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 Can Somebody Help Me? [PV Samaël]

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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Dim 26 Sep - 20:29

La porte se referma.

Quelques secondes plus tard, je m'avançai jusqu'à la porte, me plaquant contre cette dernière et râclant la porte en bois avec mes ongles. Quelques instants plus tard, je m'avançai jusqu'à la fenêtre : Je n'aurais pas dû... Parce que le voir s'éloigner dans la rue fut une épreuve insupportable. A l'instant même où il tourna au coin d'une rue, je me mis à hurler, incapable de me retenir plus longtemps : Il fallait que ça sorte. Il fallait que cette souffrance sorte. Oh, ça n'allait pas la faire disparaître pour autant, mais il fallait qu'elle sorte. J'étais au plus mal. Je l'aimais et je venais de lui adieu car il avait été clair : Jamais il n'allait revenir à la communauté. Je lui avais demandé de juste y réfléchir mais même à cela il avait répondu non. Non il n'allait pas revenir. Non il n'allait pas y réfléchir. Plus jamais je ne le reverrais... Plus jamais je ne recroiserais son regard... Combien de temps allait-il survivre dans ces rues hostiles? Je n'avais pas besoin d'imaginer ce que sa mort pourrait me faire puisque j'étais déjà passée par là lorsque je l'avais cru mort après l'effondrement de la galerie. J'avais fait un choix, et j'avais choisi mon mari parce que je l'aimais, mais cela ne changeait rien à mes sentiments pour Aristide et cela ne changeait rien à la douleur fulgurante qui me brûlait la poitrine. J'observai l'appartement à travers mes larmes et là, sans que je puisse le contrôler, la douleur prit la forme d'une violence soudaine : Je ne supportais plus de voir ces meubles qu'il avait touchés, ce matelas que nos corps avaient touché... Tout ça... Je ne supportais plus de poser les yeux sur tout ce qui me rappelait ce que je venais de faire pour une seconde fois : Je l'avais quitté. Je me jetai alors sur tout ce que je trouvais et fracassai le tout : Des poings et des pieds, je frappai tout ce qui me passait sous la main. Les conserves terminèrent au sol, les meubles terminèrent avec les portes cassées et arrachées, quant au matelas, je me saisis d'un couteau et me jetai dessus avant de planter la lame dedans et de tailler le tissu. Je finis par lâcher le couteau et par tirer sur le tissu avec mes mains jusqu'à l'arracher. Bientôt, le matelas ne fut plus qu'un tas de tissu et de mousse diforme. J'avais les mains en sang mais je m'en fichais, je ne ressentais même plus la douleur physique tant la douleur de mon coeur était puissante. Je finis par m'allonger par terre et me mis à fixer le plafond, devenu trouble à travers mes larmes. C'était fait... Cette réalité était effrayante... J'avais bien sûr hâte de retrouver Alexander et je priais pour qu'il soit capable de me pardonner, je priais pour que notre mariage puisse survivre mais j'avais peur de ne pas réussir à vivre sans Aristide comme j'aurais eu peur de ne pas réussir à vivre sans Alexander si j'avais choisi Aristide. Je n'avais de toute façon pas d'issue. Si... J'aurais pu les quitter tous les deux... Peut-être que ç'aurait été la meilleure solution finalement... C'est sur ces pensées que le sommeil m'emporta mais pas pour très longtemps.

Quand j'ouvris les yeux, je vis que le soleil éclairait toujours l'appartement et il semblait encore très haut dans le ciel : Il ne devait pas être plus de 13 ou 14 heures. Je me redressai et observai les dégâts que j'avais fait... Des dégâts matériels qui étaient à l'image des dégâts que j'avais fait dans le coeur d'Aristide. Je me relevai et entreprit de préparer mes affaires. Mon sac fut rapidement rempli car je ne pris pas la peine de ranger mes affaires correctement ou de plier mes vêtements. Je mis tout en vrac, ne souhaitant qu'une seule chose : Quitter cet appartement. C'était idiot, je le savais, parce que j'avais un certain confort et aussi une certaine sécurité mais il m'était impossible de rester là et de survivre au milieu de tous ces souvenirs. C'était juste... C'était au-dessus de mes forces. Il ne me fallut pas plus de quelques minutes pour tout rassembler et lorsque mon sac de couchage fut roulé et accroché à mon sac à dos, je récupérai mon fusil et quittai l'appartement sans me retourner. Je n'avais même pas pris la peine de soigner mes mains. Ce n'était de toute façon que quelques écorchures, rien de bien grave. Je descendis les escaliers aussi vite que ma jambe blessée me le permettais et lorsque je fus dehors, je pris la direction opposée à celle qu'avait pris Aristide. La ville était grande, et je devais faire en sorte de ne plus le recroiser avant de rentrer à la communauté. J'avais l'impression d'être revenue au point de départ, quand j'avais quitté la communauté et que j'avais marché durant des heures avant de trouver l'ancien appartement de Stefan et Olivia. A présent, je n'avais plus aucun repère et je ne savais pas où aller. Il était exclu que je me rende à Central Park : Je n'étais pas prête à affronter ces derniers démons. J'avais encore besoin d'un peu de temps pour ça. J'allais et venais au milieu des rues désertes et détruites quand au bout d'un moment, je décidai de faire un pause. Je m'installai sur les marches de l'entrée d'un immeuble et posai mon fusil sur mes genoux avant de soupirer. En quittant la communauté, j'avais décidé de tout faire pour redevenir la Gabrielle d'avant et surtout pour devenir plus forte. En y réfléchissant, j'avais plutôt réussi : J'avais fini par accepter mon viol. J'avais fini par accepter de me donner à un homme que j'aimais. C'était déjà beaucoup. J'avais aussi réussi à me pardonner mes erreurs et la nuit que je venais de passer avec Aristide n'en faisait pas partie. Il ne s'agissait pas d'une erreur : Il s'agissait de l'aboutissement de notre amour, d'une ultime union avant notre séparation définitive. J'avais eu la chance d'être aimée par cet homme et en cela, je devais être heureuse... Ca viendrait sans doute... Je finirais par voir la grande image plutôt que de me fixer sur un détail qui était douloureux...

Le bruit d'un pas derrière moi me sortit de mes pensées. Depuis mon départ, j'avais, on peut le dire, affuté mes réflexes et il ne me fallut qu'un temps très bref pour me saisir de mon fusil et pour faire volte-face et viser l'endroit d'où le bruit était venu. J'eus alors l'impression de sentir mon coeur s'arrêter : C'était Alexander. Il se tenait là et me visait lui aussi avec une arme. Mes mains se mirent à trembler mais je ne parvins pas à lâcher le fusil. En fait, j'étais tout simplement incapable de bouger. Le seul mouvement dont je fus capable fut de cligner des yeux et alors, je me rendis compte que ce n'était pas Alexander qui se trouvait devant moi : C'était un homme que je ne connaissais pas , que je n'avais jamais vu. Pourtant, j'avais été persuadée qu'il s'agissait de mon mari. Je plissai les yeux, le fixai et compris pourquoi pendant un instant j'avais cru qu'il s'agissait de mon époux : L'homme qui se tenait devant moi avait exactement les mêmes yeux qu'Alexander. Un regard qui n'était pas commun... J'en fus énormément troublée. Ce n'était pas Alexander mais j'avais l'impression que c'était bien lui qui me regardait : J'en eus même des frissons tant cela avait quelque chose de dérangeant. Enfin, qu'il ait les yeux de mon mari ou pas, je n'avais pas l'intention de baisser mon fusil, et il ne semblait pas non plus décidé à baisser son arme. Nous allions donc rapidement rencontrer un problème...

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Dernière édition par Gabrielle McCord le Dim 21 Nov - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Dim 26 Sep - 20:51

J'avais envie de buter Gamine ! Si, si, j'allais finir par l'étrangler, par serrer son joli petit cou et...voyons les options...la jeter par la fenêtre ? La donner en pature a Ninie ? Lui couper les cheveux dans son sommeil ? Oh oui ! Les cheveux ! Je gloussais tout seul dans mon coin. Putain que j'étais con, je savais parfaitement que je n'en ferais rien, elle me pourrissait la vie, faisait que de gueuler, agitait son putain de pc avec plein de films sous mon nez et attendait gentiment que Mônsieur Corbett se plie a ses caprices et. Vous voulez que j'vous dises ? Et ben putain, j'le faisais. J'étais un grand con débile qui venait de traverser New York pour la petite gueule de sucre d'orge de cette enquiquineuse de première catégorie ! Bah, en même temps, notre vie commune se déroulait pas trop mal, ça swinguait parfois un peu mais d'en l'ensemble, c'était plutôt funky du patte d'eph ! Je m'allumais une clope et dans la poche arrière de mon jean une putain de crème dépilatoire ! Mais j'vous demande pourquoi elle avait besoin de se raser Gamine ?! D'après ce que je savais c'était loin d'être Bob le Yéti bordel de merde ! Mais naon, mâdame m'avait collé sous le nez ses mollets maigrichon en hurlant qu'elle était poilue de partout ! Mais bordel de merde ! Elle a qu'a se faire des nattes ! Ça passerait le temps ! Putain, j'en avais marre des gonzesses en fait ! Arg ! Et c'était pas prêt de s'arrêter alors qu'une superbe gueule noir a double canon de chez carabine and co me fit un grand sourire. Je levais les yeux au ciel en ayant un reflexe conditionné. Vala, madame carabine, je te présent monsieur Beretta ! Avec de la chance, j'vais les marier et ils auront pleins de petit fusbertt. J'avais fermé un oeil a cause de la fumée de la clope, mais j'étais pas assez aveuglé pour ne pas voir que la donzelle qui me menaçait venait de palir a ma vue. Ouais, bah, j'étais pas assez arrogant pour penser que c'était ma belle gueule d'amour qui lui faisait cet effet là.

Je penchais la tête sur le coté et mon visage se fendit d'un sourire amusé.

-Bon alors, cocotte, deux solutions, soit on est sage et tout et tout, présentation dans les formes, excuses et blablablabla, soit on se canarde et là ça craind un poil, j'aurais horreur d'avoir la peau trouée.

Fis je tranquillement aussi impressionné par son arme que par une moule en perdition en plein désert. Et en plus elle tremblait rha putain ! Pourvu qu'elle prenne l'option un ! Elle était foutue de me coller une bastos sans le faire exprès !
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Jeu 30 Sep - 14:18

Je ne savais pas s'il essayait de faire de l'humour et de rendre la situation moins tendue, mais cela ne fonctionna pas. Cela ne fonctionna pas du tout, au contraire. Mes mains se resserrèrent sur mon fusil et je fus plus que jamais sur la défensive. Peut-être qu'il ne me prenait pas au sérieux... Comment aurait-il pu me prendre au sérieux? Fusil ou pas, je n'avais pas du tout l'air d'une cinglée en puissance prête à tirer sur tout ce qui bougeait. J'avais tué, une fois, par pure vengeance et je n'avais jamais recommencé. Certes, je savais me servir de ce fusil et j'étais prête à me défendre mais il y a une nette différence entre se défendre et tuer de sang froid comme je l'avais fait. Bref, je devais lui paraître peu crédible et le sourire amusé qu'il avait au coin des lèvres me confirma cette pensée. Cela dit, son regard qui me perturbait tant semblait incapable de se détacher de mes mains, et pour cause : Elles tremblaient toujours. Le coup aurait pu partir sans même que je ne m'en rende compte. Bon... Analyse de la situation : S'il avait voulu me tuer, il l'aurait déjà fait. Je veux dire, même si je le visais, lui n'était pas sans défense bien au contraire et il semblait plus à l'aise que moi avec une arme et il ne faisait aucun doute qu'il aurait pu me tirer dessus avant que je n'ai le temps de me défendre. Donc, en toute logique, il n'avait pas l'intention de me tuer. Seulement, est-ce que la logique pouvait encore s'appliquer à notre époque et surtout au milieu de ces rues hostiles? Je n'allait pas tarder à le découvrir, peut-être à mes dépends. J'abaissai doucement le fusil et la logique semblait bien exister puisqu'il commença à baisser son arme juste après. Les mouvements se firent tout doucement, d'un côté comme de l'autre, chacun se demandant probablement si l'autre n'allait pas changer d'avis et relever son arme. Hors, je ne relevai pas mon fusil, et il ne releva pas non plus son arme. Finalement, au bout de secondes qui me semblèrent interminables, nous ne nous visions plus. Bon, il lui aurait fallu un geste rapide pour me tuer... Oui, il ne lui aurait fallu que ça mais il ne le fit pas.

-Désolée...

Un peu léger alors que je venais d'essayer de le tuer mais qu'aurais-je pu faire d'autre? Me mettre à genoux, le supplier et lui demander pardon? Hors de question. Et puis zut, lui aussi il avait essayé de me tuer, alors un partout, la balle au centre. Enfin non, pas de balle. Surtout pas de balle... Gardant mon fusil en main (mieux vaut la prudence que les regrets), je repris place sur les marches en prenant bien soin de ne pas lui tourner le dos. Alors que je le regardais, mon regard fut une nouvelle fois captivé par le sien. J'avais du mal à supporter ce regard qui ressemblait... Non... Qui était au détail près le même que celui d'Alexander. Sincèrement, j'étais chamboulée mais surtout intriguée.

-Vous me rappelez quelqu'un que je connais...

Lançai-je de but en blanc. Je me souvins qu'il avait parlé de faire des présentations dans les formes et décidai de lui dire mon prénom. De toute façon, qu'il le connaisse ou pas, il pouvait me tuer s'il en avait envie mais cela ne semblait pas à l'ordre du jour : Je l'espérais tout du moins.

-Je m'appelle Gabrielle.

Le prénom était suffisant. Pourquoi? Mais parce que tout un tas de Hors-La-Loi traînait dehors et pour le moment, j'ignorais s'il en faisait partie et si jamais c'était le cas, il connaissait sans aucun doute le nom d'Alexander et donc, le mien. Si jamais il faisait partie des Hors-La-Loi et qu'il découvrait qu'il était tombé sur la femme, ou peut-être ex femme car cela dépendait de mon mari que je n'avais pas encore revu mais peu importe... Bref, s'il découvrait qui j'étais, je signais mon arrêt de mort. Enfin, s'il faisait partie des Hors La Loi et peut-être qu'il vivait en paria, loin de tout et de tout le monde, mais tant que je l'ignorerais, il n'aurait rien d'autre que mon prénom.

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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Jeu 30 Sep - 20:39

-De quoi ? D'nos jours, Blondie, vaut mieux savoir dégainer vite et surtout, tirer plus vite nan ? C'est juste que vous avez la tremblotte et, franchement, j'tiens a mon cul quand même.

Bah ouais ! Valait mieux savoir se servir de son petit ami a balles, au moins, avec de la chance, il ne vous faisait pas de gosse dans le dos lui. Quoique...Bref, là n'était pas la question vous m'direz, mais sachez, si vous n'avez encore pas comprit, que je dérive assez souvent. J'étais donc en train de ramballer mon meilleur ami dans ma ceinture, vérifiant au passage que j'avais mit la sécurité, parce qu'une bastos dans l'fion, c'était un coup a chanter mieux que la castafiore et que moi, je tenais a mon baryton mal réglé, que Blondie me pondit un je sais pas quoi. Je relevais les yeux vers elle, la détaillait soigneusement avant d'exposer un large sourire façon calamar frais par jour de marché.

-Vous, vous me dites rien, alors a moins que je ne vous ai coffré un jour pour tapinage, deal, cambriolage, meurtre et j'en passe...On s'est jamais croisés.

Décrétais je tranquillou mimilou en tirant sur ma cancerette avec la candeur d'un gosse de 35 balais. Bon au moins, elle était prudente, pas comme une certaine tête de lardon en fleur de ma connaissance. Ouais, nan, vous y trompez pas hin ! Y a pas marqué Saint Bernard sur mon front maiiiiiiiiiiis parfois, j'avais une poussée de supermanite aigue.

-Samaël. Ah tiens, ça rime.

Balançais je avec un haussement de sourcil made in coyote girls avant d'aller poser mon fessier sur les marches, a coté de Blondie. Alors là, je m'attendais a soit un saut sur le coté façon vierge effarouchée mais armée...Soit a rien. Bon, espérons la deuxième parce que , certes, faire flipper une femme ça pouvait être tripant...la preuve de Gamine, mais quand même, c'était lassant et pis...j'avais pas le calbut de Manson quand même ! Je jetais un oeil sur le sac a dos avant de le récupérer ( l'oeil hin ! ) et de lacher.

-C'est pas prudent de se promener toute seule comme ça, Blondie. Vous risquez rien avec moi, j'ai déjà Gamine a me coltiner, mais quand même. Même armée, a plusieurs, vous faites une gentille proie avec une pancarte « mettez moi sur le trottoir, je suis toute a vous ». Vous avez pas un mec qui aurait pu vous accompagner ?

Quoi ? Comment ça j'étais aussi délicat qu'une pastèque trop mûre ? Ah nan, mais c'est vachement bon une pastèque trop mure...Rah putain !

-J'ai envie de manger une pastèque trop mure....
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Ven 1 Oct - 19:13

Il avait tendance à parler de façon assez... Bref, je n'étais pas habituée à ce genre de discours et à défaut d'être choquée, j'étais juste surprise. Il n'avait pas la langue dans sa poche, disait ce qu'il pensait tout haut sans prendre la peine d'y mettre les formes et au fond, ce n'était pas plus mal : Autant de franchise était assez libérateur dans un sens. Moi qui avait souvent pris la fuite, moi qui avait souvent caché mes sentiments, moi qui avait souvent mis les formes pour éviter de blesser, j'avais face à moi un exemple à suivre. Bon, il était clair que je ne parviendrais sans doute jamais à être aussi directe que lui mais il y avait de quoi s'inspirer, à mon sens en tout cas. Il ne m'en voulait d'avoir essayé de lui tirer dessus et au fond, j'en fus soulagée. Je ne le connaissais pas et peut-être qu'il voulait ma peau mais cela ne changeait rien à ce que j'avais essayé de faire. Bon, il marquait un point sur le fait que j'avais eu légèrement (pour ne pas oser dire énormément) tendance à trembler et ça aurait pu très mal se terminer sans même que je ne prenne la décision de lui tirer dessus. A ces mots, je me contentai d'acquiesser d'un timide hochement de tête : Je n'étais pas fière d'être aussi peu maîtresse de mes propres mouvements. En même temps, pour ma défense, j'avais été troublée par son regard... D'ailleurs, il ne tarda pas à en parler : Si lui me rappelait mon mari, moi, je ne lui rappelais personne et pour cause, nous ne nous étions jamais rencontrés jusqu'à aujourd'hui. Lorsqu'il parla de tapinage, de deal et de cambriolage, je compris que j'avais probablement affaire avec un ancien policier. Est-ce que cela pouvait me garantir à cent pour cent qu'il ne faisait pas partie des Hors-La-Loi? Absolument pas. L'être humain est capable de changer et j'en étais la preuve vivante.

Finalement, il m'avoua à son tour son prénom et il avait raison : Ca rimait. Allez savoir pourquoi, cette simple remarque m'arracha un petit sourire. Premier sourire depuis le départ d'Ar... Non. Je ne devais pas y penser. Si j'y pensais, j'allais m'écrouler, je le savais. Je portai donc toute mon attention sur Samaël qui vint s'installer à côté de moi. J'avais besoin de me concentrer sur lui pour éviter de penser à des choses douloureuses : Je devais absolument tenir le coup car ma survie en dépendait et j'en étais parfaitement consciente. Finalement, il se pencha pour ramasser mon sac et j'eus un bref mouvement en avant : Personne n'y avait touché à part moi et j'y tenais car j'avais un besoin vital de tout ce qui s'y trouvait. J'ignore s'il comprit que je ne voulais pas le voir y toucher mais il le lâcha très rapidement et je m'empressai alors de le récupérer et de le poser contre mes genoux avant de reporter mon attention sur Samaël qui ne tarda pas à se lancer dans une tirade sur mon imprudence à traîner toute seule dans le coin, et tout un tas d'autres joyeusetés que je n'avais pas du tout envie d'écouter. Que croyait-il? Que j'étais une débile inconsciente? Bien sûr que je savais que le danger rôdait à tous les coins de rue... Bien sûr que j'étais consciente des risques que je prenais et c'était d'ailleurs pour ça que j'étais toujours prête à utiliser mon fusil : Toujours. Sa dernière phrase eut alors l'effet d'une véritable bombe : « Vous avez pas un mec qui aurait pu vous accompagner? ». Je détournai tout de suite le regard et serrai la mâchoire : J'avais du mal à croire que tout ceci n'était pas fait exprès pour me rendre dingue. Si je l'avais voulu j'aurais pu avoir un homme pour m'accompagner... En fait, j'avais même le choix entre deux...

Boule au ventre. Je rapprochai mon fusil de moi parce que j'avais besoin d'occuper mes mains et accessoirement, mes pensées. Ce n'était cependant pas facile du tout et le fait qu'il me parle de pastèque mûre (dans le genre « je passe du coq à l'âne sans prévenir » on ne faisait pas mieux) ne changea rien à ma douleur intérieure encore bien vive. Je restai un moment silencieuse avant de trouver la force de lui répondre.

-J'aurais pu ne pas être seule mais j'ai décidé de l'être... Et puis... Je n'avais pas vraiment remis le nez dehors depuis une semaine... Jusqu'à aujourd'hui. Je ne pouvais plus rester là où je m'étais installée et je dois juste trouver un nouvel endroit où rester pendant...

Combien de temps? Pendant combien de temps allais-je rester loin de la communauté et loin d'Alexander? Alexander... Je reportai mon regard sur Samaël. Ses yeux... Bon sang, ses yeux... Ils ne m'aidaient vraiment pas à me sentir mieux.

-Une fois que j'aurais trouvé cet endroit, je n'ai pas l'intention d'en sortir jusqu'à ce que je décide de rentrer.

Et voilà que je recommençais à le fixer comme une démente. Pourtant, j'étais loin d'être cinglée. Quoi? Vous n'auriez pas réagi de la même façon? Imaginez un peu que vous croisiez une personne qui a exactement le même regard que votre mari ou votre femme, ou qu'importe... Le même regard qu'une personne que vous aimez profondément mais que vous craignez de retrouver... Maintenant, osez me dire que vous ne fixeriez pas cette personne comme moi j'étais en train de le fixer?

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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Sam 2 Oct - 9:41

-Ouais et tu comptes squatter où ? J'pourrais te dire chez moi remarque, mais pas sur que Ninie apprécie, elle a déjà du mal a se remettre de l'arrivée de Gamine.

Ouais, mauvais plan gars ! Une gonzesse c'était déjà le bordel alors deux...j'pouvais aller me jeter sous les pattes adorablement rondes d'un éléphant. La fumée de ma clope s'échappa par mon nez façon locomotive et j'ajoutais.

-Mais au pire, y a un appart libre plus haut...si tu as pas peur de l'escalade.

Je me grattais la joue, pensif. Je connaissais assez bien ce quartier pourri pour y avoir vécu toute ma vie. Alors ouais, les gentilles bombes avaient légèrement changé la topographie des lieux mais bon, je trainais assez a la recherche genre...d'une porte pour sauvegarder la pudeur de mâdame...Mes couilles s'en souviennent encore tiens.

-Ou alors, j'crois qu'y a un squat abandonné a deux rues d'ici.

Je me passais la main dans les cheveux et, pouf, y en a qui décidèrent de jouer les rebelles et de pionter haut dans le ciel. Je louchais sur mon front, connard de tif ! Puis je jetais ma clope avant d'aller chercher mon paquet de contrebande dans la poche arrière de mon jean. Bon, j'avais quoi au juste ? Un bouton au milieu du nez ? Nan ! Je sais ! Un baobab qui venait de pousser sur mon front ! Ou alors...Elle était folle de moi. J'affichais un grand sourire de blob mal léché.

-Dis moi Blondie, tu fixes souvent les hommes comme ça ? Remarques s'pas déplaisant hein, j'ai l'impression d'être Brad Pitt, mais quand même, ça devient inquiétant là.

Ouais, c'est ça, je retirais mon paquet de clope de ma poche et mon portefeuille en profita pour se faire la malle, roulant sur les escaliers avant de finir sa course ouvert en deux sur le trottoir. Blasé, je soupirais, j'en avais marre des conneries du destin, j'pouvais même plus sortir mon paquet de clope sans que mon feuillard se prenne des désirs de liberté ! Mais merde ! Il était pas heureux d'être continuellement scotché a mes fesses ?! Et ben fallait croire que nan. Remarquez, je pris quand même la peine d'allumer ma clope avant de le lever et d'aller récupérer le fuyard. Dans le mouvement, une photo jaunie glissa au sol et moi, grand con adorable et adoré, j'l'ai même pas vu, si bien que je revins m'installer comme si de rien n'était. Tige au bec.
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Sam 2 Oct - 14:07

Bien sûr, une partie de moi souhaitait accepter sa proposition. J'aurais pu habiter au-dessus de chez lui. Cela aurait rendu les choses plus faciles car je me serais sentie plus en sécurité mais ça n'aurait pas été honnête de faire cela car je n'étais pas partie à la recherche de la sécurité : J'étais partie à la recherche de moi-même. Je devais assumer mes choix, tous mes choix et cela commençait par assurer ma propre sécurité et ne compter que sur moi-même. Cela va peut-être vous paraître idiot mais c'était de cette façon que je voyais les choses. J'avais, en plus, encore beaucoup de chemin à parcourir. J'avais certes fait quelques pas en avant et j'étais sur la bonne voie mais le combat était loin d'être gagné. Alors, ce squat qui n'était pas très loin semblait être une excellente idée. Je ne pensais pas rester là-bas plus de quelques semaines... Cela allait dépendre de moi et uniquement de moi, de ma façon d'avancer, de voir les choses, de ressentir les choses... Alors que toutes ces pensées se frayaient doucement un chemin dans ma tête, je ne cessais de le fixer et il ne tarda pas à me le faire remarquer. Si je fixais souvent les hommes de cette façon? Non. Jamais. Sa remarque sur Brad Pitt me fit détourner le regard : Je ne voulais pas qu'il s'imagine des choses... Ca n'aurait rien arrangé à mes affaires de faire croire à un homme qu'il me plaisait. Oh, attention, n'allez pas croire que Samaël n'était pas attirant : C'était un bel homme, mais mon coeur était déjà coupé en deux, alors le couper en trois... Merci, mais non merci... Bref, il avait raison : La façon dont je le regardais devait avoir quelque chose d'inquiétant mais ç'avait été plus fort que moi : Son regard était au détail près celui d'Alexander et c'était perturbant, point.

Lorsqu'il se redressa, je crus qu'il avait décidé de partir. En même temps, je l'aurais compris : Je devais lui paraître bizarre, peut-être même complètement folle... Finalement, je me rendis compte qu'il s'était levé juste pour aller ramasser son porte-feuille qui avait décidé de se faire la malle. Un porte-feuille... Je n'en avais même plus. Il revint s'installer à côté de moi, sa cigarette à la bouche et j'esquissai un maigre sourire d'excuses. Il ne fallait pas trop m'en demander niveau sourire et ce que je lui offrais en cet instant et tout ce dont j'étais capable, en tout cas, sur le moment.

-Désolée... Je n'ai pas l'habitude de fixer les gens comme ça non mais je vous l'ai dit : Vous me rappelez quelqu'un et...

Mon regard se perdit une nouvelle fois dans le sien pendant quelques instants.

-Ca me fait bizarre...

Je me détournai une nouvelle fois de lui : Il allait vraiment finir par prendre la fuite si je continuais et j'avais beau avoir décidé de me débrouiller seule, avoir un peu de compagnie en cette fin de journée n'était pas désagréable... Remarquant quelque chose au sol, je fronçai les sourcil. C'était quelque chose que je n'avais pas remarqué quand il avait ramassé son porte-feuille. Si je ne l'avais pas remarqué à ce moment-là, cela voulait dire que c'était probablement tombé de son porte-feuille. Je ne risquais rien à demander de toute façon. Je me redressai et allai ramasser ce que j'avais cru être un bout de papier mais qui s'avéra être une photo.

-Je crois que vous avez laissé tomber ça.

Peut-être n'aurais-je pas dû, peut-être était-ce me montrer indiscrète, mais je ne pus m'empêcher de jeter un coup d'oeil à la photo et alors qu'il tendait la main pour la récupérer, je ne la lui rendis pas. Au contraire, j'observais la photo avec attention : Elle était vieille et j'avais l'impression d'avoir déjà vu l'homme qui s'y trouvait. Tout comme le regard de Samaël me rappelait celui d'Alexander, le regard de l'homme de la photo me rappelait également celui de mon mari. Je fronçai les sourcils, cherchant dans ma mémoire et soudain, une boule se forma dans ma gorge et m'empêcha de prononcer le moindre mot pendant plusieurs secondes. Je n'avais jamais rencontré cet homme mais je l'avais déjà vu en photo. Je l'avais déjà vu sur des photos d'Alexander et sur cette photo, cet homme était avec la mère d'Alexander. Je n'avais pas eu la chance de connaître ses parents mais j'avais pu au moins savoir à quoi ils ressemblaient grâce aux photos que mon époux avait précieusement gardé. Donc, c'était le père d'Alexander qui se trouvait sur cette photo. Mon coeur se mit à battre rapidement : J'avais horriblement peur à présent. Je relevai mon regard vers Samaël et fis un pas en arrière.

-D'où sortez-vous cette photo?!

Il faisait partie des Hors-La-Loi... J'en étais certaine à présent. Sinon, comment aurait-il pu avoir cette photo? Comment? Je glissai brièvement mon regard sur mon fusil que j'avais laissé sur les marches pour aller ramasser cette fichue photo : Brillante idée Gabrielle. Et maintenant? Eh bien, peu importe ce qui m'attendait : Les choses n'allaient pas se passer facilement et j'allais me défendre jusqu'à mon dernier souffle...

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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Sam 2 Oct - 16:49

-Pas grave Blondie, mais si tu pouvais quand même éviter de te noyer dans mes billes, j'apprécierais, j'ai l'impression d'avoir un troisème oeil.

Fis je en souriant légèrement bancal. Ouais, j'aimais bien sourire pas droit, en même temps, j'crois que je savais pas sourire tout droit, moi fallait que ça fasse le grand huit. Bref, je m'amusais a faire faire des ronds a ma clope quand elle se leva et alla ramasser un truc. J'haussais un sourcil. Ah ouais...ça...Pffff...J'me demande encore pourquoi j'gardais cette antiquité. Encore avant, y avait des raisons, maintenant...il avait du clamser dans un coin le géniteur. Bah, je la brulerais quand je rentrerais.

-Ah ouais, merci.

Et que j'te tends la mimine et que...Cette fois, sourcil droit rejoignit sourcil gauche pour faire une joyeuse valse d'étonnement. Ben quoi ? Elle me la rend ma tof ? Elle avait jamais vu un militaire de sa vie ? Ah ben si forcément, quand tout le monde s'est mit a se taper dessus, fallait bien ressortir les galons. Sauf que tout le monde avait appuyé sur le bouton rouge, bande de branleurs, même pas foutu d'aller sur le ring pour se friter a grand coup de beigne dans l'genre viril et tout, et tout. Et bam ! Ayé, elle refaisait sa frileuse, je levais les yeux au ciel, s'bon quoi, j'allais pas la prendre sauvagement dans la cage d'escalier, relax poupoule, ta un beau pétar mais j'suis pas affamé a ce point.

-Ca ? Dans une vieille boite a chaussure chez ma mère. Paraît que c'est mon géniteur. Enfin, dixit la cinquaintaine de lettres dégoulinantes de pathétisme qui étaient avec.

Balançais je avec un large sourire made in tawain en le frottant pensivement le menton.

-Tu peux la garder s'tu veux.

Ajoutais je en voyant qu'elle faisait pas mine de me la rendre. Bah, t'façon, pour s'que je comptais en faire hein ! Je me levais et fourrais mes mains dans les poches, la clope fichée au coin de mes lèvres

-J'sais même pas pourquoi je la garde, il doit pourrir 3 mètres sous terre maintenant.

Continuais je en penchant légèrement la tête sur le coté, un sourire canaille aux lèvres. Ah ben quoi ? Vous croyez qu'il m'avait manqué ? Ben même pas. Môsieur s'était juste tapé une infirmière comme pas mal de militaires d'ailleurs et manque de bol, j'me suis calé dans le tiroir de polichinelle. Ou alors c'était moi l'polichinelle.
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Lun 11 Oct - 9:25

On retourne en arrière et on recommence : Que venait-il de me dire? Que venait-il de m'annoncer? Il mentait. Il mentait comme il respirait ce type! L'homme qui se trouvait sur la photo ne pouvait pas être son père puisque c'était le père d'Alexander! C'était complètement insensé! C'était forcément un coup des Hors-La-Loi... Ils avaient réussi à récupérer cette photo et Samaël se baladait avec pour... Pour... Faire croire qu'il était le frère d'Alexander et mieux inflitrer la Communauté! Non mais franchement... C'était du grand n'importe quoi... On n'était pas dans un grand film d'espionnage... Armando Venezzio avait sans doute autre chose à faire que d'envoyer un faux frère d'Alexander pour infiltrer la Communauté... Il avait d'autres moyens sans doute plus rapides... En fait, je n'en savais absolument rien... J'étais incapable de voir où était la vérité : Etait-il réellement le frère d'Alexander ou était-ce un piège? Je ne savais plus du tout sur quel pied danser et je savais encore moins ce que je devais faire... J'essayais de réfléchir le plus rapidement possible : Alexander m'avait parlé de ses parents mais il ne s'était pas attardé sur son père qui était mort quand il était très jeune. Je savais simplement qu'il avait été militaire et qu'il avait été tué. Mais Alexander n'avait jamais parlé d'un frère dont ses parents se seraient séparés et puis Samaël était plus jeune qu'Alexander donc mon mari se serait souvenu s'il avait vécu avec un petit frère... Samaël avait brièvement mentionné une vieille boîte où sa mère gardait tous les souvenirs de son père... La lumière se fit doucement dans mon esprit : Alexander ignorait l'existence de Samaël et ce dernier avait parlé non pas d'un père, mais d'un simple géniteur. Il ne l'avait donc jamais rencontré et sa mère n'était pas la mère d'Alexander. Est-ce que... Est-ce qu'Alexander était au courant de ce qu'avait fait son père? Avait-il préféré ne jamais m'en parler? Est-ce que ma trahison lui avait fait d'autant plus mal parce qu'il savait que son père avait un jour trahi sa mère? Des questions qui ne trouveraient probablement jamais de réponses.

Je ne bougeais toujours pas, la photo en main, mais quand Samaël se releva, j'eus un mouvement de recul. Ce qu'il m'avait dit, ce à quoi j'avais réfléchi, tout ça pouvait être vrai mais cela pouvait être également un tissu de mensonges. Pourtant... Pourtant il avait l'air sincère et quand il ajouta finalement qu'il ne savait pas pourquoi il gardait la photo puisque son père devait probablement pourrir trois mètres sous terre, j'eus encore plus de mal à croire que tout cela n'était qu'un coup monté... J'avais un choix à faire (la vie n'est faite que de choix) : Le croire ou non. Il y eut un instant de silence, de flottement et finalement, je décidai de croire à son histoire, de le croire. J'allais peut-être le regretter mais tant pis. Je m'avançai alors doucement vers lui et lui tendis la photo. Il mit quelques instants avant de la récupérer : Il était clair qu'il ne portait pas son père dans son coeur et je ne savais pas trop quoi dire. « Votre père est mort » ou « Vous avez un demi-frère et je suis mariée avec lui »? Les deux me paraissaient trop brusques... Cela dit, il avait l'air d'avoir du caractère et du courage. Il était sans doute capable d'encaisser de telles nouvelles... Ou pas... Bon sang... Quelles étaient les chances pour que nous nous rencontrions? C'était carrément dingue! Il me dévisageait comme si j'étais cinglée et au fond, j'étais à moitié en train de le devenir tellement tout se bousculait dans ma tête. Par quoi devais-je commencer? De toute façon, tout ce que j'allais dire risquait de lui faire sortir les yeux des orbites, donc...

-Si... Si c'est vraiment votre père qui est sur cette photo alors... Vous avez raison : Il est mort.

Et voilà : Première bombe lancée. Il manqua presque d'en laisser tomber sa cigarette.

-Son nom... Quel est son nom?

Un doute subsitait malgré tout. J'avais encore du mal à croire toute cette histoire... Peut-être qu'il ne s'agissait que d'une coïncidence, d'une vague ressemblance. Après tout, les sosies existaient bel et bien non? Il ne s'agissait peut-être que de cela... Et au fond, je l'espérais parce que j'avais beaucoup de difficulté à imaginer la suite des évènements s'il m'annonçait que l'homme se trouvant sur cette photo était bien un McCord. Si c'était le cas, il allait forcément me demander comment je savais qu'il était mort et là, je n'allais pas avoir le choix : J'allais devoir lui annoncer qu'il avait un frère et que la femme de son frère se trouvait en face de lui. Cela dit, grâce à toute cette histoire, j'évitais de penser à ce qu'il s'était passé la veille, j'évitais de penser à la séparation affreusement douloureuse que j'avais provoquée le matin même...

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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Mar 12 Oct - 21:01

Bon alors si j'avais raison, c'était que Blondie connaissait paire de couilles sur pattes qui connait pas les capotes. Et donc, re accent circonflexe au dessus de mes yeux. Ah ben ouais forcément...Quoique, le coup de « il est mort » quelque part ça me faisait chier, mais comme je m'y attendais...Bah...foutu destin de merde dirons nous.

-Bon, ben j'avais espéré lui coller ma salade de phalange maison dans les incisives, pas d'bol.

Fis je en haussant une épaule. Quand même qu'est ce que j'aurais aimé voir sa gueule ! Bah, j'irais déposer une boite de capote sur sa tombe...enfin, si on la retrouvait et ça, c'était vachement moins sur

-Declan McCord, marié, un enfant, enfin deux si on me compte, foutrement excité du pénis et pas un gramme de cervelle.

Déclarais je tranquillement sans cesser de sourire avant d'affiner le rayon ultra laser de mes mirettes.

-Mais je pense que j'avais pas besoin de le dire nan ?

Je m'accroupis, posant mes avants bras sur mes cuisses et penchait légèrement la tête sur le côté. Bon alors j'avais déjà déduit que Blondie connaissait l'espèce de machin me servant de paternel, la question était de savoir comment. Mmmh..Une ex ? Arg...nan quand même ou alors papounet avait ajouté la pédophilie a sa liste.

-Alors Blondie ? T'es quoi ? Une cousine ? Une soeur ? Non parce que de ce que je sais, c'était un sacré queutard... Et dire que ma mère a trouvé le moyen de me coller son prénom en deuxième position, enfin, j'ai pas les gênes de l'idiotie c'est déjà ça. Alors ?

D'une pichenette, j'envoyais bouler ma clope plus loin sur le trottoir et résistais a l'envie d'en rallumer un. Nan, quand même, c'était dur a trouver ces conneries ! Fallais quand même faire ceinture bordel et heureusement que Gamine ne fumait pas ! A coup sur j'aurais du batailler sec pour mes clopes.
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Gabrielle McCord
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MessageSujet: Re: Can Somebody Help Me? [PV Samaël]   Lun 25 Oct - 10:47

Alors s'il voulait rencontrer son père, c'était pour lui en coller une? Dans un sens, je pouvais le comprendre. Je n'avais jamais connu le père d'Alexander mais j'avais toujours eu une bonne image de lui : L'image d'un soldat, d'un père et d'un mari fidèle. L'image d'un homme bien. Et apparemment, il n'avait pas toujours fait autant de bien que ça... Si Samaël était vraiment son fils, cela voulait dire qu'il avait non seulement trompé la mère d'Alexander mais qu'en plus, il avait eu un enfant avec une autre : Un enfant qu'il avait abandonné. Je n'étais pas la vertue incarnée car j'avais moi-même trompé mon mari mais là... Faire un enfant à une autre femme et les abandonner tous les deux sans jamais assumer... C'était à l'opposé de l'image que j'avais du père d'Alexander et c'était surtout terrible. Terrible pour Samaël et pour sa mère. Mais peut-être qu'il ne s'agissait pas du père d'Alexander. Peut-être que tout cela n'était qu'un malentendu. Ou pas... Parce que Declan McCord était bien le nom du père d'Alexander. Seigneur... J'eus l'impression de recevoir une bassine pleine d'eau glacée. Ma bouche s'entrouvrit et je fus incapable de lui répondre quoi que ce soit : Il venait de confirmer, une bonne fois pour toutes, qu'il était le demi-frère d'Alexander. Mine de rien, ça faisait beaucoup d'informations d'un seul coup pour moi. Beaucoup trop... A croire que la journée devait être difficile... Il s'accroupit et je le regardai, toujours incapable du moindre mouvement, la bouche toujours entrouverte : J'aurais pu gober les mouches... Je devais assimiler les informations et pour cela j'avais besoin de quelques instants.

Il termina par me demander si j'étais une cousine ou une soeur et j'essayai de ne pas m'attarder sur certains qu'il employa... Il sous-entendais que la père d'Alex... Non, pardon, leur père, n' avait pas trompé la mère d'Alexander qu'avec la mère de Samaël... Quand même... Il aurait été à ce point-là?... J'avais du mal à le croire... Quoique, s'il l'avait fait une fois... J'essayais d'imaginer ce qui avait pu pousser le père d'Alexander à aller voir ailleurs. Je connaissais les raisons qui m'avaient poussée à aller vers Aristide mais j'étais tombée amoureuse de lui et je ne me voyais pas tromper une nouvelle fois Alexander, je n'avais ni le besoin ni l'envie d'aller vers un autre. En fait, je devais essayer d'arrêter de comprendre le père d'Alexander et de Samaël : Il avait fait ce qu'il avait fait, il avait eu ses raisons, et je ne les connaîtrais jamais. Il n'empêche que Samaël attendait une réponse. Qui j'étais? La femme de son frère. Ou ex-femme... J'espérais que non... Bref... Je remis mes idées en place et réfléchis à la façon dont je pourrais lui annoncer ça... Il n'y avait aucun moyen détourné de gérer la chose... Et puis, il était relativement «serein » par rapport à toute cette histoire, alors...

-Vous pouvez me considérer comme votre belle-soeur...

Je tentai d'esquisser un sourire : Pas très large ce sourire, mais c'était mieux que rien.

-Je suis mariée depuis dix ans avec votre demi-frère...

Après quelques instants, je finis par venir m'accroupir à mon tour à côté de lui. La douleur dans ma cuisse m'arracha une grimace : Etre assise ainsi tirait sur mes points de suture mais tant qu'ils tenaient... Je soupirai doucement avant de reprendre.

-Il ignore votre existence... Ou alors, il me ment très bien et depuis longtemps...

Je n'arrivais pas à croire qu'Alexander m'ait caché une chose aussi importante. Il avait toujours été franc, donc, je ne pouvais qu'en déduire qu'il n'était pas au courant de l'existence de Samaël.

-Vous étiez au courant qu'il était ici? Vous le cherchez?

Finalement, je ne voyais pas pourquoi je lui posais cette question. Il pouvait le chercher ou non, je n'allais pas le conduire à Alexander, en tout cas, pas tout de suite. Je ne pouvais pas rentrer maintenant, je n'étais pas prête, et je ne pouvais donc pas conduire Samaël jusqu'à la communauté parce que si je m'en approchais, je ne pourrais pas résister à l'envie de rentrer, de retrouver Alexander et de retrouver Emma. Cependant, en rentrant maintenant, j'allais jeter à la poubelle les efforts que j'avais fait jusque là. Donc... Si Samaël souhaitait que je le conduise jusqu'à son frère, il allait devoir attendre encore quelques temps.

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