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 Un deux trois nous irons au bois | Diane

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MessageSujet: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 0:04

Elizabethtown.

J’hallucinais en fait ! j’avais une chance sur combien de tomber sur ce panneau ? Si j’avais été croyant, pas de doute que j’aurais cru a un signe de dieu, mais voilà, je n’étais pas croyant et pas naïf. Il n’empêchait que ce nom me faisait sourire, j’aurais adoré taquiner Lizzie avec ça tiens mais voilà, je ne pouvais pas la taquiner, pas encore du moins. Je n’abandonnais pas et pourtant, beaucoup l’aurait fait a ma place moi pas. Je fouillerais tout les états unis si il le fallait mais je saurais ce qu’il lui était arrivé. Je refusais de croire a sa mort et dans mes rêves éveillés, elle vivait bien a l’abri quelque part…Je ne songeais que très peu a Ermès mais m’inquiétait pour Eric. Je ne savais pas où il était, ni même si il était encore en vie. Je l’espérais mais pour l’heure, c’était Lizzie que je voulais retrouver.

J’avais fait un kilomètre de plus depuis que j’avais vu le panneau. Ca caillait sévère mais bon, j’étais bien emmitouflé, sur une épaule, mon gros sac de voyage contenant tout ce qu’il me fallait et surtout de l’eau. Tiens, en parlant de flotte…Je m’arrêtais subitement, posait mon fessier au sol et posais mon sac entre mes jambes, fouillant dedans pour trouver ma gourde. Ben en fait, je comprenais enfin l’utilité de ce foutu camp de vacances nature que mes parents m’avaient forcés a faire…Finalement, je pouvais les remercier mes vieux sur le coup là. Je dévissais le bouchon de ma gourde et m’envoyais une bonne lampé…Heureusement qu’il faisait froid, au moins, elle était pas devenue chaude comme de la pisse…Finalement, je me laissais aller en arrière, dans le talus, les jambes a moitié sur la route défoncée…de toute façon, ça faisait un bail que j’avais pas vu de voiture…

Bon la question était faisais je une sieste ou non ? Parce que c’était tentant, je devais encore être loin de la ville je crois…enfin, si j’avais levé la tête au dessus des hautes herbes du talus, j’aurais vu que non, mais j’en ai pas eu l’idée sur le coup, pas d’bol ma pov Lucette. Bref, j’avais les yeux mi clos, encore en pleine interrogation sur la question existentielle qui était..dormir ou ne pas dormir quand une ombre me bouche le soleil…Ah ? J’étais pas seul dans la cambrousse apparemment…J’ouvris un œil tout grand mais je ne vis qu’une silhouette a contre jour, donc fallait ouvrir les deux….


« Euuuuh…Salut ? »


Ben quoi ? On pouvait vivre dans les rues enfin ce qu’il en restait et être poli, surtout en face d’une femme…enfin je crois, difficile a dire avec le soleil dans les yeux en fait.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 1:01

Cueillir des champignons pour tout le groupe. Ils en avaient des bonnes, eux. Comme si je n’avais que ça à faire. Mais non ! Il faut payer sa part à la Communauté et blablabla. Comme si je n’étais pas une docteure qualifiée qui aidait les gens à se sentir mieux tous les jours de la semaine. Sauf aujourd’hui. Aujourd’hui, Diane était de corvée cueillette. Je ne savais pas qui était Dieu, mais il devait vraiment me détester cela dit.

Ça devait faire plus de trois heures que j’errais dans les environs de la ville lorsque j’ai atteint l’entrée d’Elyzabethtown. J’hésitais à aller en dehors. C’était totalement ridicule, parce qu’il était évident que ce n’était pas deux pas de l’autre côté d’une pancarte qui allaient me tuer. Néanmoins, je ne le fis pas. Je suis juste restée plantée là, totalement obnubilée, sans plus bouger. Le soleil tapait fort et j’étais exténuée. Je me préparais à me laisser tomber lorsque j’ai entendu une voix.

Je me suis immédiatement tournée vers l’endroit d’où venaient cette dernière et j’eus la surprise d’observer un homme évaché très près de moi. Pour peu, je lui aurais marché dessus si je n’avais pas fait attention. Un hoquet de surprise m’échappa. Je ne connaissais pas les noms de tout le monde dans la Communauté, mais lui je ne l’avais jamais vu. Conclusion, il n’était pas de nôtres. Je reculai lentement, me préparant presque à courir.

- Salut. Euh…vous êtes qui ?

T’as pas intérêt à me répondre que t’es un Hors-la-Loi, parce que mes champignons je sais très bien où je vais te les mettre. Malgré tout, j’ai le temps de l’observer. Le soleil était à l’opposé, aussi je le voyais parfaitement alors qu’il ne devait voir qu’une ombre. Il était plutôt beau, je devais l’admettre. C’était pas pour autant que j’allais le ramener aux autres en criant de joie.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 9:22

Bon ben a la voix, c’était une femme. Je souris légèrement en me demandant si j’allais lui foutre la pétoche ou pas, bien que je n’avais rien de menaçant du tout mais allez savoir. J’en avais croisé des filles traumatisées donc je ne pouvais pas prévoir les réactions de celle-ci.

« Evan…Je suis Evan Mitchell. »

Oui, le Evan sait être poli quand il faut et puisque je ne voulais pas me faire tuer a vue, ni la faire s’enfuir en hurlant, je m’adressais a elle avec une voix tranquille avant de me redresser en position assise, me dévoilant enfin le visage de la femme. Une femme aux cheveux pas très longs et noirs. J’avais toujours aimé les cheveux noirs mais avec un peu plus de longueur et le top serait des boucles. M’enfin, j’étais pas là et elle non plus surement, pour draguer ou se faire draguer. Sa présence me disait que finalement, le paysage n’était sans doute pas si mort que ça, pourtant, je n’avais croisé personne durant des jours, depuis que j’avais quitté New York et quelque part, rencontrer un être vivant me soulageais. On se sentait subitement moins seul. Je me mis debout, déployant mon mètre 85 avant de me frotter la nuque, un sourire aux lèvres.

« Ca faisait des jours que je n’avais pas croiser âme qui vive, vous allez rire, mais je suis plutôt soulagé d’entendre une voix humaine là. »

Mes yeux bleus pétillaient d’amusement, de rire, Lizzie me disait toujours qu’il en fallait peu pour me rendre heureux et sans doute avait elle raison. Il ne me fallait pas grand-chose pour sourire ou rire. Je baissais les yeux sur le panier qu’elle avait dans la main avant de froncer un petit peu les sourcils.

« Vous devriez enlever celui là – je pointais l’index sur un champignon de couleur bordeaux – Il n’est pas comestible. »

Ensuite, je regardais autour de moi, curieux, je ne voyais toujours pas d’habitations, elle vivait seule ? C’était plutôt dangereux pour une femme de vivre seule maintenant.

« Je marchais en direction d’Elizabethtown…Vous croyez que y a de la vie par là bas ? »

Finis je par demander. J’avais appris a éviter les questions « etes vous seule ? » ou « y a personne avec vous ? » par ce que l’expérience m’avait démontré que j’avais une chance sur deux de me faire exploser la caboche. Bizarrement, ce genre de question inquiète était plutôt perçu comme un prélude a un viol ou une agression…Alors autant éviter.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 14:54

Evan Mitchell. À ce que je sache, ce n’était pas un mec qu’on recherchait. Normalement, quand quelqu’un vous manquait, tout le monde le savait. Comme ça, s’il y en avait un qui tombait par hasard sur cette personne, il pouvait le ramener. Une des seules exceptions avait été Aristide et moi. Ça nous avait bien servi que personne ne connaisse mon existence, pendant un temps du moins. Mais pour le reste…qu’on pense à Lyzee, ou à n’importe qui d’autre, il y avait au moins quelques personnes qui connaissaient l’existence de ces gens. Je n’avais jamais entendu parler d’un Evan et, pour ce que je me rappelais, personne ne portait ce nom de famille à la Communauté.

- Diane Tetropoulos.


Juste à mon accent, on voyait bien que je n’étais pas une américaine pure souche. Le nom le confirmait. Parfois, je me demandais comme ça allait dans les autres pays du monde. Étaient-ils tous morts ? Ou la vie là-bas continuait-elle comme si de rien était ? On aurait dit que les États-Unis étaient la seule chose qu’il restait. Pas de signes de vie extérieurs. Juste un grand pays silencieux, avec parfois quelques bruits sourds de fusils.

- Oui, je connais l’effet.

Oups. Je venais de lui avouer plus ou moins que je n’étais pas seule. Ce n’était peut-être pas un mal, au cas où il serait quelqu’un à éviter. Du genre un hors-la-loi ou un violeur. Je n’avais pas très envie de revivre ça, non merci. Donc, s’il imaginait qu’il y avait quelques personnes pas trop loin, ça pouvait m’aider. Néanmoins, le fait qu’il connaisse les champignons me donna un peu confiance. Il me semblait que les brutes n’étaient pas ainsi cultivées. Ou bien c’était un champignon dont il se servait pour empoisonner les gens.

- Merci du renseignement.

Je tirai le champignon derrière moi et restai les bras ballants le long du corps. C’était à peu près tout ce que nous avions à nous dire. Néanmoins, je ne pouvais pas l’abandonner comme ça. Un si bel homme…qui allait tomber sur notre petit village très facilement. Que ce soit en me suivant ou en débarquant à l’improviste. Je me demandais vraiment que faire.

- Euh, oui, plus ou moins…dites, vous ne travaillez pas pour Armando hein ?

J’étais quasiment certaine de ne jamais l’avoir vu. Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne les avait pas rejoint après mon départ, qui remontait à plusieurs mois maintenant. J’hésitais quant à la marche à suivre. En fait, j’aurais vraiment apprécié qu’Alexander débarque, là, tout de suite.

- Pas que vous ailliez la tête d’un bandit, non, mais on ne sait jamais.

Idiote. Comme s’il allait te dire ça de façon totalement détendue puisque tu le demandais si gentiment. Je roulai des yeux. Parfois, il y avait des occasions où on aurait mieux fait de se taire.

- Nous sommes des dizaines, là-bas.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 17:57

Oh ça sonnait exotique Tetropoulos !

« Joli, ça me fait penser au soleil, ce qui n’est pas du luxe vu comment je me gèle. »

Fis je avec un sourire éclatant, l’azur de mes iris balançait souvent lorsque je riais, entre le clair et le foncé. Je n’en étais pas toujours conscient, mais Lizzie m’avait souvent fait la remarque. Mais a l’heure actuelle, je n’avais pas envie de la faire fuir, c’était quand même le premier être humain que je croisais depuis des jours ! Mon sourire s’éteignit un peu lorsqu’elle me parla de l’ effet de la solitude. Je n’aimais pas trop ça moi, j’étais un mec ouvert, j’aimais les gens et tailler une bavette comme ça, sur un impulsion était tout a fait mon style. Alors cette guerre, ce silence…Ca me tuait.

Je baissais les yeux et lui indiquais un champignon qu’il valait mieux éviter si on ne voulait pas finir avec le teint vert et le visage au dessus d’une cuvette de toilettes. Je le suivi même des yeux lorsqu’il fit un vol plané par-dessus l’épaule fluette de la jeun femme. Elle me faisait l’effet d’être assez fragile d’ailleurs. Et finalement je me lançais et sa réponse fit fondre mon sourire instantement.

« Armando ? Nan, je connais pas. Je travaille pour personne a ce que je sache, je suis juste un énième guguss qui essayes de garder la tête hors de l’eau. »

Par contre, j’explosais de rire a la suite, dardant un regard pétillant sur la jeune femme. Elle était prudente ou pas, ça dépendait du point de vue et je finis par secouer la tête…

« Bon, j’ai tué des dizaines d’écureuils ces derniers temps…Vous croyez que je mérite la potence ? »

Fis je malicieux, les écureuils, paix a leur âme, étaient malheureusement comestible et quand on était, comme moi, obligé de se nourrir a l’arrache, on ne faisait pas la fine bouche. N’empêche, je me demandais un instant si je n’allais pas la choquer avec mes propos, j’espérais que non d’ailleurs, mais si elle avait survécu a la guerre, elle devait savoir a quelles extrémités il fallait aller pour manger. J’en avais vu se ruer sur des rats moi.

« Nan, pas de soucis a avoir, je suis pas méchant de nature, vous pouvez me fouiller si vous avez la trouille. »

Répondis je enfin après mon rire, écartant les bras loin de mon corps en signe de bonne volonté. Je n’étais pas vexé qu’elle me prenne pour un fou furieux, loin de là, je pouvais comprendre et tout a coup, elle m’annonça qu’ils étaient une dizaine.

« C’est vrai ?! C’est cool ! Je commençais a me dire que je me perdais en plein desert…Mais…Ais je une chance d’approcher sans me faire tuer a vu ou il faut que j’y aille avec vous et donc vous demandez gentiment de me conduire ? Je ne dérangerais pas longtemps ! Je cherche ma sœur alors… »

Je haussais une épaule, alors je ne m’arrêterais pas tant que je ne l’aurais pas trouvé.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 22:42

- Je ne compterais pas sur moi pour vous réchauffez.

Je restai quand même surprise que cette phrase soit sortie de ma bouche. Est-ce que ça ressemblait à…une plaisanterie ? Oui. Il y avait longtemps pourtant que je n’avais pas lancé une blague comme ça, à la va-comme-je-te-pousse. Ça me faisait tout drôle. Même, qu’il me compare à un soleil, ça me faisait sentir bizarre. Ça faisait longtemps que je n’étais plus le soleil de personne. Trop maigre, trop pâle, trop malade. Rien de la jolie Grecque, pas potelée non, mais d’une grosseur raisonnable, avec ses longs cheveux aile-de-corbeau et sa peau basanée à souhait. Là, j’avais un sourire. Là, j’étais heureuse. Depuis bien longtemps, je n’étais plus qu’un paquet de nerfs qui paniquait et pleurait trop souvent à son propre goût. C’était rafraichissant d’être considérée comme quelque chose de bienfaiteur. Puis, il fallait avouer qu’il avait un sourire très communicatif. Pour toutes ses raisons, je m’autorisai à laisser ma bouche s’élever, à répondre à son léger rire. Même, il avait un sens de l’humour un peu étrange, mais toujours agréable.

- Ah, c’est vous qui avez décimé ma meute d’écureuils…ils étaient tous si gentils, vous devriez avoir honte.

Si Aristide m’entendait. Si Alexeï m’entendait ! L’un comme l’autre en aurait la bouche qui tomberait par terre. Je les comprendrais. Ça m’étonnait moi-même de me voir réagir aussi bien à la présence d’un étranger. Ce n’était pas désagréable. Après tout, il était temps que je redevienne ce que j’étais avant la guerre. Une jeune médecin ambitieuse, joyeuse et aimante. Pas un cadavre maigrichon doublé d’une paranoïaque intarissable. Ça ferait plaisir à mon frère, que je m’épanouisse de nouveau. Comme j’étais heureuse lorsqu’il souriait simplement. C’étaient des petits moments que nous chérissions tous.

- C’est bon, Evan. Je n’ai pas de scanner portable. Je vais vous croire.

Je m’approchai de lui et levai la tête pour vérifier le soleil dans le ciel. Ça allait encore, la journée était avancée mais nous aurions quelques heures de clarté avant la tombée de la nuit.

- Vu les récents évènements, je pense que vous finiriez ligoté et prêt à être jeté au fond d’un ravin avant même de comprendre ce qu’il vous arrive. Vous viendrez avec moi, j’ai presque fini ici de toute façon.

Je ne voyais plus de champignons, mon panier était presque plein. De quoi nourrir quelques enfants. Pas toute la Communauté, évidemment. C’était idyllique d’y penser. Ça aiderait, c’est tout. En attendant que les jardins soient prêts, mes champignons sauvages, la salade de pissenlit d’un autre, les racines broyées et tout le toutim aideraient à subvenir à nos besoins. Ce n’était pas le temps de faire la fine gueule.

- Votre sœur ? Oh, c’est triste ! J’avais perdu mon frère moi aussi, mais je l’ai retrouvé. Je vous souhaite de tout cœur de la revoir…Vous avez une photo, quelque chose ? Ou juste son nom. Peut-être que quelqu’un l’a vue. Comme je vous le disais, nous sommes nombreux. Ce n’est pas impossible qu’on puisse vous aider.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 21 Mai - 23:26

Mademoiselle avait le sens de l’humour, j’adorais ça ! Je fis une petite moue qu’un gosse de 5 ans avide de chocolat n’aurait pas renier.

« Vous êtes cruelle…»

Oui, bon en même temps, j’étais pas partit dans le principe de charmer mais c’était une seconde nature chez moi, surtout devant une femme belle et répondant avec autant de d’humour que moi a mes conneries.

« Alors je me contenterais de votre rayonnement… »

Putain la ferme Evan ! J’allais finir par la faire fuir ! Mais dans un sens, je ne mentais pas vraiment. Elle pouvait être amaigrie, comme moi, pâle et les joues un peu creuse, j’avais l’impression qu’elle dégageait quelque chose de brulant. Ou alors je me faisais encore mes putains de films a la con ! Mais il n’empêchait qu’elle avait un sourire éclatant.

Elle me faisait rire et je me fis passer pour un serial killeur d’écureuil, humour un peu étrange mais de circonstance de nos jours. Fallait pas déconner quand vous aviez faim, vous mangiez point barre, même si c’était un écureuil. Sa réponse fit naitre un air contrit sur mon visage, air que démentait mon sourire d’ailleurs. Depuis combien de temps n’avais je pas plaisanter avec quelqu’un ? Il semblerait que le sens de l’humour avait déserté la terre en même temps que la guerre parfois…

« Je plaide coupable votre honneur... »

Je tombais a genoux devant elle, prit dans mon jeu, amusé malgré moi, oubliant un peu le monde en perdition qui était le notre, la guerre et ses horreurs. Je levais un regard amusé sur elle et pourtant, mon visage n’était que rédemption et culpabilité.

« Oui, c’est moi, je l’avoue…Ils étaient si beaux, si dodus, si alléchant…Et me voilà, jeté a vos genoux, quémandant votre pardon… »

Cela dit, je dus me relever devant sa méfiance, chose normale et ne pas l’être c’était jouer sa vie. Je ne le savais que trop hélas. Je lui proposais une fouille au corps, et sans arrière pensée je vous prie ! mais elle choisit l’humour, ce qui me ravit. J’aimais rire et découvrir que ces éclats avaient disparu de la terre me déprimait dans un sens, alors retrouver un peu de rire dans ce petit bout de bonne femme…C’était comme découvrir la fontaine de jouvence. Elle décida de me croire sur parole et sur le moment, je fus soufflé. Depuis quand faisions nous confiance sur parole ? La guerre avait réveillé le pire de ce monde mais j’avais l’impression de voir un peu de ce qu’il était avant en elle. Bizarre.

Mais elle ouvrait mon horizon, mon avenir en disant que non, elle n’était pas seule, qu’il y avait d’autre âme pas loin. Je devais les voir, mais pas fou, je demandais avant si …ah ben bingo. Je me baissais, ramassais mon sac avec un petit rire.

« Très bien, je vous suis, vous êtes garante de ma sécurité, de la délicatesse de mes chevilles qui ne supporteraient pas une corde et de mon petit cœur qui voudrait bien battre un peu plus longtemps ! »

Bon, alors je n’y allais pas en étant naïf a souhait, fallait pas déconner mais en même temps, je devais savoçir, c’était vital et sans le vouloir, je m’ouvris a cette femme. Elle avait de la chance, elle avait trouvé son frère…Je voulais tant que Lizzie trouve le sien…

« Lizzie…Enfin, je l’appelle Lizzie mais son prénom c’est Elizabeth. Ca fait un poil pompeux quand même non ? Elle est aussi rousse qu’un soleil couchant et ses yeux sont verts, ça fait deux ans que je la cherche partout. Vous croyez que c’est idiot de chercher sa sœur comme ça ? Ca fait deux ans que je l’ai perdu, depuis le début de la guerre et parfois, je me demande si ça sert a quelque chose que je m’accroche. »

Arg…Depuis quand je m’étalais sur ma vie moi ? Il fallait dire que Diane avait un coté vulnérable qui provoquait la confidence, comme une blessure qu’elle cachait, ou alors, j’étais encore partit dans un de mes foutus scénarios de merde ! Elle aurait fait une actrice de tout premier ordre en fait, songeais je en la regardant.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 22 Mai - 0:03

Je haussai le sourcil pour la forme. Je ne le jugeais pas, mais il fallait dire que ça ressemblait totalement à une phrase foireuse pour essayer de draguer quelqu’un. Ou bien je ne comprenais pas l’étendue de son humour. Enfin ! D’une façon comme de l’autre, je n’allais pas le cataloguer comme infréquentable parce qu’il me comparait à un soleil. C’était flatteur, mais étrange. Disons seulement que, avant la guerre, l’homme qui m’aurait sorti ça dans un bar quelconque se serait vu recalé dans le groupe des ringards qui ne savent pas parler sans vous dire des phrases pré-faites. Je lui aurais ris au visage, voilà.

D’ailleurs, je riais légèrement en le voyant à genoux pour s’excuser de la mort de petits écureuils. Bien entendu que je comprenais ses besoins. Moi-même, j’avais mangé des choses très peu ragoûtantes, mais il fallait survivre, évidemment. J’hochai la tête, un peu plus sérieusement.

- Vous êtes condamné à rembourser à la communauté des rongeurs le travail qui était effectué par mes pauvres bêtes.

C'est-à-dire manger des noix et gruger des arbres. Très utile. Enfin, on s’amusait comme on pouvait. À quand remontait la dernière fois que je m’étais amusée ? La fois où j’avais lancé Aristide dans la neige ne comptait pas. Ça remontait à bien avant la guerre, pour ce que je me rappelais. C’était peut-être la même chose pour lui, surtout s’il n’avait personne à qui parler.

- J’avoue, vos chevilles sont tellement belles. Ce serait un crime total de les détruire, je ne m’en remettrais jamais.

Je l’écoutai me parler de sa sœur en me remémorant à quel point mon propre cadet m’avait manqué avant que je ne le retrouve. C’était irréel comme sensation. On ne savait même pas si l’autre était vivant et, tout à coup, il réapparaissait. Une joie indicible, qui valait bien les heures d’angoisses. Nous n’étions pas faits pour la solitude. J’avais vraiment eu besoin de la présence d’Aristide et Dieu me l’avait redonné. Je le remerciais chaque jour pour ça. Et, puisqu’il le demandait, je pouvais lui répondre : oui, ça valait la peine d’attendre. Parce que c’était, à ce jour, le meilleur souvenir de toute ma vie. Tous souvenirs confondus. Je ne l’échangerais pour rien au monde. Même si on me disait que, contre la mort d’Ari, le monde redeviendrait ce qu’il était avant. Non. Ari était trop important pour moi. Sans lui, je ne respirais plus. Je souriais juste d’y penser.

Et j’ouvris les yeux très grands, agrippai le poignet d’Evan avant de tomber complètement par terre, renversant mes champignons dans la foulée. Je n’arrivais pas à y croire. Nous avions trouvé une femme qui cadrait avec sa description à notre arrivée à Elyzabethtown. Je l’avais aperçue de loin.

- Elyzabeth Mitchell ? Une rousse ? Elle est ici Evan ! Je pense, en tout cas, je ne voudrais pas vous faire de faux espoirs mais…oui, je crois que c’est elle. Vous avez une veine de pendu !
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Mar 24 Mai - 21:05

« Si il faut aller chercher des noisettes, je suis votre écureuil ! »

Enfin façon de parler, quoique je grimpais bien aux arbres. J’avais appris évidemment. Fou comme une guerre et un cataclysme plus loin, on apprenait des trucs, même a mon âge. Bref, section survie, j’étais au taquet, j’avais même apprit des trucs que je savais pas.

Cela dit, j’aimais plaisanter mais je n’oubliais pas qu’avant tout, je devais savoir où j’étais si, il y avait de la vie dans les parages. Je le fis avec ce que je pouvais de subtilité, pour pas la braquer ou lui faire peur et j’avouais que ça réponse me soulagea terriblement. M’enfin, j’étais sur qu’il faudrait un passe droit ou qu’elle m’accompagne, ce qu’elle me confirma. J’aimais rire, c’est vrai et j’avais la plaisanterie facile. Même la guerre n’avait pas entaché ça, si on faisait exception de l’ombre qui dormait continuellement dans mes yeux. Ma sœur me manquait terriblement et l’idée qu’elle soit morte m’étouffait littéralement. C’est peut être pour ça que j’en parlais si facilement soudainement. Surtout a elle, bizarrement, elle appelait a la confidence, enfin, de moi surtout.

J’avais une manière bien a moi d’en parler et même si j’étais avare en mot, l’émotion et la tendresse dans ma voix n’était pas feinte. Une certaine douleur aussi creusée par son absence. C’était idiot, beaucoup m’avait dit de laisser tomber, que c’était peine perdue, qu’elle était surement morte, mais je sentais au fond de moi que non. Elle était en vie. Quelque part. Il fallait juste que je la trouve.

« Hey ! Ca va ? »

M’exclamais je soudain alors que Diane avait un malaise. Elle s’agrippa si fortement a moi que je tendis une main reflexe pour la rattraper. Maladroitement helàs, je ne pus pas empêcher sa chute, mais au moins l’amortir. Elle avait pâlit et les champignons roulèrent de tout cotés, mais a vrai dire, c’était le dernier de mes soucis…Et je les oubliais carrément lorsqu’elle lâcha sa petite bombe.

Je me pétrifiais littéralement, balbutiant même parce que je craignais d’avoir mal comprit…

« Qu…Quoi ? »

J’avais l’air totalement con a la fixer comme ça la bouche ouverte façon truite des montagnes. Mais je n’arrivais pas a réaliser ce qu’elle venait de me dire. L’idée faisait son chemin en moi, l’espoir explosait avant que la raison ne vienne s’en mêler. Du calme…De calme..C’était peut être une autre femme. Des rousses aux yeux verts, j’aurais aimé que ma sœur soit la seule ainsi, mais ce n’était pas le cas. J’inspirais l’air avidement tellement j’avais peur de succomber a cette folle cavalcade qu’avait entamé mon cœur. Il battait si fort que je craignais qu’il ne s’arrête subitement.

« Je…Je…Je crois que je vais faire une crise cardiaque un jour… »

J’avais les jambes flageolantes et bientôt, elle ne fut plus la seule assise par terre. J’avais presque envie de la serrer dans mes bras pour ce qu’elle m’avait annoncé, même si elle pouvait se tromper…Je posais mon regard cristallin sur elle, avide d’espoir…

« Conduisez moi là bas…S’il vous plait…Il faut que..Que je vérifie par moi-même..Vous comprenez ? Je… »

Je m’embrouillais surtout ! Je me passais une main tremblante dans les cheveux.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 28 Mai - 15:11

Est-ce que j’y croyais seulement ? Dieu, c’était une telle coïncidence ! Le pays était si grand, elle pouvait se trouver n’importe où et lui aussi et, par un parfait hasard, les deux auraient été ici ? C’était presque trop beau. Totalement impossible. Mais, fit une petite voix dans ma tête, n’était-ce pas ce qui t’était arrivé à toi aussi ? Une promenade dans Central Park qui aurait pu très mal finir, mais qui m’avais conduite au près de mon frère. Justement, ça me paraissait trop gros pour que ça arrive deux fois en si peu de temps. Ou bien je m’étais trompée et Dieu ne nous avait pas totalement abandonnés. Quand même, j’avais aussi peur de me tromper. Je me sentais mal de lui donner de faux espoirs si c’était pour les lui retirer dans tout au plus quelques heures. Il n’empêchait, des rousses se prénommant Elyzabeth Mitchell, il ne devait pas en avoir des centaines !

Je le regardai s’effondrer, sous le choc lui aussi. Je comprenais. J’avais failli m’évanouir quand j’avais vu mon petit frère. Depuis combien de temps la cherchait-il ? Trop longtemps surement. Même s’il avait sans doute espérer, il subsistait tout de même un doute selon lequel l’être aimé était mort. J’étais heureuse pour lui qu’il ait enfin un espoir concret. Même si une déception l’anéantirait probablement pour un bon moment. Le médecin en moi sursauta lorsqu’il parla de crise cardiaque, mais je ne m’affolai pas outre mesure. C’était quelque chose qu’on lançait comme ça, quand on avait une grande surprise. Ce serait sans doute exagéré de vérifier les symptômes…et même si, le maigre matériel à disposition n’était pas des plus idéaux pour sauver quelqu’un.

Son regard était tellement chargé que je craignais de ne pas pouvoir le soutenir. Ça faisait le même effet que quand vous rencontriez quelqu’un qui venait de perdre un proche. Les émotions trop fortes, je les avais toujours fuis. Et là, j’avais peur de me tromper.

- Oui Evan, je comprends. Mais…même si vous revenez avec moi, ils ne vous laisseront pas entrer comme ça, vous comprenez ? Ça peut prendre un moment. On a subi de lourdes pertes récemment. On ne tient pas à ce que ça recommence, j’imagine que vous comprenez aussi…Il faut voir avec Alexander…ou Ethan.


Et ils ne te feraient pas confiance parce que c’était moi qui allais te ramener. Pathétique, non ? Enfin, avec un peu de chances, ils se contenteraient de le fouiller pour s’assurer qu’il n’avait pas d’armes, ils feraient venir la rousse que j’avais vue de loin et elle confirmerait que c’était son frère ou non. Evan pourrait peut-être rester un moment avec nous pour reprendre des forces et ensuite il pourrait repartir à sa recherche. Même si j’espérais vraiment que ce soit bien sa sœur. Il me semblait que pour tous les malheurs qu’il y avait ces temps-ci, une bonne nouvelle ne pouvait pas faire de tord.

Mon regard passa de mes champignons au visage illuminé de l’homme assis devant moi. En soupirant, je me mis à les ramasser. On ne pouvait pas se priver de nourriture, même pour une nouvelle aussi grande. On en avait besoin. Et puis, ce ne serait pas si long à ramasser quand même.

- Je vous emmène.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 28 Mai - 16:05

Je hochais fébrilement la tête a sa réponse. Qu’importe ce que uj’aurais a traverser, il me fallait savoir, il me fallait absolument savoir. Parler a qui elle voulait, supplier, je m’en fichais, je devais savoir si mon Elisabeth, si mon petit lutin vivait prêt d’ici. Prêt et tellement loin en même temps. J’aspirais a revoir son sourire, serrer son petit corps contre moi, comme avant. La charrier, la faire rire. Je voulais tellement retrouver tout cela, plus que rester en vie. Parce que si je respirais encore, c’était pour elle, pour la revoir, pour cet espoir.

« Même pas peur. Ils peuvent me fouiller autant qu’ils le veulent, ils trouveront qu’un opinel. »

Fis je en me relevant, de nous plein d’énergie par cet espoir qui s’éveillait dans mon cœur. Le prénom d’Ethan me pinça le cœur, m’envoyant inévitablement 15 ans en arrière. Son visage commençait a s’effacer de ma mémoire maintenant. Que faisait il ? Etait il en vie ? Tant de question qui me faisait mal et auquel je n’avais pas de réponse. Mon meilleur pote, mon seul véritable ami, le premier béguin de ma sœur…Il me manquait tellement parfois et puis, elle me dit qu’elle m’emmènerait !

J’avais toujours été un impulsif, un sanguin quelque part et je ne pus retenir mon geste alors que je la prenais dans mes bras, la soulevant de terre avec un éclat de rire. La faisant tournoyer avant de la reposer au sol et de baiser sa joue un peu creuse. Qu’importe les champignons en fait, elle venait carrément de me faire revivre… « si elle a raison et ça, t’en sais rien ! » susurra une petite voix que je ne voulais pas entendre, que je repoussais avec force.

Je la lâchais avec un sourire d’excuse.

« Ah désolé…c’était pour vous remercier mais je crois que je suis un peu brutal parfois. »

Tu crois ? Ouais nan, j’en étais sur surtout. Il n’empêche que je ne regrettais pas de l’avoir fait, parce que ces mots, les mots qu’elle m’avait dit restait gravés en moi.

« Les champignons ! »

Fis je brusquement en me baissant a mon tour, ramassant les champignons a vitesse grand V avant de les laisser tomber dans son panier. Je me passais une main un peu nerveuse dans les cheveux.

« Franchement, Diane…Vous pouvez pas savoir comme je suis heureux de vous avoir rencontrer…Même si ce n’est qu’un espoir vain, il est encore vivace. »


Avouais je avec un demi sourire, les yeux pétillants.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Sam 28 Mai - 17:31

J’acquiesçai en silence. Un couteau de poche...certes, c’était moins pire qu’une arme à feu, mais dans le climat de méfiance qui régnait à la Communauté, il valait peut-être mieux ne pas prendre de chance.

- S’ils vous le demandent, donnez le leur. Ou mieux, si ça ne vous dérange pas, je pourrais le prendre tout de suite…ils verraient que vous êtes de bonne foi.

Enfin, j’imaginais que tant qu’il n’arrivait pas en criant, lame ouverte pointée vers eux, ça devrait bien passer. Un seul homme face à tous ceux qui gardaient le camp, ce n’était pas grand-chose. Et il semblait plutôt docile, bien qu’il puisse être intimidant, s’il le voulait. Un opinel, c’était loin d’être la mer à boire. Tout le monde avait ce genre de trucs. Pour se défendre, pour couper des brindilles, pour ouvrir des carcasses. C’était la base, quand on voulait survivre en pleine nature. Le parfait petit matériel de scout. Même Alexander pouvait comprendre ça. D’ailleurs, depuis le temps que je lui parlais, il n’avait toujours pas essayé de me découper en petits cubes. Il n’était donc pas si fou que ça.

Encore assez fou pour m’empoigner et me faire tourner. Je lâchai un cri perçant, enfonçant mon peu d’ongles dans ses épaules, ce qui ne sembla pas le ralentir. J’essayais de le repousser, mais j’avais peur de tomber et puis il était bien trop fort. Je détestais les contacts. Je n’avais jamais été de celles qui se précipitaient dans les bras de tous ceux qui le demandaient, mais c’était pire depuis que j’avais rencontré les copains d’Armando. Je ne me laissais pas approcher, il était en train de briser ma bulle de protection et ça me donnait envie de pleurer. Bien entendu, il ne pouvait pas le savoir, mais sincèrement, je n’aimais pas ça.

Le baiser qu’il me planta fut la goutte qui fit déborder le vase. Mon maigre poing s’écrasa contre sa mâchoire, quoique je me demandai si je ne m’étais pas fait plus mal qu’à lui. Mes jointures me donnaient l’impression d’avoir éclatées et les larmes me montèrent aux yeux alors que sa tête avait à peine bougé.

- Vous n’êtes pas brutal, vous êtes débile !

Oui, débile. Assez débile pour ne pas comprendre qu’en ces temps troubles on ne touchait pas à une femme sans son consentement. Il était aveugle ou quoi ? En tout cas, mes efforts pour le punir ne semblaient pas avoir porté fruit. Il préférait ramasser mes champignons, de nouveau éparpillés sur le sol. Qu’est-ce que je m’en foutais de ces champignons, moi !

- Ouais, l’espoir. Je vous souhaite que ce soit elle.


Et moi j’espère vachement qu’il ne soit pas aussi expressif. S’il me serrait comme ça juste parce que je l’emmenais à la Communauté, qu’est-ce qu’il allait faire si je lui dénichais sa sœur ?
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 29 Mai - 0:05

Je me frottais la joue, un grand sourire aux lèvres. Evan, espèce d’abrutit ! Tu savais pourtant qu’elle était peureuse !

« Dites, sans vous vexer, vous frappez comme une fillette. »

Non parce que je n’avais pas vraiment eu mal quoi. J’avais sentis le coup mais sans plus. Bon si elle comptait se défendre comme ça, c’était raté.

« Si vous voulez faire mal, placez votre pouce sur votre paume et refermez le poing. Au moins, vous, vous sentirez presque rien mais la force d’impact sera décuplée. »

Vas y Evan donne lui donc des cours pendant qu’on y est ! Evidemment, je me retins de lui dire qu’un bon coup de pied dans les corones…mais bref ! Je m’excusais, assez maladroitement ceci dit avant de me mettre a ramasser les champignons éparpillés un peu partout. Finalement, j’osais, oui, oui ! Osais poser une main sur sa tête, comme ça sans raison avant de me pencher pour la regarder bien en face.

« Diane, franchement…je vais pas vous violer, ni vous faire de mal. »


Ma main s’agita, faisant voler ses cheveux avant que je ne me détourne pour me saisir de mon sac et le coller sur mon épaule. Je m’étais plus ouvert a elle qu’a quelqu’un d’autre et franchement….Je n’étais pas vexé par son coup de poing, normal dans ce monde, ni même par sa méfiance. Mais qu’elle ne me demande pas d’être ainsi.

« Je le veux aussi…Elle me manque tellement…C’est ma petite sœur quoi ! J’aurais du être là, prêt d’elle quand tout a péter, j’aurais dut et j’ai foiré comme un con. »


Je me passais une main nerveuse dans les cheveux avec un petit sourire contrit.

« Faites pas attention…Ma sœur m’a toujours rendu trop bavard. »


Mais elle était jolie la Diane. Un peu craintive mais jolie.

« Euuh…Allez, ça va passer pour de la drague de bas étage mais sans déconner ma question est sincère ! avant tout ce bordel, vous faisiez quoi ? »

Je refusais de parler plus avant de Lizzie, de cet espoir qu'elle avait imprimé en moi. J'avais été déçu tant de fois, trop. j'avais peur que l'"image de ma soeur s'efface de mon âme...
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 29 Mai - 0:47

Il en avait du culot quand même. Critiquer ma façon de me défendre. D’abord, si monsieur n’avait pas eu la brillante idée de me soulever comme ça, je n’aurais pas essayé de le frapper et je ne serais pas en train de masser ma main douloureuse. Je n’allais surement pas le remercier pour quelque chose qu’il n’aurait pas eu à m’enseigner s’il n’avait pas fait le con, quand même. Au moins s’excusa-t-il.

Je le regardai ramasser mes pauvres champignons qui en étaient à leur troisième balade vers le sol de la journée. Sans esquisser un geste pour l’aider. Je m’en foutais tellement. À mon avis, il aurait pu les laisser là. Ne plus jamais les voir ne m’aurait pas chagrinée plus que ça. Quand il me toucha de nouveau avant que j’aie eu le temps de m’éloigner, je suivi ses conseils : mon poing me fit moins mal effectivement, mais il ne bougea pas plus. Son regard était totalement sincère, mais je ne faisais plus confiance aux étrangers.

- Ils disent tous cela…


Je me retournai vers le campement en soupirant.

- En route.

Contrairement à la plupart des gens, j’aimais écouter les histoires des vies de ceux qui m’accompagnaient. J’étais peut-être trop empathique, mais c’était dans ma nature de compatir. Surtout que la sienne ressemblait beaucoup à la mienne. Le grand frère qui cherche sa petite sœur.

- Je sais ce que vous ressentez. Avant que je retrouve mon petit frère, je m’en voulais beaucoup de ne pas avoir été là. Mais il s’était mieux débrouillé que moi, je dois lui donner ça.

Le chemin jusqu’à la Communauté était vraiment long. Je m’étais éloignée plus que je n’aurais dû. Au moins, il n’essayait plus de me toucher sans mon accord. Je me détendais lentement. Sa compagnie était loin d’être désagréable, après tout. Il était drôle et intelligent. Juste un peu excessif.

- Quoi, avant de cueillir des champignons ? J’étais médecin. Je finissais mes études, en fait. Quelle chute pour mon estime, vous ne trouvez pas ? Quand je n’étais pas en train de travailler, j’étais en Grèce. Parfois, je me demande ce qu’il se passe là-bas…mon pays me manque souvent. Et vous ? Un métier ?
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 29 Mai - 15:12

Mes lèvres s’incurvèrent en un demi sourire presque enfantin a sa remarque tandis que j’ôtais ma main.

« Que voulez vous que je réponde a ça hein ? De nos jours, vaut mieux se méfier de tout, même d’un petit bout de femme avec des champignons »

Répondis je avec un clin d’œil amusé, parce que je savais que si les hommes avaient dévoilés leur plus bas instincts, les femmes n’étaient pas en reste et souvent bien plus vicieuses que les mecs. Néanmoins, je la voyais pas comme une menace, peut être étais je naïf dans un sens ou trop confiant. Quoique non, sinon, je n’aurais pas survécu durant deux ans.

Je balançais mon sac sur l’épaule avant de lui emboiter le pas, réglant ma démarche sur la sienne. J’avais tendance a faire de grandes enjambées et vu la taille de la demoiselle, j’aurais tôt fait de la distancer. Je haussais un sourcil a sa mini confession. Ainsi, elle aussi avait perdu son frère ? Et elle l’avait retrouvé ! Je souris plus largement. Alors j’avais peut être mes chances aussi…Lizzie ne devait pas être loin et je crois que dès que je la retrouverais, je passerais mon temps a m’excuser.

« Vous avez de la chance…Moi je suis mort de trouille. Lizzie était malade…Je veux dire gravement malade avant la guerre. Je lui ai donné un rein mais même si ça a enraillé un peu sa maladie, elle restait faible et devait continuer un traitement…Avec cette foutue guerre de con…je ne sais même pas si elle peut se soigner. »


Mon air s’était assombri parce que je n’avais pas oublié ça, parce que j’espérais qu’elle pouvait se guérir, qu’elle n’était pas morte de sa maladie malgré mon rein sain. Mais je me secouais, ça ne servait a rien d’en parler, Diane ne voulait peut etre pas entendre les gérémiades d’un pauvre type dans mon genre alors je changeais de conversation, ne pouvant réprimer un rire d’auto dérision devant la manœuvre. On aurait dit un mauvais plan drague alors qu’en fait, je voulais juste en savoir un peu plus sur elle.

« Medecin ? Wow… »

Fis je en me frottant la tête, moi j’aurais jamais pu faire ce genre d’études quoi !

« Moi, je viens d’Irlande. Je n’ose pas vraiment me demandé ce qu’il s’y passe maintenant…C’est con, on a vraiment l’impression d’être seul au monde quoi ! »

Je rajustais la bretelle de mon sac sur mon épaule avant d’éclater de rire, un air malicieux dans les yeux.

« J’étais scénariste. D’ailleurs, ça me fait marrer maintenant, mais le dernier script que j’étais en train d’écrire parlait de fin du monde, c’était la période Incas ect…Ect…ect…Prédictions et j’en passe…Sauf que maintenant, je me dis que j’étais bien en dessous de la réalité et que moi, au moins, j’avais écris une fin heureuse… »


Ouais, une fin heureuse digne d’un roman où l’héroïne retrouve ses enfants, son chien et même un nouveau mec. Franchement, ça me manquait quoi ! La réalité était bien dure comparée a mes rêves mais je faisais avec.

« Maintenant, ben on va dire que je fais du tourisme ! Je voudrais bien vous interroger sur notre destination mais je suppose que vous ne me donnerez pas de réponses hein ? »

Un demi sourire aux lèvres, je la regardais avec de l’amusement dans les mirettes. Ben oui, si on devait passer un examen de passage rien que pour y entrer, nul doute que tous était brieffer sur le « on dit rien ! ».

« Alors on va parler d’autre chose ! Sauf que c’est chiant maintenant, on peut…Ah si ! Quel est le dernier film que vous avez été voir avant que ça pète ? »
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 29 Mai - 20:01

- Je suis certaine qu’elle va bien Evan.

Enfin, en y pensant, la situation qu’il me décrivait était en effet critique. Sans médicaments, ça pouvait très mal se passer. Je ne connaissais pas le dossier médical, mais si elle subissait un rejet…ça irait mal, oui. Il devait le savoir de toute façon, je n’étais pas pour lui dire ça alors qu’il avait déjà si peur. Je préférais changer de sujet.

- Wow, un scénariste ! Ça devait être bien comme vie ça. Vous avez des films célèbres ?

La vie des artistes ne m’avait jamais attirée. La plupart des gens rêvaient de gloire et de toutes ces conneries, mais personnellement je n’en voyais pas l’intérêt. J’étais très terre à terre, avide de connaissance mais pas de reconnaissance. Guérir les gens, ça servait à quelque chose. Inventer des vies, non. Je respectais ceux qui le faisaient, mais je n’aurais jamais pu le faire. Surtout pas imaginer des films de fin du monde comme il disait avoir fait. Je lâchai un petit rire timide.

- Ça doit être étrange, non ? D’avoir l’impression d’être dans sa création. En fait, c’est peut-être votre faute. Votre ordinateur était magique et tout ce que vous écriviez arrivait.


Mon rire se mua en soupir et en nostalgie.

- Parfois, j’ai l’impression que c’est ça. Que Spielberg tourne un nouveau film et qu’il a oublié de nous dire qu’on est des figurants. Mais franchement, j’ai toujours détesté ces films-là. Je les trouvais ridicules, je pensais que ça ne pouvait pas arriver dans un monde sensé. J’ai toujours été très rationnelle. Il y avait une fille dans ma classe, elle adorait. L’horreur, la fiction, tout ça. Elle aurait donné n’importe quoi pour que ça lui arrive. Je pense qu’elle est morte. C’est idiot, non ? Elle le voulait et pas moi, elle est morte et c’est moi qui le vis.


Oui, c’était idiot de ressasser ça. Mais c’était quand même ironique, quand on y pensait. La plupart des gens aimaient voir du sang à l’écran, de l’action comme on disait. À mes yeux, c’était du grand n’importe quoi. Comme si ça pouvait vraiment exister. Les mayas, les fous qui prédisaient la fin du monde à outrance, je leur riais au visage. Et voilà qu’on riait bien de moi, maintenant.

- À ceci près que je ne suis pas un guide touristique. Et ouais, je pense que notre chef n’apprécierait pas que je donne nos coordonnées au premier inconnu venu.


Même s’il a une bonne gueule. Même s’il est drôle. On ne pouvait se fier à personne, on l’avait tous appris à nos dépens.

- Vous allez rire de moi ! Je pense que c’était Finding Nemo…j’avais pas trop le temps pour m’amuser. En fait, j’avais l’impression de perdre mon temps. Quand j’y repense, je me trouve pathétique. Mais je ne vous retourne pas la question, dans le métier vous devez voir à peu près tout, non ? Disons…qu’est-ce qui vous manque le plus de votre vie d’avant ? La nourriture, la ville, la technologie ?


Moi, c’était juste la paix. Ou la Grèce, oui. Comme il avait dit, on avait l’impression que seuls les États-Unis existaient encore. Et ce pays guerrier, c’était bien loin d’être mon préféré.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Lun 30 Mai - 22:53

Je levais un pouce, comme pour appuyer ce qu’elle me disait. Comme pour y croire un peu plus, toujours plus. C’était idiot, mais même hypocrite, j’avais besoin d’entendre ça. Elle me singea et je ne pus m’empêcher d’éclater de rire. Non je n’étais pas quelqu’un que l’on pouvait vexer facilement ! Je pratiquais l’autodérision alors je savais me moquer de moi-même.

« Oula ! Célèbre, je pense pas. Trop jeune encore dans le métier, mais j’ai collaboré pour l’adaptation du film français d’Amélie Poulain…enfin c’était un stage mais chuuuuuut vous briseriez mon image en le disant partout ! »

Non, j’étais encore trop inconnu dans le métier pour avoir écrit un blockbuster c’était un fait. Mais célèbre ou pas, je m’en fichais, je ne faisais pas ce métier par soucis de reconnaissance. Nan, je le faisais parce que j’étais un rêveur au fond et qu’il fallait que ça sorte. Elle eut un petit rire craintif et je souris doublement. C’était déjà ça. Un rire, c’était mieux qu’une moue craintive quoi !

« M’en parlez pas ! Mais bon, depuis tout petit, j’ai le chic pour me faire des..films. Cela dit, j’aurais jamais prédit un tel bordel ! Quelque part, je me dis que je faisais un mauvais scénariste au fond, j’étais quand même loin de la réalité. Si j’avais un tel ordi, donnez moi le clavier et je vous fait débarquer en Grèce ! Et moi, devant un bon steack frite saignant… »

Répondis je en riant légèrement, le nez en l’air. Alors là, on voyait clairement la différence homme femme. L’homme de base pense a la bouffe, besoin primaire, naturel, la femme elle…Rêve de là où est son cœur. C’était marrant quand même.

Je regardais son sourire mourir, enfin, se transformer en quelque chose de plus distant, de plus sinueux.

« Mmmh…vous savez, il faut une part de rêve dans la vie, sinon, c’est trop lourd. Je vais passer pour un idiot mais ce n’est pas rare que je m’enfonce dans un trip fait pour moi. Un monde rien qu’a moi où tout va bien. Ne serait ce que pour supporter la réalité. Les films, c’est ça. C’est être cette star de la chanson amoureuse d’un résistant pendant la seconde guerre mondiale. Etre ce héro qui sauve tout un peuple pendant la conquête spaciale. Etre cet homme qui se découvre humain malgré les circuits imprimés qui le parcourt…Etre cette femme qui hurle a s’en faire péter les tympans poursuivie par un serial killeur, bon là j’avoue…ça relève de la psychiatrie en fait mais…Sérieux…Sans ça, qu’est ce qui nous reste ? Vous avez les pieds sur terre mais un peu trop non ? Allez Diane ! Dites moi ce que vous auriez aimé être dans vos rêves les plus fous ! »

Je tapais juste en parlant de l’endroit où nous allions. Bon, ok, j’insistais pas. J’allais me faire gentiment passer aux rayons X sans rien dire, soumis comme un bon teckel quoi.

« Reçu. »

C’est tout ce que je dis et pour une fois…un mot, un seul sortant de ma bouche, marquons ce jour d’une pierre blanche quoi ! Alors je cherchais un autre sujet de conversation et là…Comme elle me l’avait dit, j’éclatais de rire !

« Bon dieu ! Ce film est un chef d’œuvre ! J’ai toujours adoré Dory ! avouez qu’ elle est attendrissante quoi ! Moi, le dernier que j’ai vu, c’était le dernier Batman. Ca date déjà mais j’avais pas le temps d’aller au ciné en fait. J’étais dans le monde mais j’en profitais pas. Quoique…j’ai pu approcher Angélina Jolie une fois ! Et ben j’enviais pas Brad Pitt… »

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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Lun 30 Mai - 23:54

C’était vrai, me dis-je. Il était jeune, quand on y regardait bien. J’avais tendance à oublier ces détails-là. Avec la guerre, même les plus jeunes avaient dû apprendre à vivre seuls. La jeunesse avait été coupée subitement pour bien des gens : même, le concept me semblait ridicule. Qui avait le temps de vivre sa vingtaine ? Nous étions tous des vieillards incapables de rires. Quand ça nous arrivait, ça sonnait faux. On avait trop peur pour se lâcher complètement, même si on essayait vraiment. Ça me manquait vraiment.

- Bah, le mec qui a fait les Saw il était jeune quand il a commencé…on sait jamais ! J’aurais peut-être pu me démarrer une collection d’autographes.


Et la signature d’Evan Mitchell aurait siégé entre la poussière et une valise. Ce n’était pas comme si je risquais de rencontrer Woody Allen de l’autre côté de la rue, maintenant. Bizarre, je n’avais pas l’impression qu’une seule vedette ait survécue. Je n’y avais jamais songé, mais en ce moment je trouvais ça quand même étrange que plusieurs personnes se connaissant soient toujours vivantes. Peut-être qu’en aillant grandi ensemble, on avait appris à survivre d’une façon que les autres ne pouvaient pas copier. Enfin, mine de rien, je n’en avais rien eu à faire de la survie du prince William. Aristide comptait bien plus à mes yeux.

- Je ne voudrais pas aller en Grèce seule… c’est pas tant le pays que ce qu’il représentait. Mes vacances avec ma famille qui doit être morte. C’est surtout eux qui me manquent, vous voyez ? Par contre, les frites je ne dirais pas non.

Même si j’étais loin d’engloutir ce que certains hommes mangeaient chaque jour, j’aimais bien le fast-food de temps à autre. Bien entendu, je faisais attention à mes calories et à mon cholestérol, mais des frites en ce moment, ça aurait été vivant. Plus que des salades insipides. Enfin, j’étais quand même certaine qu’Evan pouvait engloutir en un repas ce que je mangeais en une journée. Grand mystère de la nature. À croire qu’ils avaient trois estomacs, les hommes.

- Allons Evan, vous ne pensez quand même pas que je vais vous dire que je voulais être ballerine ou un truc du genre ? J’ai toujours voulu aidé les gens, je n’ai jamais réfléchi à quelque chose d’autre. Être médecin, c’était naturel pour moi. J’imagine…bon, peut-être que j’aurais voulu faire partie d’un cirque. J’ai toujours trouvé qu’ils avaient beaucoup de grâce…mais vu mon agilité, on va laisser faire ! C’est pas comme vous. Tout ce que vous rêvez, vous pouvez le rendre réalité. Enfin, pouviez.

Ça devait être bien de pouvoir penser à quelque chose et de le mettre sur papier. Tout le monde acclamait une simple idée que vous aviez eue. Alors que moi, quand j’avais une idée, les gens pensaient que c’était normal. Et quand je n’en avais pas, on m’engueulait. J’éclatai franchement de rire en me rappelant du petit poisson bleu. Je n’allais pas dire à Evan que je n’avais vu ce film que parce que je gardais ma cousine. Et puis, c’était vrai que je l’avais apprécié quand même.

- Quand elle essaie de parler baleine, c’est mon moment préféré ! Euh…courant est-australien, coco ! Non, vraiment, à l’est Evan !

D’accord, sortir une réplique foireuse, c’était pas la meilleure idée pour lui indiquer de tourner. Pour peu, on serait entrés en collision. Je le poussai gentiment dans la bonne direction.

- Je retire ce que j’ai dit. Je pense que j’aurais fait une bonne psychopathe. Comme le type dans Batman. Le Joker, c’est ça ? La folie ça doit être bien, on ne pense à rien.

Dans notre monde, ça devait être bien. Presque aussi bien que d’être mort, quoi.

- Non ! Me dites pas qu’elle était moche…et dire que tout le monde bavait sur elle ! Sérieux, c’était si pire que ça ? Vous avez vu Brad ? Il en valait la peine, lui ?

Beau discours superficiel.

- Euh, oubliez ça. C’est pas que je ne m’intéresse qu’à la beauté, hein. En plus, vous ne devez pas regarder ça chez un mec. Je veux dire, c’est pas votre style. Ben, c’est pas que vous êtes moche mais…voilà quoi. Oubliez, vraiment.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Dim 5 Juin - 23:18

« Pfff…Mon autographe ou même celui des autres, il vaut que dalle maintenant…je me demande ce que vaut mon CV »

Plus rien sans doute. J’avais des films a mon actif, c’est vrai, mais maintenant, ça valait plus rien. Déprimant ? Je ne savais pas tellement. Je me passais une main dans les cheveux, secouant ma tignasse au passage qui se mit a rebiquer de façon adorable ou sexy, en même temps, j’en savais rien, je me voyais pas dans un miroir.

« Ouais, je vois.J’ai deux frères en plus de Lizzie…je sais même pas si j’aurais envie de les revoir. Eric ouais, parce qu’Eric, c’était le plus stable, le plus…comment dire…Serein. Ermès. Je lui exploserais sans doute le tronche mais je finirais par le serrer contre moi. Je sais pas où ils sont. Mes parents ? Ouais…je donnerais tout pour un gâteau au miel de ma mère…Finalement, la famille, c’est tout ce qu’on a. Mais je les donnerais contre une portion de frites….»

Non ce n’était pas vrai, je ne pourrais pas, quand bien même je bavais littéralement a l’idée de frites juteuses, croquantes..Oups, Arrête Evan, tu fantasme sur une frite là ! Mais j’avais a faire a une cartésienne. Une femme qui avait décidemment les pieds sur terre et ne trouvait aucune qualités a la rêverie. Pourtant, il y en avait tellement ! Mais ses mots la contredisait quelque part…

« Alors rêver d’être le Docteur Green ? Ou la future victime de Docteur Mamour. Je pouvais ouais, mais en même temps, on oublie pas ce qu’est la réalité vous savez. J’ai sans doute l’air rêveur, la tête dans les nuages et c’est sans doute vrai mais vous croyez que j’aurais survécu deux ans dans ce monde détruit si je n’avais pas un minimum de réalisme ? Faut juste parfois se lâcher, rêver d’autre chose pour ne pas devenir timbré. »

Et je finis par engager la conversation sur un sujet tellement banal il ya deux ans, mais si bizarre maintenant. Depuis quand les cinés tournaient encore ? Elle me parla de Nemo et j’avoue….Les films pour gosses, j’avais toujours adoré. C’était plein de bon sentiments, plein de conseil d’éducation, et j’en passe, mais j’avouais sans honte adoré Dory ! j’eus même droit a une imitation et j’éclatais de rire de bon cœur. Finalement, cette fille avait le sens de l’humour. J’adorais !

« oh…Oh…Chère…Chère grande baleine ! elle parle peut être bien que le baleine…Rev’neeeeeeeeeeeezzzz aaarggggg….P’tete la baleine a bosse ! P’tete trop orque ?! »

Non là j’en pouvais plus. De tout les films qu’elle pouvait cité, il fallait qu’elle cite celui là ! Sauf que je me plantais de direction et partit a l’ouest, lui rentrant carrément dedans avant de me faire pousser dans le bon coté.

« Le Joker ?! Mon dieu, Diane, je vous aime ! Ce type avait une manière de jouer terrible ! Le Joker eclipse même Batman ! Impressionnant. Mais quelque part, est il réellement fou ? Ah ! Grande question ! »

Et puis je lui parlais de moi, un peu, que cette vie de paillette n’était pas forcément si gratifiante et je souris largement a son exclamation.

« Nan mais, elle est belle, mais…Je sais pas ça manque de quelque chose »

J’explosais de rire lorsqu’elle se perdit dans ses explications…

« Brad Pitt serait tout a fait mon genre si j’étais du genre féminin, sinon ben…Ben rien. »

Mais je décidais de la taquiner un peu, aussi mon visage prit un pli malicieux.

« C’est vrai ? Vous me trouvez pas trop moche ? »

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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Lun 6 Juin - 22:58

- Je ne vous crois pas. D’accord, les frites, c’est super...mais quand on a fini le cornet, il n’y en a plus. Tandis que votre mère peut vous faire autant de gâteaux que vous voulez.

Je ne comprenais même pas qu’il puisse dire que ses frères ne lui manquaient pas tant que ça. Je me souvenais des longs mois en l’absence d’Aristide, de l’impression de vide intense. Je n’aurais probablement pas survécu longtemps si j’avais appris qu’il était mort. Je l’aimais tellement et à mes yeux c’était normal que les autres aiment aussi leur famille. Je ne comprenais pas les familles déchirées qui ne se parlaient plus. Dans notre contexte, les chicanes, c’étaient des broutilles. N’importe quoi pour savoir que l’être aimé se portait bien.

- Dr House…à la limite. Mais par pour son cynisme, juste pour son intelligence. Désolée, je suis tout sauf créative ! En revanche je ne suis pas d’accord…oui, il faut du bon-sens, mais votre imagination vous permet surement de vous sortir de situations dont je ne pourrais jamais sortir, moi. Genre vous devez pouvoir construire un abri à partir de rien alors que mon je sècherais complètement…les livres, c’était toute ma vie.

Probablement une des choses qui me manquaient le plus. Prendre un bain chaud et m’étaler dans le sofa pour lire un bon roman. Ou juste étudier, apprendre toujours plus. Les connaissances me manquaient. Combien de choses je n’avais jamais pu apprendre ? Je ne le saurais jamais. Les grandes bibliothèques, disparues. Je comprenais ce qu’avaient dû ressentir les Égyptiens quand celle d’Alexandrie avait brûlé. C’était un crime que de laisser partir les mots…même pour une heure de chaleur. Je n’aurais jamais pu m’y résoudre. Par chance, je ne demandais pas ce que faisaient les gens ici. Je me contentais de suivre. De faire ce qu’on me demandait. Et voilà où ça me menait : avec un inconnu et un panier de champignons.

- Probablement trop intelligent pour ne pas être fou…ça doit être flippant de tout comprendre, nan ? Ça a de quoi rendre fou. Parfois je me dis que les simples d’esprits avaient la vie facile…m’enfin on n’en trouve plus beaucoup aujourd’hui. Mais le Joker, déjà que je l’aimais, ce que Ledger en fait…c’était un vrai délice.

L’écouter parler de la beauté de Brad Pitt ou d’autres stars, ça me paraissait tellement simple que ça en était déplacé. Depuis combien de temps n’avais-je pas eu une conversation aussi décalée ? Pendant un an, je n’avais pas eu le droit de répondre. Ici, c’était toujours pour parler de problèmes. Alors juste m’éclater en repensant à des films cultissimes, ça faisait du bien.

Je sentis que j’allais rougir avant même la fin de mes explications un peu foireuses. J’irradiais de chaleur et je pouvais presque compter les pulsations de mon cœur tandis que je devenais aussi charmante qu’une tomate trop mûre.

- Euh…ben vous n’êtes pas moche quoi, loin de là. C’est quand même pas la première fois qu’on vous le dit, non ?

Je remarquai son air malicieux après coup et hochai la tête en me retenant de rire.

- D’accord, je retire, vous êtes le mec le plus moche que j’ai jamais vu !
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Lun 6 Juin - 23:22

« Ma mère me manque, c’est vrai. Mais mes frères…Nan, sans déconner, je me suis battu une paire de fois avec eux, surtout avec Ermès mais maintenant, je donnerais tout pour pouvoir lui coller une droite. C’est con mais c’est quand vous ne les avez plus que vous mesurez combien vous les aimiez…Arf…On va déprimer a cette vitesse Diane ! »

Quoique je n’étais pas du genre a déprimer, j’avais pleuré. Souvent. Trop. Marchant dans les rues avec juste des larmes silencieuses coulant le long de mes joues. Songeant sans cesse a elle, ma Lizzie. A eux. Ermès que je voulais friter, Eric que j’aurais adoré envoyer dans les airs. Même mon père et ma mère assit ensemble a la table de la cuisine, comme avant…mais le monde était ce qu’il était…Totalement détruit. Alors ouais, parfois je me mettais a rêver, comme ça, pour oublier.

« Docteur House ! Mes aïeux ! Ce type est une pourriture de première ! Mais il arrive a nous faire frémir et limite que l’on compatirait pour lui des fois. Pourtant l’entendre sortir a un patient « Bon, ben vous creverez demain, on signe tout de suite les papiers ? ça évitera du tracas pour la famille. » Merde, je lui aurais collé mon poing sur la figure quoi ! Mais c’était un génie ce type. Mais je vais vous contredire, vous savez que pour les livres, pour les aimer, faut être un peu rêveur ? J’étais champion pour inventer des trucs pas possible en étant gosse ! Ma sœur faisait toujours la princesse d’ailleurs….Sauf une fois…Elle voulait être le pirate qui trouve le trésor, elle trouvait ça plus marrant…Eric n’a pas apprécier que je lui donne le rôle de la pauvre femme enlevée par les méchants pirates…C’est ingrat quand même. Donc pour aimer les bouquins…désolé, Diane, mais faut aimer rêver. Je parle de n’importe quel bouquin hein ! Après tout, les plus grandes inventions ont d’abord été des rêves. »

Logique implacable a la Mitchell ! Je ne pouvais pas concevoir un monde trop réaliste, trop vrai. J’avais besoin de pouvoir m’échapper parfois. C’était comme ça que je vivais, que j’arrivais a vivre d’ailleurs.

« Je vous montrerais comment on fait un piège a lapin avec juste un bout de ficelle tiens ! »

Vu qu’elle n’avait pas l’imagination nécessaire pour faire un style Mc Gyver, je pouvais bien lui donner des cours…Ouais, sauf si je me faisais éjecter ou plomber a vue comme un vulgaire canard en vol. Mon arrière train ne s’en remettrait pas ! Et la conversation dériva sur les films. J’adorais aller au ciné avant. Je devais même être le seul type généralement tout seul dans la file. De temps en temps, Lizzie venait avec moi et avant…Ethan était de tout les films avec moi. Mais de là a me voir lancé dans une imitation de Dorys parlant Baleine, fallait le vouloir ! On y allait de nos critiques et je ne pouvais qu’approuver.

« Ledger a littéralement donné corps au Joker ! J’ai jamais vu une prestation pareille quoi ! bon, on oubliera qu’il devait être a moitié drogué hein ! Ca n’enlève pas son talent…Par curiosité, j’ai regardé Return to Brokeback montain…Putain mais…Il était encore meilleur je crois ! Ce role d’homme ne pouvant se résoudre a aimer un autre homme mais ne pouvant résister a sa passion…Je veux dire…C’était fort quoi ! Terrible même ! Bon, c’est pas du gout de tout le monde mais sérieux, j’en ai eu des frissons tellement c’était beau quelque part. »


On parlait de choses banales en quelque sorte, mais ça faisait tellement de bien ! J’adorais ça, Diane avait le sens de l’humour, une certaine sensibilité. Finalement, je pouvais tomber sur pire comme guide, je ne voyais même pas le temps passé, il n’y avait pas cette ambiance pourrie de méfiance où^on se regarde en chien de fusil. Nan, c’était calme, détendu et je ne pus m’empêcher de la taquiner…Mon sourire s’agrandit très largement alors qu’elle me disait beau…Avant qu’elle ne m’achève en calculant mon sourire…

« Aïe…Vous êtes cruelle Diane…Ma fierté…Mon arrogance…Piétinée…Lessivée…Ecrasée….Je vais me jeter du haut d’un gravier pour venir mourir au sol dans un râle d’agonie ! »


Avant d’exploser de rire, tellement elle était…

« Vous êtes adorable quand vous rougissez au fait. »

Je fis un clin d’œil malicieux avant de me mettre a siffloter l’air de rien, nez au vent.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Mar 7 Juin - 0:03

- Bah ! Que serait une journée sans un brin de nostalgie hein ?

Euh, une journée totalement agréable, peut-être ? Ouais enfin, je me doutais qu’ils étaient rares les quidams à passer plus de deux jours sans penser à tout ce qu’ils avaient perdus. Le plus étonnant restant ceux qui réussissaient à rebâtir par-dessus tous leurs malheurs. Des familles, des amitiés. La vie continuait quand même. Il fallait bien qu’elle continue, sinon ça n’aurait eu aucun sens. Chaque jour on s’approchait un peu plus de notre idéal…Aristide, être médecin, voilà qui me faisait sourire.

- D’accord, un point pour vous Evan…Mais j’ai jamais été du style à me déguiser en pirate, moi. Peut-être que le scalpel ou la chimio c’était un rêve à une époque, mais là ça ne l’était plus. Disons…bon, si quelqu’un réussissait à me trouver un bon petit livre de fantasy, je ne dirais pas non. Et si on était dans un monde un peu plus sensé, je serais allé voir un de vos films, puisque vous auriez eu l’immense gentillesse de m’amener à la première pour que je rencontre Brad et qu’il tombe en amour avec moi.

Je lui fis un clin d’œil. Brad Pitt et Diane Tetropoulos… charmant comme tout. Encore qu’il n’aurait peut-être même pas été capable de prononcer mon nom comme il le fallait. Chez certains Anglais, mon nom sortait bizarrement. Pas qu’il soit compliqué. C’est juste que pour une raison qui m’échappait, Uma Thurman se prononçait mieux que Diane Tetropoulos.

- C’est sympa Evan, mais qu’est-ce que vous voulez que je fasse d’un lapin ? Un orignal à la limite, mais un lapin… il n’y a presque rien à manger là-dessus.

Pas quand on se devait de partager avec trois mille personnes. Dieu, l’intimité me manquait énormément. Seulement, juste pour la tête qu’il me fit lorsque je lui demandai de m’apprendre à capturer des cervidés, ça valait la peine de sortir cette phrase. Soit il était vraiment crédule, soit il jouait bien son jeu. Je penchais pour le jeu.

- Ah mais vous oubliez quelque chose, Evan ! Je pourrais quand même vous soigner…vous devriez vivre en sachant que vous êtes moche et que vous devez votre vie à la femme qui vous trouve moche.

Son rire ne me vexa pas tant que ça, mais ça remarque me troubla. Adorable. Il me trouvait adorable ? C’était bien la première fois qu’on me la sortait celle-là. De rouge, je passai à violet. Ce n’était pas que j’étais très gênée – enfin si – mais j’avais toujours du mal à accepter les compliments. Surtout d’un étranger. Enfin, dire à quelqu’un qui rougissait qu’il était rouge, c’était un billet direct pour le septième ciel du vermeil.

- Je vous emmerde Evan…c’est de votre faute si j’ai l’air d’avoir un coup de soleil géant !

Malgré tout, je riais quand même aussi. J’aurais pu le trouver insupportable, ou seulement rire moi aussi. Il me semblait que le temps jusqu’à la Communauté passerait plus vite s’il ne me tapait pas sur les nerfs.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Lun 20 Juin - 22:53

Je riais comme un gosse.

« Ce serait une belle journée, je n’aime pas déprimer, je ne suis pas comme ça. Non moi, je dois rire, donner encore et encore. »

Ouais, c’était ça. Lizzie me disait toujours que j’en faisais trop, que personne ne méritait que je m’inquiètes, que j’aide, que je donne de moi sans compter, mais j’étais comme ça. C’était une faiblesse, je le savais, je m’étais tant de fois fait avoir comme un con et pourtant, même si j’en étais conscient, je ne changeais pas. Pour rien au monde.

« Oh non…Me dites pas que vous aussi vous fantasmer sur ce type !? Mais réveillez vous mesdames ! Le blond a l’air torturé, c’est du passé, totalement has been ! Maintenant, le must, c’est les blonds vénitiens aux yeux bleus voyez vous ! Je l’ai lu dans Vogue la semaine dernière ! »

Je ris aux éclats, ayant un rire assez grave qui pouvait parfois surprendre mais que mes ex trouvait parfaitement sexy. Allez comprendre les femmes parfois ! Et je repris, redevenant avec elle ce moulin a parole que j’étais.

« Mais je vous aurais quand même emmenée avec moi et peut être qu’on aurait grimper le tapis rouge de Cannes allez savoir ! Et promis, si je trouve un livre, même un master de mathématique, je vous ramène ça, ce sera pour me faire pardonner les écureuils morts au champs d’honneur. »

Si peu en même temps. Quoique que l’écureuil avait un gout de lapin, pas dégueulasse du tout même si je doutais de l’aspect nourrissant mais quand on avait pas le choix…on avait pas le choix c’était tout. J’eus tout de la tronche d’une truite sortie de l’eau alors qu’elle me parlais orignal. Ouais enfin..trouver un orignal dans le coin…Et même mon pauvre fil pouvait toujours aller voir ailleurs si j’y étais quoi.

« Sérieux Diane…Vous n’êtes pas grecque en fait, vous avez un peu de sang québécois, avouez. Mais soit, si vous me mettez au défi, je serais capable de vous ramener un o…orignal. »


C’était une drôle de bête d’ailleurs ce machin. Remarquez, on avait bien des lutins en Irlande et des farfadets alors bon. Et là-dessus le coup au cœur, l’achèvement total que je mimais parfaitement, car si je n’avais pas fait scénariste, j’aurais certainement fini acteur…Quoique je surjouais vachement, exprès pour la faire rire. J’aimais son rire, c’était con.

« C’est petit d’achever un homme a terre, Diane, très petit. »

Bougonnais je avec un grand sourire, pas rancunier pour deux sous. Je savais que je plaisais, c’était comme ça. Même si je n’étais pas le sex symbol de ces dames, j’avais toujours mon petit succès. Ethan était le ténébreux de service, moi, j’étais le cool. Chacune son style quoi. Et je la titillais sur sa manière de rougir, bien que je ne mentais pas vraiment, elle était charmante en rougissant et j’explosais de rire a sa riposte. Mon dieu ! La phrase préférée d’Ethan ! Il me disait toujours qu’il m’emmerdait quand je le charriais. C’était sa phrase culte, fétiche et je me rendais compte du manque qu’était son absence.

Et là, je ne sais pas vraiment ce qu’il me prit, outre le fait que Diane était très belle, sexy lorsqu’elle riait et…euh…la nostalgie ? Toujours est il que le grand con que je suis se pencha subitement et déposa un baiser rapide sur les lèvres de la rougissante Diane.

Mmmh…Deuxième baffe ? Non parce que là, je le méritais un peu plus que la première mais nul doute qu’elle me ferait aussi mal que l’autre. Une claque de cricket ou de sauterelle quoi. Mais sur le coup, j’avoue que mon impulsion me coupa le sifflet et cela se vit dans l’éclat estomaqué de mes yeux.

« Ah…Désolé. »

Je doute que ça suffise Evan mon grand. Sors toi en avec une connerie et un sourire a damner une sainte.

« j’adore les coups de soleil… »
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Mar 21 Juin - 1:18

Et je devais avouer que son rire était communicatif. Je ne pouvais pas m’empêcher de rigoler juste à l’entendre. Il était de ces personnes dont la joie vous donnait envie d’être heureux à votre tour, voilà tout. Et puis pour une fois que j’avais une vraie raison de rire, je n’allais pas me priver !

- Jaloux de Brad ?

Non, je déconnais moi aussi. D’accord, Brad était l’idole de toute une génération, surtout après Titanic. Sauf qu’il n’était pas vraiment un sex-symbol. Un bon acteur, sûrement, mais sans plus. Je préférais les gens plus accessibles…Daniel Radcliffe ?

- Ah oui…et j’imagine que sur la page couverture du Vogue il y avait votre tête ? D’ailleurs, je parie que vous avez écrit le magasine au complet.

Mes yeux s’ouvrirent en grand. Evan me faisait l’effet d’un gamin moqueur, mais mon Dieu, ce rire ! C’était définitivement le rire d’un homme, trop grave et trop charmant pour être celui d’un adolescent farceur. Goodbye Ashton, bonjour Ben. J’avais même arrêté de rire pour mieux l’observer tant le changement m’avait étonnée.

- Un simple livre ne me consolera pas de la perte des mes écureuils, Evan. Vous devrez être mon esclave à vie, rien de moins.

Je lui fis un clin d’œil et repartis de plus belle, marchant plus lentement parce que j’étais plus à l’aise avec lui maintenant. Un type avec un tel humour ne pouvait décemment pas être un fou furieux dérangé. C’était aussi simple que ça. Et puis, ce n’était pas évident de marcher lorsqu’on riait à en avoir les larmes aux yeux.

- Mon accent est autrement plus beau que celui des Québécois, je ne vous permets pas ! Une Québécoise…Une Québécoise !

N’empêche, j’aurais donné beaucoup pour le voir en train d’essayer de dompter un orignal sauvage. À la manière des rodéos, peut-être. Ça aurait valu la peine de voir ça, mais je doutais qu’on trouve un orignal, un caribou ou quoi que ce soit du genre près d’ici sans qu’il ait déjà été abattu.

- Vous allez vous en remettre Evan…enfin j’espère, parce que je laisse votre cadavre ici !

Je riais encore, presque pliée par ma crise de fou rire. Finalement, il gagnait à être connu. S’il m’avait d’abord effrayée, je découvrais un homme adorable avec qui il était facile de parler de tout et de rien, d’oublier quelle vie je menais réellement. Je ne percutai pas quand il se pencha, pensant qu’il continuait à jouer, mais je m’arrêtai net lorsqu’il m’embrassa.

Pas agréable. Dégage. Dégage. C’était tout ce qui se répétait dans ma tête. Heureusement, ça ne dura pas longtemps. Étrangement, je le regrettais, parce qu’il avait été doux et n’avait rien forcé. Il en restait que je n’aimais pas qu’on me touche sans mon accord.

En suivant son conseil sur la façon de tenir mes mains, je lui décrochai un nouveau coup.

- Celle-là, c’est pour y avoir mis fin.

J’attrapai son menton et le ramenai, l’embrassant plus longtemps, juste pour avoir le loisir de goûter ses lèvres. Puis, en le relâchant, je le frappe de nouveau.

- Et ça c’est pour avoir eu le culot de faire ça ! Vous pouvez être désolé, oui ! Merde quoi, je vous faisais presque confiance !

Je ne tiquai pas à sa tentative de me dérider. C’était la deuxième fois qu’il me faisait le coup, et même si je lui avais rendu son baiser, ça ne voulait rien dire. Je l’avais embrassé une fois, je l’avais frappé deux fois. La haine remportait le duel.

- Alors je vous laisserai brûler si jamais ça vous tente.
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MessageSujet: Re: Un deux trois nous irons au bois | Diane   Mar 21 Juin - 23:49

Alors la baffe, c’était fait. Je m’y attendais et sur le coup, je me pris a penser qu’elle avait eu des paroles prophétiques. Elle ne savait pas de quoi j’étais réellement capable, c’était un fait, même si là, je venais proprement de me griller comme un bleu. Mais qu’est ce qu’il m’avait prit de l’embrasser ?! Enfin, baiser innocent..Ah bon ? Estomaqué, je me vis attirer sur ses lèvres, même fermer les yeux a leur contact, les savourant alors même que je venais de me prendre une tarte…Ah non..Deux…

Je me frottais la mandibule en la fixant. Euuh..Je rêvais ou je venais de me faire jeter. Embrasser et….r e jeter ?

« Bruler ? sans déconner ! »

Quitte a se faire cramer en enfer, autant le faire bien. Oui enfin, ce n’était pas la plus brillante idée du siècle que j’eus là tout de suite maintenant. Callant mes paumes sur ses joues, je la forçais a lever le visage. C’est mal Evan ! Très mal !

« Vous pouvez me faire confiance sur une chose…Je me ferais pardonner ce que je vais faire. »

Ca c’était dit et je le ferais. Mais merde ! Evan un peu de tenue ! Mais voilà, je tenais a mériter mes baffes. Maso ? Non, pas vraiment. Et dans le genre, je recommence mes conneries, je me posais là. C’était pourtant pas mon genre d’embrasser une fille connue de quelques minutes, vraiment pas et pourtant, cette fois, je pris mon temps. Séduisant ses lèvres, les forçant a s’ouvrir pour moi, doucement, sans violence mais une détermination sans faille. Je tenais son visage prêt du mien, implacable et pourtant tendre. C’était n’importe quoi ! Alors je la lâchais avant d’esquiver son coup futur en riant.

« Mais promis Diane…Je vous ferait me pardonner… »

Le temps que je resterais. Je n’aurais de cesse de la voir sourire et rougir, c’était con comme raisonnement, vraiment. Et je riais, faisant deux pas en arrière avec la souplesse d’un puma. Bon alors si je ne me faisais pas plomber a vu, j’aurais de la chance.
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