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 Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]

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MessageSujet: Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]   Mar 14 Déc - 11:22

Les paroles de ma fille dansaient dans ma tête. Sa fureur et la douleur qu'elle m'avait infligée résonnaient encore en moi. Présentement, rien ne m'aurait plus fait plaisir que d'étrangler Ethan, après l'avoir copieusement frappé, torturé, et rendu impuissant à se défendre, et je serrais les poings, me crispais tout entier, sentais mon pouls s'accélérer alors que je me dirigeais vers sa chambre où il se reposait encore de sa désintoxication. Mais pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, je n'allais pas commettre un meurtre, non, j'allais essayer d'entamer une réconciliation avec mon pire ennemi - nonobstant ce très cher Armando.

Je le haïssais, mais j'aimais Katarina plus que je le haïssais. Et si pour récupérer Katarina, il me fallait m'entendre avec Ethan, j'y étais prêt. Il était le père de Lena, il avait sauvé la vie de ma fille, je m'efforçais de réunir tous les arguments parlant en sa faveur alors que je me dirigeais vers lui. J'avais cherché des idées pour réussir à l'amadouer, mais j'étais trop furieux et rien ne m'était venu à l'esprit ; seulement je n'avais pas l'intention d'attendre plus longtemps. Je voulais retrouver ma fille, j'en avais assez des hauts et des bas que nous traversions ! Alors faute de mieux, tout ce que j'avais trouvé, c'était de retourner dans la chambre d'Inessa récupérer la photo de mon ancienne famille qu'elle m'avait jeté à la figure : Sonja et moi, tenant dans nos bras une Katarina encore nouvelle-née... C'était un prétexte comme un autre pour entamer la conversation, non ? Je pourrais toujours la lui donner pour Katarina, même si j'étais presque certain qu'elle possédait déjà ce cliché.

Retourner dans l'ancienne chambre d'Inessa, qui n'avait toujours pas été redonnée, m'avait tordu le coeur et les entrailles. La voir vide et impersonnel m'avait fait presque monter les larmes aux yeux. Elle me manquait terriblement, et pendant un instant, je n'avais pas pu repartir, m'asseyant sur le lit, en caressant la couverture défaite, me souvenant de tout ce que nous avions fait, tout ce que nous avions dit, tous ces jeux de mots et ces esquives et ces batailles que nous avions menées pour être celui qui avait une longueur d'avance sur l'autre. Je me souvenais de ses yeux sauvages et brillants, je me souvenais des déliés de son corps, et son absence me crevait le coeur, me creusait un trou dans la poitrine. J'avais besoin de la sentir contre moi et avec moi.

Mais elle n'était plus là.

J'avais fini par me lever, me dirigeant vers la chambre de ma fille et de son beau-fils. Entre me souvenir d'Inessa et devoir supporter Ethan, j'aurais préféré de loin la première solution, mais il fallait bien que je le fasse un jour.

Je voulais prouver à Katarina que je savais faire des efforts. Que je n'étais pas aussi égoïste qu'elle voulait bien le croire. Que je n'en voulais pas tant que ça à Ethan. Et malgré l'effort monumental que je devais accomplir pour lui démontrer tout cela, je le ferais.

Inspire, expire. Une fois arrivé devant la porte, je frappai trois légers coups en priant pour qu'il ne me réponde pas. Je savais que Katarina était à l'infirmerie et qu'il était ici, je savais que nous serions seuls tous les deux. Avec un peu de chance, il dormait. Faites qu'il dorme et que je puisse m'en aller sans avoir à lui adresser aimablement la parole. Mes espoirs éclatèrent en mille morceaux lorsque je l'entendis m'inviter à entrer. Aha. S'il savait qui était derrière la porte, il n'aurait peut-être pas pris un ton comme cela. Trop aimable pour moi. Chaque fois que l'on s'adressait la parole, nos voix étaient chargées de tension, et je me doutais que cette fois-là ne ferait pas exception.

J'ouvris la porte et la refermai en m'y adossant. Je cherchais mes mots. Je ne savais pas vraiment comment entamer la conversation et je commençais à me dire que j'aurais peut-être dû y réfléchir avant. Mais j'étais tellement en colère contre lui et contre ce que je me sentais obligé de faire que je n'y avais même pas pensé. Finalement, j'ouvris la bouche et entamai avec difficulté :

- Écoute... Je suis venu... te présenter mes excuses.

Ça, j'avais dû l'arracher de ma gorge pour réussir à le dire, mais au moins c'était fait, le plus dur était passé.

- Je sais... que tu aimes Katarina, et que tu la rends heureuse. Je sais que je n'aurais pas dû forcer la main à Lilly pour voir Lena sans ton autorisation. Je sais que j'aurais dû te faire un peu plus confiance. Je regrette.

Ça c'était vrai, mais seulement en partie. L'avoir blessé était le dernier de mes soucis, je le regrettais seulement à cause de la brouille entre ma fille et moi. Mais cela, il n'avait pas besoin de le savoir.

Je cherchais quelque chose d'autre à dire. Mais je ne trouvais pas, et le silence commençait à devenir pesant. Son regard suspicieux ne m'inspirait pas confiance. Tout ce que je voulais, c'était qu'il réagisse positivement à ce pas que je faisais vers lui malgré toute ma haine.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]   Mer 5 Jan - 16:50

Les choses n’avaient pas été aussi dures la première fois. En tout cas c’était l’impression que j’en avais. Oui, j’avais moins envie de secouer n’importe qui se présentait à moi pour réclamer de la drogue ou quelque chose qui me calmerait, mais c’était au prix d’efforts énormes. Je faisais des efforts sur moi-même sans cesse. Chaque seconde était un défi que je me lançais à moi-même. Chaque minute où je ne craquais pas était une victoire sur moi-même. Je dormais un peu mieux maintenant, préférant dormir le plus possible pour évacuer ces envies. Je savais que plus je passerais de temps éloigné de cette addiction qui était mienne, plus j’avais de chances de guérison. Parce qu’il s’agissait de ça maintenant : ma guérison.

J’essayais de ne pas peser sur les épaules de Katarina alors qu’elle venait d’apprendre que nous allions vraiment être parents. Et puis elle avait du travail avec Lena…Je comptais beaucoup sur Alexander j’en étais conscient, mais il ne se plaignait pas. C’était comme si nous nous retrouvions après des années d’éloignement. J’avais vraiment pensé que mon frère se fichait de mon sort et de celui de ma famille, et je m’en étais éloigné alors qu’il avait lui-même des problèmes avec sa famille. Il m’avait pardonné mes provocations comme je lui avais pardonné de m’avoir délaissé. C’était grâce à lui que je réussissais à garder la tête hors de l’eau. Il me sauvait pour la seconde fois et je savais que jamais je ne pourrai assez le remercier…

Après avoir vérifié que j’avais tout ce qu’il fallait, Katarina m’avait laissé faire un bisou à Lena avant d’aller rejoindre Mathilda à l’infirmerie. J’aurais aimé pouvoir sortir de cette chambre mais j’étais encore fragile et il valait mieux que je reste encore dans cette chambre quelques jours. Le temps de reprendre un peu de poids, et de ne plus être sujet à des tremblements. Je savais qu’Alexander finirait par passer pour savoir comment j’allais et que nous parlerions encore un peu tous les deux. Nous essayions de recoller les morceaux, et jusque là il n’avait pas encore été sujet de mon rôle de leader. Je voyais bien que mon frère avait évolué à propos de ça. Il me ménageait parce qu’il savait que je n’étais pas aussi fort que lui ou Aaron. Il pouvait compter sur moi oui, mais pas autant qu’il l’aurait voulu, et cela il venait de le comprendre. Peut être que par la suite, je serais assez fort pour tout gérer mais pour le moment je ne devais pas présumer de mes forces.

Je crus d’ailleurs que c’était lui qui venait me voir ou alors Aaron quand j’entendis frapper à la porte. Si bien que je me levais du rocking chair où j’étais assis depuis une bonne demi-heure et que je suis allé ouvrir un petit sourire accroché à mon visage. Alexander n’avait peut être pas entendu que je l’invitais à entrer, ou alors il avait les mains occupées. Je me demandais si peut-être il ne m’amenait pas Emma pour que je voie combien elle avait grandi, et pour me donner un peu de baume au cœur.
Mais jamais, jamais je ne m’étais attendu à trouver mon beau-père à ma porte.

Il referma la porte très vite derrière lui et s’y adossa si bien que je ne pouvais pas le mettre dehors si facilement. Je ne voulais pas de lui dans cette chambre. Je ne voulais pas qu’il salisse notre petit cocon familial. Je savais bien que j’avais dit à Katarina que je ferais des efforts, mais je n’étais pas encore prêt à ça.
Comme je n’étais pas prêt du tout à l’entendre me présenter des excuses. De réelles excuses.

Je l’écoutais pourtant, poli alors que j’avais envie de le pousser hors de cette chambre. Je me disais que pour Katarina, je devais bien écouter ce qu’il avait à me dire. Il regrettait vraiment de ne pas m’avoir fait confiance et d’avoir bravé mon autorité concernant ma fille, mais quelque chose ne me paraissait pas sincère. Il y avait un je ne sais quoi qui ne me plaisait pas dans le son de sa voix. Un je ne sais quoi qui me faisait garder le silence.

Jusqu’à ce que son silence me rende complètement dingue. S’il était vraiment sincère dans ses excuses, il m’aurait tendu la main pour demander une trêve non ? Je ne pouvais pas croire qu’il s’excusait. Il avait un but ! Je sentais qu’il y avait quelque chose derrière tous ces faux-semblants, et ce n’était certainement pas moi qu’il allait duper. Il pouvait duper sa fille, mais il ne me duperait pas.

-C’est une blague non ?

Je savais d’avance qu’il allait se défendre et qu’il allait commencer à utiliser des arguments mais je l’arrêterais en levant la main pour lui dire de ne rien dire.

-Pourquoi vous êtes là Alexeï ?
Je sentais qu’il allait me demander de pouvoir voir Lena…Il ne pouvait venir que pour ça…Il pouvait voir sa fille, j’avais accepté. Alors il n’était là que pour Lena.

-Et je ne veux pas entendre vos pseudos raisons, dites-moi pourquoi vous êtes vraiment là.
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MessageSujet: Re: Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]   Sam 5 Fév - 20:04

Qui allait rompre ce foutu silence ? J'avais beau chercher, je ne savais pas quoi ajouter. Et après une telle pause, cela aurait eu l'air carrément maladroit. Pourquoi ne me répondait-il pas ? Foutu idiot ! Attendait-il que je me prosterne pour accepter mes excuses ? Il pouvait toujours courir. Je ne savais déjà pas comment j'avais réussi à prononcer celles-ci. Et franchement, étant donné mon ressentiment, c'était déjà pas mal ce que je venais de dire, non ? Et alors que j'allais finir par carrément tourner les talons en le laissant définitivement tomber, il se décida enfin à ouvrir la bouche.

Trois mots. Trois tout petits mots qui anéantirent en un instant tous mes efforts. Une seule minuscule phrase qui réduisit à rien le pas que j'avais essayé de faire. J'avais déjà oublié tout ce qui m'avait poussé à venir le voir. De nouveau, irrésistiblement, des centaines d'insultes se bousculaient à mes lèvres, toutes follement désireuses de déclencher une nouvelle dispute. C'était systématique, dès que nous nous adressions la parole, nous ne pouvions pas finir une discussion sans nous être agonisé mutuellement de reproches. Et franchement, là, je me demandais encore ce qui me retenait de ne pas lui en coller une. Pourquoi cette envie systématique de toujours en venir aux mains ? Ça me soulageait de pouvoir le réduire en bouillie. Rien que l'idée d'en avoir la possibilité me soulageait. Seulement il fallait bien avouer que le faire pour de bon aurait été plus efficace.

Contiens-toi, Alexeï, contiens-toi ! NON, tu ne peux pas le faire ! Ou sinon, le prochain sur la liste ce sera toi, et par ta propre fille encore !

Hum. C'était plus ou moins efficace. J'invoquai l'image de Katarina en moi, m'efforçant de m'apaiser grâce à elle. Et je parvins enfin à prendre la parole sans lui hurler dessus. Bon, certes, le ton convenait à peu près, en revanche, le contenu, ce n'était pas vraiment encore ça.

- Tu te fiches de moi ?

Très sincèrement, là, j'avais été poli. Je n'en revenais pas qu'il continue à croire que toutes mes démarches étaient forcément intéressées. Il était complètement fou, ce n'était pas humain d'être méfiant à ce point ! Il ne pouvait donc pas admettre que je pouvais être sincère et réellement venir m'excuser... simplement pour m'excuser ?

- Je viens de te le dire. Je suis venu ici pour essayer de me réconcilier avec le mari de ma fille ! On ne s'aime pas, et malheureusement il y a de fortes chances pour qu'on ne s'aime jamais. Mais on pourrait au moins faire un effort ne serait-ce que pour Katarina, non ?

J'inspirai profondément, me pinçant l'arête du nez, m'efforçant de garder mon calme. Mais sa méfiance avait réussi à me mettre sur les nerfs en cinq secondes chrono. Moi qui avais un sang-froid à toute épreuve en temps normal, on pouvait dire qu'il avait un véritable don pour me faire sortir de mes gonds. Je ne savais pas s'il pouvait s'en féliciter, d'ailleurs. Étions-nous vraiment incapables de nous conduire comme deux adultes civilisés ?

- Il n'y a aucune pseudo-raison derrière ça. Je viens me réconcilier avec toi... pour Katarina. C'est tout. Tu sais, ça peut m'arriver d'être honnête !

La pique de trop, sans doute, j'aurais certainement mieux fait de la garder pour moi, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Un jour peut-être, j'apprendrais à garder mon cynisme dans ma poche. Mais Seigneur ce que cela pouvait être dur, surtout face à mon beau-fils !
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MessageSujet: Re: Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]   Lun 28 Fév - 0:09

Je savais pourtant que l’honnêteté était une qualité que ne possédait pas Alexeï Kuryenko. Et j’irais même jusqu'à dire que ce mot ne faisait pas partie de son vocabulaire. C’était un homme manipulateur et menteur. Il avait menti à Katarina toute sa vie. Et s’il n’y avait pas eu Vitali pour rétablir la vérité, elle n’en aurait certainement jamais rien su. Je doute qu’il ait eu lui-même la décence et le courage de révéler a sa fille qu’il était un mafieux fort connu dans le milieu et qu’en réalité ses liens avec Armando Venezzio n’avait à la base rien d’amical.

Je levais le menton pour bien lui montrer qu’il était ici chez nous. Ca avait beau n’être qu’une simple chambre, c’était chez nous. C’était notre univers et je vivais la présence de mon beau père comme une intrusion de plus dans notre vie. Tellement que je bloquais le passage, ne lui permettant pas de se promener dans ce qui était notre petit havre de paix, a sa guise. Je ne voulais pas qu’il pollue d’une manière ou d’une autre ce sanctuaire que nous avions crée. Je croyais en les ondes positives, et pour moi Alexeï Kuryenko n’en apporterait que de mauvaises. Bloquant le passage, en me tenant devant la porte, je sentais que le père de Katarina pouvait perdre contenance à tout moment.

Je ne le connaissais pas vraiment mais je savais reconnaitre les signes annonciateurs d’une tempête qui gronde chez quelqu’un. Peut-être parce que j’étais moi-même un homme relativement sanguin.

Je voyais la veine saillante dans son cou devenir de plus en plus importante et ressortir. Et je voyais sa mâchoire se crisper, jusqu'à presque avoir envie de me mordre.

Je ne pus qu’esquisser un léger sourire quand il m’a demandé si je me fichais de lui, et je me suis contenté d’hausser les épaules. Non, je n’aurais pas été jusqu'à me moquer de lui. Mais au fond, qu’il le prenne comme ça m’importait peu. Je voulais seulement savoir pourquoi il était vraiment là. Parce que je ne croyais pas une seule seconde qu’il soit là pour une bonne raison. Et puis me qualifier de « mari de sa fille » finissait par m’agacer. J’étais fier d’être son mari oui, mais j’étais moi aussi. Et là, ca voulait uniquement dire qu’il ne me voyait que comme le mari de sa fille, et qu’il se sentait ainsi obligé d’être poli avec moi. Et ca ne me suffisait pas. Bien sur je ne demandais pas à ce qu’il me considère comme son fils (bien que mes parents auraient évidemment considéré Katarina comme leur fille à la seconde même ou ils l’auraient rencontrée), mais je voulais qu’il ait un peu plus de considération pour moi.

Je me suis mis à penser à un moment donné qu’il allait me tendre la main pour que je la lui serre après son petit laïus visant à bien faire les choses. Encore que… Mais non, il s’obstinait à prétendre qu’il n’y avait aucune autre raison de sa présence ici, et de sa demande de paix. S’il se butait à cette version j’allais moi aussi à me buter à ce que je pensais. Je ne pouvais pas croire à l’honnêteté de cet homme. Il n’était pas honnête et il ne me ferait pas croire qu’il avait changé une nuit.

Mais qu’il dise qu’il pouvait être honnête me fit instantanément perdre mon sourire. Je venais de me renfermer.


-La bonne affaire…


Je n’y croyais pas une seule seconde. Non, Alexeï Kuryenko n’était et ne pouvait pas être honnête. Et il était hors de question qu’il me mente.


-Si vous arrivez à faire avaler ça à votre fille c’est bien. Mais ça ne prends pas avec moi Alexeï.


Je ne savais pas ce qu’il avait dit à Katarina ou ce qu’elle avait pu lui dire parce que nous évitions scrupuleusement de parler de son père. C’était une règle entre nous.

Je voyais bien qu’il essayait de rentrer en avançant son pied sournoisement pour que je ne puisse plus le mettre dehors. Je décidai alors de le pousser hors du seuil de la porte et de sortir moi-même de la chambre. Je me plantai alors devant la porte, les bras croisés, et l’œil plus mauvais que jamais. Je ne supportais pas qu’il ose mentir de cette façon, et manipuler ma femme.


-Vous avez raison sur un point, on ne s’appréciera jamais.


Je ne pouvais de toute façon pas apprécier une personne comme lui. Je lui attribuais autant que je m’attribuais les souffrances qu’avait endurées Katarina quand elle avait été enlevée et séquestrée pendant une semaine. Et il y avait son arrivée dans la communauté. Et les insultes verbales et non verbales qu’il avait eu envers mon couple et ma famille. Pour moi, il avait carrément craché sur cette famille, et je ne pouvais pas l’oublier. Et je ne voulais pas. Je ne changerai pas d’avis avec de belles paroles. Ce serait mal me connaitre.

-Je refuse de parler à un homme comme vous. Vous êtes vraiment sans scrupule Alexeï. Vous me haïssez et pourtant vous êtes prêt à me serrer la main pour que je dise à votre fille que vous êtes venus me voir avec un petit drapeau blanc. Tout ça dans l’espoir de reprendre le contrôle sur sa vie et de voir votre petite-fille. Vous vous rendez compte à quel point c’est pathétique ?
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MessageSujet: Re: Are we able to appreciate each other ? [PV Ethan]   Mar 12 Avr - 14:47

Retiens-toi, Alexeï, retiens-toi. Ne commets pas l'irréparable. Sois aimable, poli, sage, pense à ta fille. J'avais l'impression que je me répétais cela depuis des heures, et cela devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure qu'il parlait. J'aurais dû attendre, j'aurais dû attendre avant de venir le voir ! Mais je ne pensais qu'à ma fille, je ne supportais plus de me disputer ainsi sans arrêt et le moyen le plus rapide et le plus efficace aurait clairement de tenter une réconciliation avec son mari, même surfaite, même contrainte, je savais que je pouvais le faire si c'était la seule solution pour complaire à Katarina. J'aurais cru qu'il penserait pareil que moi ; ne nous battions-nous pas pour savoir lequel de nous deux aimait le plus ma fille, sa femme ? Si, à un point que ça en devenait ridicule parfois, j'en avais conscience, et je savais aussi qu'elle en souffrait terriblement. Passer outre nos différents était la solution idéale, pour qu'elle cesse de nous en vouloir de nous regarder en chiens de faïence, et pour la convaincre que nous étions capable de faire des efforts pour elle. Cela impliquerait seulement d'être aimable l'un envers l'autre. Quelle importance, si l'effort était réciproque ?

Mais non, il refusait de me croire. Il était persuadé que tout ceci n'était que du pur calcul. Ce n'était pas cela, ma démarche était sincère. Bien sûr que je n'avais pas envie de me réconcilier avec lui. Bien sûr que je faisais cela uniquement pour Katarina, pour qu'elle voie ce dont nous étions capables de faire pour elle. Mais enfin, cela marcherait pour lui aussi. En aucun cas je n'avais eu l'intention d'aller ensuite voir ma fille et de lui dire « Tu vois, c'est grâce à moi si tout va bien aujourd'hui ! » Je n'étais pas stupide à ce point.

En attendant, maintenant, je regrettais réellement ma démarche. Je ne pouvais pas me contrôler, je ne parvenais pas à être diplomate. J'étais venu le voir alors que je le détestais plus que jamais, alors que je venais d'apprendre sa rechute, ce n'était pas une bonne idée. Dans un autre contexte, aurais-je réussi à passer outre mon ressenti et parvenir à le persuader de ma bonne foi ? Peut-être, peut-être pas, nous n'étions pas près de le savoir. En tout cas, aujourd'hui, cela ne servait à rien de rester ici. Je savais que je ne réussirais qu'à m'énerver davantage sur lui, et ce n'était définitivement pas mon intention première malgré ma haine.

Je fus terriblement tenté de lui lancer sa rechute à la figure. Je fus terriblement tenté de lui jeter une pique à laquelle il ne pourrait absolument pas riposter. J'avais envie de le mettre en face de sa faiblesse, de lui rappeler ce que je lui avais prédit lorsqu'il m'avait surpris avec Lena et Lilly. Mais je parvins à me contenir ; j'aurais apprécié que Katarina eût vent de cette conversation si ma démarche avait fonctionné, en revanche, maintenant qu'elle était devenue ce qu'elle était, je préférais qu'elle n'en entende pas parler, et je ne doutais pas qu'Ethan lui parlerait de ma tentative. Alors, inutile de l'enfoncer, même si ce serait absolument délectable.

- Tu apprendras que je n'ai jamais eu aucun contrôle sur la vie de ma fille. Je la laisse faire ce qu'elle veut, si ça la rend heureuse, même si pour cela je suis obligé d'accepter qu'elle soit mariée avec toi. C'est toi qui es pathétique dans ta paranoïa. Mais je ne vais pas m'obstiner parce que je risque de faire quelque chose que je regretterais. Enfin, que Katarina regretterait, plutôt.

Je serrai les dents, je devais m'arrêter là. Inutile d'en dire plus, ça ne servait à rien de toute façon. Fais demi-tour, laisse-le s'enfoncer dans sa paranoïa, un jour elle se rendra compte à quel point il abuse.

N'empêche qu'en marchant le long du couloir, je regrettais de ne pas lui en avoir collé une, finalement. Quitte à échouer...
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