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 Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé

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MessageSujet: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 1 Déc - 22:48

« T’es toujours aussi flippante quand tu menace toi. »

Bougonnais je avec une gueule de pitt bull sous l’emprise de la douceur d’un chocolat sous forme de cookie. Ouais enfin, c’était pas le moment de la chercher et j’avais trop bobo cuisse pour ça. En tout cas, elle avait intérêt a savoir manier une aiguille ! Fallait recoudre le trou. Et donc me voilà en train de bander la poitrine d’une nana que je connaissais ni de la pomme ni de la banane, a la prendre dans mes mimines de sauveur décoloré et a secouer Chloé. Ouais s’pas parce qu’elle a la tremblote qu’il faut rester le cul par terre bordel ! Quoi ? comment ça j’abuse ? Si peu, si peu…Ou pas.

« Ils ont pas interêt a jouer aux cons surtout. »

Nan mais j’tenais a mon cul bordel ! On rentrait pas comme ça dans la Co, j’le savais, j’avais passé quatre jours en isolement, des fois que j’étais un agent infiltré des petits bonhommes verts revendeurs de came. Sérieux ! déjà que même pour repartir, ça avait été galère ! Alors revenir la gueule enfarinée, pas de doute, j’allais me faire ovationner.

Sauf que ces poteaux a la rouquine, ils étaient pas d’accord. J’ai soupiré. Putain quelle bande de clébards sans dentier ! ils avaient du bol, j’avais les main coincées. J’étais a deux doigts de partir quand j’entendis un gémissement caractéristique…

« Et une paire de couilles de Schtroumphs ! Une ! »


Claironnais je sans même me retourner. La vache, gamine avait le pied lest quand elle s’y mettait ! J’avais intérêt a investir dans une coquille a l’avenir moi si je voulais pas finir avec des prothèses dans le calbut ! Quand a ramener Maria vivante, ça cocotte, j’m’avancerais pas trop, mais comme j’étais un p’tit gars prudent, j’me la fermais…

Bref, nous voilà les deux, enfin deux et demi si on comptait la belle au bois piquant faisant son petit somme dans mes paluches, a parcourir les rues de New York, direction bande a bader…Ahum…Je m’arrêtais soudain et tendit mon fessier a Chloé. Nan, je frétillais pas ! J’attendais pas non plus ma séance privée de fessée…

« Tiens, tu veux pas prendre mon flingue ? On sait jamais, j’ai les mains prises au cas où…Et..Euh…Chloé…Le tripote pas de trop, il risque de cracher tout seul. »

J’avais un demi sourire accroché aux coins des lèvres qui en disant assez long sur ma conscience du double sens. Ben quoi ? Un peu d’humour dans ce monde de merde ! Ok, j’avoue, y avait pas que le monde a ce stade…

Et promenons nous dans les rues ! Tant que le dentu y est paaaas…j’avais cette putain de chanson dans la tête et pas moyen de la sortir de là, c’était franchement con nan ? Ceci dit, la journée avait été riche en émotion mais ma capacité d’adaptation façon caméléon m’empêchait de réellement en sentir le coup d’boule. Au bout d’une demi heure, sachant que la dite Maria respirait encore, je foutais mon pied dans un vieux centre commercial, très design avec des gravats partout, des morceaux de verre…bref, ambiance festive et j’entrainais Chloé dans un petit couloir genre, allons aux toilettes ensemble, on fera des cochoncetés.

Mais toute idées de galipettes sauvages allait vous sortir de l’esprit a la vu du plancton posté devant une petite porte dérobée. Coucou monsieur, fait risette…Sauf que j’avais pas envie de sourire avec un flingue pointé sur ma tronche, ils étaient quand même constipés dans cette boutique…

« Hé ho ! Pointe ça ailleurs ! »

J’ai ronchonné en vrai professionnel de relations humaines, ceci dit, l’autre débile fut pas en reste.

-Qu’est ce tu veux ?

Oui, alors ma visite datait c’est vrai mais quand même…Si ? J’étais oubliable ? Merde, dépression en vue…

« Le saint bernard de service… »

-Gné ?

Ah ouais, faisons autrement…

« Le Saint Bernard quoi ! Le Messie, Captain America…Mc Cord en gros.. »

Bon, c’est pas que mais miss Maria commençait a ce faire lourde quand même. Et l’autre con, même en la voyant n’avait pas l’air de se bouger.

« On peut s’activer là ? »

Dernier coup d’œil méfiant, des fois qu’on préparait en douce une invasion sournoise a coup de rouquine énervée et de blessée ! Il fallait se méfier de tout ! Osef la paranoïa la dedans ! Bon monsieur avait daigné aller satisfaire ma demande, c’était pas trop tôt. Bon, on pouvait croire que j’étais pas stressé, mais c’était un poil faux, je savais pas si la gonzesse que je tenais allait tenir le coup longtemps, mais si j’avais essayé de passer en force, j’me serait retrouvé avec le cul a l’image d’une passoire…très sexy nan ? Finalement, je baissais les yeux sur Gamine.

« Tiens, j’ai oublié de te bander les yeux, j’vais m’en prendre une je crois… »

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Jeu 2 Déc - 0:50

Ah non mais non, mais alors trop pas, là. Pas ici, pas maintenant, pas avec Maria à moitié morte dans ses bras. Merde, il ne s’arrêtait jamais ? Chloé ne prit même pas la peine de répondre, se saisissant du flingue sans prendre la peine d’imaginer l’autre signification de… Rah, et voilà, elle imaginait. L’envie lui prit de le trouer, mais il l’était déjà et s’il tombait… Bref, se concentrant sur le chemin à parcourir et sur ses jambes flageolantes et en feu – jeu de mot exclu – elle continua à mettre un pied devant l’autre, sans se laisser atteindre. Elle ne pouvait pas. Une hésitation, une inattention, et elle s’effondrait sans espoir de se relever. Merde, pourquoi est-ce que c’était aussi loin ? Ils finirent par pénétrer dans un centre commercial délabré, mais Chloé ne nota qu’à peine l’information. Elle n’était plus vraiment en état. Sam’ ne s’en rendait surement pas compte, mais avoir parcouru une telle distance juste après – pendant ? – une crise était à la fois inédit et douloureux.

Et putain, voilà qu’on pointait encore un flingue sur elle. Enfin, pas vraiment sur elle, sur Sam’, mais sur le coup, c’était à peu près pareil. Cela ne l’empêcha pas, cependant, de partager la surprise de leur agresseur, quand son colocataire adoré fit l’erreur d’ouvrir la bouche. Alors quoi, ils avaient fait tout ce chemin pour…

« Un clebs ? » lâcha-t-elle, abasourdie, en s’appuyant contre le mur. « Tu plaisantes, hein ? »

Malgré elle, elle se sentit glisser au sol. C’était pas très classe, mais maintenant qu’elle y était, elle ne pouvait rien contre. Surtout que son esprit anesthésié commençait à prendre la pleine mesure de ce qui s’était passé. L’inquiétude pour Maria était toujours aussi forte, mais il y avait aussi la mort de Yann, qu’elle avait sciemment occulté jusqu’ici. Elle ne s’était même pas permis de regarder le corps, et le regrettait presque, désormais. Avait-il souffert ? Question stupide. Longtemps ? Comme si le temps avait encore une quelconque importance. Dans un geste mécanique, elle massa ses jambes en feu, attendant.

Comprenant plus vite qu’elle, le sbire finit par les laisser seul. Heureusement, on ne lui demandait pas de se relever, elle en était incapable pour le moment. A la place, Samy fit une remarque sur des yeux qu’il n’avait pas bandé, et elle fronça les sourcils.

« Par qui ? On est où, là ? » Et d’ajouter, après une pause. « Le premier qui te frappe, il aura affaire à moi. Je suis la seule qui en ait le droit. » Et enfin. « Merci… pour elle. »
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 11:37

- "Alex, y'a le flic de l'autre jour, avec une rouquine et une blessée qui veut te voir."

Petit moment de flottement.

Le flic de l'autre jour? Je me creusai les méninges, avant de soudainement voir de qui il parlait. Ah oui, le casse-couilles de service. Allez savoir pourquoi, ça ne passait pas avec ce type là. Il se foutait trop de la gueule du monde et en particulier de la mienne. Non pas que je n'ai pas d'humour, mais ses airs je m'en foutiste me courraient sur le haricot. Nous l'avions ramené, Aaron et moi, alors que nous cherchions des fournitures à l'hôpital. C'était plutôt Aaron qui l'avait ramené, pour une fois, moi, je n'étais pas trop d'accord, mais Aaron avait trouvé amusante son arrogance.

Bref, Samaël était resté quelques jours avec nous (passé l'isolement forcé et les questions pour ne pas nous faire infiltrer), avant de décider de repartir. Nous ne retenions pas les gens bien que je ne sois jamais tranquille de savoir que des gens qui ont vécu ici, se baladent en ville et peuvent nous vendre facilement. Mais après tout, Venezzio savait déjà où nous trouver.

Je soupirai et allai voir ce qu'il me voulait. Enfin, avec une blessée, je supposais que c'étaient des soins dont il avait besoin. Nous avions des médecins, pas ceux qui vivaient en dehors. C'était limpide.

- "Blessée comment?"

- "Je sais pas, elle bougeait plus."

Je marmonnai un juron, avant d'accélérer le pas. Mais quel idiot, il ne pouvait pas examiner la blessée? Et me dire que c'était urgent? Il y avait blessé et blessé. Je déboulai donc là où m'attendait le trio, (enfin le duo, la blessée n'attendant plus grand chose) et filai droit vers Samaël, lui accordant juste un regard, avant de regarder la fille. Tâche écarlate à l'abdomen, respiration quasiment inexistante, pâleur de cadavre. Je relevai la tête vers l'ancien flic. Nous avions vu plus de blessés que nous l'aurions voulu, tous les deux, et nous savions tous deux que cette blessure là était surement mortelle. Je lui pris la jeune fille blessée des bras. Ça devait faire un moment qu'il la portait et il avait ses limites lui aussi.

- "Suivez-moi, il n'y a plus une minute à perdre"

Je regardai à peine la rouquine qui l'accompagnait Il fallait faire vite, les questions viendraient ensuite. Je n'allais pas laisser mourir cette fille par paranoïa. Même si je risquais de le regretter ensuite. Suivi de Samaël et de la rouquine, nous traversâmes les couloirs, avant que je ne déboule dans l'infirmerie. Je la laissai aux bons soins de Katarina, lui expliquant très, très brièvement les circonstances de ma venue : Samaël était arrivé avec cette fille, blessée. Pas besoin d'en dire plus, il fallait la soigner. Je découvris pourtant en même temps que Katarina l'étendue des dégâts et retins une grimace. Nos regards se croisèrent.

- "Si tu as besoin de moi, je serais à côté."

Je laissai là Kat avec la fille. Elle avait de l'aide. Je préférai m'occuper de Samaël et de sa copine. Je les conduisis dans la salle d'à côté. Mon T-shirt était souillé du sang de la fille, comme les vêtements de Samaël. Je croisai les bras sur la poitrine et les observai, avant de finalement lâcher :

- "Alors? Je pourrais avoir les détails de ce qu'il s'est passé?"
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 12:14

Ce qui est bien avec les militaires atrophié du système fécal, c’est que ça pose pas de questions débiles. Si, si, j’vous assure, parfois je pouvais kiffer. Bon, j’avais rien dit a Gamine, mais sa cop’s…elle était plutôt mal barrée et le Saint Bernard était plutôt d’accord avec moi. J’avais pas eu le temps de répondre a ma rouquine préférée qu’il me délesta de la gonzesse. Tant mieux, sinon, j’la lui aurais collé dans les pattes quand même. Soulagé du poids, collant et poisseux, j’eu tôt fait de chopper Chloé pas foutue de faire trois pas. Ouais j’avais pas oublié sa maladie hein ! et j’me doutais que ces jambes devaient vouloir jouer des castagnettes là. Donc j’me penchais, attrapais Chloé et…non j’allais éviter le sac a patate quand même, faisons style prince charmant ça la changerait ! Quoique dans le genre princesse casse noisette…Bref ! Pas de courses, je suivis le cul coincé d’Alexander sans rien dire, pour une fois, il devait apprécier la chose nan ? Direction l’infirmerie et hop ! Une de moins ! Bon on pouvait croire que j’étais un putain d’insensible mais nan, seulement, c’était pas la première fois que j’me retrouvais dans ce genre de trip et au bout d’un moment, ça perd de sa fraicheur, de son ambiance si particulière…toussa toussa…Ahum…Ensuite, on passa dans une autre pièce et je lâchais Chloé sur un lit de métal. Mmmh…Je la poussais pour qu’elle s’allonge et m’attaquais a la fermeture de son pantalon avec ma délicatesse habituelle, c'est-à-dire…absente. Ses gambettes dansaient la guigue de Saint Jean et deux contre un que je risquais le coup de talon rotatif droit dans le menton ! Enfin du moment qu’elle m’explosait pas a nouveau les castagnettes hein ! Mais nan tu peux pas te débrouiller toute seule, laisse faire tonton Samy.

« Arrêtes de bouger bordel ! »


Bougonnais je en tirant sur le jean qui voulait pas venir ! Putain ! Arrêtes de faire de la résistance ! Ah quand même ! Seulement emporté par mon élan, et accessoirement la baffe qu’elle m’envoya, j’ai faillis me ramer la gueule.

« Tu sais pas frapper je te l’ai déjà dit. »

Ou pas, bordel maintenant, j’avais mal a la cuisse ET a la joue !

J’avais a peine fait attention a Alexander derrière moi, qui, posté dans la position typique du coincé venait de balancer une question. Ouais alors là, mon p’tit légo stars war, pas moyen que j’te réponde, j’en savais rien moi !

« Demande a Gamine, quand je suis arrivé, ça canardait de partout, un vrai ball trap, sauf que j’ai pas eu mon nounours pour avoir dégommé la tête de pipe.»

Grognais je en jetant un regard de coté a l’autre planton rigide, lui cachant quand même la vue de Chloé a moitié a poil. Sauf que dès que je posais une main sur le mollet de Gamine j’eus droit a un tirage de cheveux en règle.

« Putain mais arrête ! J’vais juste te masser les jambes, pas te violer »

J’étais un martyrisé en fait ! Manquerait plus que l’autre superman se prenne d’une envie débile de sauver la pudeur de Gamine et j’étais dans la merde. Quoi ? Comment ça j’aurais pu demander avant ? Mais…Pour quoi faire ? Elle dirait oui de toute manière…Nan ? Trop tard, j’étais déjà en train de lui masser les mollets de campeur et ouais, je massais bien ! Et toc !

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 13:25

« Putain, on dirait deux frères. Vous savez que c’est flippant, les gars ? »

On aurait dit qu’on avait implanté les yeux de Samaël dans la tête du « Saint Bernard », où l’inverse d’ailleurs vu que le militaire semblait plus âgé. Cette intervention à part, la présence de Chloé se fit presque oubliée. Elle faillit protester quand elle vit Maria changer de bras, mais n’osa pas. Samy devait savoir ce qu’il faisait, elle ne passerait pas la meilleure amie de sa colocataire à un parfaite inconnu. Elle tenta bien de se lever quand on sonna la charge, mais ses jambes l’avaient quitté pour un monde meilleur, et elle en était plus ou moins incapable. Ravaler sa fierté fut difficile, mais elle ne protesta pas quand l’ancien flic la prit dans ses bras. Au moins ne lui fit-il pas l’insulte de la traiter comme le jour de leur rencontre.

La baffe, le tirage des cheveux, au fond, c’était pas méchant. Une sorte de petit jeu entre eux, ce n’était pas en effet la première fois que Chloé frappait Samaël – il suffit de se rappeler le magnifique coup de genoux – ni la dernière fois que Samaël n’en ferait qu’à sa tête quand ça la concernait. Après tout, se faire retirer son pantalon comme ça, à l’improviste, ce n’était pas vraiment une première pour le française, qui avait déjà connu ça grâce aux émissions de Ninie. Par contre, les mains baladeuses, ça…

« Je suis pas une foutue poupée que tu trimballes et que tu manipules à ta guise, Samaël ! Et arrêtez de vous rincez l’œil, vous », ajouta-t-elle presque sèchement au Saint Bernard.

Elle n’avait pas pris la peine de vérifier la direction de son regard, mais dans le doute, hein ? Elle était une femme entourée d’hommes plus grands et plus forts qu’elle, qui pouvait si l’envie leur prenait lui faire faire à peu près tout ce qu’il voulait par la force. Pas réellement réjouissant mais… Merde, il massait bien. Ca faisait un bien fou à ses jambes qui en avaient plus que bavé. Serrant des dents – parce que oui, la nouvelle l’énervait au plus au point – se laissa pourtant faire.

« On m’a pas répondu, tout à l’heure. On est où ici, bordel ? »

La belle s’emblait perdre patience, mais c’était presque devenu une habitude depuis sa rencontre avec Samy. Le beau diable ne la ménageait pas, ne lui disait que le strict nécessaire, comme si le reste n’avait aucune importance. Alors que, merde à la fin, ils étaient dans la même galère, c’était pas vraiment le moment de se la jouer solo. Elle n’avait rien avant - ou très peu – parce que la vie de Maria était en jeu, mais maintenant qu’elle était entre de bonnes mains, elle pouvait faire montre de toute sa frustration. Et de sa colère, aussi. Elle tenta de virer Samy, renonçant par la même occasion au massage. Oui, Chloé était en colère, contre eux parce qu’ils avaient l’air de deux crétins, mais surtout, surtout, contre elle-même.

Mais ça, ils n’avaient pas besoin de le savoir.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 13:57

J'observai leur petit manège, imperturbable. Quels étaient leurs rapports? Difficile à dire, mais ils étaient amis... quoique, à la façon dont elle se débattait, cela pouvait rester hypothétique. Non, ils se connaissaient bien, Samaël se permettant des choses et elle, les lui autorisant, malgré sa faible résistance. Je regardai le dos de Samaël alors qu'il retirait le pantalon de sa copine. Je n'étais pas du genre à me rincer l'oeil et la jeune fille était un poil trop jeune. J'étais préoccupé par le sort de sa copine, même si elle semblait elle aussi un peu mal en point. Je ne cherchai même pas à m'immiscer dans leur truc, elle avait l'air de savoir se défendre et Samaël était un chieur, mais je doutais fort qu'il fut un violeur ou un pervers, à plus forte raison alors que j'étais là et que je pouvais lui en coller une.

Sa remarque me fit hausser un sourcil : deux frères? Non, mais ça va pas? Elle délirait ou quoi? Je n'avais rien à voir avec ce type. Rien du tout. Nos caractères étaient totalement opposés. C'était un égoïste, arrogant et je m'en foutiste. Tout mon contraire. Je finis par demander ce que c'était que ce bordel. Les accueillant, il me semblait logique que je sache de quoi il en retournait. Samaël refila le bébé à la rouquine, trop occupé à tenter de lui attraper les jambes pour... les masser? Il parla de fusillade, mais rien de plus.

C'est là que j'eus la chance d'avoir le droit au merveilleux caractère de cette fille, qui me déclara fraîchement d'arrêter de me rincer l'oeil. Une expression de surprise passa sur mon visage. Me rincer l'œil? Wow, minute papillon, il fallait remettre les choses à sa place :

- "Attends gamine, il n'y a rien à mater, alors tu remballes tes griffes."

Non mais oh. Elle était ici chez moi, alors j'exigeai un minimum de politesse, mais si elle trainait avec Samaël, c'était peine perdue. Et voilà qu'elle demandait où elle était. Génial, son chevalier servant ne lui avait rien dit. Je soupirai, décidant de ne pas m'approcher pour ne pas qu'elle m'accuse de voyeurisme.

- "Elle est charmante ta copine Samaël."

Et très bien assortie à ton caractère, mais ça, je le gardai pour moi.

- "Tu es ici à la Communauté. Un groupe de personnes qui essaie de survivre en groupe, plutôt que seuls. Samaël a découvert ce lieu il y a quelques mois et semble s'être rappelé de notre existence maintenant qu'il a des emmerdes. Je suis Alexander."

Voilà pour la brève présentation, passons aux choses sérieuses maintenant.

- "Maintenant, j'aimerais savoir qui tu es, qui est votre copine et comment vous êtes arrivés ici avec une blessée dans cet état. Et pas de cynisme ou d'humour mal placé, je veux une réponse maintenant."

Non parce que je les voyais déjà me répondre avec une ironie à deux balles un truc complètement con. Et je n'avais pas que ça à faire d'ingérer les blagues des deux clowns de service.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 14:23

Et sbam ! Captain america avait de la merde dans les yeux, pas Gamine. Ni même Blondie. Remarquons que sa chère et tendre avait fermé sa grande bouche, c’était bien. Mais ma Gamine qui fout les pieds dans le plat…et la tête du militaire…Nan, y avait pas a chier, j’étais parti pour me payer un fou rire.

« On choisit pas sa famille Gamine, y en a qu’on du bol, d’autre pas. »


Fis je avant de la foutre a moitié a poil non sans y laisser un ou deux tif. Saleté de tête de bois ! C’était pas possible ça ! elle pouvait pas UNE fois dans sa vie se laisser faire ?! Et ben nan ! J’eus un ricanement a l’entendre balancer des « me regarde paaaaas…je suis timiiiiiiiiiiide » et encore plus quand la réplique déboula. Yeah ! J’étais encore fourré entre deux feux nourris, c’était la grande classe.

«Ouais et encore, faut la voir le matin au réveil, ça c’est juste de l’échauffement. »

Ricanais je en choppant un mollet qui voulait a tout prix se barrer. Reviens léon ! Je n’eus d’autre choix que de foutre la patte sur sa cheville.

« J’vais t’attacher Chloé. »

Prévins je avec un sourire qui en disait long sur ma capacité a le faire. Ouais ! Attachée au radiateur et un baillon sur la bouche ! Vacaaaaaaaaaaaaances ! Sauf que j’avais pas de baillon sous la main et elle une tonne de question.

« Techniquement Messie, s’pas moi qu’ai des emmerdes… »

Précisais je quand même avec une pointe de foutage de gueule dans la voix. Ca n’aurait été que moi, j’me serais contenté de rentrer avec Gamine sous l’bras, mais madame avait un problème avec sa Maria. Et donc, vala. Non mais je sautais pas de joie nan plus hin ! Je me penchais vers Chloé et lui chuchotais :

« Fais gaffe tu risque la cour martiale…Voir le peloton d'exécution »

Cependant, pas assez doucement pour que l’autre entende pas, ouais, on se refait pas !

«Elle c'est Chloé, l'autre c'est Maria et, ben en fait, on est venu a pied. »

Oups…J’avais pas résisté là je crois…

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Dim 5 Déc - 18:00

Samaël n’avait jamais été très fin, niveau psychologie féminine. Il était adepte du « mettons les pieds dans le plat et regardons ensuite dans quel viande on patauge ». Seulement voilà, il ne se rendait pas compte qu’il agissait exactement de la pire façon possible avec sa Gamine adorée. A lui prouver sans cesse qu’il pouvait lui faire ce qu’il voulait sans que ses vaines tentatives pour se débattre ne l’atteigne, il la ramenait vers sa propre impuissance. Depuis la guerre, Chloé se sentait impuissante. Elle subissait sans cesse, tentait de garder la tête haute et le regard froid grâce à un caractère bien trempé et une répartie à toute épreuve. Seulement voilà, cette fois ci, les choses étaient allées trop loin. Et Samy, dans sa grande générosité, l’enfonçait encore plus.

Cette fois-ci, c’était sur Maria qu’on avait tiré, et elle n’arrivait pas à ne pas se sentir coupable. Tout en se martelant que le véritable connard était Jérémy. Un véritable combat de boxe entre sentiments et raison, un truc vieux comme le monde, somme toute. Oui mais. En entendre parler dans un cours de philo et le vivre, c’était largement différent. Elle avait assisté à la fusillade couchée au sol, les jambes hors service et Maria qui peinait à respirer, les yeux dans le vague. Impuissante, encore, comme quand les choses avaient dérapé avec Jay. Ah, et il y avait le faux frère, aussi. Le mec qui ne la connaissait pas mais qui déjà, encore, la prenait de haut. Le stéréotype même de la brute. Elle le haïssait déjà.

En réalité, Chloé ne parvenait même plus à raisonner. Les blagues pourries de Samaël, les avertissements hautains de Saint Bernard, elle les foutait là où ils pensaient. Tout ce qu’elle voulait, c’était du putain de calme, et des bonnes nouvelles quant à l’état de Maria. On n’avait pas daigné lui dire si la blessure était fatale ou non.

« VOS GUEULES ! »

C’était une autre Chloé, qui venait de crier. Pas une Chloé cynique, moqueuse ou hors d’elle, non. Une Chloé hystérique, au large. Elle avait réussi à occulter la mort de Yann, elle avait réussi à lutter contre sa crise pour secourir Maria, mais maintenant qu’elle ne pouvait plus rien faire, toute la scène lui revenait en boomerang, dans le coin de la nuque, et ça faisait mal.

« Vous croyez que j’ai envie de plaisanter, hein ?! »

La question était destinée autant à Alexander, qui avait osé sous entendre cette possibilité, que Samaël, qui ne se gênait pas pour le faire. Elle avait réussi à se dégager de la poigne de l’ancien flic, et se pressait désormais contre le dossier du lit, comme si le fait de la toucher pouvait la brûler. Et, oh… ça repartait. Une crise. Mais pas que les jambes, cette fois, non. Pas que les jambes. Tout le corps, tout ce qui avait un muscle. Elle se recroquevilla encore plus, serrant ses bras autour de ses jambes repliées sur elle-même.

« Y en a pas un qui a été foutu de me dire si elle avait une chance de s’en tirer. Si elle meurt, là, maintenant, j’aurais même pas pu lui demander pardon. Je pourrai jamais demander pardon à Yann ! »

Pour Saint Bernard, ça devait être du chinois, et c’était guère mieux pour Samy. Mais elle en avait rien à foutre. C’était juste un poison qui lui brûlait la gorge et qu’elle essayait de cracher par tous les moyens, tant pis pour les conséquences. C’était juste des putains de vision de balles. Chloé avait pleuré 3 fois depuis le début de la guerre. Pendant les bombardements, la nuit où Jay avait tué un homme sous ses yeux et la deuxième fois qu’elle avait cru que Samy voulait la violer.

« Je suis qu’une putain d’ancienne étudiante qui en a marre que les balourds dans votre genre se prennent pour des Dieux parce qu’ils sont forts et grands, qu’ils ont un flingue et qu’ils savent s’en servir. C’est à cause de types comme vous que Maria est en train de mourir. »

Elle était immonde et elle en avait rien à foutre. Elle voulait juste que tout cesse. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle pleurait, jusqu’à ce qu’un sanglot la coupe avant qu’elle ne puisse enchaîner sur la réplique suivante.

« Je vais la voir. »

Comment, elle s’en foutait, mais elle était déjà partie pour. Sauf que Samaël l’en empêcha, l’attrapant par le bras.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 8 Déc - 21:00

Je haussai un sourcil alors que Samaël répliquait qu'on ne choisissait pas sa famille. Non, mais qu'est-ce que c'était que cette réponse? Nous n'étions pas frères et je n'étais pas d'humeur à plaisanter avec ces deux loustics. Je fis pourtant remarquer à Samaël que sa copine était vraiment charmante et il renchérit en répondant que c'était pire le matin. Oui, on se foutait ouvertement d'elle, mais sa petite crise d'hystérie me tapait sur les nerfs. Elle se défoulait sur Samaël qui tentait tant bien que mal de la soulager, mais c'est qu'elle se débattait! Je demandai alors qu'est-ce qui s'était passé et fronçai les sourcils à la réponse de Samaël.

Messie...

Connard!

Double connard même quand il susurra à Chloé qu'elle risquait la cour martiale si elle ne me répondait pas. Plus je le connaissais et plus il m'horripilait. Et je savais qu'il adorait ça. Et, comme prévu, il me répondit une connerie. Venus à pieds, ce n'était pas cela que je demandais.

- "Tu es tellement prévisible dans tes réponses que c'en est désolant Samaël."

C'est là que la rouquine décida de se manifester. Grossièrement d'ailleurs. Je braquai un regard noir sur elle. Ah non, pas d'hystérie! Ou j'allais vite régler cela avec une paire de claques bien senties. Elle reprit en disant qu'elle n'avait pas envie de plaisanter et je retins un commentaire acerbe sur la capacité d'être sérieux de son compagnon. Il m'avait d'ailleurs donné raison. Elle n'avait pas l'air d'aller bien quand même. Elle était toute recroquevillée et se permettait encore de gueuler. Finalement, ma voix claqua, assez sèche :

- "Si tu veux la vérité, c'est mal barré pour ta copine, la blessure a l'air grave et elle a perdu énormément de sang. Tu pourras lui demander pardon tant que tu voudras, pour le moment, elle n'entendra rien."

Je haussais un sourcil à ses reproches, injustifiés. A cause de types comme nous que sa copine était en train de mourir? Il ne fallait peut-être pas tout confondre quand même! Je tins pourtant ma langue, la laissant déverser son venin. J'avais apprit que cela faisait du bien et j'étais un très bon punching ball. Vas-y, frappe Chloé, ces coups là ne m'atteignent pas. Mais voilà qu'elle voulut se lever et déclara qu'elle allait la voir. Samaël, plus prêt d'elle, l'en empêcha. Quant à moi, je me calai devant la porte qui lui permettrait d'y accéder.

- "Crois-moi, ce n'est pas une bonne idée pour l'instant. Katarina a besoin de calme pour s'occuper de ta copine. Ce n'est pas avec une fille hystérique derrière qu'elle y parviendra. Alors tu vas d'abord te calmer et vous allez me raconter comment elle a été blessée. Et inutile de me répondre avec un flingue Samaël, ou je te tord le cou. Pourquoi on lui a tiré dessus, pourquoi y'a-t-il eu une fusillade?"

Je regardais autant Samaël que Chloé, mais je m'adressai à cette dernière :

- "Chloé, c'est ça? Donc Chloé, ça n'a pas l'air d'aller... Etat de choc, ou tu as quelque chose toi aussi?"

Peut-être qu'elle aussi devrait voir un médecin.

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 8 Déc - 21:24

Arg…Bon, j’avais peut être poussé mémé un peu TROP dans les orties sur le coup là. Oh pas concernant le saint bernard que j’écoutais même pas, mais plutôt ma Gamine. Je fronçais légèrement les sourcils, façon père fouettar quand je la vis trembler de partout. S’moi ou y a cinq minutes c’était QUE les jambes ? Je réagis même pas a sa gueulante, j’avais l’habitude. Mais ces foutus tremblements ça…Arg…

« Putain, Jésus, bravo pour ta délicatesse, continu comme ça, tu m’arrivera au petit doigt de pied. »

Grognais je alors que l’autre playmobil balançait l’air de rien l’état de Maria. Bon alors j’ai comprit…La délicatesse chez les McCord, c’est relatif, mais j’crois quand même être le plus atteint, mais même ça, je l’aurais pas fait !

Et voilà ma Gamine qui se prend des envies de Lazarre, se lever et déambuler gentiment jusqu'à la salle d’op. Vous savez ce que c’est qu’un âne ? Ben vala, vous savez. Sauf que nan. Madame irait pas danser la valse a coté. J’eus tôt fait de la ramener vers moi, de glisser un bras autour de sa taille avant qu’elle s’effondre telle la crêpe sans chocolat sur le sol.

Je faillis lever un superbe majeur sous le nez du petit papa noel qui nous abreuvait de questions, mais finalement, j’étais plus inquiet pour Chloé que de lui répondre. Donc…Ben il parlait dans le vide et c’était fun. Moi, je forçais Gamine me regarder.

« C’est pas ta faute ok. C’est pas toi qui lui a collé cette merde dans les narines, c’est pas toi qui lui a collé un flingue dans les pattes. C’était une bombe a retardement ton guguss, tôt ou tard, il aurait explosé. Ensuite, le Saint Bernard a raison, laisse faire la toubib, tu vas la gêner plus qu’autre chose. »

Alors vous savez quoi ? La voix douce et apaisante, ben le Samy, il sait faire ! Ce vous épate hein ?! En même temps, j’étais sincèrement inquiet pour elle et vu le pétage de plombs, ça s’annonçait coton. Je pouvais comprendre hein ! Moi j’étais tellement habitué a ce genre de truc que je ne me laissais plus toucher par quoique ce soit, d’où ma superbe réputation de psychopathe, mais j’oubliais que c’était pas le cas de Gamine.

« Pour l’instant, tu peux rien faire. »

Ajoutais je en lui passant une main dans les cheveux, ben quoi ? je sais être délicat parfois, si, si, si, même si c’est super rare, ça m’arrive. Bref, je me rappelais d’Alex et levait les yeux avec un demi sourire amusé.

« Mmh…J’y étais presque. »

Avant de hausser une épaule, en gardant Chloé contre moi, passant une main dans son dos. Et SUR le pull ! Non parce que je vous vois venir !

« Je te l’ai dis, je sais pas. Apparemment un drogué avec une arme a la main qui a trouvé sympa d’essayer le tir au pigeon sur ces collocs. Chloé et Maria était entre les deux. J'étais juste passé récupérer Chloé. »

Vala, content le môsieur ? Il va faire rizette ? Ah nan, chuis sur qu’il sait pas comment on fait la rizette…A moins de lui faire de gouzi sous le menton ? Nan, je vais pas essayer, j’me ferais mordre…et je renchéris en répondant a la place de Gamine :

« Elle va bien, ça va passer. »

Autrement dit, occupe toi de ton cul coincé. Gamine aimait pas parlé de sa maladie t’façon, donc, si c’était pas moi qui répondait, elle l’aurait fait d’une autre façon.

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 8 Déc - 22:08

Chloé était comme coupée du monde. Les mots d'Alexander tambourinait sa conscience, frappant toujours un peu plus fort, la laissant à chaque fois un peu plus groggy. Elle ne lui en voulait pas, cependant, au moins était-elle fixée. Seulement, savoir que Maria n'était même plus en état de l'entendre, et qu'elle mourrait peut-être sans qu'elles aient pu parler une dernière fois, la rendait malade. Elle avait lâché sa dernière phrase avec désespoir. Elle savait très bien que, dans son état, elle était incapable de rejoindre la salle d'opération ou même la porte, mais elle s'en moquait. L'important était de bouger. Les bras de Samaël lui offrirent un exutoire qu'elle n'avait pas envisagé, mais dès l'instant où il la serra contre elle, elle lâcha prise. Chloé n'avait pas l'habitude de pleurer, et encore moins dans les bras de quelqu'un. Quand elle se laissait aller, elle préférait toujours être seule. Sa fierté était un poison autant qu'un soutien, mais elle ne pouvait rien contre ce qui l'agressait alors. S'accrochant au blouson de l'ancien flic comme à une bouée de sauvetage, elle se laissa dériver.

Et ça faisait du bien. Les bras et les jambes agités de soubresauts, on aurait pu croire qu'elle était en pleine crise d'épilepsie. Elle devait faire peine à voir, et tentait inconsciemment de se servir de Samy pour se dérober au regard de leur sauveur. Inconsciemment car dans sa tête, il n'y avait plus que deux idées qui transitaient. Deux affirmations, qui ne lâchaient pas le morceau, qui lui prenaient les tripes et qui les tordaient. Elle avait juste envie de vomir.

La blessure a l'air grave et elle a perdu énormément de sang.

Maria était en train de mourir. Peut-être l'était-elle déjà. Peut-être était-il déjà trop tard. C'était déjà le cas pour Yann, et cette pensée déjà mainte fois ressassée amplifia son malaise. Comment réagirait l'américaine quand elle apprendrait qu'il était mort ? Si jamais elle pouvait l'apprendre. Assaillie par des pensées chaotiques, contradictoires, Chloé ne tentait même plus de faire le tri.

C'est pas ta faute ok.

Pas sa faute... Oui, sans doute. Si les rôles avaient été inversés, Chloé aurait dit exactement la même chose, et sincèrement. Elle aurait tout fait pour convaincre de la véracité de cette affirmation. Mais malheureusement, elle avait été au première loge. C'était sur elle que Jérémy avait tiré. Pas sur Maria, sur elle. Alors pourquoi ?

La blessure a l'air grave et elle a perdu énormément de sang.

C'est pas ta faute ok.


Et elle continuait de pleurer, cherchant toujours à se serrer plus contre Samy. Le pauvre ne s'était peut-être pas attendu à ça, peut-être avait-il espéré qu'elle se calme vite, mais elle n'y arrivait pas.

Quand elle était encore au lycée, elle avait un médicament, à ne prendre qu'en cas d'extrême urgence. En cas de crise trop violente, comme elle n'en avait eu – heureusement – que rarement, le composé permettait de calmer la machine... L'effet secondaire immédiat était un état comateux qu'elle avait toujours haï, si bien qu'il était souvent arrivé qu'elle endure la crise à la place. Ce jour là, elle aurait donné n'importe quoi pour en avoir plusieurs doses sous la main. Pas à cause de la douleur qui commençait à étreindre ses muscles, non... Pour celle qui la traversait de part en part, la laissant à nue en face de ses erreurs et ses fautes, peu importe lesquelles.

« Je suis désolée... » gémit-elle faiblement.

A Maria ? A Samaël ? A Alexander ? A tous et aucun, à son esprit tourmenté, à l'inconscience qui ne la prenait pas.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Jeu 9 Déc - 20:33

- "La ferme Corbet."

Ce n'était pas de délicatesse dont elle avait besoin, mais de calme et de stabilité. Je n'étais pas spécialiste des sentiments humains, mais je voyais bien que sa copine était au bord de la crise de nerfs. Lui balancer la vérité, aussi crue, allait surement lui faire l'effet d'une douche froide et lui remettre les idées en place, l'espace de quelques instants. A quoi bon lui mentir? Sa copine ne s'en sortirait probablement pas, autant qu'elle s'y prépare. Manque de psychologie moi? Quelle idée... J'avais vu tellement de gens mourir que j'y faisais moins attention. Je ne connaissais pas cette fille que Katarina essayait de sauver, je ne pleurerais pas sa mort, mais je n'y étais pas insensible pour autant. Simplement que s'il fallait prendre toutes les misères des autres sur soi, on se flinguerait. Et j'étais sûr que Samaël était du même genre que moi.

Sauf que voilà que la petite rouquine avait envie d'aller voir sa copine. Mauvaise idée, surtout qu'elle n'avait pas l'air d'être capable de tenir sur ses jambes. Samaël la rattrapa dans son élan. Je la dissuadais de s'y rendre. Trop de sang et Katarina avait besoin de calme. Samaël essayait de la calmer et je compris plus ou moins que cela avait démarré par un drogué qui avait pété un plomb. Sympa... Un drogué avec un flingue, c'était clairement dangereux. C'était hors de contrôle, Samaël avait raison. Il consentit à me raconter ce qu'il savait. C'était bien ça, fusillade par un drogué et les deux filles étaient des dommages collatéraux.

Je remarquai qu'elle n'allait pas bien et m'enquis de son état de santé. Samaël, en gentil petit chien de garde, m'envoya promener. D'accord, il protégeait sa copine, pas de soucis. A eux de voir. Elle pleurait dans les bras du flic, ses nerfs lâchant finalement.

- "Si tu le dis... Si vous changez d'avis, on a des médecins et quelques médicaments qui aideraient peut-être... Je dis ça, je dis rien."

Bon, je n'avais pas un cœur de pierre, loin de là même. C'est vrai qu'on pouvait en douter, mais je savais bien jouer les gros durs. Néanmoins, le spectacle de cette fille qui pleurait à chaudes larmes et semblait souffrir ne me laissait pas insensible. Et quand elle s'excusa, je soupirai, me passant une main dans les cheveux en me trouvant soudainement bien con d'avoir été si agressif avec eux. Mais ça, c'était l'effet Corbet, je ne pouvais pas lutter.

- "Ouais, moi aussi. Désolé Chloé, j'oublie parfois que tout le monde n'a pas été formé à vivre ce genre de choses."

Une pauvre étudiante, comme elle l'avait dit. La destruction, la mort, la survie, ce n'était pas son quotidien.

- "Katarina est très compétente. Elle va tout faire pour ton amie."

Une façon d'adoucir ma déclaration abrupte de toute à l'heure. Je ne voulais pas lui laisser trop d'espoir cependant.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 15 Déc - 23:10

« Monsieur Corbet s’il te plait, Mc Cord. »

Moi ? Lui chercher des vers au cul ? Si, peu, si peu. T’façon, il devait avoir l’anus tellement serré que rien n’y rentrait, et rien n’en sortait, d’où l’air constipé.

« Ben justement dis rien. Si je te dis que ça va passer, c’est que ça va passer. »


Non mais insiste pas bordel ! Y avait pas de remède miracle pour son truc, et même en médoc, pas sur qu’il ai ce qu’il faut. Je savais que ça allait passer son chemin, ça le ferait vala !

Gamine semblait être un puits sans fond tellement elle pleurait. C’était pas possible, elle allait me tremper le tee shirt ! Han ! elle oserait se moucher dedans ? Nan…S’dégueulasse la morve. Cela dit, j’le pensais pas sérieusement, je préférais même qu’elle chiale plutôt que de faire semblant d’être supergirl qui peut encaisser un métro a pleine vitesse sans faire « hic ». Finalement, monsieur le militaire *accent constipé* fit de plates excuses a Gamine, encore un truc qui nous différenciait, moi j’m’excusais pas. Ca servait a rien. Au pire, j’offrais une clope quand j’avais merdé mais c’était tout et comme l’autre fumait pas…
Oh il tenta même de rassurer Gamine ! Mais c’est qu’on a un grand cœur qui battait dans cette grande poitrine ! J’t’aurais presque fait un calin pour la peine !

« Elle en a pour combien de temps a peu prêt ? J’ai peur que Chloé me claque dans les pattes là… »

Forcément, les larmes, la crise, la marche forcée et bé ouais, fallait dodoter non ? Quoique je pouvais toujours l’allonger sur le lit hein ! Ou même m’y assoir et faire venir Chloé sur mes genoux. J’me passais une main dans les cheveux en soupirant. Journée de merde quand même ! Y en avait marre parfois.

« Au fait, Blondie est rentrée ? »

Ouais la blondie de service. M’avait l’air bien paumée elle aussi, normal avec un mari pareil…Ah mais a voir la gueule de play mobil, il semblait pas savoir de quoi je parlais.

« Ta femme quoi. »

Précisais je en bon prince de ces grenouilles qui se respecte.

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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Jeu 16 Déc - 1:22

Chloé était un peu comme tout le monde, elle avait eu l’occasion de lire des livres, de regarder des films. A chaque fois, quand la situation devenait trop dure à vivre, le héros jusqu’alors stoïque finissait pas craquer. A chaque fois. Il pleurait, pleurait, se confiait même parfois quand la situation s’y prêtait. Et toujours, quand les larmes se tarissaient, tout allait mieux. Comme si les larmes avaient été un poison, et qu’il avait suffit de les laisser s’en aller pour être guéris. Il lui était arrivé de trouver pareille scénario pathétique, beau, touchant, émouvant. Mais jamais elle ne s’était dit ce mec n’a jamais pleuré, il ne sait pas ce que c’est, le désespoir. Tout simplement parce qu’elle-même n’avait jamais réellement pleuré. Elle rattrapait son retard, cependant. Et contrairement à l’utopie cinématographique, chaque larme versée n’était pas un baume à son cœur blessé. Bien au contraire, c’était comme si chaque perle cristalline naissant à la commissure de ses paupières révélait une nouvelle blessure. Elle avait souffert, alors elle avait pleuré. Elle pleurait, et elle en souffrait. Il n’y avait plus rien à faire, seulement attendre. Ce mot qu’elle avait toujours haï, comme la pire condamnation de l’humanité. On lui avait dit un jour qu’arriverait un jour où elle ne pourrait plus marcher, comme s’il s’agissait d’une fatalité inévitable… Parce qu’il s’agissait d’une fatalité inévitable, en fait. Et dès lors, tout avait été synonyme d’attente. Même les médicaments, censés prévenir du mal, étaient devenus un rituel pour célébrer sa venue. Elle n’entendait même plus ce qui se disait, son cœur tambourinait sous sa poitrine qu’il obnubilait tout le reste. Elle tentait de reprendre sa respiration, au travers des sanglots qui lui serraient la gorge.

La crise perdait peu à peu de son intensité. Avec elle, c’était toute l’énergie de Chloé qui la quittait. Mais loin de se laisser porter vers l’inconscience, elle ne s’accrochait qu’avec plus d’énergie à son nouveau colocataire. Elle ne voulait pas s’endormir, elle ne voulait pas fermer les yeux, parce qu’au moment où elle les rouvrirait, tout serait peut-être terminé. Yann était déjà mort, Maria risquait de le rejoindre d’une seconde à l’autre, de l’avis d’Alexander, elle ne pouvait pas juste sombrer. Même si c’était tentant, même si c’était inévitable, même si le monde menaçait de s’effondrer si elle ne cédait pas. Il n’y avait rien là de grand, de généreux, ce n’était que de la pure hypocrisie. En égoïste, Chloé ne pouvait s’imaginer vivre avec les remords de cette journée, à jamais passés sur ses épaules comme un manteau de plomb. L’ancienne étudiante n’avait plus aucune barrière, aucune défense pour se protéger du monde. C’était la même chose pour tous, il arrivait un moment où tout devenait trop dur, où même respirer devenait un supplice. Chloé avait du mal à respirer. Et pourtant, elle bougeait de moins en moins.

« Ca va aller, Sam’… », hoqueta-t-elle faiblement. « Tu peux… Ca va aller. »

Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle venait de couper court à une conversation à peine commencée. Alexander n’avait même pas eu le temps de répondre. Mais elle s’en moquait. Comme un automate trop longtemps délaissé, dont les articulations avaient commencé à rouiller, elle se détacha du flic. Encore secouée de sanglot, elle se recroquevilla sur ce qui lui restait de lit. Plongée dans un état second, elle voulait juste être seule. Elle aurait donné n’importe quoi pour revenir quelques minutes en arrière, pour être lancée une nouvelle fois dans la course effrénée qui l’avait amené aux portes de la Communauté, un mot qu’elle ne comprenait toujours pas. L’urgence de la situation l’avait maintenue debout, maintenant qu’elle n’avait plus aucun but auquel se raccrocher, elle s’était simplement effondrée. Chloé, la poupée de chiffon, affalée par terre. Pitoyable. Un nouveau sanglot lui laboura la gorge, tant il peina à s’échapper.
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MessageSujet: Re: Y a -t-il un Saint Bernard dans la salle ? | Alexander /Chloé   Mer 22 Déc - 17:59

Je ne prêtai pas attention aux paroles de Samaël qui me reprenait sur la façon de l'appeler. Il n'avait aucun respect pour moi, je n'en avais aucun pour lui. Qu'il s'estime déjà heureux que j'use de son nom de famille à ce casse-cou*****. Il n'en faisait pas de même pour moi. Et comme je n'étais pas d'humeur à me chicaner avec lui, je préférai l'ignorer. Nous n'étions pas en maternelle, même si parfois, au vu de son comportement, je me posais la question. D'ailleurs, je m'intéressai à l'état de santé de Chloé, mais une fois de plus, le chien de garde décida de m'envoyer sur les roses. Comme il voulait, ce n'était pas mon problème après tout.

Et la pauvre gamine était en pleurs, accrochée à Samaël comme à une bouée de sauvetage. Ses nerfs avaient lâché, elle avait du vivre trop de choses difficiles en trop peu de temps, et maintenant que c'était l'accalmie, elle se permettait d'enfin ouvrir les vannes... Sauf que ça n'avait pas l'air de se tarir et que malgré ce qu'affirmait Samaël, son état m'inquiétait. Pas seulement son état physique, mais aussi son état mental.

Je tentai de rassurer Chloé et Samaël me demanda combien de temps cela allait prendre. Je haussai les épaules. Je n'en savais strictement rien, je n'étais pas le médecin. Je savais juste reconnaître une plaie grave quand je la voyais. Mais Samaël enchaina sur un autre sujet, et je le regardai sans comprendre. Blondie? Je me figeai quand il parla de ma femme... Il avait rencontré ma femme? Quand elle était dehors? Mais Chloé parla avant que je ne puisse lui demander quoique ce soit à ce sujet. Perdue dans ses propres tourments, elle faisait peine à voir.

- "Tu crois pas qu'il faudrait lui filer un truc qu'elle dorme un peu?"

On avait quelques sédatifs en réserve, cela lui permettrait de lâcher enfin prise... Parce que là, elle était dans un piteux état. Cela dit, je lançai un regard perçant à Samaël.

- "Oui, elle est rentrée."

Je n'insistai pas là dessus, préférant m'éclipser 5 minutes, le temps de prendre des nouvelles de Maria.
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