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 I'm Sorry [Armando et Sarah]

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MessageSujet: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Dim 4 Juil - 16:03

Déjà deux semaines que Katarina avait volé à mon secours. Enfin, Katarina et les autres, mais c'est elle qui les avait convaincu de m'aider. Ils avaient tous des doutes à mon sujet, étant donné que j'avais disparu du jour au lendemain, même si je n'étais pour rien dans ce qui m'était arrivé.

Il y a plus de 4 mois, alors que je quittais les appartements de Sarah, qui avait failli se faire violer, et que je rentrais à la communauté, 4 types me sont tombés dessus alors que pour une fois, je ne faisais pas particulièrement attention. Et même quand on est un tireur hors pair, 4 baraques de 2 mètres, ça fait mal. Très mal. surtout qu'ils semblaient m'attendre, et qu'ils savaient parfaitement où me trouver.
Plutôt étrange.

Personne n'était au courant de ma liaison avec Sarah. A part Katarina, mais ça n'avait rien à voir. Et Armando m'avait demandé de me débarrasser de l'intrus qui faisait peur à ses troupes, c'est à dire Sarah, il y a des semaines. Donc aucun rapport non plus. Je lui avais dit, droit dans les yeux, que je l'avais tué.
Bien sûr, il ne savait pas que c'était une femme, et que par conséquent, jamais je n'aurais pu y toucher. Et il ne savait certainement pas non plus que j'avais craqué pour cette femme.

Les 4 types m'ont roué de coup avant de me trainer dans un immeuble, où ils m'ont posé des tas de questions. Qui j'étais, ce que je faisais, qui je connaissais... tout y est passé. Même si je n'ai pas dit la vérité une seule seconde.
Ils ne voulaient pas que je leur avoue que j'étais tueur à gage tout de même ? Et que je bossais pour Armando ? J'aurais pu leur donner son numéro de téléphone aussi ! Bien sûr !
Manque de chance pour eux, je n'étais pas très bavard. Et certainement pas de cette manière là. Si je balançais Armando, c'en était fini de moi. J'avais bien plus peur de cet italien que de tous les barjots de New York réunis.

C'était grâce à Armando que j'étais toujours en vie, et je m'étais juré de lui être loyal depuis. Et je n'avais pas à ma plaindre ! Il avait mis un appartement à ma disposition, et en échange de quelques petits "services", j'avais droit à tout le confort et toute la nourriture nécessaire. Pas de quoi râler, non ?
Sans compter qu'il me payait très bien.

La dernière mission qu'il m'avait confié, avant l'hiver, était de m'infiltrer dans une communauté de survivants qui commençaient à lui casser sérieusement les bonbons. Ils mettaient de temps en temps le nez dans son business et cela ne lui plaisait pas. Alexander, le chef de bande, était dans sa ligne de mire. Ainsi que tout leader potentiel. Et j'en avais identifié 3 jusqu'alors.
Alexander, Ethan et Aaron.
Armando s'amusait de la situation et me faisait rapporter la moindre info les concernant. Mais je savais que tôt ou tard, il me demanderait de les tuer.
J'attendais juste l'ordre.

Bien sûr, cela n'allait pas être facile. Il y avait des gens bien dans cette communauté. Notamment Gabrielle, femme d'Alexander, et Katarina, femme d'Ethan. Comme par hasard.

Mes kidnappeurs me changeaient d'endroit toutes les semaines, si bien que je ne savais plus où j'étais. Toujours à Manhattan ? A New York ? Je n'avais plus aucune notion de temps ni d'espace. A peine une blessure commençait-elle à guérir qu'une rafale de coups arrivait aussi vite.
Heureusement pour moi, ils n'ont jamais utilisé d'instrument complémentaire, à part un coup de poing américain. Sans doute pour que je ne sois pas trop abimé au final. Enfin, c'est ce que je me disais, et cela m'aidait à tenir.
Quand ça n'allait vraiment pas, je pensais à Sarah.

Il me suffisait de fermer les yeux pour l'imaginer. En train de manger de la glace ou bien de prendre un bain.Je priais pour qu'elle ne s'attire pas d'ennuis et qu'elle tienne sa promesse : ne plus s'approcher des mauvais types.

Et puis un jour, alors que je ne leur avais toujours rien appris, mes bourreaux m'ont laissé partir. Comme ça. Sans explication.
J'ai filé à la communauté, endroit le plus proche pour me faire soigner.
J'étais en piteux état : des côtes cassées, la mâchoire fracturée, des hématomes à n'en plus finir, les doigts broyés, une épaule démise... et j'en passe.
Katarina a mis un peu plus d'une semaine à me réparer. Enfin, ce qu'elle pouvait. Et une autre semaine à me remettre plus ou moins sur pieds. J'étais encore faible, bandé de partout, mais au moins, je tenais debout, même si je ne pouvais toujours pas parler. Alors que tout le monde crevait d'envie de savoir ce qui s'était passé.

Une nuit, alors que Katarina veillait encore sur moi, je lui ai demandé, ou plutôt écrit, de me laisser sortir. Je voulais voir Sarah. Et elle savait qu'elle ne pourrait pas m'en empêcher. Alors elle m'a aidé à m'éclipser. Je lui avais promis de revenir vite. Avant l'aube si possible.

Comme l'hiver était passé, je suis arrivé chez elle en moins d'une heure. J'ai frappé à sa porte, mais personne n'a répondu. Et quand je suis entré, j'ai compris qu'elle ne vivait plus là. Les affaires auxquelles elle tenait n'étaient plus là. Et tout était plus ou moins sans dessus dessous.

Vu l'heure, j'avais encore le temps de passer voir Armando. Il devait aussi se demander ce qui se passait. Je devais habituellement le tenir au courant de ma mission au moins une fois toutes les deux semaines. Et cela faisait 18 semaines qu'il ne m'avait pas vu. Il pensait peut-être que j'étais mort.
Ou pas.

En chemin, j'ai essayé de mettre de l'ordre dans mes idées. Armando aurait beaucoup de questions, et je n'arrivais pas à aligner plus de 3 mots sans m'arracher un cri de douleur intense. Il faudrait que je sois bref et efficace.

Arrivé au QG, le troufion de service qui montait la garde a halluciné. Il a immédiatement appelé James, bien sûr, pour qu'il soit certain de pouvoir me laisser passer. James s'est foutu de moi, comme toujours, et je n'ai même pas bronché. Je m'occuperai de lui plus tard.
J'ai remonté le long couloir au bout duquel se trouvait le bureau d'Armando. A cette heure là, il s'y trouvait toujours. James m'a prévenu, Armando n'était pas seul. Alors j'ai frappé à la porte, plusieurs fois, avant qu'il ne finisse enfin par me dire d'entrer.

J'ai enclenché la poignée... j'ai inspiré profondément... et j'ai cherché Armando du regard. Il était assis derrière son bureau, une jolie plante, de dos, assise sur celui-ci.

Armando s'est levé, visiblement surpris de me voir, et la jeune femme s'est tournée vers moi.

...

Mon coeur a eu un raté.
J'avais l'impression de rêver.

Sarah me regardait, droit dans les yeux, aussi surprise qu'Armando.

...

Et je ne savais pas quoi dire pour briser ce fâcheux silence.
De toute façon, je ne pouvais pas parler.

J'ai pris mon flingue... et je l'ai jeté à terre.
Il a glissé jusqu'à atteindre les pieds d'Armando.
Je ne pouvais détacher mon regard de celui de Sarah. J'étais furieux.

Mais ce n'était pas le moment de craquer.
J'ai sorti un papier et un crayon de ma poche tandis qu'Armando perdait patience. Et j'y ai inscrit 3 mots...

"Je suis désolé"

Je l'ai roulé en boule, et je l'ai balancé à la figure du boss. Sarah ne bronchait pas pour le moment.
Il le prit et y jeta un oeil. Vu ma tête, il comprit vite que je ne pouvais pas parler. Pourtant, il n'hésita pas à me poser tout un tas de questions, comme convenu. Sarah se leva à son tour, mais elle semblait complètement détachée... dire qu'il y avait une heure, j'avais cru ne plus jamais la revoir.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Dim 4 Juil - 19:12

Une belle surprise en cette longue nuit.

Alors que j'avais la tête dans les comptes, Sarah était venue me rejoindre dans mon bureau pour m'offrir un peu de divertissement. Elle avait pris cette habitude depuis qu'elle avait quitté l'étage des prostituées pour venir s'installer avec moi dans mon appartement. Elle avait échangé son statut de prostituée contre celui de compagne du patron : Plutôt une bonne évolution non? En fait, après notre première partie de jambes en l'air, nous avions remis ça très souvent avec Sarah et même si elle me rapportait pas mal d'argent avec les clients dont elle s'occupait, au fur et à mesure, j'avais commencé à ne plus supporter de l'imaginer au lit avec tout un tas d'autres types. Elle était la meilleure amante que j'avais jamais eu et, finalement, au bout de quelques semaines, je lui avais proposé de devenir ma compagne et donc, d'arrêter les passes : Elle n'avait pas hésité une seconde. Je lui offrais la sécurité, un peu de luxe et surtout, du plaisir et ça, c'était ce qu'elle aimait le plus dans notre relation : Le sexe. Moi aussi, inutile de dire le contraire. Enfin bref, au final, elle avait terminé dans mes appartements ce qui en avait dérangé plus d'un et surtout plus d'une, mais mes employés savaient qu'ils n'avaient rien à dire sur Sarah sans prendre le risque d'être écorchés vifs.

Sarah était assise à califourchon sur moi, les bras autour de mon cou et moi, j'avais mes mains placées sur son magnifique fessier : Ah son cul... Je l'adorais. Il faut dire qu'elle était gâtée par la nature et surtout, naturelle et j'aimais ça. Oh oui, j'aimais ça... Pour une fois, nous étions relativement calmes. Enfin, ce n'était que le début, le calme avant la tempête. A chaque fois qu'elle était venue me voir, on avait terminé par faire l'amour comme des sauvages soit sur mon bureau, soit directement sur mon fauteuil. Oui, sur mon fauteuil et je peux vous dire que quand elle était sur moi comme ça, c'était encore plus bon que tout le reste. Ses mains quittèrent ma nuque et elle commença à déboutonner ma chemise quand on frappa à la porte. Dans un premier temps je ne répondis pas, décidé à attendre que celui ou celle qui voulait nous interrompre s'en aille. Cela devait probablement être important puisqu'on insista. Je soupirai avant de reculer doucement mon visage pour regarder Sarah.

-Bon. J'imagine qu'on va remettre ça à plus tard.

Je n'avais pourtant pas envie d'arrêter, mais les affaires étaient les affaires.

-Mais restes-là.

Ajoutai-je à l'intention de Sarah, décidé à la garder sur mes genoux.

-Entrez!

Dis-je d'un ton sec, froid : Déjà, en temps normal, je n'aimais pas être dérangé alors être dérangé au moment où j'étais sur le point de m'envoyer en l'air? Je vous laisse imaginer dans quel état ça pouvait me mettre. Au moment où la porte s'ouvrit, Sarah était occupée à m'embrasser au coin des lèvres (Ca l'amusait sans aucun doute de me donner envie alors qu'on allait devoir attendre). Je penchai doucement la tête sur le côté et quand je vis qui se trouvait là, mes yeux s'ouvrirent comme des soucoupes sous le coup de la surprise et je me redressai sans attendre, soulevai Sarah et la posai sur le fauteuil avant de fixer l'homme qui n'était autre que Nathaniel, l'un de mes meilleurs éléments qui avait disparu depuis près de quatre mois. Officiellement, j'ignorais où était passé et je le croyais mort. Officieusement, j'étais celui qui était responsable de son absence prolongée. En fait, Nathaniel avait infiltré la communauté des survivants pour moi et même s'il me ramenait beaucoup d'informations, j'avais fini par avoir des doutes sur sa loyauté. Aussi, je l'avais fait enlever puis torturer pendant de nombreuses semaines. Il m'était même arrivé de le torturer moi-même, en prenant bien soin de lui mettre un sac sur la tête avant afin qu'il ne me reconnaisse pas. Finalement, j'avais fini par être satisfait de lui et je l'avais donc relâché. Cependant, cela faisait déjà deux semaines qu'il avait été libéré : Il avait sans doute été se faire soigner à la communauté.

Un bref instant passa puis le regard de Nathaniel m'interpela : Il regardait Sarah comme s'il voyait un fantôme. Je glissai donc mon regard vers elle et m'aperçus qu'elle le regardait à peu près de la même manière. Quoi? Alors ces deux-là se connaissaient? Oui, apparemment. Mais d'où? Depuis quand? J'allais très vite le découvrir, ils pouvaient me faire confiance pour ça. Je vis Nathaniel bouger et reportai automatiquement mon regard vers lui. Il saisit son flingue et le jeta à mes pieds. Je m'empressai de le ramasser et de le glisser à ma ceinture puisque mon holster portait déjà mon propre flingue. Nathaniel sortit ensuite un papier et un crayon et commença à écrire. Je sentais mon impatience grandir et ma colère déjà pointer le bout de son nez. Quand il eut terminé, il roula le papier en boule et me le jeta à la figure. J'aurais pu très mal réagir et lui en coller une mais je ne le fis pas, trop curieux de savoir ce qu'il avait inscrit sur la papier et surtout, trop curieux de savoir ce qui l'unissait à Sarah. Cette dernière restait d'ailleurs étrangement silencieuse : Ca ne lui ressemblait pas. Je me baissai pour ramasser le papier et le lus.

"Je suis désolé"

Je fronçai les sourcils et regardai respectivement Nathaniel et Sarah. Au bout de quelques instants mon regard se fixa sur Nathaniel et je gardai le papier à la main avant de lui poser quelques questions.

-Où t'étais passé? Pourquoi tu écris au lieu de parler? Pourquoi tu dis que tu es désolé? Et surtout... Pourquoi tu la regardes comme ça? Vous vous connaissez?

Je connaissais la réponse, je savais qu'ils se connaissaient : Leur comportement me le disait. Cependant, je n'avais pas tous les éléments, toutes les cartes en main : Je voulais en savoir plus.

Une putain de mauvaise surprise en cette longue nuit.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Lun 5 Juil - 20:50

J’avais finalement eu ce que je voulais. Je vivais ma petite vie tranquillement, j’avais ce que je voulais, et pour ça il me suffisait de coucher avec le patron de temps en temps. Sauf que maintenant j’avais plus de poids dirons-nous. Apres une partie de jambes en l’air il y a environ un mois, Armando m’avait fait la proposition qui ne se refuse pas. J’arrêtais les passes si je voulais. La seule condition : que je sois sa compagne et que par conséquent je ne couche plus a droite à gauche et que je sois à lui. Inutile de dire que je n’avais pas hésité une seule seconde. Il avait le pouvoir dans tout New York, il pouvait se procurer presque tout, donc je le pouvais aussi par la même occasion. Et même si coucher avec le même mec tout le temps aurait pu me rebuter, on parlait quand même d’Armando Venezzio. Sérieux l’italien avait beau avoir 50 ans, il me faisait l’amour comme personne.

Notre relation avait pris une espèce de routine agréable. J’étais descendue dans ses appartements. Nous ne partagions le premier étage qu’avec son fils et sa belle fille. Autant dire que c’était pour ce qu’était New York maintenant, la vraie vie de château. Je m’amusais vraiment à narguer les filles du deuxième. Je savais que je faisais des envieuses, et franchement j’adorais ça. J’adorais me pavaner partout. Je n’étais plus la pute du patron, j’étais sa compagne. Je pouvais pas être plus haut sans doute.

Et puis, finalement on s’entendait plutôt pas mal lui et moi. Notre différence d’âge n’était pas un obstacle. Et surtout, y’avait pas de sentiments. Enfin les seuls sentiments qu’on partageait, c’était ce même respect de l’autre. Je le respectais parce qu’il avait quand même tout New York à sa botte et qu’il avait un cran d’enfer, et moi il me respectait parce que j’étais sans doute la seule personne et surtout la seule femme à lui tenir tête.

Il était déjà presque minuit, et toujours pas d’Armando dans les parages. Il devait sans doute encore être dans son bureau alors j’ai passé rapidement une robe. Il faisait une chaleur à crever, l’été était là. Heureusement pour moi que j’étais habituée a une telle chaleur, mais je ne pouvais pas en dire autant des autres. Alors je suis allée le trouver. Je n’ai pas pris la peine de frapper…il saurait que c’était moi. Bingo ! Un énorme sourire aux lèvres, ce sourire un peu pervers qu’il avait quand il me voyait arriver dans son bureau le soir venu. Je me suis alors approchée et je suis allée m’asseoir sur moi. Il s’est détendu et j’ai passé mes mains autour de son cou, lui offrant mes fesses à caresser, ce qu’il s’est empressé de faire.

On a commencé à se chauffer comme toujours et au moment où il commençait à déboutonner sa chemise pour qu’on puisse passer aux choses sérieuses, quelqu’un a frappé a la porte. On a fait comme si on avait pas entendu pendant deux minutes, mais l’abruti insistait. Encore. Et encore…Armando a fini par abdiquer. Je sentais que celui qui osait venir nous faire chier allait comprendre sa douleur.

-Bon. J'imagine qu'on va remettre ça à plus tard. Mais restes-là.

J’avais essayé de me dégager mais il tenait à me garder sur ses genoux on dirait. Alors je suis restée, bien décidée à le faire chier et à lui foutre une gaule pas possible en embrassant le coin de ses lèvres.

-Entrez!

Et puis quand il m’a repoussé et assisse sur le fauteuil et que j’ai tourné la tête pour voir qui il regardait comme ça. ….Le mec qui venait d’entrer c’était Nathaniel.

Oh putain !

Oh putain de merde !!

On s’est regardés tout de suite et c’est comme si on passait pas plein de sentiments. Il était aussi en colère que je pouvais l’être. Putain il m’avait abandonné !!!! Je lui avais presque mis mon cœur à nu, j’avais retiré mon masque pour lui et il m’avait lâché. J’avais failli crever et il avait pas été là. Il m’avait manqué ca oui !!! Mais là je le haïssais.

J’étais scotchée qu’il soit là que j’ai pas fait attention à ce qu’ils faisaient ou disaient tous les deux. J’arrivais pas a regarder autre chose que lui. Il avait des bleus partout, il avait pas l’air super en forme pourtant il était là, et il me regardait tellement de façon violente et ses yeux me reprochaient tout et rien en même temps.

-Où t'étais passé? Pourquoi tu écris au lieu de parler? Pourquoi tu dis que tu es désolé? Et surtout... Pourquoi tu la regardes comme ça? Vous vous connaissez?

On s’est défiés du regard Nathaniel et moi. Et il attendait que je réponde. Connard, va…..tu peux pas répondre ? Apparemment non…. Alors j’ai cherché ce que je pouvais dire. J’aurais eu envie de nier. Parce qu’il m’avait blessé. Il m’avait abandonné et je voulais lui montrer que j’avais tourné la page même si c’était pas vrai. Je voulais le blesser. Mais je savais qu’Armando était pas con, il se doutait de quelque chose. Des étrangers se fixent pas comme ça.

-Oui on se connaît….

Et pas qu’un peu en fait. Je regardais toujours Nathaniel. Sans trop savoir pourquoi, j’avais envie de me jeter dans ses bras.

-Bonsoir Nathaniel….

Ma voix était pas très bien assurée. Je sentais le regard d’Armando sur nous alors forcément j’ai commencé à m’énerver. J’ai lâché le regard de Nathaniel pour regarder Armando.

-Oh c’est bon hein !!! J’ai le droit de connaître des gens moi aussi !

Il croyait quoi ? Que j’étais apparue par magie quand James m’avait trouvé et rapporté ici. Bha non perdu connard ! J’avais eu une vie avant. Et je sais pas trop ce qu’il en pensait mais son regard m’énervait. Il cherchait à savoir d’où on pouvait se connaitre surement.

-Me regarde pas comme ça Armando !

Je supportais pas ce regard qu’il avait sur moi. J’étais pas ses sous fifres moi, j’étais pas les gens qu’il avait l’habitude de côtoyer. Il me devait au moins le respect de me regarder autrement que comme ca.

-Je te fais pas une scène parce que tu connais d’autres femmes alors tu te calmes et ne pense même pas à sortir ton flingue...

Je préférais anticiper tout coup de sang de sa part. C’est qu’il avait la gâchette facile le sicilien.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mar 6 Juil - 8:45

- Où t'étais passé ? Pourquoi tu écris au lieu de parler ? Pourquoi tu dis que tu es désolé ? Et surtout... Pourquoi tu la regardes comme ça ? Vous vous connaissez ?

Je ne répondis pas. Armando n'attendait pas de confirmation, il avait compris qu'on se connaissait. Inutile de nier, ça ne servirait à rien. Nos regards nous avaient trahis.
Si j'avais pu parler, j'aurais probablement pété les plombs, mais je devais me contenir. C'est pour ça qu ej'avais balancé mon flingue à Armando... pour éviter le pire.
Sarah finit par répondre.

- Oui on se connaît….

Elle avait également compris qu'il n'aurait servi à rien de dire le contraire. Armando était loin d'être stupide.
Nous nous regardions toujours, tandis que j'essayais de retrouver une respiration normale.

- Bonsoir Nathaniel….

Là, elle le provoquait carrément.
Pour seule réponse, je lui fis un signe de tête.
Elle tourna ensuite les yeux vers Armando.

- Oh c’est bon hein !!! J’ai le droit de connaître des gens moi aussi !

Des gens ? Je n'étais qu'une personne quelconque pour elle ?Si c'était le cas, ça voulait dire que je m'étais trompé à son sujet.
Sacrément trompé, même.
Armando paraissait déconcerté.

- Me regarde pas comme ça Armando !

Il avait l'air choqué, et dégouté à la fois. Expression assez difficile à traduire. Je pense qu'il était furieux, mais qu'il se contenait au maximum... enfin, pour le moment.
Sarah continuait sur sa lancée.

- Je te fais pas une scène parce que tu connais d’autres femmes alors tu te calmes et ne pense même pas à sortir ton flingue...

Oui, il valait mieux.
Je le regardais également, attendant de voir si il allait bouger.
J'ai repris un bout de papier, et j'ai rapidement griffonné ce qui m'était arrivé.

"Machoîre cassée. Tabassé pendant 4 mois. Aucune info compromise."

Après tout, c'était tout ce qui allait intéresser Armando. Savoir si j'avais lâcher des renseignements ou non. Je lui lançais à nouveau le bout de papier, en faisant attention à ce qu'il le rattrape bien cette fois.
Il eut une expression plutôt étrange en le lisant. Je savais que j'allais certainement passer un sale quart d'heure d'ici peu.
Mon regard revint se poser sur Sarah. J'étais toujours aussi furax. Elle m'avait promis. Elle avait promis de ne pas s'approcher des mauvais types. Et voilà qu'elle s'entichait du pire criminel de la ville. De tous les Etats-Unis, même.
J'étais littéralement écoeuré. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour trahir sa propre parole. Sans compter que son nouveau compagnon m'avait donné pour ordre de la tuer, ce que je n'avais pas fait. Et voilà comment elle me remerciait.

Soudain, un doute me traversa l'esprit.
Et si elle s'était joué de moi depuis le début ? Et si elle connaissait Armando bien avant que je ne la rencontre ? Si tout cela était en fait une sorte de test ?

Ca me paraissait tout simplement hallucinant. Et puis, Armando ne semblait réellement pas savoir que l'on se connaissait. Plutôt bien, même.

Par contre, le truc qui commençait à m'inquiéter, c'était qu'Armando commençait sérieusement à s'énerver contre Sarah. Il n'avait toujours rien dit, mais je le sentais qui trépignait.
Si il bougeait, ça allait être le début de la fin.
Ou pire.

Sarah ne s'était pas rendu compte que personne ne pouvait parler comme ça à Armando. Même pas son propre fils.
Mais c'était elle tout craché ça.
Elle venait de se mettre dans la panade. Et tout ça à cause de moi.

Enfin non, elle s'y était mise toute seule.

Qu'elle se débrouille.

Je lui ai lancé un dernier regard, et je me suis retourné pour prendre la porte.
Mais ce que j'ai entendu ensuite... a tout changé.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mar 6 Juil - 19:55

Un silence trop long à mon goût s'installa dans la pièce : Aucun des deux ne semblait décidé à me répondre. Ils cherchaient quoi? A me faire employer la manière forte? Pourtant ils savaient très bien, l'un comme l'autre, qu'il ne fallait pas trop jouer à ça avec moi sans prendre le risque de se retrouver plus vite mort que vivant. Ils se fixaient, attendant sûrement que l'autre prenne les devants pour me fournir les explications que j'avais demandé. Je fis craquer mes doigts, ma patience commençait sérieusement à se faire désirer. Il se passa encore quelques instants avant que Sarah ne se décide enfin à prendre la parole pour me donner des explications. Enfin, ce fut bien vague. Elle m'annonça qu'ils se connaissaient avant de saluer Nathaniel d'une voix peu assurée qui ne lui ressemblait pas. Je commençais à vraiment détester ce que j'étais en train d'entrevoir. Nathaniel lui adressa simplement un signe de tête : Ils me prenaient vraiment pour un con ma parole! Il y avait eu quelque chose entre eux, j'en étais absolument certain. Leurs réactions respectives m'avaient montré le chemin des réponses que je cherchais et de simples connaissances ou des amis ne se seraient pas salués comme ils l'avaient fait. Ainsi donc, j'avais devant moi ma compagne, mon tueur professionnel, et ils avaient déjà couché ensemble : Je n'étais pas devin, mais je connaissais Sarah et il était impossible que Nathaniel ne soit pas passé dans son lit.

Sarah choisit ce moment où je venais de comprendre ce qui les liait pour me crier dessus comme une chienne enragée. Là, sans raison, alors que je n'avais même pas ouvert la bouche, alors que je m'étais contenté de la regarder, elle m'attaquait : Elle devait avoir oublié à qui elle s'adressait. Notre relation l'avait sans doute aveuglée et c'était là son erreur. Elle n'aurait jamais dû oublié qui elle avait en face d'elle et dans son lit : Jamais. Je la laissai déverser son venin, en la fixant droit dans les yeux d'un regard sombre, froid, un regard que je ne lui avais plus adressé depuis plus de quatre mois. J'avais une véritable furie en face de moi et cela ne fit qu'amplifier mon exaspération. Je sentais mon sang chauffer, bouillir, et j'étais à deux doigts de la faire taire. Je fis un effort monstrueux pour me contenir : Une erreur. Si j'avais explosé tout de suite, ça aurait évité une explosion bien pire. Elle termina sa crise en me sortant qu'elle ne me faisait pas de crises parce que je connaissais d'autres femmes : Ah, parce que j'avais fait une crise? Première nouvelle. Elle était complètement givrée... Elle termina en m'intimant de ne pas sortir mon flingue : Décidément, elle cherchait à me mettre à bout, sauf qu'à force de me chercher, elle allait me trouver, et elle allait le regretter. Je sentis Nathaniel s'agiter et reportai mon regard sur lui. Il était à nouveau en train d'écrire quelque chose sur un bout de papier. Je pus y lire qu'il avait la machoire cassée, qu'il avait été tabassé pendant quatre mois -Il n'était pas censé savoir que j'étais au courant- et qu'il n'avait lâché aucune information.

Parfait. Nathaniel avait passé le test.

Sarah, elle, avait échoué lamentablement.

Je restai de marbre quand il reporta son attention sur Sarah. J'en profitai pour poser le papier sur mon bureau et les muscles de ma main se tendaient déjà, se préparant à ce qui allait suivre. Pendant qu'ils se regardaient, la colère silencieuse montait en moi et j'attendais tout simplement que Nate se décide à quitter la pièce pour faire ce que j'avais à faire : Je devais remettre Sarah à sa place, lui rappeler qui elle était, avec qui elle était et surtout, à qui elle devait d'être encore en vie. Je devais lui apprendre ce respect qu'elle avait oublié. Ma colère était à un tel niveau que Nathaniel eut à peine le temps de se retourner avant que j'explose : Le revers de ma main gauche bien ferme et musclée s'abattit sur la joue droite de Sarah. Le gifle fut si violente que Sarah fut envoyée sur le fauteuil : Elle saignait déjà de la lèvre inférieure. Oui, je ne râtais jamais ce que je faisais. Jamais. Que ce soit dans les affaires, dans le sexe, ou dans la violence. A peine fut-elle sur le fauteuil que la main qui l'avait frappée se posa sur sa gorge et serra. Je me penchai et plongeai mon regard glacial dans le sien et en me regardant dans les yeux, il ne faisait aucun doute qu'elle pouvait y voir sa prochaine douleur et peut-être même, sa prochaine mort.

-Reparles-moi encore une fois comme ça, et je te bute, c'est clair? N'oublies pas à qui tu t'adresses. Ce n'est pas parce que tu partages mon lit que tu peux te permettre ce genre d'attitude.

Elle posa ses mains sur mes poignets et tenta de me faire lâcher prise : Peine perdue. J'avais beaucoup plus de force qu'elle, et elle le savait très bien. Elle avait beau enfoncer ses ongles dans ma peau, je n'étais pas décidé à la lâcher. Je rapprochai mon visage d'elle et je vis des larmes apparaître dans ses yeux. Je sentais qu'elle commençait à paniquer. Oui, je serrai fort sa gorge et elle aurait des marques pendant plusieurs jours. D'ailleurs, je n'étais pas encore certain de ne pas la tuer : Elle avait raison de paniquer.

-Je pourrais tout aussi bien te remettre chez les putes. N'oublies pas d'où tu viens Sarah.

Et moi, je n'aurais pas dû oublier que Nathaniel était encore dans la pièce....
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mer 7 Juil - 10:45

J’étais pas aussi nerveuse d’habitude, mais là…J’avais pourtant essayé de garder mon calme mais j’y arrivais pas… Nathaniel était là, devant moi. Il m’avait abandonné, j’avais failli crever. Mais surtout il m’avait manqué. Et je supportais seulement pas le regard d’Armando sur moi. Alors oui, je me suis énervée et j’ai sans doute été trop loin en oubliant à qui je m’adressais.

Nathaniel me regardait toujours et je ne supportais pas qu’il me regarde comme ça. Il avait l’air de me hair. Non mais sérieux…j’aurais tout vu….Il m’avait laissé tomber, il s’attendait à quoi ? Que je l’attende et que je le supplie ?
Et puis comme si je méritais plus son attention, il a écrit je sais pas trop quoi avant de le tendre à Armando. Je devenais folle.
Il m’a encore regardé avec ce mépris qui me blessait. En fait c’était ça j’étais blessée. J’aurais vraiment du faire attention à Armando et voir ce qui se préparait, mais non j’étais focalisée sur Nathaniel. J’aurai aimé voir dans ses yeux que je lui avais manqué. J’ai senti mon ventre se nouer quand il a tourné les talons et qu’il a commencé à partir.

Alors c’était comme ça ?

Et là avant que je ne commence à analyser la situation entre lui et moi, ma tête a vacillé sous le coup de la gifle monumentale qu’Armando m’a collée. J’ai senti la force avec laquelle il avait frappé, tellement que ça m’a envoyé dans le fauteuil. Je sentais ma joue en feu, je sentais mes lèvres en feu aussi. Je n’ai pas eu le temps de porter ma main à mes lèvres pour constater qu’il y avait été tellement fort que je saignais. Il m’avait ouvert la lèvre inférieure…. Il s’est penché sur moi et ses mains ont commencé à serrer ma gorge.

Et pendant qu’il serrait de toutes ses forces, il me regardait avec ce regard haineux de psychopathe que je lui avais vu quand il s’énervait avec certains. Et franchement là je commençais vraiment à flipper.

-Reparles-moi encore une fois comme ça, et je te bute, c'est clair? N'oublies pas à qui tu t'adresses. Ce n'est pas parce que tu partages mon lit que tu peux te permettre ce genre d'attitude.

Non mais…..il se prenait pour qui ? Je lui parlais comme je voulais….Espèce de malade va. Mon cerveau fonctionnait encore correctement pour penser ça. Je mettais mes mains sur les siennes en y plantant mes ongles pour lui faire lâcher prise. Mais au moment où il a serré encore plus, j’ai arrêté de penser que je pourrais m’en sortir, et la panique m’a envahi.
Putain mais lâche !!!!
Encore plus que quand j’étais tombée malade, là j’avais l’impression de me voir mourir….. Et j’en pleurais. Enfin je pleurais aussi parce que j’arrivais plus à respirer et que j’avais vraiment la trouille.

-Je pourrais tout aussi bien te remettre chez les putes. N'oublies pas d'où tu viens Sarah.

D’où je viens ? Je venais pas du même milieu que les autres moi. Il le savait ! Me remettre chez les putes mais voyons…..non il aimait trop baiser avec moi pour ça. J’aurais pu sourire mais j’avais trop peur de mourir. Oui en fait c’est ça j’avais peur de mourir. Je venais de fermer les yeux, tellement ma vue se brouillait, et je commençais à plus respirer. J’allais crever.

Voilà ça y était….

Et à un moment j’ai plus senti ses mains sur ma gorge, je sentais à nouveau ma gorge libre, je sentais plus ce poids sur moi. Je sentais de l’air passer un tout petit peu alors je me suis penché et j’ai porté mes mains à ma gorge en pleurant et gémissant. J’essayais de retrouver mon souffle, j’essayais de respirer à nouveau. J’étais tellement KO que je me suis effondrée par terre en parlant. J’ai du me recroqueviller à un moment, et je pouvais faire que pleurer et essayer de respirer à nouveau normalement.

Il m’avait frappé ! Il avait essayé de me tuer !!!
Sérieux j’adorais les rapports de force mais là c’était trop…..

Moi qui croyait que personne n’avait assisté à ça…..
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mer 7 Juil - 18:18

Peu avant que ma main ne touche la poignée de la porte, j'ai entendu un grand claquement. Ca m'a tellement surpris que je suis resté sur place quelques secondes. La puissance de la frappe m'indiquait clairement que c'était Armando qui venait de lever la main sur Sarah, et pas l'inverse.
Le temps que je me retourne, il se mit à hurler...

-Reparles-moi encore une fois comme ça, et je te bute, c'est clair? N'oublies pas à qui tu t'adresses. Ce n'est pas parce que tu partages mon lit que tu peux te permettre ce genre d'attitude.


La pauvre fille était affalée sur le fauteuil, la lèvre en sang, et cet imbécile lui serrait la gorge. Elle avait du mal à respirer. Il devenait dingue ou quoi ? Il cherchait à faire quoi ?
Elle était trois fois moins costaud que lui, et il le savait. Ell ene tiendrait pas indéfiniment !

J'avais l'impression halluciner. J'étais tellement étonné que je n'arrivais pas à bouger le petit doigt. Et surtout, je n'avais pas de flingue à disposition. Sinon Armando serait déjà mort.

- Je pourrais tout aussi bien te remettre chez les putes. N'oublies pas d'où tu viens Sarah.


Les putes ? Il n'avait pas osé faire ça tout de même ? Sarah était peut-être un peu spéciale, mais personne ne la forçait à faire quoi que ce soit. Surtout pas ça. Ca me rendait fou.

Ensuite, tout se passa très rapidement. Sarah essayait de se dégager, inutilement, les bras d'Armando étant largement trop puissants pour elle. Et surtout, elle paniquait.

Il me fallut moins d'une seconde pour saisir une des chaises trainant devant le bureau de l'italien.
Et il me fallut presque un effort surhumain pour la soulever et la balancer de toutes mes forces dans le dos d'Armando. Elle se brisa instantanément, et Armando vacilla, perdant l'équilibre et étant désorienté quelques instants. Mais bien sûr, cela ne suffit pas.

Je poussais un cri de douleur. Mes côtes me faisaient toujours terriblement mal, et mon bras gauche était toujours très fragile. Si j'avais été plus en forme son cas aurait été facilement réglé.
Je tendis alors la main vers Sarah, toujours secouée, et elle la prit presque machinalement, le regard un peu perdu. Je la tirai alors vers moi pour qu'elle se lève, et instinctivement, je me plaçai entre elle et Armando. Il se relevait, et il n'était pas content du tout...

Sur le moment, j'ai regretté ce que je venais de faire. Il fallait être complètement fêlé pour briser une chaise sur le dos de son boss. Sur le dos d'Armando Venezzio, criminel notoire, mafieux dans l'âme et dans les faits. Arracher une oreille à un Pitt Bull aurait sans doute été plus judicieux.
Mais non. J'avais sciemment choisi de protéger Sarah. Il allait la tuer.

Armando m'a regardé d'un air que je ne lui connaissais pas. J'allais passer un très mauvais quart d'heure.

Et je n'ai pas été déçu.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Jeu 8 Juil - 21:51

Finalement, la colère l'emporta sur tout le reste. Je ne voyais plus rien, aveuglé par la rage et mes mains serrèrent encore plus la gorge de Sarah. Elle m'avait finalement poussé à bout et je ne pouvais plus m'arrêter : Je ne voulais plus l'entendre parler, croiser son regard et même l'entendre respirer. Je ne voulais plus d'elle. Je la sentis faiblir et ma poigne n'en fit que plus ferme : Elle commençait à perdre des forces tandis que moi j'en gagnais. Je réalisai que j'aurais dû la laisser crever quand James l'avait ramenée : Tout aurait été tellement plus simple si dès le départ je n'avais pas cédé. Oui, j'avais cédé à trop de choses mais c'était terminé. Bel et bien terminé. J'allais faire de Sarah un exemple qui servirait de leçon aux autres qui avaient tous pris leurs aises ces dernies temps. Ils allaient à nouveau craindre pour leur misérable carcasse, ils allaient à nouveau ramper à mes pieds, ils allaient à nouveau... La forte douleur que je ressentis dans le dos me fit perdre le fil de mes pensées, pourtant bien agréables. D'ailleurs, le choc fut tel que mes mains lâchèrent le cou de Sarah et je me retrouvai avec un genoux au sol, désorienté. Je fus un peu secoué et j'eux l'impression d'entendre de loin le cri de Nathaniel. Je clignai des yeux, secouai un peu la tête et me rendis compte, en observant autour de moi, qu'il y avait des morceaux de chaise éparpillés un peu partout : Tout se mit en place dans mon esprit.

Nathaniel venait de me briser une chaise sur le dos. Je tournai lentement mon visage et vit qu'il avait ramené Sarah près de lui. Pire, il l'avait planquée derrière lui. Je fis craquer ma nuque et me relevai, sentant la fureur gagner chaque partie de mon être. Ainsi donc, il avait décidé de la sauver au risque de perdre sa propre vie. Encore une fois, les choses se mirent en place d'elles-mêmes dans ma tête : On ne prenait pas ce genre de risques pour une simple partie de jambe en l'air. Oh... Alors, ces deux-là étaient amoureux. Alors celle-ci, elle était bien bonne! Sérieusement, c'était quand même risible non? Un tueur professionnel qui tombe amoureux d'une nana qui couche avec tout ce qu'elle trouve, et cette même nana qui tombe amoureuse du tueur professionnel. Non, sincèrement, il y avait de quoi rire. Et c'est ce que je fis. Mon regard était toujours aussi froid, même glacial et particulièrement mauvais, mais je me mis à rire. Ce rire n'avait cependant rien d'amusant, non, c'était plutôt le genre de rire qui vous glaçait le sang. Quand ma voix s'éleva, j'aurais pu moi-même en avoir peur si je n'avais pas eu l'estomac bien accroché au reste des mes entrailles. J'avais toujours été froid, cruel, sadique, mais le tout réuni, jamais. Non, jamais... Jusqu'à aujourd'hui.

- Alors comme ça, vous vous aimez!

Mon regard se fixa soudain sur Nathaniel.

- Nathaniel, Nathaniel... Tu viens de signer ton arrêt de mort pour une traînée qui s'est envoyée en l'air avec toute la ville. Et encore, j'imagine qu'il y a eu d'autres villes avant celle-ci... Je te croyais plus intelligent. Autant moi, j'étais avec elle pour la baise mais toi... Toi, tu l'aimes... Tu aimes... Ca...

Ajoutai-je en portant brièvement un regard méprisant et glacial sur Sarah. Puis, dans la seconde qui suivit, avant de laisser à Nathaniel le temps de comprendre ce qui allait se passer, je fondis sur lui et lui décrochai un crochet du droit en pleine mâchoire -déjà bien abîmée- avec une sacrée force. En fait, je mis toute la force dont j'étais capable et il fut incapable de rester sur place. Il termina contre le mur et Sarah se retrouva sans protection mais je ne lui prêtai plus du tout attention : Mon regard de tueur était fixé sur Nathaniel. Ce dernier, un peu sonné, releva un regard à la fois surpris et rempli de haine vers moi et je compris : Le coup que je venais de lui donner lui avait sans aucun doute rappelé le dernier coup qu'il avait reçu dans cette salle sombre. Ce coup qui lui avait fracturé la mâchoire. Oui, j'avais partacipé pleinement aux séances de torture et tout en envoyant valser ma veste de costume par terre, car elle me gênait, j'acquiessai d'un petit signe de la tête.

- Ce qui est con, c'est que ta fidélité, tu l'as prouvée pendant plusieurs mois et tu viens de tout foutre en l'air pour cette pute.

La pute en question ne me laissa pas le temps de me rapprocher de Nathaniel pour continuer ce que j'avais commencé.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Ven 9 Juil - 8:41

C’est que quand la main de Nathaniel est apparue devant mes yeux que j’ai compris qu’il avait assisté à tout ça. Dans un sens j’étais soulagée, et de l’autre j’avais tellement honte. J’avais l’impression d’être revenue en arrière. Deux ans en arrière. … Je me souvenais alors très bien…. J’avais appris que j’allais me marier avec un type que je connaissais pas, et quand j’avais refusé et que j’avais piqué ma crise, mes frères m’avaient fait taire à coup de taloches dans la tronche. Voilà ce que ça me rappelait. Des souvenirs horribles. Et j’avais mal…. J’ai pris la main de Nathaniel machinalement et il m’a aidé à me lever avant de se placer devant moi. J’étais protégée maintenant. Il me protégeait…..

Quand j’ai vu les morceaux de chaise, j’ai compris ce qu’il avait fait pour arrêter Armando. Il lui avait cassé la chaise sur le dos. Pas bête en tout cas. En tout cas là j’aurais voulu qu’on se casse. Mais Armando a rapidement repris du poil de la bête. La carne ça crève pas faut croire .Il s’est tourné vers Nathaniel et je voyais son regard. Un regard de fou. Ce mec était complètement siphonné sérieux.. Pire que moi…Pire que n’importe qui en fait .Et comme si ca suffisait pas à me foutre la trouille, il a commencé à partir dans un fou rire de psychopathe.

- Alors comme ça, vous vous aimez!

C’était même pas une question, c’était une affirmation….Et j’avoue que ça m’a marqué. Parce que là maintenant je venais de comprendre. Ouais c’était plus que me sentir bien avec quelqu’un. Et tout s’emboitait ; j’étais bien avec lui, j’aimais quand il me prenait juste dans ses bras, il m’avait manqué…..Alors ouais c’était peut être ca finalement….

- Nathaniel, Nathaniel... Tu viens de signer ton arrêt de mort pour une traînée qui s'est envoyée en l'air avec toute la ville. Et encore, j'imagine qu'il y a eu d'autres villes avant celle-ci... Je te croyais plus intelligent. Autant moi, j'étais avec elle pour la baise mais toi... Toi, tu l'aimes... Tu aimes... Ca...

Et là franchement, j’ai commencé à me sentir vraiment très mal. Je savais ce que j’étais, ce que j’avais fait. Mais jusque là je le prenais pas comme ça. Et jusque là je pensais pas au poids de la religion. Ma religion….j’avais trahi ma religion…..Alors un sentiment que j’avais jamais connu m’a envahi : la honte. Ouais j’avais honte. Là dit comme ça, j’avais vraiment honte. Qu’on puisse penser que je m’étais envoyé des villes entieres. Que Nathaniel puisse penser que je me foutais de lui….

Faut croire que me faire étouffer m’avait un peu remis les idées en place. Pourtant j’arrivais pas à regretter. Mais j’aurais juste voulu qu’il ait une bonne image de moi.

Mais là j’ai pas franchement eu le temps de chercher plus qu’il est arrivé droit sur nous et que j’ai vu le regard de dingue d’Armando posé sur moi. On avait couché tellement de fois ensemble. Bien plus que moi et Nathaniel…dans un sens c’était pas juste. Il venait de coller une droite à Nathaniel. Et maintenant j’étais protégée par plus rien du tout. Ca foutait carrément les boules. Il pourrait nous tuer s’il voulait. Et je voulais pas crever. J’ai profité qu’il regarde Nathaniel se relever et qu’il détourne son attention pour voir ce qu’il y avait autour de moi pour faire quelque chose. Je pouvais pas le laisser tuer quelqu’un….


Et c’est là que j’ai vu un stylo, sans capuchon sans rien. Et j’ai pas réfléchi une seule seconde. Je l’ai pris discrètement et je me suis avancé vers eux.

- Ce qui est con, c'est que ta fidélité, tu l'as prouvée pendant plusieurs mois et tu viens de tout foutre en l'air pour cette pute.
Et là j’ai joué le tout pour le tout. Je lui ai enfoncé le stylo dans la cuisse. Et par miracle il s’y est enfoncé. Et ça a détourné l’attention de ce taré d’italien.

-Tiens voilà ce qu’elle te fait la pute ! Vieux Connard !

Et j’ai fini par lâcher le crayon, je pense que je lui avais assez enfoncé comme ça. Et ça l’avait fait se calmer, c’est tout ce que je voulais. Nathaniel regardait Armando avec des yeux un peu hallucinés. Et maintenant que j’avais le dessus, qu’on avait le dessus, j’étais carrément grisée par l’adrénaline.

-Et puis t’ étais bien content de me trouver hein ? T’étais content de la sauter tous les soirs la pute.

Prends ça dans ta face vieux rat !

Nathaniel regardait Armando comme un halluciné alors je devais le ramener sur terre. Pendant qu’Armando était hors de portée pendant une petite minute, fallait qu’on sauve notre peau. C’était le moment ou jamais. Si on hésitait c’était foutu. Lui, il hésiterait pas.

-Prends lui son flingue Nathaniel, prends lui son flingue.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Ven 9 Juil - 16:32

Armando partit dans un rire assez... diabolique. C'était sérieusement flippant. Je m'étais attendu à ce qu'il riposte, ou qu'il crache son venin... mais ce rire !

- Alors comme ça, vous vous aimez !


Euh... quoi ? J'en tombais des nues. Comment pouvait-il arriver à une conclusion pareille ?
Il me fixait assez méchamment.

- Nathaniel, Nathaniel... Tu viens de signer ton arrêt de mort pour une traînée qui s'est envoyée en l'air avec toute la ville. Et encore, j'imagine qu'il y a eu d'autres villes avant celle-ci... Je te croyais plus intelligent. Autant moi, j'étais avec elle pour la baise mais toi... Toi, tu l'aimes... Tu aimes... Ca...

Minute papillon ! Ne parle pas de choses que tu ne connais pas. Tu avais peut-être forcé Sarah à jouer les trainées, mais elle n'était pas comme ça.
Je ne la connaissais pas encore très bien, mais je savais que ce n'était pas ce genre de fille. Je ne pouvais pas permettre à cet imbécile de parler comme ça ! Pas de Sarah !

...

Oui alors là, je devais bien avouer que ma réaction ne pouvait tromper personne. Même pas moi. Il était plutôt évident que oui, j'avais des sentiments pour elle.
Par contre, la réciprocité de ces sentiments m'étonnait. Je savais qu'elle m'aimait bien, un minimum, nous avions passé de bons moments après tout... mais à ce point. Ca me paraissait impossible. Armando devait dire ça pour me déstabiliser.

Pourtant, Sarah ne niait pas... était-ce possible ? Avait-il raison ?

J'eus à peine le temps de me redresser qu'il s'approcha de moi à vitesse grand V et me décrocha un putain de crochet du droit que je n'ai pu éviter. Mes réflexes étaient bien mauvais ces derniers temps.
J'ai eu l'impression que ma mâchoire allait se décrocher. J'ai gémi.

J'ai atterri contre le mur, plutôt bruyamment. J'espérais que James et d'autres abrutis de son genre n'interviendraient pas. Armando seul était déjà suffisamment dur à gérer.

Ce coup me rappela d'ailleurs...

Oh non.

Nom de Dieu !

Comment n'avais-je pas fait le rapprochement ?

Ce coup... je l'avais déjà subit, il y avait quelques semaines. Le même. Puissant, sûr, et aussi haineux.
J'aurais dû le savoir pourtant. Si il y avait bien un seul type capable de me retenir captif pendant des semaines, c'était lui. Personne n'avait son envergure dans cette ville. Je m'en voulais terriblement de ne pas avoir compris qu'il me testait.
Je le fixais, le regard ahuri. Il savait parfaitement que je venais de comprendre.

Il ota sa veste...

- Ce qui est con, c'est que ta fidélité, tu l'as prouvée pendant plusieurs mois et tu viens de tout foutre en l'air pour cette pute.

Bingo.
Et toi sale italien, traite-la encore une fois de pute, et je te fais manger ton beau parquet brillant.

Je jetais un oeil à Sarah, elle paraissait touchée par les propos d'Armando. J'avais mal pour elle. Si j'avais pu parler je l'aurais bien remballé.

Et là, sans que je m'y attende, elle sauta sur Armando et lui enfonça quelque chose dans la cuisse !

- Tiens voilà ce qu’elle te fait la pute ! Vieux Connard !


Un stylo ! C'était un stylo !
Je me surpris à sourire comme un crétin... bien joué Sarah !

J'étais complètement halluciné, mais réellement ravi.

- Et puis t’ étais bien content de me trouver hein ? T’étais content de la sauter tous les soirs la pute.

Ca, j'aurais préféré ne pas l'entendre. Mais connaissant les deux bougres, cela ne m'étonnait pas tant que ça.

Sarah se tourna vers moi...

- Prends lui son flingue Nathaniel, prends lui son flingue.


Je détournais le regard vers elle, elle insistait. Et elle avait raison. Elle semblait crier à l'aide, elle ne pouvait pas s'en sortir seule. Et moi non plus.

Je me levais alors, et avant qu'Armando n'ait pu se protéger, j'ai réussi à reprendre mon glock tout en lui donnant un coup de pied dans le thorax, histoire de détourner son attention quelques secondes.
J'ai retiré le cran de sécurité, et je l'ai pointé vers lui... mais il était aussi rapide que moi à ce jeu là, et il pointait déjà son propre flingue vers Sarah.

Malin.

Très malin.

Je ne savais plus quoi faire. Mais je ne lâcherais pas ce foutu flingue !
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mar 13 Juil - 15:02

Le problème avec les femmes c'est qu'elles ne savent pas utiliser leurs poings pour se battre. Donc, à défaut, elles cherchent d'autres moyens pour se défendre et c'est exactement ce que fit Sarah. Je sentis une horrible douleur dans la cuisse au moment où Sarah me jeta encore de son venin en pleine figure. Je ne hurlai pas mais plaquai mes mains sur ma cuisse et me reculai, pendant qu'elle gueulait, encore et encore. Je baissai mon regard vers ma cuisse et j'écarquillai les yeux : Un stylo! Cette pute venait de m'enfoncer un stylo dans la cuisse! Elle était complètement malade! Non, parce que mine de rien, ça faisait quand même très mal. J'avais vu bien pire mais tentez-le pour voir : Enfoncez donc un stylo dans votre cuisse et on en reparlera. Rapidement, je refermai ma main sur le stylo et le retirai : Un jet de sang s'échappa du trou qu'elle m'avait fait mais l'hémoragie se calma rapidement. Ce n'était donc pas trop grave. Au moment où je relevai un regard rempli de haine vers Sarah, prêt à bondir sur elle, cette folle dit à Nathaniel de récupérer son flingue et comme il était rapide, je n'eus pas le temps de parer le coup. Tout en me donnant un gros coup dans le thorax, il récupéra son flingue. Le coup fut tellement puissant que j'en eus le souffle coupé. Cependant, souffle coupé ou pas, dès l'instant où sa main s'était posée sur son flingue, la mienne avait trouvé mon arme et au moment où il braquait son canon vers moi, j'étais déjà redressé, mon flingue pointé vers la tête de Sarah.

Un sourire sadique se dessina sur mes lèvres en voyant le regard pétifié de Sarah. Le premier jour où nous avions baisés dans mon bureau, j'avais commencé l'entrevue en tirant dans le mur juste à côté d'elle pour essayer -en vain- de lui apprendre les bonnes manières et ce jour-là, elle avait fait sa fière. A présent, elle en menait moins large. Mon visage et mon corps étaient légèrement de 3/4 et de cette façon, je pouvais voir ma cible et celui dont j'étais la cible. Nathaniel semblait décidé mais je l'étais également. Nous restâmes un long moment ainsi, sans bouger, sans parler. On aurait presque pû entendre battre le coeur de Sarah dans sa poitrine et je voyais des perles de sueur sur son front. Elle avait peur de crever et elle avait raison d'avoir peur. J'étais décidé : Je voulais lui mettre une balle entre les deux yeux. Oui, même si je devais en crever, car Nathaniel allait me tirer dessus à l'instant où mon doigt allait presser la gachette, je voulais la buter. Putain, j'en avais envie. Seulement... Seulement ç'aurait été carrément stupide de ma part. Pourquoi prendre le risque de me faire tuer alors qu'en les laissant partir, je pouvais préparer ma vengeance et les tuer tous les deux sans me faire tuer moi? Alors oui, j'avais très envie de la tuer car elle m'avait vraiment mis très en colère, mais je devais être plus intelligent et prendre la bonne décision. Aussi, gardant toujours mon flingue pointé sur Sarah, je m'adressai à Nathaniel. Ma voix était toujours aussi froide et n'augurait rien de bon.

-C'est tellement tentant... Si je la tue, tu me tueras, mais tu vivras seul, sans elle et ça... Putain ce serait bon...

Oh oui, rien que de l'imaginer j'en salivais d'avance. Mais je devais rester vivant : J'avais encore beaucoup de choses à accomplir et, entre autres, me venger d'eux.

-Dégagez. Je ne veux plus vous voir. Jamais. Allez chez les survivants, vivez dans la rue, je m'en fous, mais je ne veux plus jamais vous voir dans les parages. Tu connais les limites de mon territoire Nathaniel : Ne les franchis plus jamais.

La menace était claire, limpide. On ne pouvait pas s'y méprendre. Ils devaient tous les deux parfaitement savoir que je ne leur offrais qu'un sursis car j'allais chercher à me venger. Ils me connaissaient bien. Un choix s'imposait donc : Nathaniel pouvait choisir de laisser crever Sarah et me tuer, ou bien, il pouvait choisir de quitter les lieux avec elle tout en sachant qu'ils devraient regarder derrière eux à chaque fois qu'ils iraient quelque part. Ce choix appartenait à Nathaniel et à lui seul. Histoire de lui mettre un peu plus la pression, mon doigt se resserra un peu sur la gachette.

-L'heure tourne Nathaniel. A toi de choisir : La vie pour vous deux, ou la mort pour elle.

D'ailleurs, en parlant d'elle...

-Ma chère, nous allons voir à quel point il tient à toi. C'est le moment de vérité.

En fait, c'était le moment de vérité pour nous tous.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mar 13 Juil - 21:24

La seule option qu’on avait, c’était que Nathaniel lui reprenne son flingue et qu’il lui tire dessus. Même s’il le butait pas, il fallait qu’il le mette hors d’état de nous nuire. Je savais qu’il devait être fou de rage contre moi. Apres tout, je lui avais comme jamais on avait du lui parler, et je savais qu’il aimait par-dessus tout qu’on le craigne. Mais moi je le craignais sans doute moins que les autres. J’avais partagé la vie avec lui depuis plus de trois mois, j’avais commencé à bien l’analyser.

Et le regard qu’il m’a lancé avant que Nathaniel ne lui foute un coup de pied dans la poitrine pour reprendre son flingue était tout sauf un regard gentil. Il me regardait comme il regardait les autres. Froidement, avec tout le sadisme et l’horreur dont il était capable. Je sentais la haine dans ses yeux. J’ai soutenu fièrement son regard jusqu'à ce qu’il ait le réflexe de prendre son flingue à lui.

Oh merde !!! J’y avais pas pensé à ça…. Enfin si…Disons que j’aurai pensé que Nathaniel ait le temps de prendre les deux flingues….

Là je ne souriais plus. Ca vous viendrait à l’idée a vous de sourire connement alors qu’on pointe un flingue sur vous et que vous savez que le type qui vous menace ait un dangereux psychopathe capable de tirer sans un remords ? Je crois pas non… Alors non je rigolais plus, mais alors plus du tout….

Je voulais qu’une chose, sortir de là, que ce flingue ne pointe plus vers moi, je voulais pas crever…..mais cette fois ci je savais pas comment m’en sortir…Mes parades habituelles, je savais que c’était même pas la peine d’y penser….

Les minutes passaient et j’étais toujours là entre eux deux. Le flingue d’Armando braqué sur moi et celui de Nathaniel braqué sur mon amant, enfin futur ancien je pense….vu ce qui venait de se passer ce soir….Adieu la belle vie…..enfin quoique si je m’en sortais vivante, je crois que je me plaindrais plus jamais…

J’avais envie de crier, mais rien ne sortait de ma bouche, pas même un putain de son de merde. Et j’avais l’impression que mes jambes me tenaient plus. Pourtant je savais que si je bougeais d’un millimètre, Armando croirait que j’essayais encore de le tuer et qu’il appuierait sur la gâchette et que ca signifierait ma fin. Alors j’essayais de pas bouger.

J’avais chaud tellement j’étais apeuré, je sentais l’eau ruisseler sur mon visage et j’étais tellement paniquée que je savais plus trop si c’était des larmes ou de la sueur. Ou les deux…. Y’avait plus que mes yeux qui bougeaient. D’Armando à Nathaniel, mais toujours très vite. J’essayais de faire comprendre à Nathaniel que j’avais peur, si peur….

Mais dans un sens si je lui faisais comprendre d’arrêter de braquer son flingue sur Armando, rien ne me garantissait la survie au final. Vu la folie dont était capable Armando, il pouvait décider de me tuer. Je sentais les sanglots lentement monter, et je savais que j’aurais du mal à les réprimer.

-C'est tellement tentant... Si je la tue, tu me tueras, mais tu vivras seul, sans elle et ça... Putain ce serait bon...

J’avais envie de crier à Nathaniel de tirer, même si je devais y passer. J’avais super peur de la mort, mais je voulais pas que lui crève…..C’était bien la seule personne que je supporterais pas de voir mourir… finalement j’etias pas si insensible que ca….je pensais pas forcement qu’a ma gueule….
S’il croyait que Nathaniel allait sauver ma peau…..il se trompait….

J’ai fini par me dire que même si je voulais pas mourir c’était peut être Allah qui avait décidé que j’avais pas été une bonne musulmane et que sa colère s’abattait sur moi. J’avais fait tellement de conneries que je le méritais peut être.

J’ai fermé les yeux, attendant de sentir la balle me tuer, et ma vie quitter ce monde. Une seconde, deux secondes, puis trois, et ainsi de suite.
Ouais je comptais les secondes. Et rien…au bout de 80 secondes toujours rien, alors j’ai rouvert les yeux.

-Dégagez. Je ne veux plus vous voir. Jamais. Allez chez les survivants, vivez dans la rue, je m'en fous, mais je ne veux plus jamais vous voir dans les parages. Tu connais les limites de mon territoire Nathaniel : Ne les franchis plus jamais.

J’avais l’impression de rêver….il nous laissait partir si on voulait….Et il avait l’air sérieux. En fait avec Armando on savait tout de suite qu’il racontait pas des craques, il usait jamais sa salive pour dire le contraire de ce qu’il pensait.
On avait la vie sauve à condition de pas le déranger sur son territoire. J’aurais presque pensé à l’image d’un chien si j’avais pas autant les jetons….
Parce que oui, même s’il nous laissait partir j’avais les jetons. Je venais de comprendre mon erreur, jamais j’aurais du lui parler comme ça. J’aurais du le craindre comme j’avais toujours craint mon père et mes frères.

Nathaniel bougeait toujours pas, il avait gardé la même position depuis quoi ? Dix minutes….Impressionnant….mais là il fallait qu’il bouge. Ou que moi je bouge….Armando avait pas l’intention de me tuer. Pour le moment surement…. Alors j’ai esquissé un mouvement et j’ai vu qu’il tenait un peu plus étroitement son flingue l’italien. Et je voyais sa gorge se serrer, et cette veine vers la tempe devenir un peu plus prononcée. Je savais qu’il perdait patience, je le connaissais.

Mais en même temps vu son sourire, il avait l’air de s’éclater. Ouais super…..

-L'heure tourne Nathaniel. A toi de choisir : La vie pour vous deux, ou la mort pour elle.

J’attendais qu’une chose, que Nathaniel me fasse signe de m’approcher de lui, qu’il veuille de moi. Même si c’était pour me laisser après, même s’il m’en voulait parce que je savais que c’était le cas. Mais qu’il me laisse pas crever. …
J’ai regardé vers lui, le suppliant de décider. Finalement c’ était à lui que je confiais ma vie…ou ma mort.

Et Armando voyait bien qu’il hésitait. Il hésitait oui…..et ça me blessait…..J’aurais voulu qu’il n’hésite pas une seule seconde au moment où Armando lui avait dit qu’on pouvait partir. Mais il hésitait…..

Et ça amusait le mafieux, beaucoup même.

-Ma chère, nous allons voir à quel point il tient à toi. C'est le moment de vérité.

J’aurais préféré son attachement à moi autrement…..Il ne se décidait toujours pas….alors j’ai reculé d’un pas, puis de deux. Ils se défiaient toujours, et le flingue de Venezzio était toujours braqué sur moi mais au moins il avait pas tiré.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Dim 18 Juil - 15:47

Je n'entendais plus rien. Une sorte de bruit de fond avait pris possession de mon cerveau et j'étais incapable d'en discerner le moindre son bien distinct. C'était comme si tout se déroulait au ralenti. Je respirais lentement, mon coeur s'affolait légèrement, j'avais chaud, et je sentais la transpiration perler à la surface de ma peau.
Mon regard était littéralement fixé sur Armando, ou plutôt, sur son arme. Sur la détente. Qu'il ose bouger d'un dixième de millimètre, et cet enfoiré était mort.

Qu'il ose.

Si il avait pointé n'importe qui ou n'importe quoi d'autre, il serait d'ailleurs déjà mort. Même si il avait pointé son flingue sur moi, j'aurais eu une toute petite chance de m'en sortir.
Mais je ne pouvais prendre ce risque avec Sarah. Je ne voulais pas qu'elle soit blessée, même légèrement. C'était tout simplement insupportable à imaginer.

Alors qu'il bouge son index, et il était mort.
Et il n'y avait aucune chance pour que je le loupe.

Le problème, c'est qu'il ne louperait certainement pas Sarah non plus et que ça me foutait une rage incommensurable.

J'avais un terrible choix à faire... tirer le premier, et dans ce cas il aurait encore le temps de tirer sur elle, ou bien patienter, attendre qu'il commette une erreur, qu'il donne un signe de faiblesse, ou je ne savais trop quoi d'autre...
Mais je connaissais le type que j'avais en face de moi, et il était aussi doué que moi à ce petit jeu là. Jamais il ne montrerais un signe de faiblesse, et surtout pas à moi. Il me connaissait trop bien. Il savait également que je pouvais tenir des heures s'il le fallait. Je ne bougerait pas d'un poil tant que Sarah était dans sa ligne de mire.

Au bout de longues minutes, je me suis enfin décidé à la regarder.

Et elle était terrifiée. Me suppliant du regard de mettre un terme à cette sorte de roulette russe.

Armando s'amusait de la situation.

- L'heure tourne Nathaniel. A toi de choisir : La vie pour vous deux, ou la mort pour elle.

Cette phrase venait de me sortir d'une sorte de torpeur dans laquelle je m'étais abrité. J'avais rêvé, ou il avait bien dit juste avant qu'il était possible qu'il nous laisse partir.
Il avait mentionner les limites de son territoire...

Ou oui je les connaissais. Par coeur. Pour les avoir franchies sans cesse pendant des mois.

Le problème est que je n'avais pas la moindre confiance en Armando. A la minute où nous franchirions cette porte, James ou un autre de ces crétins était capable de nous barrer le chemin. Et si ce n'était pas tout de suite, Armando, ou plutôt ses hommes qui faisaient le sale boulot pour lui, ne nous laisseraient jamais tranquilles. Et je n'étais pas certain de vouloir regarder par dessus mon épaule jusqu'à la fin de ma vie.

Alors pendant quelques secondes, je me suis demandé si je ne serais pas mieux sans elle.
Après tout, j'avais déjà vécu et survécu presque 5 mois sans la voir, et je m'en étais plutôt pas mal sorti étant donné les circonstances... alors un peu plus ou un peu moins de temps... ça n'y changerait peut-être rien.
Je m'étais fait avoir en beauté. Je n'avais pas imaginé Sarah comme ça. Nous n'avions certes pas une relation très suivie avant que je ne disparaisse... mais elle était tombée bien bas. Et j'avais un peu de mal à l'encaisser. Il fallait bien l'avouer. Alors qu'Armando s'occupe d'elle, apparemment elle lui appartenait, de toute façon, et tout serait réglé. Je n'aurais plus à me soucier d'elle. Jamais. Plus jamais.

Mais je refusais qu'elle meurt.
Si je partais, là, tout de suite. Il allait la tuer. Et j'avais beau avoir une conscience de merde, ça, je n'aurais jamais pu m'y résoudre. Savoir qu'elle avait été tuée à cause de moi, alors que j'avais eu une chance de la sauver, je n'y arrivais pas. C'était trop cruel.
Même si j'étais fou de rage envers elle... elle ne méritait pas ça.

Personne ne méritait ça.

Et même si je savais que notre histoire n'avait désormais plus aucune chance, pluss après tout ce que je venais d'apprendre, je ne pouvais pas la laisser aux mains de ce taré.
Alors nous allions sortir de là, sortir des limites du territoire d'Armando Venezzio, que je ne reverrais probablement plus jamais... et je la laisserais se débrouiller.
Elle était assez grande pour s'en sortir toute seule, non ?

Elle avait tellement bien réussi jusque là... allant jusqu'à baiser avec le pire type de New York pour protéger sa petite personne... alors un autre type dans la ville la protègerait certainement lorsqu'elle en aurait besoin. Elle pouvait convaincre n'importe qui.

Elle avait presque réussi avec moi...

- Ma chère, nous allons voir à quel point il tient à toi. C'est le moment de vérité.

Et la sentence venait de tomber.
Je venais de prendre ma décision. Alors je jetais un oeil vers Sarah, toujours apeurée, et j'ai baissé mon arme.

J'ai fait un signe de tête en direction d'Armando, lui signifiant que j'étais d'accord pour le deal. J'ai fait signe à Sarah de s'approcher de moi, et lentement, toujours en gardant un oeil sur l'italien, nous nous sommes dirigés vers la sortie de son bureau.

Et je ne savais toujours pas ce que j'allais faire d'elle une fois dehors.

Dilemme.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mer 21 Juil - 20:55

Nathaniel semblait hésiter : Vraiment hésiter. Ca me rendait les choses encore plus agréables : Il hésitait et Sarah s'en doutait puisqu'elle était de plus en plus pétrifiée. Ah, bon Dieu, que c'était bon! Il l'aimait, mais hésitait à la laisser mourir juste pour pouvoir en terminer avec moi. Cette hésitation aurait pû signer l'arrêt de mort de Sarah et elle le comprit puisqu'elle tenta un mouvement en arrière et recula de deux pas. Mon regard glissa brièvement sur elle et elle s'arrêta : Je n'avais pas tiré, mais je pouvais le faire et elle le savait parfaitement. Très rapidement, mon regard se reporta sur Nathaniel et je haussai les sourcils, attendant toujours sa décision. Puis, il se décida enfin et après avoir jeté un coup d'oeil vers Sarah, qui aurait presque pissé dans sa culotte tellement elle avait peur de crever; il baissa son arme. Il me fit un signe de tête, me signifiant par ce geste qu'il acceptait ma proposition. Je gardai mon arme braquée sur elle mais adressai à mon tour un bref signe de la tête à Nathaniel pour sceller une bonne fois pour toutes cet accord. Tout en me reculant vers mon bureau, j'abaissai mon arme comme Nathaniel venait de le faire. Ce dernier fit signe à Sarah de le rejoindre et elle ne se fit pas prier. Ils se dirigèrent vers la sortie de mon bureau mais avant qu'ils n'aient franchi la porte, je m'adressai à Nathaniel.

-Nathaniel.

Ils se stoppèrent net sur le seuil et Nathaniel se retourna, très bientôt suivi par Sarah.

-Après avoir récupéré vos affaires et avant de partir, je veux que tu me laisses les dernières informations que tu as sur la communauté et en partiulier, où en est la fille d'Alexeï dans sa grossesse. C'est la dernière chose que je te demande. Et pour être sûr que tu passeras bien par mon bureau, quelqu'un va t'accompagner. Mais je n'ai qu'une parole et vous sortirez d'ici en vie dès que j'aurai ces informations.

Oui, je n'avais qu'une parole et je la tenais toujours. Je lui avais juré qu'ils sortiraient du quartier général en vie et j'avais bien l'intention de les laisser partir. Je n'avais cependant rien précisé pour la suite et pour les semaines ou les mois à venir. Ils ne seraient jamais à l'abri d'une vengeance de ma part, mais Nathaniel avait pris sa décision en connaissance de cause. Finalement, mon regard se posa sur Sarah et je la détaillai une dernière fois : Mon regard perçant se posa sur chaque partie, chaque courbe de son corps. Je devais bien avouer que ça allait me manquer : Elle était très douée au lit et depuis qu'elle avait élu domicile avec moi, je ne m'étais pas ennuyé une seconde. J'étais frustré de perdre cette déesse du sexe et mes employés risquaient de subir ma mauvaise humeur un moment. Aussi, même si je savais que rien de ce que je ne pouvais dire la ferait rester (j'avais été trop loin et à présent qu'elle me craignait de cette façon, c'était foutu pour la baise), je lui dis quelques mots.

-Réfléchis bien à tout ce que tu vas perdre Sarah. En franchissant cette porte, tu ne pourras plus jamais revenir ici. Tu étais à ton aise...

Elle savait parfaitement de quoi je parlais : Son statut, en tant que compagne du chef, lui avait apporté bien des avantages. Elle vivait dans un luxe auquel personne n'avait accès, pas même mon propre fils, elle avait le respect de mes employés et surtout, elle n'avait plus à faire ici à part être ma compagne. Elle y avait vraiment gagné. En quittant le quartier général, en me quittant, elle disait adieu à tout ça. L'amour était donc plus fort que ce désir matériel et sexuel qui caractérisait Sarah : Une étrange surprise pour moi. Bref, je n'ajoutai rien de plus et m'installai sur mon fauteuil. J'avais toujours mon flingue en main et je n'attendis pas pour mettre ma main en vue sur le bureau : C'était à la fois un moyen de montrer à Nathaniel où était mon arme pour éviter qu'il ne pense à un dernier geste fourbe de ma part et en même temps pour lui montrer que j'étais prêt à tirer s'il faisait, lui, un geste de travers.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Ven 23 Juil - 9:35

Je voulais que le cauchemar que j’étais en train de vivre s’arrête. Tout comme je venais de m’arrêter alors que j’avais fait deux pas en arrière. Il avait toujours son putain de flingue braqué sur moi et il me lâchait pas du regard, il bougeait pas !!! Ses yeux faisaient juste des allers et retours entre Nathaniel et moi. Mais je connaissais l’œil de lynx qu’était Armando…. Même un souffle, même un mouvement esquissé ne passerait pas inaperçu. J’étais même étonnée qu’il m’ait pas tiré une balle entre les deux yeux alors que j’avais bougé. Je voyais qu’il s’interrogeait sur ce que pouvait bien penser Nathaniel. Et j’aurais aimé m’interroger aussi si ça ne m’avait pas fait aussi mal. Je voulais pas commencer à penser à toutes les horreurs qu’il pensait de moi.

Et pourtant j’attendais que ça. Qu’il me fasse signe de venir vers lui….

Je savais pas ce qu’il se passerait après. Mais je voulais partir, je voulais que ce putain de flingue de merde soit plus dirigé de cette façon sur moi. Et je sentais que je perdais peu à peu les pédales. J’avais pourtant un sacré sang froid du à ce que j’avais vécu dans ma famille. Mais là c’était tout juste trop. Je savais que si Nathaniel ne se décidait pas dans les deux minutes, j’allais me mettre à hurler de façon si hystérique que je serais bonne pour l’asile. Enfin non je serais sans doute morte avant. Tuée par Armando…

Et je ne sais pas par quel miracle mais Nathaniel s’est décidé. Il a baissé son arme….

….

Il me sauvait la vie…

Il tenait à moi alors ?

J’ai même pas vérifié si Armando avait tenu parole et avait baissé son arme aussi, plus rien ne comptait. Et même si je mourrais dans la seconde, je savais que Nathaniel tenait à moi. Il venait de le prouver. Même si je ne savais pas du tout ce qui se passerait après, j’avais pas envie de le savoir. Je voulais juste…..ses bras. Je voulais qu’il me prenne dans ses bras. Alors quand il m’a fait signe pour que je vienne vers lui, j’y suis allé sans hésiter une seule foutue seconde.

Je me suis juste arrêtée devant lui, quand j’ai vu qu’il me prenait pas dans ses bras, et j’ai eu l’impression de me prendre une gifle en travers de la gueule. Mais j’ai dégluti et j’ai essayé de rester digne. On était en train de partir quand Armando s’est adressé à Nathaniel.

-Nathaniel. Après avoir récupéré vos affaires et avant de partir, je veux que tu me laisses les dernières informations que tu as sur la communauté et en particulier, où en est la fille d'Alexeï dans sa grossesse. C'est la dernière chose que je te demande. Et pour être sûr que tu passeras bien par mon bureau, quelqu'un va t'accompagner. Mais je n'ai qu'une parole et vous sortirez d'ici en vie dès que j'aurai ces informations.

On allait partir….on allait partir….Je voulais juste qu’on fasse vite, je voulais partir loin d’ici. Avec lui….Même si je savais pas très bien comment ça allait se passer, et que je flippais vraiment.

A l’instant où il m’avait dit de venir vers lui, les larmes avaient cessé de couler. J’ai pourtant senti une douleur atroce dans le bas ventre….Pour moi elle était atroce, parce que je savais ce que ça signifiait….Mais en réalité ça ressemblait plus à quelque chose qui flotte en vous. Il y a seulement quelques heures quand j’avais compris et que j’étais allé voir le médecin en douce, je m’étais réjouie. Pas d’etre enceinte non…ça franchement c’était juste un cauchemar en soi. Non, non…je m’étais réjouie d’avoir maintenant un truc qui puisse faire pression sur Armando. Maintenant je le tenais vraiment, je venais de le « baiser ». Je connaissais mon compagnon, il m’abandonnerait plus.

Et à l’instant où Nathaniel est apparu dans mon champ de vision, c’est comme si la vie qui s’ouvrait à moi ( une vie rêvée) n’avait plus d’attrait…

Et c’est comme ça que quand Armando m’a averti une dernière fois en me disant ça :

-Réfléchis bien à tout ce que tu vas perdre Sarah. En franchissant cette porte, tu ne pourras plus jamais revenir ici. Tu étais à ton aise...

J’ai pas réfléchi une seule seconde. Je l’ai juste regardé, j’ai regardé Nathaniel….Je savais pourtant ce que ça signifiait, mais j’ai juste pris la main de Nathaniel dans la mienne et j’ai détourné le regard.

Oui…j’avais choisi…

Et Armando a compris… Il est allé s’asseoir dans son fauteuil, il a posé sa main sur le bureau avec le flingue bien en évidence.

Je les ai vus échanger des regards et on est sortis. Nathaniel a lâché ma main et je me suis sentie rejetée. Ma réaction aurait d’habitude été de lui en coller une ou de l’insulter, mais je me suis accrochée à son bras, en essayant de parler pour qu’il puisse m’entendre et me comprendre.

-Ne me laisse pas s’il te plait Nathaniel.

Adieu la Sarah sûre d’elle, hautaine…. Là avec ce qui venait de se passer dans le bureau d’Armando, j’étais redevenue la Sarah d’avant. Celle qui pleure, supplie, et est à deux doigts de se traîner à vos pieds. Armando avait réussi à faire ressurgir tout ça.

-Accompagne-moi….

On devait aller chercher nos affaires. Moi j’en avais pas beaucoup mais j’en avais, et je voulais rien laisser ici. Nathaniel lui avait aussi des affaires. Et je savais pas où est ce qu’il habitait par ici. Mais je voulais pas qu’il me quitte une seconde. Y’a qu’avec lui que je me sentais protégée.

Alors je l’ai supplié par toutes les façons possibles. Je me suis accrochée à lui, je l’ai supplié avec une petite voix qui ne ressemblait pas à ma voix ordinaire, je pleurais, je tremblais de peur.

-S’il te plait….j’ai trop peur… S’il te plait…

Il pourrait me briser le cœur après s’il voulait, je dirais rien. Mais après… Là j’avais besoin qu’il soit avec moi.
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MessageSujet: Re: I'm Sorry [Armando et Sarah]   Mer 28 Juil - 18:11

Sarah s'est plantée devant moi, et je ne l'ai même pas regardée.

Elle m'a pris la main, et je l'ai lâchée.

...

J'avais l'impression d'avoir été trahi par la personne la plus proche de moi. C'était peut-être beaucoup dire, mais pourtant, c'était vrai. C'était la seule personne à qui j'avais confié quelques détails de ma vie.
Armando me connaissait bien également, mais plus sur le plan professionnel que privé. Il savait que j'étais réglo, je savais qu'il l'était, et ça nous convenait comme ça. Je bossais, il me payait, jamais aucun souci.

Au moment de partir, Armando m'a lancé une dernière recommandation.

- Après avoir récupéré vos affaires et avant de partir, je veux que tu me laisses les dernières informations que tu as sur la communauté et en particulier, où en est la fille d'Alexeï dans sa grossesse. C'est la dernière chose que je te demande. Et pour être sûr que tu passeras bien par mon bureau, quelqu'un va t'accompagner. Mais je n'ai qu'une parole et vous sortirez d'ici en vie dès que j'aurai ces informations.

Nous avions donc un deal.
Inutile de tenter l'impossible en tentant d'échapper à cette corvée. J'allais m'exécuter et nous pourrions partir. J'allais lui dire, ou plutôt lui écrire, ce que j'avais pu observer ces derniers jours à la communauté, même si j'avais passé mon temps dans un lit à me faire soigner.
Katarina avait accouché, c'était de toute façon tout ce qui l'intéressait. Une telle nouvelle allait forcément lui rendre son sourire pour la soirée. Je ne savais pas exactement ce qu'il lui voulait, mais il avait attendu cet accouchement avec impatience. Voilà, c'était fait.
J'allais lui dire, et j'allais me barrer. Voilà tout.
Même si j'aimais beaucoup Katarina, et que je lui en étais très reconnaissant de m'avoir sauvé la vie, là, il fallait que je sauve mes fesses tout seul, comme un grand. Enfin, celles de Sarah avec d'ailleurs. Je n'avais pas trop eu le choix.
Puis voilà quoi, dire que Kat' avait accouché, cela n'allait changer la vie de personne, si ?
De toute manière, je n'avais pas le temps d'y penser le temps pressait.

Armando s'est ensuite adressé à Sarah...

- Réfléchis bien à tout ce que tu vas perdre Sarah. En franchissant cette porte, tu ne pourras plus jamais revenir ici. Tu étais à ton aise...

Et moi donc.
J'étais bien à mon aise ici, avant qu'il ne me colle à sa mission d'infiltration.

Fuck.

J'étais d'une humeur massacrante, et je savais déjà que Sarah allait en faire les frais en sortant.
Sarah a jeté un oeil à Armando, et nous sommes sortis. J'attendais qu'un larbin rapplique pour nous accompagner. Comme si j'allais fuir comme un voleur.
Elle s'accrochait à mon bras. Je respirais profondément pour ne pas péter un plomb.

- Ne me laisse pas s’il te plait Nathaniel.

Pas tout de suite non, mais bientôt. Très bientôt.

- Accompagne-moi….

J'allais la faire sortir d'ici vivante, c'était le marché, mais ensuite... adviendrait que pourra.

Elle me fixait, les larmes coulant sur son visage... tremblante....

- S’il te plait….j’ai trop peur… S’il te plait…

J'ai fermé les yeux quelques secondes, le temps que ma rage passe un peu... mais je n'y arrivais pas, c'était tout simplement au dessus de mes forces. Si j'avais pu la planter là, tout de suite, je l'aurais fait. Mais je n'avais qu'une parole.

J'ai passé un bras autour de ses épaules, et je l'ai serrée contre moi.

J'ai humé le parfum de ses cheveux... encore plus agréable qu'auparavant.

...

Et j'ai tourné les talons, me dirigeant vers mon appartement. Je n'allais pas attendre 107 ans, il fallait partir vite. Sarah avait plutôt intérêt à me suivre, illico presto.
J'ai rassemblé quelques affaires, le plus important, ne jetant aucun regard à Sarah.
On est ensuite passé chez Armando, où elle a récupéré quelques broutilles, et j'en ai profité pour écrire les informations que je détenais à Armando.
Je n'ai pas cherché à lui cacher quoique ce soit, je n'en avais pas la force. Ou tout simplement pas envie.

En quelques minutes, après un passage au bureau pour lui déposer, nous nous sommes retrouvés dehors. Seuls.

Vraiment seuls.
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