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 Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël

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MessageSujet: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Jeu 9 Déc - 22:14

Jamais Chloé n’avait regardé Samaël de cette façon. Dans ses yeux agrandis par la peur et l’angoisse, on pouvait déceler une graine de folie qu’elle ne songeait pas à réprimer. Elle ne se souvenait même plus comment ils avaient pu se retrouver dans cette situation, mais elle ne voulait sous aucun prétexte y mettre fin, pas encore, pas tant qu’elle n’aurait pas dit ce qui lui broyait le cœur depuis la veille. Elle ne parvenait même pas à déchiffrer le regard de l’ancien flic, c’était à peine si elle le voyait. Avec une douceur presque malsaine, ses doigts caressaient le métal froid, comme pour s’assurer qu’il était bien là, qu’elle n’était pas en train de rêver.

Entre eux, le canon de Beretta tremblait, mais ne déviait pas de sa cible. Et Samy de se demander pourquoi sa Gamine avait eu la mauvaise idée de lui voler son meilleur ami pour le pointer vers sa poitrine.

*******

Chloé ne se souvenait plus de rien. L’horreur des événements alliée à la violence de sa crise l’avait proprement mise K.O., et elle était incapable de retracer son itinéraire entre l’infirmerie, dans laquelle elle avait parlé avec Alexander et Samaël, et sa chambre. Elle s’était simplement réveillée, complètement perdue et déboussolée, sans comprendre. Malheureusement, les souvenirs lui étaient revenus d’un bloc, et elle n’avait pu que pleurer, encore une fois. Chloé haïssait pleurer, elle avait très vite appris que faire montre de sa faiblesse, aux autres ou à soit même, ne résolvait rien. Pourtant, face aux images crues de Maria baignant dans son sang, elle était sans défense. Samy l’avait pris dans ses bras, encore, et elle s’était laissée aller. Pas longtemps, cependant, et même si elle le regrettait, elle avait fini par le repousser.

La Chloé qu’il connaissait ne pleurait pas. Hurlait, griffait, râlait, se plaignait, mais restait forte. C’était cette Chloé là qu’elle voulait être, pas celle qui s’était effondrée, impuissante, sur un lit d’hôpital.

Comme toujours quand elle n’allait pas bien, elle avait rapidement cherché à se retrouver seule. Elle avait réussi à retrouver le chemin de l’infirmerie, mais avait rapidement été rembarrée. On lui avait affirmé que Maria se reposait, que son état était stabilisé mais qu’elle était encore loin d’être sortie d’affaire et qu’il ne fallait surtout pas la fatiguer. Chloé n’avait pas insisté, se faisant violence pour ne pas simplement passer en force. Elle aurait pu, elle le savait, on la sous-estimait toujours assez pour qu’elle se faufile ou n’attaque en traitre. Malheureusement, une telle attitude ne lui apporterait rien, sinon d’être virée à coup de pied aux fesses. Elle était donc retournée à la chambre qu’elle avait partagée durant la nuit avec Samaël…

Il était de dos, quand elle était entrée, et il ne s’était pas méfié. Elle ne savait pas ce qu’il était en train de fabriquer, et elle s’en était moquée. La seule chose qu’elle avait vu, c’était ce flingue qu’il avait négligemment passée à sa ceinture, dans son dos pour ne pas être gêné quand il se penchait. Elle n’avait pas réfléchis. Elle avait simplement tendu le bras, s’était emparé de la crosse et s’était reculé aussi vite que possible avant de pointer l’arme droit devant elle.

*******

L’effort n’avait pas réellement été intense, mais il avait suffit à l’essouffler. L’adrénaline, sûrement. Le souffle court et le cœur battant la chamade, elle gardait ses yeux rivés dans ceux de Samaël. Jusqu’à ce que, finalement.

« Apprends-moi à m’en servir. »

Ses mains n’arrêtaient pas de changer de prise, comme si l’arme la brûlait, et c’était peut-être le cas. Déglutissant faiblement, elle tenta de balayer ses doutes, et y parvint à moitié.

« C’est toi qui disais que j’étais incapable de me défendre, non ? Alors apprends-moi. »
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 10 Déc - 0:34

Bon ! Alors je veux bien qu’on me dise où trouver le PQ. Si, si, ça pouvait servir. Mais bordel ! J’étais obligé de fourer mon nez dans ce foutu placard pas plus grand que ma poche ?! Le pire étant que je retrouvais même pas mon tee shirt qu’une brave fille avait bien voulu me laver. Résultat, torse nu, pieds nu et putain, encore heureux que j’avais pas les fesses a l’air ! Quoique, z’étaient classes mes fesses, enfin je crois, j’les voyais pas souvent…Mais ce n’est pas le sujet ! Ah si, en fait ça l’est…Où est ce putain de PQ ?!

Sauf que le PQ me sortit de la tête a la vitesse que mit mon copain pour quitter mon jean. HEY ! Je me retournais d’un bon, l’air d’un éléphant constipé sur la gueule pour me…

« Qu’est ce que tu fous !? »

Ben ouais, je voyais Beretta en train de danser la gigue dans les paluches de Gamine. Mais qu’est ce qu’elle essayait de faire nom d’un lutin marbré chocolat ! Elle tremblait en plus ! Mais osef, y avait la sécurité…Enfin, je crois…Arg !

« Chloé, lâche moi ça ! Euuh..Non, dépose le doucement ! Il est sensible ! »


L’idée qu’elle me fracasse avec ma propre arme serait proprement un comble ! Manquerait plus que j’aille tenir compagnie a la sainte vierge ! Non je croyais pas que Gamine voulait ma peau…euuh…Non j’y croyais pas ! Mais flute ! Il était sensible de la gâchette mon beretta ! et habitué a MA main, pas a l’espèce de mimine qu’avait Gamine ! Merde ! Pour un peu, elle me ferait flipper là, c’était quoi cette tête de psychopathe qu’elle me tirait ? Y avait que moi QUE MOI ! pour oser la lui faire ! Et là…Apprends moi….

Vous la voyez ma mâchoire ? et ben vous la voyez plus, elle est par terre.

« Repète ? »

Non, non parce que je voulais être sur d’avoir bien compris ce qu’elle voulait. Ah ben…j’avais bien capté. Et là…Là…J’explosais de rire. Oh pas méchant hein ! Juste qu’a voir la tremblote que lui collait le poids de beretta dans la main…J’imaginais même pas le recul en fait.

« Nan ! Te fache pas surtout…s’pas toi qui me fait rire. »

Ouais j’anticipe et je mens dans le même mouvement parce que j’ai la classe et vous pas. Doucement, je m’approchais, genre comme si je guettais le moment propice pour sauter sur le lapin frétillant avant de lever la main, de la poser sur le canon de mon meilleur ami de lui faire baisser la tête.

« Déjà Gamine, on ne vise jamais quelqu’un, sauf quand on est sur de tirer, tu me suis ? Monsieur Beretta est très chatouilleux de la gâchette, tu frôle, ça pète, alors évite je te prie, je tiens a ma cafetière, même cabossée. »

Je me glissais derrière elle tel le sioux et allongeais le bras au sien pour finir par poser mes grosses paluches sur ses pitites mimines. Enfin grosse, c’est relatif hein ! Disons que comparer a elle, j’en avais une des énormes quoi. Mon autre main partait a la découverte de son épaule et je dus me casser en deux pour pouvoir caler ma vision sur la sienne.

« Il est trop lourd pour toi…Le recul risque de te faire faire un vol plané, mais pour l’instant, on fera avec, j’t’en trouverais un plus léger. Arrête de trembler, tu arrivera a rien. »

Tention le prof ! Il est sévère j’vous préviens !

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 10 Déc - 21:00

Chloé regardait Samaël, complètement tétanisée. Son rire avait été comme un coup en pleine figure, et elle peinait à s’en remettre.

« Je plaisante pas, Sam’ ! »

Elle n’avait certes aucune envie de tirer, l’idée ne lui avait même pas traversée l’esprit. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait agi de la sorte. Elle aurait pu simplement demander, elle aurait pu plaisanter à ce sujet avant de devenir soudainement sérieuse. Mais Chloé était devenue légèrement… instable. La faute a des émotions violentes et contradictoires qu’elle avait toujours du mal à gérer. Dégainer, puis pointer, c’était le meilleur moyen d’être écoutée, et ça avait marché. Pour la première fois, l’espace de quelques secondes, Samy avait eu peur. Pour la première fois, elle l’avait fait douter. Ce qui prouvait ce qu’elle savait déjà : le pouvoir des flingues était réel. Bon, certes, une arme seule ne suffisait pas, et l’ancien flic était redevenu égal à lui-même dès l’instant où il avait compris où elle venait en venir, mais…

« Je me fâche pas, contente-toi simplement d’arrêter », grinça-t-elle avec humeur.

Elle ne bougea pas quand il approcha, ne résista pas quand il lui fit poser l’arme. A quoi bon ? Elle ne répliqua rien quand il commença à critiquer son attitude, car si Chloé était en général une personne difficile à supporter, elle avait été et resterait à jamais une élève attentive et assidue. Certes, ce cours là différait de ceux qu’elle avait pu suivre, on allait lui apprendre à tuer des gens plutôt qu’à les aider, mais il était aussi et surtout le plus important de sa vie.

« Ca me va très bien. Les hommes aiment toujours ce qui en impose, mais la finesse c’est très bien aussi. »

Même attentive et assidue, Chloé restait Chloé. Cette petite pique mise à part – qui rappelait étrangement leur première rencontre – elle se tût et se laissa faire. Elle s’était attendue à se retrouver collée contre Samy, après tout c’était sans doute le meilleur moyen de la guider au début, mais elle ne s’était pas attendue à ce que ça arrive si vite. Et encore moins avec un professeur torse nu ! Mine de rien, Samy restait bel homme, et ce contact rapproché troublait son élève, assez pour qu'elle prenne deux bonnes secondes pour se remettre les idées en place.

« Et maintenant ? »

Non pas que la situation lui déplaisait - elle devait bien reconnaître que ce n'était pas le cas - mais ils avaient l'air légèrement idiot à viser le mur. Elle secoua légèrement la tête pour déloger une mèche qui avait eu le temps de glisser devant ses yeux, chatouillant au passage le cou et le torse de l'ancien flic.

« Pourquoi être devenu flic ? » demanda-t-elle abruptement.

Bon, ça n'avait pas grand chose à avoir avec la situation présente, mais elle ne connaissait pas Samy, et c'était peut-être leur première conversation réellement calme... Commencée avec un flingue entre eux, certes, mais ça c'était du détail. Chloé avait déjà oublié.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Dim 12 Déc - 13:16

« Tu crois que jouer a l’inspecteur Harry est facile Gamine ? Ben nan. »

Comment ça la situation est tendancieuse ? Mais c’est vous qui avez l’esprit mal placé ! Ou alors moi…Mmmh…Bref ! Arrête de réfléchir avec ton pantalon Samy, tu verra, ça fonctionnera mieux ! Bref, concentrons nous, façon bonze tibétain ! Je haussais un sourcil avec un demi sourire. Gamine restait Gamine, ça pas de doute, fallait encore qu’elle me fasse une comparaison a la con ! Et après c’était moi le pervers ? Nan mais des fois…

« Laisse mon gros canon là où il est, Gamine. C’est pas une question d’en imposer ou pas, mais une question de feeling. Beretta et moi, ça a été le coup de foudre.»

Ricanais je un brin moqueur. Vais finir par croire qu’elle me cherchait là. Meuh nan ! J’vais finir par la sortir ma grosse intelligence…Ou pas. Non, j’avais dit concentration ! Donc, concentrachiiiiioonne ! Sauf que Chloé avait encore des question et…Putain ! mais garde tes puces ! Ben vala…ça chatouillait maintenant. Bravo !

« Arrête avec tes cheveux. »

Non parce que ouais, c’était sexy mais j’avais aussi envie d’éternuer ! J’irais bien passé un tee shirt là d’un coup. Arf…Je fis sauter la sécurité du pouce. Le mur n’avait qu’a bien se tenir !

« Maintenant, tu tire. Il faut savoir viser en quelques millième de seconde. Prendre la décision de savoir où et quand shooter en une fraction. Tu n’auras jamais le temps de tergiverser. Alors si tu pointe ton arme, sois prête a t’en servir. »

Oui, oui, le magnifique Samy de ces dames sait ce qu’il fait parfois ! Faut dire que se promener avec un flingue engageait pas mal de responsabilité, c’était pas pour faire joli dans ma ceinture, ni pour me donner l’impression d’avoir des couilles, je savais aussi me servir de ma salade de phalanges.

Et pouf la question qui tue. Je lui jetais un coup d’œil en coin. Lard ou cochon ? Allez ! Musaraigne ! Je haussais une épaule.

« Bah, ma mère s’est faite tabassée, violée et a frôlée l’overdose a cause d’un dealer. Alors que a l’époque j’avais encore cette image de maman douce et gentille, j’ai pris la décision de la protéger en tapant les méchants pas beaux. C’était avant de me rendre compte que ouais, elle s’était faite cognée mais surtout parce qu’elle payait pas ses doses et donc devait compenser. Vachement moins féérique comme vision d’un coup. Bref, j’avais prit ma décision je m’y suis accroché, s’tout. Nan, j’ai pas de grand idéaux comme l’autre play mobil. »

Ma voix trainante ne recelait ni amertume, ni joie. A vrai dire, je m’en tamponnais la mèche d’un fer a friser. J’avais décidé de faire ça et j’avais un but, j’ai fais ce que je devais faire. J’regrettais rien hein ! C’était sympa la flicaille dans l’genre. On avait eu de sacrées montées d’adrénaline et des fous rires pas possible.

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Lun 13 Déc - 19:54

Fermement campée sur ses appuis, lovée contre Samaël, les bras tendus et le regard fixe, Chloé ne savait pas vraiment quoi faire. Elle avait bien entendu le claquement du mécanisme, et savait à peu près ce qu’il signifiait : si son doigt pressait la détente, la balle partirait. En d’autres termes, elle avait maintenant droit de vie ou de mort sur l’innocent mur qui lui faisait face. Ce n’était certes pas très glorieux, mais bien suffisant pour le moment. Malgré tout ce qu’elle avait pu vivre la veille, elle ne s’imaginait pas tuer quelqu’un, pas même Jérémy. Pourtant, l’enflure qu’il était méritait mille morts. Pourtant, Maria méritait d’être vengée. Mais Chloé restait égale à elle-même, elle parlait beaucoup, grognait plus mais mordait rarement, et jamais autrement qu’avec ses poings et ses genoux. Elle avait beau avoir entre les mains un outil de mort, elle restait inoffensive. Sans Samaël, elle aurait été bien en peine de trouver comment retirer la sécurité, alors viser juste ! L’ancien flic avait cru que ses tremblements étaient dus au poids de l’arme, elle aurait aimé qu’il ait eu raison. Malheureusement, le problème était bien plus complexe. A jamais, son corps resterait la plus grande faiblesse de la blonde vénitienne, à jamais elle serait soumise à l’adrénaline courant dans ses veines. Cet hormone qui, chez les autres, étaient synonymes de dépassement de soi et d’abolition des limites resterait à jamais son pire ennemi, le lien invisible qui ligoterait ses membres et les rendrait inutiles.

Elle tira.

Comme Samaël l’avait prévu, le recul laissa Chloé pantoise, le coup de feu à moitié sourde. Le choc remonta ses bras jusque dans ses épaules, se répercutant dans sa colonne vertébrale et la propulsant contre le torse de son professeur. Elle s’imagina l’espace d’une seconde ce qu’il aurait pu se passer si elle avait été seule pour s’essayer au tir, la vision peu glorieuse de l’arme frappant violemment son visage sans trouver aucune résistance lui arracha une grimace. Décidément, Beretta n’était pas pour elle, Samy n’avait pas à craindre d’elle qu’elle lui vole son jouet préféré. Elle ne savait pas vraiment si elle en voulait un autre, mais si autre il y avait, il ne pouvait être que plus… subtil. Le fossé qui la séparait de l’ancien flic, pensa-t-elle avec ironie, alors qu’elle comparait leur style respectif. Assurément, il était bien plus balourd qu’elle. C’était ce qui faisait son charme, d’une certaine façon.

« Ton sosie va nous tuer », lâcha-t-elle avec un temps de retard, alors que son regard tombait sur le trou béant qui défigurait désormais le mur de leur chambre.

Déjà, elle ne serait pas étonnée si on débarquait en catastrophe de la pièce, toutes armes dehors. D’un autre côté, c’était compréhensif, la Communauté portait bien son nom, les règlements de comptes devaient être interdits, de même que les coups de feu dans le vide. Mais que pouvait les règles du monde civilisé face au trou parfait que dessinait une balle lancée à pleine vitesse dans un mur de béton ? Il était presque beau, remarqua avec surprise une Chloé fascinée par ce spectacle pourtant banal. Elle avait eu l’occasion de voir l’effet provoqué sur une tête humaine, mais elle avait préféré ne pas la saisir. Contempler le pied flasque de Jérémy lui avait suffi, elle n’avait eu aucune envie de remonter le regard jusqu’au troisième œil que lui avait généreusement donné Samy. Etait-il aussi exempt de défaut ? Se sentant dériver dans le morbide, elle posa la première question qui lui passa par la tête. Allez savoir pourquoi ce fut le passé de Samaël qui gagna le gros lot.

« Ah », lâcha-t-elle en réponse à son explication. « Au final, on a vu à quoi conduisaient les idéaux. Leur leader avait beau en avoir, il a subi comme les autres. »

Si elle avait bien suivi, Alexander était militaire… La déconvenue était d’autant plus grande que c’était son armée qui avait conduit le monde à sa perte. Enfin, pas qu’elle, mais elle y avait participé. Aux yeux de Chloé, la glorieuse US Army ne s’en était pas mieux tirée qu’une autre. Alexander se sentait-il trahi ? Ou bien s’était-il simplement contenté d’oublier ce à quoi il avait dédié sa vie ? Son rôle dans la Communauté était-il la seule repentance qu’il avait trouvée ? Décidément, poser des questions n’était pas une activité qui la mettait de bonne humeur, elle allait devoir songer à arrêter.

« Il y a quand même quelque chose d’amusant… marmonna-t-elle pensivement en se dégageant. Je te connaîtrais moins, je jurerai que tu es jaloux d’Alexander. Tu le descends à la moindre occasion, et ça, c’est typique. »

Elle frissonna, quand elle quitta la chaleur de son torse. Pourtant, il ne faisait pas forcément très froid. Se retournant, elle leva les yeux vers Samaël, et fut frappée une nouvelle fois d’y retrouver les clones parfaits de ceux du meneur de la Communauté. Ca ne pouvait pas être un hasard, mais si ce n’en était pas un, qu’était-ce ? Plongée dans ses réflexions, elle ne se rendit même pas compte de la trajectoire de sa main, qui vint se poser sur la peau chaude du paria. C’était la première fois qu’elle le regardait ainsi. Elle avait presque l’impression de se perdre dans ces deux iris qu’elle avait à peine pris le temps d’observer jusqu’alors. Un nouveau frissonnement lui secoua le bas du dos. Typique, se répéta-t-elle intérieurement, sans se souvenir de la raison pour laquelle elle avait prononcé ce mot la première fois.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Lun 13 Déc - 23:35

Aïe ! La détonation me rendit sourd ! Putain, on avait pas idée de tirer dans une chambre bordel ! L’écho était carrément pas supportable ! Sans compter que j’en connaissais qui risquait de débouler tels les 4 fantastiques ! Et encore heureux que j’étais vissé au sol hein ! parce que sinon, on s’étalait telle des galettes racies avec l’air con en prime !

« Wow, ça résonne. »

Fis je en secouant légèrement la tête, un bras passé sur la taille de Gamine histoire qu’elle s’écroule pas. D’ailleurs, j’devrais la lacher nom de dieu ! Sa réflexion me fit rire. Mon sosie ? Ben tiens ! On avait juste les mirettes qui s’accouplaient, le reste, c’était différent.

« Depuis l’temps qu’il rêve de le faire… »

Lâchais je laconique avant qu’elle me pose THE question sur MY life. Alors ouais, dans le genre plombons l’ambiance joyeusement, j’me posais tel l’éléphant sur le nénuphar ! on coulait. Bon, alors Gamine eu une réaction sympa. Juste un… « ah »…Classe nan ? En même temps que vouliez vous qu’elle me dise ? « Oh Samyyyyyyyyyy – voix de fausset ça le fait mieux- comment ta vie a du être difficiiiiiiiiiiiile ! » Merci Chloé, j’crois que j’aurais pas aimé là.

Et merde ! La voilà partie dans un trip psy a deux dollar ! Outre le fait qu’elle faisait chier a se barrer, on était pas bien là ? Contre la poitrine de tonton Samy ? On se tenait chaud toussa toussa ? Jaloux ?! MOI ?! Non mais…

« Ouais jaloux, j’aurais aimé être un militaire coincé du truffion, obtus et psycho rigide ! C’était mon but dans la vie en fait. »

Ricanais je tranquillement en glissant mes mains dans les poches de mon jean. Jaloux…moi…Ben voyons, MOI AU MOINS J’ETAIS PAS COCU ! Ahum…En même temps, j’avais pas de femme donc difficile de me faire porter des cornes.

« C’est bon, Gamine, un dans la famille ça suffit j’crois. Y a le coincé, y a le pète couille. Niquel en somme. »

Renchéris je en me demandant soudain pourquoi elle me matait comme ça. Bon, venant de blondie passe encore, elle m’excitait comme une tige de rhododendron tout sec, le hic, c’est que ce n’était pas le cas de Chloé. J’avais toujours kiffé les rousses. Hep hep hep ! Mauvais plan ! Trèèèèèèèèèèèèèèèèèès mauvais plan !

« Arrête de me regarder comme ça… »

Genre comme si tu allais me violer dans la seconde, ça me faisait flipper mais pas que…Bon et là, je rêve d’une clope et d’une boite de capotes, tout est normal.

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Mar 14 Déc - 16:06

Samaël avait beau dire, Chloé n’en démordait pas : il y avait quelque chose d’étrange entre l’ancien flic et l’ancien militaire. Ils semblaient se connaître, au moins un peu. Mais de l’avis d’Alexander, leur passé commun n’avait rien de mirobolant. Alors quoi ? Le leader de la Communauté était-il le genre d’hommes que Sam’ ne pouvait pas blairer ? C’était tout à fait possible, après tout le lascar n’était ni un modèle de tolérance, ni un parangon de patience. Mais il était aussi et surtout je-m’en-foutiste, et avait une sacrée tendance à ignorer ce qui ne lui plaisait pas. Peut-être Chloé se posait-elle trop de questions, peut-être était-ce tout à fait normal. Peut-être… Elle aurait sans doute pu tirer plus de conclusions sur cette histoire si elle n’avait pas eu la mauvaise idée de bloquer sur les yeux de Samaël. Elle en oubliait complètement Alexander, du coup. Elle oubliait beaucoup de chose, en fait, était comme anesthésiée et… Hein ? Il avait parlé de famille ? Elle l’avait déjà entendu plaisanter là-dessus. Quand elle avait affirmé, la veille, qu’on aurait dit deux frères. On choisit pas sa famille Gamine, y en a qu’on du bol, d’autre pas. Ca avait été ses mots, à la syllabe près. Sur le coup, elle n’y avait pas réellement prêté attention, mais alors qu’il recommençait, elle était bien obligée que ces bravades avaient un sens. Ses yeux s’agrandirent légèrement, alors qu’elle pensait comprendre. Ce n’était pas réellement un soulagement, il y avait trop de questions sous-jacentes pour ça. Alex était-il au courant ? Si non, quelle était l’histoire de Samy ? Fruit d’un adultère jamais assumé ? Enfant disparu, de retour auprès des siens après trop longtemps ? Cousin éloigné, déçu qu’on ne l’ait pas reconnu ? Chaque scénario était possible, mais aucun ne cadrait vraiment.

Il lui demanda d’arrêter de le regarder comme ça. De quoi, comme ça ? eut envie de répliquer une Chloé encore secoué par ses propres conclusions, mais elle se rendit compte au même moment de l’endroit où reposait sa main. Elle retira ses doigts par reflexe, comme si la peau de Sam la brûlait soudainement, mais ne détourna pas pour autant le regard. Elle était en train de rêver, où il ne semblait pas à l’aise ? Alors elle était là, la limite du beau Samy ? Incapable de soutenir le regard d’une jolie femme ? Ca ne cadrait pas, mais alors vraiment pas avec l’image qu’elle s’en était faite, si bien qu’un léger sourire satisfait vint ourler ses lèvres. Elle n’avait pas réellement de quoi être fière, pourtant, elle était plus ou moins aussi paumée que lui, si ce n’était plus. Si elle semblait avoir la maitrise de la situation, ce n’était bien qu’en apparence, parce que sous la surface, il y avait surtout un beau bordel. C’était vrai depuis que Maria oscillait entre la vie et la mort, mais ça l’était d’autant plus sur l’instant. Mais en fait, ça faisait combien de temps qu’il lui avait demandé d’arrêter de le regarder ? Trois, quatre secondes ? A part ramener sa main contre son corps, elle n’avait pas fait grand-chose.

Il aurait pu prendre une initiative, quand même ! Après tout, c’était quand même lui l’homme, non ? Ca ne devait pas être bien difficile de prendre une décision et de l’appliquer, au mépris du danger – et de la violence de la réaction d’une blonde vénitienne en colère – non ? Chloé n’avait jamais été partisane de ce genre de réflexion, et avait rarement attendu que la chose lui tombe toute cuite dans le bec, mais sur ce coup là, elle aurait quand même fait une exception. Parce que même si elle avait soudainement envie de pousser son avantage et de l’embrasser histoire de lui clouer définitivement le bec – sachant qu’elle ne l’aurait pas fait uniquement pour ça, il fallait bien être honnête – elle n’oubliait pas que Samaël était un garçon somme toute très gentil, mais il était, de son propre aveu, un casse-couille. Elle voyait déjà les emmerdes s’accumuler si elle cédait. Oh et puis… Elle en avait envie, il en avait envie – elle n’avait pas besoin de baisser les yeux pour s’en assurer, son regard parlait pour lui – et ça ne l’engageait à rien. D’un pas, elle franchit la distance – relativement courte – qui les séparait. Elle passa ses bras derrière son cou et l’attira d’autorité vers elle.

S’il était incapable de prendre une décision, elle le ferait pour lui. Et il n’avait pas intérêt à la repousser, parce qu’elle risquait de le prendre mal.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Mer 15 Déc - 0:28

Bon alors au cas où ça vous aurait échappé, je ne suis qu’un mec. Certes, butor, j’m’en foutisme, un poil égoïste et aussi délicat d’un crocodile devant une pervenche. MAIS, le mec il a des hormones et le mec, il est faible, et le mec, il pense avec son tuyau d’arrosage parfois. Ouais. Bref. Mes neurones ont prit l’ascenseur pour se retrouver étage braguette. Très sexy. Sauf que c’était une putain d’idée de merde.

Si j’vous jure ! Encore que, tirer un coup, ouais, je sais faire, mais voyez vous et c’est LA que ça me pose un cas de Gemini Cricket, j’me voyais pas traiter Gamine comme ça. Telle le sac a…non on va pas le dire, ça briserait le glamour de l’instant. Quoi ? comment ça quel glamour ? Vous êtes très insensible en fait.
Alors ouais, normalement et dans les trips a l’eau de rose terriblement gonflant, le mec fait toujours le premier pas. Parce que les gonzesses, ça a beau hurler devant l’égalité des sexe, ça crève toujours d’envie d’avoir un macho a la baraque. Ou alors on aurait pu se taper un trip a la doc love, si, si, 90% pour moi 10% pour elle. Sauf que…ben j’avais pas envie de gouter a sa droite. Le genoux m’avait suffit.

Sauf que vala, Gamine, elle, elle attendait pas bien sagement que môsieur se décide. Non, non, Gamine, elle me coupa le roseau sous le pied. Ouais nan, j’étais pas contre du tout. Même si un tas d’emmerdes se profilaient a l’horizon. A croire que j’aimais les emmerdes j’vous jure. Donc forcément, j’eus une réaction de mec, a savoir l’attirer plus prêt et poser mes lèvres sur les siennes. L’inciter a les ouvrir pour aller faire joujou avec sa langue. Seul petit, tout petit hic mais ça, j’vais m’en rendre compte dans environ 10 minutes, Beretta faisait un bruit d’enfer…Osef, j’étais trop occupé a faire taire Gamine et a lui retirer son pull. J’avoue que là, je réfléchissais plus vraiment, enfin si, mais plus avec le cerveau. Bon sang ! j’avais une paire d’années de plus qu’elle et qui c’est qui qui se fait avoir comme un ado ? C’est bibi ! Je devrais avoir honte.

Et en plus ça me rendait sourd comme un pot parce que sur le coup, j’ai pas entendu la porte s’ouvrir, juste une voix qui hurle.

« QUI A TIRE ?! »

Hein ? Où ? Comment ? Pardon ? Oxo appelle la terre ? Rha putain ! Bande de gros naze ! Et Gamine qu’est en soutif ! Et moi qui…qui…qui…Euuh…restons de dos, restons de dos. Tout ce que je pouvais éventuellement faire c’était les fusiller du regard. Mais là, j’avais réellement des envies de meurtres.

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Mer 15 Déc - 0:49

Les choses devenaient diablement intéressantes. Si elle avait un instant craint que Samaël ne suive pas le mouvement, la suite la détrompa. Extrêmement réceptif, il fit même preuve – enfin ! – d’initiatives, commençant par l’embrasser comme il se devait, avant de se précipiter avec une frénésie touchante sur les couches de vêtements soudainement superflues. La prise de Chloé s’affirma un peu plus sur la pauvre poignée de cheveux qui était tombée sous son joug, juste à la base de la nuque, alors qu’elle sentait pour la première fois les doigts de l’ancien flic courir sur sa peau. Pas en une caresse encore, non, il fallait encore enlever le t-shirt, mais rien que ce simple contact emballa un peu plus sa respiration. Comme si elle avait besoin de ça, tiens. Sur le coup, elle dut bien se rendre compte de l’évidence : c’était exactement de ça dont elle avait besoin. Cela faisait trop longtemps qu’elle était sur la défensive, à continuellement chercher un moyen de s’en sortir, que se retrouver plongée dans un délicieux cocon de sensations enivrantes était plus que bienvenu. Plus besoin de réfléchir, la nature le faisait à leur place. Du coup, ses vêtements à elle ne furent pas les seuls à se retrouver subitement loin du corps qu’ils étaient censés protégés. Elle s’attaqua même au pantalon du monsieur, quelques secondes avant qu’il ne commence à s’attaquer aux agrafes de son soutien gorge.

Et puis l’impossible, l’impensable, le ridicule arriva. Complètement déconnectée, Chloé ne comprit pas, d’abord, s’arrachant au miasme mirifique qui lui embrouillait les sens avec regret. Mais quand elle comprit que, putain, il y avait trois glandus qui la mataient avec une fausse trogne de pit-bull, elle vit rouge. D’un autre côté, ce n’était guère étonnant, elle avait même prévu Samaël qu’on ne risquait pas d’apprécier leur petit coup de feu sauvage. Mais voilà, monsieur avait préféré réfléchir avec son appareillage et voilà où cela les avait menés. La frustration – parce qu’elle n’avait pas été indifférente aux attouchements très professionnels du beau gosse qui la tenait encore dans ses bras, loin de là – et la colère lui arrachèrent un grognement sourd.

« Avec votre intervention, personne. » Et c’est bien dommage !

Du coup, les limiers se rendirent enfin compte qu’ils pouvaient déranger. Ce qui ne les fit pas reculer, d’ailleurs, il y en eu même un pour rire. Pas longtemps, cependant, parce que le regard de Chloé le cloua sur place. Elle avait beau être à moitié nue, sa poitrine seulement protégée des regards par un morceau de tissu qui menaçait de tomber tout seul, son regard et sa posture foutaient carrément les jetons. Elle ne fit même pas mine de faire semblant de se rhabiller, se contentant de les jauger comme s’ils étaient la pire merde qu’on pouvait dénicher sur cette foutue terre. Même Samaël aurait eu du mal à supporter ce regard là. Il aurait continué de rire, ce n’était pas le problème, mais il aurait hésité.

« C’était un accident, et ça ne se reproduira plus. Du coup, si vous voulez bien nous faire le plaisir de dégager, histoire qu’on se rende présentable. »

Mordre, Chloé ? Noooooon. Enfin, si, définitivement. Ces abrutis étaient intervenus au pire moment, ou presque, elle avait le ventre en feu et les joues encore rouges. Certes, le regard lubrique du mec de droite faisait légèrement l’effet d’une douche froide, mais allez arrosez d’eau – de glace même, si ça vous dit – un courant de magma, vous verrez l’effet. Elle lança un regard à Sam’. C’était de sa faute, aussi, s’il avait pensé à un truc aussi élémentaire que fermer cette putain de porte, ils en seraient pas là.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Mer 15 Déc - 23:34

Bon surtout, resté calme, trèèèèèèèèèèèès caaaaaaaaalme…Ne pas se retourner pour envoyer un regard de la morkitutoutsurson passage. J’étais bien, j’avais une gonzesse terrible a moitié nue dans les bras. Les paluches qui se promenaient tranquilles et QUOI ?! QUOI !? je vous le donne en mille…des cons a la bistouquette en feu…J’avais comme des envies de shish kebab là, ou de méchoui, ou de chair a paté, enfin des trucs sanglants que même les Zombies de Zombiland, c’est des tafiolles a coté de moi. J’allais gentiment les envoyer sur les roses en boutons quand Gamine me coupa l’herbe sous le pied avec un…

Oh non ! J’le croyais pas ! Mais si, mais si ! elle l’avait fait ! la phrase a triple sens piquée !

Et là vous voyez, on ne peut pas s’en empêcher, non on peut pas…J’ai explosé de rire comme un con. J’en pouvais plus. Mais un rire a vous entortiller les amygdales ! Vous retourner le poumon gauche quoi ! On était a moitié a poil, chaud comme des braises et moi, j’me piquais un terrible fou rire de chez maman Alsa. J’en avais la larme a l’œil dites donc !

Même quand elle les rembarra, j’étais pété de rire. Même son regard a décorner les cocu me fis pas taire. Ouaip, j’étais bien partit.

« Je commence a déteindre la nan ? »

Ouais, alors imaginez que c’est dit avec des hoquets a toutes les syllabes hein ! Nom de dieu ! J’avais mal au bide avec ces conneries et plus du tout la tête a faire des galipettes. Chiotte !

« J’ai souvent eu l’air con dans ma vie, mais là, j’ai la palme. »

Ajoutais je en la lachant, me laissant tomber sur le lit avec encore des excès de rigolade débile. Non mais j’vous jure ! Chloé allait soit me tuer de stresse, soit de rire, au choix ! C’était terrible !
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Jeu 16 Déc - 12:10

Chloé apparaissait un peu telle la Déesse Antique. Comprenez qu’elle avait une posture noble et digne, un regard hautain, une prestance altière et… qu’on voyait un bout de sein. Elle n’eut aucun mal à s’en rendre compte, les regards des trois – quatre ? – hommes de la pièce convergèrent subitement vers elle, et ce n’était pas pour contempler la profondeur de ses yeux. Elle ne leur fit pas le plaisir, pourtant, de se rhabiller avec hâte. C’était eux, les intrus, eux qui devaient se sentir gênés. Pas elle. Sa fierté était, ici, bien plus forte que sa pudeur, et il pouvait aller mourir avant qu’elle leur fasse la grâce de rougir. Et l’autre qui riait comme un abruti… C’en était presque déprimant. Gardant pour elle une réplique incisive, elle préféra se retourner vers Samaël, et le foudroyer du regard. Mine de rien, elle profita du mouvement pour remettre un peu d’ordre dans son semblant de tenu.

« Bref. Maintenant qu’on a bien ri… – il ignora superbement le regard assassin de Chloé – je vais vous demander de me remettre votre arme à feu.
- J’aimerai bien voir ça, tiens. »

Ce fut au tour de la jeune femme de ricaner. Au vu de la relation quasi-amoureuse de Samaël avec son flingue, elle était prête à parier qu’ils n’obtiendraient pas gain de cause. Tout du moins, pas sans menacer de les foutre dehors s’ils n’obtempéraient pas… perspective peu enthousiasmante pour Chloé, qui voulait être présente en cas d’amélioration de l’état de Maria. Elle avait beau faire tout ce qu’elle pouvait pour ne pas y penser, elle savait que si elle se retrouvait sans moyen de voir son amie, elle deviendrait folle.

« Une objection ?
- Ecoutez, c’était un accident et ça ne se reproduira plus. » Sa voix était toujours cassante, et son regard était toujours chargé d’une irritation somme toute compréhensible, mais au moins faisait-elle l’effort de leur répondre sans leur aboyer dessus. « Pourquoi ne pas en rester là ?
- Parce que votre "accident" pourrait très bien tuer quelqu’un. » Il lança un regard vers le mur malmené. « C’est pas réellement fait pour arrêter des balles, tu vois ? Et j’ai pas spécialement envie de prendre des risques pour deux gosses indisciplinés. »

Bam. D’un autre côté, le gusse avait l’air d’avoir deux décennies de plus que Samaël. N’empêche que Chloé n’apprécia pas spécialement d’être ainsi rabaissée. Elle ravala de justesse sa réplique assassine, faite à base d’une judicieuse comparaison avec des lapins craintifs se terrant dans leur terrier, mais c’était uniquement parce qu’elle se savait en tort. D’un autre côté, pourquoi avait-elle tiré ? C’était débile, complètement stupide, inutile et comme il l’avait très justement fait remarquer, dangereux.

« Elle cause beaucoup, pour une allumeuse à moitié à poils », nota sournoisement le mec de droite.

Le même qui n’arrêtait pas de se rincer l’œil depuis son arrivée. A croire qu’il n’avait jamais vu le corps d’une femme. Une vraie, pas celui de sa petite sœur quand ils avaient respectivement trois et cinq ans. Elle allait répliquer, mais espérait bien que Samaël la prendrait de cours et l’enverrait chier proprement. Ils avaient beau avoir été coupé avant la conclusion, il avait quand même quelques obligations au moins jusqu’à ce qu’ils se rhabillent. Et ça passait par protéger l’honneur et la dignité de sa presque-compagne.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 17 Déc - 8:28

Alors là, sur le coup, je riais plus du tout. Leur remettre Beretta ?! Le quitter ?! M’en séparer ?! AH MAIS NAN ! Moi sans Beretta, c’était comme une fraise sans champagne ! Comme une prostituée sans collant troués ! Comme Blondiefeu sans pikachouette ! En gros :

« Que dalle. »

Je vrillais mon regard dans celui qui avait OSE prononcer des mots hérétiques ! Intolérables ! Impossible ! VAS CHIER CONNARD !

« McCord a autorisé le port d’arme, donc va te pendre, Beretta, il reste avec moi, t’es pas content ? Va te plaindre au patron. »

J’me relevais, un ricanement aux lèvres alors que monsieur arguant le mur, ok coco, on va te donner une leçon vite fait bien fait.

« Ceci, est un Beretta 92 S1 d’un poids de 970 grammes non chargé bien sur, la longueur du canon est exactement de 125 mm, c’est un 15 coups qui utilise du 9mm, un beau joujou j’en conviens, mais le voir traverser un mur de béton faut arrêter la fumette et sévère ! »

Alors si mon ton premier était doucereux, gentillet, limite foutage de gueule, la fin tenait clairement du va te faire foutre abrutit !

« Donc, t’es gentil, tu vas voir ailleurs si j’y suis, et au cas où tu n’as pas remarqué, j’étais légèrement occupé. »


Je fourrais beretta dans mon jean, ben ouais avant de relever les yeux sur un…un…Une future victime de mon poing sur sa gueule. Bon y a que moi, que moi ! pour parler comme ça a Gamine ! Et donc, le gentil Samy, il avait de l’orage dans les mirettes et une méchante envie d’exploser une putain de tronche de macaque atrophié du bulbe rachidien. J’eus un sourire presque amusé et dédaigneux, l’air de rien, je m’approche et…Lui chopait sa foutue oreille entre deux doigts. Ca a l’air de rien une oreille, mais j’peux vous dire que ça fait super mal quand on tire dessus. Ce que je fis allégrement hein ! Faut pas s’priver ! Oh merde ! Il risquait le décollement ? Sans blague ? Ben tant pis tiens. Donc, je trainais mon lascar dehors, revint, attrapait l’autre par l’épaule pour le pousser d’une bonne bourrade d’âne dans le couloir et je leur fermais la porte au nez.

Connard !

« Me prendre mon Beretta…Je rêve ! Y en a qui croit encore au père noel s’pas possible ça ! »

J’me tournais vers Chloé, accrochant son gentil bout de sein dehors au passage.

« Tu veux pas le ranger des fois que ça revienne… »

Avec un pouce levé en direction de la porte derrière moi.

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 17 Déc - 19:36

« Occupe toi de ce qui te regarde, Samaël », lâcha Chloé quand ce dernier lui souffla de se rhabiller, au cas où.

La jeune femme était énervée, et ce fut d’un geste empreint d’énervement qu’elle remit correctement son soutien gorge. Il était temps, d’ailleurs, le pauvre avait été sur le point de céder. La blonde vénitienne ne voulait même pas imaginer les réactions si sa poitrine avait été totalement découverte. Déjà qu’avec un peu de peau, l’autre abruti s’était senti poussé des ailes… Sur le coup, elle avait aimé la réaction du flic. Même le plus âgé avait semblé trouvé que son camarade avait été trop loin, du moins c’était ce qu’elle avait cru comprendre du regard sombre qu’il avait lancé au coupable. Chloé le soupçonnait de s’être laissé faire d’autant plus facilement qu’il avait quelques points à régler en interne. Après avoir remis son t-shirt, la jeune femme entreprit de donner un semblant de cohérence à sa coiffure. Ses cheveux étaient dans un triste état, ils auraient bien besoin d’un bon shampoing et d’une longue séance de brossage. Ils durent se compter d’être coiffé à la main, avec une certaine brusquerie.

Ils avaient l’air bien cons, maintenant. L’incident serait sans doute rapporté, mais elle s’en moquait. Elle ne comptait pas rester assez longtemps pour que ce genre de détail ait une réelle importance. Mais elle ne comptait pas plus lâcher Samy, et le fait d’avoir été interrompu rendrait les choses soudainement… bizarres. Pourtant, les choses étaient simples. Elle allait mal, avait eu besoin de se sentir vivre, et Samy avait été au bon endroit au bon moment. Il n’avait pas semblé s’en plaindre, elle doutait donc le voir venir émettre une quelconque réclamation. Attrapant son pull avec nervosité, elle l’enfila avec si peu de précaution que ses cheveux reprirent leur forme initiale. Il n’oserait pas, n’est-ce pas ? Et s’il voulait reprendre là où on les avait interrompus, que répondrait-elle ? Là, tout de suite, maintenant, elle n’en avait aucune envie, et il semblait dans le même état d’esprit. Mais midi était passé, il ferait très bientôt nuit – enfin, si « nuit » avait encore un sens sous terre – et alors, il serait l’heure d’aller se coucher.

« Ton frère – et elle insista bien sur ce mot – risque de ne pas apprécier ton petit numéro. Ils sont chez eux, ils ont leur règle, c’est si dur que ça de les respecter le temps que Maria aille mieux ? » Elle marqua une pause. « Ils te l’auraient rendu. »

Posant ses mains sur son front, elle le massa quelques instants avant de ramener ses cheveux en arrière, gardant ses mains croisées sur le haut de sa nuque quelques secondes, les yeux fixés sur ceux de Samaël.

« Merci, pour l’autre crétin. »

Ce n’était pas dit de mauvaise grâce, même si la légère pause pouvait le laisser croire. Laissant retomber ses mains, elle lança un regard au mur maltraité par son premier essai de tir. Elle se rappela ce qu’avait dit Samy : un Beretta ne pouvait pas trouver un mur de bout en bout. Ca voulait dire que la cartouche était fichée dans le béton ? Elle eut soudainement envie d’aller voir, de la récupérer et de la garder. Comme une médaille, ou un rappel constant à l’ordre. Mine de rien, les mots de son professeur improvisé s’était gravé imprimé dans son esprit au fer blanc. Ne jamais viser sans avoir l’intention de tirer, ne jamais hésiter à tirer une fois la cible en joue. Deux règles simples, deux règles qu’elle espérait n’avoir jamais à se souvenir, deux règles qu’elle n’oublierait pas.

« Quand Maria ira mieux, on s’entraînera en plein air. »
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 17 Déc - 22:05

« Mais justement, je ne fais que ça. »

Ouais. Difficile de regarder autre chose en même temps. Ca me narguait, j’y pouvais rien, du genre… Viens me voir de plus prêt ! Coucou ! Je suis làààààààà…J’étais qu’un mec moi merde ! Avec parfois le cerveau en dessous de la ceinture, si, si. Même si les empêcheurs de coucher en rond m’avaient quand même refroidie la cafetière a pulsation.

« Play mobil, je m’en fous un peu a vrai dire a ce sujet, il est mal placé. »

J’avais même pas tiqué sur l’usage du mot « frère ». Ben ouais, j’avais une tare, une seule…un frère. Bon, alors nan, j’le haïssais pas, j’me tapais pas le trip du frère qu’en veut a l’autre pour sa vie pourrav. Play mobil n’avait pas assez d’importance pour ça et pis…osef. Mais j’en pouvais plus de le voir aussi coincé ! Alors ouais, je l’asticotais, le provoquait et le pire, LE PIRE ! c’est qu’il tombait dans le panneau a CHAQUE FOIS ! c’était super !

« Et nan, Beretta reste avec moi, point. Sont pas contents ? J’m’en vais. J’ai jamais eu besoin d’eux, s’pas maintenant que ça va commencer…Quoique…allez…une fois ! »

Pour Maria donc pour toi Gamine hein ! Alors bon pouet pouet ! Et je ferais bien un camion là d’un coup. Oups…

« Pas de quoi, y a que moi qui regarde, surtout quand j’ai les mains dessus. »

Rattrapage aux jambes de la sainte vierge sur le coup là ! J’allais m’arrêter a y a que moi qui regarde, ce qui implique une possessivité ce qui implique, une relation ce qui…oula, je réfléchissais trop là d’un coup. Merci Gamine pour mes neurones en vrac !

« Ouais, j’verrais si playmobil a pas une arme adaptée a ta mimine de barbie anorexique. Parce que les presque un kilo de mon flingue…tu vise la tête, tu dégomme le doigt de pied. »

Commentais je en passant une main dans les cheveux, ce qui eu pour effet de les faire se dresser sur mon crane en épi. Me rhabiller ? que dalle, c’était pour se refoutre a poil dans pas longtemps vu l’heure. Mmmh…
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 17 Déc - 22:40

Si elle le cacha bien, les paroles de Samaël blessèrent la française. Il s’en allait, hein ? Il devait bien se rendre compte, pourtant, que Chloé ne pouvait pas partir pour le moment. Elle en avait envie, pourtant, l’absence de fenêtre commençait à lui taper sérieusement sur le système, mais tant que le sort de Maria ne serait pas arrêté, elle ne pourrait pas s’éloigner. C’aurait été comme tourner le dos à ses fautes, aux conséquences de ses actes, aussi indirectes soient-elles, c’aurait été se plomber elle-même de trop de remords. Or, s’il y avait quelque chose qu’elle n’aimait bien, c’était bien les remords. Ainsi, même si cela signifiait rester seule en arrière, elle resterait. Elle ne voyait pas comment elle pourrait affronter la Communauté sans la présence rassurante – rassurante ! si on lui avait dit ça le jour de leur rencontre, elle ne l’aurait pas cru – de Samaël mais elle ne démordrait pas. Tout comme elle ne le retiendrait pas. Elle lui était déjà bien assez redevable, il lui avait sauvé la vie, et celle de Maria aussi, même si ça n’était peut-être que temporaire. Elle savait qu’il lui en avait coûté de venir ici, à sa place aussi elle aurait fait le trajet de mauvaise grâce. Sa fierté, la présence de son frère, des règles dont il ne voulait pas entendre parler…

« J’avoue qu’il aurait manqué quelque chose à ta ceinture. »

Elle avait tenté de parler le plus naturellement possible, mais sa voix lui fit grincer des dents tant elle était froide et détachée. Elle tira ses cheveux en arrière, s’éclaircissant les idées avec les moyens du bord. Mais pourquoi avait-elle été si touchée par trois mots jetés au hasard ? Il fallait qu’elle se ressaisisse, qu’elle passe à autre chose. Il n’était pas encore parti, après tout, il était là, à moitié nu… et ça aussi, ça ne l’aidait pas à réfléchir. Elle prit le parti de se concentrer sur ses yeux. Eux aussi avaient leur petit effet sur elle, mais elle était trop loin pour qu’il lui soit défavorable. Elle le remercia finalement pour la façon dont il avait rabroué l’abruti qui s’était permis un commentaire de trop, et elle ne put s’empêcher de sourire triomphalement à son commentaire. Pas parce qu’il affirmait qu’il était le seul à pouvoir la regarder – pour ça, c’était encore à elle de choisir et si un mec lui tapait assez dans l’œil, il pourrait la regarder tout son soul, désolé Samy – mais parce qu’il émettait l’idée. Chloé n’aimait pas particulièrement qu’on la considère comme une possession, mais elle savait y lire un certain désir… Et être désirée ne lui posait aucun problème. Elle se contenta d’un sobre haussement d’épaules, comme si ça n’avait pas d’importance, mais dans son regard brillait un triomphe qu’il était difficile d’ignorer.

Elle préféra changer de sujet, en revenant à cette histoire d’entrainement. Elle argua qu’ils reprendraient au calme et à l’extérieur, quand Maria irait mieux – parce que Maria ne pouvait aller que mieux – et la réponse de l’homme lui fit l’effet d’une douche froide. Une Barbie anorexique, elle ? Elle avait vraiment l’air d’une de ces filles squelettiques, dont le seul talent était de pouvoir rentrer dans une valise sans que l’on ait à forcer pour la fermer ? Samaël était définitivement impossible. Il parvenait à ravir et à enrager Chloé dans les mêmes trente secondes, en s’improvisant une coiffure ridicule par-dessus le marché.

« Je sors, j’ai besoin de me changer les idées. »

Et, se disant, elle fit un demi-tour parfait et se dirigea vers la porte. Cet abruti avait réussi à la vexer avec deux mots, elle était vraiment à fleur de peau. Elle avait besoin de le gicler de sa tête le temps de se la remettre à l’endroit.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Ven 17 Déc - 23:25

Ah merde, j’avais dis un truc qui fallait pas. Le mode frigidaire, j’aimais pas ça chez gamine. Donc vas y que j’ai les sourcils qui forment une ligne droite au dessus de mes nyeux, que ma bouche se pince façon pin up.

« Chloé…. »

Chloé quoi ? Ouais attends, je cherche encore là. Bon que pouvais je dire ? « Qu’est ce que t’as ? » « tu fais la gueule ? » Ouais, j’allais me faire envoyer sur les roses là.

Ahum…reprenons…Donc..Gamine. Je soupirais. Et merde ! Samy tu t’es vautré sur le coup là et comment on fait pour rattraper le bordel ? Ben…
Deux pas que je fais, un bras que j’enfile autour des épaules de ma gamine, son dos que je colle a mon ventre et mon menton sur son épaule.

« Vas y. Dis le que j’ai dis un truc qui fallait pas… »

Nan parce que je l’avais connu plus mordante, si, si, si ! J’avais même encore des marques de crocs sur…euuh…Dans serait plus juste en fait. Bon alors je voyais pas où j’avais merdé, mais le fait était que Gamine me faisait la gueule. Hors, elle ne faisait JAMAIS la gueule ! Nan, elle hurlait, était ironique et aussi dangereuse qu’un chihuahua enragé, mais elle boudait pas ! Et donc…Lard ou cochon ? Truie ou laie ? Jument ou anesse ? Putain que j’aimais pas être dans l’indécision comme ça.

« Je mord pas promis. »

Ajoutais je a son oreille façon loveur repentant. Enfin, non, j’étais plus classe qu’un loveur quand même. Allez ! Crache ta valda ! Dégobille sur mon torse plein de pwal ! Arf…nan, faut arrêter le délire là. Et un ch’tit baiser sur sa tempe pour l’aider a me démonter la face virtuellement. Un !

« enfin, juste un peu.. »

Et paf, que je te mordille l’oreille ! Non c’était pas une tentative de séduction…si ? Ah ben tant pis !

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Sam 18 Déc - 0:26

Chloé n’avait pas fait réellement attention, mais elle était au moins certaine d’une chose : les fois où Samaël l’avait appelée par son prénom se comptaient les doigts sur d’une main. Et à chaque fois, la situation n’était pas des plus réjouissantes. Du coup, quand ça arrivait, elle tiquait, tendait l’oreille… se faisait avoir, quoi. C’en était presque déprimant, d’ailleurs. A se demander s’il ne l’avait pas fait exprès, s’il ne se jouait pas d’elle depuis la première minute. C’aurait presque pu passer pour du dressage… La preuve, à l’entente de son prénom, elle ralentit inconsciemment le pas, comme pour entendre la suite. Pas beaucoup, mais largement suffisamment pour qu’il ait le temps de la rattraper. Elle n’eut pas le temps de se débattre que, déjà, elle était prisonnière. Et de découvrir sans réelle surprise que non, l’intermède des gardes de la Communauté n’avait pas totalement tué son excitation. Il lui avait suffit de l’étreindre pour rallumer le feu moribond, et elle ne put que fermer les yeux alors qu’elle sentait son souffle sur son cou. Il aurait fait ça trente secondes plus tôt, elle cédait sans plus lutter. Trente secondes, et une allusion insultante en moins.

« Lâche-moi... »

Elle n’était pas très convaincante. Peut-être parce qu’elle n’essayait même pas de se débattre, ou alors parce que les battements de son cœur s’était grandement accélérés dès l’instant où il l’avait attirée. Et l’entendre murmurer qu’elle pouvait vider son sac n’arrangeait rien. C’était comme si il le rendait ridicule rien qu’en voulant l’entendre. Ce n’était pas la première fois qu’il disait quelque chose du genre, et ça s’était toujours bien passé. Alors pourquoi cette fois-ci, elle l’avait mal pris ? Elle le savait très bien, tout comme elle savait qu’il n’y était pour rien, bien au contraire. Sans lui, la fusillade de l’Immeuble se serait terminée dans un bain de sang. Et voilà comment elle le remerciait ? … Elle n’était quand même pas en train de culpabiliser pour son coup de sang, là ? Il n’osait pas inverser les rôles, quand même ? Il n’avait pas le droit. Et voilà qu’il lui murmurait directement dans l’oreille, il se rendait compte que son souffle chaud chatouillait… délicieusement ?

« Tu sais très bien que… » Mais que quelqu’un l’arrête ! Elle parlait, il pouvait arrêter son numéro, il n’avait pas besoin d’embrasser ses tempes comme ça. Et il n’avait pas besoin non plus de lui mordiller l’oreille comme s’il s’agissait d’une friandise. Elle n’était pas une friandise ! Mais qu’est-ce qu’il attendait pour la croquer ? « Que le problème… »

Il fallait qu’elle se taise. Elle butait sur chaque phrase, peinait à lier les mots entre eux, son cœur manquait d’exploser sa cage thoracique et elle ne savait plus trop si elle respirait ou si elle haletait. Sûrement quelque chose entre les deux, quelque chose de classe et de discret, du moins l’espérait-elle. Qu’avait-il dit, déjà ? Une Barbie anorexique. Elle semblait lui faire de l’effet, la Barbie, parce qu’il ne voulait plus la lâcher. Et elle ne voulait plus qu’il la lâche. Misère de misère, elle était en train de céder, elle était en train de se lover contre lui. Doucement, elle embrassa son bras, une fois, deux fois, avant de tourner la tête vers lui.

« Tu me le paieras », murmura-t-elle, avant de s’emparer de ses lèvres.


Dernière édition par Chloé Moreau le Sam 18 Déc - 3:12, édité 1 fois (Raison : Oubli d'un mot)
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Sam 18 Déc - 1:35

Je savais très bien que quoi ? Tout comme le lache moi me passa au dessus de la tête. En fait, j’avais dévié là d’un coup. L’oreille s’cool mais le cou s’mieux…Samy mon grand, réfléchit, réfléchit ! Sauf que j’y arrivais plus. Normalement…enfin dans un état normal…enfin dans un moment normal…enfin avec une gonzesse normale…j’aurais eut vite fait de me coucher et de ronfler. Alors pourquoi est ce que j’étais en train de poser mes lèvres tout partout ? Grrrr…En fait, j’me demandais qui était le « eut » dans le tas !

Si, si, j’m’étais fait eut.

Remarquez, j’étais pas tout seul, marrant elle arrivait pas a aligner deux mots cohérents. Hu hu hu. Non c’est méchant de se moquer, surtout quand on se sent a l’étroit tout d’un coup. Ahum…Qui a dit artillerie lourde ? Oh le mignon petit frisson qui remonte le long de mon bras ! Oula merde ! Depuis quand un bisou sur le bras me faisait de l’effet ? Osef…

« Ouais parait qu’on doit toujou…. »

Ah ben pas le temps ! Chloé savait toujours ce qu’elle voulait c’était impressionnant ! sauf que je me demandais sur le coup pourquoi elle avait renfiler pull, tee short et soutif ! Non parce que là, j’avais pas le choix que de refaire le contraire. J’le savais qu’elle avait un ventre plat et doux ! J’le savais ! Oui, oui, j’avais déjà une main sous le tissus. Elle a agit toute seule madame le juge ! Et elle papillonnait la gourgandine ! Pour mon plus grand plaisir cela dit en passant. Seulement voilà, comment j’en arrivais a coller Chloé contre la porte, je sais pas, a croire que monsieur le corps avait décidé d’atomiser son compère esprit dans un coin. Ouais, alors attention, j’étais pas un sauvage sur le coup là, nan, nan, nan ! J’étais même le contraire…quoique…c’était un peu brutal de lui dégrafer le soutif avec une main ? Vous croyez ? Osef, au moins, ça ne la gênerait plus et moi aussi au passage…Et donc allons caresser le téton qui m’avait fait de l’œil ! A noté que si elle avait décidé de m’embrasser d’elle-même, j’eus tot fait de récupérer mon role de mâle.

Le Samy est dans le caca, parce que le Samy, il avait l’impression de ne plus pouvoir s’arrêter. Alors qu’on m’explique comment un mec de pas loin trente balais arrivait a ne plus contrôler ce qu’il faisait…Ok, j’avais pas touché une femme depuis 6 mois, mais ça expliquait pas tout.

Si, si ! J’avais comme une envie terrible de tatouer mon prénom sur le front de Chloé. Idiot nan ?

Osef le pull et le tee short, ils m’emmerdaient ! Là du coup, enlever le soutif fut vachement plus facile. Hé ho ! j’étais pas un sauvage ! certes un peu passionné mais pas brutal ni rien hin ! Un mélange de douceur et de violence, ouais vala, s’comme ça qu’ils disent dans les harlequin. Oh ! ses seins me faisaient de l’œil ! Et le pire c’est qu’ils étaient parfaits ! enfin, a mes yeux ! Ronds, ferme….d’ une blancheur laiteuse. Rha mais ! On se calme, on respire, on arrête de se prendre pour un homme de cro magnon…On y va doucement, on vénère on adule limite…Euuh….Ne serais je pas dan s la merde là ? Ah si peut être bien…

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Sam 18 Déc - 3:46

Chloé était loin d’être innocente. Jay n’avait été ni son premier, ni son dernier amant – même si ça, il ne l’avait jamais réellement su – et elle avait connu son lot de nuit passionnante et passionnée. Mais jamais, jamais elle n’avait perdu le contrôle. Il s’était parfois dangereusement étiolé, avait menacé de sombrer mais toujours elle avait tenu bon. Elle ne pouvait plus en dire autant, désormais, parce qu’elle ne contrôlait plus rien, présentement. Fort heureusement, même si ce dernier prenait beaucoup d’initiatives, la jeune femme avait l’impression que Samaël ne s’en sortait pas mieux. Elle aurait mal pris d’être soumise, même partiellement, aux désirs d’un homme, de partir à la dérive pendant qu’il tenait la barre. L’idée de réellement dériver, sans personne pour les guider, l’intéressait beaucoup plus. L’excitait beaucoup plus. Elle lâcha un léger gémissement quand il commença à jouer avec ses seins, à masser entre ses doigts les mamelons de chair. Par tous les Dieux de la Terre et du Ciel, elle savait les vertus de pareils attouchements, mais pas si vite, pas si fort, pas si… Elle cessa de s’en étonner quand un second gémissement filtra entre ses lèvres, ne se contentant plus que d’en profiter.

Si ses propres mains s’étaient contentées d’agripper ce qui pouvait l’être aux moments les plus appréciables, elles devinrent rapidement plus actives. Une bonne partie du travail avait déjà été fait, et le flic n’avait pas pris la peine de se refaire une mise, aussi put-elle rapidement venir à bout des dernières résistances textiles. S’offrait alors à elle un corps sculptés par les épreuves et la rigueur d’une époque. Chloé n’avait jamais été adepte des brutes épaisses, mais force était de constater que la musculature de Samy ne la laissait pas indifférente. Elle les sentait sous sa peau, alors qu’elle lui caressait les bras, le ventre, le bas du dos. Elle les sentit se tendre quand ses doigts s’égarèrent sur sa virilité, qu’elle trouva gonflée d’un désir qui nourrit instantanément le sien. Elle lui mordilla le cou avec une application nouvelle alors qu’elle commençait de légères stimulations. Ce n’était presque rien, encore, mais c’était exactement ce qu’il voulait, ou à défaut, ce que son corps voulait. Lui n’était peut-être plus en état de savoir exactement. N’empêche qu’il ne s’en plaignit pas.

Elle avait le bas-ventre en feu, si bien qu’inconsciemment, elle se lovait contre lui. C’était comme une danse, sauf qu’elle ne connaissait ni le rythme, ni la musique. Elle le dévorait littéralement, désormais. Son cou, ses épaules, son torse, son menton, ses lèvres, elle n’épargnait rien qu’elle ne puisse atteindre. Ses doigts s’occupaient du reste. Elle avait par exemple eu le loisir de se rendre compte de l’utopie qu’était son fessier. Il la mettait au supplice, par sa simple présence. Elle goutait ses caresses et ses baisers, savourait mais ce n’était pas assez. Elle voulait plus, elle le voulait lui. Elle voulait ce que lui seul pouvait désormais lui offrir. Elle voulait être satisfaite, pleinement, entièrement, tout en redoutant l’instant où cela arriverait. Parce qu’elle ignorait où cela les conduirait.

Son corps fut comme électrocuté, alors qu’une décharge de plaisir s’y rependait avec une vitesse ahurissante. Il semblait que son pantalon commençait à faire montre de faiblesse, cédant sous les assauts de Samaël. Mais si lentement, encore, bien trop lentement. Et c’était aussi frustrant que délicieusement enivrant.
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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Dim 19 Déc - 12:46

C’était moi le mâle, c’était moi qui décidait, c’était moi qui tenait la laisse nom de dieu ! Et ben…Le mâle…c’est faible. Oui, oui, très faible. J’étais en train de me faire mener par le bout du…euh…Nez ? Arg…Pour un peu j’aurais ronronné sévère ! Quoi ? c’était pas déjà ce que je faisais ? Ah…Bon…D’accord…J’avais pas loin de trente balais, j’étais pas un p’tit puceau refoulé, ni même un gros niqueur quand même, mais là…J’étais en train de me faire avoir ( au sens propre comme au figuré d’ailleurs parce que madame avait enfilé les mimines dans l’Athéna. ) Gloups. Soit elle était très douée, soit j’étais sacrément émoustillé. On appui sur le bouton 1 ou le 2 et bizarrement, j’avais l’impression que le public tapait frénétiquement sur le 2 !

Allez ! Pour toi public, arrachons ce foutu pantalon qui avait le malheur de vouloir faire de la résistance ! et c’était pas le moment de se rebeller bordel ! Mais j’avais les doigts agiles, si, si, si, elle allait pas tarder a s’en rendre compte d’ailleurs ! Il serait peut être temps que je reprenne mon rôle de dominateur soumis ! Sauf que Chloé me mordillait tout partout…et que j’arrivais plus a connecté deux neurones…Encéphalogramme plat…mais sexogramme au taquet. Mon cerveau venait de descendre en bas, je pensais donc avec ma braguette, CQFD.

Je choppais les cotés de son pantalon et le baissa d’un seul mouvement, non sans promener ma bouche un peu partout, y a pas de raison ! Sa poitrine me faisait de l’œil, son ventre commençait sérieusement a me faire des propositions indécentes et je parle même pas de sa petite fleur qui me violait mentalement. MAIS ! on fait pas le sauvage, nan, nan, nan ! Même si j’avais très envie de jouer mon cro magnon en rut…Ben vala, elle arrivait a faire ressortir mon coté GROOOAAAAAR…( avé la bave aux lèvres).

Erf…J’avais l’impression qu’elle se prenait pour Shiva et qu’une bonne dizaine de paire de menottes venaient de lui pousser brusquement. J’avais même plus un centimètre carré de peau qui chauffait pas a mort. Il est où mon super contrôle de la mort qui tue tout ? Hein !? Ah ben a plus ! Il est où ce foutu lit que j’l’y jette ?! Je savais que les rousses c’étaient des Etna, j’le savais !

Je la poussais vers le lit, les mains aussi curieuses qu’une tourte au champignons ( c’est curieux un champignon ) qui se baladaient sur ses courbes et même que j’allais effleurer une petite pâquerette du bout des doigts et là, LA ! J’ai faillis la violer sur place ! Si, c’est flippant ! Ca foutait la trouille quand tu te rend compte que les rênes du ch’val viennent de t’échapper des mimines ! En plus ces gémissements étaient d’un sexy pas possible, comment voulez vous que je résiste hein ?! J’aimerais vous y avoir vous avec une bombe chaude comme un brasier entre les bras a resté calme et serein tel le bonze tibétain que je suis pas !Bon, elle voulait jouer a ça…Et ben j’allais jouer ! et que je t’allonge, et que je te rende l’appareil. Sauf j’attaquais pas avec les mains, non madame, j’avais une langue, je savais m’en servir et on allait pas se gêner !

Seulement, c’est dur de prendre son temps parfois, mais j’avouais sans problème mérité une médaille !Elle allait me tuer…songeais je en glissant ma langue sur son petit bouton…Si, j’allais crever…Mais quelle belle mort !

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MessageSujet: Re: Chambre anonyme pour entraînement anodin | Samaël   Mar 21 Déc - 20:08

Dès l’instant où ses fesses nues étaient entrées en contact avec la surface douce et fraîche du matelas, Chloé avait eu l’impression de faire une plongée en apnée. C’était à peine si elle parvenait à respirer, alors qu’elle le sentait profiter d’elle autant qu’elle avait profité de lui. Elle n’essayait même plus de se raccrocher aux quelques brides de raison qu’il pouvait lui rester, il était déjà trop tard. Bien au contraire, elle les rejetait elle-même, pour mieux s’abandonner. Réfléchir, c’aurait été envisager que, peut-être, elle était en train de faire une énorme connerie. Du coup, elle préféré profiter de sa possible erreur au maximum, et en payer les conséquences après. Sa décision prise – inconsciemment surtout – elle ne cherchait plus à se donner des raisons de reculer. Elle se laissa donc écarter les cuisses bien gentiment, perdant ses doigts dans la chevelure brune… Doigts qui se crispèrent soudainement alors que la langue du flic s’amusait d’un nouveau jouet. Elle noua ses jambes autour de son cou et se fit violence pour ne pas l’étouffer. Dès lors, ce ne furent plus des gémissements mais des râles qu’elle exhala à chaque caresse nouvelle et délicieuse de Samaël.

Sa raison l’avait déjà quittée, c’était au tour de son corps de ne plus lui appartenir. Il bougeait sans qu’elle ne puisse – ni ne veuille – le guider. Elle n’était plus qu’une boule de sensation pure et délicieuse, enivrante. Finalement, ses mains agrippèrent ses épaules, ses ongles s’enfoncèrent par mégarde par sa chair alors qu’il démontrait encore son expertise et elle le tira vers lui. Elle le voulait sur elle, en elle, elle le voulait à elle, entièrement.

« Profite bien… » expira Chloé en le serrant contre elle.

Pour ce qui suivit, elle ne put jamais jurer de rien. Sa dernière flammèche de confiance fut soufflée par le premier coup de rein de Samaël. Elle oublia tout ce qui n’était pas eux. Elle le domina et se fit dominée, elle le caressa et le griffa, elle l’enlaça de ses jambes et de ses bras, le dévora. Elle jouit et elle le sentit jouir. Elle hurla plus d’une fois, avant de se laisser retomber, essoufflée, sur sa poitrine. D’une certaine façon, elle fut à lui plus qu’à quiconque. Une pensée qu’elle bannit dès qu’elle lui vint, mais qui resta tout de même, accrochée à sa conscience comme une moule à son rocher.

Finalement, elle s’endormit sur lui, sans avoir pris la peine de se couvrir. Et se fut le froid qui la fit se redresser brusquement, en pleine nuit. Claquant des dents, elle planta son regard dans celui de Samaël, craignant de l’avoir réveillé.
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