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 Un revenant [Katarina, puis ouvert à qui veut]

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MessageSujet: Un revenant [Katarina, puis ouvert à qui veut]   Sam 3 Juil - 16:06

Il faisait nuit noire lorsque j'ai ouvert les yeux pour la première fois en presque 3 jours. Le dernier coup de poing américain m'avait littéralement mis HS, et pour un bon moment. Mon visage ne sentait de toute façon plus rien depuis plusieurs semaines. Quand comprendraient-ils que JAMAIS je ne parlerai ? Ils pouvaient toujours rêver. Ils avaient peut-être le dessus physiquement, mais moi, j'avais un mental d'acier. Et c'était bien tout ce qu'il me restait.

...

Je ne savais pas exactement depuis combien de temps j'étais là. Mais cela semblait se compter en semaines. Voire en mois. J'avais perdu la notion du temps depuis trop longtemps. Et ces abrutis ne m'aidaient pas vraiment à rester lucide.

J'avais horriblement mal au crâne. J'essayai tant bien que mal de me focaliser là-dessus tant le reste de mon corps souffrait le martyr. J'arrivais à peine à respirer, certainement des côtes brisées, et je ne sentais plus mes membres. Je voyais flou, aussi. Du sang séché me barrait la vue. Ou autre chose. Et pour couronner, le tout, comme si ce n'était pas suffisant, j'avais soif. Et faim. A vrai dire, je n'en avais plus grand chose à faire. Je sentais mes forces me lâcher, jusqu'à atteindre le minimum vital. Dans quelques heures, je serai mort.

Enfin, c'est ce que j'avais cru.
Quelques minutes après mon énième réveil, deux bozos de service sont venus me relever. J'étais tombé, toujours attaché à la chaise sur laquelle j'avais passé presque tout mon temps. Je n'avais même pas remarqué que j'étais à terre, c'était pour dire.

Bozo barbu m'adressa alors la parole...

- T'en as mis du temps cette fois ! Tu nous as presque fait peur !

Si j'avais pu, j'aurai souri. Mais ma mâchoire n'obéissait plus à mes ordres. Je me contentais de le regarder d'un air absent. Pas très difficile ça au moins.

Comme d'habitude, il m'ont donné à boire. Un grand verre d'eau avec une paille. Pour manger, on attendrait que je puisse rouvrir la bouche. Donc pas de si tôt.

Petit bozo détacha mes liens, et mes bras tombèrent le long de mon corps, raides comme des piquets. J'étais incapable de faire le moindre mouvement.

Ils avancèrent ensuite vers la porte d'où ils venaient d'arriver, et bozo barbu s'adressa encore à moi...

- Je crois que tu peux y aller. On a rien de plus à apprendre de toi.

Quoi ?

C'était une blague ?

J'ai essayé de pousser un cri, comme pour protester, mais ça devait plus ressembler à un gémissement de petit labrador qu'à autre chose.
Ils ne se retournèrent même pas, et s'en allèrent.

5 secondes pour partir, et probablement toute une vie pour récupérer de ce que je venais de vivre.


...


Et je suis resté là, comme un con, pendant un petit moment. J'ai essayé de me lever, mais j'ai tenu à peine 3 secondes. Je me suis quand-même débrouillé pour ramper tant bien que mal vers la pièce d'à côté, où j'ai trouvé des bouteilles d'eau. J'ai bu 2 litres d'un trait.
Puis je me suis endormi par terre, épuisé. Et soulagé d'être enfin libre.

Enfin, façon de parler.

Je ne savais pas où je me trouvais, et je ne savais surtout pas si j'allais être capable de trouver de l'aide. Et vite.
Je ne tiendrais pas une nuit de plus.

Au bout de quelques heures, je ne sais pas trop comment, j'ai réussi à me hisser sur mes jambes.
Je n'ai tenu que 10 secondes. Évidemment.

Alors j'ai réessayé, encore et encore, et à force de courage, j'ai réussi à sortir de l'immeuble dans lequel je me trouvais. Les douleurs étaient de plus en plus intenses, et je savais que je ne pourrais pas aller bien loin.

Heureusement pour moi, en observant un peu autour de moi, j'ai immédiatement compris où je me trouvais. Je n'avais pas quitté Manhattan. Ce qui était une chance.
J'avais alors 2 solutions, étant donné que le QG d'Armando était hors de portée pour le moment. Je pouvais soit aller à la communauté, où je savais que Katarina et d'autres me soigneraient. Mais ils ne m'avaient pas vus depuis... des semaines, et je ne savais pas ce qu'ils savaient désormais à mon sujet. Ou pas. Je devais passer pour un déserteur où je ne savais trop quoi. Mais au moins, je savais qu'ils ne me laisseraient pas crever. J'aurais tout le temps de m'expliquer ensuite. Enfin, en théorie.

La deuxième solution, serait d'aller... chez Sarah.

J'avais beaucoup pensé à elle ces derniers temps. Je m'étais dit que si je sortais de là vivant, j'irais la retrouver. Et ne plus jamais la quitter. Même si je n'étais toujours pas sûr des sentiments qu'elle éprouvait pour moi ou non.

Je pris le temps de réfléchir, et malgré ce que je ressentais pour Sarah, il fallait que je réagisse en fonction de l'urgence. Si je ne voyais pas un médecin tout de suite, j'allais mourir. Il fallait donc que je me rende à la communauté. Une fois remis sur pied, j'irais la voir.

Si elle ne m'avait pas oublié entre temps.

J'ai tenté de me repérer, mais je n'arrivais qu'à entrouvrir un seul oeil, l'autre avait trop gonflé. Par chance, je reconnu une enseigne à moitié explosée de l'autre côté de la rue. Une des entrées de la communauté ne se trouvait qu'à un bloc d'ici. Je pouvais y être en 1 minute, en temps normal. Là, il me faudrait probablement 1 heure, voire plus.

...

Après des efforts surhumains, j'ai réussi à arriver à une quinzaine de mètres de l'entrée, qui se trouvait dans le hall d'un vieux supermarché, derrière une immense porte blindée dissimulée dans le béton de la structure du mur. Impossible de la trouver sans savoir qu'elle était là.

Pile au moment où j'allais continuer pour entrer, la porte s'est entrouverte. Un grand type que je n'avais jamais vu se retrouva face à moi. Il parut surpris, et se mit à hurler quelque chose que je ne compris même pas.
Derrière lui, je reconnu un visage familier...
Ou pas. Je n'étais plus sûr de rien.

Cette personne avait un grand sourire, qui se transforma soudain en visage horrifié. Elle cria, sans doute à mon intention.

J'ai tenté de lui répondre.

De toutes mes forces.

Mais je n'ai pas pu. Ma mâchoire était toujours bloquée. Sans doute cassée.

Et là, soulagé, je suis tombé dans les pommes. J'espérais vivement qu'ils me conduisent à l'infirmerie. Katarina saurait quoi faire.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Un revenant [Katarina, puis ouvert à qui veut]   Mer 7 Juil - 15:16

Lena n'avait pas une semaine qu'Ethan paniquait au moindre petit problème. Il suffisait qu'elle éternue pour qu'il imagine qu'elle avait la pire des maladies. Au moins il faisait attention à elle... Presque trop. Mais j'étais vraiment contente qu'il s'occupe tant d'elle. Il me permettait ainsi de me reposer et de me remettre de ces longues semaines... J'avais ainsi eu le temps de faire un peu de rangement, et je m'étais permis de passer une petite matinée à l'infirmerie pour soulager un peu Mathilda qui allait vraiment finir par devenir folle. N'importe qui venait la voir pour n'importe quoi et je savais qu'elle détestait vraiment ça. Je n'étais pas restée très longtemps, juste le temps de m'occuper de quelques bobos et j'étais retournée auprès de ma fille. L'allaitement avait quelques désavantages, dont celui ci. J'étais obligée de rester près d'elle, étant donné qu'elle avait faim toutes les trois heures. Ce n'était pas que cela me dérangeait non plus. Au contraire, j'étais vraiment heureuse qu'elle soit là. Chaque moment passé avec elle était un pur bonheur. Nous ne l'avions pas encore fait sortir de la chambre, préférant qu'elle s'habitue déjà à ce nouvel environnement. Beaucoup de choses avaient changé pour elle et je ne voulais pas lui imposer des cris et du mouvement brusque trop vite. C'était un peu trop brutal à mon goût et à celui d'Ethan.

Ce matin là, j'avais simplement amené Lena à l'infirmerie. C'était bien la seule « sortie » que nous tolérions pour le moment. Ethan et moi tenions à ce que Mathilda vérifie souvent qu'elle n'avait rien. Et elle n'avait rien. Elle était en pleine forme. Elle avait un poids tout à fait correct, était vive, mangeait bien, respirait parfaitement bien et son petit cœur battait exactement comme il le fallait. Elle n'avait pas le moindre problème. Loin de moi l'idée de m'en plaindre. J'avais remarqué que Mathilda était très détendue avec les enfants. Visiblement elle aimait beaucoup s'occuper d'eux. Peut-être parce qu'elle même n'en avait pas...Toujours est-il que j'étais contente de la voir sourire un peu de temps en temps. Nous étions en train de discuter toutes les deux – enfin toutes les trois – quand nous avons entendu du bruit dans les couloirs. Ce genre de tapage n'était pas habituel près de l'infirmerie, Mathilda détestant ce genre de chose. Je lui ai demandé de prendre Lena une minute, le temps d'aller voir ce qu'il se passait. J'ai à peine eu le temps d'ouvrir la porte que quelqu'un est entré précipitamment. Et ce quelqu'un soutenait quelqu'un d'autre qui avait vraiment l'air très, très mal en point. J'ai entendu Mathilda jurer assez grossièrement derrière moi.

J'ai attrapé par l'autre bras le blessé et j'ai aidé à le transporter sur une de nos tables d'observations. Quand il fut allongé, j'ai eu comme un gros, un énorme, un immense doute. Ce visage à moitié gonflé me disait vaguement quelque chose. Je le connaissais, mais je... Oh mon dieu. J'ai plissé les yeux et je me suis penchée légèrement en avant... Le sang a dû quitter mon visage.

« Nate ? Nathaniel ? Oh c'est pas vrai... Mathilda, ramène Lena à Ethan, on va avoir besoin de nos quatre mains ! »

Nate a vaguement ouvert les yeux. Il n'allait pas bien. Pas bien du tout. C'était vraiment étrange de voir quelqu'un qu'on connaissait dans un état pareil. Ça faisait un drôle d'effet. Il devait souffrir le martyr... Sans vraiment réfléchir, j'ai déchiré ce qui restait de son tee-shirt. Je me suis retenu de pousser un cri d'effroi. Il n'y avait pas un centimètre carré de sa peau qui n'était pas bleue ou rougie ou écorchée. Presque par réflexe j'ai posé mes mains sur son ventre. Il n'était pas complètement dur, ce qui signifiait qu'il n'y avait pas d'hémorragie interne. Et franchement, vu son état c'était assez étonnant. J'ai filé vers l'armoire tandis que Mathilda revenait. Je l'ai entendu jurer. J'ai écarté plusieurs boites de médicaments et j'ai saisi un flacon de morphine. J'ai préparé une seringue et pendant un moment, je me suis demandé comment j'allais bien pouvoir lui injecter. Il avait presque viré tout entier au bleu. Sans vraiment réfléchir, j'ai injecté la dose dans son bras.

« - Ça va atténuer la douleur un moment, d'accord ? Je vais te débarrasser de tout ce sang et je...
- Pas la peine de faire la conversation, il a la mâchoire cassée, Katarina. »

Ah oui, en effet... J'ai attrapé une compresse et j'ai rapidement mis de l'alcool dessus. J'ai nettoyé en douceur son visage. Et sans ce sang séché, c'était presque pire. Il avait un œil si gonflé que cela faisait peur, des égratignures un peu partout. Et sa mâchoire était dans un état indescriptible. Je ne savais pas qui avait fait cela, mais ce n'était pas un tendre. J'ai eu une grimace en apercevant une coupure assez profonde sur le côté gauche de son front, qui saignait toujours.

« Je vais devoir recoudre ça pendant que Mathilda s'occupe du reste... Si tu as mal, fais moi un signe de la tête et je... ferais une pause. »

Quelque chose me disait que trois points de suture n'allaient pas lui faire peur. Il n'était pas à ça près.

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MessageSujet: Re: Un revenant [Katarina, puis ouvert à qui veut]   Ven 9 Juil - 8:35

Je n'arrivais pas à reprendre conscience... mon esprit divaguait. J'ai vu qu'on me trainait le long d'un interminable couloir, puis j'ai entendu la voix de Katarina.

- Nate ? Nathaniel ? Oh c'est pas vrai... Mathilda, ramène Lena à Ethan, on va avoir besoin de nos quatre mains !

Lena ? C'était qui ça Lena ?
J'étais parti si longtemps que je ne connaissais déjà plus tout le monde ou bien la jolie russe avait déjà accouché ?
J'entendais des gens s'affairer autour de moi, mais je n'y comprenais pas grand chose. Je fixais tant bien que mal le plafond, un vieux néon blanc m'hypnotisait. Enfin, j'essayais. Mes yeux se fermaient souvent.
Mathilda aussi était là. Parfait.
Avec les deux meilleures toubibs du coin, j'avais peut-être une chance.

Je ne sentais de toute façon plus rien et je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elles faisaient. Leurs voix me paraissaient si lointaines...

Je ne percevais que des bribes de conversation.

- ...atténuer la douleur un moment...

Je sentis ensuite du froid sur mon visage, ce qui me força à rester éveillé un petit moment. Juste assez pour entendre Kat.

- Je vais devoir recoudre ça pendant que Mathilda s'occupe du reste... Si tu as mal, fais moi un signe de la tête et je... ferais une pause.

J'avais envie de lui dire que de toute façon je ne sentais plus rien, mais j'en étais incapable. Je la fixais droit dans les yeux, tentant de lui faire comprendre qu'elle pouvait y aller.
Et soudain, une douleur atroce transperça ma joue. J'ai hurlé, j'ai tenté de me redresser, mais des bras puissants m'ont plaqué sur le brancard.

J'avais l'impression que mes côtes étaient en bouillie, ce qui me fit hurler encore plus. Enfin, j'essayais. Cela devait plus ressembler à des gémissements.

Et là, au bout de quelques secondes, j'ai à nouveau perdu connaissance.

Je ne savais pas combien de temps cela avait duré, mais en me réveillant, je me sentais beaucoup mieux. Certainement l'effet d'une quelconque drogue.
Katarina et Mathilda étaient toujours là, l'une s'occupant de mon bras gauche, et l'autre notant tout un tas de choses sur un espèce de calepin.

J'ai juste eu le temps d'articuler un seul mot.

- Merci.

J'observais rapidement autour de moi, sans trop forcer sur ma nuque.
J'étais sous perfusion, tout me paraissait bien calme, et la pendule accrochée sur le mur m'indiquait qu'il était presque l'aube. Déjà.

Je me promis alors de ne plus jamais me retrouver dans un tel état.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Un revenant [Katarina, puis ouvert à qui veut]   Mer 18 Aoû - 12:35

OMJ ! Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée pour le temps de réponse...

J'étais étonnée, choquée même, de retrouver Nate dans cet état. D'ordinaire, c'était les nouveaux, ou les jeunes qui rentraient de mission comme ça. Mais Nate... Certes il n'était pas superman, mais il avait l'air de bien s'en sortir à chaque fois. Et je n'avais bien sûr pas oublié qu'il m'avait sauvé la vie. Ce jour là il s'était comporté avec calme et intelligence... Ce n'était pas le genre d'homme à hurler le nom de sa mère et à partir en courant comme un idiot. Non, il lui était certainement arrivé quelque chose qui me dépassait, et pas qu'un peu. Et selon Mathilda, il me serait difficile d'apprendre quoique ce soit. Il avait la mâchoire fracturée... On devait l'avoir frappé, et pas qu'un peu. Et il avait réussi à se trainer jusqu'à nous malgré tout cela... Il était courageux, il fallait bien lui reconnaître cela. Son corps était en miettes. On aurait dit un puzzle, que Mathilda et moi essayions désespérément de reconstituer. Nous nous étions en quelque sorte réparti la tâche. Elle s'occupait de ses jambes et de sa poitrine et moi de son visage, de ses bras et de ses jambes. J'ai été désolée de devoir le recoudre à vif comme ça, mais je n'avais pas le choix. Cela me rappelait la fois où j'avais aussi dû recoudre Ethan à vif... Ça n'avait pas été bien mieux. Mais Nathaniel a eu la chance de s'évanouir, lui. J'ai pu terminer tranquillement, désinfecter et mettre un pansement sur sa plaie. J'ai nettoyé son visage et me suis occupée de ses autres blessures avec le plus de douceur possible. De temps à autre j'entendais Mathilda jurer et dire que « ce n'était pas possible de travailler dans de pareilles conditions ». Là au moins, j'étais d'accord avec elle...

J'ai dû abandonner Nate à Mathilda pendant un peu plus d'une heure. Ethan était venu me chercher, parce que Lena avait faim et que bien évidemment il ne pouvait pas la nourrir lui même. Pendant ce temps, il en aussi profité pour me demander ce qu'il était en train de se passer. Il avait été surpris de voir débouler Mathilda avec Lena plusieurs heures auparavant. Je lui ai expliqué brièvement, et il s'est contenté de faire la moue un petit moment, avant de hausser les épaules. Il n'avait jamais aimé Nathaniel, mais s'était fait à l'idée qu'il était mon ami. Enfin, plus ou moins. Disons que c'était « toujours mieux que Riley ». Dès que j'ai eu fini d'allaiter Lena, je l'ai bercée jusqu'à ce qu'elle s'endorme, et je suis ensuite retournée à l'infirmerie. Mathilda terminait tout juste de lui installer une perfusion. D'ordinaire elle refusait de les utiliser, parce que nous en avions trop peu et qu'elle préférait les réserver pour les cas désespérés. Elle avait dû trouver que le cas de Nathaniel était assez désespéré pour lui en sacrifier une.

« - Comment est-ce qu'il va ?
- Ça pourrait être mieux... Mais ça pourrait être bien pire... Il est de constitution solide, il va s'en sortir. Enfin, il a intérêt. Je le tue sinon ! »

Ah ah. Très drôle. J'ai soupiré et je me suis passée une main dans les cheveux. Je me suis approchée de notre blessée et par réflexe, j'ai vérifié le débit de la perfusion. Puis j'ai jeté un coup d'œil à son bras gauche. J'ai défait le pansement – il était rouge de sang. J'ai de nouveau désinfecté la plaie avant de refaire un bandage plus serré. J'étais encore penché au dessus de lui quand il ouvrit les yeux. Je fus surprise, mais tentai d'afficher un sourire rassuré et rassurant. Il fit un effort pour parler et dire merci, et je mis un doigt sur mes lèvres.

« Chut. Ne parle pas. Essaie de garder tes forces. Je vais te donner de quoi écrire, si tu veux parler. »

Mathilda a relevé les yeux vers moi, avant de replonger dans ses notes. J'ai déniché un stylo et un calepin et je les ai tendu à Nate doucement. J'ai tiré une chaise et je me suis assise à côté de lui. J'ai eu un petit soupir.

« Est-ce que tu veux quelque chose ? À boire peut-être ? Tu dois certainement mourir de soif... et de faim, j'imagine. »

Je n'avais pas demandé ce qu'il lui était arrivé. D'abord parce que c'était indiscret et qu'il n'avait peut-être pas envie d'en parler. Ensuite, parce qu'il avait certainement envie de se reposer après tout ce qu'il avait dû vivre. Et puis, s'il voulait en parler avec moi il m'en parlerait, voilà tout. Ce n'étais pas mon genre de forcer les gens à me parler. Il n'y avait qu'avec Ethan que je m'autorisais à être curieuse.

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