'avais fait ce geste tellement de fois que j'avais l'impression qu'il me viendrais naturellement.
    Mais je n'en fit rien, je me contentait de glisser l'arme dans mon holster d'épaule, l'entendant légèrement crisser contre le tissu, puis, aussi rapidement, je m'étais saisit de ma ML16 que je mit en bandoulière en ôtant la sécurité. Le poids de cette dernière me réconfortant légèrement sans aucune raison valable, juste la sensation d'être bien protégé.
    Je me retournais et fit un pas puis deux vers Emilie.

    Tout là scène n'avait duré quelques instants, une minutes à la rigueur, une poignée de seconde certainement. Et là, je me retrouvais derrière elle, cette forme chétive, ce corps "frêle", cette apparence qui ne laissait aucun doute sur qui aurait la victoire en cas de corps à corps acharné.

    Je me sentais alors lasse, mais alors d'une force. J'avais passé ma journée à marché et finalement, à par le court moment ou j'avais put m'assoir, j'avais rien faire d'autre que de poser un pieds devant l'autre sans prendre de pose. Tout ça pour cette scène de théâtre médiocre qui aurait valu les huées du publiques.

    Posté derrière elle, attendant qu'elle ouvre cette porte pour me chasser de chez elle, je ne put m'empêcher de souffler :


    -Je reviendrais d'ici trois jours pour voir ce qu'il te faut... Et...

    Je posais ma main sur la porte, le battant bloqué qui ne s'ouvrait pas, lui laissant ainsi tout possibilité d'ouvrir, ne la bloquant pas. Je continuais, approchant mon visage un peu plus près de derrière elle comme l'aurait fait un confident qui avait peur que les murs puissent entendre :

    -Emilie... ....J'ai vraiment besoin de cet engin. Vraiment, quel qu'en soit le prix, quel qu'en soit les conséquences.Et...

    Je restais un instant silencieux, réfléchissant à ce que j'allais dire, oui, placer ces mots l'apaiserai je pense. Je lui soufflais donc comme une confession, diminuant un peu plus le ton de ma voix pour faire transpirer ces mots d'un malaise ce qui était totalement faux :

    -Enfin... Je... Désolé d'avoir été... maladroit on va dire tout à l'heure, c'est que...enfin...tu vois je... enfin... je... non oublie... je suis juste sincèrement désolé.

    Je retirais doucement mon visage attendant que la jeune femme ouvre la porte pour me foutre dehors, me rendant ainsi à l'apocalypse de la ville dévasté, à ses trafiques, ses armes, sa violence, sa haine, sa rage, sa mort...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 10:23

J'avais réussit à reprendre le contrôle, le trouble avait presque disparu, mais s'il ne partait pas rapidement rien ne dit que je ne perdrais pas les pédales une bonne fois pour toute. Si je n'avais pas été une jeune femme blessé j'aurai surement succombé à ses avances, seulement voilà pour moi un homme ne pouvait pas s'offrir comme ça à une personne comme moi c'était impossible parce qu'une fois qu'il aurait vu les marques sur mon corps forcément il ferait marche arrière. Je pouvais pas être attirante, dans ma tête c'était pas possible et j'avais pas envie de "tirer un coup" comme ça juste pour le plaisir. J'étais le genre de personne à vouloir de la tendresse même si y'avait pas de lendemain dans une histoire, je voulais pas être un coup de plus comme on dit vulgairement, je voulais un minimum de chaleur humaine, me sentir désirée, enfin comme toutes les femmes quoi et je suis que même certaines putes pensaient comme ça aussi. Joel était loin d'être moche et la façon dont j'avais réagit à tout ce qu'il m'avait dit, ce trouble qu'il avait fait naitre en moi prouvait bien que justement j'étais en manque et l'intérêt qu'il m'avait porté m'avait plu sauf qu'une partie de moi refusait catégoriquement de faire ça de cette façon. C'est vrai qu'en y réfléchissant bien pour lui payer de sa personne pouvait être plus simple que de me fournir en nourriture, ce qu'il me donnerait il ne l'aurait pas pour lui, ça je m'en rendais bien compte, j'étais pas dupe.

Et je l'observais le temps qu'il avance jusqu'à la commode et reprenne ses armes, étrangement j'ai pas eu peur qu'il ose s'en servir contre moi, peu être trop confiante je sais pas. J'aurais du dire non à cette transaction, couper court, j'avais réussit à me refreiner pour ce coup-ci mais la prochaine fois quand il reviendrait s'il tentait de nouveau quelque chose est ce que j'y arriverais ? Rien n'était moins sur mais il faut bien admettre qu'il avait réussit à me troubler d'une telle manière que j'en étais encore toute retournée, même je montrais rien il avait bien ressentit à quel point j'étais mal à l'aise.

J'étais nerveuse et j'avais pris la clef pour ouvrir le cadenas de la porte, seulement lorsqu'il c'est approché par derrière j'en ai perdu mes moyens à tel point que pendant qu'il parlait j'ai du remettre trois fois la clef et la retirer trois fois parce que j'arrivais pas à l'introduire correctement. Exactement comme dans ces films ou la personne veut ouvrir la porte de sa voiture pour s'y réfugier et se retrouve avec la mauvaise clef, la nervosité qu'est ce que c'est pénible quand même. Il a du le voir, c'était pas possible de pas s'en rendre compte de toute façon.
Et les mots qu'il a dit je les ai très bien entendu, j'en ai frissonner même de le savoir si proche de moi sans rien tenter de nouveau, à croire que dans le fond je n'attendais que ça. Et là je ne saurais pas dire pourquoi les larmes sont montées sans que je ne puisse me retenir et au lieu d'ouvrir la porte j'ai porté ma main sur mon visage m'essuyant nerveusement les yeux avant de recommencer à tourner la clef et le regard trouble j'ai réussit à le faire. Je sais pas ce qui m'a pris, mais cet homme m'a foutu dans un état de nerf que je ne pourrais pas expliquer. La tristesse qu'il s'en aille ? ou la joie ? Je sais pas, je sais plus, je sais plus rien, tout s'embrouille dans ma tête, jamais personne n'a réussit à me foutre le trouble de cette façon. Ouais, c'est ça j'ai les boules maintenant et je sais même pas pourquoi c'est bien ça le pire.

Doucement alors que mes yeux sont encore plein de larmes et brillant probablement, je tourne la tête et le regarde l'espace de quelques secondes. Il en peu pas se rendre compte de l'état dans lequel je suis, moi non plus d'ailleurs. Je dois avoir l'air d'une gamine totalement perdue ou contrarié, j'en sais rien et je m'en fiche, à tel point que je le regarde de nouveau. C'est vrai que c'est pas souvent que j'ai des visites et encore moins dans ce genre là mais franchement je pourrais pas les assumer c'est trop usant, je peux encore lui dire non, lui dire que j'annule tout mais j'en ai pas la force. D'ailleurs j'ai ouvert la porte reste qu'à la pousser et s'y engouffrer, moi, moi j'ai pas la force de le faire, il est grand il le fera tout seul après tout.

Je vais pas le raccompagner ni même refermer la porte derrière lui, je lui lance juste une phrase comme ça pour pas passer pour une malpolie et je baisse les yeux.


"A dans trois jours alors.....j'aurais surement déjà commencer..."
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 12:46


    Je n'ai... rien fait? Non? Pourquoi pleures tu? Oui, je ne te vois pas, mais le son étouffé, les épaules qui se secoue dans un sanglot qu'on essaye de masqué avec le masque du silence, ce genre de chose ne trompe pas. J'ai l'habitude de disséquer le comportement humain, c'est ainsi.
    Je devine que tu dois être quelqu'un de très perturbé, enfance difficile? Guerre très douloureuse? Je ne vais pas te poser la question, je ne vais pas encore ajouter à ce trouble alors que j'essaye d'arrêter pour m'assurer tes "faveurs".
    Tu me fixe avec ces yeux pleins de larmes. Je crois que j'aurais voulu avoir un cœur à cet instant pour ressentir de la compassion. Mais j'avais depuis trop longtemps arrêté d'être altruiste pour devenir ce misanthrope au tendance assassine. Que se serait il passé si j'avais suivit l'autre voix? T'aurais-je rencontrer? Si oui, mes bras t'auraient-il serré pour essayer de te réconforter? Aurais-je serrer ton corps qui me semblait si frêle contre moi en te murmurant que tout vas aller et que j'étais là pour te protéger? Certainement, je n'étais pas quelqu'un de mauvais, encore aujourd'hui je ne pense pas être un être diabolique. Je suis juste... différent.
    Oui, je sais que je suis un monstre, pas un de ces fous psychopathe qui traînent, ni même un violeur, voleur à la rigueur, mais mes actes sont justifiables. C'est juste que je ne peux me permettre d'avoir des sentiments, ça m'est interdit. C'est ainsi. Je me contente de pousser un peu plus la porte pour me laisser passer j'avance d'un pas. J'ai ses mots qu'elle a dit qui résonne. J'aimerais dire un truc pour qu'elle se sente mieux... Histoire qu'elle ne m'associe pas à quelques choses de mauvais. Car vu ses talents j'aurais souvent affaire à elle. Je passe l'encadrement et me stop, un pieds encore dans la porte, je me retourne et lâche :


    -Ca te dirais qu'on aille manger un morceau ou prendre un café un c...

    Je m'arrête, quel stupide remarques je viens de faire. On n'est plus dans le monde moderne et civilisé, ce genre d'invitation ne se fait plus, à la rigueur "ça te dit de partager ta ration de combat demain soir avec moi". Mais là, ça avait l'air stupide et totalement hors propos. je passais ma main sur mon visage, passant sur mon arcade droite, traversant ma joue pour finalement la laisser finir sa vie sur ma bouche, j'avais eu le contact rugueux et sale de ma peau, ce piquant de ma barbe de trois jours. Je lâchais pour couper court :

    -Je... Laisses tomber. A dans trois jours..

    Je fis alors volte-face près à aller dans les escaliers, mais j'espérais quand même, je sais pas, un peu comme dans ces films un "ne part" pas suivit d'une partie de jambe en l'air. Le sexe, moteur du monde. Enfin là Freud, y avait peu de chance. Déjà mes pas plus logique que ma pensée avaient commencé à m'éloigner de la demeure de la jeune femme perturbé.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 13:37

Tu m'as regardé longuement et je n'ai vu ni ressentit aucune compassion dans ton attitude, toi qui était prêt il y a à peine quelques minutes à m'offrir ce que je refusais. Est-ce que je suis si nulle que ça ? Est-ce que tu n'as réellement fait qu'essayer de me manipuler ? Surement, j'en sais rien, de toute façon ce que je vois c'est que tu es distant maintenant, probablement à cause de mon refus ou justement parce que c'est toi qui m'a mis dans cet état de trouble. Mais c'est peu être pas complètement ta faute non plus, je sais même plus quand est ce que j'ai dormit pour la dernière fois ni combien de temps. La fatigue donc, les nerfs, ce que tu m'as dit, ce que j'ai pensé, tout ce mélange dans ma tête et du coup je ne sais plus ou j'en suis. Je me sent faible et fragile, j'ai perdu tous mes repaires à cause de quelques mots, d'un regard, d'un frôlement de doigt. C'est dingue j'aurais jamais pensé que j'étais si fragile, moi qui croyais avoir enfin réussit à remonter la pente, tout c'est écroulé en quelques minutes.

Je me sent nulle, j'aimerais juste que tu me prennes dans tes bras, oui, juste ça, rien d'autre, je serais même prête à te demander de modifier ta proposition parce que maintenant je me doute que tu feras plus ce que tu me laissais sous entendre avant, mais je m'en fiche, j'aurais craqué de toute façon simplement pour que tu me prennes dans tes bras, rien d'autre, juste un peu d'affection, de compassion de chaleur humaine. Et c'est ça qui me perturbe le plus, de savoir à quel point je manque de chaleur humaine. Le sexe après tout ce n'est qu'une formalité, moi ce que je voudrais c'est un peu d'affection. Je commence à comprendre pourquoi je me sent si mal mais te voilà déjà sur le seuil de la porte à me parler de trucs que j'ai pas saisi sur le moment et quand j'ai compris pour un peu j'aurais éclaté de rire, sauf que vu la situation y'avait rien d'amusant. D'ailleurs tu t'en es rendu compte puisque tu t'es reprit.

Je l'ai regardé pourtant mais j'ai rien répondu, j'avais essuyer mes yeux une fois de plus et je voulais lui demander ce truc qui m'a paru encore plus fou que sa proposition de départ, j'ai ouvert la bouche mais aucun son n'en est sortit. J'avais envie de lui hurler, "attends, laisse tomber la bouffe,je voudrais juste une chose, que tu me prennes dans tes bras" et puis j'ai réagit, pas question que je demande ça, pas comme ça. Il s'en tirerait trop bien, ce serait trop facile, de toute façon j'étais plus moins même là j'avais besoin de repos.

Alors j'ai rien dit, j'ai rien fait, je l'ai laisser partir et après plusieurs minutes j'ai refermer violemment la porte comme si ma vie en dépendait et j'ai mis le cadenas pour finir par aller m'allonger sur mon lit, fermant les yeux, voulant tout oublier, ne plus penser à rien..... Mais avant j'ai penser, penser que je devrais pas faire ce travail pour lui, le revoir ne m'apporterais que d'autres troubles et d'autres perte de contrôle.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 17:04



    Trois jours plus tard...

    J'étais de retours. On peu pas dire que les jours entre ma première visite et aujourd'hui avait été facile. Trouver de la nourriture non périmé et de bon gout avait été bien plus difficile que ce que je ne l'avais imaginer. Cependant onze rations de combat plus tard et un sac à dos, j'étais revenu. J'avais attendu la soirée pour revenir, pas vraiment par choix mais plus par obligation. J'avais juste un tee-shirt, le même manteau et un jean déchiré une dizaine de fois.
    J'avais virer mon arme d'assaut pour garder juste celle de poing et mit le sac à dos en bandoulière; J'avais amené un petit bonus avec la nourriture, une bouteille de vodka. Je me disais que ça détendrais un peu l'atmosphère vu la façon dont nous nous étions quitter la dernière fois.
    Je dois avouer que j'avais été assez troublé par la jeune femme même si je ne l'avait pas montré. Je veux dire, son comportement, sa façon de réagir, c'était étrange je trouve. On aurait dit qu'elle avait envie de moi sans pour autant l'avouer. Etait-ce l'idée que je soit une sorte de "morceau" de viande qui la gêné? C'est vrai que j'avais pas vraiment était subtile dans la façon de faire. Mais bon quoi, j'avais besoin de ce putain de truc! Pas ma faute, c'est la survie, et dans la survie, bah si il faut payer ton cul, tu paye ton cul!

    Enfin stop, j'étais arrivé devant la porte. Bon, j'inspirais légèrement en passant ma main dans mes cheveux et je frappais la porte, la martelant doucement en lâchant d'une voix forte :


    -Emilie? C'est Joël... Je viens pour te payer.

    J'attendais alors. Mes oreilles à l'écoutent, prêt a deviner le son de la chaîne, à ses bruits de pas étouffés. J'étais là, au même endroit, mais bien plus confiant, bien plus calme. Pourtant, on dirait que j'ai une gueule de gamin qui va a son premier rendez-vous. J'inspirais en entendant sa réponse...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 24 Juin - 17:52

J'avais fini par m'endormir et j'étais tellement fatiguée que j'ai perdu la notion du temps, j'ai d'abord état réveiller une première fois par une envie naturelle et puis je me suis recouchée et j'ai de nouveau dormit longtemps, très longtemps. Ce qui fait que lorsque je me suis réveiller j'ignorais totalement combien de temps il c'était écoulé depuis le départ de Joel, j'avais faim et je n'ai pensé qu'à cela jusqu'à ce que je trouve de quoi me remplir l'estomac.

Ensuite j'ai rangé un peu et nettoyé ce qui me servait de planque, le lit, la commode à l'entrée et comme j'étais un peu poussiéreuse j'ai commencé à chercher dans mon bazar tout ce qui pourrait servir pour ce que Joel m'avait demandé sans pour autant être certaine que je lui rendrait ce service. J'ai trouvé quelques trucs et en fouillant je suis tombé sur un vieux machin qui trainait là et je n'ai plus pensé qu'à une chose me faire des mèches orange, histoire de me changer un peu. J'adorais le changement, surtout au niveau de mes cheveux et j'ai donc bidouiller pour réussir à me faire une coloration orange qui ne ferait pas tomber tous mes cheveux. Une fois le mélange réussit, j'suis aller me laver me changer. J'ai pris une bonne douche, j'avais l'eau courante même si elle n'était pas potable pour se doucher c'était super génial comme aménagement, j'avais un gel douche qui sentait bon la pèche et donc je me sentais en forme, j'avais la pèche sans mauvais jeu de mot. Après je me suis occupée à teindre les quelques mèches puis je me suis habillée, des vêtements propres, j'avais aussi un peu de lessive et donc mes vêtements sentaient bon le propre comme on disait avant. Alors du coup j'ai pas voulu me remettre dans la poussière pour éviter de perdre toutes ces odeurs qui me remontaient le moral d'ailleurs. J'ai toujours aimé être propre et ici dans cette planque j'en avais les moyens. J'ai ensuite fait une petite lessive et j'ai pendu mes vêtements fraichement lavé dans la pièce du fond, je me voyais mal les mettre dehors parce que ça aurait fait "hello, y'a quelqu'un qui vit ici, vous gênez pas venez me rejoindre".

Et quand je suis revenu dans la pièce principale je chantonnais, parce que j'étais de bonne humeur et c'est là que j'ai entendu frapper à la porte et la voix, cette voix qui m'a figée sur place.

Joel ? C'était déjà Joel ? Ca pouvait pas être le cas, y'avait erreur, il c'était pas passé trois jours ! J'avais rien fait ou pour ainsi dire rien, comment j'allais lui annoncer ça surtout qu'il venait pour me payer donc qu'il avait trouver de la nourriture comme convenu. Merde, j'ai pesté contre moi même. Les clignotants dans ma tête se sont mis à clignoter dans tous les sens, fallait trouver une parades, une excuse valable pour expliquer le fait que j'avais rien fait.

Bon d'abord se calmer, prendre une grande inspiration, aller ouvrir la porte, paraitre mal en point. Dure vu que j'étais propre et que je sentais plutôt bon. Faire celle qu'avait été malade ? Ouais pourquoi pas... même si je doutais que ça allait le faire. Tant pis j'improviserais, au pire je lui dirais la vérité, il me croira pas c'est sur mais tant pis.


"Joel ? Tu t'es pas trompé d'un jour là ?"

Je commençais bien c'est sur, mais tant pis je pourrais toujours m'expliquer après. J'ai quand même prit le risque de lui ouvrir, d'abord par politesse puisqu'il avait fait tout ce chemin et qu'il était forcément chargé et ensuite parce que je pouvais pas le laisser dehors. J'aurais pu ? Ben oui j'aurais pu mais là il aurait penser que je voulais le rouler ou je sais pas quoi et mon but c'était pas de me le mettre à dos. J'en voulais pas comme ennemie non plus, j'suis pas complètement folle encore.
J'ai tourné la clef, défait le cadenas, pousser la porte, sans prendre aucune précaution, j'étais trop joyeuse pour ça je crois et je l'ai vu.

Je l'ai laissé entrer et j'ai refermer derrière lui mettant de nouveau la clef dans ma poche. J'espérais qu'il avait compris les règles et qu'il poserait ses armes comme l'autre fois et puis j'ai refermer un peu mon gilet, remettant un bouton, je voulais pas qu'il voit mes cicatrices et y'avait peu être un peu de pudeur aussi.
J'ai pris un air décontracté, essayant de me montrer le plus calme possible même si j'avoue que rien que sa présence commençait doucement à me mettre mal à l'aise, la peur qu'il retente quelque chose surement. Mais j'ai gardé mon calme, logiquement il a juste pu sentir que j'étais un peu embêter parce qu'il était déjà là mais pas ma faut si j'ai perdu la notion du temps.


"Vas-y installe toi. Fait comme chez toi."

Je voulais juste dire par là dépose ton sac, met toi à l'aise mais rien d'autre hein. Et en même temps je voulais gagner un peu temps.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Ven 25 Juin - 13:32

    Surpris, j'étais surpris de sa réaction bien moins étrange que la dernière fois, j'étais aussi surpris par sa difficulté à se situer temporellement. J'émettais alors une hypothèse. Le génie, car c'est ainsi que l'on m'avait décrit Emilie était souvent lié à une certaines formes d'autisme, ainsi, peut être Emilie était elle autiste. De plus, j'émettais une autre hypothèse bien moins réjouissante. Le changement de personnalité était appelé schizophrénie hors cette maladie mentale entraîné aussi une perte de reperd dans le temps et l'espace et le plus souvent le patient avait une sensation de temps volé.
    Enfin, je dis ça, je dis rien, je suis pas médecin, c'est en regardant le docteur House que j'ai appris cela.
    Mais passons, j'entre à sa suite, je ne peux m'empêcher de regarder ses fesses avec un petit sourire avant de sortir toutes mes armes (ou presque) et de les déposé au même endroit qu'il y a trois jours.
    Je jette un coup d'œil circulaire à la pièce, peu de chose ont changé, pour même tout avouer, quasiment rien, peut être un peu de rangement. Elle par contre à un peu plus changé, sa couleur de cheveux, elle est différente. Je pose mon sac au sol, le tintement e la bouteille se fait entendre. J'enlève mon manteau en lâchant :


    -J'ai amené le payement comme convenu.. Avec un supplément.

    Je me penche, ouvre le sac et en ressort la bouteille d'alcool, "mon" alcool, je devine déjà le gout acre de la vodka dans ma bouche, cette saveur de mon pays qui m'envahit, la nostalgie que j'aurais en buvant doucement ce doux breuvage. Je m'assoit sur le canapé, mon dos se repose alors une nouvelle fois sur ce truc a moitié en lambeau. Je lâche :

    -Tu as avancé dans ce que je t'ai demandé...

    Je marquais une courte pause, ça faisait mec boulot-boulot-boulot. Arf, aller, trouve un truc "gentil" a dire, même si c'est faux, on s'en fout, ça sera pas ton premier ni ton dernier mensonge. Tiens, ses cheveux, ça aime bien les femmes qu'on fasse attention a ce genre de petit détails non?A vrai dire je ne sais pas vraiment, je n'ai jamais était longtemps avec quelques. Souvent pas plus qu'une nuit, et quand j'ai été "marié", c'était une agent, il n'y avait pas vraiment d'attirance entre elle et moi. C'était le boulot, comme un fonctionnaire, rien de plus. Alors quoi dire exactement. Allez, je me suis lancé, j'ai balancé en passant ma main sur mon visage

    -Ca te vas bien cette couleur..

    J'esquissais un léger sourire gêné en gardant mon regard sur elle, voir comment elle réagirait. T'allais me servir de test on dirait Emilie...Pas de bol, mais bon, la vie n'est pas juste, sinon je serait dans mon pays alors que le tiens ne seraient plus qu'un champ de ruine fumante sous lequel tu croupiraient, ayant pour seul tombeau les tonnes de gravas de l'empire impérialiste duquel tu as vécu!
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Ven 25 Juin - 14:07

Je l'ai observé pendant qu'il déposait ses armes, c'était étonnant de le voir le faire sans que j'ai à lui demander, à croire qu'il avait compris mes règles de vie ici, ou juste qu'elles étaient lourdes depuis le temps qu'il devait les trainer sur lui. De toute façon j'ai pas trop chercher à comprendre, juste qu'il m'a semblé qu'il y en avait moins que l'autre fois, j'avais pas envie de le fouiller, ni même de m'approcher de lui. J'avais beau rester stoïque, faire penser que j'avais récupérer mes assurance c'était loin d'être le cas, dans le fond j'étais tremblante, j'avais peur qu'il ne me refasse le coup de l'autre fois parce que là je sais vraiment pas comment je réagirais, j'avais déjà tellement lutté contre moi même que je me voyais mal y parvenir une fois de plus.
Merde voilà qu'il me dit qu'il a tout apporté comme convenu et avec un supplément et moi... moi j'ai rien fait. Il va me tuer, penser que je me suis moqué de lui, que je l'ai manipuler pour avoir la bouffe que je voulais. Merde, merde, merde! Faut que je trouve quelque chose il me croira jamais si je lui dit que j'ai perdu la notion du temps.

Ah, et je vois la bouteille d'alcool, ça me fait envie, ça fait tellement longtemps que j'ai pas eu ce plaisir d'en boire. Mais c'est la tentation en personne ce Joel, entre ses avances et l'alcool c'est clair que je pourrais jamais réussir à me maitriser. Mais bon passons, là je dois trouver matière à répondre, un truc qui tienne la route. Faut réfléchir mais sous la pression j'ai du mal, autant avant je m'en sortais super bien mais depuis mon séjour chez les dingues j'ai gardé des séquelles et la pression me fout encore plus la pression et je bloque.
Bon alors faut se calmer, rester calme, tranquille, respirer, le regarder sans pour autant insister, ouais, sa pourrait marcher ça. Le séduire, le déstabiliser ou lui faire penser que je pense qu'à lui alors qu'en fait.......JE PENSE QU'A LUI depuis qu'il est dans la pièce ! AU SECOURS !

Je tourne la tête violemment et je me met en route pour le coin cuisine faisant mine de chercher quelque chose.


"Euh... tu veux la boire maintenant ta bouteille ?"

En même temps le coin ou je me trouve n'est pas loin de là ou lui se trouve, cette pièce est grande mais en même temps c'est tellement le bordel que c'est tout petit. Et c'est quand je me retourne avec deux verres qu'il me sort un compliment.
J'hallucine ! J'en manque même de lâcher les verres, j'en reste bouche bée et une partie de moi se sent euh, comment dire... contente, flattée, ouais flattée. Je pose les verres à côté de moi, je voudrais me conduire normalement mais j'y arrive plus c'est agaçant à la fin.


Je fini par m'approcher et m'assoie à l'autre bout du canapé, mais vraiment sur la pointe des fesses si on peu dire ça. J'suis gênée oui, parce qu'il a tenu sa parole et moi pas, parce qu'il parait sincère dans ce qu'il dit et qu'il a eu un geste gentil aussi en apportant cette bouteille et comme je suis focaliser sur ça j'en oublie que le bouton de mon gilet tiens pas correctement et comme j'avais pas prévu de visite j'ai mis un t'shir bien trop échancré pour moi et du coup certaines marques sont visibles sur le haut de mon corps, heureusement que je l'ai pas vu sinon je crois que je me serais vraiment sentit mal. Bref, j'ose pas trop le regarder en face il doit bien deviner qu'un truc me tracasse et je parle enfin.


"C'est gentil de l'avoir remarqué.... mais....je....j'étais fatiguée et j'ai un peu..... zappé ce que tu m'as demandé....."

Mon visage est désolé, mon regard aussi, d'ailleurs j'évite d'être trop insistante dans mes regards et j'ajoute comme pour m'enfoncer encore un peu.

"J'ai les composants, je pense que j'ai tout mais pour être franche, j'ai encore rien fait."

Mon regard se pose timidement sur lui et j'ajoute encore

"Mais je vais me rattraper, j'm'ettrais les bouchers doubles, dormirais pas tant que j'aurais pas avancer, promis ! T'es fait ta part du marcher, je vais faire la mienne c'est sur..euh... et si tu veux même je te ferais un rabais pour m'excuser du temps perdu...."

J''attends sa réaction, je l'imagine violente, du style je reprend de suite la moitié de ce que j'ai apporté, je garde la bouteille, je te regarde même plus et pour les compliments tu pourras de les coller ou je pense et donc le câlin pareil.
Et voilà mes pensées dérivent encore, sauf que je suis quelqu'un de parole, j'lui ait dit que je le ferais, peu importe si j'ai perdu trois jours de boulot, je le ferais. Mais il m'aurait pas troublé comme ça l'autre fois aussi j'aurais bossé direct après son départ, donc c'est un peu sa faute aussi, un petit encouragement de sa part serait bien mais je rêve plus trop là.
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 28 Juin - 9:56

    J'ai un métier (si on peut appeler ça comme ça) qui fait que je dois toujours, toujours être attentif à tout ce que je vois. Lorsqu'elle tiens les verres, l'une de ses manches est plus relevé que l'autre, je remarques les cicatrices sur les poignets. Tentative de suicide, ça conforte mon idée de personne instable. Je remarques aussi les traces sur le "torse", je retire rapidement mon regard pour éviter de passer pour un vicieux. Hum, vu le nombre de trace, je dirais coup de couteau.
    Pas le genre d'endroit pour tenter une suicide, alors je dirais que tu t'es fait attaquer, hum de là tu as fait une dépression, tentative de suicide et tout le tralala. Je ne serait nullement choqué de trouver des traces de scarification sur toi. Mais je ne suis pas vraiment le mieux placer pour juger. Moi et mes tatouages. Imperceptiblement, je caresse le tatouage de ma main.
    Alors que tu t'assois non loin de moi, tu as l'air légèrement "contente" de ma remarque sur tes cheveux. Bon point pour moi, pourtant je fronce les sourcil. t'entends quoi par "zappé ce que tu m'as demandé.....". Tu continue, ta voie raisonne :


    "J'ai les composants, je pense que j'ai tout mais pour être franche, j'ai encore rien fait."

    Mon poing se serre, sais-tu combien j'ai besoin de ça? Sais tu ce que j'ai risqué en t'amenant de la nourriture? Non, tu t'en balance! T'essaye de te justifier :

    "Mais je vais me rattraper, j'm'ettrais les bouchers doubles, dormirais pas tant que j'aurais pas avancer, promis ! T'es fait ta part du marcher, je vais faire la mienne c'est sur..euh... et si tu veux même je te ferais un rabais pour m'excuser du temps perdu...."

    Je pose la bouteille au sol alors que je me lève, j'inspire, mon visage n'a rien de haineux, ce n'est plus qu'un masque, un masque dépourvus de la moindre notion de sentiment, sans aucun rictus de sourire, sans veines pleines de rage, pourtant je bouillonne, j'ai l'impression que t'essaye de me doubler, j'aime pas ça, je me plante ne face de toi et commence à débiter d'une voie monotone, essayant de garder tout mon potentielle :

    [color=darkseagreen]-T'essaye quoi? De me doubler? C'est ça, t'essaye de me baiser? [color]

    Je prend ma tête entre mes mains en continuant de la fixer, je soupire en réfléchissant, je te voit mal me doubler, mais si j'ai aucun moyen de pression sur toi, si je passe pour un "oh, bah c'est pas grave" tu risques de continuer. Je lâche alors en m'approchant de toi :

    -J'ai besoin... Besoin de ce truc! J'ai besoin de savoir!

    J'allais essayer de la faire culpabiliser, je sais, c'est cruelle, mais je me disais qu'elle serait plus enclin à ça. Elle avait une sorte de "besoin" d'être utile, d'aider, de plus, vu son état psychologique ça serait je pense facile à jouer sur cette corde là. Je me mit à genou devant elle en prenant mon visage dans mes mains pour cacher mes yeux. Là, j'allais avoir du mal, je le savais, mais il le fallait :

    -Faut que je saches... que je saches s'il est encore en vie... J'ai déjà perdu sa mère y a huit ans. Je veux pas le perdre aussi. J'ai besoin de savoir...

    Je lâchais alors un sanglot étouffe. Il n'était pas parfait, mais quand même réaliste. Je restais là et sentait alors les larmes mouiller mes yeux. Ce n'était pas facile de se faire pleurer, c'était même une des choses les plus difficiles au monde, mais j'y arrivais plus ou moins bien. Je continuais alors de bafouiller, gardant ce visage entre mes mains, frottant de façon invisible mes yeux avec mes pouces pour rendre ces derniers rouges :

    -Je t'en prie... s'il te plait...

    Je retirais mes mains, frottant mon visage pour faire disparaitre les fausses larmes, je restais toujours au sol pour qu'elle me domine de sa taille. J'imitais un léger sanglot étouffé et continuai d'une voie brisé :

    -Je ferais tout ce que tu veux, je t'en supplie. Dit moi, je fais, je suis prêt à faire n'importe quoi, je t'en supplie...

    J'avais balancé l'image pathétique du gars fort mais faible, j'avais enlevé le casanova de service pour y placer l'homme prêt à tout pour son fils. Bon, là Emilie j'ai bien le droit à un "j suis désolé". Ha, je suis une pute, vraiment, je la voyais déjà mal à l'aise, ne sachant que dire ou faire, me tapotant de sa main pour essayer de me "réconforter". Bon, il me faudrait une histoire plausible pour le gamin...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Lun 28 Juin - 11:05

Sa réaction ne tarda pas et je me sentit vraiment ridicule dans cette histoire. D'abord je l'observais du coin de l'oeil m'attendant à tout et sa colère était justifiée mais sa réaction n'était pas à la hauteur de ce que j'avais imaginer. Pas que j'aurais voulu qu'il m'agresse hein, loin de là, juste que je sais pas, c'était étrange. Pourquoi cette idée de doubler, c'était pas mon genre et je voyais même pas comment j'aurai pu faire pour le doubler, j'étais même pas dans un endroit neutre et il aurait été facile pour lui avec tout son arsenal de revenir et de me faire la peau. Non franchement je ne comprenais pas pourquoi il me disait cela. Alors j'ai baisser les yeux durant quelques secondes avant de le regarder de nouveau, un peu mal à l'aise parce que j'avais peur qu'il psychote et pense vraiment que je voulais le doubler, mon but était pas de le rendre agressif.

"Mais non ! J'essaie rien du tout ! J'me suis endormis......"

Bon d'accord c'est vrai que c'était tellement gros que s'en était dur à croire mais n'empêche que c'était bien la raison de mon retard, perte complète de la notion du temps et du coup perte de temps.

Et ce qu'il a fait ensuite m'a totalement déstabiliser, comme s'il en avait pas déjà assez fait l'autre fois fallait encore qu'il me mette terriblement mal à l'aise. Je l'observe le regarde de toute ma hauteur même si je reste assise bêtement en l'écoutant pleurnicher. Il parle d'un enfant si j'ai bien compris, il a besoin de ce matos pour savoir si son fils est encore en vie. Il a un fils ? Un type comme lui aurait un gosse ? Remarque c'est possible il a quand même l'âge d'être père. Franchement je sais pas comment réagir, quoi lui dire, je lui ait pourtant dit que je ferais ce boulot.
Et puis il semble sangloter et franchement c'est touchant un mec qui pleure....

Il était touchant et moi complètement idiote, je savais même pas quoi faire ou dire, j'étais là et je le regardais avec un regard perdu et triste. Putain il m'avait foutu les boules avec son histoire, comment je pouvais me faire pardonner d'avoir perdu trois jours de boulot. J'imaginais même pas tous les espoirs qu'il avait pu mettre dans le travail que j'étais censé faire, il devait être horriblement déçu par mon comportement. Je comprenais mieux maintenant pourquoi il pensait que je voulais le doubler.

Je suis rester là silencieuse, tout ce qu'il venait de me dire raisonnait dans ma tête, j'étais mal, très mal, je m'en voulais même de l'avoir mis dans cet état.
Alors je me suis agenouillé devant lui, hésitante quand au geste que j'allais faire, ne sachant pas si ce serait bien perçu ou pas. Et ma main c'est posé sur son épaule, amicale, j'étais pleine de compassion et de remords.


"Je...j'suis désolé....faut pas te mettre dans des états pareil...."

Et mon autre main c'est posé sur une des siennes, je voulais me montrer compatissante, lui faire comprendre que je ne voulais pas le doubler, que c'était pas mon intention. J'ai ensuite serrer cette main que j'ai essayer de retirer de son visage pour qu'il me regarde dans les yeux et comprenne que j'étais sincère que je tiendrais ma promesse, qu'il pouvait me faire confiance.
Bien sur ce contact n'a fait qu'attiser mon mal être en sa présence, ma culpabilité grandissait encore un peu plus mais je ressentais encore plus ce trouble maintenant vu la proximité.
Mais j'ai fait un gros effort pour qu'il remarque rien sauf que mon trouble était visible j'étais aussi mal que l'autre fois lorsqu'il m'a fait cette proposition... Mon regard se voulait sincère mais était peu être un peu trop insistant pour qu'il ne remarque rien.

"J'ferai ma part du marcher, fait moi confiance...."

Il était trop proche de moi, ou moi j'étais trop proche de lui je sais pas mais je me sentais de plus en plus mal et même temps je pouvais pas fuir, mon but étant de le rassurer pas de lui laisser croire que je jouais la comédie ce qui de toute façon n'était pas le cas. Alors je me suis contenté de le regarder attention une réaction, une réponse de sa part. L'envie de le serrer dans mes bras était de plus en plus présente, mais je pouvais pas, même si je voulais juste le réconforter.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 15 Juil - 10:48

    Les russes furent, sont et seront toujours les meilleurs joueurs d'échec au monde, cela vient certainement du fait que l'on sait calculé à l'avance les coups de l'adversaire, anticiper ses mouvement et le faire venir là ou l'on avait envie. C'est de la manipulation, chez des gens comme moi, ce talent s'est développé, pour des raisons évidentes de survie. En sommes je ne suis que le fruit d'un monde merdique ou le voisin espionne son voisin pour avoir si sa cabane en jardin est pas mieux que la sienne. Suis-je donc à blâmer?
    Enfin, arrêtons cette réflexion philosophique, revenons à la situation, Emilie. Brave jeune femme qui était entre mes doigts une marionnette, t'avais crut en tout, aux fausses larmes à l'histoire du gamin. Je dois avouer que c'était une bonne idée ça. Ça en jeté, ça me transformé en sorte de grosse brute au cœur tendre car au finale il est totalement malheureux. Je jouais sur la corde sentimentale et justifié le fait que j'étais prêt à tout, totalement tout.
    Je crois que si j'étais pas une pourriture d'ordure, j'aurais été ému de la gentillesse et de la compassion de Stanford, sa main sur l'épaule, le fait qu'elle voulait que je la regarde.
    Bien entendu j'évitais ce regard, préférant faire l'homme pudique et surtout assurer le fait qu'elle ne remarque pas que je ne pleurais pas. Je sut cependant que mon stratagème marchait quand elle m'affirma qu'elle allait tout faire pour faire fonctionner la chose. Brave fille. Mais il fallait enfoncer le clou, alors, sans crier garde, je me suis a moitié projeté sur elle pour l'enlacer avec force. Ca avait l'air d'une sorte d'énorme câlin que l'on ferait a quelqu'un quand ça va pas ce qui était le but recherché. J'imitais un sanglots étranglé et soufflait :


    -Désolé... désolé que tu me voit comme ça...

    Je la serrait encore un peu plus fort, sentant son parfum, sentait ce corps frêle contre le miens. J'avais l'impression que d'une simple envie j'aurais put le briser ce qui n'étais vraiment pas dans mon intérêt, d'ailleurs il faudrait que je mette en place une protection autours d'elle pour éviter que quelqu'un ne lui fasse du mal, on ne tue pas la poule aux œufs d'or! Je posais ma tête dans le creux de son cou et soufflais délicatement comme un murmure :

    -On devrait pas survivre a ses enfants... Jamais...

    Je relevais ma tête en la gardant contre moi attendant une réaction de sa part, j'imaginais bien qu'elle pleures aussi pour compatir a ma "douleur" ou un truc dans le genre. Elle semblait sensiblement faible et j'utilisais cette faiblesse. Je crois que des fois je n'arrivais pas a dormir cause de ça, ça, c'est la conscience, ce qui fait qu'on sait quand ce que l'on fait c'est mal. Mais je me devais de faire taire cette conscience. Pour mon propre bien.

    Je plaçais ma tête face à la sienne, avalant ma salive, simulant la difficulté à déglutir avant qu'un de mes bras se retire pour frotter mes yeux comme si je voulais lutter contre mes larmes en les tuant avant qu'elles ne chutent. J'avais arrêté de la serrer contre moi. C'était réconfortant quand même de serrer quelqu'un contre soit, comme ça, sans sexe sans rien, juste la peau collé à la peau, juste le sentiments que tout vas bien et que l'autre vous protège.
    Je ne me souviens plus quand c'était la dernière fois que j'ai serré quelqu'un comme ça, sans vouloir la moindre chose, sans vouloir du sexe ou des informations. Non, je m'en souviens pas. C'est triste quand j'y pense, car ça signifie ce que je suis... Seul, désespérément seul, cruellement seul. C'est ma vie...
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MessageSujet: Re: Y'a rien de mieux qu'un loft (pv)   Jeu 15 Juil - 18:48

J'étais sincère terriblement sincère et affreusement mal à l'aise, je savais plus quoi faire ni quoi dire pour qu'il se sente rassuré et surtout qu'il se calme. Je voulais pas le voir pleurer plus parce que.... tout simplement parce que j'aime pas voir un homme un pleurer, j'aime pas voir un homme malheureux. Un homme c'est censé être fort et ne jamais craquer du moins pas en présence d'une inconnue comme moi et là j'avoue qu'il c'était laissé aller et que c'était gênant pour moi. J'aurai voulu le réconforter comme l'aurait fait n'importe qui seulement voilà avec le coup qu'il m'avait fait il y a de cela trois jour je ne savais plus ce que je devais faire avec lui, je ne savais plus comment le prendre, comment réagir face à lui. Je ne voulais pas qu'il pense que je profitais de la situation mais en même temps c'est vrai que c'était tentant de se laisser aller comme ça auprès d'un homme qui vous a fait des avances et qui se trouve quasiment dans vos bras. Un battement de cil et il était à moi, seulement ce n'était pas mon genre, j'aurais pu oui, j'aurais pu en profiter mais j'ai rien fait qui ne puisse être mal interprété.
Je me suis contenté de lui montrer qu'il pouvait avoir confiance en moi et même si j'avais pris du retard je ferais le travail demandé tout en restant correct et proche de lui, juste assez pour lui rendre confiance puisque je pensais qu'il l'avait perdu cette confiance en moi.

Mais lui il a ressentit le besoin de me serrer tout contre lui ou de se serrer tout contre moi j'en sais rien, tout ce que je sais c'est que je n'ai rien fait pour l'en dissuader, je me suis laisser faire me serrant tout contre lui avec une immense satisfaction. C'était bon, c'était si bon une simple étreinte, se sentir enlacer de cette façon s'en était presque trop et ça m'a fait penser à Steven le garçon qui comptait le plus pour moi dans ce bas monde. Je me suis gênée l'espace d'une seconde mais cette gêne est partit presque aussitôt, j'étais bien et je ne voulais pas culpabiliser. De plus il s'excusait et c'était une chose positive, enfin je crois.


"C'est rien...."

C'est tout ce que j'ai dit, il pouvait se montrer comme ça c'était pas grave j'en oubliait tout ce qu'il m'avait dit avant, ses avances et tout le reste. Je voulais juste me sentir à l'aise près de lui et ne plus ressentir cette gêne ou cette peur. Après tout y'avait pas de honte à désirer quelque chose, à ressentir ce trouble lorsqu'on est proche d'un homme et tant pis si je faisais une connerie après tout la vie était ainsi et puis..... on s'en fou.
Mais ce qu'il ajouta après ne m'aida pas vraiment, au contraire je ressentit une nouvelle culpabilité celle d'avoir supprimé la vie qui grandissait en moi. Lui voulait savoir son enfant en vie et ne pouvait imaginer lui survivre, moi j'avais tout simplement supprimé celle que je portais à un stade plus qu'avancer de ma grossesse pour lui survivre justement et même si tout ça c'était passé il y a bien longtemps ce qu'il venait de dire m'avait toucher droit au coeur. Moi qui croyait tout ça si loin déjà, oublier, enterré dans un coin de ma tête et bien non ce n'était pas si loin et encore moins oublier, c'est pour cela que j'ai rien répondu et je l'ai serrer un peu plus fort l'espace de quelques secondes pour mon salut et pas pour son bien à lui. J'en avais besoin, j'avais besoin de m'y raccrocher pour ne pas couler, ne pas perdre pieds à nouveau, étrangement ses mots m'avait toucher bien plus que je n'aurais pu l'imaginer et je m'accrochais à lui et ce n'était pas que des mots. D'ailleurs il pu le sentir mais bien sur ne comprendrait pas cette réaction et je sentit de nouveau les larmes monter en moi mais cette fois-ci je fis tout mon possible pour les retenir seulement voilà qu'il avait décidé de placer sa tête en face de la mienne et il finirait par voir cette lueur cette tristesse dans mon regard. Je voulais pas qu'il la voit, j'étais pas la fille que je pensais être en tout cas pas en sa présence, j'étais faible, tellement faible et j'ignorais pourquoi il déclenchait tout ça chez moi. J'avais beau tout faire à chaque fois c'était pareil avec lui.


"Joel je...."

J'ai même pas pu finir ma phrase, tout ce que j'ai fait c'est me jeter dans ses bras une fois encore, me serrant tout contre lui le plus fort que je pouvais et ce n'était pas pour le réconforter lui mais pour tenter de me reprendre, utiliser cette force apporter par l'étreinte pour me ressaisir ou peu être juste me sentir exister, sentir battre son coeur tout contre moi, être dans les bras d'un homme. Peu importe je n'étais rien, rien qu'une pauvre fille manipulable, qui se sent faible et nulle, une fille en manque d'affection, une femme malheureuse, seule... terriblement seule et dont le passé ne faisait que troubler l'esprit.
Je n'avais besoin de rien d'autre, juste de recharger mes batteries en affection de tenter d'effacer tout ce qu'il venait de faire remonter et peu être aussi qu'il m'aide à me ressaisir ou qu'il me réconforte à sa manière...
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