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 Our kingdom of joy....( Pv Katarina)

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Ethan Jones
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MessageSujet: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Mer 22 Sep - 19:40




Finalement, la conversation avec Riley m’avait fait du bien. Aussi insensé et dingue que cela puisse paraitre, j’avais apprécié qu’il ne me prenne pas de haut, ne se moque pas de moi et que nus ayons parlé comme nous l’avions fait. J’avais maintenant une toute autre vision de Riley… Même si, au fond je lui en voulais toujours pour tout le passé que nous avions en commun. Pour le moment nous ne nous étions pas retrouvés à nouveau seul, et quand nous nous retrouvions dans la même pièce nous nous saluions du regard mais ça n’allait pas plus loin. Les choses ne changeaient pas si vite. Et ne plus nous balancer des horreurs, ou lever la main l’un sur l’autre était déjà un grand pas non ?

J’essayais donc d’être le plus prévenant possible avec Katarina. Je faisais tout pour lui faire plaisir et lui rendre la vie facile. J’essayais aussi de suivre les conseils de Riley. Je ne pouvais pas changer le passé, et regarder sans cesse en arrière ne ferait que m’aveugler sur l’avenir. C’est sur le présent et l’avenir que je devais garder les yeux ouverts. Les mesures que j’avais mises en place pour notre sécurité, en attendant de partir d’ici étaient assez draconiennes. Et il fallait que j’arrive à me persuader entièrement que cela suffirait à dissuader quiconque de s’en prendre à nouveau à ma femme. Katarina ne trouvait rien à redire. Se doutant certainement que ca me rassurait. J’avais confié ce rôle à Aaron. Allez savoir pourquoi…. De toute façon….avec les problèmes d’Alexander, la communauté était livrée à elle –même. Et puis j’avais confiance en Aaron, même si souvent nous « levions la voix, je savais qu’il tenait à Katarina et qu’il ferait tout pour la protéger, au péril de sa vie.

Katarina allait de mieux en mieux. Elle pouvait maintenant marcher toute seule. Ses côtes étaient encore bandées mais selon Mathilda elles guérissaient doucement. Mais elles guérissaient. Il n’y avait maintenant plus que ça pour nous rappeler physiquement qu’elle avait été victimes de fous. Psychologiquement, il resterait à vie des séquelles, mais la force de notre amour nous aidait à nous en sortir. Et puis….nous avions Lena ! Pour elle, nous ne pouvions pas nous laisser aller. Elle avait besoin de ses parents, elle avait besoin de notre amour. Elle grandissait bien. Elle avait maintenant trois mois et nous profitions de chaque instant avec elle.

Katarina était repartie travailler un peu il y a une semaine. Bien sur elle ne travaillait plus autant qu’elle le faisait avant, mais elle tenait à faire quelque chose. Et je savais qu’elle avait besoin de se rendre utile et qu’elle aimait passer du temps avec Mathilda. Elle apprenait beaucoup avec le médecin en titre, et puis surtout elles s’entendaient à merveille. Nous en avions reparlé, et nous avions décidé de demander à Mathilda d’être la marraine de Lena. Bien sûr il n’y aurait rien de religieux. Mais nous voulions que Lena ait des parrains et marraines de cœur.

J’essayais tant bien que mal de me replonger dans quelques affaires de la communauté et de redonner un semblant d’ordre. Mais la tâche était rude. Je ne voulais pas trop fréquenter les gens, et les gens s’étaient détournés de moi. Je savais que Katarina aurait aimé que je fasse plus d’efforts, mais je n’aimais pas leurs paroles censées me réconforter. Rien ne pourrait me réconforter ou m’aider à oublier. Et même s’ils prétendaient me comprendre, personne ne pouvait me comprendre. Personne n’avait ressenti dans toute sa vie ce que moi j’avais ressenti, j’en étais sûr. Et si je n’avais pas eu ma fille j’aurais sans doute sombré. Mais quand Lena ouvrait ses grands yeux bleus, identiques aux miens, je fondais. Et le reste du monde n’existait plus. Il n’y avait plus que cette petite princesse qui comptait.

Là, je savais que j’aurais du travailler un peu, mais j’avais Lena avec moi. Et c’était l’heure de la sieste. Et j’avoue que je préférais qu’elle soit en sécurité dans notre lit pour partir dans le royaume des songes. Et puis, ici personne ne la réveillerait. Je me suis endormi avec ma fille deux bonnes heures. Elle me regardait avec ses grands yeux quand j’ai ouvert les yeux. Elle ne semblait pas encore avoir faim, sinon elle aurait déjà pleuré. Elle a tendu la main pour m’arracher une mèche de cheveux quand j’ai approché mon visage pour la couvrir de baisers. Et j’ai rapidement senti une odeur étrange. Evidemment…. Alors je me suis redressé et je l’ai amené sur la table à langer, et elle a rapidement compris que j’allais la dévêtir. Elle a commencé à grimacer et je me suis excusée rapidement.

-Je suis obligé mon amour. Papa doit te changer. Il peut pas te laisser avec les fesses sales tu sais. Je fais vite mon amour, je fais vite.

Et effectivement, j’étais devenu un professionnel du changement de couches en quatrième vitesse. C’était ça ou supporter d’entendre ma fille pleurer. Il n’y avait rien à faire, elle n’aimait toujours pas se retrouver nue. Je n’allais pas m’en plaindre…en espérant que ce soit le cas jusqu'à sa majorité. Elle a semblé sourire quand j’ai eu fini. Et je l’ai reprise dans mes bras en l’embrassant sur le sommet du crâne. Elle avait toujours des cheveux d’un noir de jais. Et elle était tout simplement superbe. Pas seulement parce que c’était ma fille. Quoique…. Mais Lena était un bébé superbe.

Je savais que Katarina avait calculé l’heure à laquelle elle devait revenir pour nourrir Lena. Bien sûr nous savions tous deux que j’aurais pu lui apporter Lena à l’infirmerie, mais Katarina aimait partager ce moment avec moi. Et rien qu’avec moi. Et nous avions nos habitudes. Katarina se calait contre le mur, et je m’étendais à ses pieds, les regardant toutes les deux. Il nous restait encore une demie –heure tous les deux. Et je comptais bien profiter de ce petit moment père-fille.

J’ai étalé le grand oreiller sur le lit en lissant les draps après être allé chercher Paddington dans le berceau de Lena. Et j’ai installé Lena sur le ventre. Maintenant, elle levait un peu mieux la tête et elle se tenait sur ses coudes. Et je me suis mis devant elle en agitant Padington. Elle l’a regardé, mais j’ai vu à sa grimace qu’elle ne savait pas comment l’attraper et rester dans cette position. Alors je me suis assis contre le mur, j’ai écarté les jambes et j’ai installé ma princesse entre mes jambes, bien calée contre moi, une main sur son ventre pour éviter qu’elle ne se fasse mal si elle se penchait en avant.

Et j’ai repris son Paddington que j’ai agité devant elle en lui chantant une chanson. Enfin…je fredonnais. Quand soudain j’ai senti qu’on me prenait l’ourson des mains. Lena avait réussi à agripper Paddington et elle avait refermé ses petites mains sur lui. Et je me suis tu quand j’ai entendu ma petite fille parler à son ours. Enfin, elle lui parlait mais il s’agissait pour nous plus pour des « Ohhh », des « Ahhh », mais elle communiquait. Et c’est sans doute la plus belle chose au monde que j’avais vue. Je m’extasiais toujours devant les progrés de ma princesse. Mais je trouvais cela particulièrement touchant, et j’ai senti mes yeux me piquer quand la porte s’est ouverte et que Katarina est apparue.

-Katarina ! Katarina viens voir !

Je ne lui ai même pas laissé le temps de dire quoi que ce soit que j’ai enchaîné complètement exalté.

-Lena prend son ours toute seule maintenant… Et elle le tien vraiment. Et elle a parlé !!! Elle a parlé à son ours !

Je ne laissais le temps ni à l’une ni à l’autre de se faire un câlin que je m’adressais à ma fille, lui arrachant délicatement son ours des mains.

-Montre à Maman, Lena !



Dernière édition par Ethan Jones le Mar 28 Sep - 9:00, édité 1 fois
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Mer 22 Sep - 21:21

Les jours, les semaines étaient passées depuis que j'étais revenue. Les premiers jours avaient paru être très difficiles, mais j'allais... mieux. Beaucoup mieux, même. Ne serait-ce que physiquement. La plupart de mes blessures étaient guéries. Mon genou ne me faisait plus mal, les hématomes avaient disparu, de même que les griffures, les morsures, les coupures... Il ne restait que mes côtes, qui mettraient le plus de temps à guérir. Mais j'avais déjà nettement moins mal quand je respirais. Je devais toujours faire attention, mais cela allait nettement mieux. Reprendre pleinement possession de mon corps m'avait beaucoup aidée à aller mieux et à reprendre le dessus. Je devais me sentir pleinement maitresse de moi même pour avancer. Et c'était de nouveau le cas, dieu merci. Évidemment, je n'étais pas arrivée là toute seule : Ethan m'avait beaucoup, sinon énormément aidée. Il avait été d'une patience d'ange avec moi, ne me reprochant jamais mes crises de larmes ou d'autre chose... Il avait été là 24 heures sur 24, en parfait Chevalier servant qu'il était. Et force était de constater que sa présence était le remède à tous mes maux. Je n'étais définitivement rien sans lui... J'avais l'impression de l'aimer un peu plus chaque jour. Je ne savais pas qu'on pouvait aimer quelqu'un si fort. Mon coeur faisait toujours des bonds dans ma poitrine quand je le voyais... C'était comme au premier jour. Sauf que nous nous étions mariés et que nous avions une merveilleuse petite fille. Le tournant qu'avait pris notre relation ne cessait de m'émerveiller. C'était ce qui me portait chaque jour. Tout ce bonheur valait mille fois mieux que cette terrible semaine de torture... J'arrivais presque à mettre de côté cela. Presque. Il m'arrivait encore de me sentir très mal, de flancher. Et dans ces cas là Ethan était toujours là, prêt à me rattraper. Il disait que j'étais un ange, mais moi je le considérais comme mon ange gardien. Il était toujours là pour moi. Et il le serait certainement toujours. Je lui faisais confiance. Les yeux fermés, je mettais ma vie entre ses mains.

J'avais repris le travail depuis quelques jours. Je n'aimais pas l'inactivité, Ethan le savait, et de plus Mathilda avait besoin d'aide en ce moment. De son côté Ethan avait décidé de reprendre un peu les choses en mains, étant donné qu'Alexander était... ailleurs. Au sens propre comme au figuré. Nous ne nous étions pas vraiment parlés depuis mon retour... Et Gabrielle n'était toujours pas revenue. Reviendrait-elle seulement ? Je n'étais plus certaine de connaître celle qui avait été ma meilleure amie... Alors je ne savais pas. Je ne pouvais pas m'empêcher de songer à Emma. La pauvre... J'étais passée la voir plusieurs fois, pour jouer un peu avec elle, lui parler... Elle n'y était pour rien après tout. Elle n'avait pas à souffrir des querelles de ses parents. Pauvre poupée... Elle avait l'air perdue, elle cherchait sa maman. Que répondre à une petite fille de deux ans qui demande sa maman ? Je ne savais pas... Je laissais ce soin à Isaac... J'étais contente de passer du temps avec Mathilda, de nouveau. Je ne savais toujours pas comment la remercier pour ce qu'elle avait fait pour moi, pour nous. Elle disait que ce n'était rien, mais je pensais tout le contraire. J'avais remarqué qu'Aaron trainait avec nous un peu plus que de coutume. Même si je le savais amoureux de Mathilda, je me doutais qu'il y avait autre chose et j'avais fini par réussir à lui faire cracher le morceau. Oui, Ethan lui avait demandé de rester avec moi, de me « surveiller » en son absence... Évidemment. J'avais souri, en lui proposant de s'asseoir, parce que je comptais rester travailler un moment. Jusqu'à ce que Lena ait faim, en réalité. Je lui avais donné le sein avant de la laisser à Ethan, trois heures plus tôt. Il était resté avec elle, comme tous les après midi. Et au regard de l'horloge, j'avais encore un tout petit peu de temps devant moi.

Lena venait d'avoir trois mois, et elle était extraordinaire. Elle faisait ses nuits complètement, et commençait à être vraiment très éveillée. Elle souriait, babillait, bougeait comme une petite folle... Je réalisais toute la chance que j'avais de l'avoir. Elle était ce que j'avais de plus précieux au monde avec l'amour d'Ethan. J'aimais plus que tout la bercer dans mes bras en lui chantant des berceuses pour l'endormir. Ou encore la serrer tout contre moi... N'importe quoi prenait des allures de miracle avec Lena. Comme si elle était divine... Elle était toute petite et prenait pourtant une place énorme dans mon coeur. Ce qui me faisait me demander comment Gabrielle avait fait pour partir sans Emma. Peut-être avait-elle une très bonne raison que je ne connaissais pas... J'avais quitté l'infirmerie, Aaron sur les talons. Il ne m'avait laissée qu'après avoir compris que j'allais retrouver Ethan et Lena parce que mademoiselle allait bientôt avoir faim. Je suis entrée discrètement, au cas où ils seraient encore endormis tous les deux. Il m'était arrivé de trouver Ethan allongé sur le lit, serrant fermement contre sa poitrine une petite Lena profondément endormie. Mais cette fois ci ils étaient tous les deux parfaitement réveillés. Ethan tenait Lena assise contre lui tandis que cette dernière s'amusait avec son ours en peluche. À peine avais-je pointé le bout de mon nez qu'il m'appelait pour que je vienne voir. En riant je m'approchai d'eux.

Je secouai doucement la tête tandis qu'il me disait qu'elle avait parlé. Il exagérait toujours. Lena commençait à peine à babiller... Mais il est vrai qu'il était toujours fantastique d'entendre des sons sortir de sa bouche. C'était surtout des « ah » et des « oh ». Mais c'était adorable. Surtout qu'elle avait l'air terriblement fière quand elle formait un son. Ses yeux pétillaient et elle souriait comme une petite folle. Et Ethan souriait aussi. C'était merveilleux de le voir sourire. Il était ainsi loin de cet air froid et distant qu'il affichait quand il n'était pas avec moi et Lena. Je détestais quand il avait l'air triste ou préoccupé. Mais étant donné que je n'y pouvais pas grand chose, je ne disais rien.

« Tu exagères toujours, Ethan... Elle n'a pas parlé, elle a babillé. »

Je ris doucement, avant d'aller m'asseoir à côté de lui et de Lena. Elle tendais les mains vers son ours en pinçant ses petites lèvres comme elle était concentrée. Et finalement elle eut un grand sourire en s'accrochant à son ours. Elle s'affala complètement dessus et je ne pus m'empêcher de pouffer tandis qu'Ethan la redressait. Elle a lâché son ours avant de secouer ses petites mains et de les tendre ses menottes vers moi. J'affichais un grand sourire ravi avant de la kidnapper à Ethan. Je m'allongeai sur le dos et l'assis juste sur mon ventre. Elle joint ses petites mains une minute avant de se tourner vers son père, comme pour vérifier s'il n'avait pas disparu. Je souris, avant de tapoter son petit nez d'un doigt. Elle eut un petit sursaut, avant de faire une petite grimace. Puis elle me fit un grand sourire, et je ne pus m'empêcher de lui répondre par un sourire complètement gaga. Eh non, je ne valais pas mieux qu'Ethan, j'étais moi aussi dingue de Lena.

« Elle a un peu dormi, ou elle t'a rendu papa gâteau pendant deux heures et demie ? »

Il était bien capable d'être resté là à la regarder faire pendant tout ce temps.

« Elle te rend complètement dingue. Tu verrais ton sourire, on dirait que tu es au paradis. »

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Jeu 23 Sep - 9:01

J’étais littéralement exalté. Parce que je trouvais que ma petite princesse était adorable. Et l’entendre parler à son ours m’avait fait fondre sur place. Ce n’était plus des gazouillis de bébé. C’étaient des vrais « oh » et des vrais « ah ». Et elle regardait vraiment son Paddington, elle lui avait parlé ! Pour elle ça signifiait quelque chose. Qu’est ce que j’aurais donné pour comprendre ce que Lena avait dans la tête. Et si dans quelques mois elle parlait vraiment ? J’étais transporté de bonheur, lui présentant son ourson pour que Katarina voit à nouveau que je ne mentais pas. Je voulais que Lena recommence à parler à son ours devant sa maman. Je ne voulais pas que Katarina rate ça, parce que c’était vraiment trop mignon.

Lena a avancé vers nous, un sourire angélique accroché à ses lèvres. Et elle nous regardait avec tant d’amour que je me suis senti pousser des ailes. J’avais l’impression, dans son regard, qu’elle voyait un trésor. Et j’en étais si fier. Après deux ans, j’aimais toujours avec toujours plus de ferveur cette femme délicieuse. Et ce merveilleux petit bébé qui était niché au creux de moi, tendant sa main vers son ours et sa maman était le nôtre. Une vague d’amour m’a à nouveau emporté tandis que Katarina se moquait gentiment de moi.

« Tu exagères toujours, Ethan... Elle n'a pas parlé, elle a babillé. »

J’ai sifflé entre mes dents. Non pas par méchanceté, mais pour lui signifier qu’elle se moquait de moi, et que j’avais bien compris. Mais je n’étais pas d’accord. Je n’exagérais jamais quand il s’agissait de ma fille. Elle avait parlé. Pas avec des mots comme nous en utilisions tous, mais elle avait parlé. Elle avait parlé à son ourson ! Je n’avais pas rêvé ! Et elle avait l’air de vouloir le montrer à sa maman. Comme pour lui prouver elle aussi que je ne mentais pas. J’ai vu sa petite main toute potelée se tendre vers Paddington que j’agitais sous son nez et à nouveau sa main s’est refermée sur l’oreille de Paddington et son autre main est allée rapidement s’accrocher à son ours. Comme si quelqu’un s’apprêtait à lui voler son ours préféré. Et bien entendu, elle a basculé en avant et s’est écroulée sur l’ours en question. Je l’ai ramenée vers moi avec le plus de douceur possible mais sur le moment elle était toujours accroché à sa peluche préférée. Jusqu'à ce qu’elle agite les mains. Visiblement elle en avait assez. En réalité non….c’était seulement que maintenant qu’elle avait montré à Katarina qu’elle prenait son ours toute seule comme une grande, elle voulait sa maman. Bien sûr je ressentais toujours cette petite pointe de jalousie. Mais c’était seulement parce que j’aurais aimé l’avoir toujours pour moi. J’étais assez égoïste avec les choses que j’aimais. Et je réagissais pareil avec Katarina. Quand elle passait du temps avec quelqu’un d’autre que moi, je ne pouvais m’empêcher d’envier cette personne. Mais je n’en étais pas méchant pour autant. C’est juste que je les aurais enfermés dans une cage dorée avec moi si j’avais pu le faire.

Bien sur, Lena voulait sa maman maintenant qu’elle était là. Et avec un petit soupir, j’ai laissé Katarina me la prendre. Malgré moi, c’était comme si on m’arrachait mon enfant. Mais il me suffisait comme toujours de les regarder toutes les deux pour que ce sentiment disparaisse. Katarina s’est allongée et elle a assis Lena sur son ventre. Bien sur elle la soutenait encore dans le dos, parce que Lena n’était pas encore assez grande pour tenir tout seule. Mais je savais que bientôt ce serait le cas. Lena a tourné son doux visage vers moi alors que j’étais encore assis à les regarder et je lui ai souri. Oui j’étais toujours là, elle pouvait être rassurée. Jamais je ne la quitterai, et jamais elle ne me quitterait. C’était ma petite princesse pour toute la vie. Et puis, elle a semblé rassurée quand je me suis allongé à leurs côtés, sur le flanc, la main soutenant ma tête. Et son attention a à nouveau été accaparée par Katarina qui voulait jouer avec elle.

Même encore aujourd’hui, j’avais l’impression de vivre un rêve quand je les voyais. Elles étaient si belles mes deux petites femmes. Et les voir sourire, rire, jouer et s’émerveiller me transportait de joie. Katarina s’amusait à faire tourner Lena en bourrique en la chatouillant et a commencé à s’enquérir de ce que nous avions fait en son absence.

« Elle a un peu dormi, ou elle t'a rendu papa gâteau pendant deux heures et demie ? »

Bien sûr elle se moquait de moi. Oh gentiment hein ! Mais elle se moquait. Oui il m’était arrivé une ou deux fois de passer les caprices de mademoiselle en ne la couchant pas. Elle dormait dans mes bras souvent. Mais il lui était arrivé par deux fois de ne pas vouloir dormir, préférant que son papa joue avec elle ou lui chante des berceuses. Elle aimait aussi entendre ma voix tout simplement, alors dans ces moments là je lui racontais ce que je faisais quand j’étais petit. Je lui parlais de ses grands-parents., je lui parlais de sa maman. Et elle m’écoutait attentivement, et j’étais même sur qu’elle enregistrait tout. Elle était si intelligente !

J’ai pincé les lèvres pour faire croire que j’avais pris la mouche, mais je n’ai pas pu garder mon sérieux plus longtemps, surtout quand Lena faisait ce qu’elle s’apprêtait à faire. J’étais penché sur elles et elle s’était souvenu qu’elle adorait particulièrement mon pendentif. Katarina m’avait offert le pendentif en forme de clé antique qu’elle tenait de son père il y a presque deux ans au début de notre relation, et il ne m’avait jamais quitté une seule seconde. C’était la clé de son cœur, de son âme. Et elle me l’avait confié symboliquement. J’aurais aimé à mon tour pouvoir lui offrir un symbole de notre amour. Mais pour le moment le symbole de notre amour c’était notre petite Lena. Un symbole vivant d’ailleurs. Et ce symbole ne voulait pas qu’on l’oublie. Elle parlait à nouveau, formant toujours des voyelles entre ses lèvres. Et je fondais littéralement sur place. Je dégoulinais d’amour…

« Elle te rend complètement dingue. Tu verrais ton sourire, on dirait que tu es au paradis. »

J’aurai pu m’offusquer quand elle a insinué que Lena me rendait fou. Mais m’offusquer c’était nier. Et je ne voulais pas nier une telle chose. Oui j’étais fou amoureux de ce petit être si parfait et si doux qu’était Lena. Et même si souvent je réfutais les choses, je savais que Lena faisait de moi ce qu’elle voulait. Oui elle pouvait faire de son Papa ce qu’elle voulait. Et ça n’était certainement que le début. Mais pourquoi lui aurais je refusé quoi que ce soit. J’étais prêt à tout pour elle. Comme pour sa mère. Pour elles, je décrocherais la lune si je le pouvais. Et savoir que je ne pourrais pas si elles me le demandaient me brisait le cœur.

-Bien sûr que je suis au paradis. J’ai la femme la plus délicieuse qui soit et que j’aime comme un fou. Et nous avons le plus adorable des bébés.

Je me suis un peu plus rapproché d’elles et j’ai déposé un baiser dans le cou de Katarina avant d’inonder ma petite princesse de bisous et de chatouilles. Elle ondulait comme un ver. Elle était chatouilleuse, mais elle s’amusait de ce petit jeu. J’y ai joué pendant plus de cinq minutes. Le monde semblait s’être arrêté, et je ne voyais plus que Lena et ma femme. Et j’étais sourd et aveugle au reste. Jusqu'à ce que Lena veuille apparemment passer à autre chose quand elle m’a repoussé avec sa petite main que j’ai fait semblant de mordre . Et je me suis repositionné, m’allongeant à mon tour sur le dos, et passant un bras autour de la taille de ma femme.

Je me suis souvenu tout à coup que Katarina m’avait posé une question. De quoi m’avait elle parlé déjà ? Ha oui…

-Oui, oui elle a dormi.

Je préférais rassurer Katarina. Je savais qu’elle tenait vraiment à ce que Lena dorme comme un bébé de son âge. Elle affirmait que pour le développement de Lena, il fallait qu’elle dorme. Mais elle faisait déjà des nuits complètes. De longues nuits d’ailleurs. Dix heures…. Alors il arrivait l’après midi qu’elle refuse de dormir oui. Et moi je n’y voyais aucun inconvénient. Après tout, pour moi Lena savait ce qu’elle avait à faire. Et je savais que personne ne pourrait la détourner de ce qu’elle avait envie de faire. Et puis, même entre mes bras elle dormait. Elle dormait plus facilement d’ailleurs quand j’étais prés d’elle. J’ai caressé le dos de Lena, complètement absorbé par ce qu’elle faisait. Je l’avais repoussé une fois, mais elle revenait vers mon pendentif, et cette fois ci je n’avais pas le courage de lui interdire de jouer avec. Et bien sûr la clé à a fini dans la bouche de Lena.

-Hein ma princesse que tu dors toujours avec Papa ? Ouiiiiii, oui hein !

Mais elle ne m’écoutait plus. Préférant gouter la clé, qu’elle a rapidement rejetée. Avant d’éternuer. J’ai sorti un mouchoir de ma poche et j’ai mouché ma petite princesse. Avant de la replacer sur Katarina et de m’asseoir contre le mur.

-Et je me suis endormi avec elle.

J’avais pris une petite voix un peu plus basse, comme un enfant pris en faute. Katarina aurait sans doute voulu que je range le linge, ou que je fasse quelque chose. Mais….voir Lena endormie et partie au royaume des songes m’avait arraché des bâillements. Et je ne m’étais pas rendu compte que je sombrais à mon tour dans le royaume de Morphée quand je m’étais couché. Et finalement cette petite sieste m’avait fait du bien. Et chose incroyable, je n’avais pas fait de cauchemars.

Katarina jouait à nouveau avec Lena, faisant promener son doigt sur le visage de Lena, tapotant du doigt de temps en temps sur son nez quand la langue de Lena ressortait. Elle commençait sans doute à ressentir une sensation de faim. Et elle croyait peut être qu’elle pourrait manger le doigt de sa maman. Mais elle aurait pu s’énerver, mais non….. Elle a émis un petit son. Et ça ne ressemblait pas aux « ah » et aux « oh » de tout à l’heure. On aurait dit….un rire. Lena avait ri ! Elle avait ri !

-Oh elle a ri !! Elle a ri !! Kat, elle a ri !!

Ma voix a du prendre des intonations hystérétiques parce que Lena s’est tournée vers moi, la bouche en « O », se demandant certainement ce qui me valait de m’exalter comme ça. Elle était si mignonne. J’ai senti une larme perler au coin de mes yeux.

-Mon bébé fait des choses de grande !
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Ven 24 Sep - 15:52

J'aimais le voir comme ça. Si heureux, si souriant. C'était si peu le cas ces derniers temps... Il ne savait pas à quel point son sourire pouvait me manquer. Le voir malheureux me rendait malheureuse. Sa peine m'était totalement insupportable. Le plus difficile à vivre, c'était que je savais que je n'y pouvais strictement rien. Peu importaient mes efforts pour le rassurer ou l'apaiser. J'avais compris qu'il agissait ainsi parce qu'il n'avait plus confiance en personne. Déjà il ne se faisait plus confiance, alors les autres...Sans compter qu'il pensait sincèrement que nous n'étions plus en sécurité dans la communauté. Et même si c'était triste à dire, j'étais de son avis. Après tout ce qu'il était arrivé j'aurais eu du mal à me persuader du contraire. J'avais peur de rester ici, mais je ne me sentais pas encore prête à tout recommencer ailleurs pour le moment. J'étais encore faible et fragile, tout comme Lena l'était. Alors Ethan était prêt à attendre que nous soyons plus aptes à faire un « long » voyage. Je lui avais demandé d'attendre que Lena ait quatre mois, et il était d'accord, même si je voyais bien qu'il n'acceptait que pour moi. En attendant il veillait farouchement sur nous deux, même s'il tentait également de reprendre mes rênes de la communauté tant bien que mal. Alexander étant toujours dans un second, alors il ne restait que lui, Aaron, et Liam dans une moindre mesure. Sincèrement j'admirais son courage. Je n'aurais certainement pas été capable d'assumer toutes ces choses en même temps. J'étais donc bien contente de n'être que le médecin, qui n'avait à gérer que les blessures, etc... Je préférais rester à la place qui était la mienne, simple et effacée que j'étais.

J'ai senti mon coeur se gonfler d'amour quand il affirma qu'il était effectivement au paradis avec nous deux. Je le comprenais. Je l'étais également quand j'étais avec, comme si le reste n'existait plus. Et il n'existait plus... J'aimais à m'isoler dans notre petite bulle de bonheur. Surtout ces derniers temps. Quand je sentais la déprime me retomber dessus brusquement, je me précipitais dans les bras d'Ethan ou j'allais chercher ma fille. Ils m'apportaient un réconfort certain. J'ai eu un sourire quand il s'est penché pour m'embrasser dans le cou. Puis il se mit à chatouiller Lena, qui gigotait comme une petite folle en souriant et en grimaçant. Elle était si irrésistible que je ne pus m'empêcher d'éclater de rire tandis qu'elle tentait d'échapper aux assauts de son père. Ethan était un vrai gamin avec sa fille. Il ne valait pas bien mieux qu'un enfant avec elle. Lena finit par s'agacer et elle le repoussa de sa petite main. Elle agissait comme une petite princesse, et Ethan, en papa gâteau cédait à tous ses caprices. Comme moi d'ailleurs... Je souris à Lena, qui venait de fourrer son petit poing dans sa bouche. Ethan s'est allongé à côté de moi, avant de passer un bras autour de mon ventre. J'eus un petit sourire. Ah, elle avait dormi. C'était plutôt une bonne chose. Cela expliquait pourquoi elle était dans cet état : elle était en forme, ses batteries étaient rechargées au maximum.

Lena se tourna de nouveau vers son père, les yeux brillants. C'était fou, elle babillait à peine, mais avec un regard elle faisait passer tant d'amour... Ses yeux étaient si semblables à ceux d'Ethan que c'en était presque troublant je dois l'avouer. Lena avait tendu ses petites mains vers son père et je l'ai laissée se pencher vers lui, tout en la retenant. Elle a cherché à attraper la clé qui était accrochée à son cou. Ethan l'avait repoussée une fois, mais elle était aussi têtue que lui, si bien qu'elle finit par l'attraper. Comme tous les bébés, elle portait à sa bouche tout ce qu'elle touchait. Mais le goût de l'argent ne lui a pas plu et elle a recraché, avant d'éternuer. Je suis persuadée d'en avoir pris plein la figure, mais j'étais trop attendrie pour dire quoi que ce soit. Ethan l'a prise sur lui le temps d'essuyer son petit nez avant de l'asseoir de nouveau sur mon ventre. J'ai tourné la tête vers lui quand il a avoué à voix basse qu'il avait dormi avec elle. Tout en soutenant Lena j'ai tendu la main pour aller chercher à caresser la sienne doucement.

« Tu crois sincèrement que je vais te reprocher de dormir avec ta fille ? »

Je secouai la tête.

« Bien sûr que non... D'autant plus que je sais que tu ne dors pas très bien en ce moment. »

C'était un euphémisme. Je savais qu'il dormait à peine la nuit. Je le sentais. Il m'arrivait de mettre très longtemps à m'endormir également, mais j'y parvenais. Lui... Certainement plus durement. Il voulait veiller sur moi, quitte à mettre sa propre santé en danger. Il avait besoin de sommeil. Alors je n'allais certainement pas lui reprocher de dormir, de dormir bien, avec sa fille. Pour que Lena soit sereine, Ethan devait l'être également. Et un bébé qui dort, c'est tellement apaisant... Alors il s'était endormi, tout naturellement. Comment le lui reprocher ? En plus ils étaient adorables endormis tous les deux. Je les avais surpris une fois. Lena dormait tout contre la poitrine de son père, suçant son pouce, et Ethan gardais sa main dans son dos, serrant fermement son bébé contre lui. J'aurais pu, j'aurais pris une photo tellement cela m'avait fait craquer...

J'ai souri à Ethan, avant de tapoter de nouveau le petit nez de Lena, qui tirait la langue. Elle souriais, essayant d'attraper mon doigt. On aurait dit qu'elle voulait le manger. Au bout d'un moment elle a légèrement secoué ses mains avant d'émettre un drôle de son. On aurait dit un début de rire. Je n'ai même pas eu le temps de m'extasier. Ethan s'est empressé de me faire remarquer qu'elle avait ri. J'ai littéralement éclaté de rire, tandis que Lena tapotait mon ventre en... riant. Mais oui, Ethan avait raison, elle riait ! C'était son premier fou rire. Elle avait l'air toute fière d'elle, regardant à gauche, à droite, comme pour vérifier si nous avions bien vu son exploit.

« Oh, mais mademoiselle Lena est une grande fille ! Je suis fière de toi petite princesse. »

Lena a tendu ses mains vers mon visage, et je l'ai approchée de mon visage doucement. Elle a posé ses petites mains sur mon visage, mais son sourire avait disparu. Elle était toute concentrée. Elle me regardait bien droit dans les siens, tout en tapotant mon visage. Je l'ai approchée plus encore et j'ai embrassé son petit front. Elle a gazouillé, avant de laisser sa tête retomber au creux de mon cou. Je l'ai vue porter une main à sa bouche, pour se mettre à sucer son pouce. J'ai caressé son dos doucement en embrassant ses cheveux, tout doux et tout soyeux.

« Tu es sûr qu'elle a assez dormi ? À moins qu'elle ne veuille un gros câlin. »

J'eus un petit rire et d'un geste j'incitai Ethan à venir nous enlacer.

« Si les choses n'étaient pas si compliquées, je crois que je te demanderai de me refaire un bébé tout de suite. »

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Lun 27 Sep - 14:19

J’avais l’impression que chaque jour ma fille faisait de nouvelles choses. Et c’était le cas. J’avais presque peur de m’éloigner d’elle une seule seconde et de rater un nouveau progrès. Qu’en serait-il quand elle commencerait à ramper, à marcher, à parler. J’avais peur. Peur parce que tout allait trop vite. Elle grandissait trop vite à mon gout. Et pourtant j’avais hâte de l’entendre dire Papa. Hâte qu’elle me confie ses secrets, qu’elle me dise qu’elle m’aime et que j’étais le meilleur papa de l’univers. Mais j’aurais voulu qu’elle ne grandisse pas. J’aurais voulu qu’elle reste toujours ce petit bout de femme qu’elle était. Tout ce que je savais c’est que même lorsqu’elle aurait vingt ans, elle resterait ma princesse, mon bébé. Mon amour pour elle était aussi grand que celui que j’avais pour ma femme. Et pas seulement parce que je voyais Katarina en Lena. Mais parce qu’elles étaient les deux êtres les plus indispensables à ma vie. C’était elles qui avaient fait de moi cet homme là. Cet homme dont mes parents seraient sans doute fiers. Je ne doutais pas que de là haut ils nous regardaient. Et ils devaient eux aussi s’émouvoir des progrès de leur petite fille. Dieu qu’ils auraient aimé être grands parents. Et ils auraient aimé Katarina comme leur propre fille je le savais.

Ils me manquaient toujours autant, mais maintenant que j’avais ma propre famille, j’avais réussi un peu à faire leur deuil. Je ne devais plus vivre dans le passé. Je savais que je les retrouverai un jour, et cela suffisait à m’apporter un peu de réconfort. Je devais me concentrer sur le présent. Et le présent c’était ma fille qui venait de rire pour la première fois. Et ma femme, qui tout comme moi, avait entendu et fondait littéralement. Nous étions fous de Lena. Elle nous faisait pleurer de joie, rire, sourire, nous émerveiller. Le rire cristallin de Katarina éclata au même moment où mon cœur explosait dans ma poitrine. Nous étions simplement heureux. Et Lena semblait fière de l’attention qu’on lui portait. Elle était fière d’elle notre petite princesse. Mais nous étions nous aussi si fiers d’elle. J’avais envie de la serrer contre moi tellement j’étais heureux. Mais Lena semblait chercher un auditoire. Maintenant qu’elle avait vu l’effet escompté sur ses parents, elle cherchait d’autres personnes pour s’émerveiller devant elle. Oui ! Décidément Lena agissait comme ma petite princesse, cherchant à mettre sa cour à genoux devant elle. Mais pour le moment, sa cour c’était Katarina et moi. Katarina qui était fière de sa fille elle aussi.

« Oh, mais mademoiselle Lena est une grande fille ! Je suis fière de toi petite princesse. »

Il n’en a pas fallu plus à notre petite demoiselle pour se rendre compte de ce que nous lui disions. Et elle semblait heureuse elle aussi. J’aimais voir mon petit trésor comme ça. Elle ne pleurait jamais. Nous avions cette chance. Parce que je n’aimais pas l’entendre pleurer. J’étais désœuvré quand je voyais des larmes couler le long de ses petites joues roses. Je ne voulais pas qu’elle pleure. J’aurais aimé pouvoir lui éviter cela toute sa vie. Mais hélas je savais que cela n’était pas possible. Alors j’évitais au maximum de la contrarier ou de la faire pleurer. Katarina disait que j’étais trop faible face à Lena. Et c’était peut être vrai même si je le niais. Mais je voulais les protéger du monde extérieur toutes les deux.

Lena ne s’occupait plus de son pauvre papa. Elle n’avait d’yeux que pour sa maman. Et je ne pouvais pas lui en vouloir. J’étais comme ma princesse. Fou d’amour pour ma femme. Elle était si belle, si douce, si gentille, si maternelle. Je savais qu’elle ferait une très bonne mère. Il n’y avait qu’à la voir lorsqu’elle était enceinte. Mais depuis que Lena était née, elle avait changée. Comme si la maternité lui avait conféré cet angélisme dont je la caractérisais. Elle avait cette aura d’ange. Mon ange…Mais mon ange était surtout la maman de Lena. Et Lena avait maintenant décidé que nous avions assez ri. Alors nous nous sommes calmés et tus. La laissant faire.

Elle a approché son petit visage de sa maman, et elle le regardait droit dans les yeux. Elle était tellement belle quand elle se concentrait comme ça. Sauf que pour la première fois, elle ne le faisait pas pour attraper son nounours ou une peluche. Elle semblait vouloir dire quelque chose à Katarina. D’où j’étais je pouvais voir le cœur de ma femme fondre comme neige au soleil quand elle a déposé un baiser sur le front de notre petite princesse. Lena aimait les bisous. Elle adorait ça même. Et elle le prouvait en gazouillant comme à chaque fois. Nous avions de la chance. Notre fille semblait aussi tactile et affectueuse que nous. Elle était le parfait mélange de ce que nous étions. Enfin non…elle était bien plus que cela. Encore bien plus !

Lena voulait un câlin ! Voilà ce qu’elle avait voulu dire à Katarina. Elle s’est blottie contre Katarina. C’était la première fois qu’elle faisait ça. D’ordinaire c’était nous qui réclamions les câlins. Mais cette fois ci c’était elle. Et c’était merveilleux. Quand je disais qu’elle faisait des progrès chaque jour, et que je pouvais partir une heure et qu’elle aurait encore fait quelque chose d’incroyable en mon absence, je disais vrai ! Comment faisaient les autres parents pour arriver à laisser leurs enfants à d’autres ? Moi je n’en étais pas capable. Je la voulais toujours avec moi.

« Tu es sûr qu'elle a assez dormi ? À moins qu'elle ne veuille un gros câlin. »

Lena avait plongé son petit visage dans le cou de Katarina et avait mis son pouce dans sa bouche. C’est vrai que vu comme ça, on aurait pu penser que Lena n’avait pas assez dormi. Et si je n’avais pas dormi avec elle, je me serais sans doute inquiété. Mais Lena avait dormi. Et puis, j’étais persuadée qu’elle avait juste besoin de sa maman. Et heureusement que Katarina m’a incité à venir les enlacer, parce que même si je trouvais la scène très jolie, je me sentais exclu.

-Elle a du dormir trois heures comme d’habitude…

Je ne pouvais pas l’affirmer mais c’était la durée de ma sieste à moi. Alors…. Mais j’avais un doute sur le moment. Est-ce que Katarina n’avait pas raison au fond. Est-ce que cela était suffisant ? Lena n’avait que trois mois… Mais quand je repensais à ce qu’elle faisait d’habitude, je me disais qu’elle dormait rarement plus de trois heures d’affilée en journée. Et puis, j’avais compris qu’elle voulait un câlin. Je pouvais rassurer Katarina. Oui, Lena avait assez dormi.

-Mais je pense qu’elle veut un câlin de sa maman. Comme je la comprends !

Je me suis serrée contre elles, entourant les deux femmes de ma vie dans mes bras. Je n’aurais pas aimé être ailleurs. C’était là ma place. C’était ça mon rôle. Les protéger, les entourer, les aimer. Et j’en oubliais presque que ça avait pu se terminer à jamais. J’arrivais plus facilement à mettre cela de côté quand elles étaient avec moi. Il fallait que j’arrive à oublier. Même si je savais que cela était impossible. J’ai été tiré de ma rêverie par Katarina qui se collait davantage à moi, Lena toujours blottie contre elle et qui semblait s’endormir….

« Si les choses n'étaient pas si compliquées, je crois que je te demanderai de me refaire un bébé tout de suite. »

Un sourire s’est étiré sur mes lèvres quand elle m’a dit qu’elle était prête à ce que nous ayons un nouvel enfant. Bien sur elle ne me demandait pas de lui refaire un enfant. Je comprenais qu’il était encore trop tôt pour elle, et qu’elle voulait surement profiter de Lena. Mais qu’elle me dise qu’elle voulait un autre enfant, était la plus belle déclaration d’amour. Mon cœur s’est gonflé de bonheur. Et j’ai laissé éclater ma joie en lui mordillant l’oreille avant de lui murmurer à l’oreille mon bonheur.

-Mais vos désirs seraient des ordres Madame Jones.

Je voulais d’autres enfants, c’était une certitude. J’en voulais cinq….Katarina n’en voulait que deux…Mais je finirais par la faire céder. Seulement…je revoyais mes ambitions à la baisse depuis qu’elle avait mis Lena au monde. J’avais eu tellement peur… Et puis voir comment elle avait souffert avait été si insupportable que je n’étais pas prêt de vouloir revivre ça. En un mois, elle avait assez souffert comme cela. Alors non…même si j’en mourais d’envie, je ne lui demanderais pas de me refaire un enfant. Ou du moins pas tout de suite. Nous avions Lena et nous l’aimions. Et cette petite princesse était le bonheur de ma vie. Je n’aurais jamais pensé que j’aurai pu aimer un être aussi fort. Et pourtant…

-Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit mon ange, mais tu m’as fait le plus cadeau au monde. Merci mon amour.

J’ai embrassé Katarina sur la joue, insistant un peu. Et j’allais descendre jusqu'à ses lèvres pour l’embrasser vraiment, quand j’ai senti une petite main se poser sur ma joue et pousser. Lena était tout simplement en train de me repousser, les yeux grands ouverts. Et elle m’a fait éclater de rire quand son petit nez s’est froncé.

-Mais tu es jalouse ma princesse…

Je lui ai dévoré le cou de baisers. Elle était si mignonne. On aurait dit qu’elle ne voulait pas que Katarina ayons de gestes amoureux. Comme si elle voulait rester notre centre d’intérêt. Et qu’elle voulait que tout notre amour ne lui soit destiné qu’à elle. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir.

-Papa t’aime aussi ma princesse. Il t’aime très très très fort.

J’ai vu qu’elle hésitait à replonger sa tête dans le cou de sa maman. Et puis, elle a tendu sa petite main vers moi, en me souriant et en gazouillant. J’avais un peu honte de ce que je faisais, mais je l’ai prise des bras de Katarina. Je lui arrachais sa fille dans un sens. Mais moi aussi je voulais un câlin. Je l’ai un peu écarté, fléchissant les bras et la tenant en l’air pendant qu’elle nous regardait avec un grand sourire.

-Tu te marieras avec Papa hein ? Comme ça tu le quitteras jamais.
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Lun 27 Sep - 19:31

Lena voulait un câlin de sa maman ? Il ne fallait pas me le dire deux fois. C'était tout ce que je voulais, prendre Lena dans mes bras, la câliner, la bercer... J'étais toujours débordante d'amour pour elle – comme avec son père évidemment. Et puis elle m'avait tellement aidée, sans même s'en rendre compte... A chaque fois que je me sentais mal, j'étais naturellement allée vers elle. La prendre dans mes bras me calmait et m'apaisait toujours énormément. Elle agissait sur moi ) la fois comme un calmant et un antidépresseur. Non pas que ce ne soit pas le cas avec Ethan. Mais avec elle c'était... différent. Elle était si petite, si douce et si fragile que je mettais ma peine de côté pour pouvoir m'occuper d'elle. Parce qu'elle méritait d'avoir un maman en pleine forme pour pouvoir prendre soin d'elle. J'avais été blessée au plus profond de moi même quand je m'étais presque retrouvée incapable de m'occuper d'elle après mon retour. Cela m'avait rendue malade, au sens propre du terme. J'avais eu l'impression qu'on me coupait les bras et les jambes... et qu'on me les rendait en me rendant mon aptitude à m'occuper correctement et pleinement de mon merveilleux bébé. Non pas qu'Ethan ne s'en occupât pas bien. Loin de moi l'idée de lui reprocher quoi que ce soit ! Il s'occupait de sa fille comme il s'occupait de moi, nous traitant toutes les deux comme une princesse et une reine. Je n'avais strictement rien à lui reprocher. Il était parfait. J'aurais peut-être pu lui reprocher d'introduire Lena dans notre lit de temps en temps... mais non. Moi aussi j'y trouvais mon compte. J'aimais dormir avec Lena et lui. Avec les deux amours de ma vie... Non, je ne trouvais rien à redire sur sa façon d'agir. Je ne trouvais plus rien à redire à ce sujet depuis que je l'avais « repris » avec moi. Parce qu'il faisait tout ce que je pouvais attendre de lui. Il se pliait en quatre pour nous, quitte à se faire hurler dessus par Alexander, quitte à ne plus dormir...

Cela me donnait presque envie d'avoir un notre enfant avec lui. Enfin non, pas presque. J'en avais envie, et ce pour plusieurs raisons. D'abord, je savais qu'il voulait une grande famille. Quelque chose comme quatre ou cinq enfants. Évidemment je n'étais absolument pas certaine d'en vouloir autant. Et puis lui même semblait avoir compris que cette idée relevait à la fois de l'utopie et de la folie pure et dure après la naissance de Lena. Mais deux... ou trois... Pourquoi pas ? Tout ce que je lui demandais, c'était d'être un petit peu patient, je n'étais pas prête à retomber enceinte immédiatement ( encore que ce n'était pas comme si nous faisions vraiment attention à cela... ). Mais oui, j'avais envie de retenter l'expérience. Non pas que Lena ne me comble pas de bonheur. Elle ETAIT le bonheur. Un parfait mélange de nous, à la fois lui et à la fois moi... Ethan semblait ne vouloir que des filles. J'aurais bien aimé avec un garçon, de mon côté. Remarquez que nous ne choisissions absolument pas de ce côté là non plus. Et puis j'étais intimement persuadée qu'Ethan serait très heureux s'il avait un fils... Ce serait notre enfant de toute façon, et c'était bien ce qui était le plus important. Et je voulais que Lena ait un frère, ou une sœur, ou les deux... Ni Ethan, ni moi n'avions eu cette chance, ma mère mourant trop vite et la sienne se retrouvant incapable d'avoir d'autres enfants après lui. Je ne voulais pas que Lena grandisse « seule ».

« Ce ne serait pas de la folie que je te le demanderais, je crois. »

Si les choses avaient été différentes et si nous avions vécu « normalement », je crois que c'est ce que j'aurais fait. Mais aujourd'hui les choses étaient assez risquées. C'était ce qui me freinait dans cette démarche. J'avais peur, j'avais toujours peur. J'avais eu peur durant ma grossesse, peur de ne pouvoir donner à Lena tout ce dont elle avait besoin. Finalement nous ne nous en sortions pas si mal que cela, Lena ne manquait de rien. J'espérais que cela dure. Une princesse ne doit jamais manquer de rien. J'eus un sourire quand il me remercia de lui avoir donné. Je tendis la main et caressai sa joue tendrement, tenant toujours Lena contre moi de l'autre main.

« Je pourrais te remercier de la même façon, Ethan. Je n'ai pas fait Lena toute seule, tu sais. Tu m'as tout de même bien aidée. »

Il m'avait accompagnée tout au long de ma grossesse, avait toujours été là, juste derrière moi, même lorsque nous étions « séparés ». Si j'avais porté Lena, il m'avait portée moi. Ce n'était pas négligeable. Ethan se pencha pour embrasser ma joue, et au moment où il s'apprêtait à m'embrasser vraiment, Lena le repoussa, posant sa petite main sur sa joue, comme pour signifier « non, je n'ai pas envie que tu embrasses maman. Occupe toi de moi plutôt ». j'aurais pu être gênée et frustrée si elle n'affichait pas cette petite bouille adorable. Finalement elle fut celle qui récolta tous les baisers de son père, qui la faisait gazouiller comme une bienheureuse. Finalement elle tendit sa petite main vers lui et de bonne guerre je le laissais me la prendre des bras. J'en profitai pour aller me serrer contre Ethan, qui la soutenait au dessus de nous. Elle devait trouver cela très drôle puisqu'elle souriait et agitait ses petites mains comme une bien heureuse. J'affichai un air jaloux avant de frapper l'épaule d'Ethan plus ou moins doucement.

« Nom mais dis donc ! Si tu crois que tu vas m'échapper en épousant ta fille, tu te mets le doigts dans l'oeil !»

J'éclatai de rire, faisait sursauter Lena, avant qu'elle ne reprenne son joyeux babillage. Je passai un bras autour d'Ethan avant de poser ma tête contre son épaule en soupirant.

« Est-ce qu'on ne t'a jamais dit que la princesse n'épousait jamais le roi dans les contes de fées ? Il faut lui trouver un beau prince charmant. »

Je tendis une main vers Lena et caressai ses cheveux doucement en souriant, avant de me caler de nouveau contre Ethan.

« Je crois qu'on va éviter de lui trouver un fiancé tout de suite. Attendons au moins qu'elle sache parler. Histoire qu'elle nous dise si elle préfère les bruns ou les blonds ! »

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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Mar 28 Sep - 18:26

Ce petit bout de femme ne se rendait sans doute pas compte du trésor qu’elle représentait pour moi. Je lui devais absolument tout. Sans elle, je n’aurais sans doute pas compris qu’il fallait que je mette mon passé derrière moi et que je cesse de faire souffrir sa mère. Tous les efforts que j’avais fait a cette époque c’était parce qu’elle était là et qu’elle ne méritait pas d’avoir un père absent ou incapable de prendre soin d’elle et de sa maman. C’était elle qui m’avait fait réaliser toutes les erreurs que j’avais commises. Je m’étais accroché jour après jour pour vaincre mes démons et j’avais réussi.

Je devais vraiment mon salut à Lena. Mais je lui devais surtout le bonheur qui m’inondait à chaque seconde depuis qu’elle était entrée dans nos vies. Lena ne nous avait pas seulement réconciliés Katarina et moi, elle nous avait consolidés, rendus plus fort, plus adultes. Depuis que nous étions parents, nous avions compris à quel point le mot « responsabilité » avait de l’importance. Nous voulions tout ce qu’il y a de meilleur pour Lena, et nous faisions tout pour le lui donner. Mais je savais que nous pouvions faire encore plus. Bientôt, Lena s’épanouirait au grand jour, et j’avais hâte d’être à ce jour.

Elle me rendait fou de joie et d’amour. Tout en elle me faisait craquer. Ces petites mains, ses petites joues, ses grands yeux, ses gazouillis, ses expressions. Absolument tout. Je pouvais en parler pendant des heures sans me fatiguer. Je pouvais passer des heures à la voir sourire, jouer, manger, dormir. J’étais littéralement fou de ma fille. Et parfois je m’en voulais d’avoir l’impression d’aimer plus Lena que Katarina. Jusqu'à ce que je comprenne que cet amour était différent.

Lena agitait les mains devant moi et souriait comme une bienheureuse pendant que je devenais complètement gaga. J’en aurais presque oublié, avec une certaine honte, que Katarina était là. Mais quand j’ai dit à notre princesse qu’elle se marierait avec moi, Katarina a frappé mon épaule dans un geste qui se voulait sans doute vengeur. Mais elle ne m’a pas fait mal. Non pas que je veuille jouer les costauds mais Katarina n’avait pas voulu me faire mal. Seulement, elle se manifestait.

« Nom mais dis donc ! Si tu crois que tu vas m'échapper en épousant ta fille, tu te mets le doigts dans l'œil !»

J’ai failli éclater de rire en même temps que Katarina parce qu’elle me faisait rire avec sa pseudo jalousie. Bien sur que non je ne voulais pas lui échapper en épousant notre fille. Quand bien même je pourrais le faire d’ailleurs…Mais Lena a eu peur, et a sursauté quand sa mère a éclaté de rire. Elle a sans doute été surprise et sa bouche s’est arrondie avant qu’elle comprenne qu’il n’y avait rien de grave. Lena avait cette capacité a passer tellement rapidement à autre chose que deux secondes après, elle recommençait à parler dans sa propre langue à elle. Qu’est ce que j’aurais donné pour comprendre ce qu’elle disait. J’aurais aimé avoir ce pouvoir de savoir ce qu’elle semblait nous dire.

La possessivité de Katarina s’est manifestée malgré elle quand elle a passé son bras autour de moi. Comme si Lena allait m’arracher à elle….Mais je n‘allais pas me plaindre des manifestations d’amour de mon épouse. Rien ne me ravissait plus que ces petits gestes amoureux qu’elle avait quotidiennement. Comme cette façon qu’elle avait de poser sa tête contre moi. Dans ces moments là j’avais l’impression d’avoir des pouvoirs magiques. J’avais l’impression d’être un preux chevalier. Et comme toujours, mon cœur a fait un bond et s’est rempli d’amour.

« Est-ce qu'on ne t'a jamais dit que la princesse n'épousait jamais le roi dans les contes de fées ? Il faut lui trouver un beau prince charmant. »

Alors que je souriais en rapprochant Lena pour la poser sur moi, mon sourire s’est quelque peu fané. Katarina venait de me briser le cœur. Bien sûr, au fond, je savais que ma fille ne m’épouserait jamais. Et mon amour pour elle n’était pas incestueux, bien au contraire. Mais j’étais triste parce qu’elle venait de mettre sur le tapis un sujet auquel jamais je ne voulais penser. Ma fille avec un garçon. Même si Lena n’avait que trois mois, je n’imaginais même pas une seule seconde ma petite fille avec un garçon. Je l’aurais déjà tue avant. Ca j’en étais certains. Personne ne toucherait à ma fille. Personne !

Personne ne serait jamais assez bien pour cette petite princesse. Parce qu’elle ressemblait tant à sa mère. Et Katarina était l’être le plus parfait qu’il m’ait été donné de connaitre et de rencontrer. Et cet être parfait m’aimait. Avait accepté de m’épouser. Et pas un seul jour, je ne me réveillais en pensant à la chance que j’avais. Et pourtant, je n’ai su que m’offusquer. Parce que je ne voulais pas que ma fille en aime un jour un autre que moi.

-Il est hors de question qu’on lui trouve le moindre prince charmant !

Et je ne plaisantais pas. Je n’avais pas crié. J’avais dit juste cela avec une voix affirmée. Autant me crever le cœur que de laisser mon bébé me quitter. Non, non, non ! Hors de question. J’ai amené vers moi Lena pour la garder comme un trésor que j’allais garder égoïstement. Oui Lena était ma fille ! Et personne ne me la volerait ! Katarina savait sans doute que le sujet était sensible pour moi. Lena, elle, s’en fichait pas mal, elle s’était agrippée à mes cheveux et tirait en tirant la langue pour se concentrer.

« Je crois qu'on va éviter de lui trouver un fiancé tout de suite. Attendons au moins qu'elle sache parler. Histoire qu'elle nous dise si elle préfère les bruns ou les blonds ! »

Non, non, non et non. Jamais de la vie. Personne ne me volerait ma fille. Je ne voulais pas ! C’était m’arracher le cœur. Et puis, je savais que personne ne serait jamais assez bien pour elle. Je ne disais pas être le meilleur homme sur terre. Mais Lena était ma fille. Et je ne voulais pas voir de l’amour dans ses yeux pour quelqu’un d’autre que sa mère et moi. Je savais d’avance que cela me crèverait le cœur.

Mon regard est passé plusieurs fois de Katarina à Lena jusqu'à ce que je secoue la tête et que je prenne Lena plus étroitement contre moi

- Je ne laisserais pas quelqu’un s’approcher à moins de cinq mètres de mon bébé. C’est ma fille !

J’étais plus que sérieux. Je tuerais quiconque s’approcherait de Lena. C’était mon rôle de père. Et oui, j’étais possessif. Mais je m’en fichais pas mal dans un sens. On est possessif que de ce qu’on aime. Et c’était encore plus fort que de l’amour que je ressentais pour Lena. C’était de l’adoration. Et je voulais qu’elle m’aime autant que je l’aimais.

J’ai posé ma tête contre celle de Katarina tout en caressant le dos de Lena, qui maintenant, me faisait un câlin à moi. Câlin qui m’a fait fondre. Elle devait avoir compris de quoi sa mère et moi parlions, et elle voulait sans aucun doute me rassurer. Elle m’aimerait toujours et ne me quitterait jamais.

-Hein oui ma princesse, ouiiiii. Maman dit des bêtises ! Elle dit que tu vas quitter ton Papa adoré. Mais elle dit des bêtises parce qu’elle est jalouse. Jamais ma princesse abandonnera son Papa hein ? Ouiiiiii.

Je ne voulais pas blesser Katarina, et elle le savait certainement. Mais je ne voulais même pas penser à ma fille qui aimerait un garçon. C’était bien trop dur. Je voulais vraiment qu’elle ne soit qu’a moi. Tellement que là, c’en devenait une obsession. Je savais qu’elle ne pouvait pas me répondre. Mais il me suffisait de la regarder pour voir qu’elle m’aimait et qu’elle ne me ferait jamais du mal en cessant de m’aimer. Lena était trop gentille pour me briser le cœur. Elle avait plongé son visage dans mon cou et avait mis son poing dans sa bouche. Je craquais pour ce petit bout de chou. Mon cœur se gonflant d’amour.

-Je t’aime ma princesse. Très très fort.

Rien n’était trop beau pour elle. Comme pour Katarina. Pour elles, je décrocherais la lune. J’ai vrillé mon regard vers Katarina, en plongeant mes yeux dans les siens et avec une mine triste. Oui j’étais triste. Triste et heureux à la fois.

-Sérieusement Katarina, pourquoi tu me brises le cœur en me disant déjà que ma fille va me quitter un jour ?

Je savais pourtant qu’elle n’avait pas pensé à mal, mais l’effet était là. J’avais mal de penser à ça.

-Je ne sais pas si je le supporterais tu sais…Si je m’écoutais, je voudrais qu’elle ne grandisse jamais. Je voudrais qu’elle reste pour toujours mon bébé et qu’elle me regarde toujours avec autant d’amour…
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Jeu 30 Sep - 9:47

Je me doutais qu'Ethan allait s'offusquer. Et j'avoue que cela me faisait rire de le voir jouer les pères surprotecteurs. On aurait dit n'importe quel autre père. Toucher à sa fille ? Hors de question. La laisser grandir ? Hors de question. Laisser un garçon l'approcher ? Hors de question. À se faire du souci pareil pour sa fille, il finirait par faire une syncope avant l'heure. Lena n'avait que trois mois, nous avions encore pas mal de temps devant nous. Enfin... Disons que j'avais à peu près quinze ans pour le préparer psychologiquement à tout cela. Et connaissant Ethan, je me demandais si quinze années seraient suffisantes ou s'il m'en faudrait cinq ou dix supplémentaires. Pour le moment, pas question de trouver un prince charmant à Lena. C'était pourtant bien un prince charmant, non ? Visiblement pas assez pour Ethan. Il était aussi jaloux avec sa fille qu'il l'était avec moi. À ceci près que Lena ne lui donnait pas vraiment de raison d'être jaloux... Et pour cause ! Il était encore le seul homme dans sa vie. Oh bien sûr Lena ne rechignait pas à être dans les bras d'Aaron, ou Alexander... Mais aucun ne valaient ceux de son père. Lena finissait par les réclamer à un moment où à un autre. C'était drôle comme elle avait l'air petite entre ses bras. Même si elle avait bien grandi, elle paraissait toujours minuscule dans ses bras. Surtout maintenant qu'il l'avait ramenée contre lui. Comme toujours elle s'est amusée à s'accrocher à ses cheveux. Pas vraiment pratique d'avoir les cheveux longs quand on a un bébé... Mais je lui avais formellement interdit de les couper. Je l'aimais trop comme ça, me plaisant à replacer une mèche folle derrière son oreille, à caresser ses cheveux... Et puis admettons le une bonne fois pour toute, cela lui donnait un petit air rebelle qui me rendait complètement folle de lui. Enfin, un tout petit peu plus que je ne l'étais déjà, plutôt.

« Hey ! Je te signale que c'est ma fille aussi, alors j'exige pouvoir entrer dans ton périmètre de sécurité. Que tu devrais limiter à dix mètres au lieu de cinq d'ailleurs. »

Oui, je me moquais de lui... Mais ce n'était pas méchant. Et puis je ne pouvais pas lui en vouloir. Lena était déjà magnifique à trois mois, alors dans quinze ans elle ferait certainement tourner pas mal de têtes. À commencer par celle de son père. En cet instant, Ethan me rappelait mon père. Aucun garçon n'était jamais assez bien pour moi ( non pas que j'aie jamais aimé quelqu'un d'autre qu'Ethan ), mis à part Vitali. Que je n'avais jamais considéré que comme un frère. Il n'y avait jamais rien eu d'autre entre nous. Et il n'y aura jamais rien. Vitali était fou amoureux d'Eden et j'étais folle amoureuse d'Ethan, n'en déplaise à nous deux pères respectifs qui avaient désespérément essayé de nous mettre ensemble. J'eus un frisson tandis que l'image d'Armando s'imposait à moi. Je la chassai bien vite de mon esprit, pour me concentrer sur Lena et Ethan, les seuls qui comptaient aujourd'hui. J'ai souri quand Lena a enfoui sa tête dans le cou de son père. Elle avait sa façon bien à elle de nous câliner. Je levai les yeux au ciel. Maman disait des bêtises ? Oh, non mais dis donc ! Pour un peu je me serai offusquée ! J'ai tendu la main vers Lena et j'ai caressé sa joue. Elle m'a regardé avec ses grands yeux avant de sourire et de fourrer son poing dans sa bouche. Puis Ethan s'est tourné vers moi, me regardant avec un petit air triste. J'ai eu un petit rire étouffé avant de caresser sa joue.

« Je te le dis parce que je sais qu'il va te falloir une bonne quinzaine d'années pour qu'éventuellement tu réalises qu'elle aura peut-être envie de se trouver un amoureux pour faire comme maman avec papa. »

Enfin, peut-être pas, étant donné que les choses étaient allées assez vite entre lui et moi. Mais c'était pour le principe. Ethan ne l'empêcherait certainement pas d'avoir sa vie elle aussi. Même si je savais que la tentation serait grande... Je laissai ma main sur le visage d'Ethan, et je continuai à le caresser lentement en souriant.

« Les bébés sont fait pour grandir... Et pas seulement dans le ventre de leur maman. Lena va devenir une petite fille, puis une jeune-fille, puis une jeune-femme, puis une femme... Mais ce n'est pas parce qu'elle va grandir qu'elle va cesser de t'aimer ! Arrête de penser une bêtise pareille. Tu es un père formidable qu'elle ne cessera jamais d'aimer. »

Je me redressai et me penchai sur Ethan, en faisait attention à Lena, et je l'embrassai tendrement, avant de me laisser retomber à côté de lui. Je posai ma tête sur sa poitrine et l'enlaçai, enlaçant Lena du même coup. Si seulement il ne pouvait y avoir que ce genre de moments... J'aurais presque voulu que le temps s'arrête. Pour pouvoir oublier le reste, qui ne valait rien à côté de ces moments passés ensemble. Et dire que j'avais failli perdre tout ça... Aujourd'hui encore cette pensée me tordait le coeur. J'avais failli perdre tout ce qui me tenait le plus à coeur. Je n'osais pas penser à ce qui aurait pu arriver si Ethan était arrivé une heure plus tard... Ou même une minute. J'avais eu de la chance dans mon malheur. Il été arrivé à temps pour empêcher Alan de finir ce qu'il avait commencé. Mais aujourd'hui, c'étaient les menaces d'Armando qui tournaient dans mon esprit. Il avait menacé de tuer ma fille, mon mari et tous mes amis si je ne lui disais pas ce qu'il voulait entendre. Je n'avais jamais dit un mot de cela. J'aurais préféré mourir que de dire quoi que ce soit... J'avais tellement peur qu'Armando trouve un moyen de nous atteindre une fois encore. Tellement peur qu'il s'en prenne à Lena, qui n'avait aucun moyen de se défendre. Tellement peur... Je soupirai et chassai une fois encore ces souvenirs désagréables de mon esprit.

« Tu sais quoi ? J'aimerais bien avoir un garçon. Pour pouvoir moi aussi me marier avec lui et le garder avec moi pour toujours. Un mini Ethan. Ce serait drôlement mignon. »

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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Sam 2 Oct - 16:59

Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas. Imaginer ma fille avec un garçon était tout simplement quelque chose que je refusais catégoriquement d’envisager. Personne ne lui arriverait jamais à la cheville. Elle était bien trop précieuse pour que quelqu’un me la vole. Et je ne voulais qu’elle n’aime que nous, qu’elle soit toujours à nous. Je voulais qu’elle reste à jamais ce petit bébé aux grands yeux bleus qui me regardait comme si j’étais la réincarnation vivante de Dieu. Je me sentais tellement beau, intelligent, parfait quand elle me regardait et me souriait. C’était sans doute la première personne qui me regardait comme si je n’avais aucun défaut. J’étais son papa chéri et elle m’aimait sans condition. Et je ne voulais pas qu’on me vole ça. Jamais ! Personne n’avait le droit.

Je savais bien que Katarina se moquait de moi et de mon amour pour ma fille. Dés le début elle s’était moquée de moi. Oh, gentiment hein ! Je voyais bien qu’elle était touchée de voir combien j’étais amoureux de ce petit être. Elle me chahutait souvent comme en cet instant où elle se moquait des mesures de sécurité que je mettrais sans doute en place quand elle serait soi disant en âge de tomber amoureuse. Bien sur que je ne laisserais personne approcher mon petit trésor. Il faudrait me passer sur le corps avant ! Et encore…je trouverais certainement un moyen d’évincer les prétendants de Lena une fois mort…

Elle se moquait de moi. Et même si j’affichais un air triste, tristesse qui était mienne de penser à ma fille amoureuse d’un autre que moi, c’était un peu un jeu. Nous le savions tous les deux. Mais elle était toujours aussi tendre avec moi et a caressé ma joue alors que je serrais fort Lena contre moi. Elle avait raison, il valait mieux me préparer à l’épreuve que ce serait. Mais à nouveau quand elle a dit que ma fille pourrait être amoureuse et avoir des relations….enfin….des relations….Même ce mot je ne pouvais pas le penser, c’était au dessus de mes forces. Non, non et non. Ma fille ne ferait pas comme papa et maman. Hors de question.

J’allais finir par croie que Katarina voulait ma mort. Je savais qu’elle ne pensait pas à mal, mais je me sentais blessé et malheureux. Ma petite princesse ne comprenait sans doute pas pourquoi je refusais de la lâcher un peu. Mais j’avais besoin de la garder tout contre mon cœur, pour qu’elle sente la force de mon amour pour elle et qu’elle sache qu’elle me briserait le cœur à l’ instant où elle poserait ses yeux amoureux sur un autre que moi. Je ne pouvais m’empêcher de serrer la mâchoire et d’avoir envie de pleurer. Heureusement que Katarina me caressait avec toute la tendresse qu’était la sienne, sinon je me serais sans doute laissé aller.

Je savais qu’au fond elle avait raison. Il fallait que je commence à accepter que Lena doive grandir, et que plus elle grandirait, plus elle gagnerait en autonomie. Mais ce n’en était pas moins douloureux. J’espérais seulement qu’elle dise vrai. Que Lena ne cesse jamais de m’aimer. Parce que si c’était le cas, je savais que je préférais la mort. Lena était ma petite princesse, et qu’elle ait un an ou quarante ans, jamais je ne cesserais de la voir comme un miracle et un don du ciel.

J’étais encore trop perturbé pour apprécier réellement les efforts que Katarina faisait pour me rassurer. Bien sûr j’appréciais qu’elle soit aussi câline en posant sa tête sur moi et en m’enlaçant. Mais j’avais besoin d’accepter les choses. Un petit peu…Ma fille, pour le moment, m’appartenait. C’était tout ce que je savais et dont j’étais convaincu. Katarina était ma femme oui….. Mais Lena…ce ne serait jamais pareil. Elle m’appartiendrait toujours, c’était mon enfant, la chair de ma chair. Mon esprit obtus à mis quelques minutes avant de fonctionner correctement. Katarina m’enlaçait et je n’étais même pas fichu de la rassurer aussi. Elle devait penser que je lui en voulais. Et quand elle s’est mise à soupirer, j’ai pensé qu’une pluie de reproches allait s’abattre sur moi. Mais non…

Elle parlait d’avoir un autre enfant. Un garçon. Elle voulait une miniature de ce que j’étais. Pour se marier avec lui disait –elle. Mais même si la perspective d’avoir un autre garçon m’enchantait. Ce que je ne voulais pas c’est qu’il me ressemble. J’avais fait trop d’erreurs pour que je veuille que mon fils, si un jour j’en avais un, ne les refasse.

-Ha non hein !!Pas de garçon ! Je ne veux pas d’un mini-moi ! Je ne suis pas un modèle à suivre bien au contraire !

Je m’étais tellement égaré. J’avais fait du mal à mes parents là où ils étaient. J’avais mis ma vie en danger jour après jour pendant des années. Et surtout j’avais blessé mon ange. J’avais failli la tuer….Je lui avais déchiré le cœur, je l’avais piétiné. Je ne voulais pas qu’elle revive ça avec un garçon. Et puis…..j’avoue que maintenant que j’avais Lena, je ne me voyais pas avec un petit garçon, si parfait puisse t’il être. Je ne voulais que des filles, qui me rappellent jour après jour mon amour pour leur mère. Et je voulais encore des petits clones de Katarina. Comme Lena…..Oui, je ne voulais que des filles.

-Et puis….un garçon ça mettrait mon projet aux oubliettes… Ha oui je t’ai pas dit ? J’avais comme projet de commencer à monter un harem !

Elle s’était moquée de moi tout à l’heure, alors c’était à mon tour de la taquiner. J’ai levé mon regard vers elle, et Lena en a profité pour me repousser un petit peu .Et je l’ai laissé faire, la posant dos à moi sur mes genoux, la retenant en posant mes mains sur mes jambes pour éviter qu’elle ne se fasse mal en basculant en avant. Je savais que je risquais de me prendre un coup dans l’épaule, mais j’aimais ces moments là où nous jouions l’un avec l’autre sans méchanceté aucune.

Katarina ne semblait pas réagir, ou alors elle faisait semblant de bouder, alors j’ai déposé un baiser dans son cou, m’attardant un peu en suçotant un peu sa gorge. Assez pour avoir un élan d’amour et d’affection avant de me poser ma tête sur son épaule et de rire un peu.

-Mais dites donc Madame Jones…..vous parlez beaucoup d’avoir un deuxième bébé….

C’est vrai qu’en peu de temps c’était la deuxième fois qu’elle évoquait un deuxième enfant. Et même si j’en étais plus qu’heureux et enthousiaste, je ne m’attendais pas à ça. Katarina m’avait dit vouloir prendre du temps pour élever Lena et en profiter. Et là j’avais l’impression qu’elle voulait à nouveau être enceinte. Moi ? J’étais partagé entre angoisse et enthousiasme. Parce que sa grossesse et son accouchement m’avaient causés tellement de nuits blanches et d’angoisses que je ne savais pas si je survivrais à une deuxième grossesse…

-Je croyais que tu voulais attendre que Lena ait deux ou trois ans mon ange.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: Our kingdom of joy....( Pv Katarina)   Dim 3 Oct - 17:00

Ethan ne voulait pas de garçon. Il voulait des filles, des filles, et encore des filles... Je n'étais pas certaine de vouloir tant de filles que cela... Une seule mini Katarina c'était largement suffisant ! Il était vrai que Lena me ressemblait beaucoup, même si elle avait les yeux d'Ethan. Elle avait mon nez, mes lèvres, mon air... Oui, une seule mini moi ce serait largement suffisant ! Oh bien sûr il était possible que nos potentiels autres enfants lui ressemblent plus qu'ils ne me ressemblent... Et puis de toute façon, si je retombais enceinte nous ne pourrions pas vraiment choisir. En fin de compte moi cela m'était égal. Un garçon, une fille... C'était de toute façon merveilleux d'avoir un enfant avec Ethan. Tour ce que je voulais c'était que cela n'aille pas trop vite et pas trop mal... Mais je n'étais pas contre l'idée d'avoir un jour un fils. Ethan ne semblait pas du même avis que moi, il ne se considérait pas comme un modèle à suivre... Je levai les yeux au ciel en soupirant. Parce qu'il s'imaginait peut-être que j'étais LE modèle à suivre ? Moi aussi j'avais fait des bêtises dans ma vie. Peut-être pas aussi « grosses » que les siennes, mais j'en avais fait. Et puis il s'était sorti de tout cela, ce qui prouvait qu'il pouvait être un bon exemple. Et puis dans tous les cas, ce serait son exemple que Lena suivrait. Qu'elle soit une fille n'y changerait rien du tout... Mais allez faire entrer ça dans la tête d'Ethan. Il était plus têtu qu'une mule ! Surtout quand il s'agissait de sa fille... Mais on ne pouvait pas dire que j'étais mieux que lui. Quoique j'étais certainement nettement plus objective que lui. Enfin, j'avais au moins le mérite d'essayer de l'être. Mais il était si facile de s'égarer... Lena donnait l'impression d'être absolument parfaite. Pouvais-je dire qu'elle ne l'était pas ? Non, certainement pas. Elle aurait toujours ce petit côté parfait. Parce qu'elle était ma fille.

Je dû faire une grimace quand il m'avoua sur le ton de la plaisanterie qu'il avait l'intention de constituer un harem. J'affichai une mine boudeuse et je croisai mes bras sous ma poitrine, comme je le faisais toujours quand je bouder ou que j'étais vexée. Mais je ne l'étais pas vraiment, cela se voyait au sourire en coin que j'avais.

« Tu sais que pour avoir un harem il faut beaucoup, beaucoup de filles ? Tu vas devoir prendre une maitresse ou deux, je n'y arriverai jamais toute seule ! Je ne suis pas une poule pondeuse ! »

Je ris doucement. Inutile de dire que s'il approchait une autre femme, je l'étripai en beauté ! Non mais ! Je soupirai doucement en décroisant les bras, tandis qu'il asseyait Lena dos à lui. À chaque fois c'était pareil, elle regardait partout comme si elle redécouvrait la chambre dans laquelle elle passait le plus clair de son temps. Elle s'agitait, tendait les mains... Elle aurait pu tout toucher et tout goûter qu'elle l'aurait certainement fait sans hésitation. Il fallait faire sans cesse attention, parce que tout ce qu'elle trouvait elle le mettait à la bouche, comme elle venait de le faire avec la clé d'Ethan. Sinon c'était nos cheveux, nos vêtements... Tout ce qui passait à portée de ses petites mains en résumé. Mais je trouvais sa soif de découvrir le monde tout à fait adorable. Elle était très éveillée, et j'en savais suffisamment sur les bébés pour m'en réjouir. De toute façon, je me réjouissais de tout avec elle : quand elle riait, jouait, dormait, souriait... Elle était une véritable source de bonheur à l'état pur. Comme son père l'était pour moi... Chaque matin je m'émerveillais de me réveiller dans ses bras – presque comme si j'avais peur que ce ne soit qu'un rêve.

Je frissonnai agréablement tandis qu'il se penchait pour m'embrasser dans le cou. Je le laissai faire en glissant ma main derrière sa nuque, pour finalement passer un bras autour de lui tandis qu'il posait sa tête contre mon épaule. Je continuai à caresser ses cheveux doucement, tout en gardant un œil sur Lena. J'eus un sourire. Oui, cela faisait deux fois en un quart d'heure que je parlais d'avoir un deuxième bébé. Je restai silencieuse une minute, pensive.

« Je sais que tu veux une grande famille, Ethan... Et je suis prête à te la donner, parce que je sais que tu y tiens. Bon d'accord, je ne te donnerai peut-être pas de quoi constituer un harem, je l'admets. »

Deux ou trois enfants de plus, c'était déjà pas mal, non ? Je soupirai doucement, avant de laisser ma tête retomber contre la sienne, toujours en caressant ses cheveux.

« Et puis toi et moi, nous savons très bien que... que nous ne faisons pas très attention. Et qu'il serait nettement plus raisonnable d'attendre que Lena soit plus âgée... Ce qui ne change rien au fait que nous ne faisons pas très attention et que nous risquons fort de nous retrouver avec un second bébé surprise plus vite que nous ne le pensons. »

J'eus un petit rire, avant d'embrasser ses cheveux.
Si j'avais su !

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