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 Don't Call My Name ...

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MessageSujet: Don't Call My Name ...   Dim 18 Juil - 20:03

“You want a hero, buy a comic book.”

Ambiance Musicale : Bang Bang

L'endroit était sombre et frais, les volets fermés ne permettaient pas au soleil de pénétrer les lieux. Brian avançait dans les longs couloirs du bâtiment, aux appartements habités par des collègues dont ils avaient le plus profond mépris. Beaucoup de ces gens n'étaient que des crétins affables incapables de faire autre chose que tuer. Et parmi la masse grouillante de ces sbires, on voyait ça et là des femmes, beaucoup de putains venues vider les tensions des guérilleros, les autres étaient armées et portaient le tatouage de la famille à laquelle elles étaient affilées. Les bombardements avaient anéanti en grande partie le Central District et les quartiers riches, mais il semblait que la misère avait échappé ou du moins, s'était adaptée à une autre forme de misère.

Brian balançait sa tête de droite à gauche en petits mouvements lents. Son cou lui faisait mal, il n'avait pas dormi dans un bon lit depuis longtemps et l'idée lui sembla tellement bonne qu'il décida qu'il dormirait cette nuit dans un lit confortable. Plus il montait, plus il croisait de femmes qui descendaient, elles reviendraient sans doute ce soir, et les autres soirs. Certaines lui proposèrent diverses gâteries auxquelles elles n'eurent aucune réponses. L'une d'entre elle, trop pressante à son goût, faillit recevoir un coup de dagues dans l'entre-jambes, elle n'hérita finalement que d'une bousculade appuyée qui manqua de la faire dégringoler dans les escaliers. Il n'y eut plus aucune proposition ce jour là, d'autres hommes à moitié nus étaient sorti et s'étaient contentés de rire à ce spectacle.

" Brian ! Toujours aussi galant ! Qu'est-ce que tu fous ici Casanova ?"

La voix était grasse et l'accent venait d'Allemagne, Brian se retourna et tomba nez à nez avec une de ses connaissances, Bill Lawrence, allemand obèse qui passait plus de temps entre les jambes des putes que sur le terrain.

"Toujours pas mort ? A force de fréquenter ton lit, le patron va t'en faire un cerceuil.
- Ta gueule Brian ! Vas donc te faire ..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une lame vint lui caresser la gorge et faire couler un très léger filet de sang. Le gros en caleçon paniqua.

"Ok ! Ok ! C'est bon, je m'excuse ! J'en étais où ? Ah oui ! Qu'est-ce que tu fous là ?
- Le patron avait besoin de mes services, je viens faire mon rapport. En parlant de rapports, tu as le mien ?
- Hum, oui, oui ... mais rentre ! Il y a trop d'oreilles ici, et tu n'es pas des plus discrets."
Il retira sa lame.
"Je te suis."

L'appartement était à l'image du propriétaire, sale et puant, répugnant même. Il sentait le sexe et l'alcool. Les murs avaient complètement jaunis et le papier-peint se détachait tout seul. Brian ressentit un profond dégoût mais se dirigea vers la cuisine pour prendre une chaise et s'installer, on avait de toute manière déjà du prévenir le patron. Le Gras, était devenu le surnom de Bill qui avait du s'en accommoder puisqu'il ne réagissait plus lorsque Brian l'interpelait par ce sobriquet. Non qu'il l'aimait, il avait réussi à en faire de lui une sorte d'allié, d'aide, ou de contacte quelconque. Lui même ne savait pas comment le définir, toujours est-il que ses informations étaient précieuses pour ses projets et ses missions. Mais aujourd'hui, c'était un tout autre style de rapport que Brian attendait d'avoir.
Après avoir fermé le verrou de la porte, le gros entra dans la cuisine, sorti deux tasses et la cafetière dont il bourra de café et d'eau, puis ressorti pour ne réapparaitre que quelques minutes plus tard, le café était monté. L'odeur du café se mêlait avec le reste, et l'air devint encore plus lourd. Brian se leva pour ouvrir la fenêtre.

"Ça pue ! Bon bref, tu as mes papiers ?
Le Gras grogna et mit une petite pile de papiers sur la table. Il versa également le café.
"Voilà tes papiers. Je peux avoir ma récompense?"
Cette fois il sourit de ses dents noires et pourries.

Brian examina longuement chaque feuille puis bu rapidement le café, donna une liasse de billets au gros, sortit de l'appartement pour se diriger vers celui du boss. Le temps était venu de faire le sien de rapport. Quelle étrange coïncidence que de devenir à son tour Le Gras.

"It’s all about sex,It’s all about growing up and being folks."



Dernière édition par Brian Kinney le Jeu 22 Juil - 12:35, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Don't Call My Name ...   Mer 21 Juil - 16:03

“No, you think you do. You are the only one you need; you are the only one you’ve got.”

L'attente devant la porte fut interminable. Du moins, les heures se succédèrent dans un ennui mortel, ponctué de temps à autres par des entrées et sorties d'hommes et de femmes venus voir le chef. Il était de tout évidence d'une humeur massacrante, ce qui n'était pas pour impressionner Brian, mais lui faisait tout de même savoir qu'il faudrait surveiller ses paroles. Il s'était donc préparer psychologiquement pendant tout le temps de l'attente, répétant ce qu'il allait lui dire afin que cela passe au plus vite. Et lorsqu'on vint enfin le chercher, ce ne fut finalement pas le boss en personne qui le reçu mais un de ses inférieurs hiérarchique. "Le boss est trop occupé en ce moment, il semblerait que la tempête qui s'annonce l'agace ...". Agacer était un mot un peu faible quand l'on voyait avec quel dédain il avait abattu un homme venu lui dire qu'il avait perdu quelques grammes de coke durant un transport. Heureusement pour Brian, sa mission avait été accomplie et dans les temps, même s'il était supposé se présenter à l'aube ce matin. Chose qui n'aurait rien changée puisqu'il aurait quand même eu à attendre jusqu'à 16h, un mal pour un bien pensa t-il.

Il lui arrivait quelque fois de regretter certains de ses actes, certaines choses qu'il avait du faire pour "satisfaire" aux désirs d'un supérieur. Il venait même parfois à regretter son intégration au près des Hors-La-Loi. Mais il ne pouvait plus faire marche arrière, il était lancé et il le restera jusqu'au bout, fidèle à ses pensées et à ses objectifs. S'il fallait passer par les meurtres et autres tabassages pour en atteindre son but, alors il attendrait. Patiemment, dans l'ombre, il attendrait son heure, et le moment venu il frappera, il frappera si fort que toute l'organisation en sera touchée jusqu'aux fondations. Il tâcha de balayer de son esprit toutes ces pensées de fantasmes qui ne se produiraient peut-être jamais et se reconcentra sur le rapport qu'il allait faire. A la place du rapport, lui vint en tête son ancienne "romance" avec un jeune mec qu'il avait connu à Pittsburgh. Romance était sans-doute un terme un peu fort pour qualifier leur relation, disons plus qu'il avait été un homme qu'il avait baisé plus d'une fois et auquel il tenait. Il se demanda s'il était mort, et dans le cas contraire ce qu'il faisait. A ses pensées étranges se succédèrent d'autres, celles de meurtres qu'il avait commis, et celles d'un gamin qu'il avait essayé d'aider lorsque les premiers bombardements étaient arrivés.
"Jason" marmonna t-il à demi voix, sans même attention.
En répétant finalement un nombre incalculable de fois ce prénom dans sa tête, les images lui revinrent, parfois nettes, parfois floues. Comme les vieux souvenirs d'enfances que l'on a parfois, l'espèce de "Madeleine de Proust". Un souvenirs en entraînant un autre il se revit en train de tendre son bras pour empêcher au gamin de tomber dans le vide. Il se revit essayer de le rattraper in extremis lorsque ce dernier tomba dans le vide, il se revit verser quelques larmes pour ce gamin qu'il connaissait à peine. Quelle étrange fatalité que ce jeune garçon plein de vie et de gaité, même après ce qu'il avait connu, dû mourir, alors que lui survécu. La vie lui paru soudainement assez cocasse pour esquisser un sourire, relevant ses dents blanches parfaitement alignées.

"Brian, entre. Le chef ne peut pas te recevoir maintenant, je m'occupe de toi."

Les pensées s'embrouillèrent et disparurent aussi soudainement qu'elles étaient avenues dans son esprit. Finalement, il releva sa tête, retira sa mèche qui lui barrait la vue, et entrevit un grand costaud, brun au regard sombre et sérieux l'invitant à rentrer dans son appartement. Il ne su lui donner d'âge mais Brian le trouva assez sexy. Il s'étonna tout de même qu'il connaisse son prénom, puis supposa qu'il l'avait lu dans son dossier ou qu'on le lui avait dit juste avant. Il pénétra enfin dans l'appartement. L'entrée menait vers un long couloir blanc qui sentait encore la peinture qu'on venait d'étaler un peu partout. L'ensemble était propre, et l'air frais circulait en courant d'air par les multiples fenêtres. Une étrange impression de sérénité se dégageait du lieu. Tous deux se dirigèrent vers le salon, l'homme lui offrit quelque chose à boire et s'excusa pour l'attente en prétextant la surcharge de travail qu'ils avaient tous. Il invita Brian à lui raconter ce pourquoi il était venu.

"Des énigmes dans le noir ... quelle étrange coïncidence de me retrouver ici, avec vous pour conter l'histoire de la mort d'un homme qui ne pouvait payer la drogue qu'il nous avait "emprunter", selon ses dires. Le plus étrange encore, c'est que je n'eus jamais le plaisir de vous voir ici, et vous m'apparaissez soudainement en tant que scribe du boss, étrange non ? Enfin bref, vous n'êtes pas là pour entendre mes élucubrations, vous voulez un résumé détaillé de la mort d'un homme, je me trompe ?
- Non, tu ne te trompes pas. Mais détails ou non, le résultat est le même. Parles donc.
- J'avais prévu une belle entrée, et une fin correcte, mais il semblerait que vous n'êtes pas le boss et que j'ai autre chose à faire. Pour faire court, je me suis tapé tout le trajet à pieds, j'ai questionné brutalement l'homme, il chialait qu'il ne pouvait pas payer, je l'ai donc égorgé. Sur ce je suis rentré à pattes, et j'ai rencontré un beau mec que j'ai baisé, et me voilà. Besoin d'autre chose ?
- Vous dites avoir baisé un homme que vous avez rencontré ?
- Oui, cela vous plairait-il ?

Il se contenta de se lever pour se diriger vers Brian. Le sourire aux lèvres il commença à défaire sa braguette. Il semblait qu'une autre mission l'attendait. Une fois de plus, tout le monde serait satisfait.

“Do anything, say anything, and fuck anything. No excuses, no apologies, no regrets.”
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