AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Riley Evans

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Riley Evans    Mer 23 Juin - 18:44

Riley.Evans
Who am I ?


Photography ;

I don't pretend to be normal ;

    NOM : Evans.
    PRÉNOM : Riley.
    AUTRE PRENOM: Scott.

    AGE : 29 ans.
    NÉ(E) LE : 12/05/1983 . A :Manhattan.
    NATIONALITE : Américaine.
    HABITE : Manhattan.

    GROUPE : Survivants.
    METIER : Séducteur invétéré ? Gosse de riche, commes disent certains ?
    STATUT : Libre comme l'air...
Pictures ;


..
• •Temper

    « I loved you. I trusted you. I gave you all I had. And then you betrayed me, you deceived me. You broke my heart and ruined my life. You made me as I am today. You killed the good in me. I hate you. I don't want to love and I don't want to be loved. Never. End of the story. »

    Because of you it's hard to trust, not only me, but everyone arround me.
    « Espèce de salaud ! » Cette phrase, suivie d'une claque retentissante, est certainement la phrase que j'ai entendu le plus dans ma vie. Vous ne m'aimeriez pas. Et à bien y réfléchir, je ne m'aimerais pas non plus. C'est vrai, je suis un salaud fini. Un salaud doublé d'un égoïste. Personne ne se soucie de moi, pourquoi devrais-je ? J'ai vraiment l'image d'un sale type, et loin de moi l'idée de m'en plaindre. Je préfère être détesté, ça rend les choses plus faciles pour tout le monde... Je ne supporte pas qu'on me résiste, d'une quelconque façon que ce soit. J'ai donc tendance à recourir à des moyens plus ou moins avouables pour obtenir ce que je veux. Je ne suis pas quelqu'un de patient... Un sale défaut pas vrai ? Enfin, c'est pas comme si j'avais des qualités non plus... Je n'ai pas la colère facile. Ou plutôt, mes colères sont rares et souvent silencieuses. Néanmoins je le reconnais, il m'arrive d'être violent. Une violence aussi verbale que physique, quand bien même je n'ai pas pour habitude de frapper les femmes. Enfin, je ne nie pas qu'une ou deux claques ont bien dû m'échapper, étant donné que l'alcool et moi sommes autant amis qu'ennemis... Mais en général, je fais bien attention à ne pas casser mes jouet... Mon humour noir et mon ironie ont tendance à rendre les gens dingues. Et ça me plait de les voir avoir envie de me cogner dessus. C'est terriblement amusant. Et c'est d'autant plus amusant que je sais blesser les gens quand j'en ai envie. Je suis d'un naturel assez jaloux. Je ne supporte pas qu'un autre ait ce que je désire. Et vu que je ne suis pas un ange, loin de là, je suis capable des pires saloperies pour avoir ce que je veux. Je sais mentir, tromper, trahir. Sans remords, sans regret. Il y a bien longtemps que j'ai compris qu'il valait mieux que ce soit les autres que moi.

..
• •Physical appearance

    « You know what ? I play with it and I like it. I love it. I can control you and it's all I want. No more feelings, no more pain. You should enjoy it and ignore your fucking stupid heart. A heart means nothing for me. Only weakness. You got it ? »
    I've been thinking of everything I used to want to be...
    Pour être un séducteur, faut avoir le physique, non ? Ça tombe bien, je l'ai. Et plutôt deux fois qu'une. Je vais pas le cacher, j'ai un physique qui plait pas mal aux femmes. Le petit truc du type mystérieux et torturé, ça marche à tous les coups... Plus grand que la moyenne des hommes, je mesure un mètre quatre-vingt trois précisément, pour un peu plus de soixante dix kilos. Je n'ai jamais été très épais, mais pour autant je suis loin d'être maigre, je ne suis pas un cadavre ambulant, comme certains types du coin... J'ai toujours fait attention à mon apparence, que ce soit avant la guerre ou aujourd'hui. Fin du monde ou pas, c'est pas une raison pour se laisser aller. Ayant toujours fait du sport, je suis assez musclé, même si j'ai rien de Rambo ou Terminator. Je n'ai jamais été très bronzé, et ça ne s'est pas arrangé, étant donné que voir le soleil relève du miracle aujourd'hui. Heureusement, ma peau claire va bien avec le reste. Il paraît que j'ai un visage assez sévère, quoiqu'agréable. Je vais pas dire le contraire, quand je souris c'est soit pour me foutre de la gueule du monde, soit pour attirer une charmante demoiselle. En général, associé à un petit clin d'oeil, ça marche à tous les coups. Mes yeux sont d'un bleu clair, pas vraiment original, mais pas affreux non plus. Mes cheveux sont d'un brun très foncé, presque noir. Ni trop court ni trop long, j'entretiens autant que possible un coiffé décoiffé assez séduisant. Je suis toujours rasé de près, l'effet paillasson c'est pas vraiment mon truc.


..
• • Relationship

    « You don't like me, I don't like you. Nothing more. I don't want any burden... Humans are burdens... Girls are burdens. But you're addict to them, aren't you ? There are puppets. And I love to be the master of all of them. It's a cruel game, isn't it ? »




K a t a r i n a . K . J o n e s .
    « Tu lui ressembles ! D'une façon telle que je te voulais, comme je n'ai jamais voulu personne. Mais les rôles semblaient inversés, parce que tu avais cette innocence qui était la mienne autrefois. Et enfin, enfin !, j'étais celui qui aurais pu te contrôler ! Mais tu n'es pas elle ! Tu n'es pas elle ! Tu n'as rien à voir avec elle. Je ne peux pas me venger, même si j'en ai envie, à telle point que c'en est devenu une obsession ! Mais je ne peux pas, même si je meurs d'envie de faire souffrir quelqu'un comme moi ! Mais tu ne le mérites pas, pas toi... »





E t h a n . J o n e s .
    « Mon problème ? Mon problème ?! C'est toi mon problème ! T'es qu'un minable, un pauvre type, et pourtant malgré tout ça c'est toi qu'elle a choisi ! TOI ! Ça me dépasse tellement que j'en serais presque mort de rire ! J'ai beau essayer de comprendre, franchement je n'y arrive pas. Je suis peut-être pas parfait, mais tu l'es encore moins. Le pire dans tout ça, c'est que j'étais là avant. J'étais là avant, bordel ! Alors un conseil : fais bien attention... Si par malheur tu me laisses faire le moindre pas vers elle... J'hésiterai pas. Parce que pour moi, t'es, au mieux, un obstacle sur ma route. »





S t e l l a . O' B r i e n .
    « Mais je ne t'aime pas ! Et à bien y réfléchir, je ne suis même pas sûr d'aimer les blondes. Et ne fais pas cette tête là, tu ne vaux pas mieux que moi. Si on couche ensemble c'est pour la simple et bonne raison qu'on peut pas avoir ce qu'on veut, ni l'un ni l'autre. Si t'es pas contente, tu peux aussi bien partir, je ne vais pas te retenir. De toute façon, tu étais prévenue. Les sentiments c'est pas mon truc. »





L e s . S u r v i v a n t s .
    « Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Eh bah non, ça ne marche pas comme ça. La plupart des types me détestent, et dans l'ensemble je le leur rend bien. Je reste calme avec Alexander et Aaron, simplement pour qu'ils me foutent la paix. Intelligent non ? En ce qui concerne les femmes, je pourrais m'amuser avec certaines, mais j'essaie de rester tranquille. J'essaie j'ai dit ! Fait étonnant, les gosses m'adorent. Allez savoir pourquoi. Heureusement que je n'y suis pas allergique. Ah, et je déteste cette espèce d'ambiance familiale, aux heures des repas... Tu parles d'une famille. En temps voulu, ce sera chacun pour soi. Pas besoin d'être Einstein pour le deviner. »


Comment avez vous connu le forum : Joker big smile
Un petit mot : Mot.
Avatar pris : Iaaaaaaaaan ! *SBAFF*
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Riley Evans    Ven 25 Juin - 12:42

..
• • Story

    « I hope you do not believe in fairy tales my dear. Cause my life is not one of those childish thing. Life is reality. Life is cruel. It has no mercy for youn for me, for anyone. Forget your humanity is like forget your pain, your sorrow... It's better for you. It's easier. I thought it was easier. »
« Dans la vie on a ce qu'on a. Ca n'a rien à voir avec ce qu'on mérite. »

    J'ouvre les yeux. Putain, ce que j'ai mal à la tête. Je cligne des yeux plusieurs fois et j'essaie de me rappeler où je suis. Je porte une main à l'arrière de ma tête. Je saigne. Génial. Avec une grimace, je me redresse difficilement. Il me faut un moment pour réaliser où je suis. Et là, c'est le choc. Je suis par terre, allongé dans ce qui est – était ?, le couloir d'un avion. Un Boeing 747. A ceci près qu'il y a un trou béant dans l'appareil. Ça me revient... Un petit missile de rien du tout et boum ! Adieu l'aile droite et ses réacteurs. Et, par conséquent, adieu la moitié des passagers. Il me faut une bonne minute pour me relever. Et là, je suis content d'avoir les nerfs solides. Il y a de tout, presque partout. Des gens qui hurlent, des gens blessés... Des morts... Plus ou moins entiers. Personne pour nous aider. À travers un hublot, je constate que l'aéroport lui même fume. Je suis pas dans la merde, tiens.

    Je suis né au Medical Center de New York, au beau milieu de la nuit du 12 Mai 1983. Le divin enfant, le petit miracle, le petit prodigue. Mes parents ont eu des difficultés à m'avoir, résultat je suis chouchouté à peine sorti du ventre de ma mère. Je suis né dans un milieu assez aisé, voir riche. Je partais donc avec un net avantage dans la vie. Peu importe ce que je faisais de ma vie, j'aurais toujours mes parents derrière moi, à aligner les chèques au besoin. Mon père était directeur d'une grande entreprise dans l'alimentaire, et ma mère était rédactrice en chef d'un célèbre magazine de mode féminin. Mais quand vous êtes gosse, ce genre de choses ça vous passe au dessus de la tête. Les premières années de ma vie n'ont rien d'extraordinaire. J'ai été un bébé sans problèmes, et jusqu'à mes trois ans j'ai nagé dans le bonheur familial. Je passais la plupart du temps avec ma mère, dans son bureau. Et pendant que ma mère habillait ses mannequins, je jouais avec tout ce qui me tombait sous la main. Aujourd'hui, je me dis que j'étais bien con... Bref j'avais trois ans, et j'étais le genre petit angelot sage à qui on fait des câlins en permanence. Trop petit pour en profiter, et trop petit pour me rendre compte que finalement, ma mère étaient une coincée de première... « Riley mets pas tes doigts dans ta bouche ! Attention tu vas salir ton pantalon Dior ! ». Autant dire que j'avais pas la moindre idée de ce qu'était une marque pareille... Tout avait l'air si facile que je ne me posais pas de questions. Je ne manquais de rien, je n'avais besoin de rien.

    J'ai commencé à comprendre que j'étais privilégié quand je suis rentré à l'école. J'avais à peine cinq ans et j'étais dans l'école la plus privée de tout New York. Mon père avait dû faire un sacré chèque pour que j'y entre, parce que j'étais pas vraiment un petit génie. J'étais dans la moyenne, voilà tout. Très vite je me suis rendu compte que ce milieu là était spécial. En y repensant, cette école c'était comme une mini machine à bébés mannequins. Ce qu'aujourd'hui je trouve ridicule. Imaginez une centaine de garçons en costard cravate et une centaine de fille en chemise de soie et jupette. Comique... Malheureusement, mes parents ont vite déchanté. J'étais pas vraiment le petit écolier modèle. Non, moi j'étais celui qui faisait des avions en papiers avec les photocopies de vocabulaire. Ce qui n'a pas aidé, c'est le divorce de mes parents. J'avais sept ans et j'ai passé tout mes weekends au tribunal. La joie. « Je garde le petit et je te laisse la maison ! » « Je garde le petit et la moitié des biens ! » sans oublier le fameux « Tu peux t'asseoir sur la pension espèce de garce, t'auras rien !». Ambiance...


    Sortir de l'avion. Il faut que je sorte de ce putain d'avion ! J'ai eu l'idée du siècle, franchement. J'avais cru qu'en prenant un des derniers vols pour l'Australie je parviendrait à quitter la ville. Tu parles... J'étais loin de penser que les Russes viendraient bombarder l'aéroport ET les avions sur le tarmak.. Descendre de l'avion, c'est une bonne paire de manches. Les sorties de secours ont explosé avec une moitié de l'avion. Du coup, il faut que je saute. Super. Je suis loin d'être bon à ce petit jeu. Résultat je me réceptionne mal et perds l'équilibre. Par réflexe je tends les mains en avant. Mon poignet gauche émet un craquement significatif. Et merde. Putain, fais chier !

    C'est mon père qui a obtenu ma garde. Ma mère étant jugée trop instable, trop hystérique. D'un côté j'étais content. Mon père avait toujours été assez cool avec moi. Contrairement à ma mère, il n'était pas né dans un milieu bourgeois. Il avait gravi les échelons, un à un. Il n'avait jamais été pour me coller dans ces écoles privées hors de prix. Il voulait faire plaisir à ma chère mère... J'ai terminé l'enseignement primaire dans le privé, et mon père m'a ensuite inscrit au collège public. C'était un bon collège, et au moins je fréquentait des gens à peu près normaux. C'est à partir de là que j'ai commencé à trainer avec une bande. Oh attention, des gens sympa, pas les racailles du coin. Mon père m'aurait tué. On était sept. Il y avait donc moi, Lucia, Katherine, Helen, John, Erwan et Thomas. À la base on était pas vraiment du genre fêtard, etc... Plutôt soirées cinéma. Le truc basique, finalement. Et puis sont arrivées les années lycées... On a tous été éparpillées au quatre coin de la ville. Je me suis retrouvé seul avec Lucia. Nous n'avions jamais été très proches tous les deux, mais nous avons su nous rapprocher. Elle voulait devenir avocate et moi... moi pour le moment je me contentais d'essayer d'avoir mon diplôme. Je n'étais pas idiot, mais les études ce n'était vraiment pas mon truc.

    Lucia a été ma première petite amie. Elle était gentille et jolie, j'ai voulu tenter le coup. Ça n'a pas duré longtemps entre nous et on a conclu qu'il valait mieux que nous restions amis. Au final, nous avons fini par ne plus nous voir du tout. Chacun sa route... Je ne peux pas dire que j'ai été particulièrement marqué par cette expérience, encore que Lucia était vraiment une fille adorable... Ma dernière année au lycée a été assez chaotique. Je faisais de moins en moins attention à mes études, et j'ai commencé à trainer avec la bande de garçons « populaires » du lycée. Autrement dit les sportifs toujours escortés par les pom-pom girls, le blond écervelé mais mignons, et les bad boys avec les plus grosses cylindrés. Et moi, le gosse du riche, que maman allait certainement embaucher comme mannequin. Génial, non ? À partir de là, j'ai été de toutes les fêtes, de toutes les sorties. J'ai commencé à désobéir à mon père, pour le plus grand plaisir de ma mère, qui me poussait à m'amuser. J'avais 18 ans, j'étais un petit peu con, alors je l'ai écoutée. J'ai enchainé les soirées, les cuites, les migraines... On me voyait partout. À tel point que j'aurais presque pu finir dans la presse people avec mes conneries. Et pourtant, je l'ai rencontrée au lycée, en cours d'histoire – en passant j'avais une tête de déterré ce jour là. Elle s'appelait Meredith, elle était nouvelle et elle venait tout juste de débarquer depuis la Louisiane. Elle m'a tout de suite tapé dans l'œil. Aussi défoncée que je sois ce jour là, impossible de ne pas la remarquer. Elle n'était pas très grande, brune avec de grands yeux noisette. Pour le coup, j'ai regretté ma petite sortie de la veille. Mais si j'avais su, ce jour là je me serais abstenu de lever les yeux sur elle.

    A première vue, Meredith était une fille gentille, souriante, serviable. Bref, avec tout un tas de qualités, du moins en apparence. Vu qu'elle était un peu paumée, on l'a tout de suite fait entrer dans notre bande. Et assez rapidement, nous nous sommes rapprochés. Un peu trop, d'ailleurs. Mais à la fin de l'année et après les examens ( que j'ai obtenus par miracle ), il ne s'était toujours rien passé entre nous. Même si, je dois l'avouer, j'en avais très envie. D'autant plus que j'avais l'impression que je lui plaisais autant qu'elle me plaisait. Nous nous sommes revus souvent pendant l'été, et ce qui devait arriver arriva. Nous avons commencé à sortir ensemble. Rapidement, je me suis rendue compte qu'elle n'était pas aussi... sage qu'elle en avait l'air. Mais je ne l'étais pas non plus, alors... Nous étions jeunes, et nous nous nous sommes amusés un moment comme ça... A la rentrée elle s'est inscrite à l'université et moi j'ai commencé à enchainer les jobs. Je faisais des courses pour mon père, servait de modèle à ma mère... Et souvent je ne faisais rien de mes journées. Pourquoi travailler quand le compte est déjà plein ? Néanmoins, j'avais l'impression d'être sur un petit nuage. J'étais amoureux, pour la première ( et la dernière ) fois de ma vie. J'avais l'impression que Meredith était la fille parfaite. LA fille en réalité. Et moi j'étais LE pigeon du siècle.


    Il faut que je me mette à courir. C'est fou ça, courir comme un dératé sur une piste d'atterrissage. Je cours aussi vite que possible pour atteindre une des entrées normalement réservée à la sécurité. Inutile de dire qu'il n'y a personne pour surveiller. Je me glisse dedans et je cherche rapidement une sortie. Coup de chance, celle que je prends débouche sur le parking. C'est pas vraiment mieux que le reste. Certaines voitures sont en feu, certaines à moitié explosées... Encore des gens qui crient. Par réflexe, je cherche ma voiture. Elle est un peu cabossée, mais tant pis. Je fouille tant ma poche pour trouver les clés et oh ! Miracle, je ne les ai pas perdues. Je n'ai pas la moindre idée d'où je compte aller. Alors un peu bêtement je prends la route qui conduit chez moi. Les bombes continuent à tomber et en plus je ne peux conduire que d'une seule main. Si je survis, je jure de changer... Quoique, non. Pourquoi essayer de changer ? Les gens seront toujours les mêmes.

    Pendant deux ans, j'ai filé le parfait amour avec Meredith. J'avais vraiment l'impression que cela durerait entre nous... Elle était adorable... Du moins elle faisait comme si elle l'était. J'ai déchanté très vite. Quand nous nous sommes installés ensemble, elle a changé. Ou plutôt elle a arrêté de faire semblant. Elle est devenue invivable. Elle était méchante, blessante, autoritaire... Je me suis dit que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Mais ce n'était pas le cas. Et pourtant je me pliais à ses exigences. Parce que je l'aimais. J'étais fou amoureux d'elle. Et je n'ai pas su écouter les avertissements de mes proches. Mon père me disait de me méfier, mes amis disaient que ce n'était qu'une « profiteuse », pour rester poli. Pour moi c'était impossible, c'était simplement qu'elle était de mauvais poil. Oui, de mauvais poil au point de me balancer un vase à la figure parce que j'avais oublié quelque chose. J'essayais désespérément de m'accrocher à mon bonheur. J'avais été très heureux avec elle pendant deux ans. Et j'avais l'impression que c'était du vent, tout à coup... Et ça a été le cas. J'étais parti en weekend avec ma mère, pour le boulot. J'étais censé rentrer le lundi matin. Je suis rentré le dimanche soir. Elle n'était pas seule... La trouver au lit avec un inconnu c'était une chose. La trouver au lit en train de s'envoyer en l'air avec mon père, c'en était une autre.

    Imaginez ma surprise. Elle me trompait, et avec mon père en plus. Le pire dans tout ça, c'est qu'il ne m'avait pas entendu arriver. Ils ont donc continué leur petite affaire tranquillement. Ça a été plus fort que moi. J'ai attrapé mon père par les épaules et je l'ai jeté par terre, avant de lui coller mon poing dans la figure. « Attends ce n'est pas ce que tu crois ! ». Ah ouais, c'est quoi alors ? J'ai ramassé ses vêtements et je l'ai foutu dehors sans ménagement. Normalement, une femme surprise en plein adultère est tout sauf calme. Meredith était... littéralement morte de rire. Ma colère la rendait hilare. Selon elle, je n'étais qu'un abruti aveugle. Apparemment, c'était comme ça depuis le début. Pendant trois ans, elle m'avait trompé avec à peu près tout New York. Et elle se plaisait à me dire que j'étais loin d'être le meilleur des amants. Passé la surprise, ça fait mal à l'amour propre. J'avais l'impression d'être un moins que rien. Une marionnette avec laquelle elle se serait amusée pendant des années. Pour quoi ? Parce qu'être au bras d'un riche héritier c'était classe. Surtout quand ce con dépense des fortunes pour vous sans penser. Quand on aime, on ne compte pas... J'en ai fait la douloureuse expérience. Je l'ai mise dehors en un rien de temps. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec elle. J'ai rapidement déménagé et je me suis débarrassé de tout ce qui aurait pu être un souvenir. J'ai brulé les photos et ai jeté ou donné tout ce que nous avions acheté « ensemble ». Ce mot ne signifiait plus rien. C'était du vent... Et quant à mon père ! Ah ! J'étais presque plus déçu. D'autant plus qu'il avait un moyen assez particulier de se faire pardonner... Aligner les chèques. Et là, j'encaissais sans réfléchir, bien décidé à être aussi salaud qu'il l'avait été. Il ne pouvait de toute façon rien me reprocher. Je n'étais pas celui qui avait lancé les hostilités.

    J'ai fait une bonne dépression pendant plusieurs mois. Et j'ai commencé à boire, enfermé chez moi. Je ne sortais presque plus et je refusais de voir qui que ce soit, à commencer par mon père. J'étais prêt à me laisser sombrer. Toutes mes convictions s'étaient envolées, et je n'avais rien à quoi me raccrocher... Un mec paumé, voilà ce que j'étais ! Et puis j'ai fini par avoir LE déclic. Je pouvais très bien vivre sans amour. Ce n'était pas essentiel. Il me suffisait de faire une croix sur ce sentiment et ce serait réglé... C'est ce que j'ai fait. J'ai décidé de ne plus avoir aucun sentiment pour personne. À commencer par une femme. Je me suis repris en main et j'ai commencé à écumer les boites de nuits. Finalement, je trouvais ça très amusant de ramener une fille ( ou deux ) et de les oublier dès le lendemain matin. C'était l'idéal pour passer du bon temps sans s'accrocher à rien. Et au fur et à mesure, sans vraiment m'en rendre compte, je suis devenu un vrai briseur de cœur, un enfoiré fini. J'envoyais voir ailleurs les filles qui me rappelaient. Je ne voyais plus mon père mais je continuait de vider son compte sans scrupules, prenant même plaisir à le mettre dans l'embarras. J'ai beaucoup changé en très peu de temps. Je suis devenu égoïste, menteur, manipulateur, arnaqueur... Pourrir la vie des autres était devenu ma principale occupation, et j'aimais ça. J'avais l'impression d'être important et d'avoir enfin quelque chose à faire. Ça a duré presque cinq ans. Et en cinq années, j'ai définitivement tué toutes les qualités que j'avais. Job ? Salopard en puissance.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Riley Evans    Sam 26 Juin - 18:49

    Je vais me planter, à tous les coups. Les gens sont autant paniqués que moi. J'ai jamais conduit aussi vite de toute ma vie. D'ailleurs, je me demande bien comment je vais pouvoir m'arrêter. Première mauvaise idée : acheter une voiture de course au lieu d'une gentille petite citadine. Je m'arrête devant chez moi en un dérapage absolument pas contrôlé. Je suis arrêté grâce à un lampadaire, d'ailleurs. Je sors de la voiture juste avant que ce dernier ne s'explose sur mon pare-brise. En même temps, c'est pas comme si je comptais m'en resservir un jour... Rapidement, je jette un bref coup d'oeil autour de moi. Il y a des débris partout par terre. Certains immeubles sont déjà par terre. Des vitres continuent à exploser et une explosion retenti de temps à autre. Le plus effrayant restant le bruit des avions passant au ras des immeubles. La question étant : leur reste-t-il des bombes ? Je n'attends pas vraiment attendu d'avoir la réponse. Je me précipite dans le hall de mon immeuble. C'est certainement la dernière chose à faire, mais je monte jusqu'à chez moi, au troisième étage. Je ne prends pas vraiment la peine de chercher mes clés : un bon coup de pied fait largement l'affaire. C'est pas comme si j'en avais quelque chose à faire de ma serrure. Sans vraiment y réfléchir j'attrape un sac et je jette dedans le strict nécessaire : des fringues, de la nourriture et quelques médicaments. Sans oublier tout l'argent liquide que j'ai. Ça pourrait m'être utile.

    Je ressors aussi vite que je suis rentré. Je suis bien inspiré d'ailleurs. L'immeuble voisin tombe dessus peu de temps après. Je commence à être à moitié sourd, à cause de toutes ces explosions et ces hurlements. Le pire étant celui des enfants. Les adultes passe encore, mais entendre des enfants hurler comme ça, ça a quelque chose d'assez terrible... Brusquement, je me prends les pieds dans quelque chose. Je trébuche et reprends mon équilibre de justesse. Je reprends ma route et je m'arrête net. Théoriquement, une pierre, ça ne gémit pas. Je ne me suis pas pris les pieds dans une pierre, mais dans un petite fille. Génial. Vraiment. Un coup d'oeil à gauche, un coup d'oeil à droite et je réalise qu'elle est toute seule. Riley le bon samaritain ? Faut croire que j'ai de bons restes... J'attrape la gamine par les aisselles et je la relève, avant de la prendre dans mes bras. Mais dès que j'ai trouvé un abri, je la refile à quelqu'un d'autre. Faut pas rêver non plus ! Je réfléchis à toute vitesse et l'endroit le plus sûr me semble être Central Park. Faudrait être con pour bombarder des arbres et une pelouse, non ?

    Je fonce. Et là, le choc. Une moitié du parc est défoncé et un hélicoptère de l'US Air force vient de se faire descendre. J'ai tort, cet endroit n'est pas plus sûr qu'un autre. Le seul truc à faire, c'est prier pour que le bombes et les débris nous évitent. Il faut que je réfléchisse, et vite. Je pose la petite par terre et j'en profite pour lui demander son prénom. Charlotte. Super, Charlotte. Je finis par l'emmener dans le métro. Mais je tiens à ce que nous restions près de l'entrée, au cas où... J'apprends que les parents de Charlotte ont certainement été tués dans l'effondrement de leur maison. Comment elle s'en est tirée, elle ne le sait pas. Un miracle ? J'en sais rien et très franchement ça m'est égal... Nous ne sommes pas seuls, de nombreuses personnes se sont réfugiées dans le métro, par désespoir... Nous avons choisi la mauvaise partie du métro. Une nuit, je suis réveillée par un craquement sourd. Le tunnel s'effondre. Je n'ai pas le temps d'attraper Charlotte pour la mettre à l'abri. Et quelque chose me tombe sur la tête. Quel est le con qui a éteint la lumière ?

    Je prends plus de coups sur la tête en deux jours qu'en vingt sept ans. Et c'est définitif, je n'aime pas ça. Je mets un moment à reprendre mes esprits cette fois ci. Si je me tape pas un traumatisme crânien avant... Oh putain, Charlotte ! Malgré mon poignet qui me lance et ma tête qui me fait un mal de chien, je me relève précipitamment. Je l'appelle, en priant presque pour qu'elle ait eu le temps de déguerpir. Ce n'est pas le cas. Vous vous rappelez de ce moment dans les films où quelque chose s'effondre sur les personnages ? Y a toujours une main qui dépasse des décombres... En réalité, c'est beaucoup moins drôle. Je tente de la dégager. Mais c'est trop tard, il n'y a plus rien à faire. De rage, je hurle. Et je me mets à pleurer. Comme un imbécile. Et puis, je ramasse mon sac et me remets en route. Qu'est-ce qui pourrait être pire de toute façon ? Le spectacle qui s'offre à moi quand je remonte. J'ai presque l'impression d'être dans un de ces films hollywoodiens. À ceci près que là ça n'avait rien à voir avec un quelconque décor de film. Tout est dévasté, en miettes... Je ne sais pas comment je vais survivre, d'autant plus que je suis en miettes moi aussi. Mon poignet est certainement cassé et malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion de prendre un rendez vous avec le médecin. Mais au moins, moi je suis envie. Ça pue le mort tout autour de moi et je dois éviter en permanence de marcher sur des... morceaux. C'est tellement immonde que je ne peux même pas vomir. Et pourtant, ce n'est pas l'envie qui me manque. Mais entre m'effondrer et survivre, j'ai fait mon choix. Encore que je ne suis pas certain de survivre très longtemps seul.

    Trois semaines. Trois putain de semaines que j'erre seul dans ce qui n'est plus qu'un grand cimetière. J'ai l'impression d'évoluer dans un grand cauchemar. Je me suis rapidement rendu compte que les gens sont tous prêts à n'importe quoi pour survivre. J'avais raison, l'homme est pourri. Tous les supermarchés sont pillés et sans arme, je ne pèse pas grand chose... C'est con, mais c'est dans un moment pareil que je me rends compte que j'ai besoin des autres. Moi ! La bonne blague qui fait bien mal à mon égo sur dimensionné. Je ne suis pas du genre à reconnaître mes erreurs, surtout quand elles sont aussi énormes que celles ci. Je préfère les nier, en règle générale... Je commence sérieusement à me dire que je suis foutu quand je rencontre un groupe de personnes. Premier réflexe me barrer. Mais je fais rapidement demi tour quand ces gens là me disent qu'ils ne me veulent pas de mal, au contraire. Il s'agit d'Alexander, Aaron, Gabrielle, Mathilda, Isaac, Liam et une paire de jumeaux. Je les écoute attentivement et j'apprends que ces gens ont l'intention de créer une espèce de communauté, plutôt que de laisser les gens mourir dans leur coin. Il ne m'en faut pas plus pour accepter. Et, Dieu merci, Mathilda est médecin. Elle s'occupe rapidement de mon poignet et nous voilà en route pour trouver un endroit où « habiter ». Je remarque que Gabrielle est enceinte, et pas qu'un peu... Au bout de quelques jours, nous nous décidons à investir les sous sols d'un ancien centre commercial. Avec du travail ( pas vraiment le mien il faut l'avouer ) nous avons organisé les lieux. Et c'est parti la vie de château...

    Aaron et Alexander ramènent des gens tous les jours et il faut s'organiser... Au début, je suis de toutes les expéditions, parce que nous sommes peu nombreux et que je dois aider si je ne veux pas être dégagé vite fait bien fait par Aaron. Mais au fur et à mesure que les gens arrive, je m'efface. J'ai assez risqué ma vie comme ça... Et puis un jour comme un autre, Aaron et Alexander la ramènent ELLE. J'ai un choc quand je la vois passer dans les bras d'Alexander. J'ai une hallucination, je pense que c'est Meredith. Même cheveux, même silhouette. Avant que j'ai pu esquisser le moindre geste, la fille est enfermée avec eux et Gabrielle. Je crois que je deviens fou, le temps qu'il la gardent à l'abri. Mais je suis là quand elle sort. Double choc. Ce n'est pas Meredith, mais elle lui ressemble, en un sens. Cette fille là n'est même pas américaine, elle est russe et s'appelle Katarina. Et ce qui me secoue, c'est qu'elle a cette même gentillesse que Meredith. Sauf que je réalise bien vite qu'elle ne feint rien. Elle aime aider les gens et participer à la vie de la communauté. J'ai l'impression de voir en elle une occasion de me venger, de m'exorciser. Aussitôt, je m'emploie à la séduire. Mais elle n'est pas facile. Elle me repousse, d'abord avec tact et douceur. Mais comme je m'acharne, elle se faut plus sèche, plus autoritaire. Pour la première fois de ma vie, une femme ne veut pas de moi. Elle me repousse, j'ai presque l'impression de la dégouter. Voilà pourquoi je la veux tellement. C'est un défi à relever. Et je ne m'attends pas à être coiffé au poteau.

    En plein milieu d'une nuit, IL arrive. Le genre de type que je déteste. Paumé, drogué, lamentable. Cela empire, étant donné que Katarina passe tout son temps avec lui. C'est terriblement vexant qu'elle préfère un type comme lui à un type comme moi. Ethan... Ethan prend bientôt beaucoup trop de place dans la vie de Katarina. Trop de place entre elle et moi. Je me rend compte qu'il l'attire, alors que franchement il ne fait rien pour. Et moi, malgré tous mes efforts, elle me snobe. Ça me rend complètement dingue ! Imaginez ma tête quand ça y est, c'est officiel, il l'a foutue dans son lit avant moi. Oh le con ! N'ayons pas peur des mots, je suis vert de jalousie. Pendant six mois, je ronge mon frein, m'occupant avec n'importe quelle autre fille ( tiens, bonjour Stella ! ). et là, miracle, cet abruti la plaque d'un coup sec. Il ne m'en faut pas plus pour remonter sur scène. Pas de chance, la demoiselle est complètement détruite, pas moyen de la toucher ( sans me prendre une bonne baffe ). D'autant plus qu'il s'y accroche, l'autre andouille ! Il la plaque et il joue les jaloux. C'est l'inconvénient avec les drogués : pas une petite once de cervelle. Et il fait le con en plus... « Je t'aime, mais je te quitte », « je t'aime mais je te re quitte ». Bordel j'ai du mal à suivre, c'est pire que les Feux de l'Amour ce truc. C'est doublement énervant, si vous voulez mon avis.

    J'ai un espoir, quand Ethan disparaît. Alléluia, il a compris qu'il n'avait rien à faire ici. Dieu existe peut-être, en fin de compte ! J'ai toute la scène pour moi tout seul. Sauf que... Voilà, Katarina ramène un type, un certain Nathaniel. À croire qu'elle le fait exprès. Je continue à lui tourner autour, avec espoir.. Raté, elle est enceinte. À croire que l'autre idiot a tout prévu. Là, je sens que c'est foutu pour moi. D'autant plus qu'il revient. Et c'est reparti pour un épisode de « je t'aime moi non plus ». jusqu'à ce que oh ! Miracle. Elle le récupère pour de bon. Et merde. Elle « l'épouse ». Double merde. J'ai l'impression d'être face au mur, d'autant plus que son cher mari est devenu un de nos leaders. En gros j'ai plus qu'à me taire et à ramer devant lui ? Même pas en rêve. Si je peux lui pourrir la vie tous les jours 24h/24, je vais le faire. Parce que je suis jaloux et très mauvais perdant. J'ai la défaite mauvaise. Et c'est pire parce que Katarina n'a rien à voir avec Meredith. Et que je n'ai pas envie de lui faire de mal, à elle, en fin de compte. C'est con, me voilà condamné à souffrir tout seul.

    Wait & See...
Revenir en haut Aller en bas
Ethan Jones
I'm forever blindavatar

Messages : 1559
Date d'inscription : 03/01/2010
Age : 38
Localisation : New-York

MessageSujet: Re: Riley Evans    Dim 27 Juin - 17:10

Fiche acceptée bien entendu.....

Allez file petite ordure Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Riley Evans    

Revenir en haut Aller en bas
 
Riley Evans
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Mon Gambit Evans.
» and i can escape from the prison you put me in (riley)
» [04/02/1458-2nd mandat Lily-jane] Gotetdeb, seigneur de Montesquieu Volvestre
» verticale du Domaine Mas de Daumas Gassac : 11 mai 2012
» instagram.com/siafernandez

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
This Is War :: New York survivants-
Sauter vers: