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 I miss you (pv)

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MessageSujet: I miss you (pv)   Mar 13 Juil - 17:04

J'en avais marre de toujours attendre, rester dans ma planque à longueur de journée, bosser pour qui ? En ce moment je n'avais rien de spécial à faire et je m'étais surpris plusieurs fois à penser à Steven, me demandant pourquoi il n'était pas venu à notre lieu de rencontre comme toujours. Deux fois, puis trois, et la quatrième fois j'avais baissé les bras me disant que s'il ne venait pas c'est qu'il ne voulait plus me voir, j'avais donc abandonné l'idée de le revoir et j'avais même cessé de m'y rendre et pourtant quelques chose en moi refusait de l'oublier. Tout aurait été beaucoup plus facile si je l'avais oublié, seulement voilà, il était important pour moi, un être à part, on se comprenait à tel point qu'on n'avait plus besoin de parler parfois, un simple regard suffisait à se comprendre mais maintenant.... tout était différent il avait fait comme les autres il m'avait laisser tomber, abandonné à mon triste sort, enfin triste... Peu être qu'il avait eu un accident, une maladie, allez savoir et la culpabilité me prit et une fois de plus je me décidai à sortir de ma planque pour me rendre à l'endroit ou l'on se retrouvait habituellement une dernière fois afin d'être sur, une toute dernière fois. Et pour ne pas paraitre suspecte j'ai pris mon sac à dos que j'ai rempli de quelques vivres et d'eau et puis mon arme, celle dont je ne me séparait jamais sans oublier mon énorme couteau que j'ai mis dans le sac. Au moins mon excursion me serait utile car au pire je ne serais pas sortit pour rien j'irai visiter quelques appartements pour essayer de trouver du matériel qui pourrait m'être utile.

J'ai donc fermer la porte et une fois à l'extérieur j'ai trouvé que le ciel était bien sombre mais au moins le soleil tapait moins fort et ma marche serait plus aisée. Seulement voilà jamais je n'aurais pensé que l'assombrissement du ciel et ce léger vent étaient annonciateur de bien pire, d'une chose terrible dont je me rendrais compte plus tard, bien plus tard....

Ma marche fut donc assez facile et pour une fois je du m'y rendre assez rapidement mis à part les fois ou j'avais du faire le trajet dans la neige. Et bien sur lorsque je suis entrée dans les ruines de l'appartement ou l'on se retrouvait toujours il n'y avait personne, pas trace d'un quelconque passage, pas trace de lui, rien. Déçue, je me suis assise sur le matelas qui se trouvait là et dans lequel on avait passé des nuits à discuter, rire, dormant même l'un dans les bras de l'autre, enfin c'était surtout moi qui était dans ses bras en général. Tous ces souvenirs refirent surface et je sentit la tristesse m'envahir, il me manquait bien plus que je ne l'aurait penser. Et puis j'aurai pu aller le voir dans cette communauté si j'avais vraiment voulu mais quelque chose me retenait, probablement la peur d'être repoussé, je préférais encore ne plus le voir je crois plutôt que d'avoir à vivre ce genre de chose.

J'ai sortit ma bouteille d'eau et j'ai bu un peu histoire de ne pas me déshydrater et puis un bruit a attiré mon attention mais pourtant je ne voyais personne.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Jeu 15 Juil - 15:18

Je ne pouvais même plus me regarder en face lorsque je me retrouvais devant mon propre reflet dans un des rares miroirs qui avait survécu, comme les êtres vivants, à la guerre. Ce n’était même plus des miroirs mais simplement de bêtes fragments de ce qui avaient du en constituer un auparavant. Celui que j’avais dans la main me tranchait la chaire sans même entrer en contact avec ma peau. Je n’avais aucun blessure, ne saignait pas mais à l’intérieur de mon corps, je sentais que quelque chose s’était brisé, une fois de plus. Je n’en pouvais plus, j’avais tellement de choses en tête et malgré cela, je ne parvenais pas à remettre la main sur le souvenir que je cherchais depuis tellement de temps. Ce que cela pouvait être désolant, j’étais tout bêtement désolant et triste à pleurer ou à mourir. Tiens, c’était peut-être cela la solution, mourir pour ne pas à avoir à affronter son chagrin. Dingue que tout cela. Je trouvais le moyen de blesser la seule femme qui n’avait jamais revêtue autant d’importance à mes yeux et cela en l’espace de quelques instants, juste pour une nuit. Bon sang, bon sang !! Mais comment avais-je pu faire cela. Surtout une fille que je connaissais pas, ou à peine. Je ne l’avais pas beaucoup croisée au sein de la communauté… Mais comment ais je pu faire cela à Émilie et avec une parfaite inconnue qui plus est ! Plus jamais je ne boirais comme cela ! Jamais, jamais, jamais plus. Même si la bouteille me semble appréciable pour me rappeler ce vrai trou noir qu’il y avait dans ma tête. Et pour oublier tout le reste. Pour une fois que ma vie se montrait moins pourrie qu’avant… Il avait fallu qu’une fois de plus je foute la merde et que je gâche tout.
Depuis que Kristen était venu me trouver, je n’avais plus remis les pieds dans cet endroit si spécial. Mon refuge m’était devenu totalement étranger. Même le chemin m’était devenu étranger. Je me sentais mal chaque fois que je commençais à le suivre. Je rebroussais chemin aussi, ne pouvant pas aller plus loin. Alors à chaque fois je revenais vers la communauté et je trouvais tous les petits jobs que personne ne voulait faire afin de me donner une excuse pour ne pas essayer une nouvelle tentative. Je trouvais tous les moyens possible pour me retrouver seul ces derniers temps. Avec succès. Je me retrouvais seul, avec mes souvenirs inexistants, mes remords et ma déprime.

Inconsciemment, j’avais repris le chemin habituel. Celui que je prenais chaque fois que je n’allais pas bien. Et en ce moment, je ne pouvais pas dire que j’allais bien. Je m’en voulais à mort, à tel point que mourir n’avait guère d’importance pour moi. J’aurais pu le faire d’ailleurs, m’être un terme à tout cela. Je n’y avais pas encore songé. Maintenant que l’idée me traversait la tête, je ne la trouvais pas si mauvaise que ça mais je ne pouvais pas faire ça. Il y avait Emilie, la communauté qui comptaient tous sur moi… En quelque sorte. Et puis, maintenant il y avait Kristen. Même si je ne la connaissais pas énormément, elle me semblait importante maintenant. Je ne pouvais tout abandonner comme cela et la laisser seule dans la merde. Je me devais t’assumer et j’allais assumer mes actes. Elle n’était pas dans cet état toute seule, c’était impossible même moi je le savais et pourtant, je n’avais pas beaucoup étudié à l’école. Après ce que j’avais vécu, je ne pouvais pas laisser Kristen s’occuper de tout ça toute seule. Tout en marchant, je réfléchissais au pour et au contre de mes choix. J’allais arriver à destination sans même m’en rendre compte et c’est-ce qui arriva, en effet. Hm… Que faire ? Je voulais rebrousser chemin et faire comme si je n’étais jamais venu ici. Ce serait plus facile à faire que d’oublier la raison pour laquelle je ne venais plus. Je m’apprêtais même à le faire lorsque je changeais d’avis. Avec de la chance, ou de la malchance, Emilie ne serait pas là et je pourrais repartir l’esprit tranquille, pensant qu’elle n’avait plus besoin de moi-même si j’aurais toujours besoin d’elle. Le temps m’inquiétait aussi. Il se couvrait et le vent se levait. L’association des deux ne me disaient rien qui vaille. Je n’aimais pas ça du tout. Sur ce, je me réfugiais vite à l’intérieur et fit un bordel d’enfer alors que je tenais à être discret… Pour le discrétion on repassera. J’avais tenu à être discret, j’avais la nette impression de ne pas être seul sur les lieux et même si j’étais armé, je sentais la pression monter en flèche au plus profond de mes entrailles. Le sang commençait à me tambouriner dans la tête. Il ne manquerait plus que je tombe dans les pommes maintenant offrant ainsi une proie facile pour mon ennemi potentiel. Je me tenais bien caché dans un coin sombre. D’ici, j’étais persuadé que personne ne me voyait mais je ne voyais guère plus. Arme au poing, je sortis de l’ombre avant de m’arrêter juste avant que le coup de feu ne parte. Je retenais le juron que me vint aux lèvres, ce serait mal vu de le déclarer maintenant. En face de moi se tenait Emilie.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Jeu 15 Juil - 18:59

Le bruit se faisait de plus en plus fort et j'ai commencé à prendre peur, si quelqu'un venait ici ce n'était pas forcément Steven mais je ne pouvais pas attendre bêtement qu'on vienne me surprendre. J'ai donc sorti mon arme et j'ai ôté la sécurité comme je le faisais à chaque fois que j'étais certaine d'être en danger. Il aurait pu s'agir de n'importe qui, ou peu être même d'une simple bestiole mais vu les bruits j'étais quasiment certaine qu'il s'agissait d'un homme car les femmes sont plus légères dans leur démarche, quoi qu'il en soit j'avais abandonné ma bouteille sur le lit le plus important était de sauver ma peau.

J'ai fait quelques pas en direction du bruit, je ne pouvais attendre d'être surprise alors j'ai pris les devant et j'ai aperçu quelqu'un et dans un silence de mort ce quelqu'un est sortit de l'ombre arme au poing. Nous étions face à face Steven et moi l'arme en main prêt à nous tirer dessus et j'ai mis quelques secondes à réagir avant de baisser mon arme et de remettre la sécurité soulagée. Il avait l'air tendu, il avait l'air de pas aller bien, je le connaissais assez pour savoir quand il avait des tracas car je savais qu'il était d'un naturel dépressif et là avec une tête pareil il ne devait pas être bien. J'étais soulagée qu'il soit là d'ailleurs je crois qu'inconsciemment j'ai souris et mon visage c'est quelque peu détendu. J'étais heureuse de le voir mais en même temps inquiète vu sa tête, cela devait probablement avoir un rapport avec son absence.


"Steven ça va ?"

C'est tout ce que j'ai trouvé à dire, je voulais m'approcher de lui et le prendre dans mes bras, l'enlacer simplement comme on le faisait souvent lorsqu'on se retrouvait mais au vu des circonstances, de son absence mais aussi de la façon dont on c'était quitté la dernière fois j'avoue que j'ai pas su quoi faire. Ma réaction et ma question on du lui paraitre étrange, si ça n'avait tenu qu'à moi je lui aurait sauté dans les bras, d'ailleurs intérieurement je bouillonnais, j'avais cette envie folle de me serrer contre lui. Mon coeur battait très fort, peu être trop même il allait finir par l'entendre, mais c'était sa réaction qui me fit tout bizarre, il paraissait si distant, si .... détaché comme si son corps était présent et que son esprit était ailleurs. Il devait avoir des problèmes, il était tracassé par quelque chose et ça j'en étais certaine mais fallait t'il encore qu'il veuille me parler.

"Je me suis inquiété pour toi tu sais, tu n'es pas venu la dernière fois et les autres fois non plus. Tu es sur que ça va?"

Ouais, j'avais qu'une envie arrêter de parler et me rapprocher de lui, me sentir proche de lui histoire de voir que je rêvais pas.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Ven 16 Juil - 16:19

Je ressemblais à un fantôme. J’arrivais même à voir mon propre corps comme si j’étais devenu un esprit qui s’y serais échappé et qui contemplerais le désastre à venir. La scène ne manquait pas de comique cependant. J’avais manqué tous les rendez-vous qui s’étaient fixés d’eux-mêmes avec Émilie ces derniers temps. Je pouvais même avouer, avec les plus grands des complexes, que cela faisait exactement vingt jours, cinq heures et cinquante six secondes que je n’avais plus vue Émilie. Et je me rendis compte en l’ayant face à moi qu’elle m’avait manqué comme pas permis. Je n’en revenais pas moi-même. Je pensais qu’avec le temps, mon passé et les épreuves vécues, j’étais devenue un jeune homme indépendant qui pouvait enfin s’assumer seul et même assumer de faire vivre et de protéger ceux qui voulaient être avec moi, qui en avait le courage ou bien la folie. Mais il semblerait bien que non finalement, il semblerait en effet que ce ne soit pas le cas. Et je ne m’en rendais compte que maintenant. Face à elle, je me sentais tellement seul, blessé et triste. Je n’avais qu’une envie, la serrer dans mes bras pour ne plus être seul, l’embrasser pour panser mes blessures mais aussi pour éloigner loin de moi mes faiblesses, de la faire rire pour enfin voir que le soleil n’avait pas quitté mon univers. Nous étions et tellement différent et tellement semblable en même temps que cela me faisait peur. Je me rendais compte enfin, en prenant une grande claque dans ma gueule de petit minet en passant, que je n’étais qu’un enfant qui n’était parvenue qu’à une chose : Blesser celle que j’aimais. Comme je pouvais être stupide mais je n’étais quand même pas capable de lui promettre d’arrêter de me prendre des cuites pour oublier mon train train quotidien qui devenait chaque jours plus cauchemardesques. Il est vrai que pour certains je n’avais pas le droit de me plaindre et que selon moi je me plaignais trop même si je faisais partage de ce qui me blessait même ma belle Émilie s’en désolait. Nous parlions pourtant de tout ce qui nous passait par la tête mais lorsque nous abordions un sujet que je trouvais épineux puisque me rappelant des blessures et des moments noirs que je préférais oublier, je changeais à tous les coups de sujet. Je ne le faisais pas de but en blanc mais je le faisais malgré tout. Je m’étais promis de faire des efforts pour Émilie et de m’ouvrir enfin plus à elle, de lui montrer mes faiblesses mais je n’y parvenais pas encore. Ce n’était pas son rôle après tout. C’était à moi de la protéger, de la rassurer et de lui offrir du réconfort. En réalité, j’étais faible et c’est cela qui me faisait le plus de mal. Ce n’était pas moi qui la portait pour lui éviter de se blesser sur le chemin de la vie, c’était elle qui le faisait pour moi. J’ai vingt quatre ans et je n’ai jamais rien su faire de ma vie, j’ai toujours tout raté et le jour où l’on m’offre une chance de me racheter, je gâche tout de nouveau. Je suis un minable, je le sais mais ne fais rien pour le changer. Je suis faible et elle sait comment m’apporter de la force et du courage pour continuer à avancer sur le dur chemin de l’avenir. Je n’étais pas capable de prendre soin d’elle comme elle méritait contrairement à ce que je croyais m’occuper d’une autre personne est encore un exercice trop difficile. Pourtant, j’y avais cru si fort, si profondément que j’avais trouvé le moyen de le faire croire à mon esprit à tel point qu’il n’en doutait plus. Mine de rien et surtout pour des conneries, j’étais capable de plier mon esprit par la simple force de ma volonté. Mais la réalité est tout autre et je n’en étais plus capable soudainement. Non seulement mon courage foutait le campe à chaque difficultés mais il semblait que mon esprit et mon bon sens le faisaient aussi. Pauvre de moi, j’étais une loque humaine amoureux d’une princesse que j’étais incapable d’empêcher de faire pleurer. Je me faisais horreur et je n’avais qu’une envie, boire de nouveau pour oublier cet instant et ce que j’avais pu ressentir.


A mon tour, je baisais mon arme, remis la sécurité et la rangea dans son étui. N’ayant pas repéré d’autres bruits à part ceux que provoquaient nos respirations rapides, je ne me sentais pas menacé. Je n’avais confiance qu’en une personne et elle se tenait face à moi. Je devais avoir pâli en découvrant que la personne que je m’apprêtait à tuer n’étant autre qu’Émilie. Je sentais que mon visage était froid et que le sang refusait même d’y circuler de nouveau. En revanche, mon cœur fonctionnait à pleins régime, il fonctionnait même pour deux. Il cognait à tel point que j’avais l’impression que ma cage thoracique ne le retiendrait plus longtemps et que j’allais commettre devant les beaux yeux d’Émilie un remake de mauvais genre du film Alien… Mise à part que ce serait mon cœur qui sortirait du médiastin et non un alien qui m’exploserait les côtes pour sortir de mon estomac. Youhou, c’est la fête. Il n’y a rien de mieux que de penser à un film de ce genre dans ce type de situation. Penser à Émilie nue m’aurait redonné des couleurs aux joues mais je ne me serais pas permis de faire cela. De plus, penser à une fille nue me ramenait à Kristen et au fait que j’avais fuit cet endroit à cause d’elle et de moi aussi. L’immaculé conception, ça n’existait pas, sauf pour les chrétiens mais je ne l’étais pas, heureusement pour moi lorsque je voyais qu’il se moquait de sa création et qu’il lui avait fait subir une guerre meurtrière. Après cela, je ne pouvais plus y croire mais je comprenais que la croyance soit de plus en plus importante pour les autres. Lorsque tout autour de nous est détruit, il ne reste qu’à prier même si ça marche pas, selon moi en tout cas. Si les miracles existaient, ils avaient du sauter ma ligne dans l’annuaire. D’un autre côté, j’ai toujours été doté d’une chance admirable… Et c’est ainsi et pour cette raison aussi qu’il m’arrive toujours des catastrophes. Je pensais avoir eu mon compte mais il semblerait que je n’ai pas souffert suffisamment et qu’une certaine personne, si elle existait, aimait bien se servir de moi comme souris de laboratoire afin de tester ma résistance mentale. D’un point de vue purement physique, j’étais en pleine forme, grand, musclé, je pouvais me défendre et effrayer des petits badauds sans ambition mais d’un point de vue mentale et surtout morale, c’était une tout autre histoire. On pouvait le dire clairement, j’étais malade et je le suis toujours d’ailleurs. Je ne pensais pas pouvoir guérir un jour. Les vieux démons sont comme les mauvaises herbes, ils ont la dent dure et les miens particulièrement. Mais même lorsqu’ils semblent m’avoir oubliés au profit d’une proie plus intéressante, d’autres, plus chiants et plus ennuyeux encore, arrivaient. Y’a de la joie, partout, partout, y’a de la joie… Pas chez moi au tout cas.

Ah… Oui, j’étais pas mal occupé ces derniers temps. Je suis désolé.

J’avais brodé une excuse vite fait bien fait, ou je l’espérais du moins même si je savais qu’elle n’allait pas s’y laisser prendre. Émilie était futée et moi pas. Je m’étais encore mis dans de beaux draps, comme si lui mentir allait arranger mes affaires. Et en plus, elle s’était inquiétée ! Déjà que je me sentais mal mais là c’était encore pire que tout ! J’avais bu, fricoté avec une autre fille alors que je m’étais promis de parler des sentiments que j’éprouvais à l’égard de Émilie lors de notre prochain rendez-vous et finalement, ce dit jour, je l’avais embrassé en ayant l’espoir qu’elle comprendrait avant de prendre le large, de retourner à la communauté et tout ça pour retrouver Kristen qui m’annonça qu’elle était enceinte et de moi… Quelle chance. Lorsque je vous disais que mon existence était pourrie. Attendez une minute… Est que je venais d’avouer que j’avais embrassé Émilie avant de fuir comme un lâche ? Aïe, Aïe… J’avais vraiment fait ça ? Maintenant que j’y repensais plus sérieusement, oui je l’avais embrassé il y a de cela vingt jours. Mince, comment allait elle le prendre ? Devais-je faire semblant et attendre qu’elle ne m’en parle ? Faire comme si rien ne s’était jamais passé ou bien, au contraire, recommencer comme j’en avais tellement envie ? Allons Steven, résonne toi, tu ne pouvais pas l’embrasser de nouveau même si ta petite tête, vide semblait il, ne pensait qu’à cela. Tu n’étais plus seul maintenant, tu te devais de prendre soin de Kristen et t’assumer ce qui s’était passé pendant cette fameuse nuit. Tu n’as pas le choix et tu vas le faire. Étrangement, ou non d’ailleurs, penser à Kristen me donnait tout sauf envie d’embrasser Émilie. C’était peut-être la meilleur solution. Finalement, je décidais de relancer la conversation, pour faire comme si de rien n’était semble t’il.

Je suis désolée que tu sois inquiétée pour moi, tu n’aurais pas du mais je t’en remercie.

Même si mon attitude démontrait qu’il ne s’était rien passé, je n’avais pas très bien encore, j’étais toujours aussi blanc et mon cœur ne semblait pas vouloir se calmer. Au côté d’Émilie, j’avais peur qu’il ne veuille jamais se calmer. Et pour cause, elle était toujours aussi magnifique à mes yeux.

Alors ma belle, quelles sont les nouvelles ?

J’aimais bien l’appeler ma belle, cela donnait un côté intime à notre relation. Même si notre relation n’était pas intime, elle était spéciale et je voulais conserver ce côté-là. Je voulais tout conserver d’ailleurs et prendre toujours plus ce qu’elle m’offrait sans partager avec quiconque. J’essayais de lui rendre aussi et de lui offrir tout ce que je pouvais de ma petite et insignifiante personne mais je n’avais jamais l’impression d’y parvenir. Mais je ne suis pas objectif et mon auto vision est particulièrement mauvaise. Surtout lorsque je me juge. Étrange vous avez dit ? Ah… Non, c’est bien ce qui me semblait. Ouais, lorsqu’on me connaît, rien de ce que je dis n’a l’air étrange, sauf mon humour débile mais qui fait bien rire. Il faut bien que je serve à quelque chose d’autre qu’à foutre la merde, chez les autres mais surtout chez moi.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Ven 16 Juil - 17:35

Il était toujours aussi lointain alors qu'en fait il était juste en face de moi et le fait qu'il réponde même si sa réponse n'était pas très claire mais plutôt vaseuse me suffit à comprendre que je ne rêvais pas et qu'il était bel et bien présent. Il était là et pourtant il semblait si loin, rien que les mots qu'il venait de dire montrait à quel point quelque chose n'allait pas. S'il me cachait des choses il devait avoir une bonne raison et je ne pouvais pas lui en vouloir mais en même temps je sentais cette distance entre nous prendre de plus en plus de place à tel point que j'avais l'impression qu'il y avait maintenant un gouffre entre nous.
Il avait beau faire, il avait beau dire, son visage était blanc et ce n'était pas ainsi que je le connaissais. Je n'avais pas peur, en fait j'étais inquiète comme si quelque chose de terrible lui était arrivé et que ce quelque chose pouvait nous séparer ce qui expliquait ses absences pendant tout ce temps. Le temps je l'avais compté aussi mais pas aussi précisément que lui puisque parfois j'avais des absences et je perdais la notion du temps.


"Ouais, je comprends..."

Même si j'étais super inquiète je n'avais pas le droit de mettre sa parole en doute et encore moins le forcer à parler, il était grand même si je savais qu'il avait besoin d'être poussé je pouvais pas le forcer maintenant. Fallait déjà que cette distance entre nous disparaisse et qu'on se sente de nouveau super à l'aise comme avant.
Et j'ai rien répondu pour la suite je suis juste aller chercher ma bouteille d'eau là ou je l'avais posé avant histoire de pas la perdre parce qu'elle était précieuse et j'espérais que peu être il me suivrais jusqu'au lit ou on s'asseyait toujours mais il n'en fit rien alors je suis revenu sur mes pas pour être à nouveau près de lui. Et là qu'il a décidé de me parler, de faire comme si tout allait bien comme si on c'était pas quitter depuis si longtemps.
Les nouvelles ? Y'en avait pas de nouvelles, moi je voulais juste le serrer dans mes bras et espérer qu'il se rapprocherait de moi et en même temps j'avais peur qu'il soit distant parce qu'il comptait m'annoncer qu'il voulait plus me voir.

Alors j'ai pas réfléchis je me suis rapprocher de lui et je me suis serré contre lui, pas trop pour pas qu'il pense que je voulais en profiter mais je voulais le saluer comme il se doit, pas comme un vulgaire étranger et après ça j'ai repris ma place lui laissant pas le temps de réagir autant positivement que négativement.


"'Ben c'est à dire que comme t'es pas venu et vu la façon dont on c'était quitté la dernière fois j'me suis dit que tu regrettais et que c'était pour ça que tu n'étais pas revenu. Puis après j'ai pensé qu'il t'étais peu être arrivé quelque chose ou que tu voulais plus me voir, enfin tu vois quoi... tout ce que les filles peuvent penser dans ces cas là.
De toute façon on est amis hein, alors c'est pas un petit baiser de rien du tout qui va casser cette amitié non ?"


J'avais haussé les épaules et je l'avais regardé l'air désolé mais y'avait de l'espoir aussi dans ma façon de le regarder, je voulais juste qu'il comprenne que je lui en voudrais pas s'il avait changé d'avis, regretté le baiser ou je sais pas quoi. Je préférais de loin une amitié plutôt qu'une histoire d'amour qui mènerait nul part. Steven comptait pour moi bien plus que n'importe qui d'autre et j'étais prête à tout accepter pour rester son amie.

Et puis bien sur j'ai pas fait attention au vent qui devenait de plus en plus fort, tellement même qu'on commençait à le sentir entrer dans la pièce dont les murs n'étaient plus vraiment existant ou du moins en partie.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Sam 17 Juil - 15:51

Est-ce que je regrettais de l’avoir embrassé ? Non jamais même si j’avais peur de sa réaction, je ne pouvais pas regretter cela. C’était l’une des plus belles choses que j’avais eu le chance de faire dans ma pâle existence. La première étant de la faire rire, sourire et parler. L’embrasser… Non, cela venait en première position finalement. Je n’avais pas connu pareil bonheur depuis bien longtemps et voilà que je me mettais à douter de tout autre chose. En avait elle eu envie elle aussi ? Ou bien m’aurait elle plutôt repoussée si je le lui en avais laissé le temps ? Je ne sais pas à quoi m’en tenir ni si elle m’en voulait pour ce que j’avais fait. Moi je m’en voulais mais je m’en voulais toujours de toute façon, ce n’était pas une nouveauté. Je devrais plutôt parler au futur car au moment présent, je ne regrettais rien, absolument rien de ce qui m’avait conduit jusqu’à elle. Je ne regrettais pas d’avoir du travaillé tôt pour gagner assez d’argent pour soigner un père qui ne m’aimait pas comme il aimait mon frère. Je ne regrettais pas, après la guerre, de m'être occupé de ma mère et qu'au moment de sa mort j'ai décidé de rejoindre la communauté des survivants. Je ne regrettais pas d'avoir vécu le jour où j'ai rencontré Émilie, ni même de lui avoir parlé alors qu'elle ne faisait pas partie de la communauté. Je ne regrettais pas de lui avoir fait confiance et de lui avoir ouvert mon cœur pour qu'elle puisse prendre place dans l'espace, grand, que je lui avais assuré.
Ce que je regretterais, ce serait de perdre son amitié par ma bêtise, ce qui risquait bien d'arriver malheureusement. Pour le moment, elle se comportait tel que je la connaissais, elle ne m'obligeait pas à révéler pourquoi je lui mentais et j'aimais cela. Je me sentais libre de lui confier tout ce que je voulais quand je le voulais et c'était très important à mes yeux de ne pas me sentir brusqué. Finalement, en y repensant sérieusement, c’était ainsi que Émilie avait réussi à conquérir mon cœur et que je serais prêt à sacrifier tous les survivants pour elle. Je n’oserais pas un seul instant à révéler leur position à qui voulait l’entendre si elle me le demandait. Je devenais grave dépendant, ça n’allait plus du tout dans ma petite tête mais en attendant je ne buvais plus et n’avais même plus idée de voler une bouteille pour la vider la plus vite possible. Je n’avais besoin de rien d’autre.

Je ne m'étais pas rapprochée de Émilie, je n'osais pas la prendre dans mes bras comme je le faisais d'habitude, pour lui montrer que j'étais là et pour que ma présence n’étais pas seulement fantomatique. Et puis cela était valable pour moi aussi, la sentir dans mes bras avait une tout autre signification que de la voir se tenir devant moi. Je savais ainsi qu'elle n'était pas qu'une image que mon imagination aurait projetée dans mon esprit pour que je ne perde pas la tête. Pourtant, je ne l’avais pas fait malgré tout. Je restais stoïque et calme dans mon coin. Je n’osais pas même aller m’asseoir en me calant le plus confortablement dans le lit qui était sur le côté et que j’avais aperçu au moment de passer à l’action. Je n’avais plus conscience que j’avais un corps que je pouvais faire bouger à profusion. On aurait dit une poupée de cire taille humaine qui aurait représentée la coquille d’un corps sans âme. Eh oui, je ne pensais plus avoir d’âme après les milles et unes conneries que j’avais faites. J’en était venu à me dire que l’enfer serait plus louable que cette existence minable mais il y avait Émilie et maintenant venait s’y ajouter l’existence de Kristen et de l’enfant qu’elle portait. Elle m’avais assuré que ce ne pouvait être que le mien et je n’avais pas d’autre choix que de la croire alors je le faisais. Et même si ce n’était pas le mien, je me devais d’assumer. Les tests ADN n’existant plus, il n’y avait aucun moyen de prouver que le futur enfant que Kristen portait n’était pas de moi. Nous avions passé une nuit plutôt agitée ensemble et il était presque certain qu’il était de moi. Quoique… Je n’y connaissais rien en grossesse aussi. Elle pouvait très bien être enceinte de plus de trois mois comme elle me l’affirmait et dans ce cas, je n’étais pas le père. Enfin, si l’enfant était métis ou avec des origines autres que blanche, ce n’était pas moi son géniteur. En attendant, j’attends et prenais la responsabilité pour moi.

Si seulement Émilie m’avait laissé le temps de réagir ! Elle s’était approchée si vite de moi pour se serrer contre moi et repartir tout aussi vite que je n’avais pas eu le temps de réagir. Si elle m’avait laissé un peu plus de temps, je l’aurais enlacée et serrée aussi fort que je le pouvais, sans lui briser les os bien sur. Mais non, elle avait décidé de ne pas me laisser cette chance, dommage, je l’aurais saisie et aurais su en profiter sans pour autant lui imposer quoique ce soit. En fin de compte, peut-être que mon baiser ne l’avait pas dérangé plus que cela. Sûrement c’était elle un peu vengée aussi. Je ne lui avais pas laissé le temps de réagir en la quittant si tôt après l’avoir embrassée. Ainsi, s’approcher de moi pour se serrer contre mon corps et repartir avant que je n’ai le temps de réagir pouvait être pris pour une petit vengeance de sa part. Mais elle n’était pas comme cela et je le savais, sinon cela fait longtemps que ce jeu se serait établi entre nous !
Ainsi, si c’était cela. Elle pensait que je lui en voulais parce que je l’avais embrassé et que la raison pour laquelle je refusais de lui parler était tout simplement parce que j’avais honte à tel point que sa vue m’étais devenu abominable. Ce qu’elle était sotte et adorable en même temps. J’aurais tant voulu lui dire qu’elle n’avait rien à voir la dedans et que tout était de ma faute et non de la sienne. Mais pour cela, il allait falloir lui avouer que j’avais fauté avec une autre fille avant même de l’embrasser et de lui révéler mes sentiments. Comment le prendrait elle ? Je ne pouvais le dire. J’avais beau bien la connaître maintenant, cette situation ne s’étant jamais imposée à nous auparavant, je ne pouvais deviner ses réactions. J’aurais voulu que le ciel ne fasse alors un cadeau, qu’il m’autorise à aller dans l’avenir deux fois. La première fois, je lui aurait révélé la vérité et j’aurais été voir les conséquences. Si elles étaient bonnes, je le lui dirais mais si elle était mauvaises, je gardais ce secret pour moi. La deuxième fois, je l’aurais utilisé pour voir mon avenir avec le secret. J’avais comme l’impression que dans les deux cas, je n’aurais plus d’Émilie dans ma vie. Dommage. Je ne pouvais pas vivre avec ce secret. Je devais faire mon choix mais il était difficile. Il était d’autant plus difficile que j’avais décidé d’assumer l’enfant de Kristen, qu’il soit mien ou non, ne pouvant savoir la vérité sur ses origines. Je ne pouvais pas assumer de voir Émilie surtout si elle n’acceptait pas la situation. Alors je devais le lui dire et lui laisser le choix. Au début je voulais simplement lui révéler que notre amitié n’était plus possible mais elle ne comprendrait pas pourquoi et chacun de nous en souffrirait. Alors, il ne restait plus que la vérité pure et dure pour trancher de notre destin. J’espérais seulement que cette expérience ne me ferait plus commettre d’autres erreurs dans l’avenir. Après tout, il me restait encore un petit espoir, celui de vivre avec Émilie et de m’occuper de l’enfant de Kristen malgré tout. Cet espoir était bien mince mais je voulais le conserver dans un coin de mon cœur même s’il risquait de le briser en morceaux s’il s’avérait que l’espoir n’avait plus d’oxygène pour vivre.

Écoute Émilie, ça n’a rien à voir avec toi… J’ai fait une bêtise et je dois assumer…

J’allais continuer à lui parler, à lui expliquer ce qui était advenu et ainsi pouvoir lui expliquer les raisons de mon absence prolongée mais le vent se leva bien plus fort que je ne le pensais. De la petite brise qui parvenait à se frayer un chemin dans l’abri histoire de pouvoir s’y balader à profusion nous étions passées à de véritables ravales amenant déchets et poussières avec elles. Je me rapprochais donc de Émilie pour qu’elle puisse m’entendre et pour la protéger entre mes bras le temps que le vent se calme. Ma réticence à la prendre dans mes bras s’était totalement envolée, je n’y pensais même plus. Alors que je m’emparais de son bras pour l’amener contre mon torse, je me rendis compte que les murs ne se comportaient pas ils le devait. Le plafond aussi semblait s’évaporer à mesure que le temps s’écoulait. Mais qu’est-ce qu’il se passait ici ? Notre abri, notre endroit à nous était en train de foutre le camp et nous étions à l’intérieur ! Alors que je me rendais compte de la catastrophe, un pilier céda et notre abri nous tomba dessus. J’eus juste le temps de prendre Émilie entre mes bras et de la plaquer au sol pour la protéger du mieux possible de tout mon corps.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Sam 17 Juil - 16:31

Comme je le pensais il n'a pas réagit à mon étreinte ni même essayer de me rattraper, j'étais pas vraiment déçue mais disons que j'étais interrogative après ça. Et puis je lui ai parlé, comme l'aurait n'importe quelle fille inquiète de pas voir le type qu'elle appréciait le plus, je lui ai même parler de mes craintes à cause du baiser de l'autre fois, j'avais même tellement peur que j'en ai minimisé l'importance. Et lui il restait toujours aussi immobile comme si tout ça lui passait au dessus, j'en arrivais même à me poser tout un tas de questions en attendant sa réponse. Et quand je l'ai enfin eu tout ce que j'ai eu c'est des sueurs froides.
Mais de quoi il parlait ? Quelle connerie il a pu faire pour en arriver là ? Pour m'éviter, ne plus venir me voir ? J'avais beau réfléchir je voyais pas ce qui avait pu nous séparer ainsi. Il c'était pas fait jeter de sa communauté d'après ce qu'il m'en avait dit ils n'étaient pas comme ça avec les leurs. Alors qu'avait t'il fait ?

J'ai pas vraiment eu le temps de lui poser la question, j'ai commencé à ouvrir la bouche pour m'expliquer et je l'ai vu s'avancer et m'attraper par le bras pour prendre dans ses bras. Enfin, c'est ce que j'ai cru au début mais ensuite j'ai compris que ça n'avait rien à voir avec la discussion d'ailleurs en toute logique il aurait du continuer à s'expliquer mais le vent était trop fort et de toute façon on ne se serait pas entendu. J'me suis pas fait prier j'me suis coller à lui, j'ai même placer mon bras dans son dos tout en regardant autour de nous. Notre repaire commencer tomber à s'effriter comme le ferait un château de sable, s'en était déroutant et tout ça après qu'il ait dit qu'il avait fait une bêtise et que je sente notre amitié, enfin du moins notre relation en danger. Il n'y avait pas qu'elle qui était en danger, tout ce qui s'y rapportait était en train de tomber, de disparaitre dans le tourment d'un vent beaucoup trop fort pour que s'en soit naturel.

Et j'ai crier
"Faut qu'on bouge de là !" juste au moment ou il c'est jeté sur moi de ton son poids pour me mettre à terre. J'ai rien pu faire à part m'écrouler de tout mon long sur le sol et le sentir se poser sur moi. La chute avait été brutale pour moi même si lui ne m'avait pas fait mal j'avais sentit mon coude claquer en touchant le béton.

J'ai du mettre quelques secondes à reprendre mes esprits, y'avait de la poussière partout, je voyais quasiment rien et j'avais mal au bras sans compter les oreilles, c'était comme si j'entendais plus rien. Mes sens étaient déconnectés et j'étais perdu, je savais plus ou on se trouvait et tout autour de nous était sombre ou en partie. Une bonne partie de notre repaire avait du disparaitre dans cet éboulement et j'ai fait de mon mieux pour essayer de ramper mais j'avais le poids de Steven sur moi. Et là j'ai eu peur. Il bougeait pas, il parlait pas, je le sentais respirer c'est sur mais rien d'autre alors j'ai essayer de me retourner histoire de pouvoir le voir, savoir s'il était toucher quelque part même si j'étais pas sur de pouvoir voir quelque chose dans toute cette poussière.


"Steven ! STEVEN ?!!"

Fallait qu'il me réponde et qu'on quitte cette endroit, on pouvait pas rester ici, ce n'était que le début et si on restait là on n'aurait aucune chance de s'en sortir parce que j'entendais un terrible vacarme dehors, comme si ce n'était que le plat de résistance de nos retrouvailles malheureuses.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Mer 4 Aoû - 14:02

J'avais mal partout et ne me rappelais plus de mon propre prénom. J'étais absolument incapable de mettre un nom à la son que j'entends et encore moins de comprendre ce qu'elle me disait. J'avais vaguement compris qu'on était en danger et puis c'était tout. Apparemment, vu avec quelle force on me dirait sur les bras, j'en conclus que ma réaction n'avait pas été la bonne. En même temps, je n'en avais pas eu, ça réglait la question à sa plus simple réponse. Affaire classée. Car non seulement, je ne savais plus qui j'étais, mais je ne savais pas où j'étais ni même comment j'en était arrivé là. Je ne me rappelais plus de rien et ne sentait qu'une présence sous mon corps. Tout du moins, une espèce de chose qui essayait de se glisser sous moi ou de s'en extraire. Ce ne devait pas être chose aisée car cette petite chose qui se faufilait, n'arrivait finalement à rien. Bien que je n'ai plus conscience de rien, je comprenais que ma corpulence physique était supérieur à l'être que j'entravais. Pourtant, je ne fis rien pour l'aider à échapper à mon étreinte. Je ne le voulais, savais que je ne devais et ne pouvait, surtout, pas bouger. Plus rien ne répondait dans mon corps. Même mes doigts de pieds me semblaient avoir été transporté à milles lieux de mon corps. Ça fait loin milles lieux, très loin même lorsqu'on essaye de bouger. Je ne savais que faire et ne pouvais rien faire. Malgré cela, deux alarmes s'étaient allumées dans ma petite tête bien vide. La première me disait qu'il fallait que je me bouge, non pas pour sauver ma vie mais pour permettre à la personne que j'écrasais de sauver la sienne. Sans elle, je n'étais plus rien même si je ne me souvenais pas de qui elle était ni de l'importance qu'elle avait pour moi. Tant pis, cela allait revenir, il fallait juste que je me laisse le temps. L'autre alarme me disait de ne surtout pas bouger pour protéger ce petit être justement. Ainsi, je risquais ma vie sans même savoir contre quel danger je luttais et sans savoir non plus pour qui je luttais. Mon instinct de survie avait été totalement déconnecté pour que je protège cette personne. Était elle seulement blessée ? Et moi, est ce que j'étais blessé aussi ? Peut-être, peut-être pas. Je ne savais pas même s'il semblait évident que je l'étais. Si je ne l'étais pas, je ressentirais encore toutes les connexions nerveuses dans mon corps non ? Je pourrais effectuer tous les mouvements que je désirais comme prendre cette fille sous mon bras et m'enfuir en courant de l'endroit ou nous nous trouvions. Il semblait que nous soyons en grand danger. Mince alors, qu'allais je pouvoir faire dans ce cas ? Si je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais rien faire, hormis obéir sagement à la deuxième alarme. Alors j'attendais, patiemment que tout ce qui nous entoure se calme. Je ne parvenais même pas à soulager la femme que je protégeais de mon corps de mon poids. Je l'écrasais naturellement mais cela n'était pas plus mal. Rien ne pouvait se mettre entre nous ni la blesser. Elle était si petite et si menue. Même si je ne la voyais pas, je sentais que son souffle parvenait à mon cou et que ses pieds étaient bloqués sous mes tibias. Elle devait être toute petite ou alors c'était moi qui était très grand. Au moins, elle ne risquait rien pour le moment. Mais si le toit me tombait dessus, ou même les murs, nous aurons le même destin funeste. Bien que je n'ai plus conscience de mon corps et que je sache plus qui je suis, je sais pertinemment bien que je ne suis pas un héros. Cette vérité absolue était d'autant plus vraie que si j'en était un, je ne ressentirais pas une culpabilité pareille. Elle ne déchirait littéralement et physiquement les entrailles. Néanmoins, elle ne devait pas être responsable de cette odeur acre de fer que j'avais dans la bouche, ni même du filet d'eau qui me coulait le long du visage. De l'eau ? Hum... Pas si sur finalement. Et finalement, ce fut le vide intégral dans ma tête.

Steven ! STEVEN ?!!

Hum ?! Aïe, mes oreilles. Comme si le vent ne les avait pas assez fait souffrir. Faut pas crier comme ça...Aïe, ma tête...Mais qu'est ce qui se passe, pourquoi je ne peux plus bouger ? Steven ? Ah, oui, c'est mon nom. Bien, au moins chose de revenue. Je suis tombée dans les pommes ou quoi ? Faut croire. Emilie ? Est ce qu'elle allait bien ? Aïe, mes oreilles. Arrête de crier si fort, tu vas me percer les tympans... Enfin, c'est ce que j'aurais du lui dire mais je ne parvenais pas à ouvrir la bouche pour le moment. Et puis j'avais tellement de sang dessus que je lui en aurais forcément craché dessus. Il y a plus romantique quand même. Mais bon, penser au romantisme à ce moment critique de notre existence n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Peut-être. Mais bon, ça me permettait de voir plus loin que l'instant présent et de continuer à espérer qu'on allait s'en sortir. Intérieurement, je n'en étais pas aussi sur. Il avait encore beaucoup de mouvements autour de nous et le vent soufflait encore très fort. C'était surement la pire idée de ma vie mais le mieux était de rester là ou on était, le temps que la tempête se calme. Certes, le toit et les murs qui résistaient encore pouvaient nous tomber dessus mais rien ne m'indiquait qu'une fois sortie de ce qui restait de notre planque à nous, nous allions être plus protégés. J'étais absolument certain qu'en dehors de ces murs, d'autres morceaux d'architecture volaient dans tous les sens, accompagnés de panneaux publicitaires et de pleins d'autres choses qui pouvaient nous tuer en une seconde au moindre choc. Quitte à choisir, je préférais rester sur place. Avec un peu de chance, mon corps suffirait à protéger Émilie même si j'y perdais la vie. Tant pis, elle n'avait plus tellement d'importance maintenant, surtout si par ma faute celle d'Émilie venait à prendre fin. Je m'en voudrais toute ma vie, je le savais comme je m'en voulais déjà pour celle de ma mère ainsi que pour celle de mon père. A force de temps et de patience, j'étais parvenue à continuer à vivre avec mes regrets mais je n'avais jamais accepté l'idée que je n'y étais pour rien. Accepter la mort d'un être cher est impossible mais vivre avec cela et sans sa présence est tout à fait réalisable même si c'est très difficile. Il faut pourtant continuer à avancer. Ce n'est pas parce que la vie de nos proches s'est arrêtée et que nos chemins ont différé que notre propre existence prend fin. C'est dur à admettre et pourtant ! Bref. Je me devais au moins de protéger Émilie. J'attendais que le vent se calme pour tenter de bouger. Pour le moment, le moindre mouvement me semblait dangereux et je n'étais pas encore certain de pouvoir en effectuer ne serait ce qu'un seul. Le vent semblait redoubler à mesure que le temps avançait et malgré cela je n'avais toujours pas répondu à Émilie. Le mieux aurait été d'expulser le sang de ma bouche avant de lui répondre. Je devrais même le faire avant qu'il ne m'étouffe. Il y en avait de plus en plus. Peut-être qu'il remontait de mes entrailles et que la culpabilité n'était pas la seule à me rendre malade et à ma faire aussi mal. J'avais les côtes brisées. Combien et de quel côté ? Je ne le savais pas du tout et ne voulais pas effectuer un mouvement pour le savoir. Respirer me faisait déjà un mal de chien. Les murs qui restaient en place tombaient. Mais aucun ne nous écrasa. Quelle chance ! Nous étions maintenant protégé dans une poche d'air... Ce qui ne voulait pas dire que nous pourrions en sortir facilement. On ne pouvait pas tout avoir non plus. Dorénavant, le vent me semblait plus lointain. Comme s'il soufflait bien au dessus de notre tête mais qu'il n'était d'aucun danger. Nous étions en sécurité. Pendant combien de temps, nous ne pouvions le dire mais au moins, plus rien ne semblait pouvoir nous atteindre ni nous blesser, sauf si les murs qui protégeait dans cette bulle s'écroulaient. Bon... Ne soyons pas aussi pessimiste, ça sert uniquement à se faire peur. Je pouvais enfin tenter de bouger.
Je commençais par un orteil qui répondit du premier coup. Un orteil à droite, puis à un gauche. Bien, mes deux jambes étaient toujours là. Génial, pour courir, c'est plus pratique. Puis je tentais les doigts de la main droite. Ils fonctionnaient tous. Quant à ceux de la main gauche qui subirent la même traitement, ils fonctionnaient aussi. J'avais mal à la tête et je comprenais que j'étais blessé. Ce n'était de l'eau qui coulait sur ma joue droite. Bon, j'avais du prendre un mur ou quelque chose comme ça. Voilà qui ne risquait pas de me rendre plus intelligent. Émilie bougeait toujours sous moi, je la sentais qui se débattait. Elle devait se demander si j'étais toujours vivant. Ne voulant pas profiter de la situation, je me permis de manquer de délicatesse un court instant, histoire de cracher le sang que j'avais dans la bouche avant de lui répondre.

Tu me cases les oreilles ma belle...

Je me sentais faible mais je voulais donner bonne image, il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Finalement, malgré la douleur qui me fit grimacer méchamment, je transvasais mon poids sur mes avants bras pour moins l'écraser. Je lui souriais bien j'eusse très mal et continuait de discuter comme si de rien n'était. Mais surtout parce que je m'inquiétais.

T'es blessée ?

Je doutais que je pourrais faire quelque chose pour elle si c'était le cas. Nous n'avions pas de gros moyens de pharmacie à nos côtés mais mes vêtements pouvaient toujours servir à faire un garrot si elle saignait trop. Et puis, la bouteille d'eau était encore indemne. Heureusement pour nous qu'elle avait survécu et que Émilie avait pensé à en prendre une. Contrairement à moi, elle avait quelque chose dans la tête. Disons autre chose qu'un vide intersidéral où le vent pouvait s'engouffrer à plaisir, histoire de balayer les toiles d'araignées qui s'étaient accumulées. Mes côtes me faisaient un mal de chien et je du recracher du sang de nouveau. Il y avait un truc qui devait pas tourner rond dans mon ventre. Ce que je pouvais être mauvais alors, je ne voulais pas l'inquiéter et me voilà qui crachait ouvertement, et sans aucune classe, par deux fois, du sang loin de sa tête pour qu'elle n'en reçoive pas. Même dans les pires moments, j'étais stupide mais élégant le plus possible. Quel personnage !
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Lun 9 Aoû - 7:10

J'avais réussit à me retourner mais je n'étais toujours pas décoincé et Steven ne me donnait aucune réponse. J'avais mal au bras mais ce n'était pas grand chose sinon je n'aurais même pas pu bouger et j'aurai hurlé ma douleur. Avec tout ce que j'avais connu je savais que ce n'était pas grand chose et dans un sens c'était tant mieux sauf que là j'étais coincé sous lui et j'avais bien du mal à respirer. Mine de rien il pesait son poids le bougre mais en même temps il avait fait cela pour me protéger et le fait qu'il ne réponde pas me fichait une de ces trouille, j'imaginais le pire qu'il c'était fait écraser, qu'il avait reçu un truc dans le dos ou pire que son crâne était écrasé et de là ou je me trouvais je ne pouvais rien voir. Je savais juste qu'il respirait faiblement, donc qu'il était encore en vie mais pas assez pour me répondre, il avait surement perdu conscience et j'étais en panique pour cela que je criais son nom, je ne voulais pas l'avoir retrouvé pour le perdre dans les minutes qui suivaient.

Il a enfin bougé mais ce que je vis n'était pas pour me rassurer, il crachait du sang ou alors le sang qu'il avait sur le visage lui était tombé dans la bouche, quoi qu'il en soit j'ai pris peur et je l'ai regardé avec un l'air de quelqu'un de très inquiet parce que je l'étais tout simplement.


"Désolé mais tu me répondais pas et j'avais peur que tu sois mort."

Heureusement ce n'était pas le cas, il avait l'air blessé, quelque part en tout cas parce que je n'arrivais pas à situer d'où venait le sang, intérieurement je priais pour qu'il ne vienne pas de l'intérieur parce que sinon on était mal barré. Et voilà qu'il s'inquiétait pour moi alors qu'il crachait du sang à nouveau.

"Je crois que ça va, mais toi ça va pas."

J'étais de plus en plus inquiète et je ne savais surtout pas quoi faire pour l'aider, déjà qu'on avait bien du mal à bouger, c'est vrai que maintenant je respirais mieux mais je m'en foutais complètement j'aurais pu étouffer ce qui m'importait c'était lui et ce qui lui arrivait.

"T'as reçu quelque chose ? T'as mal ? Tu peux sortir de là ? Tu peux bouger ?"

Intérieurement je fulminais, s'il me répondait rapidement j'allais faire une crise de panique. Otant je pouvais être cool par moment autant je pouvais paniquer quand je ne maitrisais plus rien.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Mar 24 Aoû - 16:37


"Désolé mais tu me répondais pas et j'avais peur que tu sois mort."


Mort ? J'éclatais de rire. Enfin, de rire peut-être pas mais je me mis à rire autant que je le pouvais avant qu'une douleur fulgurante provenant de mes côtes ne me broie littéralement en deux. Je poussais un juron devant une telle douleur. Bon, c'était certain, vu ma gêne pour respirer et cette douleur rien qu'au fait de rire, certaines de mes côtes étaient cassées. Ce n'était pas le meilleur des diagnostics, surtout dans les conditions dans lesquelles on était tous les deux. Mais au moins, Émilie ne me cassait plus les oreilles en criant mon nom à tue-tête. Même si j'arrêtais de rire, je continuais de sourire devant cette allusion à la mort. C'était tout elle de se faire un sang d'encre alors que je continuais de respirer en pensant que j'avais succombé. J'étais plus fort que cela quand même ? Enfin, peut-être pas vu que j'avais trouvé le moyen de me casser des côtes en la protégeant. Pour le moment, le plus important était qu'on sorte en vie, elle du moins, moi aussi si je le pouvais. Je connaissais Émilie, si elle se retrouvait seule sans moi à un tel moment, elle risquait de paniquer bien plus qu'auparavant et de faire une connerie qui la mettrait en danger, et cela je ne voulais même l'envisager. Ainsi, j'avais trouvé une motivation suffisante pour accepter la douleur que mes futurs mouvements allaient causer. Il allait falloir que je me bouge un peu d'un côté ou de l'autre pour permettre à la jeune femme de se dégager de sous mon corps. Après, je verrais bien, chaque chose en son temps. Je n'y connais franchement rien en médecine et en fracture. Arriverais je à mieux respirer si je me mettais sur le dos ? J'avais comme un doute. J'arriverais surement mieux qu'allongé sur le ventre mais je ne parviendrais jamais à me relever alors qu'ainsi, je pouvais encore bouger. Enfin, bouger, c'était un bien grand mot, disons que j'arrivais à effectuer quelques mouvements pour me mouvoir. C'était plus proche de la réalité vu comme ça. Il fallait que je trouve un moyen de m'asseoir, l'air passerait mieux dans mes poumons. Même si je crachais du sang, ils ne devaient pas être perforés où je ne serais plus là pour penser à la suite des évènements... Enfin je crois ou peut-être que j'essayais juste de me rassurer moi-même pour mieux aider Émilie. Tiens en pensant à elle, il fallait peut-être que je lui réponde où elle s'inquièterait de nouveau et recommencerait à hurler. Ah non, pas encore, mes pauvre oreilles !

Mort ? Et bien, tu es optimiste dis moi !


Humour quand tu nous tiens. Il vaut mieux ça que pleurer en même temps, surtout dans une telle situation. Il fallait que je pense à la survie de mes oreilles aussi... Ha ha ha !

Je crois que ça va, mais toi ça va pas."


Non, en effet, ça n'allait pas très fort. J'avais franchement un mal de chien dans la cage thoracique et ça me lançait terriblement. Je n'étais même pas certain que j'arriverais à me bouger assez pour permettre à Émilie de sortir de sous mon corps et pourtant il le faudrait puisqu'elle semblait être la seule en état d'améliorer les choses ou du moins de faire en sorte qu'elles ne s'aggravent pas trop. Avec un petit peu de chance, le vent s'était calmé et elle pourrait trouver un trou de souris dans lequel se faufiler pour aller chercher de l'aide, en espérant qu'elle en trouve si réellement elle avait la possibilité de sortir d'ici. Mais en même temps, je me voyais pas rester seul non plus. Sa survie étant plus importante que quoique ce soit d'autre, cette pensées égoïste fut vite chassée de mon esprit. Bien sur, comme toutes les personnes qui vont mal et qui ont envie de le dire parce qu'elles en ont marre de mentir, je mentis encore une fois :

Je pète la forme !


Des fois, je me foutrais des baffes !! Et pas n'importe lesquelles ! De bonnes baffes qui remettent bien les idées en place histoire d'apprendre un jour à arrêter mes conneries et mon humour noir pour me préoccuper uniquement de ce qui est important et d'arrêter de jouer les fiers. Non, je n'allais pas bien du tout, je devais me l'avouer mais le faire envers Émilie n'était pas une bonne idée. Elle allait s'inquiéter et n'accepterait jamais de sauver sa peau si elle trouvait un moyen de s'échapper de notre prison de pierre. En même temps, j'avais de l'espoir tout en sachant qu'elle n'accepterait jamais de me laisser seul et j'étais en bien piètre état pour me battre contre elle. Fichue tête de mule ! Bon sang, ce que je pouvais l'aimer ce petit bout de femme. Mais la question n'était pas encore là, il fallait que je sauve sa peau avant tout.

"T'as reçu quelque chose ? T'as mal ? Tu peux sortir de là ? Tu peux bouger ?"


Ma réponse ne se fit pas attendre. Je m'étais enfin décidé à rassembler tout mon courage pour effectuer en bête mouvement sans me mettre à hurler à la mort. Maintenant que j'étais motivé, je me devais d'y aller vite avant de redevenir peureux. Néanmoins, avant de tenter quelque chose, je devais expliquer mon plan à mon compagne d'infortune. Décidément, on faisait la pair tous les deux.

Écoute bien Émilie, je vais me soulever un peu pour que tu puisses te dégager mais j'aimerais que tu m'aides à m'asseoir après.

J'espère qu'elle ne prenait pas conscience de la gravité de la situation. M'asseoir n'allait pas être une partie de plaisir. Oh non, absolument pas même. Avant même qu'elle ne réfléchisse à ce que je venais de dire, je me décalais que la gauche avant qu'elle puisse prendre la fuite par la droite. Rien que ce bête transfert de masse et de poids sur le bras droit m'en fit gémir de douleur. Il fallait que Émilie trouve rapidement une solution pour m'aider.
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MessageSujet: Re: I miss you (pv)   Mer 25 Aoû - 10:22

Coincée sous un homme je l'avais déjà été et malgré ce fait les circonstances faisaient que cela n'avait aucune importance. Cet homme là n'était pas n'importe qui à mes yeux et je n'allais pas paniquer parce qu'on était coincé l'un sur l'autre, ou sous l'autre peu être.. quoi qu'il en soit je m'inquiétais pour lui bien plus que pour ce petit fait de rien du tout. J'avais fait du chemin depuis mon agression et même si j'étais encore assez fragile j'avais une totale confiance en lui et pour le moment la seule chose qui importait c'est Steven et sa santé, puisqu'il crachait du sang. J'étais limite en panique, j'essayais de ne rien montrer et ce n'était pas évident vraiment, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de faire comme si tout allait bien alors que de toute façon tout allait mal et on le voyait bien.
En temps normal cela m'aurait fait sourire mais là j'étais plus énervée qu'autre chose. De plus mine de rien je pensais que mon coude allait bien mais la douleur se faisait de plus en plus lancinante, il n'était pas cassé j'en étais certaine sinon je n'aurai pas pu me retourner mais il avait du recevoir un sacré coup, peu être fêlé allez savoir mais ce n'était pas ce qui m'importait le plus pour le moment.
Nous devions réussir à nous sortir de cet endroit si c'était encore possible et pour commencer il fallait que Steven me laisse me dégager, le soigner si c'était possible et sortir de là. En espérant que tout l'immeuble ne nous était pas tomber dessus parce que sinon cet endroit serait notre tombeau.

Mes idées de me rapprocher de lui n'avaient plus d'importance non plus, pour le moment c'était la survie qui comptait. Effectivement si en même temps on pouvait faire les deux cela aurait été cool mais bon, nous en étions loin.


"Dit pas de connerie Steven ! Cracher du sang c'est mauvais signe. T'as forcément quelque chose de cassé, voir même plus et j'ai pas envie de que crève ici, sous mes yeux. Se serait la chose la plus horrible qu'on me demanderait de faire."

Assister à sa mort en direct, oh là là non, jamais de la vie. Je préférerais encore me tailler les veines une fois de plus que de voir ça.

"Bien sur que je vais t'aider."

Aussitôt que je pourrais me décoincer je m'occuperais de lui, c'était mon seul et unique soucis pour l'instant. L'aider, le soigner et nous sortir de là. L'ordre était simple, mais le travail difficile et cela nous demanderait du temps et mon couteau, cet immense couteau que j'utilisais rarement me serait enfin utile pour creuser et essayer de dégager quelques débris en espérant qu'ils ne nous retombent pas tous dessus. Même si j'avais mal au coude, je me sentais capable de gratter pendant des heures voir même des jours s'il le fallait pour qu'on sorte de là en vie.

Mais les mouvements qu'il fit le firent gémir de douleur et cela me fit très mal au coeur, mais malgré ça j'ai continuer à profiter du peu de place qu'il m'avait laisser pour me glisser et enfin me dégager. La première chose que j'ai faite c'est retirer le sac à dos et grimacer à cause de la douleur que j'ai ressentit à ce moment là à mon bras. Mais j'ai continuer, nous avions peu de place pour nous mouvoir alors je devais faire vite.
Je me suis mise à genoux et me suis rapprocher de lui, puis je me suis glissé sous son bras pour l'aider, je savais d'avance qu'il allait avoir mal mais c'était juste le temps que je l'aide à s'assoir, après ça irait mieux, enfin je crois.


"Allez respire un bon coup pendant que je t'aide Steven."

Je ne lui ai pas laisser le temps de trop réfléchir et pousser autant que j'ai pu afin de l'assoir contre un débris du mur qui avait l'air stable. Puis je l'ai regardé il avait le teint livide malgré le fait qu'on voyait moyennement clair dans cette prison.

"Steven ça va ?"

J'étais inquiète, vraiment inquiète. Je venais de le retrouver et je pourrais très bien le perdre d'ici peu si son état était vraiment grave. Et ne pas savoir dans quel état il était justement m'était difficile à supporter.
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