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 Not so easy you know... ( Pv Katarina)

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Ethan Jones
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MessageSujet: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Dim 11 Juil - 8:25

Lena avait déjà une semaine. Et pourtant c’est comme si elle avait toujours fait partie de nos vies, nous l’aimions déjà si forts. Et puis c’est surtout parce que maintenant qu’elle était là nous n’imaginions plus la vie sans elle. A propos de notre fille nous étions sur la même longueur d’onde concernant notre amour pour elle. Sauf que Katarina aurait préféré que je sois un peu moins protecteur avec elle. Je ne voulais la confier à personne. Et j’aimais par-dessus tout quand elle s’endormait dans mes bras et qu’elle y dormait avant de se réveiller parce qu’elle avait faim. Elle avait rapidement compris que j’étais si fou d’elle que j’accédais à ses moindres désirs. La seule chose qui m’insupportait c’était de l’entendre pleurer. Tout comme sa mère je n’aimais pas la savoir triste ou malheureuse, et même si elle n’était pas du genre pleurnicharde, ses pleurs me lacéraient le cœur. Pauvre petite princesse….

Chaque jour était différent autant pour nous que pour elle. Et je profitais à fond de ses premières découvertes. Et je m’émerveillais à chaque seconde de ses petites expressions. Par exemple lorsqu’elle en avait assez elle fronçait le nez et plissait les yeux. Elle avait de magnifiques yeux bleus, de grands yeux bleus comme moi. Je n’en étais pas peu fier étant donne que je n’aimais que ça chez moi. Et puis j’aimais la voir me sourire la nuit quand je me levais pour lui donner le biberon. C’était comme ça que nous fonctionnions : elle tétait sa mère toute la journée, mais la nuit je m’occupais du biberon, voire de deux si Katarina avait envie de se reposer. Et j’adorais lui donner le biberon, Katarina avait eu raison, j’aurais été bien malheureux si Lena n’avait été nourrie qu’au sein. Je comprenais maintenant un peu ce qu’elle ressentait. Nous avions un rituel Lena et moi pour le biberon. Je lui donnais son biberon dans le rocking chair. Et je m’émerveillais de la voir boire et de la sentir heureuse.

Ma fille semblait en bonne santé, et selon Mathilda elle l’était. Elle évoluait dans le bon sens, et même si je m’amusais à lui demander confirmation régulièrement, jamais elle ne se fâchait. Notre relation avait un peu changé, elle avait sans doute fini par comprendre que je n’étais plus le junkie qu’Alexander et Aaron avaient ramassé. Et elle avait bien du admettre que j’aimais sincèrement Katarina. Et j’étais fou de notre petite fille.

Mais ce qui me rendait encore plus fou c’était Alexander….J’aurais aimé qu’il me laisse profiter vraiment de ma fille. J’aurais aimé qu’il accepte davantage de déléguer le travail à Liam. J’avais entièrement confiance en lui. Nous nous étions toujours bien entendu lui et moi, mais depuis quelques mois notre relation avait évolué. Nous avions beaucoup de points communs et j’avais confiance en lui. Je lui aurais sans doute confié ma vie….Et je savais qu’il appréciait Katarina. Devoir passer une heure loin de ma fille m’était totalement insupportable. Et pourtant, j’aurais pu croire qu’Alexander s’amusait à me tenir éloigné d’elle. Pourtant il était père lui aussi, il savait ce que c’était….J’aurais aimé un peu plus de compréhension de sa part. C’est pour ça que depuis la naissance de Lena nous nous étions un peu éloignés…..

D’ailleurs nous n’étions revenus manger dans la salle à manger que depuis hier. Nous évitions à Lena les bains de foule. Elle était encore bien trop petite pour se mêler à tant de gens. Et puis tous ces gens qui s’agglutinaient pour la voir, l’admirer, me fichaient la frousse. Ce n’est pas tant la peur qu’on me la vole qui me glaçait le sang, c’est que j’avais peur qu’on la rende malade ou qu’on la contamine. Alors j’avais rapidement posé les choses. On ne la touche pas ! Et pour le moment mon autorité n’avait pas été défiée. Je savais que ça rendait dingue Katarina mais je l’exigeais…

J’aurai pu passer des heures à parler de ma fille….mais il y avait tellement à dire….

Katarina m’avait chargé du bain de Lena alors qu’elle voulait passer une heure à l’infirmerie. Mathilda avait besoin d’aide. Et puis moi, j’étais ravi de passer ce temps dans notre chambre. Nous avions récupéré une petite baignoire pour bébé et c’est dedans que nous donnions son bain à Lena. Jusque là c’était Katarina qui avait donné son bain à Lena. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Lena avait en horreur d’être nue. Ma fille n’était décidément pas un bébé comme les autres et au fond j’en étais fier. J’avais observé Katarina faire prendre son bain à Lena et ça n’avait pas l’air compliqué du tout. En dix minutes Katarina la lavait et la rhabillait. Bien sûr la petite princesse chourinait un peu mais au moins elle était propre. Katarina m’avait déposé un bidon d’eau chaude avant de partir pour l’infirmerie. Et j’avais un peu joué avec ma fille dans son berceau. J’aimais la voir évoluer et découvrir des choses, si bien qu’une bonne demi-heure était déjà passée depuis que Katarina nous avait laissé seuls. Et que cela signifiait qu’il était temps que je donne son bain à Lena car elle allait être fatiguée rapidement. Je l’ai donc prise dans mes bras et elle en a profité pour se saisir d’une mèche de cheveux qu’elle a tirés. Mes cheveux avaient repoussés, si bien que Lena adorait ça.

J’ai du passer une quinzaine de minutes à la déshabiller parce qu’elle gigotait. Elle se rendait compte de ce que cela signifiait et elle protestait à sa manière. J’essayais aussi de me rappeler comment procédait Katarina mais c’est comme si j’étais devenu amnésique. Alors j’ai changé Lena en finalement me rendant compte qu’elle n’avait pas besoin d’une couche pour prendre son bain bien au contraire. Lena nue dans mes bras je suis allé mettre l’eau dans la baignoire et j’ai tâté la température de l’eau. Ca m’avait l’air correct.

Et là….les choses se sont corsées. Dés que le pied de la petite princesse a frôlé l’eau j’ai eu le droit à un festival de pleurs déchirants. J’avais beau la calmer, lui chanter une chanson, rien n’y faisais. Alors même si cela me crevait le cœur, j’ai passé outre les protestations de ma fille et j’ai immergé ses jambes.

Seulement, maintenant qu’elle était prête à prendre son bain, je ne savais pas comment la tenir tout en la lavant. Je suis resté cinq bonnes minutes comme ça avant que la porte ne s’ouvre sur Katarina. Et je l’ai regardé un peu penaud.

-Je t’ai regardé faire toute la semaine, ça avait l’air facile….

Un jeu d’enfants même…..

-C’est impossible de la tenir en la lavant…..
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Dim 11 Juil - 12:07

Manger. Dormir. Manger. Dormir. La vie de bébé était terriblement fatiguante... En une semaine, j'avais eu le temps de réaliser que Lena était réglée comme une horloge, à la minute près. Toutes les trois heures elle réclamait à manger. Et si elle n'était pas particulièrement capricieuse, mieux valait ne pas la faire trop attendre. Nous l'avions très vite compris, aussi anticipais-je l'heure de la tétée. Si elle commençait à téter une minute avant de se mettre à pleurer, c'était très bien aussi. Elle ne s'en plaignait en général pas. J'imagine bien qu'elle ne prenait pas beaucoup de plaisir à pleurer. Elle s'endormait généralement tout de suite après, rassasiée et apaisée. Il m'arrivait quelques fois de m'endormir avec elle, complètement épuisée. Voyant mon état de fatigue, Ethan avait consenti à lui donner le biberon de temps en temps, la nuit plus particulièrement. Lena, n'était pas particulièrement compliquée, elle se moquait bien de téter le sein de sa mère ou une tétine en plastique. Du moment qu'elle avait à manger, elle était satisfaite. Il m'arrivait tout de même de me lever la nuit, quand je ne parvenais pas à dormir. Mais le plus souvent c'était Ethan qui s'en chargeait, anticipant le moment où elle se mettrait à pleurer. Selon Mathilda, lui donner du lait en poudre n'était pas une mauvaise chose, elle ne manquerait ainsi de rien. Et puis cela me permettait à moi aussi de me reposer un peu. J'étais encore assez fatiguée et j'avais un peu de mal à me remettre de la naissance de Lena. Il faut dire que j'avais souffert, et pas qu'un peu. J'avais encore de vives douleurs dans le bas du ventre, qui se rappelaient à moi dans les moments inopportuns.

J'avais laissée Lena à son père ce matin là. Mathilda avait besoin de moi à l'infirmerie, et je savais qu'Ethan ne demandait qu'à passer du temps avec sa fille. S'il avait pu, sans doute l'aurait-il gardée pour lui tout seul. Je peinais presque à passer du temps avec elle quand je ne l'allaitais pas. Il était encore plus protecteur avec elle qu'avec moi. D'un côté cela me gênait, parce que contrairement à lui j'aurais aimé qu'elle découvre un peu plus son entourage. Mais Ethan refusait catégoriquement de la laisser à quelqu'un d'autre que moi. C'était presque rageant. Je n'aimais pas vraiment ce comportement, et je n'étais pas la seule. Alexander s'était plaint. Mais là, je n'avais pas pu m'empêcher de défendre Ethan. Alexander reprochait à Ethan de vouloir prendre soin de sa fille – à outrance, certes - mais de son côté il n'avait guère eu à trop s'inquiéter pour Emma, quand elle était née la communauté était moitié moins grande et nous avions encore tout ce qu'il fallait. La preuve, Gabrielle n'avait pas allaitée Emma. J'avais moi même passé une grande partie de mon temps à lui donner ses biberons quand elle était trop fatiguée. Alors j'avais un peu de mal à encaisser les remarques d'Alexander. Parfois je me disais que son passé militaire n'était pas toujours une bonne chose. Il avait assez tendance à mettre les sentiments de côté. Un peu trop à mon goût, peut-être. Je savais qu'il se sentait responsable de ce qui était arrivé à Gabrielle, mais ce n'était pas une raison pour passer ses nerfs sur Ethan. Faire de lui son bouc-émissaire était la plus mauvaise idée sur la liste de toutes les mauvaises idées. Je devais faire mon possible pour le détendre, étant donné que je savais que je ne pouvais malheureusement pas compter sur Gabrielle ces temps-ci.

J'avais donné à Ethan une mission : donner son bain à Lena. Jusque là j'étais celle qui s'en était chargée. Il était temps pour Ethan de se risquer à cet exercice périlleux. Nous avions vite constaté que Lena détestait être nue. Non vraiment, elle n'appréciait pas la chose et préférait être couverte de la tête au pieds. Tout juste s'il ne fallait pas lui mettre des moufles et un bonnet. Quelque chose me disait qu'elle serait très heureuse cet hiver avec es trois couches de vêtements. L'exercice du bain passait encore relativement bien. Elle se débattait toujours un peu au début, avant de se laisser faire. Mais il ne fallait pas en faire trop non plu. Dix minutes lui suffisaient amplement, au delà elle commençait à s'énerver. J'étais entrain de retourner vers notre chambre quand j'ai commencé à entendre des pleurs. Il ne m'a pas fallu une seconde pour comprendre que Lena n'était pas contente. Pas contente du tout. J'ai ouvert la porte. Évidemment, le bain. Ethan tentait désespérément de la calmer tout en la lavant, mais visiblement il avait quelques petites difficultés. Visiblement il ne voyait pas comment la tenir et la laver en même temps. Avec un petit sourire, légèrement moqueur je l'admets, je me suis approchée.

« La pauvre, à l'entendre on dirait que tu la tortures... »

J'ai pouffé, avant de secouer la tête doucement.

« Il ne faut pas que tu la tiennes comme ça. Il faut que tu passes ta main derrière son dos pour tenir sa tête hors de l'eau et la soutenir un peu en même temps. Du coup, ton autre main est complètement libre. »

Lena nous regardait avec un drôle d'air, comme si elle était déçue que toute notre attention ne lui soit pas réservée. Pour la peine, elle s'est mise à hurler de plus belle, s'agitant et nous éclaboussant par la même occasion. Je ne savais pas depuis combien de temps elle était là dedans, mais elle en avait visiblement assez. J'ai mis ma main dans l'eau. Elle était à peine tiède. Elle devait commençait à avoir froid. Devant la mine dépitée et désolée d'Ethan, j'ai souri. J'ai attrapé Lena et je l'ai sortie de l'eau. J'ai attrapé une serviette et je l'ai emmitouflée dedans. Elle continuait à pleurer et a niché sa petite tête dans mon cou. Je l'ai rassurée et câlinée le temps qu'elle cesse de pleurer et j'ai relevé les yeux vers Ethan. Il faisait une tête d'enterrement.

« Mais ne fais pas cette tête, ce n'est rien, ce n'est pas grave... Il n'y a pas mort d'homme, enfin.. Elle n'aime pas ça, que ce soit avec toi ou avec moi. Tu vas vite prendre l'habitude, ne t'inquiète pas... Oh allez, souris un peu, tu n'as rien fait de mal... »

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Lun 12 Juil - 16:59

J’ai tourné la tête vers la porte quand Katarina est apparue. Je tenais Lena par-dessous les aisselles et je tentais de la mettre dans l’eau en cherchant un moyen pour l’immerger et la laver, mais ses petits pieds gigotaient et elle m’éclaboussait dés qu’ils entraient au contact de l’eau. Et bien sûr elle commençait à s’énerver et ses pleurs redoublaient d’intensité. J’aurais voulu avoir l’esprit vide pour me souvenir de la façon dont Katarina la lavait, mais je n’y arrivais pas. Ca me rendait littéralement fou de désespoir. Je ne savais même pas donner son bain à ma propre enfant. Je faisais vraiment un piètre père. Katarina a refermé la porte en souriant et s’est avancée vers nous.

« La pauvre, à l'entendre on dirait que tu la tortures... »

Si Katarina a ri en voyant la réaction produite par sa remarque amusée, ce serait un euphémisme. Elle avait l’air complètement hilare. Moi, je le prenais assez mal, même de sa part à elle. Jamais de toute ma vie je n’aurai l’idée de torturer ma fille. Et que le fait qu’on puisse penser ça en passant devant notre chambre me donnait la nausée. Lena était mon petit amour, ma petite princesse, et j’avais seulement voulu lui donner son bain. Ce qui m’inquiétait encore plus c’est que mon enfant puisse penser que je la torturais. Parce que si c’était le cas elle pourrait cesser de m’aimer. Et je ne voulais pas qu’elle me hait…je ne supporterais pas si c’était le cas.

Katarina s’est assise à côté de moi et m’a guidé dans mes gestes. Elle me montrait comment elle faisait….et je me rendais compte que jamais je ne serais capable de reproduire ça. J’avais bien trop peur de faire glisser Lena ou de la blesser.

« Il ne faut pas que tu la tiennes comme ça. Il faut que tu passes ta main derrière son dos pour tenir sa tête hors de l'eau et la soutenir un peu en même temps. Du coup, ton autre main est complètement libre. »

Je n’y arriverais pas, je n’y arriverais pas….. Et le regard totalement incrédule et accusateur de ma fille me lacerait le cœur. Oui elle m’en voulait sans doute. Et elle devait sans doute se dire que je n’étais pas un bon père….. Alors quand elle s’est mise à hurler à nouveau j’ai senti les larmes doucement monter. Katarina a tâté l’eau, pendant que je ne réagissais presque pas aux hurlements de Lena et à ses éclaboussements. J’étais pétrifié….

-Ha……pourtant….
Pourtant…pourtant je pensais bien faire en réalité. Je pensais pouvoir réussir à la laver comme ça, tout en la tenant bien…et je m’apercevais que je n’étais même pas capable de donner son bain à notre fille. Je n’ai pas protesté alors quand Katarina m’a pris Lena des mains et qu’elle l’a séché. J’étais toujours aussi meurtri par cette incapacité flagrante que j’avais….

Je n’étais pas un bon père….voilà ce que je ne cessais pas de me dire intérieurement. Puis après quelques minutes qui m’ont semblé quelques secondes tellement j’étais obnubilé par cette douloureuse constatation, Katarina a essayé de me réconforter. Lena semblait apaisée, dans les bras de sa mère….. Alors qu’avec moi elle hurlait à la mort. S’il y a avait quelque chose à retenir c’était bien ça…

« Mais ne fais pas cette tête, ce n'est rien, ce n'est pas grave... Il n'y a pas mort d'homme, enfin.. Elle n'aime pas ça, que ce soit avec toi ou avec moi. Tu vas vite prendre l'habitude, ne t'inquiète pas... Oh allez, souris un peu, tu n'as rien fait de mal... »

Comment pouvait-elle penser que ce n’était pas grave ? Si ca l’était !!! Je n’étais pas capable de prendre soin de ma fille, et elle allait m’en vouloir de l’avoir forcé à aller dans l’eau, à ne pas avoir su lui donner son bain rapidement comme elle aimait, et à l’avoir fait supporter de l’eau froide. Pauvre Lena….. Je ne pensais qu’a ça. A mon incapacité à prendre soin de ma fille. Et tout naturellement, les larmes ont perlées au coin de mes yeux.

-Si…je n’ai même pas été capable de lui donner son bain……Elle doit m’en vouloir…..

Je me suis alors tourné vers Katarina en les regardant toutes les deux. Ma voix se brisait. Je m’en voulais tellement….A chaque petite chose si naturelle, j’avais l’impression de me heurter à une montagne et de la gravir avec tant de difficultés. Je me souvenais le jour où j’avais mis sa première couche à Lena. Quand nous nous étions réveillés parce que Lena réclamait à manger et que Katarina l’avait changé sur le lit, elle avait ri de la façon dont j’avais mis la couche. J’étais persuadé que plus tard, tous ces petits détails resteraient gravés dans la mémoire de Lena et qu’elle m’en voudrait.

Tout me semblait si difficile….j’étais son père et je n’arrivais même pas à la changer, à l’habiller correctement ou à lui donner le moindre bain.

Et puis je pensais à ce bain….j’avais passé prés de trois quart d’heure pour arriver à un résultat nul alors que Katarina arrivait en dix minutes à déshabiller Lena, à la laver et à la mettre au sec…. Bien sûr Lena protestait un peu, mais jamais elle n’avait hurlé comme elle venait de le faire avec moi, jamais…….

Je me sentais vraiment comme un monstre….un monstre qui n’avait pas su écouter sa fille.

-Et j’ai du la forcer….elle ne voulait pas, elle pleurait et elle râlait et je l’ai quand même mis dans l’eau…

J’ai levé mes yeux rougis par les larmes que je venais d’essuyer et j’ai regardé Katarina avec un air de désespéré. Et j’ai secoué la tête.

-Je ne veux pas la forcer à quoi que ce soit Kat, je ne veux pas qu’elle me haïsse….Je ne le supporterais pas tu le sais bien.

Je ne supporterais effectivement qu’encore moins la haine de ma fille. Je voulais voir l’amour et la fierté dans ses yeux quand elle me regarderait ou parlerait de moi. Et ce qui venait de se passer était tout simplement horrible. Je l’avais forcé alors que j’aurais du admettre que je n’y arriverai pas… ; J’avais même peur maintenant de prendre notre fille dans mes bras et qu’elle me rejette en se mettant à pleurer.

-J’ai l’impression de tout mal faire….alors que quand je te regarde ça semble si facile. Je ne suis pas un si bon père que ça finalement…
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Lun 12 Juil - 20:32

La fin du monde. C'était la fin du monde pour Ethan. J'avais l'impression qu'il avait tué quelqu'un, à la façon qu'il avait de me regarder, de regarder Lena et son bain. C'était la fin de son monde parce qu'il n'avait pas réussi à donner le bain à sa fille du premier coup. Pour moi, ça n'avait rien de dramatique. C'était la première fois de sa vie qu'il s'occupait d'un bébé, les gestes ne pouvaient pas lui venir d'un coup. Il devait apprendre, voilà tout. Il allait apprendre. Lena n'avait qu'une semaine, et jusque là j'étais la seule à m'être occupée de son bain. Je m'occupais beaucoup d'elle et j'avais pensé que le laisser lui donner son bain serait une bonne idée. En y repensant, j'y avais peut-être été un peu trop franchement. Sans doute aurais-je dû lui montrer comment faire... Je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir fautive, d'autant plus qu'il avait vraiment l'air mal. Je n'avais pas trop de mal à deviner ce qu'il pensait. Il devait se dire qu'il n'était pas un bon père, qu'il était complètement incapable. Ce sentiment devait être accentué par le fait que pour moi, les choses étaient simples. Je savais comment m'y prendre, les gestes me venaient naturellement. J'avais beau lui répéter que c'était dû à mes années d'études, rien n'y faisait. Il avait du mal à comprendre que tout cela s'apprenait. Donner le biberon, changer la petite, lui donner son bain... La seule chose qui était complètement naturel, c'était l'allaitement. Et là, ni Ethan ni moi n'y pouvions rien. Encore qu'il s'émerveillait à chaque fois que Lena tétait. Sauf que là, il avait l'air d'être plus dépité qu'émerveillé.

J'avais Lena calée contre moi et elle s'était calmée, sa petite main étant posée sur ma poitrine. Elle s'était tout de suite sentie à l'aide quand elle s'était retrouvée emmaillotée dans la serviette de bain. Elle ne faisait déjà plus sa mauvaise tête. Cela ne durait jamais très longtemps chez elle. J'ai fait un pas vers lui quand il m'a dit qu'il n'avait pas été capable de lui donner son bain. Et j'ai vraiment fait une drôle de tête quand il m'a dit que Lena devait lui en vouloir. J'ai laissé échappé un « hein ? » particulièrement stupide, et mes yeux on fait l'aller retour entre Ethan et sa fille. J'ai caressé la joue de Lena, et elle a attrapé mon doigt, certainement par réflexe. Je lui ai souri avant de secouer doucement la tête. J'ai levé les yeux vers Ethan et j'ai soupiré doucement, un sourire aux lèvres.

« Ethan, comment veux-tu qu'elle puisse t'en vouloir pour quoi que ce soit ? Tu t'occupes si bien d'elle, ce n'est pas une maladresse d'un petit quart d'heure qui va effacer toutes ces heures où tu as pris soin d'elle... »

Il avait pris soin d'elle alors qu'elle n'était même pas encore née... Et pourquoi Lena aurait-elle pu lui en vouloir ? Déjà, comment un bébé pouvait-il éprouver de la rancœur à l'égard de qui que ce soit ? D'autant plus que Lena était un bébé facile, qui ne pleurait pas beaucoup. Oui, elle s'était un peu énervée, mais c'était déjà terminé. Elle avait déjà oublié ! Tout ce qu'elle voulait c'était de l'amour, et l'amour elle en avait à profusion. J'ai resserré le drap de bain autour de Lena et je l'ai redressée , posant sa petite tête sur mon épaule. Elle adorait cette position. Elle se détendait complètement et s'endormait rapidement en général. Quand j'ai relevé les yeux vers Ethan, j'ai constaté que ses yeux étaient rougis par les larmes qu'il n'osait pas laisser couler.

« Mais moi aussi je la force à prendre son bain... Est-ce qu'elle a l'air de me détester pour autant ? Bien sûr que non... Elle ne va pas te détester pour ça. Et elle a tellement de raisons de t'aimer, comment peux-tu imaginer une seule seconde une chose pareille ? Tu es son père, et elle t'aime certainement autant que toi tu l'aimes. N'aies pas peur mon amour... Regarde, elle est déjà passée à autre chose. »

En effet, Lena avait attrapé une de mes mèches de cheveux et elle semblait trouver cela très intéressant. J'ai eu un profond soupir quand il a dit qu'il n'était pas un très bon père. Je suis allée m'asseoir sur le lit et je lui ai fait signe de venir s'asseoir à côté de moi. J'ai attrapé un oreiller et j'ai allongé Lena dessus, toujours emmaillotée dans la serviette. Je l'ai fait lâcher mes cheveux et je lui ai tendu une toute petite peluche, celle en forme d'étoile de mer, avec le petit grelot dedans. Une fois que j'ai été sûre qu'elle était occupée, je suis allée m'asseoir sur les genoux de son père. J'ai pris son visage entre mes mains et j'ai déposé un baiser sur son front.

« Je ne vais pas te mentir Ethan, c'est facile pour moi de m'occuper d'elle, du moins en grande partie. Mais c'est simplement parce que je me suis occupée de nombreux bébés pendant mon internat... Mais crois-tu vraiment que je m'en sortirais si bien, si ça n'avait pas été le cas ? On ne devient pas parents du jour au lendemain... »

J'ai soupiré. J'essayais d'amener les choses en douceur, pour le calmer et lui faire comprendre qu'il n'avait rien fait de grave. Rien du tout.

« Le père parfait n'existe pas. Tu feras des erreurs un jour ou l'autre, oui. Mais cela ne t'empêchera pas pour autant d'être un bon père. Tu fais tout ce qu'il faut pour l'être. Tu as toutes les qualités requises pour l'être. Il ne suffit pas d'un échec pour te transformer en monstre. »

Je l'ai enlacé, passant doucement ma main dans son dos pour le rassurer.

« Et puis... si tu n'as pas encore réussi à lui donner son bain, je n'ai pas encore réussi à la calmer quand elle se réveille à trois heures du matin... Pour autant, est-ce que cela te viendrait à l'idée de me traiter de mère pitoyable ? Non, bien sûr que non et tu le sais bien. Cesse de t'angoisser pour si peu, d'accord ? »

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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Mar 13 Juil - 13:32

Les mots rassurants de ma femme étaient comme un baume sur mon cœur meurtri par ce sentiment d’être un mauvais père. Katarina était mère depuis longtemps. Dans sa tête, dans ses attitudes, dans ses mots, dans ses regards. Elle l’avait été avec moi dés le début, me prenant dans ses bras pour me calmer. Et maintenant encore, il suffisait qu’elle me parle doucement pour que lentement je m’apaise. Mais la façon dont elle était vraiment mère maintenant l’avait changée. J’avais l’impression d’avoir affaire à une véritable réincarnation de ma propre mère. Toujours gracieuse, toujours douce, toujours souriante et toujours rassurante. Lena me ressemblait parce qu’il n’y avait en général que sa mère pour la calmer, tout comme moi avec Katarina. Mais elle était aussi facile à vivre que Katarina dans l’ensemble, ses colères ne duraient jamais bien longtemps. Et là se sentir contre sa mère, l’avait certainement apaisé puisqu’elle jouait avec un doigt de Katarina. Elle s’agrippait souvent à tout ce qu’elle avait à portée de main, et en général avec moi cela signifiait me tirer une mèche de cheveux. Mais je ne m’en plaignais pas….même quand elle avait tendance à tirer un peu trop.

Mais la culpabilité était toujours là. Même si Katarina atténuait peu à peu les choses. Pour elle, Lena ne m’en voudrait pas parce qu’elle savait que je m’étais occupé d’elle, et que ce bain ne signifierait rien de désagréable pour elle. Oui je m’occupais d’elle, mais j’avais toujours l’impression de ne pas faire les choses correctement. J’aurai aimé ne jamais me tromper, et avoir des gestes sûrs et appliqués. Là j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur.

Je regardais ma petite fille blottie contre sa maman, et qui avait décidé de s’attaquer maintenant à une mèche de cheveux. Elle la tortillait dans ses petits doigts en essayant de la porter à sa bouche, et j’aurai pu avoir un petit sourire attendri si j’avais réussi à dépasser tout ça. Je n’osais même plus m’approcher d’elle ou lui caresser le bras ou le pied. Pourtant j’en mourrais d’envie. J’étais toujours aussi détruit quand Katarina s’est assisse et m’a fait signe de venir à côté d’elle. J’ai hésité une seconde et j’y suis finalement allé. Elle avait posé Lena sur un coussin et lui avait donné la petite peluche en forme d’étoile de mer. Lena ne l’attrapait pas, mais elle avait compris qu’il y avait un grelot et réussissait à le faire tinter assez souvent, ce qui lui arrachait un petit gazouillement absolument adorable.

Ma femme a reporté son attention sur moi en prenant mon visage entre ses mains, et je me suis laissé aller à fermer les yeux. Je les ai rouverts quand elle a déposé un baiser sur mon front, et qu’elle m’a rassuré à nouveau en me disant que si elle savait s’occuper de Lena c’est parce qu’elle avait appris pendant son internat. J’étais d’accord avec elle sur le fait qu’on ne devient pas parent du jour au lendemain. Mais pour moi ça s’appliquait surtout à l’éducation. Un bain ne devait pas être si complique cela à donner non ? Alors oui, j’aimais ma fille et je faisais tout mon possible pour être un père exemplaire, mais je voulais réussir quelque chose avec elle du premier coup. Je voulais ressentir cette fierté de ne pas me tromper.

Mais les caresses de Katarina et son étreinte ont commencé à lentement jeté les barrières mentales que j’avais érigées.

« Et puis... si tu n'as pas encore réussi à lui donner son bain, je n'ai pas encore réussi à la calmer quand elle se réveille à trois heures du matin... Pour autant, est-ce que cela te viendrait à l'idée de me traiter de mère pitoyable ? Non, bien sûr que non et tu le sais bien. Cesse de t'angoisser pour si peu, d'accord ? »

J’ai hoché la tête avec un petit sourire triste, mais avec un sourire tout de même. Non bien sur que non, Katarina était une mère fabuleuse et tellement maternelle. Elle n’était que douceur et amour. Et même si je me sentais mal de penser cela, j’avais l’impression qu’elle surpassait un peu plus ma propre mère. Lena avait une chance folle d’être aussi choyée et adorée. Même si….mes craintes n’avaient pas encore totalement désertées.

-Elle était tellement malheureuse, et elle me regardait avec ses grands yeux en pleurant, et j’ai l’impression vraiment de l’avoir forcé à prendre ce bain. J’aurai du admettre que je n’y arriverais pas et attendre que tu reviennes mais j’ai insisté Katarina.

Je crois que je me souviendrais encore longtemps de ses grands yeux me regardant avec tellement d’intensité, cette petite moue, ce petit front qui se plisse… toutes ces petites choses qui auraient du me faire comprendre qu’il ne fallait pas que j’insiste davantage. Et j’avais insisté….pourtant je me promettais de ne plus jamais la forcer à quoi que ce soit. Maintenant ma petite princesse déciderait de tout. Il fallait que j’arrête de la contrarier, parce que je voulais qu’elle m’aime autant que moi je l’aimais. Je voulais dans quelques années voir ses beaux yeux bleus me regarder avec amour et fierté.

-Et même si je veux te croire, quand tu me dis qu’elle ne m’en voudra pas et qu’elle ne cessera jamais de m’aimer, j’ai l’impression de l’avoir brusqué. Je ne veux la forcer à rien, jamais. Je veux qu’elle soit heureuse.

Je ne voulais que ça : son bonheur. Je dépendais sans doute plus d’elle qu’elle de moi. J’avais l’impression que sans elle je n’aurai pas grandi, sans elle je n’aurai pas retrouvé la femme de ma vie. Sans elle je ne serais peut être même plus de ce monde. C’était mon petit miracle.

-Mais je te promets d’essayer de m’angoisser le moins possible.

Je devais au moins essayer. Parce que ça tenait à cœur pour Kat, et parce que peut être que les choses seraient plus faciles. ….

Je devais tout de même avouer que ma femme venait de me calmer. Comme d’habitude elle avait su trouver les mots et les gestes pour m’apaiser. Elle savait mieux que quiconque comment je fonctionnais et elle était la seule à faire de moi ce qu’elle voulait.
Je lui ai caressé la joue avant d’approcher mon front du sien et de le coller au sien. J’ai pris une profonde inspiration.

-Je t’aime mon ange, plus que tout au monde.
Et j’ai dépose un baiser sur son front. J’allais embrasser ses lèvres quand Lena a commencé à s’agiter derriere nous et que je l’ai entendu pousser un petit cri derrière nous. Notre fille se sentait surement exclue, et nous le faisait comprendre à sa manière. Elle m’a souri quand j’ai reporté mon attention sur elle, sans doute heureuse qu’on pense à nouveau en elle. Je l’ai soulevé et l’ai prise contre moi.

-Je t’aime aussi ma petite princesse.

J’ai éclaté de rire quand elle a baillé. C’était sans doute sa réponse : maintenant que tu m’as dit que tu m’aimais papa, je crois que je vais m’endormir. Et avant de la donner à Katarina pour une tétée avant sa petite sieste, j’ai approché son petit visage du mien et je l’ai couverte de baisers dans le cou.

-J’espère que tu ne cesseras jamais de m’aimer mon amour…. Papa s’excuse, princesse.
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Mar 13 Juil - 16:34

J'espérais sincèrement pouvoir calmer Ethan. Je n'aimais pas quand il se mettait dans un état pareil pour si peu de chose. Pour moi il n'y avait rien de grave, mais Ethan ne semblait pas être du même avis que moi, pour une raison qui m'échappait... Je savais qu'il avait peur de mal faire, mais je ne savais pas qu'un petit échec le mettrait dans un état pareil. J'étais un peu désemparée je dois l'admettre. Mais rapidement j'ai repris la situation en main. Il ne fallait pas que je le laisse penser qu'il avait fait quelque chose de mal. Parce que ce n'était pas le cas. Je savais très bien que c'était compliqué de s'occuper d'un bébé du jour au lendemain. C'était dur pour n'importe quel jeune père, pas simplement pour lui. Encore que lui avait une telle volonté de bien faire que cela compensait son manque d'expérience. Et puis il aimait tellement sa fille... Dans ce genre de moment, je me rendais compte qu'une part de lui était encore extrêmement fragile. C'est pourquoi je me devais de le rassurer. Il allait apprendre, et bientôt les choses lui sembleraient faciles et naturelles. C'était tout simplement un petit travail d'apprentissage... C'était à moi de lui apprendre ces gestes simples. L'erreur que j'avais faite avec le bain ne se reproduirait plus. J'allais lui apprendre chaque geste minutieusement, quitte à y passer des jours entiers. Il fallait qu'il se sente rassuré par rapport à cela. C'était tellement important pour lui que je ne pouvais pas me permettre de le laisser dans le flou.

Visiblement mes paroles ont fait leur petit effet et je l'ai senti se détendre dans mes bras au fur et à mesure que je parlais. J'avais remarqué que je mettais de moins en moins de temps à le calmer. J'avais compris comment il fonctionnait et je savais quelles méthodes utiliser pour l'apaiser. Avant j'étais perdue, je ne savais pas trop comment le calmer... Alors que maintenant, je prenais les choses très calmement. Je savais que m'énerver ou paniquer comme lui était la meilleure façon d'empirer les choses. Je continuais à caresser son dos tendrement, le temps qu'il soit complètement détendu.

« Ethan... Mon amour... Ce n'est vraiment pas grave... Tu as essayé de t'occuper d'elle, tu as vraiment essayé, sans penser à mal. Et tu as insisté de la même façon que moi, tout simplement. Ce qu'il te manque, ce n'est rien qu'un petit peu d'expérience. Et elle s'acquière avec le temps... Du temps nous en avons à profusion. Tout ira bien. Je te le promets. »

J'avais l'impression de me retrouver des mois en arrière, quand je devais prendre sur moi pour prendre soin de lui. Mais je savais que cela n'avait aucun rapport avec ce qui était arrivé précédemment. La naissance de sa fille avait fait surgir chez lui de nombreux doutes. Il avait peur de ne pas être à la hauteur... Moi je n'avais aucun doute là dessus, mais il ne semblait pas pouvoir me croire pour le moment. J'ai eu un soupir, et je le regardai droit dans les yeux.

« Ne crois pas qu'elle est malheureuse à chaque fois qu'elle pleurer. C'est normal pour un bébé de pleurer. Pour tout, pour rien... Lena ne peut s'exprimer que de cette façon pour le moment. Je suis sûre qu'elle a déjà oublié. Tu n'es pas obligé de la forcer à quoi que ce soit, Ethan. Mais tu es son père Ethan, et tu dois faire ce qu'il y a de mieux pour elle. Et parfois ce mieux ne lui plait pas. Peut-être qu'elle n'aime pas prendre de bain, mais elle se sentira toujours mieux en étant toute propre que toute sale, tu ne crois pas ? »

Je lui ai souri. Mieux valait une petite princesse toute propre et un peu boudeuse que toute sale. J'ai souri plus encore quand il a dit qu'il allait faire un effort pour essayer de ne pas s'angoisser inutilement. J'ai eu un petit soupir quand il posa son front contre le mien. Je profitai de cet instant pour fermer les yeux une seconde et caresser sa joue. J'eus un petit rire. Je ne me lassais pas de l'entendre me dire qu'il m'aimait. Je passai mes bras autour de lui tandis qu'il déposait un baiser sur mon front. Et c'est pile au moment où nous nous apprêtions à nous embrasser pour de bon que Lena s'est exprimée assez bruyamment. Elle manquait d'attention et nous le faisait savoir à sa façon. Le a eu un semblant de sourire quand Ethan l'a prise dans ses bras. Je me suis légèrement écartée pour lui faire de la place. Elle a regardé son père avec un drôle d'air avant de se mettre à bailler. Ethan a éclaté de rire et moi également. Non vraiment, elle n'avait pas l'air de lui en vouloir du tout. Sinon elle aurait protesté et réclamé mes bras en hurlant comme une désespérée. Or ce n'était pas le cas.

Je me suis levée pendant qu'Ethan couvrait sa fille de baisers en s'excusant. Lena en a profité pour attraper une mèche de ses cheveux ( elle adorait ça ), pour tirer dessus. J'ai souri et j'ai sorti de quoi habiller Lena. Puis je me suis souvenue que c'était l'heure de sa tétée et je doutais qu'elle veuille que nous prenions le temps de la couvrir des pieds à la tête. Quand elle a commencé à grimacer Ethan me l'a tendue, comprenant ce qu'elle voulait. J'ai retiré mon tee-shirt et suis allée m'asseoir contre le mur. J'ai hésité une seconde, et puis j'ai fini par retirer mon soutien gorge complètement. Ce serait plus confortable pour moi comme pour Lena. J'ai attrapée Lena et je l'ai collée contre moi en douceur. Très vite elle a compris, et en moins d'une minute elle s'était mise à téter, sa petite main toujours posée sur ma poitrine. J'ai caressé sa petite tête avec un sourire, puis j'ai soupiré et j'ai laissé la tête retomber en arrière, m'appuyant sur le mur.

« Tu sais, pendant un moment j'ai pensé que ce serait plus une corvée qu'autre chose, de l'allaiter. Mais en fait, c'est tout le contraire... Tu avais vraiment raison, Ethan. C'est quelque chose que j'adore partager avec elle... Et avec toi, parce qu'au fond, tu es toujours là... »

J'ai attrapé sa main et ai déposé un baiser dessus, en le regardant le plus amoureusement du monde.

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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Mer 14 Juil - 15:06

Je crois que même ma mère n’avait réussi en 22 ans à me calmer aussi facilement et rapidement que Katarina. D’un côté, j’en voulais à ma femme d’avoir pris la place de ma mère, mais de l’autre je savais qu’elle l’avait fait à un moment où j’en avais besoin. Pendant six longues années j’avais erré, et quand je l’avais trouvé elle avait su me redonner cet amour sans limite et sans condition que seule une mère est capable de donner. Et c’est elle qui m’avait guéri. Elle m’avait guéri de mes blessures physiques et psychologiques. Surtout psychologiques. Parce que physiquement…même si j’avais repris du poids et que j’avais développé une musculature que je n’avais pas eue depuis que j’avais 21 ans, il suffisait de voir mes bras pour comprendre ce qu’avait été ma vie.

Je m’étais drogué pendant de nombreuses années. Et toute ma vie, toute celle qu’on voyait maintenant n’avait été qu’efforts quotidiens. Et ça l’était encore. Je me fichais de chuter, et de me tromper. Avec moi-même je m’en fichais….Mais pas avec ma fille. Je voulais être un modèle pour elle, un exemple. Je voulais être un père parfait, je voulais être cette image que j’avais de mon père. Jamais il ne s’était trompé avec moi, mais il n’était pas là pour me guider…. Alors je faisais des erreurs, et ça me faisait de la peine….

J’étais sans doute le seul à m’en vouloir. Katarina pour une raison qui m’échappait encore un peu ne semblait m’en tenir rigueur. Pour elle, j’étais un bon père, et il fallait que j’apprenne les petits gestes. C’était tout pour elle….Il fallait du temps pour apprendre me disait elle. Oui nous avions du temps, mais pendant ce temps, Lena agrandissait et ses besoins changeaient. Est-ce que je serais en mesure d’aller aussi vite que la croissance de ma fille ?

Mais les paroles rassurantes de Katarina, ses caresses, ses regards, tout m’apaisait…Alors quand elle m’a dit que Lena ne m’en voudrait pas, et qu’à son âge un bébé pleure pour tout et n’importe quoi, j’ai commencé à la croire. C’était seulement que je n’aimais pas l’entendre pleurer, même si c’était son unique moyen de communication pour le moment, j’avais peur qu’elle pleure parce qu’on ne la rendait pas heureuse. Et le moins que l’on puisse dire c’était que ma petite princesse s’exprimait. Peu mais elle le faisait avec une telle intensité…. Cependant, cet épisode du bain m’avait tellement marqué que je ne voulais plus réitérer l’expérience pour le moment et que j’en ai fait part à Katarina. Je n’étais pas prêt à revivre ça pour le moment. Et Katarina a semblé accepter.

Je jouais avec ma fille essayant de ne plus y penser. Jusqu'à ce que mademoiselle réclame à manger. Alors Katarina s’est installée contre le mur et je lui ai tendu notre petite princesse. J’ai vu le geste d’hésitation de Katarina et j’ai souri. Elle a fini par retirer complètement son soutien gorge et dés que Lena a senti qu’elle était contre sa mère, sa main s’est posée sur son sein et sa petite bouche a cherché la source de son repas.

Elles étaient si belles toutes les deux, ce petit geste maternel de Katarina et cette attitude si détendue. C’était tellement naturel et tellement beau à voir. Pourtant Mathilda m’avait averti que pour certaines femmes l’allaitement n’est pas une chose facile. Elle avait rapidement mis mes certitudes au placard, en m’expliquant qu’en matière d’allaitement il ne suffisait pas de vouloir…. Elle m’avait bien parlé des risques que Katarina avait de ne pas produire assez de lait ou que la tétée lui soit trop douloureuse. Mais heureusement, rien de tout cela ne s’était jamais produit.

« Tu sais, pendant un moment j'ai pensé que ce serait plus une corvée qu'autre chose, de l'allaiter. Mais en fait, c'est tout le contraire... Tu avais vraiment raison, Ethan. C'est quelque chose que j'adore partager avec elle... Et avec toi, parce qu'au fond, tu es toujours là... »

Lena tétait avidement et j’avais pris place contre le mur à côté d’elle, et avant que je ne pose sur le dos de ma petite princesse, ma femme s’en est emparée ety a déposé un baiser en me dévorant des yeux avec tout l’amour du monde J’étais vraiment touché qu’elle soit si heureuse de donner le sein à Lena. Ca avait eu l’air pendant de longues semaines de lui sembler une corvée, et maintenant elle aimait ça, même si je savais les sacrifices et la fatigue que cela engendrait.

-Je suis heureux que tu aies fini par comprendre que je ne voulais pas te rendre prisonnière de Lena. Je savais que tu finirais par aimer ce lien. Et c’est tellement naturel….

Je savais que même si Lena m’aimerait, il y aurait toujours cette fusion entre elle et sa mère. Une femme qui donne le sein ne fait pas que nourrir son enfant, elle crée un attachement indéfectible. Et je voulais ce lien entre elles deux. C’est sans doute ce que je n’avais su faire comprendre à Katarina quand je lui avais parlé d’allaitement. Et peut être que j’aurais du commencer par là, au lieu de lui dire d’autres choses qui l’avaient braquées.

Bien sûr, donner le sein devait être quelque chose de particulier et qu’on désire vraiment, parce qu’après tout, je doute que ce moment privilégié entre une mère et son enfant soit facile à exposer aux yeux des autres. Pourtant Katarina ne semblait jamais gênée devant moi. Et j’avoue que je ne voyais plus la poitrine de ma femme comme avant. Alors c’était peut être ca qui en gênait certains ou certaines. La poitrine à l’origine est source de plaisir, et de voir cette même poitrine nourrir un bébé pouvait peut être démystifier cette partie du corps et annihiler le désir. Moi j’arrivais à faire la distinction…..

-Ca ne te derange pas que je sois toujours là quand tu l’allaites alors ?

Je n’avais sans doute pas rater une seule tétée de Lena…. J’aimais voir sa petite main s’agripper et sa petite bouche bouger au fil de ses tétées, et j’aimais voir cette petite tête de bienheureuse quand elle repoussait le sein de Kat parce qu’elle était repue. A chaque fois elle se frottait les yeux dés qu’elle avait fini, comme pour nous dire que maintenant qu’elle avait mangé elle voulait dormir. Bien sûr, il fallait attendre qu’elle ait fait un rot ou deux, mais ils ne tardaient jamais.

Tout m’émerveillait dans cet allaitement….et même si j’adorais lui donner le biberon, ce n’était pas la même chose que de la voir téter.

-Je trouve ça tellement beau, et j’ai toujours envie de pleurer de joie quand je la vois contre toi, sa petite main posée sur ton sein et que je vois ton regard posé sur elle.

On voyait tout l’amour que Kat avait pour Lena, elle la couvait du regard, la caressait, la cajolait et je restais émerveillé comme au premier jour.

-Je crois que je n’ai jamais rien vu de si beau.

Et puis ce que j’aimais tant s’est produit. La petite main de Lena a repoussé le sein de Katarina, elle a froncé le nez et s’es mis à serrer ses petits poings avec lesquels elle s’est frotté les yeux.

-Ha je crois qu’elle a fini…
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Mer 14 Juil - 20:35

La crise était passée. J'avais finalement réussi à remettre en place les idées d'Ethan. Je savais qu'il avait des doutes, à cause de son manque d'expérience. Je pouvais le comprendre. Mais tout ce que j'avais à faire, c'était le rassurer au fur et à mesure. C'était mon devoir de femme, mon devoir de mère aussi... Je savais que le bien être de Lena passait également par celui de son père. Ethan serait beaucoup moins angoissé quand il s'occuperait d'elle, et du coup il ne lui communiquerait pas son stress. C'était aussi simple que cela. Et puis je n'aimais pas quand il se sentait mal à l'aise par rapport à quelque chose. Dans ces moments là j'avais l'impression qu'il redevenait cet Ethan fragile et désemparé. Je savais qu'il n'aimait pas du tout cela. Pas plus que moi d'ailleurs. Mais je ne lui en voulais jamais quand il avait ces moments de faiblesse, parce que je savais qu'il avait appris à se relever aussi sec. Et rien que pour ça j'étais fière de lui. Il avait fait tellement d'efforts pour moi que désormais je me sentais bien incapable de lui reprocher quoi que ce soit. J'avais véritablement l'impression que nous avions fait le tour de tous les problèmes possibles. Et nous les avions tous résolus, un par un. Nous avions fait du bon travail.

Il suffisait de voir la petite merveille que j'avais dans les bras pour s'en rendre compte... Lena tétait doucement, calmement. On aurait presque dit qu'elle se concentrait pour ça. Je la trouvais simplement parfaite. Je n'étais pas peu fière qu'elle me ressemble. Ethan avait vraiment raison, Lena avait pris la plupart de mes traits, elle avait les mêmes expressions que moi. Mais elle avait hérité de ses époustouflants yeux bleus. Elle était un parfait mélange de nous deux...Même dans son caractère. Elle était impatiente comme lui quand elle voulait quelque chose et douce comme moi quand tout allait bien. C'était notre petite princesse... Ethan s'est assis à côté de moi et j'ai attrapé sa main pour y déposer un baiser avant qu'elle ne se pose sur Lena. Je l'ai relâché tout de suite après. Il a ensuite posé sa main sur Lena et cette dernière a eu un petit sursaut avant de reprendre là où elle s'en était arrêtée. Lena mettait en général moins d'une heure à manger. Elle prenait son temps, mais sans pour autant s'attarder. Elle avait tout compris...

« C'est naturel, oui... Et puis c'est mieux pour elle, elle y gagne. Entre le lait maternel et celui en poudre, elle a tout ce qu'il faut pour être en pleine forme. Mathilda dit qu'elle va très bien, même si elle est arrivée un petit peu en avance. »

Evidemment, deux semaines et demi ce n'était pas grand chose, mais pour un bébé cela pouvait compter. Mais Lena allait bien. Et c'était tout ce qui comptait. Au fond, si j'avais refusé d'allaiter au début, c'était parce que j'avais peur de la contrainte que cela pouvait représenter. Je n'avais pas vraiment pensé au lien qui se créerait entre Lena et moi. Et puis avouons le, j'avais voulu tenir tête à Ethan, parce qu'il m'avait présenté les choses de façon un peu brutale et pas très délicate. Mais j'avais réfléchi, et au fond j'avais aimé l'idée. J'ai relevé les yeux vers Ethan quand il m'a demandé si cela ne me dérangeait pas qu'il soit là quand je l'allaitais. J'ai failli hausser les épaules, mais j'ai réfréné ce réflexe parce qu'il aurait pu perturber Lena.

« Pourquoi est-ce que cela me dérangerait ? Je sais pertinemment que tu sais faire la différence entre ces moments là et ceux où nous sommes tous les deux. Et puis je ne veux pas que tu te sentes exclu parce que c'est moi qui l'allaite... Tu as ta place toi aussi. »

Il était son père. Je voulais que notre relation soit parfaitement équilibrée. Hors de question que je prenne toute la place. Et il aimait tellement sa fille... C'était aussi un peu pour cette raison que je le laissais lui donner quelques biberons. Pour qu'il puisse partager ces moments merveilleux avec elle. Après tout Lena ne faisait aucune différence, du moment qu'on lui donnait à manger. Et puis elle aimait passer du temps avec son père, cela se voyait. Elle était heureuse avec lui. Parce qu'il avait toujours été là pour elle. Elle avait connu sa voix avant même de venir au monde, il avait été le premier à la prendre dans ses bras. Ça aussi, ça créait des liens, quoiqu'il en dise.

« Ce que tu trouves si beau, ça s'appelle une famille unie. »

J'ai passé ma main libre derrière sa nuque et je l'ai attiré à moi pour l'embrasser tendrement, rien qu'une petite minute, parce que juste après Lena a repoussé mon sein. Je n'ai pas pu m'empêcher de mordiller la lèvre d'Ethan une seconde, avant de sourire et de me pencher vers Lena. Je l'ai redressée et posée sur mon épaule pour lui faire faire son rot. Puis je me suis rhabillée en vitesse, avant de me relever. Il fallait aussi rhabiller Lena... J'ai rapidement mis une couche et un petit pyjama à Lena. Elle a bien sûr protesté quand elle s'est retrouvée nus, mais je me suis débrouillée pour me dépêcher. Je suis retournée près d'Ethan et j'ai mis Lena dans ses bras. Puis je suis retournée chercher sa petite couverture dans son berceau. Je l'ai tendue à Ethan pour que Lena ne prenne pas froid. Même si nous étions en été, il faisait frais, voire froid sous terre.

« Chante lui sa berceuse. Elle adore ça avant de s'endormir. »

J'ai déposé un baiser sur le front à Ethan, puis je me suis allongée juste derrière lui. J'ai ramené mes jambes contre moi, et j'ai glissé ma main dans le dos d'Ethan.

« Je propose une petite sieste en famille... Qu'en penses-tu ? »

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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Ven 16 Juil - 11:14

Je ne me lassais pas d’observer ma fille. Elle était si petite, pourtant dans mon cœur elle avait une si grande place et elle avait des expressions et des mimiques si mignonnes. Elle repoussait le sein de Katarina comme si elle repoussait une assiette vide, et puis je riais à la voir froncer le nez et se frotter les yeux en agitant ses petits pieds. Je me suis mis à sourire en lui mangeant la cuisse. Je savais que j’aimerais ma fille, mais je ne savais pas à quel point j’en serais fou.
Oui nous étions une famille unie. Et nous le serions toujours. J’avais une famille, je n’en revenais toujours pas. J’avais construit ma famille et c’était ma plus grande fierté.

Je souriais à Katarina qui venait de m’embrasser et me mordiller la lèvre inférieure de façon assez possessive quand Lena lui avait fait comprendre qu’elle n’avait plus faim. Oui elle était mère, mais elle n’en oubliait pas d’être ma femme. Alors que moi j’avoue que parfois je ne voyais en elle que la mère de mon enfant. Mais je ne voulais pas oublier qu’elle était fragile aussi.
Katarina a positionné Lena sur son épaule et rapidement notre petite princesse a fait son rot. Elle ne tardait jamais. En général Lena s’endormait dans le quart d’heure qui suivait la fin de sa tétée. Il fallait donc aller vite pour ne pas que le petit ange ne s’énerve. Katarina le savait très bien alors elle s’est levée pour aller changer Lena et lui mettre un pyjama propre. Même si Lena ne se salissait guère, nous aimions la changer une à deux fois par jour, ne serait-ce que pour son confort et son bien être. J’ai entendu les petits pleurs de ma fille et je me suis mis à sourire, assis sur le lit. Lena ne supportait vraiment pas d’être nue, même à moitié. Moi qui croyait que les bébés adoraient ça, j’avais été surpris avec Lena…Elle a fini par se calmer au bout d’une minute, elle devait être enfin habillée et elle devait à nouveau être heureuse.
Katarina est revenue vers moi, notre petit trésor dans les bras, et elle me l’a tendu.

« Chante-lui sa berceuse. Elle adore ça avant de s'endormir. »

La première berceuse qui m’était venue à l’esprit la première fois que j’avais tenu Lena dans mes bras pour qu’elle s’endorme cétait Hush little baby, et depuis c’était devenu sa berceuse. Cette berceuse était connue en Angleterre, et c’est celle que ma mére me chantait aussi, et celle qu’elle aurait du chanter à Lily par la même occasion….J’essayais de n’y penser que le moins possible, mais depuis la naissance de Lena je repensais à ma petite sœur… J’aurais aimé la connaître….Plus tard je raconterais l’histoire de sa famille à Lena. Je lui dirais qu’elle avait des grands parents merveilleux et une tata….
Katarina est allée chercher la couverture de Lena dans son berceau et l’a posée sur la petite princesse qui s’endormait au fil de la berceuse. Elle était presque endormie quand Katarina m’a cajolé et a proposé une sieste en famille.

J’ai penché la tête sur le côté pour réclamer un baiser à ma femme qui s’était allongée dans mon dos et je lui ai fait un sourire amoureux et ravi. On pouvait entendre la respiration régulière de Lena. Elle s’était endormie….déjà….

-J’adore cette idée.

Et après un baiser à Katarina j’ai caressé la tête de Lena en déposant un petit baiser sur son front. Rien ne me plaisait plus que tenir ce rôle : celui de père. Et même si j’étais comblé avec Lena et que j’avais eu des frayeurs énormes pendant la grossesse et l’accouchement de Katarina, j’étais prêt à agrandir notre famille. Pas tout de suite, mais bientôt peut être.

-Dors bien ma petite princesse.

Elle était déjà partie depuis cinq minutes dans le royaume des songes, mais j’aimais bien lui dire que je veillais sur elle. J’avais sans doute plus besoin de ce rituel qu’elle. Parce que c’était ça avec un nourrisson, la vie était réglée comme une horloge avec ses rituels, ses passages obligés. Et je m’y étais tellement habitué en peu de temps que je n’arrivais plus à me souvenir ce qu’était notre vie avant son arrivée. C’est comme si Lena avait tout détruit pour tout reconstruire.
Je me suis réveillé en sursaut, Lena pleurait. Elle ne pleurait jamais d’habitude. Enfin pas comme ça. Et ça me faisait paniquer…

-Katarina elle pleure !

Elle avait du l’entendre mais c’était ce qui m’était automatiquement en tête. Katarina se redressait dans mon dos et Lena dans mes bras j’ai commencé à essayer de me mettre en position assise dans le lit. Lena était rouge de colère et elle pleurait comme jamais elle n’avait pleuré.

-Qu’est ce qu’il y a ?

Katarina m’a pris Lena des bras, sans un mot. Je n’arrivais pas à calmer ma fille et je n’avais jamais été si angoissé.

-Ma princesse…chut …calme-toi, calme –toi.
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Ven 16 Juil - 17:21

Je ne passais guère beaucoup de temps à l'infirmerie en ce moment. Il faut dire que je ne pouvais pas vraiment y rester très longtemps, à cause de Lena. Elle avait très souvent besoin de moi. Besoin de sa maman... Mais je ne m'en plaignais pas, j'étais trop heureuse de m'occuper d'elle. Je culpabilisais néanmoins par rapport à Mathilda qui devait faire tout le travail toute seule. Elle faisait comme si cela ne la dérangeait pas parce qu'elle s'y était habituée, mais je savais qu'elle aurait bien au besoin d'être soulagée de temps en temps. Après tout elle était aussi un être humain, qui avait besoin d'un peu de repos de temps en temps... Elle travaillait presque plus qu'avant... Alors j'aurais très bien pu me lever et laisser Ethan seul avec sa fille, oui... Mais je devais bien l'admettre, je n'avais pas très envie d'aller à l'infirmerie. J'étais bien là, avec Ethan et Lena. Et l'air de rien, j'avais besoin d'un peu de repos. Mes nuits étaient courtes...très courtes même. Mais loin de moi l'idée de m'en plaindre. Lena était un bébé et elle avait besoin de toute notre attention, en permanence. Même Ethan ne faisait plus très attention à ses devoirs de leader, au grand dam d'Alexander... Si Mathilda ne me reprochait rien, ce n'était pas le cas de ce dernier envers Ethan. Mais au moins, personne ne pouvait nous reprocher de ne pas être des parents attentifs...

Lena ne mit pas très longtemps à s'endormir dans les bras de son père, après que ce dernier lui ait chanté sa petite berceuse. Je devais bien avouer que j'étais en totale admiration. Et ce pour trois raisons principales. D'abord parce que Lena se sentait tellement en confiance dans les bras de son père qu'elle s'abandonnait très vite au sommeil... Ensuite, en ayant une attitude si tendre et protectrice, comment Ethan pouvait-il penser qu'il n'était pas un bon père ? Son attitude en cet instant démontrait parfaitement le contraire... Enfin, Ethan avait une voix telle qu'un ange se serait damné pour avoir la même berceuse que Lena. Une fois qu'Ethan fut sûre qu'elle était bien endormie, il s'est retourné vers moi et je me suis redressée pour l'embrasser comme il le demandait. Puis je me suis décalée vers le mur pour lui faire de la place. Il s'est allongé sur le flanc, me tournant légèrement le dos. Cela ne me dérangeait pas. Je me suis collée à lui et j'ai passé mon bras autour de son ventre, avant de poser ma tête contre son épaule. Il gardait Lena près de lui, couchée sur un oreiller, sa main posée sur son ventre, au cas où... Je me suis amusée à embrasser Ethan partout dans le cou pendant quelques minutes, avant de me caler confortablement. Je n'ai pas tardé à m'endormir – j'avais un peu de sommeil en retard.

Je me suis réveillée en sursaut quand Ethan s'est agité. J'ai ouvert les yeux et je n'ai pas tardé à me rendre compte que Lena pleurait, et pas qu'un peu. Je me suis détachée d'Ethan, le temps de me remettre les idées en place. Ethan avait commencé à paniquer, je l'entendais au son de sa voix. Il détestait quand Lena pleurait. Certainement un peu parce qu'il ne savait pas toujours comment la calmer... Il essayait de la rassurer comme il le pouvait, mais sans grand succès. Doucement, je lui ai pris Lena des bras pour voir ce qui n'allait pas. Je me suis assise en tailleur contre le mur, Lena dans mes bras. Et, méthodiquement, j'ai cherché à voir ce qui n'allait pas chez elle. Elle était propre... Elle n'avait pas faim puisque nous avions dormi moins de deux heures... J'ai posé ma main sur son front, au cas où elle aurait eu de la fièvre. Non, ce n'était pas ça... J'ai attrapé le biberon d'eau sur la table de nuit, pour voir si elle n'avait pas soif. Non plus... J'ai fait une petite grimace tandis que Lena pleurait toujours en frottant ses yeux. J'ai passé mes mains sous ses aisselles et je l'ai redressée. Elle s'appuyait un peu sur mes jambes pour se maintenir debout, avant de laisser retomber.

« Dites donc mademoiselle... Ne serait-ce pas un gros caprice, hum ? »

La raison de son caprice restait indéterminée, mais j'étais sûre et certaine qu'elle allait bien. J'ai ramené mes jambes contre moi et j'ai calé un oreiller sur mes genoux, avant d'y déposer Lena. Ses petits pieds étaient contre mon ventre et sa tête sur l'oreiller. Elle était en position mi-allongée, mi-debout. Elle s'était arrêtée de pleurer mais me regardait avec un drôle d'air, sourcils froncés. Je lui tirai alors la langue et elle soupira, me regardant avec un air profondément blasé. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.

« Non mais dis donc, c'est que tu te moques de moi toi ! »

Je me penchai en avant pour déposer un baiser sur son front. Elle tapota mes joues de ses petites mains, avant d'attraper une mèche de mes cheveux. Je ne m'en rendis compte qu'au moment où je me redressais, et ce me fut fatal. Lena se retrouva avec une poignée de mes cheveux sans bien comprendre pourquoi ils n'étaient plus sur ma tête. Puis elle secoua sa main avec une grimace. Je me tournai alors vers Ethan, qui nous regardait avec un drôle d'air.

« Gros caprice de petite fille qui se sent abandonnée. Si tu veux mon avis elle n'a pas dormi longtemps et devant notre manque d'attention à son égard, elle s'est énervée. C'est tout. Elle n'a rien. Juste un petit chagrin... »

Lena avait tourné la tête elle aussi et elle agitait sa main en direction de son père. J'ai tendu Lena à son père, en souriant légèrement.

« Allez Lena, fais un câlin à papa avant qu'il n'ait un gros chagrin lui aussi. »

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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Sam 17 Juil - 12:40

Katarina avait pris Lena dans ses bras et j’étais là à écouter ma petite princesse pleurer toutes les larmes de son cœur. Depuis quand pleurait elle aussi fort ? Elle était rouge et elle avait serré ses petits poings et les larmes avaient tracées des sillons sur ses petites joues. J’étais complètement désemparé, et mon cœur saignait de voir mon petit amour si malheureuse. Ou malade ? Et si elle était malade ?

Je regardais ma femme essayer de comprendre ce qui avait mis notre petite princesse dans cet état, et j’avais porté ma main à ma bouche, et je me rongeais nerveusement les ongles. Et si elle avait quelque chose ? Et si elle manquait de quelque chose ? Nous faisions pourtant très attention à ne pas qu’elle prenne froid, à ce qu’elle mange à sa faim et qu’elle ait tout ce qui lui faut. Et si c’était le contre coup de l’épisode du bain trois heures plus tôt ? Et si je l’avais laissée trop longtemps nue aux courants d’air ? Et si Lena était malade parce que je l’avais plongée dans l’eau alors qu’elle refroidissait ?

Elle a tenté plein de choses : vérifier qu’elle était propre, qu’elle n’avait pas faim ou pas soif, qu’elle n’avait pas de température…mais Lena pleurait toujours à chaudes larmes, ses petits poings frottant ses yeux déjà rougis Et j’avais si mal pour ce petit être. J’aurais aimé la prendre dans mes bras, la consoler mais je préférais la laisser dans les bras de sa mère. J’avais bien trop peur que la prendre contre moi décuple ses pleurs. Katarina a examiné Lena en la mettant debout. Enfin elle ne s’est pas vraiment redressée, elle avait juste tendu ses jambes pendant quelques secondes.

« Dites donc mademoiselle... Ne serait-ce pas un gros caprice, hum ? »

Lena n’était pas capricieuse. Je n’arrivais pas à croire à cette solution. On ne pleure pas aussi intensément pour un simple caprice. Il y avait quelque chose. Heureusement que ses pleurs avaient cessé, et que ses sanglots se faisaient moins fréquents. Pauvre petit trésor. Katarina a allongé notre petite princesse, la tête sur l’oreiller et ses jambes sur le ventre de sa maman. Et elle fixait si intensément Katarina que je n’osais même plus bouger. On aurait dit qu’elle en voulait à Katarina de ne pas comprendre qu’elle n’avait pas fait un caprice. Elles ont « joué » ensemble : Katarina a tiré la langue à Lena et Lena s’est contentée de la regarder d’un air assez blasé avant que Katarina n’éclate de rire.

« Non mais dis donc, c'est que tu te moques de moi toi ! »

Lena était sérieuse, et on aurait cru qu’elle voulait parler. Je savais qu’elle était encore bien trop petite, mais elle était tellement expressive. Katarina me disait souvent qu’elle me ressemblait parce qu’on savait rapidement si elle était heureuse ou pas, et j’étais fier que ma fille me ressemble. Katarina s’est penché pour embrasser le petit front de Lena et le petit trésor a sans doute voulu se venger parce qu’elle a attrapé une mèche de cheveux. Qui a fini dans sa main quand Katarina s’est reculée. Je devais ressembler à les observer avec mes airs de poisson rouge, mais j’avais du mal à croire à ce que je voyais.
Je refusais catégoriquement d’admettre qu’elle avait fait un caprice. Pour moi-même si elle semblait à nouveau insouciante, elle avait pleuré parce qu’elle avait quelque chose. C’était sa façon de s’exprimer.

« Gros caprice de petite fille qui se sent abandonnée. Si tu veux mon avis elle n'a pas dormi longtemps et devant notre manque d'attention à son égard, elle s'est énervée. C'est tout. Elle n'a rien. Juste un petit chagrin... »

Un petit chagrin ? Parce qu’on ne s’était pas occupée d’elle ? Peut être….mais j’avais vraiment du mal à y croire. Et si elle avait mal quelque part ? Son petit ventre ? Sa petite tête ? Si la couche n’était pas sale peut etre qu’elle n’y arrivait peut être pas. Je cherchais vraiment ce qui pouvait aller mal chez ma fille.

-Mais tu es sûre qu’elle n’a rien ?

Et si Katarina se voilait la face ? Et si elle désirait tellement que Lena aille bien qu’elle ne voyait pas que notre princesse était malade ? Je préférais aller voir Mathilda pour qu’elle l’examine. Je préférais avoir un avis d’une professionnelle non concernée. Ce n’était pas que je n’aie pas confiance en ma femme, mais Mathilda était objective par rapport à Lena.

-Et si on allait voir Mathilda pour s’assurer qu’elle n’a rien hein ?

J’étais prêt à me lever et à aller voir Mathilda. Je voulais m’assurer que Lena n’ait vraiment rien. Mais Lena me regardait et elle semblait me réclamer. Elle ne m’en voulait peut être pas. C’est tout ce que je demandais. Je n’aimais pas la savoir malheureuse. Ca me rendait tellement malheureux à mon tour de la voir pleurer.

« Allez Lena, fais un câlin à papa avant qu'il n'ait un gros chagrin lui aussi. »

Je l’ai prise et je l’ai collée contre moi en la soutenant bien et en lui couvrant le crâne de petits baisers. J’avoue que j’étais au bord des larmes. J’avais si peur.

-Ma petite princesse…..Papa s’excuse ma princesse, papa s’excuse.

Tout comme avec Katarina, elle a attrapé une mèche de mes cheveux en la tortillant et en la portant à sa bouche. Elle a du trouver que mes cheveux n’avaient pas bon gout parce qu’elle a recraché en faisant la grimace. Après un petit baiser dans son cou, je l’ai redressée contre moi et j’ai caressé la joue de Katarina. J’étais un peu penaud. Finalement, elle avait l’air d’aller bien…

-J’aimerais qu’elle ne soit jamais malheureuse, je n’aime pas l’entendre pleurer.
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MessageSujet: Re: Not so easy you know... ( Pv Katarina)   Lun 19 Juil - 16:37

J'ai soupiré et j'ai levé les yeux au ciel. Quand il s'agissait de la santé de Lena, j'avais presque l'impression qu'Ethan était incapable de me croire. À chaque fois qu'elle pleurait c'était Armageddon. J'avais l'impression qu'il pensait qu'elle allait mourir à chaque fois qu'elle pleurait. Alors que c'était carrément normal pour elle de pleurer. C'était sa seule façon de s'exprimer, en tant que bébé. Elle pleurait quand elle avait faim, froid, qu'elle voulait être changée, etc... Et des fois elle pleurait parce qu'elle ne savait pas nous faire réagir autrement. Là, elle avait pleuré parce qu'elle s'était réveillée avant nous. Elle avait dû se demander pourquoi nous ne bougions pas et ne faisions pas attention à elle, alors elle l'avait demandé à sa façon, un point c'était tout. Mais Ethan n'était pas de son avis. Je l'avais vu à sa tête quand j'ai annoncé qu'elle faisait un caprice. Et rien qu'à voir sa tête on comprenait qu'il avait pensé « non non, ma fille n'est pas capricieuse, ce n'est pas possible, tu te trompes Katarina ». Évidemment, mademoiselle était parfaite ( bon d'accord oui, elle l'était ). Mais elle restait un bébé comme les autres, sur de nombreux points... Mais allez faire rentrer cette idée dans la tête de monsieur Jones. Pour lui c'était aussi impossible que l'existence des vampires.

J'ai de nouveau levé les yeux au ciel. Aller voir Mathilda ? Et pour quoi faire ? Lena allait très bien, elle n'avait rien du tout ! C'était presque vexant qu'il ne me croit pas. Ce n'était pas parce que j'étais la mère de Lena que j'étais dans l'incapacité totale de savoir quand elle allait bien ou pas. Au contraire, je crois que j'étais justement plus attentive encore. J'avais l'impression qu'il oubliait que je m'étais occupée de bébés pendant presque deux années entières. De ce fait je faisais encore plus attention à la santé de Lena. Je n'étais pas excessivement inquiète, mais je faisais attention à elle. C'était mon petit ange, alors hors de question de la laisser être malade... J'étais assez prévoyante, n'en déplaise à Ethan. Il était déjà un peu paranoïaque avec moi, mais avec sa fille c'était mille fois pire. J'avais beau lui dire qu'elle n'était pas si fragile que cela, rien n'y faisait pour le moment... Je n'étais pas négligente, mais je savais aussi que Lena n'était pas en porcelaine...

J'ai fini par tendre Lena à son père étant donné qu'elle semblait le réclamer. Elle passait la majeure partie de son temps avec lui si on y réfléchissait bien. Elle était toujours collée dans ses bras, peu importe l'endroit et le moment. Ethan ne pouvait pas la lâcher, à part quand elle avait faim ou qu'elle me réclamait. Le faire la déposer dans son berceau le soir était à la limite de la mission impossible. Mais il y avait des limites et je m'efforçais de les poser rapidement. Lena ne devait pas s'habituer à dormir avec nous, et ce même si c'était très tentant. Mais je voulais tout de même garde en tête que j'étais aussi sa femme, pas juste la mère de sa fille. Je ne voulais pas qu'il l'oublie. Notre intimité était déjà assez réduite comme ça ici, alors le lit devait rester notre espace à nous. Il l'avait été pendant presque deux ans, et je ne voulais que cela change... J'ai eu un soupir quand il s'est encore excusé auprès de Lena. J'ai secoué la tête doucement.

« Si tu continues à t'excuser, elle va vraiment croire que tu as fait quelque chose de mal... »

Il n'avait pas à s'excuser parce qu'elle avait pleuré... Il n'avait pas fini sinon ! J'ai souri quand Lena a mis les cheveux d'Ethan dans sa bouche. Décidément elle aimait beaucoup ça. Les miens elle les arrachait et ceux d'Ethan. De mieux en mieux... C'était le risque quand on avait les cheveux trop longs. Ceux d'Ethan ayant repoussé, elle pouvait maintenant s'en donner à cœur joie... Elle n'avait pas fini d'en découvrir, des choses. Elle se tenait « debout » dans les bras de son père, sa petite tête posée contre son épaule. Elle avait l'air de chercher quelque chose, mais j'avoue que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle pouvait bien regarder.

« Tu vas malheureusement devoir t'y habituer Ethan. Un bébé ça pleure tout le temps, et Lena n'échappe pas à la règle tu sais. »

J'ai déposé un baiser sur sa joue et je me suis relevée pour me rhabiller. J'avais l'intention d'aller une petite heure à l'infirmerie, au cas où Mathilda aurait besoin d'une petite pause. Je ne doutais pas que c'était le cas, elle avait du travail par dessus les bras.

« Je vais donner un petit coup de main à Mathilda. Je serais revenue avant qu'elle ait faim, c'est promis. »

Je me penchai en avant sur le lit et embrassai Ethan et Lena avant de filer avant que ne leur vienne l'idée de protester en cœur.

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