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 « Tu ne te souviens pas de moi, n’est-ce pas ? » | Sarah

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MessageSujet: « Tu ne te souviens pas de moi, n’est-ce pas ? » | Sarah   Dim 30 Jan - 11:39

« Eh, toi, tu fous quoi ici ? »

Arraché à son attente contemplative du bureau de Venezzio, Enzo tourna la tête… et dut la lever un peu. Il était grand, pourtant, mais le gars qui l’avait interpellé l’était encore plus, et large d’épaules en plus de ça. Comment pouvait-on tant ressembler à un gorille ? Et en avoir l’intellect, par-dessus le marché. L’espace d’un instant, le marchand d’armes voulut souligner le fait que s’il avait pu entrer ici, c’était uniquement parce qu’il en avait le droit, l’accès était assez surveillé pour ça. Mais avant qu’il ait pu ouvrir la bouche, l’autre parlait déjà.

« Puisque tu branles rien, tu vas te rendre utile. » Là encore, Enzo allait pour lui faire noter que visiblement, il n’était pas n’importe qui et que, jusqu’à preuve du contraire, un crétin dans son genre ne pouvait pas lui donner d’ordre. « La porte, là bas, tu te mets devant et tu empêches quiconque d’entrer. Sauf le boss, bien entendu. Tu bouges pas ton cul jusqu’à ce que je revienne. »

Et déjà, l’abruti s’en allait. Décidément, il devait y avoir quelque part une étoile qui avait décidé que cette journée ne serait pas celle d’Enzo. De guerre lasse, l’espagnol garda le silence, mémorisant les traits du gorille avec la ferme envie de lui faire payer son petit tour, en glissant à Armando qu’il devrait choisir des hommes plus lucides et plus dévoués à leur tâche, par exemple. Ou en s’en chargeant lui-même. Après tout… Ce n’était pas comme s’il risquait de manquer de munitions.

De nouveau seul, il porta son regard sur la porte et réfléchit à ce qu’il allait faire. L’envie lui prit de simplement ouvrir la porte et de se barrer. Ce qu’il avait à dire au mafieux ne pressait pas tant que ça, après tout, il pourrait revenir. Quant à ce qui arriverait au boloss qui avait préféré voir ailleurs plutôt que d’exécuter sa tâche, aussi ennuyante fusse-t-elle, eh bien… Si vraiment cette porte était importante, il ne verrait sans doute pas le soleil se coucher. Avec un léger sourire en coin, le marchand d’armes s’approcha de la porte et posa sa main sur la clenche. Quand la porte s’ouvrit, il ne résista pas à l’envie de regarder ce qu’il y avait derrière.

Sarah.

Elle ne s’était pas améliorée, la pauvre. Il gardait en mémoire la beauté qu’elle promettait de devenir à seize ans… et celle qu’elle avait été avant qu’Armando ne la culbute jusqu’à la foutre en cloques. Il resta ainsi sans bouger, la regardant sans rien dire, son sourire envolé. Il ne savait pas pourquoi la voir dans cet état l’énervait au plus au point, mais c’était le cas.

« Tu ne te souviens pas de moi, n’est-ce pas ? » finit-il par demander.

Elle était jeune, encore, et il faisait affaire avec son père. Il s’attendait à une réponse affirmative.
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MessageSujet: Re: « Tu ne te souviens pas de moi, n’est-ce pas ? » | Sarah   Lun 31 Jan - 22:59

Nos relations avec Armando étaient redevenues un peu ce qu’elles avaient toujours été. Nous couchions ensemble au moins une fois par jour et c’était toujours aussi sauvage. Bon, il me prenait souvent par derrière, surement parce qu’il refusait de voir mon ventre mais c’est pas moi qui allait m’en plaindre. Au moins je voyais pas sa sale gueule. Oui j’avoue que notre relation pouvait paraitre étranger et qu’elle l’était. Mais je me foutais de ce que les gens pouvaient bien penser de moi. On attendait un gamin ensemble et le reste bha…J’essayais de vivre au jour le jour parce que je savais pas si le lendemain je serais encore vivante. Depuis deux jours j’avais pas été auscultée par le médecin parce qu’il était a Staten Island mais je savais qu’il avait eu pour ordre de pas s’y éterniser. J’étais même étonnée qu’Armando n’ait pas trouvé un médecin rien que pour moi. Il avait beau rien dire devant moi, je savais quand même qu’il était fier que je porte son héritier.

Je savais ce que les gens pensaient en secret mais je m’en fichais. Ils pensaient que j’étais stupide d’être revenue vers Armando alors qu’il avait essayé de me tuer. J’entendais ce qu’on disait sur moi… J’avais beau être enfermée ici, les murs étaient pas vraiment épais. Et puis, ils étaient pas discrets…J’aurais aimé leur dire que j’étais loin d’être idiote. Oui je n’avais pas eu le choix, mais le choix je l’avais eue. Oui j’avais décidé de revenir mais je savais pertinemment que je faisais le meilleur choix. Avec un peu de chance, Armando me laisserait en vie. Avec pas mal de charme de ma part aussi. Pour l’instant, je le sentais un peu moins furieux contre moi alors j’y allais à tâtons.

Je me faisais encore toute petite pour ne pas le brusquer. Mais j’étais persuadée que d’ici un mois je me pavanerais comme je le faisais avant. Et ce qui me faisait encore plus rigoler, c’est que je serais enceinte de presque cinq mois à ce moment là et que ma grossesse se verrait bien. J’avais déjà prévu d’aller narguer les salopes du deuxième. D’ailleurs je comptais bien quand les choses seraient plus favorables pour moi, demander à Armando de me laisser les gérer. Qu’elles profitent encore un peu du peu de liberté qu’elles avaient ces connasses, je promettais de leur faire vivre un enfer.

Plus tôt dans la matinée, j’avais eu ce que je demandais depuis quelques jours. Tout un carton de livres. J’avais mis une heure à me décider mettant la chambre dans un état pas possible. Et j’étais allé chercher une couverture dans la chambre, et je m’étais fait un espèce de cocon. C’était pas parce que je sortais pas de cette putain de chambre que j’allais passer mes journées à me faire chier.

Armando est passé manger avec moi et il a pas desserré les dents, mais je comptais bien le dérider dans la soirée….J’avais des atouts. Il m’a seulement dit qu’il espérait que le médecin ramène vite son petit cul par ici. Je sais pas trop pourquoi mais je sentais qu’il avait prévu quelque chose d’important. Et j’avais beau cherché je trouvais pas. Ca me rendait complètement dingue. Je sentais que ça avait un rapport avec le parasite. Et d’ailleurs le parasite, il avait commence à bouger la veille et j’avais envie de cogner mon ventre pour lui dire d’arrêter. Ca faisait trop mal de commencer à aimer ce truc qui grandissait en moi. Je voulais pas l’aimer. C’était carrément exclu d’ailleurs.

J’ai vraiment cru que le doc arrivait quand la porte s’est ouverte. J’étais affalée sur le canapé en cuir noir, une couverture sur moi et j’ai juste relevé les yeux. J’étais enceinte tout de même ! J’allais quand même pas trop en faire non ? Et puis merde quoi !

Mais c’était pas l’autre connard, c’était quelqu’un que je connaissais pas. Mais lui à la façon qu’il me regardait…il avait l’air de me connaitre. Il était plutôt pas mal…Dommage que je sois obligée de jouer le rôle parfait de la gentille future mère. Je lui ai balancé un faux sourire à deux balles histoire de bien jouer le jeu et j’ai posé mes mains sur mon ventre déjà pas mal rebondi.

Et voilà maintenant qu’il me demandait si je le reconnaissais. Si je le reconnaissais ? Pas vraiment à vrai dire…Non, sa gueule me disait rien. Et pourtant il avait une belle gueule. J’étais pas trop sure de quoi lui répondre mais j’avais pas envie de jouer à cache-cache alors j’ai pris un ton moqueur en évitant de le regarder pour le moment. Je sais pas pourquoi mais je voulais qu’il se sente un peu comme une merde, genre le mec indigne de mon attention. Je savais très bien faire ça de toute façon.

-Hum…on a couché ensemble peut-être ?

Franchement, je voyais vraiment pas comment on aurait pu se connaitre autrement. J’avais baisé avec tout un tas de mecs avant d’atterrir ici. Et je faisais pas spécialement attention à leurs gueules. Enfin si, fallait qu’ils me plaisent, mais je les oubliais vite. Y’avait que Nathaniel que j’avais pas su oublier.

Je lui accordais toujours aucune attention quand j’ai balancé le livre de merde à travers la pièce, et que je me suis levée. Il disait rien, ce con…Alors je me suis plantée devant lui et je me suis cambrée pour faire ressortir mon ventre.

-Parce que si c’est ça que tu veux, quelqu’un est déjà passé avant si tu vois ce que je veux dire.
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