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 Elizabeth Mitchell

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MessageSujet: Elizabeth Mitchell    Dim 24 Oct - 13:15


Elizabeth Mitchell

starring Rachel Hurd Wood
NOM : Mitchell.
PRENOM : Elizabeth. Mais tout le monde m'appelle Lizzie. En général, on m'appelle Elizabeth quand j'ai fait une bêtise ou lorsque l'on veut me dire quelque chose de sérieux.

AGE : J'ai 22 ans ( enfin presque, ne chipotons pas ! ), je suis née le 25 Décembre 1990, en Irlande. Ma mère a passé Noël à la maternité. Joyeux Noël maman ?

HABITE : Elizabethtown. Oui je sais, Elizabeth à Elizabethtown, c'est comique, AH AH AH, on me la fait tous les jours. Humph.
Et un petit lutin, ça fait quoi dans la vie ?


    Avant que cette foutue guerre n'ait lieu, j'avais commencé des études dans le monde des arts... J'aurais voulu être peintre, ou photographe, ou les deux... Aujourd'hui, je m'imagine mal peindre de jolies paysages fleuris pour passer le temps. Certes, je photographie encore tout ce que je peux quand je le peux, mais mon rôle principal n'est pas celui là. Je m'occupe du tout petit groupe d'enfants d'Elizabethtown. Je suis maitresse d'école ? Oui, en gros, c'est ça.

Et à quoi tu ressembles, dis ?


    Jeune et jolie ? Non évidemment, vous n'allez pas vous contenter de ça... Dommage, parce que j'ai horreur de m'étendre sur mon physique ! Je ne me considère pas comme étant particulièrement jolie ou particulièrement moche... Disons simplement que je suis normale ? Eh oui, désolée de vous décevoir, mais je n'ai rien de ces stars de cinémas, de ces grandes perches qui vous font passer pour une chose minuscule... D'ailleurs, en parlant de ça, je ne suis pas vraiment grande. Je n'ai jamais atteint le mètre soixante-cinq, restant deux centimètres plus bas. Tant pis, j'ai pris l'habitude de lever la tête pour regarder les hommes droit dans les yeux. La seule chose qui puisse me faire – éventuellement – remarquer, c'est la couleur de mes cheveux. Effectivement, je suis vraiment très rousse, limite poil de carotte. Certains disent que je suis une fausse rousse parce que je n'ai pas de tâches de rousseurs et ceux là je les... Rien du tout, parce que c'est vrai, je n'ai pas la moindre petite tâche de rousseur. Ça se serait vu sur ma peau, qui n'a vraiment rien de bronzé. Je suis une carotte pâlichonne. Oui je sais, c'est triste. Ah et j'ai de grands yeux verts, ce qui achève mon apparence de joyeux petit lutin. Je pense que c'est à peu près tout... Oh non, j'oubliais presque... Si vous me voyez à moitié nue ( je vous le déconseille fortement ! ) vous verrez certainement une cicatrice, assez grande, au niveaux des reins. C'est un détail peu glamour, mais que voulez vous, maintenant que c'est là, ça va y rester.

Et à quoi tu penses ?


    Bizarrement, la guerre ne m'a pas déprimée plus que cela. Enfin, je veux surtout dire que je n'ai pas énormément changé : je suis restée la même fondamentalement, prenant ce terrible événement comme une mauvaise passe, une grosse boulette humaine... Je suis la fille qui voit toujours le bon côté des choses. Après tout, la vie est courte et il faut en profiter au maximum. J'essaie au maximum de rendre les gens heureux autour de moi. J'ai toujours vécu entourée d'amour et de bonne humeur, alors j'essaie de reproduire ce schéma autour de moi. La déprime, ça me déprime... Je suis toujours souriante et pétillante, et j'essaie de faire passer ça aux gens qui m'entourent. C'est certainement pour ça que c'est moi qui m'occupe des enfants... Je suis certainement la seule « adulte » du coin qui ne fait pas une tête de six pieds de long au moins une fois par jour. Je suis aussi une hyper sensible : je suis capable de me mettre à pleurer pour rien du tout ! Non, vraiment, c'en est carrément ridicule. Surtout de la part de la fille qui positive toujours à 100 %. Il faut bien avoir des défauts, me direz vous... En règle générale, je me tiens à carreau, et je reste à ma place. J'ai pris cette habitude toute petite. Normal, quand vous êtes seule entourée de trois garçons... Etant donné que je suis assez douée pour garder un secret, je sers de confidente à pas mal de monde. Ce rôle me plait, je dois bien l'avouer. De toute façon, je ne sais pas faire grand chose d'autre ! J'adore écouter les confidences des enfants surtout. C'est tellement innocent et rafraichissant ! Tout cela mis à part, je dois bien avouer que je ne suis pas la courageuse ou la tête brulée de la bande. Je ne suis pas très forte physiquement alors j'essaie de faire attention et de ne pas prendre de décisions hâtives. Le problème, c'est que ma joie et ma bonne humeur font de moi une casse-cou...

Et tu joues avec qui ?

Jackson Ford : Eh oui, l'amour a frappé à ma porte... J'avoue que cela m'est tombé dessus sans prévenir, quasiment en même temps que les bombes...Jackson et moi sommes ensemble depuis presque deux ans maintenant, et j'avoue que je me sens bien avec lui. Alors oui, ça peut paraître stupide, mais que voulez vous, je suis amoureuse... Ça arrive à tout le monde ( enfin presque ) ! Il est le seul avec qui je me permets de me laisser aller et craquer un petit peu de temps en temps. Alors oui, il est plus vieux que moi de quelques années, mais cela m'est complètement égal ! Du moment que je me sens bien avec lui, c'est l'essentiel, non ?
Katherine Von Arper : Katherine est ma meilleure amie, et là encore, notre différence d'âge n'y fait rien. Elle me dit souvent que je suis son parfait opposé, et c'est certainement vrai. Je sais qu'elle ne va pas forcément très bien, et je m'efforce de l'aider à aller mieux. Je sais ce qui lui est arrivé, et je serai bien la dernière à la juger. Je m'occupe souvent de sa fille, que j'adore. J'espère sincèrement parvenir à l'aider à remonter la pente, parce que c'est une femme bien et qui mérite d'être heureuse.
Ethan Jones : Ah, Ethan... Premier béguin d'adolescente ? Je plaide coupable. Bah oui, mais que voulez vous, moi et mes amies étions TOUTES amoureuses d'Ethan. À croire que son petit air mystérieux nous faisait toutes craquer... Enfin, bref. Ethan était l'ami d'Evan, c'était un gentil garçon, rêveur, romantique... Nous nous sommes perdus de vue après la mort de ses parents, je ne sais absolument pas ce qu'il est devenu, ni s'il est toujours vivant... S'il l'est toujours, j'aimerais beaucoup le revoir, parce que l'air de rien c'était un très bon ami auquel je tenais beaucoup.
Jared Williams : J'ai pour habitude d'être très ouverte d'esprit, mais avec Jared, je ne peux pas. Il est méchant, malsain... Et surtout il a essayé de m'embrasser, en sachant parfaitement que je n'étais pas libre et qu'il ne me plaisait pas du tout. Depuis, je l'évite autant que possible. Je n'ai encore rien dit à Jackson, mais s'il continue à me tourner autour, les choses pourraient mal tourner...
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mar 2 Nov - 15:54

Dis, tu me racontes une histoire ?


    « Ermès ! Dépêche toi d'aller faire tes devoirs avant que je ne te botte les fesses ! … Evan ! Je t'ai déjà dit d'aller ranger ta chambre, et plus vite que ça ! … Eric ! À la douche, allez hop !

    Silence.

    « Oh mon dieu, mais où est Elizabeth ? »

    Elizabeth, c'est moi. Le bébé que ses trois grands frères viennent de cacher dans le placard, c'est moi aussi. C'est ça, d'être la petite dernière... Je me présente, Elizabeth Louise Mitchell, nouveau né et déjà persécuté par ses frères. Ermès a dix ans. Ermès, c'est l'ainé, celui qui a tous les droits, et c'est aussi celui qui répare les bêtises des autres, ou du moins qui essaie. Peine perdue. Après, il y a Evan. Il a six ans, et pour le moment c'est le seul qui ne veut pas trop m'embêter. Parce que je suis qu'une crevette, et qu'une crevette, bah c'est mignon. Et puis enfin, il y a Eric. Quatre ans, une vraie tornade. Là où il passe, la propreté trépasse. Et puis ensuite c'est moi, la petite dernière. Maman a toujours voulu avoir une fille, et papa aussi. Pas de chance, ils ont eu trois garçons avant de m'avoir moi. Autant dire que je suis un cadeau inespéré... Enfin, un cadeau, c'est relatif, quand vous devez déjà vous occuper de trois petits montres en puissance. Ah, j'oubliais, je suis née en Irlande. D'où l'image de petit lutin que je trainerai certainement jusqu'à la fin de mon existence... Enfin, peu importe. En tant que petite dernière, je suis chouchoutée un maximum par tout le monde. Sauf par Ermès, qui se lasse vite de moi. Mais dès le berceau, je nous une relation fusionnelle avec mon deuxième frère, Evan. Il prend son rôle très à coeur et veut toujours s'occuper de moi. Enfin, sauf quand j'ai faim à trois heures du matin, évidemment. Mais dans l'ensemble, c'est lui qui me réclame toujours. Je suis presque plus habituée à lui qu'à mon père, c'est pour dire... En même temps, papa est souvent absent. Il est dans le commerce international, et a donc souvent des voyages... internationaux, oui. Il n'empêche que c'est un très bon père, tout comme ma mère, femme au foyer, est certainement l'une des meilleures mères du monde. De mon point de vue tout à fait subjectif.

    Que dire de mon enfance ? Elle n'est pas très... palpitante, du moins au tout début. Je suis une petite fille comme les autres, haute comme trois pommes avec de jolies petites couettes rousses. Jusqu'à mes cinq ans, tout va bien. Je suis dans la même école que mes frères, étant donné que le village n'est pas très... vivant, si vous voyez ce que je veux dire. Je suis donc surprotégée, au moindre bobo, toute ma famille débarque. « Le clan des quatre E », comme tout le monde dit... Ce n'est qu'à mes cinq ans que les choses se corsent. À cinq ans, la nouvelle tombe, comme une bombe sur la tête de mes parents. Je suis malade. Oh pas mourante, remballez vos mouchoirs ! J'ai une « petite » insuffisance rénale. Ce n'est pas si « grave », mais pas tout à fait bénin non plus. Je dois recevoir un traitement spécial, et de temps en temps être dialysée... Et bonjour le monde hospitalier ! Je ne comprends pas vraiment ce que cela signifie, malgré les mines inquiètes autour de moi... Conséquence de tout cela, nous déménageons en ville, près d'une clinique privée, pour que je puisse être soignée au mieux. Inutile de dire que je ne comprends toujours rien à ce qui m'arrive. Ce n'est qu'un an plus tard que j'apprends la vérité, au cours d'une bête dispute avec Ermès. « De toute façon, tout le monde est gentil avec toi parce que bientôt, tu seras morte ! ».

    Évidemment, ça calme. Même quand vous n'avez que six ans, le mot MORTE, vous le comprenez... Et bizarrement, la première chose que j'ai pensé, c'est : Ah. Je n'ai pas pleuré, hurlé, ou tapé du point. J'ai demandé des explications à mes parents, et je les ai eues. Premièrement, je n'allais pas mourir. Enfin, pas tout de suite. Et si nous avions déménagé, c'était pour m'offrir les meilleurs soins possibles. Ça a duré quatre ans, où j'alternais maison, école, hôpital. N'importe qui serait devenu fou, mais moi je m'en fichais. C'était ma vie, un point c'est tout. Quand j'ai eu dix ans, nous avons tous déménagé aux USA. Parce que mon père avait trouvé un emploi fixe à New York, et parce que les soins médicaux là bas étaient les meilleurs, quoique les plus chers aussi. Nous étions tous enthousiastes. Sauf Ermès. Le rabat-joie de la famille... Mais du haut de ses vingt ans, il n'avait pas le choix. Il s'est retrouvé avec nous à New York, à Manhattan. Dans un grand appartement. Je me sentais très bien à New York. Ma relation privilégiée avec Evan m'aidait beaucoup à surmonter toutes ces épreuves. Même s'il avait seize ans et moi seulement dix, mais nous étions toujours ensemble. Il m'emmenait partout, me faisait sortir tous les weekends... Le samedi, nous allions toujours à Central Park. Parfois seuls, parfois avec sa bande d'amis. Bah oui, à seize ans il avait des amis et des amiEs. Rachel, Matt, Thomas, Kirsten, Maxime, Ethan, Maria... Bon, on ne va pas mentir plus longtemps, dès que mon hormones se sont réveillées, je suis tombée raide dingue amoureuse d'Ethan. C'était le seul célibataire de la bande, et il faut croire que ça, mon petit cerveau l'avait enregistré. Le mien... et celui de mes copines de l'école. On avait beau ne pas être discrètes du tout, il n'a jamais rien vu. Il avait toujours l'air un peu à côté de la plaque, Ethan.

    J'ai donc continué à grandir au milieu de personnes plus vieilles que moi, devenant drôlement mature pour mon âge ( la maladie aidait aussi à grandir ). J'aimais beaucoup trainer avec la bande de mon frère. J'étais leur petite mascotte, et cela me faisait voir du monde. Tout le monde savait que j'étais malade, mais ils me traitaient tous normalement, en étant assez protecteurs avec moi. Je grandissais et devenais une « jeune et jolie jeune fille » comme disait maman, et Evan devait calmer les ardeurs de certains de ses amis ( encore que les ardeurs d'une certaine personne ne m'auraient pas dérangée outre mesure ). Je devais un peu la confidente de tout le monde, parce qu'ils adoraient me confier leurs petits secrets, leurs chagrins d'amour... En parlant de ça, j'étais franchement étonnée de voir mon cher Ethan rester seul. Enfin, presque. Une fois j'ai compté combien de temps il était resté avec une fille. Son record ? Trois semaines et quatre jours. Je ne savais pas trop si je trouvais ça drôle ou triste... Et devinez qui devait tapoter le dos et servir d'épaule consolatrice des demoiselles éplorées ? Lizzie bien sûr. Là encore, j'hésitais entre pleurer avec elle et éclater de rire. Une fois j'ai rencontré la mère d'Ethan. Selon elle, son fils cherchait « la bonne ». Peut-être... Mais à New York, cette fille là devait bien être quelque part non ? Enfin, vous me direz, vous auriez pu la coller nue devant son nez, il aurait regardé ailleurs... Seulement, au milieu de toutes ces tracasseries d'adolescents, ma maladie prenait de plus en plus d'importance, et je devais passer plus de temps à l'hôpital, passant à côté de nos petites fêtes et de nos petites sorties... Et puis l'ambiance à la maison s'était un peu détériorée. Ermès était parti ( enfin... ) et papa et maman en instance de divorce. Eric vivait sa petite vie de son côté, développant un drôle de côté je-me-fiche-de tout.

    Un matin, après une journée et une nuit passées à l'hôpital, la nouvelle est tombée : j'avais besoin d'une greffe. Sans cela, j'allais... mourir. Vraiment. Cette fois ci, et pour la première fois de ma vie, j'ai pleuré sur mon sort. Parce que j'étais jeune, j'avais à peine quinze ans et je ne voulais pas mourir sans avoir vécu pleinement... A partir de ce moment là, j'ai dû rester à l'hôpital, pour éviter que les choses n'empirent. Pour moi, c'était comme mourir un peu de rester dans une pièce aux murs blancs, avec cette horrible odeur de plastique et de médicaments... C'était insupportable. D'autant plus que je n'avais pas beaucoup de visites. Il n'y avait que ma famille, et quelques amis. J'étais contente qu'Ethan vienne me voir de temps en temps. Il était peut-être un peu rêveur et un peu à côté de ses pompes, mais au moins il venait me voir, et il évitait de me parler de mon problème. Seulement voilà, au bout d'un moment il n'est plus venu... Quand j'ai demandé pourquoi, Evan m'a répondu qu'il venait de perdre ses parents dans un accident de voiture. Je suis restée scotchée. J'ai bien essayé de prendre de ses nouvelles, de lui téléphoner... Mais rien. Je ne l'ai plus jamais revu après ça. Et j'ai commencé à passer mes journées toute seule, avec Evan et mes parents. Et tous les jours c'était la même chose. « Désolée, vous n'êtes pas première sur la liste » , « navré, ce rein n'était pas compatible » , « cette personne est passée avant vous parce que sa maladie était plus avancée en fin de compte ». En gros, on me disait que j'avais plus de chances de mourir que les plus malades.

    Je commençais vraiment à perdre espoir. Et puis un jour, Evan a craqué, après une énième dialyse.

    « - Ça suffit, on arrête. J'en ai assez, je vais lui donner moi !
    - Qu'est-ce que tu veux faire, Evan ?
    - Tu as très bien compris ! Elle est malade, ils sont pas foutus de la soigner, alors moi je vais le faire. C'est qu'un rein après tout, je peux vivre sans, elle, elle peut pas ! »

    Je suis restée recroquevillée sur mon lit d'hôpital, choquée de voir qu'Evan venait de prendre une décision irrévocable apparemment. Il me voyait malade depuis des années et il ne le supportait plus. Mais je ne voulais pas qu'il fasse ça... Je ne lui avais jamais rien demandé et je ne voulais surtout pas qu'il se sacrifie pour moi. Même si on vit très bien bien avec un seul rein, je ne voulais pas lui imposer ça. Mais comme il disait, il était majeur, il faisait ce qu'il voulait. Et qu'il préférait mourir en ayant essayé de m'aider que sans avoir rien tenté. Parce que c'est tout de même une chirurgie lourde et risquée... Mais il disait que la plus en danger c'était moi. J'ai vraiment essayé de l'en dissuader, mais il n'y avait rien à faire. Il était déterminé. Et un mois plus tard, l'opération était programmée. J'étais morte de trouille, et c'était peu dire.

    Je n'avais plus peur de mourir, mais j'avais peur pour la vie de mon frère. Au moment d'aller au bloc, j'ai tenté de le faire changer d'avis. Tout ce que j'ai eu comme réponse c'est « les médicaments te font dire des bêtises, tu délires ma petite Lizzie ». Et sans un mot, nous somme partis au bloc... Et nous nous sommes réveillés tous les deux quelques heures plus tard, avec une jolie cicatrice. J'allais bien, il allait bien... Je devrais prendre des médicaments anti-rejet un certain temps, mais j'allais vivre et c'était le plus important. Après quelques semaines, je suis sortie de l'hôpital. Je pourrais enfin avoir une vie normale. Enfin presque. Mais je m'en fichais, je venais de retrouver un nouveau souffle. J'avais dix sept ans et la vie devant moi. Que demander de plus ? Après cette épreuve, Evan et moi nous sommes devenus encore plus proches. Après tout, je lui devais la vie. Il n'a jamais accepté mes remerciements, parce qu'il disait que c'était normal, parce que j'étais sa petite sœur et qu'un grand frère doit prendre soin de sa petite sœur. Poussée par ma famille, j'ai repris mes études. Je voulais devenir photographe, cela me plaisait. Tout le monde savait que j'adorais faire des photos, alors on me poussait dans ce sens. Tout ce que je regrettais, c'était notre bande d'amis... Nous nous étions tous éparpillés. Je savais qu'il restait Ethan à New York, mais impossible de remettre la main sur lui. Pourtant j'étais têtue, j'ai essayé par tous les moyens de le revoir. Je suis allée chez lui, j'ai laissée des mots sur son répondeur, dans sa boite aux lettres, partout. Je n'ai jamais eu de réponse. Evan disait qu'il avait simplement craqué après la mort de ses parents. Néanmoins, j'étais loin de me douter qu'il avait craqué à ce point là...

    Pendant à peu près trois ans, j'ai vécu parfaitement. Je faisais mes études tranquillement, j'avais recréé une toute petite bande d'amis dans mon université, et mes séjours à l'hôpital était de plus en plus éloignés et de moins en moins longs, je n'allais faire que des examens de contrôle de temps en temps. Mes parents divorcés restaient en bon termes, mais nous n'avions plus de nouvelles d'Ermès, qui visiblement préférait vivre sa vie sans nous. Je ne m'étais jamais très bien entendue avec lui de toute façon... C'était plus un étranger qu'un frère en réalité. Après trois années d'études assez intensives, j'étais presque prête à passer mon diplôme. Malheureusement, je n'en ai jamais eu l'occasion. Ce jour là, j'étais allée seule à l'hôpital après les cours. C'était censé être un examen banal de contrôle, comme j'avais pris l'habitude d'en faire.

    Bien sûr, j'étais au courant des conflits qui avaient éclaté un peu partout sur la planète. Mais bêtement je m'étais dit que cela finirait par se calmer, parce que ce n'était pas la première fois que cela arrivait après tout. Raté ! Je n'ai absolument pas compris ce qui se passait quand j'ai entendu des explosions à l'extérieur de l'hôpital. Avant même que je comprenne que nous étions en train de nous faire bombarder, un morceau de plafond est tombé à mes pieds. Je n'étais peut-être pas très maligne, mais j'ai vite compris que si je ne bougeais pas, j'allais finir écrasée comme une crêpe. Sauf que voilà, je n'étais pas au rez de chaussé et descendre quatre étages en évitant des morceaux d'hôpital était assez périlleux. Sans compter qu'il fallait éviter de marcher sur des cadavres ou du matériel médical. Je commençais un peu à paniquer. Quand les bombardements ont fini par cesser, j'étais encore dans l'hôpital, sonnée à chercher le moyen de sortir de là pour rentrer chez moi. J'étais pleine de poussière, pleine de sang, et pleine de choses que je ne voulais pas identifier. Il régnait un silence de mort dans l'hôpital. Mais je ne pouvais pas admettre être la seule personne vivante dans un bâtiment d'une telle taille. Et effectivement, ce n'était pas le cas. Alors que je me dirigeais vers une cage d'escalier il m'a semblé entendre quelqu'un. Cherchant à trouver l'origine du bruit, je finis par trouver un homme, un médecin qui se dégageait péniblement de sous quelques débris de mur et de fenêtre. Prenant mon ( petit ) courage à deux mains je l'aidai à sortir de là dessous. Ironie du sort, c'était la patiente qui aidait le médecin à s'en sortir. Heureusement ses blessures étaient minimes, je n'allais pas devoir m'improviser secouriste ( là, il serait mort, c'est clair et net ! ).

    Nous sommes sortis de l'hôpital tous les deux et c'est ensemble que nous avons découvert ce qu'il restait de New York. C'est à dire des ruines. Bêtement, je me suis mise à pleurer comme une gamine. Alors Jackson – c'était son prénom – m'a simplement demandé si il me restait un endroit où aller. Naïvement, je pensais que c'était le cas. Ça ne l'était pas... Gentiment, il m'a conduit chez moi. Il n'y avait plus rien. Un trou béant à la place de ma maison... Des cadavres à la place de ma famille. Je crois que je me suis évanouie ensuite. Parce que quand je me suis réveillée, j'étais sur le siège passager d'une voiture, toujours en compagnie de ce même Jackson. Avant que j'aie pu commencer à paniquer, il m'expliqua gentiment qu'il me conduisait ailleurs, en sécurité. Étant donné qu'il ne me restait plus rien, je ne protestai pas. Nous sommes arrivés à Elizabethtown un peu après. Quoique touchée, la ville offrait encore des possibilités. La plupart de ses habitants étaient morts ou avaient pris la fuite. Les premières semaines, aidés de nouveaux arrivants, nous avons débarrassé les rues, enterrés les morts... Nous étions une quarantaine de personne en tout. Et très vite, la question de la survie s'est posée. Nous savions qu'il ne restait plus grand chose de la ville voisine, mais dès le début, des expéditions ont été entreprises pour récupérer ce qui pouvait l'être. Nous nous sommes ensuite répartis dans une dizaine de maisons. Je me suis retrouvée avec Jackson, et une certaine Katherine accompagnée de sa petite fille.

    Inutile de dire que les premières semaines furent très difficiles. Ma famille me manquait, mon frère surtout. Mais j'ai fini par me reprendre en main, quand on m'a confié la charge des enfants. J'ai retrouvé mon sourire, même si je n'oubliais pas ce qui était arrivé pour autant. Plus les semaines passaient et plus je m'attachais aux personnes avec lesquelles je vivais. Je me suis très vite bien entendu avec Katie et sa fille. Et rapidement, je me suis adaptée à la vie à Elizabethtown. Évidemment, Jackson n'y était pas pour rien. Je ne sais pas comment il se débrouillait, mais il savait me faire sourire et rire. Je l'appréciais beaucoup et il me semblait que c'était réciproque. Mais comme avec Ethan, ma timidité avait refait surface et tout ce que je pouvais faire c'était rougir et sourire bêtement sur son passage. Catastrophe. S'il le voyait il ne disait rien, pensant certainement que j'étais assez ridicule comme ça. Super. Les choses se sont débloquées après que Jared ait essayé de m'embrasser contre ma volonté. Celui là s'est pris une bonne claque avant que je ne parte en courant, complètement paniqué. En rentrant à la maison je suis tombée sur Jackson ( au sens propre hein, il sortait de l'église et moi je ne regardais pas devant moi, du coup boum!, collision ). en petite chose fragile que j'étais, je me suis mise à pleurer, en lui expliquant ce qui venait d'arriver. Il a piqué une sacrée colère, et quand je lui ai demandé pourquoi, il a juste dit un truc du genre « c'est qu'un connard qui n'a pas compris qu'il fallait te traiter correctement ». Message pas reçu du tout, je l'ai dévisagé avec un air de poisson rouge ( je suis rousse, alors ça colle bien ).

    J'ai eu le déclic en rentrant pour de bon à la maison. Enfin, j'ai eu ce déclic en plein milieu de la nuit. Je me suis donc levée en plein milieu de la nuit et je suis allée dans sa chambre. Je ne vais certainement pas vous décrire ce qui se passa entre nous cette nuit là, vous comprendrez bien seul ( et si non, restez innocents, c'est très bien comme ça ).

    On aurait pu croire que tout allait bien dans le meilleur des mondes, mais ce n'était pas vraiment le cas. Parce que je restais la fille greffée... Qui avait toujours besoin de ses foutus médicaments anti-rejet. Pour me les procurer, Jackson sort souvent de la ville. Je ne sais pas comment il fait, mais il en ramène toujours... Pour le moment. Mais le jour où nous n'en trouverons plus, dieu seul sait ce qui arrivera. Mon corps pourrait se comporter avec la greffe comme avec l'un de mes organes « d'origine ». Comme il pourrait la rejeter purement et simplement, et là...

    En gros, je suis une morte en sursis. Alors j'essaie de profiter de la vie à 100 %. Parce que peu importe le temps que j'ai, que ce soit un an ou un siècle, la vie vaut la peine d'être vécue.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 16:48

Validée!!!!

Ouais j'ai que ça à dire....Je vais me tailler les veines maintenant...
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 16:50

Oh mais non mon roudoudou !

Câlin
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 16:50

Lizzie!!! voyons!! Je suis marié!!
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 16:52

...

*Meurt - vient d'avoir le choc de sa vie*

Mort
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 16:54

Je proteste ! Y a du copinage dans l'air ! Lizzie couche avec l'admin !

*dehors*


Bienvenue jolie vierge What a Face
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 17:08

Moi??? coucher avec Lizzie!!!

Jamais de la vie! Oh berkkkkk
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 17:13

... Merci c'est trop gentil --"
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    Mer 3 Nov - 17:14

Qu'est ce que j'ai dit "petite soeur"?
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MessageSujet: Re: Elizabeth Mitchell    

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Elizabeth Mitchell
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