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 It's all about love [TERMINE]

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MessageSujet: It's all about love [TERMINE]   Jeu 18 Nov - 17:23



Derrière notre maison, il y avait une pelouse. Et sur cette pelouse, je passais des heures étendue, à regarder passer les nuages. C'était bête, mais j'adorais faire ça. Je le faisais très souvent, avant, à Central park, avec mon frère et sa bande. On s'amusait à chercher des formes dans les nuages. Enfin ça, c'était avant. Avant que je ne tombe malade et que je me mette à observer les nuages depuis ma chambre d'hôpital. C'était tout de même beaucoup moins drôle. Mais bon, on fait avec ce qu'on a. et puis mon caractère positif m'empêcher de déprimer à cette époque là. De cette époque là, il ne me restait pas grand chose finalement. À part quelques choses matérielles, que j'étais retournée chercher. Enfin, c'était plutôt Jackson qui y était allé. Il s'était dit que je n'étais peut-être pas prête à voir les cadavres de ma famille, et il avait bien raison. Ma famille, mes amis... Pouf, envolés, disparus. Et parfois, je me disais qu'ils me manquaient. Evan surtout. Mon frère me manquait. Et quelques uns de mes amis, comme Ethan par exemple. Même si nous nous étions perdus de vue avant cette guerre, parfois il me manquait. Je regrettais de ne pas avoir pu être là pour lui quand il avait perdu ses parents. Il avait été là pour moi quand j'étais malade, l'un des rares à ne pas se dire que c'était trop triste ou trop déprimant de venir me voir à l'hôpital. J'aurais bien aimé le soutenir, oui... J'avais essayé, mais trop tard, il avait disparu de la circulation. Peut-être qu'il était mort, même... Ah non, non, non. Ethan ne pouvait pas être mort avant d'avoir trouvé une petite amie. C'était impossible. On ne doit pas mourir sans avoir connu l'amour, c'est trop triste ! Et puis c'est injuste. Allez, il devait être quelque part, à vivre tranquillement avec une femme et une ribambelle d'enfants qui lui ressembleraient tous. Pfff, non mais n'importe quoi, Lizzie. N'importe quoi.

C'est drôle, depuis que les avions ne volent plus, j'ai l'impression qu'il y a moins de nuages. Enfin, moins de jolies lignes qui traversent le ciel. J'aimais bien. Mais bon, tant pis, je devrais pouvoir survivre sans. Rien ne m'empêchait de les imaginer après tout. Et vu mon imagination fertile, cela ne devait pas être trop compliqué. Au moins, avec moi les enfants étaient contents. Niveau histoires et contes de fées, j'étais au point. Parfois, j'en agitais même un peu trop. Mais que voulez vous, j'étais comme ça. J'avais de la chance, je n'avais pas vraiment changé. Mon côté positif reprenait toujours le dessus sur mon côté négatif. Je me disais toujours que cela allait s'arranger quand quelque chose allait mal, ou que de toute façon, ça ne pouvait pas être pire alors autant ne pas s'apitoyer. Je ne m'étais jamais vraiment apitoyée sur mon sort. J'étais malade, j'étais malade, voilà tout. Cela ne devait pas m'ôter ma joie de vivre. Et puis je n'oubliais pas que je pouvais mourir à tout instant, alors je profitais un maximum. Et il y avait déjà suffisamment de gens autour de moi qui s'inquiétaient et qui menaçaient d'avoir des cheveux blancs avant l'heure.

J'ai cligné les yeux plusieurs fois et j'ai mis ma main devant mon visage, voyant une ombre au dessus de moi. Il me fallut quelques petites secondes pour me rendre compte que quelqu'un était penché au dessus de moi. Quelques autres pour identifier cette personne. Je souris.

« Tu m'empêches de regarder les formes des nuages Jackjack. »

Jackjack. Jackson je m'amusais à l'appeler comme ça pour l'embêter, je savais qu'il n'aimait pas particulièrement ça. Mais il ne disait rien. Il ne me disait jamais rien. J'ai soupiré et je me suis redressée, avant de m'asseoir en tailleur sur l'herbe. J'ai remis un peu d'ordre dans mes cheveux couleur carotte, avant de tapoter l'herbe à côté de moi. Pas facile facile d'échapper à mes moments philosophiques intenses. J'ai laissé ma tête retomber sur son épaule, avant de cueillir entre mes doigts une marguerite, ultime survivante en ce mois de novembre. Je n'allais pas jouer au jeu du « tu m'aimes, un peu, beaucoup... », parce que je le trouvais nul et qu'en général il me laissais frustrée. Au lieu de ça, je me suis contentée d'aller coincée la fleur derrière l'oreille de Jackson. J'adorais l'embêter gentiment. J'adorais embêter les gens gentiment. Evan et Ethan non plus n'avaient jamais rien dit, se contentant de m'embêter à leur tour. De vrais gamins... Et dire qu'ils auraient presque vingt-neuf ans. Presque trente ans. Je me serais drôlement moquée d'eux le jour de leur trente ans.

« Pourquoi tu restes avec moi alors que je vais peut-être mourir ? »

C'était vraiment sorti tout seul. Ça venait du coeur, comme on dit. Je m'étais toujours posé cette question, sans jamais vraiment oser lui demander. Mais en y repensant, cette question était légitime. Mais j'étais loin d'être égoïste, je savais ce que cela impliquait de rester avec moi, si jamais il ne trouvait plus de médicaments. Autant je pourrais aller très bien, autant mourir d'un claquement de doigts. C'était bizarre de rester avec une morte en sursis, non ? Parce que ce n'était pas comme si j'étais tombée malade après, ou un truc comme ça. Il allait certainement me prendre pour une folle à lui poser une question pareille. Ce n'était pas que je me plaignais. C'était juste que je trouvais ça bizarre. Et aussi drôlement touchant.
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Jeu 18 Nov - 20:46

Je n'aimais pas le mois de novembre et ne l'aimerais jamais. Il était ce mois de transition vers l'hiver, triste à mourir avec son temps froid et pluvieux. Décembre avait le mérite d'avoir noël, parfois de la neige. Alors que novembre... Novembre était davantage déprimant. Surtout que c'était le mois où les gens tombaient malade. J'avais donc beaucoup plus de travail comme d'habitude et réussir à composer avec les médicaments de fortune que je récupérais relevait de l'exploit. J'avais de plus en plus de difficultés à me ravitailler et il me fallait explorer les hôpitaux et pharmacies alentour, sans cesse renouveler mes terrains de "cueillette"... Cela demandait beaucoup d'énergie et de ténacité, mais je n'étais dénué ni de l'un, ni de l'autre.

Je profitai d'une petite pause pour rentrer à la maison et y retrouver Lizzie. J'avais besoin de la chaleur de son sourire. Je n'étais pas défaitiste, loin de là, j'étais même quelqu'un d'assez joyeux, mais quand on venait de se taper 3 gastro, 4 bronchites, 6 rhumes, on avait besoin d'un peu de réconfort. Marrant comme j'avais perdu le rythme. Du temps où j'étais interne, il était parfois impossible de se reposer en 12h. Et je tenais parfaitement le coup. Mais ici, tous ces gens étaient mes amis, pas des inconnus et je passais autant de temps à soigner leurs corps, que leurs âmes. Et écouter les tourments de chacun était épuisant. Sans oublier les petits secrets d'alcôve... J'en connaissais des choses. Sans doute autant qu'Isaiah. Mais tout comme lui, je tenais le secret.

Lizzie n'était pas à la maison. Perplexe, je fis le tour, avant de sortir dans le jardin et de découvrir un tableau des plus charmants. Je soupirai et restai un instant en admiration devant ma Lizzie allongée dans l'herbe, à contempler le ciel, exceptionnellement bleu aujourd'hui. Malgré sa maladie, elle gardait son âme d'enfant. Ou peut-être était-ce grâce à cela? Je n'en avais aucune idée, mais j'aimais énormément sa façon de voir la vie, de ne pas s'apitoyer sur elle-même. Elle allait de l'avant, toujours. Elle aidait les autres, sans penser à elle. J'étais là pour le faire, ainsi que Laurence.

Je finis par m'approcher et par me pencher vers elle, lui gâchant la vue des nuages. Son magnifique sourire m'alla droit au cœur. Je détestais ce surnom : Jackjack, il n'y avait qu'elle qui en usait, mais je ne lui disais rien. Je ne lui disais jamais rien.

- "Je pensais que tu préférais me regarder moi."

Je mimai une moue déçue du peu de considération dont elle pouvait faire preuve à mon égard. Je vins m'asseoir à côté d'elle, comme elle m'y invitait, et sentis bien vite sa tête sur mon épaule. Elle joua avec une marguerite, avant de s'amuser à me la mettre derrière l'oreille. J'allais lâcher une bêtise quand elle me devança... Et pas pour sortir quelque chose d'amusant. Je restai muet. Pourquoi est-ce que je restais avec elle? Quelle drôle de question! D'accord, elle était malade et risquait de mourir, mais je l'aimais! Je n'allais pas l'abandonner quand même! Je n'étais pas du genre à fuir pour m'épargner une souffrance inévitable. Nous avions tant de beaux moments à vivre ensemble. Je ne voulais pas passer à côté...

Je retirai la marguerite de mes cheveux et commençai à jouer avec elle, retirant les pétales un à un, pensif.

- "Pourquoi partirais-je?"

Je m'écartai légèrement pour la regarder droit dans les yeux, pour lui faire comprendre que je ne la quitterais pas et que ce que je m'apprêtais à dire n'étaient pas de simples paroles en l'air.

- "Je t'aime Lizzie. Cela devrait te suffire."

Mais non, ce n'était pas suffisant.

- "Je mentirais en disant que je n'y pense pas, que je n'ai pas peur en imaginant un futur sans toi... Mais devrais-je me priver de ce merveilleux présent avec toi par peur d'un futur où tu ne serais pas? Je chéris chaque moment passé avec toi."

Ma main avait glissé sur sa joue alors que je l'attirais à moi.

- "Je vous aime Elizabeth Mitchell."

Pourtant, mon expression se rembrunit.

- "J'espère que tu ne me quitteras jamais en pensant m'éviter ainsi une quelconque souffrance Lizzie... J'espère que tu me connais mieux que ça."
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Sam 20 Nov - 11:46

D'accord. N'importe quelle fille censée ne poserait pas ce genre de question, même en étant mourante et à deux doigts de passer l'arme à gauche. En plus, je n'étais même pas mourante. Alors c'était débile. Complètement débile. Mais poser ce genre de question, c'était tout moi. J'avais souvent des considérations philosophiques dans des moments inopportuns. À force, Jackson devait avoir l'habitude. Mais cette question là était un peu plus sérieuse que d'habitude. Cela changeait des « pourquoi les nuages sont blancs ? ». Mais oui, cette question était réellement sérieuse. Après tout, c'était logique. Pourquoi rester avec une fille qui menaçait de mourir ? Je veux dire, que se passerait-il quand nous ne trouverions plus de médicaments. Je n'étais pas stupide, je savais qu'ils ne poussaient pas sur les arbres et qu'à un moment où à un autre, il n'y en auraient plus. Et là, cela pourrait être dramatique, si mon imbécile de corps décidait de rejeter le greffon. Je n'avais peut-être que vingt-deux ans, et si je n'étais pas médecin, j'en avais assez entendu pour savoir ce que cela signifierait. Ce serait purement et simplement dramatique, parce que personne ne pourrait rien faire pour moi, même pas Jackson. Alors oui, cette question était légitime. Et puis je ne voulais pas qu'il reste avec moi par pitié. Bon, d'accord, je le connaissais suffisamment pour savoir que ce n'était pas le cas. Mais il n'empêche que cette question tournait dans ma tête depuis un moment.

« Je sais que tu m'aimes... Mais c'est juste que je ne veux pas être la fille dont on ait pitié. Enfin, je sais que ce n'est pas le cas... Je me doute bien que tu ne restes pas avec moi par pitié. Oh. Je suis stupide. Et je pose des questions stupides. »

N'empêche, il avait beau me rassurer, je ne pouvais pas m'empêcher de culpabiliser un chouilla. La preuve, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à un futur où je ne serais pas. Donc, je risquais vraiment de mourir alors ? Ce n'était pas vraiment rassurant, quand bien même moi aussi je ne pouvais pas m'empêcher d'y penser. De toute façon, même avant cette guerre j'y pensais. Je m'étais bien renseignée sur le sujet, je savais ce que je risquais. Pour autant cela ne voulais pas dire que j'étais tout à fait rassurée quant à mon avenir. Ben non, je ne voulais pas mourir, même si cette éventualité ne me faisait pas plus peur que cela. Ce qui m'inquiétait surtout, c'était ce qui se passerait pour les autres si jamais je... Oh non ! Voilà que je recommençais à penser à ce genre de trucs. C'était comme si j'étais déjà à moitié morte. N'importe quoi. J'eus un grand sourire quand il glissa sa main sur ma joue.

« Moi aussi je t'aime Jackjack ! »

J'eus soudain une grimace et je soupirai bruyamment, lui prenant des mains cette pauvre marguerite qu'il était en train de maltraiter en lui arrachant tous ses pétales un par un. Non, mais la pauvre !

« Moi, te quitter ? Pfff, patate ! Premièrement, je t'aime et tu vas devoir me supporter pendant un moment. Deuxièmement tu es mon médecin je te signale, et donc, purement et égoïstement, j'ai besoin de toi, nah. Et puis troisièmement, je te rappelle que tu es tout ce qui me reste... »

J'eus un petit sourire triste et je haussai les épaules. C'était vrai après tout. C'était lui qui m'avait trouvée, lui qui m'avait sauvée. Et puis, zut, c'était mon premier ( vrai ) amour, alors je n'allais pas le quitter bêtement. Il avait raison, à quoi bon gâcher tous ces moments qu'il nous restait à vivre ? Et puis, peut-être que tout irait très bien après tout. J'avais tendance à toujours voir le côté positif des choses, cela ne devait pas changer simplement parce que cette fois ci il s'agissait de moi. J'ai eu un petit soupir, avant de me redresser pour lui ébouriffer les cheveux. Puis je me suis rallongée dans l'herbe. Le soleil me faisait mal aux yeux, alors j'ai plaqué ma main sur ces derniers.

« J'avais l'habitude de faire ça quand j'étais plus jeune, à Central Park, avec mon frères et nos amis. Sauf qu'à cette époque là, j'avais des lunettes de soleil. »
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Mer 24 Nov - 21:35

- "Lizzie..."

Je ne voulais pas l'entendre dire qu'elle était stupide, ou que ses questions l'étaient. Ce n'était pas stupide, c'était même une question assez légitime selon moi, même si je n'aimais pas qu'elle me la pose. J'y avais réfléchi. Longuement. Je n'étais pas une tête brûlée, je ne prenais pas de décisions à la légère. L'idée de m'éloigner de Lizzie pour ne pas souffrir de sa mort m'avait bien sûr déjà effleuré. J'avais su très vite qu'elle était greffée, avant même de tomber amoureux d'elle. Elle ne m'avait pas prit en traître. Et j'avais laissé les sentiments naître et même se développer. Je ne regrettais rien. Deux années avec elle valaient tous les sacrifices. Je serais sans doute moins philosophe le jour où... Je ne pouvais me résoudre à penser à cela.

- "Ce n'est pas stupide. C'est légitime, mais tu n'as pas à te la poser avec moi. Tu m'inspires bien des choses, mais la pitié n'en fait surement pas partie."

J'eus un sourire sans équivoque quant à ce qu'elle pouvait m'évoquer en temps normal. Pour alléger l'atmosphère, sans nul doute. Parce que je la désirais, également. Souvent. Pas tout le temps, parce que j'avais mes propres soucis, ma propre fatigue, mais souvent je la regardais avec envie, une lueur de désir s'allumant dans mon regard clair et je n'aimais rien tant que de voir son petit sourire espiègle quand elle s'apercevait de l'effet qu'elle provoquait chez moi. Je glissais mas main sur sa joue, avant de grimacer quand elle répondit à ma déclaration d'amour.

- "Tu as l'art de rendre ce qui est solennel un brin ridicule quand même."

C'était le Jack-jack qui fusillait tout. Mais c'était un vieux truc entre nous et je n'en prenais pas ombrage. Je préférais la voir sourire et me charrier que se morfondre et se poser des questions existentielles. Je maltraitai une marguerite et Lizzie en profita pour me l'enlever des mains en me rétorquant qu'elle ne me quitterait pas, à sa façon. Je souris, rassuré. Tant mieux, je n'avais pas l'intention de partir de toutes façons. Elle m'ébouriffa les cheveux, me faisant grogner, avant de se rallonger dans l'herbe. Je fis de même, mettant mes bras derrière ma tête, regardant les nuages, malgré l'éclat blessant du soleil.

- "On a de la chance, il fait exceptionnellement beau pour cette époque de l'année."

Je soupirai.

- "Moi, je faisais cela avec ma mère, quand nous étions à Oxford. Je pense que c'est un petit jeu qu'ont fait tous les enfants du monde."

Il y avait une réelle pointe de nostalgie alors que j'évoquais ma mère. Elle avait été mon univers pendant 20 ans. Elle, seulement elle. J'avais eu des amis, mais jamais je n'avait délaissé celle qui m'avait tant donné pour m'élever. J'avais tant de souvenirs de belle complicité entre nous. S'allonger dans l'herbe et regarder les nuages, par exemple. Voler quelques pommes dans un verger.. Si mature et si enfantine pour moi.

- "C'est ça que j'aime avec toi Lizzie... Ces petits moments simples, qui font oublier tout le reste..."

J'en profitai pour rouler sur le côté, un coude dans l'herbe, ma main soutenant ma tête et l'autre commençant à courir sur le ventre de Lizzie. Elle m'offrait un bonheur simple. Et je le prenais, je m'en gavais comme une fleur du soleil pour s'épanouir.
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Dim 28 Nov - 13:56

Je ne lui inspirais pas la pitié ? Oui, bon, ouf. Je n'avais jamais aimé inspirer ce genre de sentiment. Moi qui était si joyeuse, si vive, si pétillante, je détestais être regardée comme une pauvre petite chose qui va peut-être bien mourir un de ces quatre. À l'hôpital, j'avais toujours détesté ça, parce que cela me donnait l'impression d'être en train de vivre mes dernières heures. Ce qui n'était franchement pas réjouissant, il fallait bien l'admettre. Rares avaient été les personnes à me regarder comme un être humain, pas une bestiole en train de rendre son dernier soupir. Je n'avais jamais aimé cela, mais malheureusement je ne pouvais pas dire aux gens comment me regarder ( ou ne pas me regarder plutôt ). Quoique, il me semblait qu'une fois ou deux cela m'avait échappé, je m'étais un peu énervée après un infirmier qui me regardait avec pitié. Merci, mais je n'étais pas encore dans mon cercueil ! Non mais ! C'était fatiguant à la fin ! Enfin, l'essentiel c'était qu'ici, personne ne me regarde de cette façon. Je ne voulais pas qu'on me rappelle sans cesse que j'étais malade. J'avais envie de vivre ma vie, pleinement, sans devoir penser à chaque seconde à ma mort. J'étais la première au courant de tout cela, parce que j'étais la première concernée, il ne fallait pas l'oublier. Et puis je n'étais pas stupide au point de faire des choses complètement insensées qui me mettraient en danger. J'avais un minimum de bon sens, quand bien même cela ne se voyait pas forcément au premier coup d'oeil. Il avait fallu un moment à Jackson pour comprendre que je n'étais pas totalement folle et que je savais ce que je faisais. Enfin, plus ou moins en tout cas. Disons simplement que je faisais attention la plupart du temps, pour éviter d'aggraver les choses.

J'eus un petit rire. Oui, en effet, rendre stupides les choses qui étaient sérieuses, c'était mon truc. Je n'aimais pas vraiment le sérieux. Je trouvais ça déprimant et aussi un peu effrayant. J'aimais bien ce qui était un peu décalé et dérisoire. Mais bien évidemment je savais être sérieuse quand la situation l'exigeait. Et puis tout dépendant de quel sérieux il s'agissait... Enfin là, je l'avoue, j'avais littéralement plombé tout le romantisme de la scène. Comme souvent d'ailleurs... J'imagine qu'à force, il s'y était habitué. Il ne m'avait jamais rien dit à ce sujet. Il ne me disait jamais grand chose, à y repensant de plus près. Pourquoi, allez savoir. J'espérais qu'il ne faisait pas tout ça simplement pour éviter de me frustrer, ou autre chose du même genre, mais tout aussi stupide. Enfin, peu importait, l'essentiel était que ce ne soit pas le cas. Et puis Jackson ne me mentait jamais, il ne me cachai rien non plus. C'était en partie pour ça que je l'aimais. Il était toujours sincère, jamais faux. Il ne m'avait jamais rien caché. Bêtement, je trouvais ça super. Peu de gens étaient aussi sincères que lui. Enfin, je crois... Oui, bon, peu importait, n'est-ce pas ?

« Oui il fait beau... J'espère qu'on aura plus de soleil cet hiver que l'hiver dernier... Il n'a fait que pleuvoir et neiger... C'était un petit peu déprimant, je trouve. »

Je n'étais pas certaine que Jackson en ait vraiment quelque chose à faire du temps qu'il faisait... Mais là encore, il avait la délicatesse de ne rien me dire. Trop mignon. J'eus un petit soupir. Jackson avait toujours ce petit air triste et mélancolique quand il évoquait sa mère. Sa mère, qui l'avait élevée seule... Sans jamais l'avoir connu, je pouvais dire que j'admirais cette femme. Elle avait tout fait pour son fils. Un peu comme les parents d'un autre ami à moi... Moi j'avais toujours eu une grande famille, j'avais toujours été très entourée... Jackson n'avait eu que sa mère pendant près de vingt ans. Elle devait beaucoup lui manquer... J'eus un soupir, tandis qu'il se penchait au dessus de moi, caressant mon ventre d'une main. J'ai glissé ma main derrière sa nuque et je l'ai attiré à moi pour l'embrasser, avant de sourire. Je l'ai repoussé doucement pour le rallonger dans l'herbe, avant de poser ma tête contre son épaule, passant un bras autour de lui.

« Des fois je me demande... Tu crois qu'il y a beaucoup de gens qui ont survécu dans le monde ? Parce que je me dit que si nous on est là, d'autres doivent l'être aussi, non ? Parfois, j'aime bien me dire que certains de mes amis ont survécu... C'est bête, mais parfois ils me manquent, tu sais... »

Ce n'était pas qu'il ne me suffisait pas. Loin de là. Mais ici, à part avec Katherine, je n'avais pas vraiment su recréer de réels liens d'amitié. Peut-être parce que j'étais un peu trop attachée au passé. Ah zut, cela ne me ressemblait pas d'être aussi mélancolique. Voilà que Jackson déteignait sur moi. Ce n'était pas drôle, ça. Non, vraiment. Zut alors.

Désolée pour la nullité de cette réponse x_X
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Ven 10 Déc - 19:39

Je souris, malicieux alors qu'elle pestait contre le temps de l'année passée.

- "Comme si tu ne t'amusais pas comme une petite folle quand il y a de la neige... Comme si tu ne faisais pas de bonhomme de neiges, de batailles et que tu ne rentrais pas toute trempée..."

Elle avait le chic pour tirer profit des pires choses. La neige réveillait son âme d'enfant et plus d'une fois, j'avais eu le droit à une petite bataille improvisée. Parce qu'il était hors de question que je la laisse me canarder sans répondre! Non, mais! C'était qui le boss des boules de neige, hein? J'avais réussi à lui faire dire ma suprématie une fois, en la mettant impitoyablement à terre, enfin, dans la neige. C'étaient de petits moments simples et heureux et je n'avais pas besoin de davantage.

Ce qui suivait l'était tout autant : ils rentraient trempés, gelés et devaient trouver des manières astucieuses de se réchauffer... Mais côté imaginations, ils n'étaient pas en reste loin de là et la journée ou la nuit se finissait toujours de manière très agréable.

- "J'espère qu'on aura un peu de neige quand même, j'ai une revanche à prendre."

Oui, parce qu'au final, elle avait gagné plus souvent que moi lors des fameuses batailles, ou son bonhomme de neige était plus beau et grand que le mien. Ce n'était pourtant pas faute de me faire aider par les enfants.

Je posai ma main sur son ventre, me penchant au dessus d'elle et elle m'attira à elle, doucement, nous permettant ainsi d'échanger un baiser. Je ne pouvais pas dire que je n'en avais pas rêvé depuis que je l'avais rejointe. Je savourais ce doux contact, trop bref, alors qu'elle me repoussait dans l'herbe et venait se blottir contre moi. Ses pensées n'étaient plus si gaies et désinvoltes, alors qu'elle me demandait si je pensais que d'autres avaient survécu, voire ses amis.

- "Oui, évidemment. Nous ne sommes pas les seuls chanceux sur terre. Peut-être que tes amis sont encore en vie, comment savoir? Tu ne dois pas perdre espoir Lizzie, peut-être les retrouveras-tu un jour par hasard... La vie est pleine de surprise."

J'eus un petit sourire et ma main libre glissa vers elle, lui caressant le bras. Je repris, tendrement et un brin espiègle :

- "Après tout, on peut dire qu'on a trouvé l'amour par hasard, non?"

Ça pour un hasard... Ils n'auraient jamais du se rencontrer... Elle était une malade, lui un jeune interne, mais pas dans son service. Ou ils se seraient rencontrés mais ils n'auraient pas fait attention l'un à l'autre. La guerre leur avait au moins offert cela et c'était déjà beaucoup.
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Lun 3 Jan - 12:37

Raté. À chaque fois que j'essayais de paraître sérieuse et d'avoir des préoccupations sérieuses, ça tombait à l'eau. Faut dire que le sérieux c'était moyennement mon truc, Jackson le savait très bien. Je n'avais jamais les pieds sur terre, j'avais toujours la tête dans les nuages ou dans les étoiles. J'étais la touche d'excentricité de cette ville. Bon je l'admets, parfois je devais être un petit peu agaçante, mais j'étais comme ça. Je réagissais comme ça à toutes les situations, pour éviter de paniquer et de me mettre à hurler. Parce que quand je paniquais, aïe aïe aïe ! Je n'avais paniqué qu'une seule fois devant Jackson, quand j'avais perdu ma famille. Après ça, mon côté positif avait rapidement repris le dessus, dieu merci. Donc il avait – malheureusement – raison, à chaque fois qu'il neigeait, je m'amusais comme une petite folle. Pire que les gamins ! Je passais mon temps à faire des bonhommes de neige, à faire des anges, à agresser tout le monde avec mes boules de neiges... Puis en général, dès que Jackson et moi nous promenions, et qu'il passait sous un arbre, je m'arrangeais pour qu'il prenne une douche de neige. Oui j'étais une vraie enfants, et je ne cesserais certainement jamais de l'être. C'était dans ma nature profonde de faire des gamineries. Parfois, en cours, c'était à se demander qui des enfants ou moi s'amusaient le plus. Oui, je faisais des coloriages, du papier mâché, de la pâte à modeler, des colliers de perles... Oui, mon cas était carrément désespéré. J'avais souvent rendu fous mes frères et leurs amis. Mais j'étais toujours trop mignonne pour qu'on puisse m'en vouloir plus de cinq secondes. J'étais un petit ange !

« Tu ne m'auras jamais, je suis la reine des batailles de boules de neige ! Tu ne peux rien contre ma puissance légendaire ! »

J'eus un petit rire, clairement moqueur. S'il l'avait voulu il aurait pu me mettre une raclée, mais il me laissait toujours gagner. Et non ce n'était pas vexant, au contraire, je trouvais ça très drôle de pouvoir le barbouiller de neige sans qu'il trouve quoi que ce soit à redire ou à refaire. Il me laissait toujours tout faire, il ne me criait jamais dessus... C'était à prendre la grosse tête ! Heureusement ma tête était rempli de trop de choses pour qu'il reste de la place pour un peu d'orgueil ou de fierté. Et puis je n'étais pas ce genre de filles. Il y avait déjà une fille à l'égo sur-dimensionné dans cette ville, c'était bien assez ! D'ailleurs, c'était étonnant que sa tête n'ait pas encore explosé. Enfin, peu importe, elle faisait sa vie, moi je faisais la mienne, loin, loin, loin, loin de la sienne et c'était très bien comme ça !

J'eus un petit soupir, blottie contre Jackson, et repensant à mes amis. Je me demandais vraiment si certains avaient survécu. Certains me manquaient, et de temps en temps j'étais nostalgique de mon ancienne vie. Enfin, ma vie sans l'hôpital, bien sûr. Jackson avait certainement raison, d'autres que nous avaient survécu. Mais apparemment, il restaient plus de méchants en ville que de gentils, à en juger par les quelques échos que nous avions de New York. Visiblement, la mafia contrôlait la ville. Mais mon côté positif prenant le dessus, je me disais que la mafia devait bien exercer son pouvoir sur d'autres, non ? Donc il devait rester d'autres survivants, cachés quelque part... Mais retrouver ces survivants et ces amis, c'était autre chose. Je ne pensais pas que le hasard puisse me permettre de retrouver tous mes amis ( s'il m'en restait bien en vie ).

«Oui le hasard, d'accord... Il n'empêche que je ne risque pas de retrouver grand monde en restant allongée dans l'herbe en permanence. Je n'ai plus qu'à attendre qu'ils viennent jusqu'à moi alors ! »

J'eus un petit sourire quand il me fit remarquer que nous avions trouvé l'amour par hasard. Ce n'était pas faux, sans cette guerre nous ne nous serions probablement pas trouvés tous les deux. J'acquiesçai donc à cette affirmation. Parfois oui, le hasard fait bien les choses... Je me redressai brusquement, mimant l'illumination. Je me retournai vers Jackson, un sourire aux lèvres, avant de me lever tout d'un coup, époussetant mes vêtements.

« Il nous reste de la peinture ? Je veux repeindre notre chambre. En vert !»
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Ven 4 Fév - 17:00

J'aimais cette pointe de folie enfantine chez elle, cette bouffée d'air frais dans un monde d'adulte trop violent, trop sombre. Je n'étais pourtant pas quelqu'un de mortellement sérieux et grave, je savais rire et plaisanter, je savais retomber en enfance, surtout grâce à elle. Elle faisait ressortir les meilleures parties de moi-même, même si certaines personnes ne seraient pas d'accord avec cela en me voyant agir comme un enfant. Lizzie avait encore la capacité de s'émerveiller, de rêver, de rester des heures à contempler le ciel. C'était cela aussi qui lui évitait de se morfondre sur sa maladie, ce qui ne l'aiderait pas à guérir et ne ferait que rendre sa vie morne quand elle pouvait être belle. Je m'efforçais le plus souvent de ne pas penser à cette épée de Damoclès sur notre tête, mais parfois, je n'y arrivais pas. Et ce n'était pas malin de lui faire partager mes angoisses à ce sujet.

Nous parlâmes donc de l'hiver, de la neige, de nos batailles, de nos bonhommes de neige, de la joie de redevenir des enfants. C'était cela qui nous manquait, l'insouciance de l'enfance et nous tentions de la retrouver au quotidien. J'éclatai de rire quand elle entra dans mon jeu, me mettant au défi de la surpasser.

- "Alors ça, j'aimerais bien le voir! Petite arrogante! Un peu de respect pour tes ainés! Tu vas voir si tu es indétrônable."

Je m'amusai alors à la chatouiller, sans pitié, pour lui faire ravaler son arrogance! Reine des boules de neige! Non, mais on aura tout entendu, vraiment! Bon, elle avait un sacré avantage, je la laissais gagner. J'étais bon joueur et c'était plus amusant de la laisser l'emporter et de la voir parader, ravie comme une enfant à qui on a fait un cadeau. Et elle savait très bien me récompenser de mon altruisme.

S'ensuivit un petit câlin et des sujets plus graves. Ses amis, ma mère. Je passai rapidement sur le sujet me concernant, préférant m'occuper de celui des amis de Lizzie. Je souris quand elle rétorqua qu'elle ne les retrouverait sans doute pas en restant allongée dans l'herbe. Néanmoins, une inquiétude me vint : elle avait raison, ni même en restant dans cette ville, mais il était hors de question qu'elle parte à l'aventure pour retrouver des gens qu'elle avait connu et qui étaient surement morts. Je me montrais rassurant à ce sujet, mais les probabilités qu'ils aient survécu étaient trop infimes pour partir à leur recherche. Pas à New-York, c'était trop dangereux. Je préférais lui rappeler que le hasard faisait parfois bien les choses. Nous nous étions rencontrés par hasard et le temps avait fait le reste. Je ne regrettais rien et j'étais même prêt à dire que j'étais heureux de cette guerre, rien que pour avoir la chance de l'avoir connue. Même si je doutais qu'elle verrait les choses ainsi.

Elizabeth se releva alors tout à coup, se mettant même debout avec un grand sourire. Là, ça sentait l'idée lumineuse. Ou pas. Elle m'annonça alors qu'elle voulait qu'on repeigne notre chambre en vert.

- "Quoi?"

Je me redressais aussi, m'asseyant, les mains dans l'herbe, en lui jetant un regard d'incompréhension. Comment pouvait-elle passer ainsi du coq à l'âne?

- "Euh... Pourquoi cette envie subite?"
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MessageSujet: Re: It's all about love [TERMINE]   Sam 12 Mar - 17:59

{ J'achève parce que ça trainait là xD On en refait un vite toute façon ! Ballon }

Bah quoi ? Qu'est-ce que cela avait de si extraordinaire de vouloir repeindre notre chambre en vert ? D'abord, c'était très joli le vert ! Et puis, Jackson savait que j'étais la reine des idées lumineuses ( ou pas, mais ça nous ne sommes pas obligés de le dire ). Mais à en voir par sa tête, il n'avait pas l'air particulièrement emballé par mon idée. Jackson n'était jamais très emballé par mes folles idées. Mais il ne disait jamais rien, me laissant exprimer mes idées folles. Il savait que j'avais toujours aimé les formes d'art comme la peinture, la photo... Bon d'accord, là ça n'avait rien à voir avec un petit tableau mignon, c'était notre chambre que je voulais repeindre. Il fallait s'y attendre, depuis que nous étions ici je n'avais pas ( trop ) touché à notre chambre. Mais là, d'un coup, j'avais envie de la repeindre en vert. Le même vert que j'avais utilisé pour un mur du salon. Et pour la barrière du jardin. J'adorais le vert. Un peu trop peut-être. C'était même étonnant que toute notre maison ne ressemble pas déjà à une grosse guimauve verte. Il fallait voir ce que j'avais fait de la chambre de la fille de Katherine. C'était un espèce de gros bonbon rose. J'avais peint les murs en rose et blanc, teint tous ses draps et ses coussins... Bref, le cliché de la chambre de petite fille. Mais j'étais comme ça, j'adorais faire les choses à fond. Pendant un temps, j'avais pensé devenir décoratrice d'intérieur, pour le plaisir de décorer les chambres d'enfants. J'étais toujours très excessive, alors je doutais d'avoir eu beaucoup de succès. Encore que, ce genre de trucs avaient été à la mode passé un moment. Maintenant, puisqu'il n'y avait plus de mode, j'étais libre de faire ce que je voulais !

Ce n'était certainement pas Jackson qui dirait quelque chose. Il pensait les choses très fort, mais il me laissait faire ce que je voulais de notre intérieur, du moment que cela ressemblait à quelque chose. L'essentiel, c'était que ça ne ressemble pas à une maison de poupée.

« Oh, allez ! Elle est toute triste ! Juste un mur ! Allez, viens ! »

Je l'attrapai par le bras pour le relever un peu de force ( encore qu'il le veuille bien ) et je l'entrainai à ma suite pour aller à la cave. Il y avait des tonnes de trucs dans cette cave ! Jamais je n'aurais cru qu'on puisse accumuler autant de choses, mis à part de la nourriture. Il y avait des meubles, des jouets, des caisses de vêtements... Et d'autres choses que je ne préfère pas nommer. J'étais en partie responsable de cette folle accumulation de choses inutiles. Le jour où il faudrait vider la cave, oh là la ! Cela prendrait des semaines et des semaines ! Allumant la lumière d'un doigt, je manquai de glisser et Jackson me rattrapa de justesse. Ah oui, en plus d'être extravertie j'étais en plus tout à fait maladroite. Je ne comptais plus le nombre de bleus que j'avais un peu partout. D'ailleurs, ma maladresse avait tendance à effrayer Jackson, qui pensait qu'à cause de ma greffe je craignais tout et n'importe quoi. Allons, ce n'était pas un bleu sur le genou qui ferait bobo à mon rein ! D'accord, j'étais fragile, mais pas en porcelaine non plus. Enfin bref, une fois remise sur mes deux pieds, je me suis mise à la recherche de ce fameux pot de peinture verte.

« Tu te souviens où est-ce qu'on l'avait rangé ? Ou peut-être qu'il n'y en avait plus... Ah zut ! Ou alors on peut la repeindre en bleu ? C'est joli le bleu, non ? Ou tu préfères une autre couleur ? Genre, euh... AH ! Il est LA ! »

Caché sous une espèce de couverture miteuse, le fameux pot de peinture. À croire qu'on avait tenté de le cacher pour freiner mes idées lumineuses... Bon, j'avais le pot, je le fourrai dans les bras de Jackson sans ménagement, restait à trouver les rouleaux et le reste. Quand je les ai eu entre les mains, Jackson a dû comprendre que son cauchemar commençait à en voir par sa tête. Sauf que nous n'avons jamais réussi à repeindre cette chambre. Et non, nous nous sommes retrouvés dans le jardin à nous battre avec la peinture, et les pinceaux. En fait nous nous sommes repeints mutuellement, ah ah.

Mais je ne vous raconte pas l'état de la salle de bain quand il a fallu se nettoyer. Un massacre. D'ailleurs plusieurs jours après, j'avais encore de la peinture un peu partout. Oups ?
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