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 I'm not perfect ( Alexei )

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MessageSujet: I'm not perfect ( Alexei )   Sam 11 Déc - 0:28

Soulagement intense qui était le mien en ce moment. Nous avions réussi ! Ça n’avait pas été facile, le renfort d’arguments factices et de pitié totalement – ou presque – feinte n’avait pas été de trop, mais nous avions finalement réussi ce que nous avions entrepris. J’étais de retour auprès d’Ari. La petite avait retrouvé sa sœur. Nous avions un toit, ce qui était une grande amélioration. Je ne pouvais m’empêcher de sourire tout bonnement.

J’étais inquiète, évidemment, de ce qui pourrait se produire dès que j’aurais le dos tourné. Alexander m’avait paru homme honnête. Certes, fâché et renfrogné, mais je ne pensais pas qu’il reviendrait sur sa parole. C’était un soulagement que de se promener librement sans craindre de vous faire trancher la gorge au prochain tournant. Je n’étais pas dupe, je savais ce qui m’arriverait si jamais je retombais entre les mains d’Armando et ses hommes. Une vulgaire catin au corps tremblant de sévices, à l’âme charcutée. Oh, ça me faisait mal d’y penser seulement.

On m’avait séparé de mon frère, pour des raisons que je ne comprenais pas très bien. J’imaginais qu’ils voulaient lui parler seuls à seul, de façon à ce que sa pauvre femme ne souffre pas d’un long interrogatoire. Ou pour le tuer… Je ne voulais pas y songer, mais il fallait avouer que cette possibilité existait, quand bien même voulais-je la refouler au plus profond de mon esprit. Les hommes étaient des sauvages…

Je cherchais la salle de bain, l’eau, pour être plus exacte. Une chambre, peu importe, un endroit où je pourrais être moi un seul instant. Sans jouer la comédie. Une enfant perdue dans un monde de brutes. L’intimité, je le sentais, allait me manquer cruellement dans cet endroit garni de gens de toutes sortes. L’avantage, c’était que je pouvais revenir à mes premières amours : les gens et la médecine. J’allais pouvoir aider les malades et les blessés, dans la mesure de mes moyens, et ce ne seraient pas des malfaiteurs. Je ne ramènerais pas à la vie des andouilles doublées de parfaits goujats.

Ou peut-être que si, finalement.

Dans un couloir mal éclairé, au virage en U que je n’avais pas vu venir, je tombai sur un être que je n’aurais jamais voulu revoir. Que faisait-il ici ? Était-ce donc mon destin d’être prise par ces Satan en herbe ? Je veux dire, après 2 semaines intenses, fallait-il que je me fasse reprendre une heure seulement après mon arrivée ?

Alexei…

Je hurle mon horreur, cri aigu qui se répercute avant de se perdre, étouffé par ma peur de cet homme lié aux Hors-La-loi. Je m’écrase contre le mur, repliée en position fœtale, les mains devant le visage.

- Je vous en prie…
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Dim 12 Déc - 21:24

Cette fois, je ne pouvais plus rien faire. Que voulait-il de plus ? J'avais réussi, au prix du plus gros effort de ma vie, à lui pardonner d'avoir replongé. Moi qui détestais tant les junkies et qui l'avais immédiatement condamné lorsque j'avais appris ce passé, j'étais parvenu à passer outre le fait qu'il ait osé retoucher à la drogue alors qu'il devait protéger ma fille et ma petite-fille ! J'avais été prêt à faire ce pas en avant, j'avais été prêt, à défaut d'une véritable entente, à tenter une réconciliation à l'amiable, ne serait-ce que pour le bonheur de Katarina. Il m'avait repoussé sans même réaliser à quel point je faisais preuve d'abnégation à son égard, sans penser le moins du monde à Katarina. Égoïste. En bon drogué qu'il était. On pouvait m'accuser de tous les maux du monde, non, jamais je ne serais aussi égoïste qu'un junkie !

Et pourtant, c'était moi qui ne pouvais voir Lena - même si j'avais profité de quelques minutes volées d'une manière quelque peu irrespectueuse à Katarina - c'était moi qui étais le grand méchant loup, c'était moi qui était infréquentable. Mais grand Dieu, jamais je n'aurais eu l'idée de sombrer dans la drogue alors que j'avais une femme et une fille sur laquelle veiller ! J'étais passé exactement par les mêmes épreuves que lui, et je n'avais échoué en rien, alors que lui avait tout gâché, d début à la fin. Et Katarina s'obstinait à rester avec lui, à le protéger et le défendre, à l'aimer...

Peine perdue. Je ne gagnerais jamais contre lui. Si même en faisant cela, il conservait l'amour de ma fille, alors je ne pouvais plus rien. Il n'empêchait que la sensation durable de l'injustice battait durement en moi, se rappelant dès que la moindre chose me rappelait Ethan. Et ici, tout me rappelait Ethan. J'étais obligé de le voir aux horaires communs - je ne pouvais tenter de voir Lena de loin sans qu'il soit là aussi. Dès que je croisais Katarina, je me souvenais qu'elle était à présent à un autre. Et à chaque fois que je songeais à l'endroit où j'étais, je pensais que j'étais sous la férule non pas d'Alexander ou Aaron, mais Ethan... Ethan... Toujours Ethan !

Je le haïssais !

Je le haïssais, et de nouveau, alors que j'arpentais les galeries simplement pour retourner à ma chambre, je serrais les poings en pensant à lui. Et qui m'aurait détourné de mes rêves d'anéantissement si un cri n'avait pas soudain résonné ?

Oh mon Dieu, cette supplique... Ce visage... Je le distinguais mal dans l'ombre, mais alors que je m'approchais, je n'eus plus aucun doute sur l'identité de celle qui était en face de moi.

- Diane ? m'étranglai-je.

Oh merde. J'essayais de me souvenir ce que je lui avais raconté sur moi lorsque nous nous étions rencontrés. La tornade. Je m'en souvenais comme si c'était hier. Nous avions été coincés ensemble pendant trois jours qui m'avaient semblé une éternité, et alors que nous aurions pu nous entendre, deux étrangers loin de leurs racines, j'avais été très rapidement d'une humeur massacrante et j'avais mis fin à toute amitié qui aurait pu naître entre nous. Elle m'énervait tellement à trembler de peur que j'avais fini par m'en prendre à elle, inventant les pires horreurs à mon compte, lui avouant tout de mon ancienne vie et des liens qui m'unissaient à Armando en les exagérant grandement. J'avais omis de préciser que j'avais abandonné cette vie lors de la guerre... Pendant ces trois jours enfermés ensemble, la seule chose qui m'amusait un tant soit peu était de voir la terreur au fond de ses grands yeux de biche effrayée. Oui, j'avais été mesquin, cruel. Mais tout l'effrayait tellement, de toute manière... Et je ne pensais pas la revoir un jour.

Or, voilà qu'elle était à la Communauté. Se recroquevillant de terreur sous mes yeux glacés qui l'avaient tant effarouchée. Quelque chose me disait que j'étais dans les ennuis jusqu'au cou, si l'envie lui prenait de répéter ce que j'avais inventé pour éloigner mon ennui... Je m'agenouillai pour être à sa hauteur.

- Qu'est-ce que tu fiches ici ? Tu es arrivée quand ?
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Mar 21 Déc - 18:34

- Diane ?

Non, non, non ! Je ne voulais pas être Diane. Je ne voulais même pas être là. Je voulais être enterrée six pieds sous terre ou noyée dans des litres d’eau. N’importe où serait mieux qu’ici où l’enfant du diable avait refait surface. Son visage n’était pas de ceux qu’on peut oublier, vieilli, creusé par le crime, mesquin. Ses petits yeux brillants et emplis de malice… Oh ! Pitié, qu’avais-je fait aux dieux pour qu’ils me haïssent tant ?

Trois jours. Trois petits jours pendant lesquels j’avais été plus proche de l’hystérie que j’avais auparavant. Chez Armando, il y avait toujours une fuite possible. Je pouvais m’enfermer dans les toilettes pour pleurer tout mon soul et ressortir un peu plus forte. Mais dans cette grotte avec la tempête qui faisait rage à l’extérieur, nul échappatoire. Des horreurs racontées dans la noirceur, ponctuées de mes cris d’angoisses et de mes sanglots étouffés. L’entrée était bloquée et de toute façon sortir dehors équivalait à un suicide terrible. Je devais donc endurer Alexeï et ses longs monologues. Quoi de plus affreux qu’entendre un homme se vanter de ses crimes ? Du sang versé et surtout, surtout, de ses liens avec Armando Venezzio, l’homme qui glaçait mon sang à chacune de ses respirations.

Ces jours avaient été une torture. J’en gardais de très mauvais souvenirs, mais il fallait dire que mon destin était peut-être d’être traumatisée pour le reste de mes jours – jours qui ne devraient plus être très longs puisque l’homme devait être envoyé ici pour me récupérer et me faire souffrir le martyr avant de m’exécuter. Ah, mon pauvre frère que je ne reverrais plus jamais, cette paix intérieure si courte que j’allais de nouveau perdre.

À travers mes doigts, je pouvais voir son visage troublé se rapprocher de plus en plus du mien. Apparemment, il ne s’était pas attendu à me trouver dans les parages. De pire en pire ! Il était venu pour quelqu’un d’autre et nous allions être deux à hurler de douleur. Mon esprit ne voulait pas croire qu’il habitait bel et bien à la communauté et qu’il n’allait pas me faire du mal ; forcément, un malfrat tel que lui allait vouloir tuer tout le monde et ne pouvait être là pour se racheter. Il était profondément mauvais.

- Il y a une heure. Un peu plus. Je suis venue ici avec mon ma…

Et merde ! Il allait tout faire gâcher. Alexeï savait que je n’avais pas de mari et il était plutôt impossible que je me sois fiancée entre temps. Par contre, il savait que j’avais un frère, parce que je l’avais si souvent appelé depuis notre cachette de fortune. J’étais foutue. Carrément foutue. Alexander, le chef au regard si froid, allait nous assassiner. Aristide au moins, quant à moi… De toute façon Alexeï se serait chargé de moi avant qu’il puisse même l’apprendre.

- S’il te plait, Alexeï, s’il te plait…

S’il te plait quoi, au juste ? Je ne savais pas si je priais pour une mort rapide ou pour sa clémence. Au fond, ça revenait peut-être au même.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Ven 24 Déc - 3:50

Une heure seulement ! Allons bon, elle ne connaissait encore personne, n'avait certainement parlé à personne, et... Son mari ? Lorsque je compris quel était le dernier mot sur lequel elle s'était arrêtée, avait buté, je sentis un sourire étirer mes lèvres. La situation allait peut-être se retourner à mon avantage finalement... Son mari, mais bien sûr. Je savais pertinemment qu'elle n'avait pas d'époux. Et visiblement, vu ses supplications, c'était quelque chose qu'elle n'aurait pas dû laisser échapper. Je passai les doigts sous son menton et la forçai à relever son visage, plongeant mes yeux dans les siens. Tu te tairas, Diane, ou je parlerai aussi. Simple et efficace. Et cette pauvre fille s'effrayait tellement d'un rien qu'elle n'oserait jamais passer outre. J'aurais même pu la terrifier sans chantage, suffisamment pour m'assurer qu'elle se taise, mais autant avoir un filet de sécurité puisque j'en avais la possibilité.

- S'il me plaît quoi ? fis-je sèchement. Je n'ai pas envie de te plaire, Diane. Tu ne m'intéresses en rien. Pourquoi ferais-je des efforts pour toi ?

Nouveau sourire carnassier, sourire de prédateur. Fascinant et tellement effrayant. Je savais exactement ce que je faisais et où j'allais. Je l'avais fait tellement souvent ! Cela faisait du bien de retrouver un Alexeï que je connaissais et que je maîtrisais. Aussi horrible fût-il.

- Tu ne m'avais pas parlé de ton mari, dis-moi, pendant ces quelques jours où nous avons pu nous faire des confidences... Ce n'est pas très gentil. Moi, je t'ai parlé de mon meilleur ami. Armando Venezzio, tu te souviens ?

Je caressai sa joue. Pauvre petite chose. Je me relevai en la laissant se recroqueviller sur elle-même. Vas-y, tremble, Diane, crains ce que je peux te faire, imagine-toi tout ce qui pourrait t'arriver, même si c'est impossible ; peu m'importe, tu n'en seras que plus effrayée. Après quelques secondes pendant lesquelles je me contentai d'attendre simplement que mes paroles fassent effet mais qui durent lui paraître absolument interminable, je chuchotai d'une voix oppressante :

- A moins, peut-être, qu'il ne faille pas parler de ton mari ? Qu'il ne faut pas que l'on sache que c'est ton mari ? Ou bien à l'inverse, tu as fait croire que tu en avais un alors que c'est faux...

Je haussai les épaules.

- Je préférerais la deuxième solution. Cela me blesserait, vraiment, de savoir que tu m'as caché quelque chose d'aussi important, et tu sais comment je suis lorsqu'une personne me blesse.

Juste quelques secondes pour la laisser se remémorer quelques-unes de mes anecdotes exagérées.

- Enfin, tu as l'occasion de te rattraper. Tu devrais en profiter.

Et voilà. En mon pouvoir. Si facile, si jouissif. Adieu, Diane, tu t'es perdue, tu m'appartiens.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Jeu 30 Déc - 15:20

Affreuse sensation que sa peau sur la mienne. Ses doigts allongés, semblables à des pattes d’araignées qui raclaient ma peau. J’avais peur de ce qu’il allait faire. De sentir de nouveau ses mains puissantes sur mon corps ; il était le meilleur ami d’Armando, il devait avoir les mêmes réflexes. Une gifle pour chaque larme. Un coup pour chaque gémissement. Et, pire que tout, ses mains et celles de ses acolytes sur mon corps détruit, passant outre mes vêtements salis… J’en frissonnais d’avance. Oh, non, je ne voulais pas plonger dans ses grands yeux de mafieux, aussi froids que l’hiver sibérien.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Comment un homme aussi répugnant que toi peut vivre dans un tel havre de paix ?

Bien réfléchi, je pouvais effectivement le menacer à mon tour. Après tout, quitte à mourir ici et maintenant, autant le faire dignement. Dans ma jeunesse, je n’avais pas été la biche terrifiée. J’étais un loup, timide et réservé, qui ne se sentait puissant qu’en meute. Qui avait une fierté…

- Tu pourrais faire des efforts parce que, sinon, je peux très bien avouer à tout le monde les horreurs que tu as faites. Et il y en a tellement.

Son sourire cependant était celui d’un prédateur qui n’aurait eu aucun scrupule à s’attaquer à un loup, alors pour ce qui était d’une biche… Ma lueur d’assurance s’éteignit aussitôt. Allons donc, qui étais-je pour même penser m’opposer à lui ? Un tel criminel n’avait rien à faire d’une si petite fille. Alexeï pouvait facilement me tordre le cou d’une seule main et boire son thé de l’autre. Force. Aucuns scrupules. Sa main pourtant était douce contre ma joue, mais je pense que c’était pire ainsi. Comme une promesse d’une longue agonie. Je la repoussai violemment en me recroquevillant encore plus.

- Ne me touche pas !


Je ne voulais plus que personne ne me touche. Même pas Aristide. Pas quand ma peau était bleue et verte à plusieurs endroits. Je ne voulais même pas qu’on effleure mes coupures pourtant bien guérie. J’avais trop vu mon sang couler, cette dernière année. S’il n’y avait eu que la douleur, aussi. Si seulement je n’avais pas envie d’hurler chaque fois que quelqu’un effleurait malencontreusement mon ventre ou ma poitrine en passant trop proche de moi. Marquée à vie.

Il avait un sens de l’humour noir et pourri. Même si j’avais eu un mari, ce n’était pas exactement le type de personne à qui j’aurais eu envie d’en parler. Comme si j’en avais eu le temps, d’ailleurs, entre ses délires meurtriers et ses fanfaronnades. L’homme le plus proche d’Armando… Je frissonnai. J’avais si peur ! Mais peut-être, ô peut-être, que si je parlais suffisamment avec lui, un membre de la communauté viendrait avant qu’il ait le temps de me charcuter.

- Je n’ai pas de mari. On n’avait pas le choix ! Ari ne s’entend pas très bien avec le chef de la Communauté… Alors on a pensé que tout se passerait mieux si sa femme était si affreuse à voir grâce à tes petits amis !

Oups ! C’était de trop. J’essayai de me relever en suivant le plus possible le mur. Toute petite, invisible.

- Ari est mon frère.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Lun 17 Jan - 12:20

Elle n'était pas très aimable, la petite grecque frêle et abîmée, le joli bout de chou meurtri et traumatisé, elle ne se défendait pas si mal que cela pour une biche traquée. Ceci dit, ce n'était pas m'insulter qui me ferait changer d'attitude. Tu peux me dire que je suis répugnant, que je suis un monstre, je m'en moque, je me moque de tes sentiments ! Il n'y a pas beaucoup de personnes dont le ressenti m'intéresse et tu n'en fais assurément pas partie. Tout ce qui m'importe, c'est que tu ne donnes pas ton opinion de moi à ces personnes. Ce dont elle me menaça tout de suite après.

Bien sûr. Diane était peureuse, mais ne manquait pas d'intelligence pour autant. Elle avait tout de suite deviné que j'étais intrus ici, et qu'elle pouvait me perdre, même si elle ne savait pas exactement pourquoi. Elle avait précisément deviné ce que je ne voulais surtout pas qu'elle fasse. Arriverais-je à la convaincre ? J'ignorais du tout au tout pourquoi elle mentait sur son mari, et je me demandais si ce détail avait une importance suffisamment grande pour peser dans la balance. Elle paniquait, rejetant violemment ma main. J'eus de nouveau un léger sourire. Un simple contact pour lui faire prendre peur, pour la menacer et lui faire comprendre que si elle disait un mot de trop... C'était bon à savoir. Je devinais ses hématomes à présent dans la pénombre, et eussent-ils été sur n'importe qui d'autre qu'elle, j'aurais grimacé. Je savais qu'elle avait été chez Armando et je me doutais qu'elle n'avait dû guère apprécier de travailler pour lui. Elle en avait visiblement subi les conséquences. Mais si cela pouvait me rendre service...

Et puis elle me lâcha toute la vérité. Ah oui, Ari, ce nom me disait quelque chose, son prénom complet était Aristide si je me souvenais bien. Elle n'avait cessé de l'appeler pendant ces trois jours, tellement agaçante avec son Ari chéri que j'avais fini par maudire les cieux de l'avoir fait naître. Apparemment, il faisait partie de la Communauté, je ne le connaissais pas mais il fallait dire aussi que j'avais retenu très peu de noms. A part les leaders, Katarina et les gens avec qui elle était le plus souvent, et les personnes susceptibles de s'occuper de Lena... Je ne m'étais pas intéressé aux autres. J'avais toujours ce réflexe, de m'intéresser seulement aux personnes qui pouvaient m'être utiles. Ou pour lesquelles je ressentais quelque chose de trop fort... Ethan, par exemple, ne me servirait jamais à rien à part placer des obstacles sur ma route. Mais je le détestais tellement que jamais je ne pourrais être indifférent envers lui. On n'a rien sans rien...

Un léger rire s'échappa de mes lèvres lorsqu'elle se releva tout doucement, et commença à marcher le plus discrètement possible, tellement collée aux murs que de la poussière s'accrochait à elle. Croyait-elle pouvoir s'en aller ainsi l'air de rien ? Je plaçai mon pied contre le sien, juste devant, alors qu'elle le faisait glisser au sol. Bloquée. Nous étions debout, et elle était dos au mur dans tous les sens du terme. J'étais contre elle, tout près, trop près, et je m'appuyai d'une main contre le mur, une main que je posai juste à côté de son visage, effleurant ses mèches aile-de-corbeau au passage.

- Il ne s'entend pas très bien ? Pour que tu te mettes dans un état pareil, les deux doivent plutôt se haïr. Qu'a-t-il fait à Alexander, ton très cher Aristide ?

Je me moquais ouvertement d'elle. Son adorable frère n'était donc pas un ange sur terre. J'étais mitigé quant à Alexander, mais une chose était sûre, cet ancien militaire avait un sens de l'honneur, une fidélité et une force morale exemplaires. Enfin, toutes sortes de choses qui généralement m'énervaient mais qu'on ne pouvait objectivement que louanger. Pour lui déplaire à ce point, il fallait sans nul doute avoir trahi sa confiance d'une façon très grave. Et sans doute qu'apprendre qu'il avait fait passer sa sœur pour sa femme ne ferait que l'enfoncer davantage.

- Tu sais pourquoi je suis ici, Diane ? Parce que ma fille est ici aussi. Et tu sais avec qui elle vit ? Ma fille, c'est Katarina Jones, la femme d'Ethan Jones, un leader aussi, et ami d'Alexander. Ça m'étonnerait qu'il apprécie d'apprendre qu'Aristide, en plus de ce qu'il a déjà fait, ajoute un inceste à sa liste, même faux. Tu étais au courant que ce n'était pas très moral, quand même, non ? Ou il y a plus de liberté à ce sujet en Grèce ?

Inceste, oui, le mot était très fort et je savais que c'était pousser que de l'employer. Mais je le faisais pour la pousser à bout, j'avais besoin de lui faire perdre ses moyens pour être absolument certain que la frayeur serait trop forte pour qu'elle parle. C'était une question de sécurité. Si je ne lui faisais pas miroiter ce qui risquait d'arriver si elle disait ce qu'il ne fallait pas avouer, elle finirait par ne plus comprendre pourquoi elle devait se taire. Et elle parlerait, réjouie à l'idée de pouvoir faire partir quelqu'un tel que moi de la Communauté. Non, non, il fallait surtout qu'elle garde ce passage trop bavard de ma vie derrière ses lèvres scellées.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Dim 30 Jan - 14:50

J’allais céder à la panique s’il continuait ainsi. Ah non, attendez, je rectifie : je cédais déjà à la panique. Bien réfléchi, mon idée de longer le mur ne me semblait plus si formidable que ça. Dès que mon pied avait buté sur le sien, j’avais compris que je n’irais plus nulle part. Sa main qui emprisonnait ma fuite, effleurant, lorsque je bougeais trop, mes cheveux et mon épaule, m’inquiétait plus que tout le reste. Une telle posture ne m’annonçait rien de bon en général. Surtout pas lorsqu’elle était adoptée par… par… un monstre, rien de moins !

Son corps presque plaqué au mien fut la goutte qui fit déborder le vase. Il pénétrait ma bulle de tranquillité – qui s’était considérablement élargie depuis une certaine captivité – et, pire que tout, j’avais un accès incroyable à ses yeux délestés de toute conscience. Dans ses pupilles, nulle lumière : le noir était dominent, chargé de haine et de rancune. De méchanceté, si j’oserais le dire. Et j’étais là, à quelques centimètres de lui, seule destinataire de ce sentiment dévastateur. Oh, Seigneur, faites donc que quelqu’un entre dans ce maudit tunnel où je n’aurais jamais du me trouver ! Nous serions-nous trouvés dans une salle commune au moment de son apparition, un simple cri l’aurait réduit en miettes. Tout le monde l’aurait condamné, sans que mon frère ne soit mis en mauvaise posture. Mais non. Le destin s’acharnait encore sur sa victime préférée – ce n’était pas vrai, en fait, il y avait pire. Ces femmes qui étaient toujours sous l’emprise du meilleur ami d’Alexeï. Cet homme qui hanterait mes rêves éveillées comme mes cauchemars jusqu’à la fin de ma vie.

Sentant venir une crise de panique, je ne fis rien pour la retenir. Peut-être que ça le forcerait à se décoller pour s’enfuir en criant. Ma respiration se faisait hachée, rapide, et je savais que je risquais l’hyperventilation à continuer ainsi, mais je n’en faisais pas grand cas. Les larmes chaudes brouillaient peu à peu ma vision et se répandaient sur mes joues, brûlantes de terreur, pour venir s’écraser à divers endroit – dont la main de mon bourreau. Je tournai la tête en sanglotant toujours, lasse de voir ce visage cruel et mesquin. Mon corps tremblait comme une feuille, de froid, de faim, de faiblesse. Et de peur, la maudite peur qui me tenaillait et qui me réduisait en poussière. J’avais envie de hurler.

- Me penses-tu assez idiote pour te dire ce qu’il a fait de mal si tu l’ignores ? Είστε idiot! Και θα ουρλιάσω εάν εσύ t' μην απομακρυνθείτε

Peu m’importait qu’il ne comprenne pas ce que je lui disais. D’ailleurs, même la langue commune que nous utilisions n’avait pas du lui être très claire, partagée entre mes pleurs et mes reniflements. Tant mieux. Je n’avais pas envie de lui offrir quoi que ce soit qui lui ferait plaisir. Je ne lui dirais jamais ce qu’Aristide avait fait. Et grand bien lui fasse si quelqu’un d’autre lui apprenait, mais je persistais à croire que lui seul pouvait comprendre nos gestes désespérés… parce qu’il savait exactement comment on nous traitait par ailleurs. Même s’il s’en fichait comme de sa première soupe de poulet.

- Et tu sais quoi Alexeï ? J’en ai rien à faire de ta fille, rien non plus à cirer de tes relations. Si tu as vraiment tout sacrifier pour ta petite famille, tu peux bien comprendre que je le fais aussi pour la seule famille qu’il me reste !

Je me retournai de nouveau pour lui faire face, mes yeux lançant des dards cette fois. Je m’écrasai de nouveau en me butant à son sourire pédant, mais il me restait assez de consistance pour m’indigner.

- L’inceste ?! Mais tu es vraiment aussi con ou tu le fais exprès ? On ne couche pas ensemble. Un simple test d’ADN suffirait à le prouver !

Mais bien entendu, les tests d’ADN n’existaient plus en ces temps obscurs.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Mar 1 Fév - 21:57

Me croyait-elle vraiment si stupide que je ne saurais pas savoir ce qui s'était passé ? Elle rêvait éveillée, la petite Diane. Dans une Communauté de plus de cent personnes, même si l'on n'est pas très apprécié, il est très facile de faire marcher les ragots, d'autant plus pour quelqu'un comme moi. La faute du si parfait Aristide avait été jusqu'à le faire chasser de la Communauté, hein ? Alors tout le monde était forcément au courant, c'était quelque chose de trop gros pour que l'information n'ait pas été diffusée, même involontairement. Ce serait encore plus facile d'obtenir cette information que de la faire taire ! C'est toi l'idiote, Diane, oui, tu es encore plus bête qu'une oie. Je rétorquai d'un air méprisant :

- Oui, tu n'es qu'une idiote, Diane ! Une petite idiote doublée d'une trouillarde. Sinon, je te signale que me menacer en grec ne sert pas à grand-chose - au cas où tu ne le saurais pas, je ne parle pas cette foutue langue.

En même temps je n'avais pas grand-chose à faire de ce qu'elle avait pu me dire là. Si c'était vraiment des menaces, elle les aurait dites en anglais, elle n'était pas suffisamment conne pour baragouiner quelque chose qui aurait pu me calmer dans un dialecte incompréhensible pour moi. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire à ce qu'elle me dit ensuite. Ses faux sursauts d'énervement, si inutiles, si pauvres et sans le moindre intérêt autant pour elle que pour moi, me faisaient rire, oui. C'était juste pour le plaisir de me crier dessus, et ça ne me faisait ni chaud ni froid.

- Grand bien te fasse, ma chérie ! Je me fiche que tu ne t'y intéresses pas. Cependant, je me suis dit que ça pouvait faire tilt quand même... Si je me débrouille bien, et tu sais que je me débrouille toujours très bien pour ce genre de choses, je peux briser le joli petit couple que tu formes avec ton frère. Vous pourrez aller crever dehors et personne n'en aura rien à faire !

Je cessai de sourire et mon regard devint encore plus froid alors que je la clouai au mur par la seule force de mes prunelles bleues.

- Mais je me désintéresse autant de ta famille que tu le fais de mes relations, comme tu dis si bien. Peu m'importe ton Aristide. Et surtout, peu m'importe ce que tu deviendras, toi, si tu finis dehors sans protection !

Et elle continuait à crier. Comment pouvait-on être à la fois aussi terrifié et révolté ? Elle se recroquevillait devant moi, tout son corps me hurlait de la laisser tranquille, mais elle trouvait encore le courage de me hurler dessus. Quel dommage qu'elle soit si peureuse, quel gâchis ! J'effaçai une larme de sa joue, presque tendrement. Cela aurait pu fonctionner si mon regard n'avait pas été aussi cruel. Je savais quel effet je pouvais faire aux gens simplement en les regardant avec une certaine force. Je m'en étais tellement servi !

- Malheureusement pour toi, ma douce, par les temps qui courent, les tests de ce genre se font rares...

Je la pris sèchement par le menton, serrant mes doigts durement sur son joli visage, lui faisant mal physiquement pour la première fois. Je la forçai à me regarder droit dans les yeux :

- A toi de voir. De toute façon, tu sais ce que tu as à faire pour que je vous laisse apprécier votre mensonge en paix. Enfin, ce que tu ne dois pas faire, plutôt.


Dernière édition par Alexeï Kuryenko le Lun 28 Fév - 1:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Mer 9 Fév - 0:29

Connard. Je fermais mes yeux pour ne plus le voir, mais ça ne fonctionnait pas. Il était toujours là, éclat d’yeux méchants, lumineux. Je sentais son souffle sur ma peau, son corps trop proche du mien. Je savais que j’allais me briser d’un instant à l’autre. M’écraser dans ses bras où je mourrais, aussi inutile qu’un pantin. Je laissai échapper un lourd sanglot avant d’essayer autre chose – l’imaginer, tel le diable qu’il était, brûler en enfer alors que je vivais au paradis pour l’éternité avec mon frère. Mais j’étais trop impure, non ? Que ce soit ma faute ou non n’importait pas, souillée, prostituée, ma place était à ses côtés dans les flammes éternelles. J’en aurais hurlé. Je préférai ouvrir les yeux, fuyant cependant ses iris de serpent. Qu’il pense donc que je n’étais qu’une trouillarde, je n’en avais pas grand-chose à cirer. Oui, j’étais une idiote. Mais pas pour les raisons qu’il croyait. Et n’importe qui aurait tremblé face à Armando, il n’y avait que lui – son meilleur ami ! – pour ne pas le réaliser.

- Je préfère être une trouillarde qu’être une foutue meurtrière doublée d’un violeur et d’un batteur de femmes !

Voilà, c’était dit. Ce que j’avais pensé tout au long de ces longs mois passés à l’infirmerie. Peu importe ce que ces gars pouvaient dire sur moi, que j’étais une pauvre gamine, que j’étais immature, que je ne savais pas m’amuser. Je n’en avais rien à cirer. Je me le répétais inlassablement : je valais mieux qu’eux. C’était ça qui me gardait en vie, en un sens. Savoir que tout n’était pas perdu. Même si le rire d’Alexeï donnait l’impression du contraire.

- Si ! Les gens honnêtes en auront quelque chose à faire. Au cas où tu n’aurais pas encore remarqué, les gens normaux n’aiment pas voir crever des brebis pendant que les loups festoient. Il n’y a que toi ici pour te réjouir de la mort des innocents.

J’espérais dire vrai. Je n’étais pas tout à fait certain qu’Alexander n’aurait pas proclamé un grand festin en l’honneur du départ de mon frère, mais il en restait qu’il était bon. Tout le monde l’était. Ils ne disaient rien, mais je sentais la sollicitude des femmes lorsqu’elles me souriaient timidement. En une heure seulement ici, j’avais vu plus de bonnes volontés que ces dernières années réunies. Mais les bonnes volontés ne ruinaient pas les prunelles de glace de mon adversaire, pas plus qu’elles ne m’aidaient à m’éloigner du mur. Je me forçai à me rappeler comment on respirait.

- Bien entendu. Que Diane se gèle, qu’on la retrouve et qu’on lui fasse souffrir milles morts, le grand Alexeï s’en fiche. Mais que sa fille Katia ou peu importe pose seulement la moitié d’un orteil dehors et c’est le drame. J’adore ton empathie.

Je n’espérais pas vraiment qu’il change d’avis. Je savais pertinemment qu’il ne réagirait pas à cette simple broutille, mais quitte à crever là, tout de suite, entre ses mains, autant dire tout ce que j’avais sur le cœur, non ? Et j’en avais tant…

Malheureusement pour moi, Connard de première ne semblait pas comprendre que la seule foutue chose que je désirais c’était qu’il me foute la paix. Ses doigts qui essuyaient mes larmes étaient la meilleure blague. Chez n’importe qui, ce geste aurait témoigné d’une tendresse et d’une compréhension qui aurait été la bienvenue. Chez le Russe, c’était une menace voilée. Aussi fragile qu’une larme, il pouvait m’écraser en un instant. Je serrai aussitôt les poings, la mâchoire crispée, mais contrairement aux apparences, ce n’était pas pour le rabrouer encore une fois. En fait, je me concentrais pour ne pas m’évanouir sur l’instant. J’avais beau le répéter, il ne comprenait pas. Je ne supportais pas qu’on soit aussi près de moi. Je n’en voulais pas ! Je voulais juste qu’il s’en aille, qu’il crève. Je voulais me réveiller dans ma petite maison en Grèce et me rendre compte que tout ça n’était qu’un cauchemar. Je voulais mon père pour me protéger.

- Recule ! fis-je, voulant être sèche, mais ne réussissant qu’à émettre un glapissement ne traduisant que trop mes craintes. Mais un tel homme n’aurait aucun plaisir à voir une femme brisée à ses pieds. Il préférait briser. Non ?

Sa main qui emprisonnait mon visage me fit échapper un cri. C’était exactement ce que je craignais. Il s’était toujours contenté de me menacer avec des mots. Là, il me faisait mal. Vraiment très mal. Mes mains agrippèrent son poignet gauche pendant que j’acquiesçais.

- Je ne dirai rien ! Tant que tu ne diras rien !

Mais malgré tout, il ne me lâchait toujours pas.
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MessageSujet: Re: I'm not perfect ( Alexei )   Sam 12 Fév - 2:49

Moi, un meurtrier ? Jamais ! Le seul crime que j'avais commis était très loin des raisons qu'elle aurait pu s'imaginer. Et je n'avais jamais violé ou battu une femme, je n'avais jamais couché avec une prostituée. Je n'étais pas aussi noir qu'elle voulait bien le croire - mais en l'occurrence, cela m'arrangeait plutôt qu'elle me croie capable de tout cela. Qu'elle imagine un peu tout ce que je pouvais lui faire. Qu'elle m'imagine tuer son Aristide en la laissant en vie, elle, afin qu'elle voie toute l'horreur et la responsabilité de son acte si elle me dénonçait. Qu'elle m'imagine abuser d'elle et de son corps si beau, si frêle, afin de la détruire un peu plus. Sa langue n'en serait que mieux liée.

- Sois la première, et je serai le deuxième. Comment m'échapperas-tu ?

Elle préférait peut-être être la trouillarde, mais elle avait le mauvais rôle. Elle vivait désormais dans un monde où c'était la loi du plus fort, la petite biche. Je la savais capable de grandes crises de colère, mais contre moi, la peur l'avait toujours emportée. Un sursaut de révolte contre des décennies d'angoisse. Elle essayait de m'atteindre en me jetant mes horreurs, inventées ou non, à la figure, mais cela ne m'atteignait pas, malheureusement pour elle. Que m'importait qu'elle m'insultât ainsi ? Tout ce que je voulais, c'était qu'elle se taise en public. Si pour cela, il lui fallait passer ses nerfs sur moi en privé, en me jetant mes torts au visage, grand bien lui fasse. Je survivrais à la hargne d'une biche aux sabots de velours. Je ne compris même pas ce qu'elle me dit lorsque je lui caressai la joue, sa voix étranglée dans sa gorge, noyée dans les sanglots et la terreur. Toutefois, cela ne pouvait être que bon signe pour moi. Je ne souris pas lorsqu'elle me dit enfin ce que je cherchais à entendre depuis le début de notre conversation. Mais je ne la lâchai pas pour autant.

- Je ne dirai rien, tant que tu ne diras rien, répétai-je, confirmant ses intentions et affirmant les miennes.

Ma prise se desserra légèrement.

- Tu vois. Je ne suis pas un homme compliqué. Cela me suffit.

Je la lâchai enfin, et m'en retournai de nouveau vers ma chambre comme si de rien n'était.

- Ravi que nous ayons pu nous mettre d'accord ! lançai-je par-dessus mon épaule.

Je n'étais pas ravi, après Ethan, de me faire un deuxième ennemi officiel au sein de la Communauté. Mais au moins Diane était-elle sous mon emprise désormais.

Le problème, évidemment, était que j'étais sous la sienne aussi. Mais j'aurais difficilement pu faire mieux. Je devrais composer avec cela à partir de maintenant...
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