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 Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]

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MessageSujet: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Dim 31 Oct - 13:54



    Cela faisait maintenant cinq mois que j'avais annoncé la merveilleuse nouvelle à mon mari et que nous étions mariés. La vie n'avait pas été aussi douce depuis bien longtemps. Vitali était là plus part du temps avec moi entrain de préparer l'arrivée du bébé : car mon ventre s'arrondissait de jour en jour. Cela peut vous paraître bizarre mais je me suis vraiment sentit enceinte lorsque le bébé à bougé pour la première fois. J'en ai même pleurer et je pense que Vitali était également sur le point de pleurer lorsqu'il l'a sentit à son tour. J'étais tellement heureuse que je me demandais ce qu'il allait pouvoir nous tomber sur la tête car quand on est un temps soit peu heureux quelqu'un vient détruire notre bonheur. C'est peut-être pour cela que je profitais de chaque moment passé avec mon époux tout en oubliant tout les problèmes qui pouvait y avoir à l'extérieur. Un événement important perturba notre vie, une vielle amie à Vitali : Katarina avait été kidnappé et torturé par les Hors-la-loi, tout le monde en parlait, je n'étais pas sourde. Je savais que Vitali les avaient aidés à s'échapper et j'aurais l'accompagner pour l'aider mais il m'avait ordonné de rester à l'appartement. Les heures furent très longues et quand Vitali rentra il n'allait pas bien, ce que je pouvais comprendre. Après maintes et maintes tentatives j'ai réussit à le faire parler pour qu'il enlève un peu ce poids. Depuis quelques semaines il va mieux, et j''espère que c'est vrai, que ce n'est pas un masque pour me rassurer. Même si je ne devais pas me laisser envahir par l'inquiétude, et le stress, je n'y arrivais pas. Naturellement mon cher mari le savait et faisait tout pour m'épargner.
    Malgré ce bonheur, je ne pouvais m'empêcher de penser à Ava. Avant que ma grossesse ne soit vraiment avancé, j'essayais d'aller la voir prenant mon courage à deux mains pour lui apporter des vêtements et de la nourriture. J'avais naturellement prévenu Vitali qui n'était pas d'accord mais que voulez-vous, j'avais vraiment besoin de me sentir utile car j'avais la désagréable impression d'être égoïste... J'avais tout pour être heureuse : un mari formidable, un bébé qui allait changer nos vie, de la nourriture et un toit sur... Et même si pour avoir accès à ses droits je devais être dans le QG des Hors-la-loi et avoir pour beau-père le pire homme au monde, eh bien je n'avais pas à me plaindre. Même si j'avais une envie de plus en plus grande de partir, il fallait avouer que nous ne manquions de rien et maintenant je pensais beaucoup au bébé... Il fallait que nous parlions avec Vitali de notre avenir au sein des Hors-la-loi, nous en avions déjà parler pour toujours arrivé à la même conclusion : Armando ne nous laissera pas partir et mieux vaut l'avoir de notre côté que contre nous. Dieu sait de quoi est capable cet homme...
    Vitali et moi avions aménagés un coin de notre chambre pour le bébé, très rudimentaire mais très mignon. Il y avait un petit lit à barreaux en bois avec un matelas à la bonne taille dedans, des linges pour le changer était prêt depuis que notre bébé bougeait dans mon ventre, enfaite il ne manquait plus qu'une chose : un joli bébé pour parfaire le tout. Pendant des heures je parlais avec Vitali de l'avenir de notre enfant, parfois nous divaguions pour imaginer notre vie si la guerre n'avait pas tout gâché. Je serais sûrement une brillante avocate, lui n'aurait pas eut à faire des missions douteuses pour un père qui ne tient pas vraiment à lui et notre enfant aurait put connaître les merveilles disparus de ce monde maintenant détruit. Nos vie aurait sûrement était beaucoup plus calme et je ne vivrais pas dans la peur constante de perdre l'amour de ma vie à chaque fois qu'il n'est pas prêt de moi. « Un accident est si vite arrivé... » comme dirait mon beau-père. Durant ces quelques mois, nous avions eut une seule frayeur, j'ai bien cru que nous allions perdre notre bébé, , la raison était simple : je vivais dans la peur lorsque Vitali n'était pas là. Et comme le bébé sentait tout j'avais eut des contractions prématurément. Le médecin m'avait donc ordonné de minimiser mon stress mais aussi de me reposer.

    Cette nuit là avait été plutôt mouvementé, le bébé n'avait pas arrêter de donner des coups de pieds et malgré la présence de Vitali je n'arrivais pas à dormir. Il y avait des bruits bizarre dehors, parfois on entendait un cri et puis plus rien. Je me mis à chuchoter :

    « Que ferait-je sans toi... »


    Je ne savais pas si il dormait mais même si c'était le cas j'avais besoin de le dire... Je me glissa doucement dans ses bras et m'approcha de lui jusqu'à ce que je puisse sentir son souffle sur mon visage. Une de mes mains était posé sur mon ventre et je caressais doucement ce dernier. Je n'avais pas peur d'être maman, bien au contraire je n'attendais que ça mais je ne pouvais cesser de penser au danger que notre bébé pourrait vivre. Finalement, après plusieurs tentatives, je ferma les yeux pour les rouvrir que le lendemain matin. Enfaite c'était le bébé qui m'avait réveillé. Sans crier garde, une douleur insoutenable est apparut. Vitali avait dut partir tôt ce matin car il y avait un vide à sa place, ce qui voulait dire que... Oh putain j'étais toute seule ! J'essayais de garder mon calme et de respirer mais voilà quand la douleur est là, elle ne vous lâche pas. Je me mordais la lèvre pour ne pas crier, la douleur s'estompait petit à petit me permettant de respirer comme James Strokes m'avait conseillé. C'est alors que je compris ce qui ce passait : le bébé allait arrivé ! Non pas encore je n'avais pas perdu les eaux... J'avais parler trop vite car au bout de quelques minutes, j'ai sentit quelque chose de chaud qui glissait le long de ma cuisse... Oh oh... Merde : je venais de perdre les eaux et j'étais toute seule dans l'appartement... Qu'est-ce que je devais faire ? Je n'étais pas médecin, et je n'imaginais pas que ça ferait aussi mal ! Une nouvelle contraction ne tarda pas à arriver je n'arrivais pas à garder mon calme, je ne pensais qu'à une chose : j'étais seule... Et je n'avais aucun moyen de prévenir Vitali... Dur dur de garder son calme dans ce genre de situation et pourtant je le devait. Je ne pu retenir plus longtemps mon cri ainsi que mes larmes qui coulaient sans que je m'en rendent compte. Si je me souvenais bien de ce que m'avait dit James, les premières contractions étaient assez espacés normalement. Quand cette dernière cessa, ce fut comme un immense poids en moins, j'étais déjà si fatigué et cela ne faisait que commencer. Je ne savais même pas si mes jambes allaient pouvoir me porter... De toute façon je n'avais pas le choix : je devais aller chercher de l'aide ou aller à l'infirmerie qui était loin... J'essuyai mes larmes tandis que petit à petit je me redressai. Après deux tentatives, je me hissa sur mes jambes avant mettre un pied devant l'autre tout doucement. Arrivée à la porte je l'ouvrit pour regarder qui était dans le couloir, il n'y avait personne... Merde, merde, merde !

    « Il y a quelqu'un... ? Aidez-moi ! »


    Je savais pertinemment que c'était idiot de dire ça mais je ne savais pas quoi faire. J'étais incapable de me mouvoir toute seule dans les couloirs du QG. Je savais aussi que c'était risquer de demander de l'aide comme ça car je pouvais très bien tombé sur un Hors la loi complètement shooter qui ne comprendrait rien à la situation... Soudain une lueur d'espoir, un homme apparut, il venait de rejoindre les rangs d'Armando, je l'avais souvent croisé devant le bureau du big boss et même si je n'étais pas rassurer : je devais saisir ma chance.

    « Va chercher Vitali s'il te plaît ! »


    Je l'avais dit de sorte que c'était un ordre, je ne voulais pas être seule pour avoir notre bébé. Mes reins me faisaient subir le martyr. Le jeune homme s'était approché de moi avant de dire :

    « Tu es qui toi pour me parler comme ça ?!
    -Je suis Eden ! La femme de Vitali espèce d'idiot ! Je suis sur le point d'accoucher et crois-moi si il arrive quelque chose au bébé : Armando te tombera dessus comme la peste sur les miséreux ! Alors va chercher Vitali ou le médecin ! Bouge ! »


    Au noms d'Armando je vis que ses traits changeaient : ce nom avait souvent cet effet là sur les gens. Il partit aussi vite que l'aurait fait speedy gonzales dans les looney toons. Après coup je ne sais vraiment pas comment j'ai réussit à faire une phrase aussi longue alors que mes reins me torturaient ! De plus j'avais dit ça d'un ton autoritaire et j'avais les dents serrés : la douleur était toujours présente et augmentait au fur et à mesure que le temps passait. Adosser contre le montant de la porte, je ne me reconnaissais pas du tout, comme quoi dans certaine situation on était plus la même personne. Je n'aimais pas crier sur les gens mais j'avais terriblement peur... Qu'allait-il ce passer ? Et si personne ne venait ? Vitali est peut-être en mission et loin du QG ... Je tenais à ce que mon mari soit là pour l'accouchement... Je pris mon courage à deux mains et tout en pleurant de douleur j'avançais petit à petit dans le couloir. Soudain j'entendis des pas précipités et j'ai vu arrivé mon Vitali ainsi que l'homme que j'avais envoyé pour le chercher. Dieu soit loué il était là !

    « Le bébé arrive, le bébé arrive, le bébé arrive... »


    Je répétait ces trois mots, car j'étais soulagée qu'il soit là : je n'étais pas toute seule ! Quand il fut à ma porter je l'enlaça avant de mettre ma tête dans son cou et pleurer de plus belle : une nouvelle contraction me plia en deux, j'essayais de respirer tranquillement... Plus facile à dire qu'à faire :

    « Je ne peux pas aller jusqu'à l'infirmerie... Il faut appeler James... »
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Lun 8 Nov - 0:02

Les derniers mois avaient bouleversé ma vie.

Moi, le fils indigne, toujours trop faible, jamais assez bien pour mon père, moi, je l'avais défié. Pas ouvertement, je n'en avais pas le courage. Mais je n'étais pas un méchant, ni un égoïste. Je savais la chance que j'avais d'avoir survécu avec Eden, grâce à mon père, je savais la chance que j'avais de vivre assez aisément malgré la fin du monde. J'avais désespérément essayé de plaire à mon père, de me faire passer pour ce que je n'étais pas, mais je n'y parvins pas. J'étais trop gentil, trop doux, trop effacé pour cela. Trop soucieux des autres aussi. J'ai commencé par aider les Survivants, j'ai retrouvé ma chère Katarina et j'ai aidé son mari à la sauver quand mon père la détenait et lui faisait subir des choses innommables. J'ai tué pour elle, et je le ferais encore, sans regrets, comme je tuerais pour mon Eden.

Eden... C'est elle qui me donne le courage de continuer. De ne pas baisser les bras, de rester fidèle à mes convictions. Elle m'empêche de me perdre dans les méandres de mes tentatives de plaire à mon père. Mais depuis l'enlèvement de Katarina, je ne peux plus chercher sa fierté. Pourquoi chercher la fierté d'un homme qui n'est qu'un salaud amoral? Que peut bien m'apporter son approbation? Et pourtant, je me souviens de son étreinte, brève, mais sincère, alors que je lui annonçais la grossesse d'Eden. J'en suis resté coi. Mon père, cet étranger, ce mentor, qui me serrait dans ses bras pour la première fois de ma vie... Pourquoi chérissais-je ce souvenir? A quoi bon regretter ce qui aurait pu être et ne sera jamais? Au moins Katarina a-t-elle eu la chance d'avoir un père qui l'aime, malgré ses affaires louches.

Mon père m'a-t-il jamais aimé? Ne suis-je qu'un pion qu'il manipule à sa guise et dont il se débarrassera quand il n'en aura plus l'occasion? J'ai peur de connaître la réponse. Gentil, mais pas naïf, pas dans un tel milieu.

Oui, je vis avec la peur au ventre depuis que j'ai aidé Kat à s'enfuir et Eden est mon seul refuge. Je ne peux même pas aller voir Katarina, de peur qu'on me suive... Et qu'en découvrant ma trahison, me père ne décide d'en finir une bonne fois pour toutes... Sans compter que je ne suis plus son seul héritier... Entre la grossesse de Sarah et mon enfant à naître, ça lui fait deux enfants à élever et manipuler...

Non, je ne dois pas penser à cela. Et pourtant, j'ai eu beau m'émerveiller de voir le ventre d'Eden s'arrondir, m'extasier en le sentant bouger, m'endormir l'oreille collée à son ventre, jamais la peur de l'avenir ne m'a quittée. Sans que je puisse en faire part à ma femme. Elle a besoin d'un homme fort. Je ne dois pas l'accabler de mes propres angoisses, elle a assez des siennes.

Ces derniers mois ont été aussi éprouvants que merveilleux. Éprouvants à cause de mon père, de Katarina, de Sarah. Merveilleux, grâce à Eden. Alors, avec elle, je fais semblant. Nous parlons de l'avenir de notre enfant, refaisant le monde de la même façon que nous l'avions refait quand nous nous sommes rencontrés. Combien de fois cette nuit là m'a-t-elle envahi l'esprit? Combien de fois ai-je eu envie de pleurer en la prenant dans mes bras? La vie était dure, mais Eden l'adoucissait de son innocence, de sa candeur, de sa sincérité.

De sa lumière.

Je souris alors que mon esprit divaguait et que je me remémorais la nuit, courte pour moi. Eden ne parvenait pas à dormir, comme souvent. Difficile de dire quand elle accoucherait, puisqu'il n'y avait aucun moyen de dater exactement sa grossesse. Mais elle était sur la fin, c'était une certitude. Le bébé était vigoureux et ruait comme il pouvait dans le ventre de sa mère, l'empêchant de dormir. Eden avait murmuré, me réveillant, se rapprochant de moi pour quêter mon contact. Je lui offris ma protection, illusoire et entendis bientôt son souffle régulier.

- "Et moi alors?"

Oui, et moi, que ferais-je sans elle? Je m'étais levé tôt le matin, décidé à m'occuper des affaires courantes le plus rapidement possible pour profiter d'Eden. Encore un gars qui avait voulu doubler mon père et à qui il fallait remettre les points sur les I. Je supervisais l'interrogatoire torture. Je n'aurais pas du manger ce matin, je n'avais jamais supporté ça. Voilà pourquoi mon esprit préférait se réfugier dans les souvenirs heureux.

C'est alors qu'un type débarqua comme un dératé, demandant après moi. Il m'annonça que ma femme était en train d'accoucher. Quoi? Je quittais tout, instantanément, pour me lancer à la suite du type et même le dépasser. Je finis par trouver mon Eden, les traits déformés par la douleur. Je la pris dans mes bras et la sentis se crisper alors que les larmes envahissaient ses grands yeux bleus. J'acquiesçai à ses paroles.

- "Tout va bien se passer ma chérie."

Je fusillai le jeune gars du regard et aboyai :

- "Et alors, qu'est-ce que tu attends? Va chercher le doc!"

En cet instant, j'avais un air de famille indéniable avec mon père. Il déguerpit, alors que je repoussais les cheveux du visage d'Eden.

- "Respire."

Elle allait accoucher... Là. Sans rien, sans anesthésie, sans moyen de la soulager, sans moyen de prévenir un accident... Et si ça se passait mal? Si il fallait faire une césarienne? Comment survivrait-elle à ça? Non, ne pas paniquer, surtout ne pas paniquer. Trop tard, je paniquais. Je la pris dans mes bras, non sans grimacer, elle avait prit quelques kilos pendant sa grossesse, mais l'adrénaline me donnait une force que je ne soupçonnais même pas. Je la portais jusqu'à notre lit, l'allongeant, avant d'aller chercher un linge et de lui rafraîchir le visage. J'étais nerveux et ça se voyait.

- "Ça va aller... Tout va bien se passer."

Qui essayais-je de rassurer? Elle ou moi?

- "Mais qu'est-ce qu'il fout le doc..."
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Mer 24 Nov - 19:42

    Les nuits sont longues quand on ne dors pas, elles le sont moins quand vous avez la personne que vous aimez le plus au monde à vos côtés. Je le regardais dormir, il avait l'air de dormir paisiblement, ce qui me rassurait : je savais qu'il ne dormait pas beaucoup non plus en ce moment. Quand je le regarde je me dis que c'est pour lui que je me bat, et maintenant que nous allions être parents, notre vie ne sera que plus belle. Ce bébé sera notre rayon de soleil dans ce monde noircit par la haine, la cupidité des hommes. Et dire que c'est dans un monde détruit qu'il allait devoir grandir... Je parlais beaucoup à notre enfant, je lui parlais de son grand-père qu'il ne connaitra pas et de son autre grand-père qui le manipulera sûrement.... Mais je lui parlais surtout de son papa qui était courageux et qui était adorable, il fera un très bon père j'en suis persuader. Dès qu'il portera notre bébé, il le comprendra. Il ne voulait pas me croire mais moi je croyais en lui.
    Le seul matin où Vitali n'était pas là, le bébé avait décidé d'arriver... Je me retrouvais seule dans une situation très délicate, depuis que j'attendais notre enfant j'avais pris du poids et j'étais très fatiguée. Mais je tentais de garder mon sourire, ma joie de vivre pour mon cher et tendre mari qui n'allait pas bien en ce moment. Je n'étais pas aveugle, ni même née de la dernière pluie, je savais très bien que mon mari n'allait pas bien du tout... Mais il ne voulait rien me dire, sûrement pour ne pas m'inquiéter... Et pourtant le faite de ne pas savoir ce qui le tourmente m'inquiète encore plus. Le silence... Je n'aimais pas le silence depuis la guerre, avant je pouvais passer des heures dans le silence total, maintenant je préfère le bruit, le silence me fait peur. Et le silence qui régnait dans l'appartement alors que j'étais sur le point d'accoucher me faisait encore plus peur. Je ne savais pas où était Vitali, je ne savais même pas si James était là... Sans doc il allait être dur d'accoucher... Qu'est-ce que j'allais pouvoir faire ? Accoucher seule ? Bah oui bien sûr ! Une femme enceinte n'a pas toute sa tête croyez-moi ! Mon seul espoir était de me mouvoir à la porte et d'appeler à l'aide, même si le quartier général était malfamé en ce moment : je n'avais pas d'autre choix. Heureusement qu'un jeune hors-la-loi m'entendit, si au début il n'avait pas l'air vraiment convaincu que j'étais la femme du fils d'Armando, il à tout de suite « déchanté » quand j'ai utilisé le nom du big boss de la mafia il s'est mis à courir comme si le diable était à ses trousses. Peut-être l'aurait-il été si il me serait arrivé quelque chose, connaissant mon mari il aurait sûrement tuer l'homme qui ne m'aurait pas aider. Il avait beau être gentil et adorable, je savais qu'au fond de lui il cachait une personnalité beaucoup plus terrifiante. Je savais bien que ce n'était pas lui, il me l'avait toujours caché et je pense que c'était mieux ainsi. La douleur me sciait le dos, je ne savais plus quoi faire. Je me tenais au mur en attendant que Vitali arrive... Si le jeune homme le trouvait. Je ne fus pas longtemps seul et pourtant je me mis à avoir peur, des larmes coulaient sur mes joues pâles, j'avais la tête qui tournait. La panique s'empara de moi rapidement, et des tas de questions jaillirent de mon esprit : et si Vitali et le docteur n'était pas là ? Et si le jeune homme ne revenait pas ? Et si je perdais le bébé... J'ai soudainement regretté de ne pas être médecin surtout avec les temps qui cours : un médecin est plus utile qu'un avocat !
    Finalement des pas dans le couloirs : Vitali ! Enfin ! Je n'allais pas être seule, j'allais être avec l'homme de ma vie, le père de mon enfant. Même si les questions restaient, je me sentais beaucoup plus calme, comme rassurée, Vitali avait ce pouvoir sur moi. Il suffisait qu'il pose son regard sur moi pour m'apaiser, un peu comme un médicament pour le mal de tête. Dès que j'ai sentis ses bras je me suis effondrée de douleur mais aussi de soulagement. Ses paroles me calmèrent tout de suite, je respirais plus calmement tendis qu'il ordonnait au jeune d'aller chercher le docteur. Tout allait s'arranger : IL était là. Avant quand il me portait comme ça : je rigolais aux éclats et la plus parts du temps ce qui suivait était plus que agréable. Eh bien là c'était pareil à la seule exception que j'étais devenue énorme et que je souffrais le martyr donc mon corps était contracté. Vitali à pu m'emmener dans notre chambre et il repartit immédiatement chercher une serviette imbibé d'eau froide. J'étais morte de peur mais il fallait que je garde mon sang froid et il fallait aussi que je rassure Vitali. J'esquissai un sourire tandis que je répondais à ses paroles d'une voix faible :

    « Je le sais bien... Tu es avec moi... Ne me laisse pas toute seule si te plaît...  »


    Sans lui je n'y arriverais pas : c'était sûr. Il devait être à mes côtés... Je voulus prendre l'initiative d'enlever mon bas de pyjama ainsi que mon boxer pour préparer le travail du doc'' mais je pouvais pas : j'avais trop mal et j'étais trop grosse ! Heureusement que Vitali avait compris et doucement il enleva mes vêtements avant de mettre une serviette sur mon intimité : quel homme intentionné. Je lui attrapa la main dès qu'il fus à ma porter quand je sentis mon ventre se contracter encore. Cette contraction m'arracha un cri : pourquoi ça faisait si mal de mettre un enfant au monde ? James m'avait prévenu mais c'est un homme : il ne peut pas témoigner. Je pense que l'accouchement est la pire douleur au monde ! Le super doc arriva peu de temps après ma contraction, son costume était dans un piteuse état mais il était là et c'était le principal. Je ne suis pas croyante mais je remerciai souvent le ciel comme à cet instant précis ! Comme à son habitude il était assez direct et il me vouvoyais ce qui me faisais toujours bizarre :

    « Depuis combien de temps vos contractions ont commencés ?
    -Depuis une demi-heure, une heure... Je ne sais pas vraiment.
    -Eh bien on va voir ça. »


    Il me fit un petit sourire, qui me rassura un peu plus, avant de se re concentrer et écarter mes jambes pour voir où en était le travail :

    « Vous allez bientôt être parent, vous allez bien m'écouter Eden d'accord : il ne faut surtout pas que vous paniquiez, ce n'est pas un siège. Le bébé est actuellement entrain de descendre et les contractions vont être de plus en plus douloureuse.
    -Plus douloureuse ?! »


    J'avais presque crié ces mots à cause d'une autre contraction, je sentais la main froide de James sur mon ventre :

    « Je pense que vous avez compris. Vitali pouvez-vous aller chercher des serviettes propres et de l'eau chaude ? Revenez aussi vite que possible : votre femme va avoir besoin de vous. »

    Je ne voulais pas lâcher la main de Vitali tandis que je respirais comme me le disait James. Mais j'ai du le lâcher pour qu'il aille chercher le nécessaire : le nouvel hors la loi étant partit. Il n'y avait plus que Vitali, James, moi et bientôt notre enfant... Enfin j'espère qu'il viendra au monde sans soucis. J'étais allongée sur le lit, mes mains cachaient mon visage qui était devenu écarlate. Je ne pouvais m'empêcher de pleurer, j'étais sûr que le bébé s'accrochait à mes intestins ! Ma tête tournait, j'avais l'impression d'être sur un bateau. Le travail commençait à peine et j'étais déjà épuisée. Je ferma les yeux sans le vouloir, je me sentais partir sans pouvoir contrôler mon corps. Oh oh je tombais dans les pommes ! [........]

    « EDEN ! Réveille-toi ! S'il te plaît ! »

    J'ouvris les yeux et tomba nez à nez avec Vitali, sur le coup je ne savais plus où j'étais mais la douleur me rappela exactement la situation dans lequel j'étais : je donnais la vie...
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Ven 10 Déc - 21:03

Paniqué, j'étais paniqué. Ce n'était pourtant pas la mer à boire... Beaucoup de femmes étaient passées par là, et leurs maris avec. Sauf que là, c'était elle et moi, et cela faisait toute la différence. Bon sang, j'avais gardé mon sang froid en abattant un homme pour sauver Katarina et voilà que je flanchais alors que ma femme allait mettre au monde notre bébé. C'était ridicule, totalement ridicule. Mais j'avais l'impression de ne rien pouvoir faire, d'être complètement inutile et ce n'était peut-être pas qu'une impression en fait. J'allai chercher de quoi la rafraîchir. plus pour m'occuper les mains que par réelle nécessité en fait. Je tentai de la rassurer, mais finalement, c'était moi que j'essayais de rassurer. Elle sourit, faiblement, acquiesçant à mes paroles. Mais me suppliant de ne pas la laisser seule.

- "Ne t'inquiète pas, je ne te laisserais pas seule."

J'esquissai un sourire un peu faiblard, mais tentai une note d'humour pour nous détendre :

- "Si je tombe dans les pommes, ça compte?"

Non parce que bon, un accouchement ce n'était pas rien quand même... Des cris, du sang, tout ça... C'était assez flippant. Je n'avais jamais tourné de l'œil, même devant des atrocités, mais comme cela touchait Eden, ça me paraissait bien pire. Eden se tortilla pour retirer ses affaires et être prête quand le docteur arriverait. Enfin quelque chose que je pouvais faire! Je m'empressai de lui retirer son pyjama et sa culotte. Mais la vue de son intimité ainsi offerte en spectacle me dérangea et je déposai la serviette pour que cela ne heurte plus ma pudeur, ni la sienne. Même si le doc allait devoir fourrer sa tête entre les jambes de ma femme. D'ailleurs, j'avais hâte qu'il arrive celui-là! Eden m'attrapa soudainement la main et me la serra à me la broyer alors qu'elle poussait un cri. Affolé, je regardais autour de moi. Mais putain, je n'allais pas rester tout seul avec elle pendant tout l'accouchement!

- "Respire calmement ma chérie, inspire, expire..."

Ouais, j'avais vu ça dans les films et en général la chérie en question vous engueulait en vous disant de la fermer que plus jamais vous n'auriez le droit de la toucher après toutes ces souffrances. Enfin, James arriva. Je retins un énorme soupir de soulagement. Il lui demanda depuis quand elle contractait et elle fut bien en peine de donner une idée précise. Et moi aussi. Parce que moi, j'avais l'impression que cela faisait des heures.

Il fourra alors sa tête entre les jambes de ma femme et ce fut à moi de lui serrer la main, crispé. Il l'exhorta alors au calme, lui assurant que le bébé se présentait bien, mais qu'elle allait avoir encore plus mal... Ce qui la paniqua. James me demanda alors du linge et je lâchai Eden pour me dépêcher d'exécuter la tâche, honteusement heureux de pouvoir échapper à ça l'espace de quelques instants. Oui, j'étais un homme et face à ça, j'étais lâche. Je fis vite pourtant, revenant près d'Eden qui me semblait... elle n'était pas en train de faire un malaise quand même?

- "Eden! Réveille-toi! S'il te plait!"

Elle papillona des paupières et j'accrochai son regard, prenant sa main dans la mienne et passant l'autre sur son front moite de sueur.

- "Allez Eden, pousse, il faut que tu sois courageuse, ça va bientôt être fini, tu pourras te reposer après, mais s'il te plait, pousse..."

J'avais l'impression d'être un tortionnaire. Pousser, elle ne faisait que ça et ça l'épuisait. Si j'avais pu l'aider, je l'aurais fait, mais je ne pouvais pas pousser à sa place, ni lui donner de ma force. je ne pouvais que lui tenir la main, lui caresser le front, l'encourager.

Et prier.
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Lun 20 Déc - 14:51

    Vitali peut céder à la panique, moi je ne peut pas. Si je panique je ne pourrai jamais tenir et il pourrait y avoir des complications... Je préfère ne pas penser à ce qui pourrait arriver si ce bébé ne sortait pas... Mourir ? Non ce n'était pas possible, je ne veut plus mourir, je veux vivre et élever notre enfant... Je ne veux pas mourir ! La présence de Vitali allait me faire tenir, oui, je sais qu'il sera tout le temps avec moi. Il ne me quittera pas, je pouvais compter sur lui. Comme à son habitude il essayait de détendre l'atmosphère en faisant une petite blague. Cela me fit rire un peu tandis que j'expirais tranquillement. Vitali savait toujours comment me faire rire, il me connait par cœur. Rire était un moyen pour moi de me détendre et avant la guerre ont se forçaient à rire avec des amis pour positiver. C'était le bon vieux temps... Maintenant je me retrouvais les jambes écartés pour mettre au monde un enfant qui ajoutera de la couleur à notre monde noircit par la guerre. Ce bébé était signe d'espoir et d'une nouvelle ère qui pouvait commencer. Mon cher et tendre mari à très vite compris que j'essayais de me déshabiller pour avancer le travail, ainsi on ne perdait pas de temps. La pause que m'avait accordé notre enfant s'estompa rapidement, je perdis mon sourire pour laisser place à une grimace qu'occasionnait la douleur des contractions. On ne nous prévient jamais assez que ça fait mal ! Il faut le vivre pour comprendre ! La voix de Vitali m'encourageait à continuer de bien respirer et à ne pas céder à la panique... Le temps semblait très […] très longs avant que le doc n'arrive.
    James ordonna à mon époux d'aller chercher des serviettes tandis que je me sentais de plus en plus mal. Ne pas céder, ne pas succomber à la terrible envie de fermer mes yeux pour dormir. Je ne pouvais pas me le permettre de toute manière, je devais mettre un enfant au monde et après on verra. Rien que ça... Finalement j'ai du succomber à cette envie puisque c'est la voix de mon cher et tendre qui me fit revenir à la dure réalité. Mon regard se plongea dans le sien tandis qu'il serrait ma main et essayait de me rassurer. C'est à ce moment-là que j'ai ressentis en moi une force. Cette même force qui m'a aidé des années auparavant à surmonter tout les obstacles de ma vie. Cette dernière m'a permis de me relever de la mort de ma mère, de mon père, de la disparition de mon frère, des années passés à vivre dans la peur de mourir ou de perdre Vitali... Sans elle je n'en serais pas là et je sais très bien qu'elle vient de Vitali. Je lui dois tout et aujourd'hui je lui en demande encore plus en restant avec moi. Je comprenais d'après son visage qu'il n'était pas très à l'aise mais il restait quand même.

    « Le col n'est pas assez dilatée les premiers accouchements sont les plus dures. Sans vouloir vous mentir il peut au moins durer 8 heures.
    -8 heures ?! Vous rigolez ?!  »


    Je n'avais pas du lire cette partie du livre... Tenir 8 heures comme ça : mission impossible !

    « Mais je vais rester avec vous pendant tout ce temps. Ne paniquez surtout pas Eden. Vous êtes entre de bonne main. Et puis de toute façon il doit bien sortir à un moment ou à un autre, avec un peu de chance le travail se fera plus vite. Tout va bien se passer. »


    Il n'avait pas le choix de toute façon, si il arrivait quoique ce soit au bébé il allait s'en mordre les doigts car je ne pense pas que Armando soit compréhensif... Il n'avait pas vraiment des paroles rassurantes... Bien sûr qu'il fallait qu'il sorte, il n'allait pas rester dans mon ventre éternellement ! Je n'étais pas idiote à ce point. Cette colère, mélanger à ma force me permis de rester éveillé et de respirer profondément pendant les contractions qui semblaient de plus en plus longues. Malgré mon état de fatigue, je tenais bon. « Faites des enfants. » qu'ils disaient en omettant bien sûr le faite que l'accouchement est une torture pour la future maman et apparemment pour le papa qui même si il n'avait pas se plaindre devait supporter les compressions incessantes de ses mains pour soutenir la mère de son enfant. Dans l'histoire Vitali souffrait autant que moi mais pas de la même façon.

    « Je suis heureuse que tu sois là... »
    *Inspiration* : « Sans toi je ne pourrais pas mettre notre enfant au monde.. » *Expiration*

    J'avais envie de lui parler, de le rassurer, je n'aimais pas le voir inquiet. Même si James ne nous rassurait pas vraiment j'étais persuader que tout allait bien ce passer. La phase panique était passé.

    *Inspiration* « On va bientôt être parent... » *Expiration*

    J'esquissai un magnifique sourire pour mon Vitali qui me tenait toujours la main, mes joues étaient un mouillés à cause des larmes qui sortaient depuis le début de l'accouchement. Bientôt un petit être allait partager notre quotidien. J'avais toujours voulut être maman et aujourd'hui j'allais l'être, enfin après avoir souffert pendant des heures. Comment une chose aussi heureuse puisse faire autant souffrir ? Le petit se faisait attendre, les contractions étaient de plus en plus proches et douloureuses ; ce qui est en soit une bonne chose si je me souvenais bien de ce que j'avais entendu en cours de biologie à l'université. James surveillait de près l'accouchement tandis que je regardais Vitali, je me concentrais sur son visage. Après une violente contraction qui me fit crier, James s'exclama :

    « Encore un centimètre et le vrai travail va commencer. »

    Ce n'était pas commencer ? Sans blague ?! J'avais envie de crier, la moindre fibre de mon corps souffrait. Mes reins me faisaient souffrir le martyr et était en compétition avec le dos. Encore une contraction et j'allais devoir pousser... Mon dieu je n'en serais jamais capable.
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Ven 4 Fév - 15:44

Je crois que je dus blêmir quand James annonça que l'accouchement pouvait durer 8 heures. Eden faillit hurler en lui demander de répéter. Quant à moi, je restais muet. Non sans blague, combien de temps? Parce qu'elle ne tiendrait pas 8 heures à souffrir comme ça le martyr! Il était vraiment médecin lui? Et tout à fait égoïstement, je ne me voyais pas non plus, rester comme ça, à ne rien faire, sinon me faire broyer la main, pendant encore 8 heures... Bon, il fallait positiver : avant que la technologie n'apparaisse, les femmes accouchaient comme ça, sans appareils, sans grosse surveillance, sans savoir le sexe du bébé. Ça existait depuis que le monde était monde. Sauf que cela arrivait qu'elles meurent en couche... Si l'accouchement était compliqué, si le bassin était trop étroit. Oh mon dieu, pourvu qu'on m'évite la césarienne! Il n'y avait pas grand chose pour anesthésier... On ne pouvait pas lui ouvrir le ventre pour sortir le bébé, n'est-ce pas? Non, tout allait bien se passer! Eden était jeune et en bonne santé, il n'y avait aucune raison que cela se passe mal...

Et je répétais cela comme un mantra, en espérant que cela empêcherait effectivement, quelque chose d'arriver. Ahah, quand je reverrais Katarina et que je lui parlerais de ça, elle rirait bien et je ferais de même en me disant que j'avais été bien ridicule de craindre ainsi pour Eden.

Mais voilà que James reprenait la parole, que le bébé sortirait quand il l'aurait décidé et qu'il fallait attendre. Qu'elle était entre de bonnes mains... Moment de flottement. Pardon? Quelles bonnes mains? Les miennes? Non, mais ça va pas? j'étais mort de trouille! Heureusement qu'il était calme, même s'il me faisait paniquer avec ses paroles. Je devais faire confiance au docteur, qui, de toutes façons, n'avait pas intérêt à foirer cet accouchement.

Eden se concentrait sur sa respiration, et je savais exactement quand elle avait ses contractions à sa façon de me broyer la main en rythme. Elle m'avoua être heureuse que je sois là, qu'elle n'aurait pas pu accoucher sans moi.

- "Je n'aurais rater cela pour rien au monde tu le sais."

Quoique... Je n'en étais plus si certain maintenant. Il y avait une petite part de lâcheté en moi qui me soufflait que je ne voulais pas assister à la suite.

- "Oui, nous allons être parent..."

Je ne réalisais toujours pas. Même quand j'avais senti le bébé bouger, vu Eden s'arrondir, je n'avais pas vraiment réalisé. Cela viendrait-il en prenant le bébé dans les bras? En le voyant naitre même? Je caressais doucement les cheveux d'Eden, collés par la sueur. Elle avait de plus en plus mal et je jetai un regard interloqué à James quand il annonça que ça allait commencer. Ben, qu'est-ce qu'on faisait depuis toute à l'heure? Du tricot? Je vis l'expression paniquée d'Eden en entendant que le pire restait à venir. J'étais content de ne pas être une femme soudain...

- "Allez ma chérie, encore un peu de courage et tu pourras serrer notre enfant dans tes bras."

Maigre consolation, quand on savait qu'il n'avait même pas encore pointé le bout de sa tête.
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Ven 4 Fév - 21:01

    Vitali stressait, même lui avait peur : j'étais pas sortit de l'auberge. Cela devait être normal pour de jeune parent de ressentir cette peur non ? J'aurais aimé qu'une femme ayant vécut sa soit avec moi, en fait j'aurais préféré que James soit une femme. Car un homme ne sait pas au combien ça peut faire mal de mettre un enfant au monde ! Il faut le vivre pour le comprendre ! Le pire dans tout ça c'est que je m'en voulais de vouloir absolument garder Vitali à mes côtés, je lui broyais la main et il était autant rassuré que moi... Il ne fallait pas penser au pire, il ne fallait pas penser au pire, il ne fallait pas au pire. Mais si il fallait ! Nous n'étions plus au moyen-âge nous avions la technologie : la péridurale, les césariennes mais là je n'avais rien. J'aurais bénit, érigé un hôtel à celui qui avait inventer la péridurale si j'avais pût y avoir droit. Calmer ma respiration, je devais calmer ma respiration, comme disait le livre : « la respiration c'est la clé ! » Chaque minute était encore plus douloureuse que la précédente, je comprends pourquoi on appelle aussi l'accouchement comme la libération ! Lorsqu'il m'assura que pour rien au monde il aurait rater cela, mes larmes redoublèrent : oui je suis sensible et alors ? Encore plus dans une situation comme celle-la ! Il me donnait du courage sans le savoir, ce n'était pas facile pour lui mais il restait quand même. Je lui en serais à jamais reconnaissante. En même temps il m'avait mise dans cet état. En pensant à ça j'avais envie de rire bizarre non ? Moi nerveuse pas du tout.

    « Vitali vous pouvez aller derrière Eden et la relever un peu ? Cela facilitera la sortit du bébé. Le travail va commencer Eden, vous allez suivre mes instructions et n'oubliez pas : je suis médecin je sais ce que je fais. »

    Un hochement de tête traduisit un « oui », il fallait que je pense que après cette énorme souffrance je pourrais tenir le bébé dans mes bras. On allait être parent, oui il fallait que je m'accroche à cette idée pour pouvoir m'échapper du présent car le présent n'était pas du tout plaisant ! Dès que Vitali fût installer, je me permis de me reposer sur lui et lâcha sa pauvre main avant de dire en rigolant :

    « Décidément nous en avons traversés des épreuves ! Mais celle-la c'est la dernière fois qu'on la fait !  »

    Mais pour montrer que mes paroles étaient ironiques je me mis à rire. Oui je rigolais en pleins travail.

    « Eden arrêtez de rire s'il vous plaît.
    -Je peux pas. » J'avais mal, je rigolais, n'essayer pas de trouver une logique j'étais comme ça. « C'est nerveux quand j'ai mal je rigole. »

    Je n'arrivais plus à m'arrêter, quoiqu'il en soit le faite de rire m'aida à avoir « moins » mal. Du moment que ça marchait j'étais contente. Dès que James me le disait je poussais de toutes mes forces : c'était le seul moment où je ne rigolais pas. Néanmoins à un moment je dû arrêter de rire car ce n'était plus possible de rire et de pousser en même temps. Mes larmes ne cessaient de couler, j'avais fermer mes yeux pour encore mieux me concentrer. Ne pas abandonner, ne jamais abandonner ! Dès que les épaules seraient passés sa passerait tout seul mais encore fallait-il qu'elles arrivent !

    « La tête est sortit ! »

    Non ? C'est vrai ! Enfin, il allait naître. La douleur était insupportable mais maintenant que sa tête était sortit je devais pousser encore plus. J'étais à bout de force, j'avais la tête qui tournait, la bouche sèche et j'avais l'impression d'avoir fait un marathon de cinquante kilomètre. Non ce n'était rien comparé à ce que je vivais !

    « Allez Eden c'est bien ! »

    Je ne suis pas croyante mais j'implore tout les dieux qui existe pour faire avancer le temps. Pour que cette douleur cesse :

    « Et voilà les épaules : un dernier efforts ! Vitali je vais avoir besoin de vous, prenez une serviette propre et mettez vous près de moi.  »

    Je ne sais pas où j'ai trouvé cette force mais dans un dernier cri, comme quand je voulais gagner une course en athlétisme, je poussa une dernière fois et j'entendis le bébé crier.

    « C'est un garçon. Vitali venez tenir le bébé avec la serviette pendant que je vais chercher le ciseaux. »

    J'étais allongée sur le dos, je me concentrais sur les cris du bébé. S'il criait s'est qu'il était en bonne santé. Je savais que ce n'était pas finit, le placenta devait être enlevé et c'était la pire partie dans l'accouchement d'après les témoignages du livre car on pense que c'est finit mais pas du tout. Un à un je posa mes coudes pour me relever un peu et pouvoir voir mon fils et mon mari. Vitali ne semblait pas très à l'aise mais n'avait pas quitté notre petit garçon des yeux. J'avais terriblement envie de le porter moi aussi mais je n'étais pas capable, j'avais peur de le faire tomber tellement je me sentais fatiguée... Ils s'occupèrent tout les deux du bébé avant que James ne se retourne vers moi. :

    « C'est la dernière ligne droite Eden. Le bébé va bien et je vais m'assurer que vous alliez bien aussi. »

    La délivrance n'est pas pire que l'accouchement en lui-même mais c'est qu'on a vite tendance à s'habituer à ne plus avoir mal alors forcément quand la douleur reprends on est quelque peu déstabilisé. Allongée sur notre lit, je regardais le plafond, mes larmes continuaient de couler tandis que je sentais qu'il me nettoyait. Une fois que ce fût finit, il m'aida à m'allonger de façon plus confortable : au moins pour que je puisse prendre appuie contre le mur pour pouvoir voir notre fils. Vitali semblait s'être fait à son nouveau rôle. Je les regardai et je ne pouvais plus imaginer ma vie sans eux.
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle vie... [Vitali]   Dim 10 Avr - 20:07

[ Je suis affreusement désolée de ce retard :/ ]

C'était une situation irréelle. Je n'étais pas un caïd. Mon père avait beau être un mafieux, qui pouvait buter sa mère sans sourciller parce qu'elle avait renversé le café sur sa veste préférée, je n'étais pas de ce bois là. Je donnais l'impression de maîtriser les évènements, mais je ne faisais que me laisser porter en essayant de ne pas me noyer. Et là... Encore une fois, je donnais l'impression d'assurer, alors que j'étais complètement paniqué et perdu. Mais Eden avait besoin de moi, de mon soutien. Et je n'étais pas seul, il y avait le médecin, qui savait quoi faire et allait me guider n'est-ce pas? Ce qu'il fit, en me demandant de me mettre derrière Eden, pour l'aider. Ah oui, ça, parfait, je savais faire. Je hochai la tête simplement, avant d'aller là où il me l'indiquait. J'aidais ma femme à se redresser un peu.

- "Courage mon ange."

Oui, encore du courage. Elle souffrait le martyr, je le voyais à son expression, je l'avais senti à sa façon de me broyer la main. Et ses gémissements, ses cris... Cela me mettait mal à l'aise, car elle souffrait par ma faute, pour donner la vie que notre amour avait conçu en elle. Si seulement nous avions encore la péridurale... De quoi calmer ses douleurs. Pourvu que tout se passe bien, que le bébé se présente bien, qu'il ne s'étouffe pas avec le cordon, qu'il ne soit pas en siège, qu'il n'y ai pas besoin de césarienne... Avec quoi pourrait-il lui ouvrir le ventre pour en sortir notre enfant? Je préférais ne pas y songer. Eden fit de l'humour malgré la situation et je répliquais, malicieux malgré mon angoisse :

- "Alors je n'aurais plus le droit de te toucher?"

Parce que c'était bien ainsi qu'on faisait les bébés... Et niveau moyens de contraception, ce n'était pas terrible ces derniers temps. La pilule, les préservatifs, il fallait encore en trouver. Mais nous trouverions bien une solution. Elle disait cela aujourd'hui, mais quand elle serait reposée, elle n'y songerait plus. Eden se mit à rire, se faisant gronder par le médecin. C'était nerveux, je connaissais bien ce petit travers. Mais si cela l'aidait à gérer, où était le mal? Quand James lui demandait de pousser, elle poussait. Les larmes de rire, de souffrance, d'épuisement, ruisselaient sur ses joues. Elle aurait envie d'une bonne douche et de repos après tout ça. Je cessais de regarder son beau visage contracté par la douleur quand James annonça que la tête était sortie. Je le regardais lui, résistant à l'envie d'aller voir cela. Encore un peu de patience...

James me demanda alors un linge propre et de venir. J'hésitais un instant, un peu gauche, avant de m'exécuter. Mon cœur battait la chamade, ma bouche était sèche. J'approchais, mes jambes aussi lourdes que du plomb. J'aperçus alors le bébé qui sortait et hurlait et entendis les paroles de James comme de très loin. Un fils... J'avais un fils. Comme dans un rêve, je le regardais couper le cordon et me mettre mon fils dans mes bras. Mon fils... Ma merveille. Il était magnifique. Je n'aurais jamais pensé ressentir cela en tenant un bébé dans mes bras. Mon bébé. Notre fils. Je l'enveloppais dans les serviettes avec l'aide du médecin, couvrant son petit crâne également. James m'expliqua rapidement qu'il fallait lutter contre l'hypothermie et l'hypoglycémie. La serviette et ma chaleur suffiraient pour la température. Mais il allait vite avoir besoin du lait de sa mère pour le sucre. Je le dévorais des yeux. Je me sentais maladroit, mais tellement fier. Eden n'en avait pas terminé hélas et je gardais notre enfant dans les bras tandis qu'elle se débarrassait du placenta. La dernière ligne droite, mais une épreuve pour elle qui était si fatiguée. James s'occupa d'elle, avant de l'aider à se réinstaller et je vins m'asseoir avec précaution près d'elle, lui présentant notre fils.

- "Il est magnifique Eden..."

Je relevais le regard vers elle, un sourire béat sur le visage. Un peu idiot surement, mais je m'en fichais, j'étais le plus heureux des hommes.

- "Il faut qu'il boive Eden. Prenez-le contre vous... Peau contre peau, il aura bien chaud ainsi et c'est important pour son bien-être."

James souleva la chemise d'Eden pour exposer sa poitrine nue, lui intimant de se mettre sur le côté afin de pouvoir nourrir le bébé tout en le regardant. Elle s'exécuta et je l'aidais à prendre le bébé contre elle, guidant sa bouche vers son sein. Je caressais doucement les cheveux de ma femme, avant de l'embrasser avec un amour infini.

- "Merci..."

De ce merveilleux cadeau, de ce merveilleux moment. Je posais ma main sur le petit crâne de notre fils, avant de murmurer :

- "Bienvenue dans ce drôle de monde Milo."

Nous nous étions mis d'accord avec Eden pour les prénoms. Milo Venezzio venait de voir le jour dans un monde ravagé. Nous ferions de notre mieux pour que jamais il ne le regrette.

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