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 You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Jeu 11 Nov - 12:42

Plus je plongeais en elle, l’emportant encore plus loin dans le plaisir, plus j’avais l’impression que si la mort ressemblait à ça, je voulais mourir sur le champ. L’amour avec Katarina avait toujours été quelque chose qui m’avait comblé mais cette nuit c’était cent fois plus intense que ce que nous avions connu. Pourtant, même si depuis la naissance de Lena nos relations intimes n’étaient plus les mêmes, nous avions toujours eu une vie intime épanouie. Pourtant….cette nuit…cette nuit était vraiment magique. C’était un moment qui n’appartenait qu’a nous. Nos retrouvailles.

J’aurais aimé l’aimer encore avec douceur et patience, mais je n’étais pas aussi résistant que je l’aurais voulu. Mon amour pour elle s’est exprimé dans un feu d’artifices de sentiments, de sensations et quand j’ai rendu les armes j’ai senti nos deux corps se tendre alors que je demeurais en elle et qu’un gémissement rauque se faisait entendre. La fatigue était telle pour nous deux que nous sommes restés dans cette même position, haletants de plaisir, sa tête enfouie dans mon cou. J’étais incapable de quelque mouvement que ce soit, j’avais donné tout ce qu’il me restait d’énergie dans cette bataille amoureuse. Bouger en était presque douloureux. Mais j’étais heureux…tellement heureux…

J’ai poussé un léger grognement quand j’ai senti ses jambes se dé&tacher. J’aurais aimé pouvoir ouvrir les yeux pour lui montrer que je voulais qu’elle reste, j’aurais aimé pouvoir ouvrir la bouche pour lui dire de rester comme ça, mais j’en étais bien incapable. Katarina s’est laissée aller à côté de moi et quand elle a fait un geste pour me faire comprendre qu’elle voulait que je la prenne dans mes bras, mes bras se sont difficilement posés sur elle. Mais maintenant que je la tenais contre moi, je savais que je ne voulais plus bouger d’un centimètre. Un sourire éclairait mon visage, mais mes yeux refusaient de s’ouvrir. J’étais épuisé par nos retrouvailles. Epuisé mais tellement bien que j’avais envie de rire et de lui montrer à quel point j’étais heureux. Je ne ressentais plus le manque de cocaïne, parce que la drogue auquel j’étais le plus accro était là entre mes bras. Et la dose que je venais de prendre suffisait pour une éternité. C’est ce que je voulais croire. Pour le moment, je ne voulais croire qu’a ça : qu’avec Katarina je n’avais plus besoin de cocaïne. Je me leurrais encore, mais je m’en fichais.

J’écoutais sa voix, douce et aux accents slaves que j’aimais tant, me parler tout bas. Nous étions seuls dans cette maison qui était la sienne et nous aurions pu crier que nous n’aurions dérangé personne. Mais sa voix telle un murmure était une façon de rendre les choses plus intimes sans doute. Je l’écoutais attentivement me dire que nous étions deux âmes sœurs et que cette guerre ne signifiait rien. Nous nous serions trouvés et c’était ici que nous aurions passé notre première nuit ensemble. Je me laissais aller pendant de longues minutes à penser à ce qu’aurait été ma vie, notre vie si la guerre n’avait pas éclaté.

A cette époque j’étais déjà bien enfoncé dans la drogue et je ne trainais que dans le Bronx. Je n’avais même plus la force de rentrer chez moi. Parce que le souvenir de mes parents était trop présent, trop dur à vivre. Je doute que Katarina ne soit sortie de ses quartiers habituels. Elle m’avait parlé de sa vie d’avant et à part l’hôpital, il n’y avait guère de choses qui faisaient sa vie, alors à part si j’avais été hospitalisé, je doutais que nous puissions nous être rencontrés dans d’autres circonstances. Bien sûr elle travaillait à l’hôpital, mais il était vaste et Katarina s’était destinée à la néo natalité…. Moi on m’aurait transporté je ne sais où mais sans doute loin d’elle.

Et je remontais encore un peu plus dans le temps, pensant à ce qu’aurait été ma vie si mes parents n’avaient pas perdus la vue dans cet accident de voiture. Combien de fois avais-je imaginé ma vie si cela n’avait pas eu lieu ? Des centaines de fois…Mais quand je pensais à tout ça, j’en venais tout de même à la même conclusion que ma femme. Bien que nos chances de nous rencontrer fussent été très minces, nous nous serions trouvés. C’était une évidence. Je l’avais attendu toute ma vie et quand je l’avais vue, j’avais su à la première seconde que c’était elle. Alors elle avait raison nous nous serions rencontres, et nous nous serions aimés. Pourtant…malgré tout ça, je me rendais compte que je n’aurais pas voulu que les choses se passent autrement. Bien sur la mort de mes parents, la guerre était quelque chose que je n’aurais pas voulu connaître mais au fond j’avais peur que nous n’ayons jamais réussi à nous trouver malgré tout. Alors tous ces malheurs étaient sans doute le prix à payer pour que nous soyons ensemble. C’était le destin tout simplement…

-Je n’aurai pas pu vivre sans toi non plus mon amour, et je sais aussi qu’on se serait trouvés. Mais je ne regrette pas cette guerre, je ne regrette rien…. J’ai trop peur que s’il n’y ait pas eu toutes ces difficultés, nous n’aurions pas la chance d’avoir Lena. Non, je ne regrette pas…

C’était bien la première fois que je disais que je ne regrettais rien. J’avais passé ma vie à regretter des choses. Et maintenant, je ne regrettais rien… Toutes ces épreuves, tous ces malheurs, toutes ces larmes n’étaient rien en comparaison de cette parenthèse enchantée qu’avait été cette nuit d’amour entre nous, et du bonheur d’avoir Lena.

Bien sûr elle n’avait pas été prévue, mais à l’instant même où j’avais appris son existence j’avais été fou de joie. Lena était mon trésor, ma princesse et je ne voyais plus ma vie sans elle. Comment avais-je réussi à l’ignorer pendant ces jours-là ? Je me promettais intérieurement de remédier à cela. J’espérais que mon petit bébé ne m’en veuille pas. Tout ce que je voulais c’était voir ses mains se tendre vers moi et son sourire illuminer son visage. Même si j’avais ma femme dans mes bras, je ne pouvais m’empêcher de vouloir que ma fille soit entre nous. Elle me manquait.

J’étais silencieux depuis prés de dix minutes, me laissant emporter par des images de bonheur absolu. Oui, nous allions être heureux. Les prochaines semaines seront difficiles mais je savais que tout irait bien parce que nous nous aimions.
Mes lèvres se sont perdues dans son cou et je suis remontée vers son oreille où j’y ai murmuré ce qui me semblait être une conclusion parfaite.


-Plus de si mon ange, plus de si…c’est notre première nuit, elles seront toutes nos premières nuits, je t’aime.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Ven 12 Nov - 17:38

J'ai passé mes bras autour d'Ethan tandis qu'il s'allongeait à côté de moi et m'enlaçait. J'ai tendu le bras pour remonter la couette sur nous et nous couvrir ainsi. Je me sentais si bien dans cette chambre... Pour la première fois depuis deux ans, je me sentais vraiment chez moi. C'était triste à dire, mais j'avais beaucoup de mal à considérer la communauté comme mon chez moi. Je voyais plus cela comme une espèce de refuge. Rien de plus, au final... Ce n'était pas que je ne m'y sentais pas bien, non. C'était tout simplement qu'il était difficile de s'attacher à lieu comme cela. Difficile de penser que l'on est chez soi quand on partage presque tout avec les autres. Pourtant j'adorais vivre avec les autres. J'adorais être entourée. Simplement cela manquait un peu d'intimité. Dans les douches par exemple. Ou encore le salon. Je ne me plaignais pourtant pas. Comparés à certaines personnes, nous avions tout de même beaucoup, beaucoup de confort. Mais il manquait un peu de vie, de lumière... Vivre sous terre en permanence n'était pas chose facile. Le soleil me manquait, l'air me manquait, et le vent, la pluie, la neige... A être enfermée là dedans, je n'avais plus aucune mesure des saisons. Je savais que nous étions en automne, quel mois, quel jour... Mais cela perdait son sens sous terre. Tout comme la lumière des lampes paraissait terriblement fade par rapport à celle du soleil. Et dire que Lena n'avait encore jamais vu le soleil... Je ne voulais pas qu'elle passe sa vie enfermée. Je voulais qu'elle voit la lumière du jour. J'avais envie, un jour, de pouvoir m'asseoir dans l'herbe avec elle, et lui montrer tout et n'importe quoi, lui apprendre quel mot correspondait à quelle chose... Lui monter un papillon et lui dire que cela se disait « бабочка »... Ce genre de choses. Là que pourrais-je lui montrer ? Mur ? Béton ? Merveilleux... Mais avions nous une autre solution pour le moment ? Malheureusement pas. Et cela commençait à me rendre malade...

Ethan disait qu'il ne regrettait pas... Ce n'était pas que je regrettais. Non, je ne regrettais absolument pas. Parce que nous nous étions rencontrés, parce que nous avions eu Lena... J'ai soupiré, caressant doucement le dos d'Ethan. Ce n'était pas vraiment du regret, c'était surtout de la nostalgie et une envie de mieux. J'aurais tellement aimé que les choses en aillent autrement... Mais tout cela était paradoxal. Parce que j'adorais les gens que j'avais pu rencontrer grâce à cette guerre. Ethan, Alexander, Aaron, Mathilda... Gabrielle. Et tous les autres. Je commençais même à apprécier Riley, qui finalement n'était pas si méchant qu'il paraissait l'être. J'adorais toutes ces personnes, elles étaient devenues ma seconde famille. Il m'était difficile de m'imaginer que sans cette guerre, je n'aurais peut-être rencontré aucune de ces personnes. Nous nous serions certainement croisés des milliers de fois sans jamais que cela aille plus loin. La vie était drôlement faite. Pendant des années j'avais côtoyé toutes ces personnes, et il avait fallu une guerre pour que toutes ces connections se fassent. On ne pouvait pas tout avoir. Il était évident que je n'échangerais pas cette vie là contre une autre. Mais quand je revoyais cette maison, des souvenirs et des envies me revenaient. J'aimerais beaucoup revivre dans une maison comme celle ci. C'était un vrai petit cocon familial. Ethan avait raison, il ne manquait qu'un petit coin pour Lena. Ou plutôt, une chambre. Comme j'aurais aimé pouvoir lui faire une jolie chambre ! Je me serais beaucoup amusée à tout décorer. Comme je m'étais amusée à installer correctement toutes ses petites affaires.

« Ce n'est pas que je regrette, Ethan. C'est juste que je rêve d'un peu mieux pour nous. J'adorerais que nous puissions vivre dans une maison comme celle ci tous les trois. C'est dommage que ce ne soit pas possible ici... Regarde cette chambre, elle serait parfaite pour nous. »

Parfois, j'aurais aimé avoir une pleine intimité avec Ethan. Non pas que la présence de Lena me dérange, loin de là ! Mais c'était tellement agréable d'être ainsi seule avec lui. Cela me rappelait ces longues nuits, au début de notre relation, où nous parlions des heures et des heures, où nous faisions l'amour pendant des heures et des heures... Un silence s'est installé entre nous, et pendant une seconde je me suis demandée si il ne s'était pas endormi. Sa respiration était lente et régulière, il bougeait à peine... Surtout, il ne tremblait pas. Il ne tremblait pas... Pourtant au bout d'un petit moment il s'est redressé, et j'ai eu un sourire en sentant ses lèvres se poser sur ma peau. Mon cœur a loupé un battement quand j'ai entendu ce qu'il me murmurait. J'ai pris son visage entre mes mains et je l'ai attiré à moi pour l'embrasser glissant mes bras autour de lui. J'étais heureuse qu'il n'y ait plus cette barrière entre nous. J'étais heureuse de retrouver la chaleur de son corps, de retrouver ses lèvres contre les miennes, sa peau contre la mienne... Et puis nous nous parlions de nouveau. Il ne baissait plus les yeux, il ne se détournait pas... Et ça, c'était un immense soulagement. Parce que durant les prochains jours, les choses seraient particulièrement difficiles, et le dialogue l'aiderait certainement à surmonter le manque et la désintoxication. La première fois, c'était surtout le dialogue qui l'avait aidé à tenir le coup. Après il s'était replongé dans sa timidité maladive... Mais cette fois ci, je doutais qu'il soit timide. Après tout nous étions mariés, ce ne serait plus simplement une relation patient/médecin. Même si nous n'avions jamais vraiment eu ce genre de relation... En y repensant, je ne sais pas si dans l'ancien milieu médical j'aurais été un si bon médecin que cela. J'étais trop émotive et je m'attachais trop aux gens. Peut-être était-ce aussi pour cela que je me destinais à la néo natalité. Dans cette branche là, on peut se permettre un peu plus d'émotivité...

Je glissai mes mains dans ses cheveux, avant de mettre fin au baiser en douceur. J'eus une petite grimace en pinçant une mèche de cheveux entre ses doigts. Décidément, je ne m'en remettais pas.

« Ils sont trop courts, je n'aime pas ça. »

J'eus un petit sourire en secouant la tête. Ce n'était pas que ça ne lui allait pas. Simplement que cela lui donnait un air plus grave, et on voyait combien ses traits étaient creusés. Les cheveux ainsi coupés courts, il me faisait penser à Alexander... D'ailleurs, c'eût été à peine étonnant que ce soit ce dernier qui se soit chargé de ses cheveux. Le changement était trop radical à mon goût. Il l'avait dit lui même, je n'aimais pas le changement. J'aimais les choses comme elles étaient et je n'aimais généralement pas tout bouleverser. C'était comme ça. J'étais peut-être forte, mais pour cela mon environnement devait rester stable, ou tout du moins un minimum. J'attrapai une mèche de mes cheveux et je l'enroulai négligemment autour de mes doigts avant d'afficher une mine sceptique.

« Je devrais peut-être me les couper aussi, avant que Lena ne finisse de me les arracher... »

Pourquoi pas ? Même si j'adorais les avoir aussi longs, les couper c'était un peu lui prouver mon soutien, c'était symbolique. Et puis ce ne serait pas définitif, ils repousseraient bien. Comme les siens, vous me direz.

« Tu vas donc me faire le plaisir de ne plus toucher à tes cheveux, de reprendre du poids, et tes esprits... D'accord ? Je ne supporte pas de te voir dans un tel état. Tu es éteins... Tu t'es éteins d'un seul coup. Un peu comme une bougie qu'on aurait soufflé d'un coup. »

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Mar 16 Nov - 20:52

Je restais là à rêvasser sur ce qu’aurait été notre vie ici. La maison était petite oui, mais pour nous trois, elle aurait été parfaite. Je ne pouvais pas dire le contraire, ni prétendre que je ne voulais pas non plus la même chose que Katarina. Oui, une fois encore, nous étions sur la même longueur d’onde. Cette maison aurait été le foyer parfait pour notre petite famille. Cette chambre aurait été un havre de paix idéal pour nous retrouver seuls. Comme celle qui se trouvait en face aurait certainement été une chambre idéale pour Lena. Oui j’aurais aimé tout cela aussi, mais penser que c’était impossible était vraiment trop dur pour que je continue à imaginer ce qu’aurait été notre vie ici. Contrairement à Katarina, je ne voulais pas rêver, je ne me le permettais pas. Ici à New-York nous ne vivrions jamais dans un tel endroit mais hors de cette mégalopole, pourquoi pas….

Ce baiser était tout ce que nous semblions avoir besoin Katarina et moi. J’y avais mis tout mon amour, toute mon affection, mais aussi mon désarroi en un sens. Parce que j’aurais aimé lui dire que nous allions rentrer chez nous. Et ce chez nous aurait été un merveilleux endroit où nous aurions vécu tous les trois. Mais quand nous allions rentrer, nous nous retrouverions dans une pièce que nous appelions notre chambre mais qui autrefois abritait je ne sais quoi. Pas de fenêtre, des murs gris (sauf un, celui que j’avais repeint), du béton pour revêtement de sol, et la proximité de tous ces gens…j’en étais malade maintenant que nous touchions du bout des doigts notre rêve de famille et de foyer. Et j’avais envie de pleurer tellement c’était dur.

Heureusement que Katarina était là. Mais elle était toujours là. Dans les bons comme dans les mauvais moments, elle était là. Oh mon Dieu, comme je m’en voulais de lui faire vivre tout ça. Je ne méritais pas une femme comme elle. Je le savais mais mon égoïsme refusait de la laisser partir. Et ses gestes mes rassuraient. Elle m’aimait. Ses caresses, son regard, sa voix. Oui elle m’aimait. Personne ne m’avait regardé avec cet amour, avec cette bienveillance depuis que ma mère avait fermé les yeux pour toujours. Je n’étais qu’un enfant à nouveau face à elle. Un enfant qui avait fait une bêtise. Oui j’avais demandé à Alexander de me couper les cheveux. J’étais allé le voir, et sans plus de cérémonies je le lui avais demandé. Aussi peu prolixe que moi, il était parti chercher des ciseaux et il m’avait coupé les cheveux. Je n’avais rien dit quand j’avais vu mes cheveux longs tomber au sol. Je les avais regardé sans émotion aucune. Parce que je ne ressentais plus rien. Même ça ne m’avait arraché aucune larme. Et je me fichais pas mal qu’ils soient courts ou longs en réalité. J’avais pensé que cela m’aiderait, mais je m’étais trompé. « Changer de tête » ne m’avait aidé en rien. Et maintenant, je me rendais compte de la bêtise que cela avait été puisque Katarina ne les aimait pas aussi courts.

Je l’ai vu réfléchir un instant sans savoir quoi dire moi-même jusqu’à ce qu’elle me dise qu’elle les couperait bien, elle aussi. Alors là, il en était hors de question. Je n’étais pourtant pas un mari autoritaire ou qui fait régner la loi dans son foyer, mais pour moi il était simplement hors de question que ma femme ne coupe ses cheveux. Elle avait de longs cheveux bruns ondulés et qui formaient des boucles magnifiques sur la pointe, et ils descendaient jusqu’en bas de son dos. Et j’en étais dingue. J’aimais les caresser et je m’amusais à en apprécier leur longueur. J’adorais lui caresser les cheveux lorsqu’elle dormait ou alors les lui coiffer pendant de longues minutes. Pour moi la chevelure abondante de ma femme représentait la sensualité à l’état pur et la maternité qu’elle représentait à merveille. Non, je ne voulais pas qu’elle coupe ses cheveux. Peu importe les raisons qu’elle pouvait invoquer, je refusais.

Je me suis redressé encore plus et j’ai secoué la tête comme un fou en hurlant presque.

-Non, non, non !

J’avais eu l’impression d’hurler, mais maintenant qu’elle continuait à me regarder de cette façon, et qu’elle me donnait ses recommandations avec un ton mi amoureux, mi maternel, je n’en étais plus sûr. Est-ce que mon éclat de voix avait réellement existé ? Est-ce que ce n’était pas le fruit de mon imagination ? Étais-je déjà à ce point en manque que je rêvais les choses et que j’avais des hallucinations terribles ?

Elle avait mal, je lui avais fait du mal et je lui en faisais encore. Parce que pour elle, je n’étais plus que l’ombre de moi-même. C’était sans doute vrai, mais peu m’importait en réalité. Tout ce qui m’importait c’était elle. Elle et encore elle. Toujours elle !
Ma main est allée toucher son visage et j’ai tenté un petit sourire timide. Je ne voulais pas qu’elle change. J’avais peur qu’elle ne soit plus la même en réalité. J’avais peur de tellement de choses. Mais ses cheveux, j’y tenais. Le changement était ce que je ne voulais pas. Parce que cela me faisait plus peur qu’à n’importe qui d’autre sans doute.


-Ne les coupe pas mon ange. Je te trouve tellement belle comme ça.


Ma voix était suppliante. Ma main elle, commençait malgré moi à trembler tandis qu’elle courait le long de la chevelure de mon ange. Mes yeux se sont dirigés vers cette main qui tremblait, et la honte m’a envahi. J’avais honte de ce que j’étais en train de lui faire. J’avais replongé la tête la première dans cet enfer et je l’amenais avec moi. J’avais promis et j’avais failli. Elle ne méritait pas ça. Elle allait devoir s’occuper de moi encore alors que c’était à moi de le faire. Décidément, je n’étais vraiment qu’un sale type. Son père avait raison…. Les yeux qui commençaient à se remplir de liquide lacrymal j’ai réussi à lui murmurer ce simple petit mot d’une voix déchirée.


-Pardon….


Et j’ai craqué. J’ai fondu en larmes et je me suis précipité dans ses bras, la serrant contre moi, et prenant ses bras pour les refermer sur moi. J’avais besoin qu’elle me berce, qu’elle me calme comme elle l’avait fait la première fois pendant que j’essayais de me désintoxiquer. Sauf que cette fois, les choses étaient bien plus graves. J’étais son mari et le père de sa fille. J’avais peur de lui demander si elle avait honte de moi parce que je savais que l’entendre me dire qu’elle avait honte oui, était bien plus que ce que mon cœur n’était capable de supporter.

J’étais un junkie. Je resterais un junkie toute ma vie. Pardon Papa, pardon Maman ! Je n’avais plus que Katarina et Lena maintenant. Et je ne voulais pas les perdre. Tout mais pas ça, Seigneur ! J’étais prêt à tout pour ne jamais les perdre.



-Tout ce que tu veux ! Je te promets tout ce que tu veux, mais ne me quitte pas. Ne me quitte pas Katarina. Reste avec moi toujours. Je ne veux que toi et Lena dans ma vie. Je me fiche des autres, je ne veux que vous mon ange.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Mer 17 Nov - 20:24

Conversations futiles dans un univers complètement dépravé et à moitié bousillé. Le pire, c'est que j'oubliais presque l'état dans lequel cet univers était. Parce que chez moi je me sentais bien, à l'aise. Prise au piège entre les quatre murs de notre chambre, tout me rappelait pourquoi j'étais justement dans cette pièce grise, pourquoi je devais y rester pour ma propre sécurité, pourtant toute relative vus les récents évènements. Le temps nous avait prouvé que nous n'étions en réelle sécurité nulle part. Mais nous ne pouvions pas être constamment sur nos gardes. C'était fatiguant à la longue. C'était comme si Ethan et moi avions décidé de ne faire attention à rien d'autre qu'à nous pendant quelques heures. Quelques heures bien méritées. Bêtement, je me disais que personne ne viendrait nous déranger. Qui se serait soucié de nous ? Et puis pourquoi entrer dans une maison qui de toute évidence ne recelait plus grand chose d'utile ? D'autant plus que nous étions ( plus ou moins ) discrets. Il n'y avait aucune lumière qui sortait de la maison. D'ailleurs, étant donné que la nuit commençait vraiment à tomber, la pénombre s'étendait peu à peu dans la pièce et bientôt je pourrais à peine discerner le visage d'Ethan dans la nuit. Mais ce n'était pas comme si nous avions vraiment besoin de lumière. Encore que cela nous avait manqué ces derniers temps. Je n'aimais pas devoir attendre la nuit pour pouvoir être dans ses bras. Et puis, qu'il me regarde vraiment comptais également beaucoup pour moi. Mais purement, nous n'avions pas besoin de lumière. De toute façon j'avais comme une espèce de sixième sens, je sentais quand il me regardait ou non. Avec Ethan, je ressentais beaucoup plus de choses qu'auparavant. À croire que l'amour développait les facultés.

Il s'est redressé un peu et je l'ai regardé en souriant, avant d'ouvrir de grands yeux tandis qu'il se mettait soudain presque à crier. J'eus un petit rire. Apparemment, il n'était pas d'accord pour que je coupe mes cheveux. Il est vrai que je n'en avais moi même pas particulièrement envie, même s'il commençait à devenir vraiment très longs. Cela faisait des années que je ne les avais pas eu aussi longs. Ils n'avaient jamais été courts, mais il est vrai que quand on est médecin, il est plus facile de leur garder une longueur « moyenne », pour le côté pratique... Tout le monde me disait que cela m'allait bien et me donnait un air particulièrement doux... Quand j'étais plus jeune, Vitali me disait que cela me donnait un air de princesse, parce qu'ils étaient longs et bouclés, d'un brun parfois presque noir. Il n'avait jamais voulu me dire avec quelle princesse de conte de fée il faisait la comparaison. De toute façons, il n'y avait pas beaucoup de possibilités : j'étais soit Blanche Neige, soit Belle de la Belle et la Bête. Ou alors, c'était une quelconque princesse russe de je ne sais où... Moi qui n'avais jamais été très intéressée par ces histoires là, j'allais devoir m'y mettre sérieusement avec Lena. Je n'échapperais certainement pas à l'histoire du soir quand elle serait un peu plus grande. À moins que je ne laisse cette corvée à Ethan, qui s'en sortait déjà mieux que moi...

J'ai eu un petit soupir et je me suis légèrement empourprée avant de détourner un peu la tête quand il m'a dit qu'il me trouvait belle avec les cheveux ainsi longs. De toute façon, j'aurais pu faire n'importe quoi qu'il m'aurait encore dit qu'il me trouvait belle. On dit que l'amour rend aveugle, et finalement ce n'est peut-être pas faux. Si j'étais loin d'être laide, je n'étais pas non plus cette déesse qu'il avait l'impression de voir quand il était avec moi. Je n'étais qu'une femme comme les autres. C'était sans doute mon charme slave qui lui plaisait autant, ce petit quelque chose que ( parait-il ) les américaines n'ont pas. Quand je l'ai de nouveau regardé, j'ai remarqué que quelque chose clochait. Il s'était figé alors qu'il avait pourtant commencé à caresser mes cheveux doucement. Je me suis redressée sur les coudes, sentant instinctivement que quelque chose clochait. Je l'ai vu baisser les yeux une fois de plus tandis qu'il me murmurait qu'il était désolé. Encore une fois. J'ai à peine eu le temps d'esquisser un geste qu'il fondait en larmes, se précipitant une fois de plus dans mes bras sans crier gare. Je savais qu'il était assez instable pendant ses crises, mais pas à ce point là. J'ai maladroitement refermé mes bras autour de lui tandis qu'il m'étreignait avec force. Je crois que je ne m'habituerais jamais à le voir si fragile d'un seul coup. C'était toujours quand tout allait bien qu'il s'effondrait. J'avais toujours la naïveté de croire que cela allait s'arranger... Mais non, quand il s'agissait d'Ethan, les choses s'arrangeaient rarement rapidement. J'ai eu un petit soupir quand il m'a dit qu'il me promettrait tout ce que je voudrais du moment que je ne le quittais pas. J'ai secoué la tête, avant de le repousser doucement. Étant donné qu'il s'accrochait à moi avec force, j'ai dû faire preuve d'un peu d'autorité pour qu'il veuille bien me lâcher. Le saisissant par les épaules, je l'ai forcé à se redresser et à s'asseoir en douceur. Puis je me suis moi même assise en face de lui, repliant légèrement mes jambes contre ma poitrine. Puis, j'ai tendu une main vers son visage pour y sécher les larmes qui s'y étaient répandues.

« Premièrement, je n'ai pas envie que tu me promettes tout ce que je pourrais bien vouloir simplement pour me faire plaisir. Je n'ai pas besoin d'un esclave qui dirait Amen à tout ce que je dirais, ni d'un esclave prêt à faire n'importe quoi pour moi. »

Je lui souris, caressant sa joue doucement.

« Deuxièmement, tu as tort. Tu n'as pas besoin que de moi et de Lena. Tu as tort, tu as besoin d'être entouré. Tu as besoin de ton frère, tu as besoin d'Alexander. Et tu as besoin de tes amis. Aaron, Mathilda, Lilly et les autres. Tu veux te persuader que tu n'as pas besoin d'eux mais c'est faux, et au fond tu le sais. Tu auras beau prétendre le contraire, tu n'es pas un loup solitaire. Ce n'est pas à moi que tu pourras le cacher, tu sais ? »

J'ai eu un sourire, avant de poser mon doigt sur son front.

« Et troisièmement... à bien y réfléchir, il y a une chose que je veux que tu me promettes. Ne plus jamais me demander de ne pas te quitter. Parce qu'une telle chose n'arrivera jamais, tu entends ? Nous sommes liés tous les deux. Que tu le veuilles ou non, tu es à moi pour l'éternité et bien plus encore. »

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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Jeu 18 Nov - 21:27

Je ne tremblais plus quand je serrais Katarina dans mes bras de cette façon et qu’elle avait passé ses bras de cette manière autour de moi. Je ne tremblais pas parce que je me sentais bien. Je remplaçais de cette façon une drogue par un autre. Parce que, que je le veuille ou non, que je l’accepte ou non, Katarina agissait sur moi comme une drogue. J’en étais plus que dépendant. J’avais besoin de la voir, de la toucher, de l’embrasser, de la respirer, de la caresser…Et elle était sans doute la drogue la plus addictive qui soit. Elle ne me faisait pas de mal elle. C’était surement pour ça que je m’étais tant accrochée à elle. Et puis certainement aussi parce que je l’avais aimé comme un fou dés que mes yeux s’étaient posés sur elle. Je l’avais trouvé si belle. Sa voix était si douce et apaisante. Et sa peau si douce… oui, même maintenant, prés de deux ans après, je la considérais toujours comme un ange. Et même si elle refusait que je la considère comme telle, prétextant être humaine et avoir des défauts, pour moi elle était un ange. Elle était mon ange gardien. Elle me guidait à travers le chemin sinueux de la vie. Et sans elle j’étais aveugle. Je savais que si mes jambes cédaient, elle serait là pour me tendre la main et relever. Toujours. Elle était toujours là, prête à me porter à bout de bras sans rien me demander en échange.

J’ai failli hurler quand j’ai senti ses bras desserrer un peu leur étreinte sur moi et que je sentais qu’elle cherchait à mettre une distance entre nous. J’avais encore la force, malgré les tremblements qui reprenaient de la forcer à revenir vers moi. Cette distance qu’elle semblait vouloir imposer entre nous m’était intolérable. J’avais besoin d’elle, j’avais besoin de sa chaleur. Je tremblais et j’avais froid sans elle. Ne le comprenait-elle toujours pas ? Non…alors j’ai fini par céder. Je l’ai laissé me repousser gentiment en prenant soin qu’elle ne mette pas trop de distance entre nous. Elle m’a forcé à m’asseoir et je me suis laissé faire. Elle s’est assise en face de moi et alors qu’elle ramenait comme toujours ses jambes contre sa poitrine, j’ai posé ma main sur ses bras pour établir un contact. J’avais besoin d’un contact charnel avec elle, comme toujours. La tête baissée, j’essayais d’étouffer mes sanglots et j’y arrivais difficilement. J’ai eu un léger sursaut quand j’ai senti sa main se poser sur ma joue. Elle a séché mes larmes et je suis resté interdit à l’écouter me dire ce qu’elle avait envie.
Elle ne voulait pas d’un mari qui soit à sa botte et qui n’avait aucun caractère pour imposer de temps en temps ses choix. Je ne me voyais pas comme ça. Au contraire, je trouvais que j’avais trop tendance à lui donner des directives et à lui imposer les choses. J’avais peur de paraitre égoïste et dictateur quand je faisais ça. Mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Bien sûr j’écoutais toujours ce qu’elle avait à me dire, mais souvent nous faisions les choses comme moi j’avais décidé de les faire.

J’ai senti mes lèvres trembloter, signe annonciateur que j’étais touché. J’ai retenu sa main quand elle a caressé tendrement ma joue. J’ai pourtant baissé les yeux quand elle m’a reproché de faire le vide autour de moi. Je me sentais comme un enfant qu’on gronde parce qu’il a fait une énorme bêtise. Je savais qu’elle aimait les gens, qu’elle aimait les amis que nous nous étions faits. Mais si j’avais fait le vide, c’est parce qu’ils m’avaient déçus ou simplement blessés. Liam m’avait évité depuis que les galeries s’étaient effondrées, Aaron jouait au dictateur, Alexander m’avait reproché de lui avoir caché la trahison de Gabrielle, et Lilly….elle avait sans doute été la pire dans cette histoire. Non, j’avais mes raisons pour avoir rejeté les gens autour de moi. Et je n’avais besoin de personne. A part ma femme et ma fille, je n’avais besoin de personne.je savais au fond de moi qu’elle avait raison. Ces personnes là me manquaient. Mais j’étais trop têtu pour l’admettre. Alors non, je n’avais besoin de personne. De toute façon, tout le monde m’abandonnait quand j’avais besoin d’eux…

Mieux valait pour le moment que je ne gâche pas ce moment en réfutant ce qu’elle me disait. Et puis…peut-être que je ferais un effort pour certains…Peut-être. Mais quand elle m’a demandé d’arrêter de penser qu’elle allait me quitter un jour, j’ai eu comme l’impression qu’une boule se formait au creux de mon estomac. Cela me faisait tant de bien de l’entendre me dire. Je sais qu’elle me le disait souvent mais j’avais besoin de l’entendre encore et encore. Parce que j’avais si peur…

Seulement quand elle m’a dit que je lui appartenais, je me suis senti une force surhumaine. La nuit était tombée, et je ne distinguais plus très bien son visage, mais je le connaissais par cœur. Ma main s’est levée lentement et est allée caresser son cou pour monter jusqu'à sa joue. L’envie de drogue avait disparue parce que j’avais envie d’elle. Oui…L’entendre me dire que j’étais à elle était sans doute une des choses qui me donnait envie d’elle. C’était semblable à un « je t’aime ». Et je voulais lui dire aussi. Mais pas seulement. Je voulais le lui montrer. Si j’étais à elle, elle était à moi aussi. Alors j’ai déplié ses bras et je l’ai entrainé sur le lit, m’allongeant sur elle.

Nous étions nus et je sentais la chaleur de sa peau sous mes doigts. Je caressais sa peau comme s’il s’agissait d’une relique ancienne et rare. Parce que rare elle l’était. Elle était la seule femme qui sache lire en moi, la seule qui fasse ressortir ce qu’il y avait de meilleur en moi. Sans elle, j’aurai déjà sombré pour de bon.

Mon envie d’elle était perceptible. Mon souffle était rauque, ma respiration s’était fait plus haletante. Et couché sur elle, je ne pouvais le cacher bien longtemps. Mes lèvres ont un instant remplacées mes mains sur son cou et sa poitrine. Je ne savais pas très bien ce que je faisais pour être honnête. J’avais l’impression d’être grisé par la promesse de possession qu’elle m’avait faite. Et je voulais poser mon empreinte sur elle. Je voulais moi aussi marquer ma possession.


-Et toi….


Mes lèvres s’amusaient à titiller la pointe durcie de ses seins et mes mains était descendues le long de son dos pour se perdre sur ses hanches. Et je suis lentement remonté vers son cou en laissant courir ma langue et tracer un chemin. J’aurai pu me frayer un passage entre ses reins et lui montrer à quel point ce que je m’apprêtais à dire était vrai, mais j’avais envie de l’enivrer. Je voulais cette fois-ci prendre mon temps. Contre le mur, j’avais laissé le désir et le manque d’elle parler. Mais maintenant, j’allais prendre mon temps. Nous nous étions déjà tant aimés oui, mais mon envie d’elle ne s’était pas tarie. Je savais que s’il le fallait, je pouvais lui faire l’amour toute la nuit. Parce que nous prenions toujours notre temps. Nous ne précipitions jamais rien.

J’ai fait ce qui la rendait folle de désir. Parce que j’attendais qu’elle se cambre et qu’elle gémisse. Ma bouche est venue se poser derrière son oreille et j’ai commencé à mordiller sensuellement le lobe de cette même oreille en lui murmurant tout ce que finalement j’avais envie de lui crier.

-Tu es à moi….
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Ven 19 Nov - 18:09

C'était assez difficile de calmer Ethan durant ses crises de panique. Heureusement, je pouvais me vanter d'avoir su acquérir une certaine technique depuis le temps. Parce que même quand il n'était pas en manque, il avait souvent besoin d'être rassuré. Il était si peu sûr de lui qu'il croyait en permanence que j'allais le quitter. Comme si j'en étais capable... Il aurait dû comprendre que non, depuis le temps. Mais j'avais l'impression que le retour de mon père avait ravivé en lui certaines craintes. Il avait certainement dû voir en lui un rival... Mais de ce côté là il n'avait aucun souci à se faire. Étant donné que ce dernier m'avait rejetée, je ne risquais certes pas de retourner vers lui. Je n'étais pas masochiste, je n'avais pas l'intention de retourner vers quelqu'un qui ne voulait pas de moi, j'avais un minimum de bon sens et d'amour propre. Ethan était peut-être loin d'être parfait, mais au moins lui ne risquait pas de me balancer du jour au lendemain qu'il n'avait jamais voulu de moi. Quand je pensais aux horreurs que mon père avait pu penser de lui, j'en étais malade. Comment pouvait-il juger quelqu'un qui valait mieux que lui ? Oui, j'étais clairement en train de penser qu'Ethan valait mieux que mon père. Mon père, je l'avais mis sur un piédestal pendant presque vingt-cinq ans. Parce que c'était mon père, que je n'avais jamais manqué de rien, et que je l'aimais certainement malgré tout. Mais il avait dégringolé dans mon estime à vitesse grand V. D'abord, apprendre son vrai métier avait été un véritable choc pour moi. Adieu l'image de l'homme honnête qui réussit grâce à son talent. Ensuite, j'avais été enlevée et j'avais appris du même coup qu'il avait été l'associé de celui qui tenait New York aujourd'hui. Ce même homme qui m'avait torturée pour que je lui dise où était mon père... Ensuite j'avais surpris mon père avec une femme qui était le portrait craché de ma mère morte... Et là, j'avais été reniée, insultée, violentée. Il s'était peut-être emporté, mais ça n'excusait pas les paroles malheureuses qu'il avait eu. Je ne souhaitais rien de plus qu'il ne sorte de ma vie maintenant. Je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Je n'avais rien à voir avec lui. J'étais si différente que c'était à se demander si j'étais bel et bien sa fille.

J'ai affiché un air un peu interloqué mais je me suis laissée faire quand Ethan m'a entrainée sur le lit pour m'y allonger. Je glissai mes bras autour de lui tandis qu'il s'étendait sur moi. J'ai eu un petit rire en sentant ses mains glisser sur mon cou et poitrine.

« Oh seigneur, mais tu n'en as donc jamais assez ? »

Je ne me plaignais pas. Loin de là. Mais quand il était ainsi il me faisait rien. J'ai eu un petit soupir quand ses lèvres se sont posées sur mon cou et sur ma poitrine. Un frisson m'a parcourue toute entière quand il a glissé ses mains tout le long de mon corps, avant de les poser sur mes hanches tandis que ses lèvres couraient sur ma poitrine. Je croyais pourtant qu'avoir déjà fait l'amour avec moi deux fois cette nuit lui suffirait, mais apparemment ce n'était pas le cas... Je serais certainement la dernière à m'en plaindre. J'aimais ces moments là, parce que nous étions terriblement complices et qu'il n'y avait plus que nous. Dans ces moments là je n'étais plus une mère, j'étais une femme, sa femme. Je sentais son souffle sur ma peau tandis qu'il remontait lentement pour embrasser la peau de mon cou. Je me suis raidie quand il a commencé à mordiller doucement le lobe de mon oreille. Je le suis légèrement cambrée, glissant mes mains lentement dans son dos, sentant chacun de ses muscles tressaillir sous mes doigts. Oh oui j'étais à lui, je n'allais certainement pas protester contre cette affirmation, qui était totalement vraie. J'étais à lui, je n'avais jamais été qu'à lui. Parfois je regrettais de ne pas l'avoir rencontré avant, pour n'avoir jamais été qu'à lui. Même s'il était trop tard pour cela, je pouvais toujours me rattraper en pensant que je ne serais plus qu'à lui.

J'ai glissé une main derrière sa nuque pour l'attirer à moi pour l'embrasser tandis que je m'enfonçais un peu plus dans le lit, glissant une de mes jambes autour de sa taille, et profitant de cette même occasion pour lui faire une place entre elles. J'eus un sourire, tandis que je me laissais à embrasser son cou longuement. Je n'étais pas très fière, ni très orgueilleuse, mais je devais bien avouer que je prenais souvent plaisir à laisser ma marque sur lui, un peu pour affirmer ma possession sur lui. Il se laissait faire, ne me reprochant jamais de m'amuser à faire ça. De toute façon il faisait la même chose. Comme si nous ne nous appartenions pas assez qu'il fallait que ça se sache.

« Quand tu es comme ça, tu me rappelles l'Ethan des premiers jours... »

Celui qui n'en avait jamais assez, celui qui de moquait de savoir que tout le monde nous entendrait, celui qui souriait, qui voyait le bon côté des choses... Cet Ethan là me manquait. Évidemment, j'aimais tout autant celui qui était entre mes bras. Mais je voulais retrouver un Ethan heureux. Heureux en permanence, pas par quelques périodes qui ne dureraient que quelques heures... Mais si pour quelques heures je pouvais lui faire oublier tout ces drames, alors j'allais tenter de faire de mon mieux. Parce que c'était tout ce que je pouvais faire pour le moment.

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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Dim 21 Nov - 14:21

Elle avait raison. Non, je n’en avais jamais assez. J’avais toujours envie d’elle. J’avais l’impression que mon corps n’était jamais rassasié d’elle. Mon corps réclamait toujours la chaleur du sien. Mes lèvres réclamaient toujours les siennes, mes mains réclamaient toujours le grain fin de sa peau, ma virilité réclamait toujours la chaleur de son corps. C’était comme si me donner à elle décuplait l’envie d’elle. Certains diraient qu’il en était certainement ainsi, ce soir là, parce que nous ne nous étions pas retrouvés comme un homme et une femme depuis prés de deux mois. Mais moi, je savais que ça n’avait rien à voir avec tout ça. Même quand nous n’avions pas encore Lena, et que nous nous aimions chaque soir, je pouvais passer des nuits entières à lui faire l’amour, à la caresser et à l’embrasser. J’avais sans doute besoin de compenser ces quasis vingt huit années sans elle. Et puis, rien ne me reposait plus que quand nous étions ensemble. Je n’avais jamais été un gros dormeur de toute façon. Tant que mes parents avaient cru, lorsque je n’avais même pas 5 ans, que je pouvais être hyperactif. Mais non, je récupérais simplement facilement. Même dans l’amour, je récupérais rapidement. Et là, j’avais déjà récupéré. Et j’avais encore envie de lui prouver mon amour.

Et quelle plus belle façon de le faire sinon lui donner du plaisir ?

Sa main posée derrière ma nuque, elle m’a entrainé sur elle et je me suis laissé aller à son baiser. Tandis que nos lèvres évoquaient la même danse et que nos langues s’évertuaient à jouer un cache-cache langoureux, mes mains elles se perdaient sur son corps. J’ai grogné de plaisir tandis que je sentais ses jambes s’ouvrir lentement, me permettant ainsi d’être le plus à l’aise possible. Bien sûr j’aurais pu la posséder tout de suite comme je le lui avais promis et affirmé mais j’avais envie de prendre mon temps. Je savais que notre amour ne se manifesterait sans doute plus avec autant de fougue et de tendresse avant un long moment parce que Lena dormait dans la même pièce que nous et que je ne serais sans doute pas en état de remplir mon devoir de mari avant quelques temps. Alors je voulais lui montrer toute l’étendue de mon amour cette nuit. Je faisais comme si cette nuit devait être la dernière de nos vies. Et à l’avenir, je me promettais que je vivrais chaque jour pleinement, comme si c’était le dernier.

Ses lèvres ont quitté les miennes et je les ai senties descendre dans mon cou. Je me suis laissé faire, tellement heureux et comblé. L’effleurement de ses lèvres sur ma peau provoquait en moi de longues décharges électriques le long de ma colonne vertébrale jusqu'à se perdre au creux de ma nuque. Et je me tendais tout entier, la laissant un peu prendre le dessus. Jusqu'à ce qu’elle fasse fondre mon cœur en me disant que je lui rappelais l’Ethan qu’elle avait connu au début.

J’essayais de me rappeler, et je n’eus pas trop de mal à me souvenir. Bien que j’aie insisté pour attendre un peu avant de céder vraiment à mon amour pour elle, les premiers mois avaient été remplis d’amour. Nous nous étions aimés presque partout, à n’importe quelle heure, sans jamais nous lasser. Nous respirions le bonheur à ce moment là. Et je devais avouer que je n’avais sans doute pas souri autant depuis ce temps-là. Etait-ce cela à quoi elle faisait allusion ? Sans doute… Mais pour le moment, je ne voulais plus penser à ces moments –là. Je ne voulais plus revenir sur le passé. Bien sûr je voulais me projeter dans l’avenir. Mais, je savais que pour être heureux, je devais suivre le conseil que mon père m’avait toujours donné : « Profite de l’instant présent ». Et je voulais que cela devienne mon leitmotiv. Alors, un doigt posé sur sa bouche, j’ai chuchoté bien que nous soyons seuls à des dizaines de mètres à la ronde sans doute.


-Chuttttt…


J’ai plongé à nouveau sur ses lèvres et après l’avoir embrassé de manière à lui couper le souffle, je suis descendu le long de son corps. Je n’ai pas laissé le moindre centimètre carré de sa peau sans l’enflammer de baisers et de caresses. Je voulais qu’elle mesure à quel point j’aimais son corps. Je l’aimais sans doute encore plus depuis qu’elle avait porté notre enfant en elle et qu’elle avait donné naissance à Lena. Et même si un nouveau trésor s’était envolé si vite au Paradis, je ne lui en voulais pas. J’étais incapable de lui en vouloir. Et j’espérais peut-être au fond lui refaire un enfant. Oui, j’en voulais un autre…

Mais je voulais déjà lui donner du plaisir. Et quelle meilleure façon que de plonger en elle encore et encore ? Aucune selon moi. Mais si je voulais m’unir à elle avec amour, je voulais déjà prendre le temps de faire les choses. Je voulais sentir son corps se tendre sous les doigts, sous mes lèvres. Je voulais sentir ses mains autour de ma tête et ses reins se cambrer quand viendraient déferler en elle des vagues de plaisir. Et c’est ce qui s’est passé deux fois….Je me délectais du plaisir que je lui donnais, repoussant mon besoin de la posséder pleinement. Pourtant, j’ai cédé après de longs moments de caresses. Elle me laissait faire, me faisant le plus beau cadeau au monde. Elle savait combien j’aimais lui donner du plaisir, et qu’elle ne cherche pas à me calmer me ravissait.

Pourtant quand je me suis fondu en elle, ruisselant de sueur, je n’étais toujours pas épuisé. Attentif à son plaisir, j’ai enfin réussi à prendre ma part. Je l’ai aimé autant qu’elle m’a aimé, s’offrant à moi pleinement. Le temps s’était à nouveau arrêté et je ne savais plus très bien depuis combien de temps je plongeais en elle doucement, amoureusement, fougueusement…J’ai ri un peu quand ses mains se sont posées sur mes reins et qu’elle haletait. Elle me demandait de céder moi aussi. Alors qu’elle me donnait l’autorisation de me laisser aller, mon rythme s’est accéléré jusqu’à ce que je crie ma jouissance. C’est quand, toujours en elle, je me suis laissé glisser sur elle et la serrer contre moi que j’ai senti que mon corps était douloureux. Je crois que nous venions de vivre la plus belle déclaration d’amour. J’en avais oublié ma propre respiration, mon propre manque, mon propre cœur qui battait à tout rompre.

Tout ce que j’espérais c’est qu’elle ne m’en veuille pas de m’endormir instantanément, le corps engourdi, alors que je pesais toujours sur elle.
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Dim 21 Nov - 21:02

Il n'en avait jamais assez. Je n'en avais jamais assez. Si nos corps n'avaient pas eu certaines limites, je crois que nous aurions pu passer des journées entières à faire l'amour. Pas pour avoir du plaisir encore et encore, non... Simplement pour nous aimer vraiment, pleinement. À notre façon. Je me rappelais nos premières nuits... Un peu semblables à celle ci. Nous avions rapidement créé une sorte de dépendance physique. J'adorais passer mes mains sur son corps, sentir la chaleur de sa peau sous mes doigts, l'embrasser, glisser mes mains dans ses cheveux... J'aurais pu faire une liste très longue des choses que j'aimais faire avec Ethan. Je n'avais pas forcément besoin de longues étreintes passionnés. J'aimais tout autant m'endormir alors qu'il avait simplement ses bras passés autour de moi. Mais il était bien évident que s'il avait envie de plus, je n'allais pas le repousser. Je crois que je ne lui avais même jamais dit non... Non, en y réfléchissant de plus près, je ne lui avais jamais dit non, je n'avais jamais repoussé ses avances. Il m'était arrivé de me jouer de lui, de le faire languir un peu, mais lui dire non, jamais... J'étais vraiment heureuse que nous puissions nous retrouver, enfin. Il ne s'était pas comporté ainsi avec moi depuis tellement longtemps. La naissance de Lena et les récents événement avaient en effet laissé peu de place à notre intimité. Parfois j'avais simplement envie d'être sa femme, pas la mère de Lena. Je ne voulais pas être enfermée dans cette image de mère qui ne se dévoue qu'à ses enfants. Évidemment, je ferais n'importe quoi pour Lena, là n'était pas la question. Mais, égoïstement, j'avais parfois besoin de ne plus penser à mon rôle de maman pour me retrouver dans les bras d'Ethan. Et dans ces moments là je ne voulais être QUE sa femme.

Une vague de chaleur a traversé mon corps tout entier alors qu'il m'embrassait fougueusement. J'ai eu comme des papillonnements dans le ventre tandis que ses lèvres semblaient se poser partout sur ma peau, et que ses mains glissaient sur elle de la même manière. Une de mes mains glissait doucement dans son dos tandis que l'autre se crispait légèrement sur sa nuque. Je laissai une de mes jambes remonter lentement le long de la sienne, et j'ai eu un frisson tandis que sa main se posait de façon possessive sur ma cuisse. J'ai noué mes jambes autour de sa taille et j'ai entouré ses épaules de mes bras, mes doigts se crispant nerveusement sur sa peau tandis que je me cambrais légèrement, mon corps ne réclamant plus qu'une chose : le sien. Je me suis mordue la lèvre et mon corps tout entier s'est tendu tandis qu'il venait en moi lentement. Il m'a fallu un moment pour prendre la pleine mesure de toutes ces sensations qui venaient de m'envahir. J'ai fermé les yeux quand il a commencé à aller et venir en moi doucement. Je ne pouvais plus retenir ni soupirs ni gémissements, et mes ongles se plantaient dans sa peau au fur et à mesure de ses mouvements. Je n'étais rien de plus que de me sentir pleinement sienne, de le laisser faire de moi ce qu'il voulait. Je lui appartenais pleinement et j'aurais vendu mon âme au diable pour que le temps s'arrête et qu'Ethan lui non plus ne s'arrête pas. Il avait une façon bien à lui de me faire l'amour, sachant parfaitement comment s'y prendre pour me faire chavirer. J'ai complètement perdu toute notion de temps, jusqu'à ce que mon corps me rappelle qu'il avait ses limites et qu'il était fatigué, épuisé. J'ai fait courir mes mains le long de son dos, avant d'arrêter leur course sur ses reins, lui faisant comprendre à ma façon que si j'étais comblée, je n'en pouvais pourtant plus. Nous avons échangé un long regard tandis qu'il cessait tout mouvement, avant de reprendre de plus belle et de m'envoyer au septième ciel pour la troisième fois déjà cette nuit. J'ai hurlé presque en même temps que lui, avant de retomber sur le matelas haletante et désorientée. J'ai refermé mes bras sur Ethan tandis qu'il s'écroulait sur moi, lui aussi haletant, en sueur et épuisé.

Nous ne nous sommes pas dit un seul mot. Ethan pesant toujours sur moi, j'ai entendu sa respiration s'apaiser jusqu'à se calmer complètement et prendre un rythme lent et significatif. J'eus un sourire en constatant qu'il venait tout bêtement de s'endormir. Tendant le bras, j'attrapai du bout des doigts la couette que je remontais sur lui, avant de me mettre à caresser ses cheveux doucement. Je ne me suis pas endormie tout de suite, comme pour m'assurer qu'il n'allait pas se réveiller brusquement d'un cauchemar, ou qu'il n'allait pas se mettre à trembler soudainement. Rassurée, j'ai fini par fermer les yeux et je me suis endormie à mon tour. Je ne sais pas trop combien de temps nous avons dormi. Toujours est-il que quand j'ai ouvert les yeux, il faisait jour et la lumière du soleil éclairait la pièce. Ethan et moi nous nous étions séparés pendant la nuit, j'étais au bord du lit, presque à moitié dehors. Je me suis doucement glissée hors du lit, en veillant à ne pas faire trop de bruit. J'ai frissonné à cause de l'air froid dans la pièce, puis je me suis levée. J'ai contourné le lit, jetant un regard bienveillant à Ethan, avant d'aller chercher mes vêtements. Dieu merci, ils étaient secs. Je me suis rhabillée en vitesse, avant de rassembler les vêtements d'Ethan et de les déposer sur le lit, au bout. Toujours en faisant bien attention à ne pas faire trop de bruit, j'ai ouvert un placard et j'ai jeté un coup d'oeil à l'intérieur. J'ai presque été contente de découvrir qu'il n'était pas vide, qu'on n'avait pas tout volé. Il restait en grande partie des vêtements. Et s'il restait autant de vêtements, c'était certainement parce que ce n'était pas vraimetn des vêtements pratiques aujourd'hui. Des jupes, des robes, des tailleurs... Oui, avant je faisais « attention » à ce que je portais, je soignais mon image de femme dès que j'en avais l'occasion. J'étais certainement plus jolie dans une jolie robe que dans un jean avec un pull à moitié délavé. Par pur accès de vanité, j'ai attrapé un sac vide, je l'ai posé par terre et j'ai rangé autant de vêtements que possible à l'intérieur. J'y ai aussi glissé quelques livres et d'autres affaires sans grande importance. J'ai refermé le sac, et je me suis dit qu'il était temps de réveiller Ethan.

J'étais presque désolée de devoir le réveiller alors que pour une fois, il avait l'air de dormir si bien. Il était évident que redescendre sur terre serait loin d'être agréable pour lui. Avec un soupir je me suis approchée du lit et je me suis assise à côté de lui, un peu hésitante. J'eus un sourire en le voyant à la fois si vulnérable et si serein. La couette couvrait seulement la moitié de son corps et je faillis me laisser avoir par un réflexe de curiosité stupide, à savoir soulever la couette pour jeter un coup d'oeil dessous. Allons allons, un peu de sérieux. Je me suis penchée au dessus de lui et j'ai doucement posé ma main sur son épaule. Ses bras étaient pliés sous l'oreiller sur lequel reposait sa tête. J'ai embrassé son épaule, avant de glisser une main dans ses cheveux, puis sur sa joue. J'ai continué à le caresser doucement, renouvelant l'opération jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux.

« Il est tard Ethan... Il faut vraiment que nous rentrions maintenant. Il faut penser à Lena. »

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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Lun 22 Nov - 17:17

Pas de rêves. Mais pas de cauchemars surtout. Et finalement ce n’était pas plus mal. J’en avais assez de ne faire que des cauchemars. Avant la mort de mes parents, je ne me souvenais pas jamais en avoir fait. Pourquoi en aurais-je fait ? J’étais heureux, terriblement heureux à cette époque. J’avais des parents que j’aimais plus que tout et qui étaient prêts à tout pour moi (comme moi je l’étais pour eux), j’avais un cercle d’amis fidèles avec qui j’aimais passer du temps, et je n’avais à me préoccuper de peu de choses. Mais depuis que j’avais commencé à me droguer parce que mes parents m’avaient quitté, je n’avais cessé d’en faire. Pendant de longues années je revivais sans arrêt l’annonce de leur mort. Je voyais encore leurs corps sans vies et je ressentais encore la douleur. Cette douleur qui jamais ne cesserait.

Et puis en ce moment mes cauchemars étaient certainement plus horribles qu’ils n’en paraitraient si je les racontais à quelqu’un. Je voyais mes parents avec l’enfant que nous venions de perdre. Ils étaient si heureux, si beaux…Mais je ne pouvais pas les atteindre. Il fallait peut-être admettre que ce qui peut paraitre quelque chose de magnifique peut s’avérer pour certains quelque chose de douloureux.

Mais cette nuit là, je n’ai vu ni mes parents ni notre enfant. Il n’y avait rien d’autre qu’un sommeil sans souvenirs. Un sommeil réparateur. Comme si quelque chose en moi savait que ce serait le dernier avant fort longtemps. Je savais que bientôt je n’aurais encore qu’une idée fixe, c’était cette cocaïne. Et je m’en voulais parce que j’avais vraiment cru que j’avais réussi à mettre tout cela derrière moi. Et force était de constater que je m’étais trompé. Comme j’avais trompé tout le monde, ma femme la première en replongeant tête baissée. Je savais pourtant que la rechute est quelque chose de fréquent quand les problèmes sont tels qu’on a du mal à les gérer. Mais ce qui m’énervait le plus dans toute cette histoire, c’est que quand Katarina avait eu des difficultés dans sa grossesse, quand l’accouchement avait pris des accents dramatiques, quand on me l’avait arraché, jamais ô jamais je n’avais ressenti l’envie irrépressible de me réfugier dans l’addiction que je connais le mieux. Et là j’avais mis moins d’une semaine à céder à l’enfer que j’avais quitté grâce aux efforts de Katarina.

J’aurais aimé rester endormi toujours pour me sentir bien. Et même si le réveil de Katarina était tout ce qu’il y avait de plus doux et agréable, j’aurais voulu dormir encore. J’étais réveillé depuis cinq minutes avant de daigner ouvrir les yeux. J’étais vraiment transporté dans une bulle d’amour grâce aux caresses de ma femme. Depuis quand ne m’avait-elle pas réveillé ainsi ? J’aimais la douceur de ses gestes, la douceur de ses mains sur ma peau.
Elle n’était certainement pas dupe quant à mon réveil puisque si ses caresses ressemblaient au début à l’effleurement d’une plume sur ma peau; maintenant sa main se faisait plus présente sur ma peau, marquant presque au fer rouge ma peau qui s’embrasait.
Pourtant elle avait raison…

Il fallait que je me lève. Je ne savais pas quelle heure il pouvait bienêtre mais je lui faisais confiance. Si elle estimait qu’il était tard alors c’est qu’il l’était. Et puis, elle avait raison parce qu’effectivement il fallait rentrer. Lena était toute seule depuis bien trop longtemps. Même si elle ne l’était pas vraiment puisque c’était Mathilda qui la gardait et que j’avais une confiance aveugle maintenant en elle, Lena était tout de même seule. Sans ses parents, j’estimais qu’elle l’était. Et ses parents c’était nous. Nous qui étions là…

J’ai levé ma main pour caresser amoureusement sa joue avec un petit sourire. Je voulais que ce matin elle sache à quel point je l’aimais, et que je n’avais pas oublié la nuit que nous avions passée. Les prochaines semaines allaient être terribles aussi bien pour elle que pour moi, et je ne savais pas si je serais en mesure de lui dire et de lui montrer à quel point je l’aimais. Alors je voulais lui prouver aujourd’hui. Je n’étais pas encore vraiment en manque, il fallait que j’en profite.


-Bonjour mon amour...


Pourtant, elle avait raison. Si notre couple était important, nous ne devions pas en oublier nos devoirs de parents. Parce que c’était ce qu’il y avait de plus important maintenant. Cette nuit n’avait été que pour nous. Nous nous étions aimés, retrouvés, mais nous savions que cela prendrait fin. Maintenant nous devions penser à notre petit trésor. Et quand je pensais à Lena, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable. Combien de temps j’aurais pour lui dire à quel point j’étais désolé. Je l’avais ignoré pendant plus d’une semaine, et j’allais sans doute être incapable de m’occuper d’elle pendant un long moment. Alors oui, il fallait que l’on se dépêche. Même si je ne devais avoir qu’une heure avec elle, je voulais en profiter pleinement.


-Oui…Lena…ma pauvre petite princesse…Elle me manque.


Je me suis redressé non sans avoir pris le temps de poser un baiser sur les lèvres de mon ange. Elle s’était rhabillée et attendait certainement que je me réveille pour partir. Alors je ne devais pas perdre de temps. Par chance, elle avait eu l’idée merveilleuse de rassembler mes affaires au pied du lit. Alors je me suis habillé le plus rapidement possible, me rappelant malgré moi que je ne partirais pas sans le sachet de coke que j’avais laissé sur la coiffeuse de Katarina.

Sur le moment, je ne me suis pas rendu compte du sac qui trônait prés de la porte. M’approchant d’elle pour poser mes mains sur ses hanches, j’ai regardé autour de nous.


-Tu ne prends rien ici ?


C’était vraiment chez elle ici. Et même si je savais qu’elle avait déjà pris ce à quoi elle tenait le plus, je me disais qu’elle voulait peut-être emporter d’autres choses. Il restait encore tant de choses ici. Et puis, surtout, c’était une chance d’être là tous les deux. Je doutais que nous ne revenions ici un jour. Elle avait pris l’essentiel oui, mais elle pouvait très bien vouloir emporter du superflu. Et ses meubles, et tant de choses…


-Tu devrais prendre tout ce qu’on peut transporter, et si tu veux des choses encombrantes, dis-le moi et on enverra quelqu’un mon ange.


J’avais seulement envie qu’elle soit heureuse. Et j’avais vu à quel point être ici, dans sa maison lui avait fait du bien. Alors que peut-être si elle retrouvait ses meubles et ce qui avait été à elle, elle se sentirait enfin chez elle. Je ne voulais pas qu’elle se prive de cette chance d’emporter tout ce qui lui faisait plaisir.

Un baiser déposé dans son cou, je me suis reculé en avisant un sac posé contre le mur prés de la porte. J’ai souri sans qu’elle me voie. Visiblement, elle y avait déjà pensé. Pourtant, en jetant un regard à l’armoire, j’ai vu qu’il restait encore énormément de choses. Et je n’ai pas tardé à ouvrir une boîte, et à trouver sans doute une des choses que je ne m’attendais pas à trouver…

Un corset magnifique. Du satin sans doute. Noir mais avec quelques transparences. Et…Oh mon dieu…j’imaginais déjà Katarina dans cette tenue et…j’en étais déjà si dingue qu’en me retournant vers elle, mes yeux brillaient sans doute d’un éclat coquin et que le mordillement de ma lèvre inférieure ne mentaient en rien l’effet que cette lingerie provoquait sur moi.


-Oh….tu devrais prendre ça.


Je ne doutais pas qu’elle allait rougir. Je la connaissais…
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Lun 22 Nov - 21:23

J'avais un peu peur de le réveiller trop brutalement. Je ne savais pas vraiment comment il réagirait. Inutile de dire que je fus soulagée de constater que ce réveil avait tout d'un réveil ordinaire. Pour le moment en tout cas... J'eus un sourire quand il caressa ma joue tendrement, comme pour me dire qu'il n'avait pas oublié cette nuit que nous venions de passer. J'étais toute courbaturée, épuisée de tant d'amour. Pourtant je ne regretterais pour rien au monde. Cette nuit avait été fantastique. C'était peut-être même la première fois que nous nous étions aimés de cette façon, et à ce point là. Le mur entre nous était tombé brusquement, nous faisant prendre confiance que nous avions terriblement besoin l'un de l'autre, peu importaient les circonstances. J'étais tellement malheureuse sans lui. Tellement impuissante. Voilà pourquoi je m'évertuerais toujours à l'aider, pourquoi je serais toujours là pour lui. Être là pour lui c'était, dans une vision égoïste des choses, être là pour moi même. Ne feriez vous pas tout pour votre âme sœur ? Moi qui n'avais jamais cru à toutes ces histoires, ma rencontre avec Ethan avait bouleversé ma vision des choses. Dès que j'avais croisé son regard, quelque chose en moi s'était réveillé. Alors mon père pourrait bien le détester, dire de lui tout ce qu'il voudrait, il n'avait pas la moindre chance face à Ethan, aussi triste et peu reconnaissant de ma part que cela puisse paraître. Il n'avait qu'à se mettre à ma place. N'aimait-il pas ma mère plus que n'importe qui d'autre ? N'aurait-il pas sacrifié n'importe qui pour elle ? Si, bien sûr que si. Seulement il refusait de se dire que je pouvais ressentir le même genre de chose pour Ethan.

J'eus un second sourire quand il m'avoua enfin que Lena lui manquait. Je le connaissais suffisamment pour savoir qu'il s'en voulait de ne pas s'être occupé correctement d'elle ces derniers temps. Ce n'était pas vraiment sa faute. Il avait juste ce réflexe d'enfermement quand quelque chose allait mal. Au débit de notre relation, j'avais eu du mal à comprendre pourquoi il agissait de cette façon, craignant avoir fait quelque chose de mal. Puis j'avais compris que cela n'avait rien à voir avec moi, c'était juste ainsi qu'il pensait se protéger. À tort ou à raison, je n'en savais toujours rien... Il s'est redressé et je me suis légèrement écartée, avant qu'il ne dépose un baiser sur mes lèvres. Je me suis relevée tandis qu'il allait s'habiller. Un peu malgré moi, mes yeux se sont posés sur ses bras. J'ai vite détourné les yeux avant de regarder la coiffeuse près de mon lit. J'aurais presque espéré que ce maudit sachet rempli de cette maudite poudre blanche disparaisse pendant la nuit. Mais il était toujours là, posé négligemment, me narguant presque. J'ai secoué la tête, préférant me retourner vers Ethan qui venait vers moi. J'ai relevé la tête vers lui tandis qu'il posait ses mains sur mes hanches. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire doucement quand il me demanda si je ne voulais rien emmener. J'avais déjà prévu mon coup, mettant dans un sac quelques affaires que j'aurais voulu emmener. Évidemment, si j'avais pu j'aurais tout pris mais c'était peut-être un peu impossible. Déménager aujourd'hui n'était plus aussi facile qu'avant. Je me voyais mal emmener des meubles... Même si j'avoue que j'aurais bien récupérer mon lit. Mais ce n'était même pas envisageable. Il avait déjà fallu le démonter une première fois pour qu'il rentre dans ma chambre. Dommage, on y était bien... Le nôtre était un peu plus étroit et un peu moins confortable. Mais je n'allais pas me plaindre. Nous avions du confort, ce n'était pas le cas de tout le monde.

J'ai eu un petit frisson quand il m'a embrassée dans le cou. Puis il s'est écarté, et il m'a semblé qu'il avisait le sac près de la porte. Il a jeté un coup d'œil dans l'armoire, et j'ai vraiment dû faire une drôle de tête quand je l'ai vu ouvrir une petite boite ronde et noire. J'ai dû m'empourprer jusqu'à la racine des cheveux quand je l'ai vu en sortir un corset en satin et en dentelle noire, transparent à certains endroits. Oh oh. Cela faisait partie des choses que je n'aurais pas vraiment emporté avec moi... Si à la base je l'avait acheté pour moi et pour personne d'autre, il me suffisait de jeter un regard à Ethan pour comprendre que ce vêtement lui avait donné quelques idées. Avec un air franchement gêné, je lui ai retiré des mains le corset et je suis allée le déposer à l'intérieur de mon sac, avant de le regarder d'un air de dire « ça va, tu es content ? ». Visiblement, il l'était.

« ...Tu veux peut-être que j'emporte le porte-jarretelles qui va avec ? »

Seconde de silence et échange de regard significatif.

« Sois gentil, ne prend pas la peine de répondre. »

J'ai secoué la tête et je suis allée ouvrir un tiroir de ma commode. Et c'est bien pour lui faire plaisir que j'ai sorti les quelques sous-vêtements qu'il restait avant d'aller les ranger au fond du sac, en espérant qu'il les oublie ( à mon avis, ce ne serait pas le cas et il se chargerait vite de me rappeler leur existence ). Je ne voyais pas vraiment quoi emporter d'autre. Des vêtements, quelques livres... Qu'est-ce que je pouvais bien prendre de plus ? C'était déjà bien. J'ai eu un petit haussement d'épaules, revenant vers Ethan.

« Sincèrement, je ne vois pas quoi prendre d'autre... Je veux dire, tu me vois à l'infirmerie faire mon travail sur une paire d'escarpins ? Ou dans une robe du soir ? Franchement, tes fantasmes mis à part, avoue que ce serait stupide de ma part de faire preuve de narcissisme stupide. »

J'ai secoué la tête, avisant au fond de l'armoire des paires de chaussures qui n'avaient rien de pratique. Par curiosité j'y ai jeté un petit coup d'oeil. J'eus un petit soupir. J'avais déjà emporté les chaussures pratiques, du genre ballerines ou bottes. Le reste, c'était bien joli, mais totalement inutile aujourd'hui. Je me suis soudain rappelé quelque chose que j'avais complètement oublié d'emporter, à cause de la panique. C'était au fond d'un tiroir, celui de ma commode de nuit. Cette dernière étant renversée, je l'ai redressée, grimaçant, avant d'ouvrir le tiroir. Je fus contente d'y trouver ce que je cherchais. Ce n'était rien d'extraordinaire. Mais ça avait une certaine valeur sentimentale pour moi. Comme certaines autres choses. C'était une boite à musique en bois, de style ancien. Les coins étaient abimés, mais c'était normal. Je l'avais depuis que j'étais toute petite, c'était mon premier cadeau d'anniversaire, offert par ma mère. Je l'ai ouverte en souriant. Il y avait une petite danseuse au milieu, mais un de ses bras avait été cassé, le petit morceau de porcelaine gisant au fond de la boite. Curieuse de voir si elle fonctionnait toujours j'ai tourné le petit mécanisme. Elle n'était pas vraiment cassée, elle fonctionnait toujours. La petite mélodie qui s'en échappait était douce, apaisante. Exactement comme dans mes souvenirs.

« Ça ferait une jolie berceuse pour Lena, tu ne trouves pas ? »

J'ai attendu qu'elle s'arrête toute seule avant de la tendre à Ethan, un petit sourire timide accroché aux lèvres et les yeux brillants d'émotion.

« Tu crois que tu pourrais la réparer ? »

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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Mar 23 Nov - 19:08

Bien que nous n’ayons plus rien à nous cacher, je connaissais Katarina. Elle allait s’empourprer par timidité. Non pas qu’elle veuille jouer ainsi à l’oie blanche, mais je savais qu’elle était assez discrète sur ce genre de choses. Je l’étais aussi même si je m’étais toujours moqué qu’on puisse nous entendre nous aimer chaque nuit. J’avoue qu’en y réfléchissant un peu, avant je me serais sans doute empourpré à la vue de lingerie fine. Mais là, il s’agissait de ma femme. Je n’avais don plus aucune gêne. Et étrangement, le fait qu’elle ait pu acheter ce corset et d’autres choses encore pour un autre homme ne m’a même pas effleuré l’esprit une seule seconde.
Et effectivement, elle s’est empourprée. J’adorais voir le rose lui monter aux joues et ses yeux se baisser.

Mais j’ai été surpris quand elle m’a presque arraché le corset des mains. L’avais-je fâché en lui demandant de le prendre et de réaliser ainsi un fantasme supplémentaire. C’était la première fois que j’étais amoureux d’une fille, d’une femme, et c’était aussi la première fois que je me surprenais à aimer ce genre de vêtements. Je n’avais jamais vu Katarina dans un tel vêtement mais rien que de toucher le tissu et l’imaginer portant ce corset avait émoustillé tous mes sens. Elle avait un corps de rêve et je ne doutais pas que ce vêtement la mettrait davantage encore en valeur. Et puis ce n’était pas parce que nous étions parents maintenant que nous avions cessé d’être un mari et une femme .La preuve en avait été fournie cette nuit. Nous nous aimions comme au premier jour, et je ne doutais pas que ce genre de choses ne ferait qu’apporter un peu plus de piment à nos relations intimes. Et de plus, j’estimais qu’elle méritait de se mettre en valeur.

Je pensais qu’elle allait ranger le corset dans sa boite et me presser hors de la chambre pour que nous nous dépêchions de repartir retrouver notre princesse, mais elle l’a pris et l’a enfoui dans le sac qu’elle avait déjà préparé pendant que je dormais encore et j’ai sourit comme un enfant. Après tout, face à ce genre de vêtements quel homme ne redeviendrait pas un enfant ? Absolument aucun. L’homme est faible face à de telles choses. Son regard était significatif. C’était un « tu as gagné, tu es content ? ». Et que répondre à cela si ce n’est un regard langoureux et un petit rire. Oui j’étais content. Bien sur, je savais que je ne verrais pas ce corset sur elle avant un moment puisque bientôt le manque me rattraperait et Dieu seul sait combien de temps durerait ma désintoxication ; mais au moins je savais qu’elle l’emportait avec elle et qu’un jour je pourrais lui demander de le porter.

Mes yeux se sont fait plus charmeurs et coquins quand d’une voix pleine de défi, elle m’a demandé si je voulais qu’elle emporte les portes jarretelles qui allait avec aussi. Quelle question…Bien sur que je voulais ! Un porte-jarretelles, un corset….Oh mon Dieu…il fallait que j’évite trop d’y penser sinon je savais que nous ne serions pas prêts de quitter cette maison. Rien que d’y penser éveillait déjà des fantasmes en moi…
Non, mieux valait que je ne réponde pas, elle avait raison. J’avais bien trop peur qu’elle change d’avis. Et je n’allais surtout pas dire quoi que ce soit quand je me suis aperçu qu’elle prenait tous les sous-vêtements qui se trouvaient dans le tiroir avant de les mettre dans le sac. Je n’en perdais pas une miette, et je m’apercevais que cette lingerie n’avait rien d’une lingerie bon marché et peu séduisante. Elle ne possédait que de très beaux vêtements. Pas étonnant au fond…Elle était quand même issue d’un milieu aisé.

Revenant vers moi, elle a désigné l’armoire du regard et j’ai vu tout un tas de paires de chaussures soigneusement rangés, et elle a semblé un peu triste de se rendre compte que ces vêtements là ne seraient pas pratiques du tout là ou nous vivions désormais. Je ne pouvais pas la contredire. Oui, elle n’aurait sans doute aucune occasion de porter une robe du soir ou des escarpins…Hélas…jamais je ne la verrai dans une telle tenue. Jamais je n’aurais le souffle coupé en la voyant habillée avec une robe superbe…
Et puis, alors que je lui donnais raison, elle semblait déjà ne plus m’écouter. Je l’ai vue se précipiter vers sa petite table de chevet et en ressortir rapidement une boîte en bois. Je n’ai pas tardé à savoir ce qu’elle contenait .C’était une boite de musique. Le genre de boite à musique que toute petite fille possède ou rêve de posséder. En m’approchant j’ai vu une jolie danseuse tourner sur elle-même, sur la pointe des pieds, et une douce musique s’échapper de la boite. J’en étais ému, davantage quand Katarina m’a demandé si je ne trouvais pas que la berceuse ne serait pas idéale pour Lena. J’ai eu un instant un pincement au cœur, parce que c’était moi qui lui chantait la même berceuse depuis sa naissance. Mais je devais bien avouer que celle là était toute aussi jolie. Et puis…je serais sans doute incapable de bercer ma fille avant un long moment…alors oui, cette mélodie serait parfaite pour Lena.

Ce n’est que quand Katarina me l’a tendue en demandant si je saurais la réparer que je me suis rendu compte qu’il manquait un bras à la danseuse. Je pouvais bien essayer, puisque de toute façon le bras était au fond de la boite…Elle ressemblait à une petite fille avec ses grands yeux bleus brillants. Oui je pouvais essayer. Je me suis avancé vers elle, la boite bien serrée contre moi.

-Elle va adorer cette boite à musique. Je te promets de faire mon maximum pour la réparer.

Cela ne devait pas être difficile. Il suffisait sans doute de ressouder le bras au corps de la danseuse. Le plus dur serait de trouver quelque chose pour le faire et d’être assez minutieux pour qu’on ne se rende pas compte qu’il avait été réparé. Cela me ferait sans aucun doute un exercice avant que Lena ne grandisse et me demande de réparer des jouets que nous aurions dénichés ici et là.

Lena…Dans cette maison, me venait encore en tête ce qu’aurait été notre vie sans cette guerre. Nous aurions été heureux. Et je sais que nous aurions tout fait pour que notre princesse soit heureuse. Je n’avais jamais aimé les idées préconçues et les stéréotypes, mais maintenant que j’étais père d’une petite fille, je l’imaginais comme toutes les autres petites filles. Elle aurait eu des poupées, tout un tas de poupées, de la dinette, des robes de princesse, une chambre toute rose avec plein de peluches. Et elle aurait pratiqué la danse comme sa maman, elle serait peut être même devenue une danseuse étoile .Et elle aurait appris la musique. Le piano ! C’est parfait pour une petite fille. Et puis elle nous aurait peut-être demandé de faire de l’équitation. Et nous aurions fait notre maximum pour lui offrir un poney. Oh oui, un poney, et plus tard un cheval. Et…


-J’aurais aimé que Lena puisse faire de la danse, et de la musique et qu’elle apprenne à monter un cheval, et…


Je savais que je me laissais aller à rêver. Que tout cela n’était pas possible dans un monde comme le notre. Mais les rêves…c’était sans doute tout ce que nous avions maintenant. Et cela faisait du bien de rêver un peu non ?
J’avais toujours été un rêveur. Combien de fois Evan me l’avait reproché. S’il était terre à terre mon meilleur ami, moi j’avais toujours rêvé. J’avais rêvé ma vie, j’avais rêvé la femme de ma vie, j’avais rêve tout et n’importe quoi. Mais Katarina…même dans mes rêves les plus fous, je n’avais pas imaginé meilleure femme, plus belle épouse…


-J’espère qu’on pourra la rendre heureuse. Et j’espère que je saurais rendre sa mère heureuse aussi.


Joignant les actes à la parole, je l’ai enlacé et j’ai plongé sur ses lèvres. Un doux baiser, une main dans le dos caressant tendrement sa peau à travers son pull. Tout ce que je pouvais espérer, c’était qu’un jour je réussisse vraiment à la rendre heureuse. Pour le moment, j’avais l’impression de ne faire que le contraire…

J’ai finalement mis fin au baiser, repensant à Lena toute seule au milieu de tous ces inconnus. Sa place était avec nous. Alors nous ne devions plus perdre de temps. J’ai relâché Katarina et je me suis saisi d’un grand sa de voyage et j’y ai enfoui les premières paires de chaussures.


-On prend tout !


Tout ce que nous pourrions prendre, nous le prendrions. Je demanderais à quelqu’un (Riley peut-être) de venir chercher tout le reste. Ces affaires là appartenaient à Katarina et je voulais qu’elle les ait, peu importe si elles nous seraient utiles ou pas.
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MessageSujet: Re: You gave up the fight and you left me behind { ETHAN } - 18 !   Mar 23 Nov - 21:17

J'avais cette boite à musque depuis que j'étais toute petite. Depuis toujours en fait. Elle m'avait toujours accompagné partout. J'aimais beaucoup la mélodie qu'elle jouait. C'était une mélodie un tantinet mélancolique, mais j'avais toujours aimé l'écouter et je me disais qu'elle ferait une berceuse parfaite pour Lena. J'avais souvent regretté de ne pas avoir pu l'emporter, mais je n'avais jamais osé demander à personne d'aller me la chercher, jugeant que c'était un vœu un peu égoïste et futile... Mais au fond, j'étais bien contente de la retrouver. C'était quelque chose que je donnerais certainement à Lena quand elle serait un peu plus âgée et en âge d'en prendre soin. J'ai affiché un grand sourire ravi quand Ethan m'a dit qu'il ferait de son mieux pour la réparer. Au pire, ce n'était pas si grave, mais s'il y arrivait ce serait formidable. Je l'aimais quand elle était dans son état originel, c'est à dire parfait. Pour moi elle était parfaite. C'était vraiment le seul souvenir matériel que j'avais de ma mère, alors j'y tenais. J'étais étonnée d'ailleurs que mon père ne m'ait pas demandé ce que j'en avais fait. Il savait que j'y tenais énormément. Sans doute avait-il oublié. Il avait bien d'autre préoccupations en ce moment... Toujours assise sur le lit, j'ai eu un petit soupir, regardant une dernière fois autour de moi. J'aurais du mal à quitter cet endroit. Il me manquerait d'autant plus que je n'y reviendrais certainement plus avant un bon moment, sinon jamais. Il fallait se faire une raison. Pourtant il était vrai que vivre dans un endroit pareil ne m'aurait certainement pas déplu. C'était toujours mieux que nos sous sols. Mais nous n'avions pas le choix... C'était comme ça.

J'eus un sourire et je secouai la tête tandis qu'il fantasmait sur un idéal qui n'existerait peut-être jamais. Je doutais que Lena puisse jamais faire de la danse, de la musique ou quoi que ce soit d'autre. Pas ici en tout cas... Plus jeune, j'avais appris à faire du piano. Je n'en avais plus fait depuis une éternité. Mais je me souvenais que j'aimais ça. Moi qui voulais que Lena ne manque de rien, je me rendais compte que ses rêves de petite fille risquaient très sérieusement de rester des rêves. D'ici là, peut-être les choses auraient-elles un peu évolué, mais je n'en étais pas certaine. En tout cas, ici, à New York, les possibilités étaient limitées. Un comble pour la ville qui était autrefois celle de tous les possibles. Nous n'avions plus accès à grand chose, alors forcément... Je me suis levée doucement, tandis qu'il espérait que nous puissions la rendre heureuse. Puis il est venu m'enlacer avant de m'embrasser. Me rendre heureuse ? C'était déjà le cas. Certes, certaines choses allaient de travers, mais ce n'était pas vraiment sa faute, il ne le faisait pas exprès... Si les choses allaient mal en ce moment, ce n'était pas grave. Avec lui à mes côtés, je me disais que tout allait bien. C'était sans lui que je serais terriblement malheureuse. Même s'il émettait des réserves quant à sa capacité à me rendre heureuse, autant qu'il sache que sans lui, ce serait pire que tout. Je ne saurais pas avancer sans lui. Stupide ou non, c'était la vérité. J'étais lucide sur moi même. Forte ou pas, sans lui, je ne valais rien. J'étais comme un aveugle perdu dans une pièce sans aucun repère. Perdue.

J'ai haussé les sourcils quand il m'a lâchée avant d'attraper un sac et de déclarer que nous emportions tout. Tout ? Même ce qui était complètement inutile ? Apparemment oui. J'ai secoué la tête quand il a enfoui quelques paires de chaussures à l'intérieur du sac. Je ne voyais pas vraiment quand est-ce que j'allais porter des escarpins de ce genre, mais après tout, si cela lui faisait plaisir... Il a rempli le sac avec tous les vêtements qu'il voyait, qu'ils soient utiles ou non, avant d'envelopper soigneusement la boite à musique dans un manteau et de la mettre dans le sac à son tour avant de le refermer. J'avais l'impression de déménager... Je me demandais déjà où j'allais bien pouvoir ranger tout ça... Évidemment, je perdis mon sourire quand il récupéra le sachet de drogue, qui se trouvait toujours sur la coiffeuse à côté de mon lit. Après tout c'était moi qui lui avait dit que sa désintoxication serait progressive. Si cela semblait être la meilleure idée, ce n'était pas forcément celle que je préférais. De toute façon, aucune de toutes les solutions ne me satisfaisait jamais pleinement. J'ai remis ma veste et j'ai tendu la sienne à Ethan, qu'il enfila avant d'attraper le sac qu'il avait rempli. Avant que nous ne partions je lui ai donné l'arme que j'avais emportée, étant donné que je n'étais jamais très à l'aise avec ce genre de choses. Puis j'ai attrapé mon sac et je l'ai jeté sur mon épaule avant que nous ne partions. J'eus le réflexe de fermer la porte de ma chambre, puis celle de l'entrée, même si cela ne servait de toute évidence plus à grand chose. J'ai jeté un coup d'oeil en arrière avant que nous ne nous mettions en route.

Cette fois ci j'ai laissé Ethan nous guider dans les rues de New York, étant donné que j'étais un peu perdue. Nous avancions rapidement, impatients de retrouver Lena qui n'avait que trop attendu. Pendant une seconde, je me suis dit que nous n'avions rapporté aucun médicament, mon excuse initiale... Peu importe, je dirais que nous avions trouvé autre chose, ou je ne dirais rien. Au fur à mesure que nous approchions, je sentais la nervosité monter en moi. Les jours qui s'annonçaient seraient sombres et difficiles à vivre pour tout le monde... Quand nous sommes arrivés près de l'entrée, j'ai nerveusement glissé mes doigts entre les siens. J'ai tenté d'afficher un air sûr de moi quand nous sommes entrés, espérant de tout mon coeur que personne ne poserait de questions quant à notre absence imprévue. Ce fut le cas, dieu merci. Ethan est allé poser les sacs dans notre chambre, tandis que j'allais chercher Lena. J'ai esquivé les questions de Mathilda en un clin d'oeil, et je me suis dépêchée de la ramener à son père, qui attendait fébrilement de retrouver sa fille.

Trois heures plus tard il était en manque.

Trois heures plus tard, tout le monde pensait qu'il avait la grippe.

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