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 Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan

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MessageSujet: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Dim 29 Mai - 16:06

J’aimais bien la petite Diane, elle était sympathique, jolie, intelligente quoiqu’un peu traumatisée, mais qui ne l’était pas dans ce foutu monde de merde ?

Quand on est arrivés aux abords de la ville, j’ai remarqué certaines patrouilles et j’avais fait remarqué après un sifflement qu’on se serait cru en pleine zone 51 quoi ! Mais je pouvais comprendre ouais. Finalement, je me fis tout petit, discret même alors que Diane me plantait a l’entrée, sous le panneau pour aller chercher un certain responsable de la communauté. Ca me faisait triper ce mot, ça me faisait penser au Seigneur des Anneaux…J’avais toujours adoré le nain d’ailleurs et il était pas rare que je ressorte des répliques entières du film quand je marchais, histoire de passer le temps.

Je laissais tomber mon sac par terre avant de faire pareil avec mon fessier, résistant a l’envie de m’allonger de tout mon long, non parce que sinon, c’était bon je dormais direct quoi ! J’étais fatigué, je marchais depuis trop longtemps en fait. J’arrachais un brin d’herbe avant de le me le fourrer entre les dents. Quelque part, je me demandais si on allait pas tous finir par être herbivore, ça faisait une paie que j’avais pas vu une vache ! Et ben voila, maintenant, je rêvais d’un steack saignant ! Putain !

J’entendis des pas s'approcher, trop rapide et lourd pour que ce soir Diane, je me penchais donc en avant, histoire de voir qui s’approchait et là…LA…j’eus un énorme bug.

Mon brin d’herbe tomba de mes lèvres alors que mes yeux s’agrandissaient démesurément…Putain non ! Je devais rêver ! C’était pas possible ! Je m’étais endormi, voilà, je m’étais endormi et je rêvais ! Non ! Pourtant, mes yeux ne cessaient de me renvoyer cette silhouette qui s’avançait. Ce visage qui me brulait la rétine tellement j’avais eu envie de le voir…Je me retins de me pincer, une boule atroce d’émotion me serra violemment la gorge…J’étais même pas foutu de me mettre debout, j’avais plus de jambes, juste un énorme choc…

« Putain, t’es toujours aussi moche Ethan ! »


Ma voix avait un peu tremblé, même mon sourire frémissait entre larme et joie. C’était con ! C’était un miracle ! UN PUTAIN DE MIRACLE ! et là, je n’arrivais même plus a parler, je ne pouvais que le regarder comme si je fixais un mirage et d’ailleurs….et si c’était un mirage hein ?
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Dim 29 Mai - 18:20

J’avais pensé que plus les gens arriveraient, plus j’aurais de l’aide et de la main d’œuvre, plus les choses seraient faciles, mais cela ne se passait pas comme je l’avais prévu. Certains ne semblaient pas apprécier la répartition des maisons ou aurait préféré ^partager une maison avec d’autres personnes. Certains râlaient parce que j’avais rajouté des enfants à des maisons déjà pleines d’enfants. Mais nous ne pouvions pas laisser les enfants sans surveillance et ceux qui n’avaient plus de parents devaient bien avoir des gens qui prenaient soin d’eux. Nous n’allions tout de même pas improviser un orphelinat. Il en était tout simplement hors de question. Bien sûr, certains disaient que je n’avais qu’à en prendre un ou deux. Mais notre maison était petite comparée aux autres. Les chambres faisaient moins de 10m2, nous avions deux enfants en bas –âge. Enfin…Notre fils n’était pas encore né mais ça n’allait pas tarder. Notre fils…j’allais avoir un fils…

Katarina me l’avait appris alors que nous nous disputions. J’avais cru que ce nouveau départ nous rapprocherait, mais c’était tout le contraire. Je ne comprenais pas pourquoi elle m’avait reproché tout cela. J’avais selon elle fait le vide autour de nous et nous ne fréquentions plus personne. J’en avais pris pour mon grade sans que je puisse me défendre. J’avais l’impression d’être un bourreau. Jamais elle ne m’avait fait le moindre reproche et soudainement elle m’en faisait des centaines. Se rendait-elle compte de tout ce que j’avais souffert pour elle ? J’avais pleuré pendant des semaines après l’avoir ramenée à l’agonie de son enlèvement. Riley était le seul à le savoir. Notre dispute et nos relations tendues avaient ternis la nouvelle qui pourtant me remplissait de joie. Oui j’étais heureux d’avoir un fils finalement. Je n’aurais pas voulu une fille finalement…Lena comblait déjà mon cœur.

Alors depuis trois jours je dormais sur le canapé du salon. J’avais bien dormi les deux premières nuits dans notre lit, mais je ne me sentais plus à l’aise dans cette chambre. J’avais besoin de prendre du recul. Le travail ne m’aidait en rien à comprendre pourquoi Katarina pouvait me faire tous ces reproches, mais au moins avait il l’avantage de m’occuper l’esprit. Trois groupes étaient déjà arrivés. Nous étions déjà une cinquantaine de personnes, et si j’avais plus de main d’œuvre, j’avais aussi encore plus de travail.

Alors que je devais encore donner les consignes pour les trois prochains jours à ceux que j’avais affectés à la sécurité, en respectant ce qu’avait préconisé Alexander, Diane déboula comme une furie dans l’ancienne épicerie. Je ne la connaissais pas et ne cherchait pas à la connaitre. Je m’en tenais aux règles d’usage concernant la politesse mais je ne lui faisais pas confiance…Je refusais qu’elle soigne ma fille. Lena ne la connaissait pas, et puis depuis qu’il m’avait soigné j’avais une nette tendance à en parler à Jackson. Je n’aimais pas sa relation avec Lizzie, mais pour le moment je ne disais rien. J’essayais simplement d’oublier qu’il avait profité de sa maladie…Il l’aimait sans doute maintenant, mais…Enfin…je n’avais pas le temps de penser à Lizzie ou à Jackson. Pas plus que je ne pouvais prendre le temps pour le moment de réfléchir aux reproches de Katarina. J’avais beau lui demander de m’expliquer, elle ne me répondait pas, se contentant d’hausser les épaules et de quitter la pièce.

J’appris alors que cette idiote de Diane avait joué les saint-bernards. Il ne manquait plus que ça. Elle voulait que j’aille accueillir un espèce de clochard. Enfin, techniquement nous étions tous des clochards. Je n’avais pas l’esprit d’accueil d’Alexander, et je ne pensais pas qu’on puisse accepter tout le monde. Elle était vraiment folle. Je le savais, mais maintenant j’en avais la preuve. N’avait elle pas comprit après l’attaque des hors la loi qu’accueillir des nouveaux sortis de je ne sais où était une très très mauvaise solution. C’était ça qui nous avait mis dans cette situation. Et puis nous étions déjà très nombreux. Elle croyait que nous pourrions aller faire les courses pour nourrir ce potentiel nouveau ? Non mais ça ne marchait pas comme ça. On était déjà obligés de faire tout un tas de concessions, et un nouvel habitant n’était pas à l’ordre du jour. Alexander et Aaron n’étaient pas là. Nous n’avions pas de pièce d’isolement ici, et il était hors de question que l’on intègre un inconnu.

Elle s’apprêtait à me suivre alors que je pestais à haute voix contre sa bêtise. J’allais tout simplement lui dire qu’il pouvait s’en aller. Peut être que j’aurais la gentillesse de le nourrir pour la nuit mais ce serait tout.

Le soleil, malgré la température encore relativement basse en ce printemps, brillait tant qu’il m’éblouissait. Sans vouloir jouer la star, j’aurais aimé avoir des lunettes de soleil. Quand New York était encore debout, je ne les quittai que rarement. Le soleil me dérangeait. C’était certainement ce que je regrettais le plus des souterrains de la communauté. Quoique les néons m’avaient fait mal aux yeux aussi. Je renvoyais Diane en lui disant qu’elle n’avait qu’à aller stocker les quelques champignons qu’elle avait pu trouver. Je préférais ne pas l’avoir dans les pattes quand je mettrai cet intrus dehors. Enfin dehors, techniquement il l’était déjà…

Elle m’avait indiqué l’endroit où elle l’avait laissé et je préférais me dépêcher avant qu’il n’entre dans l’enceinte de nos »murs ». Je ne voulais pas qu’il puisse voir combien nous étions, ce que nous faisions etc. Plus on prendrait de mesures de sécurité, plus on le serait.

J’avançais, le soleil dans les yeux et je baissais les yeux. Quand je suis arrivé à une dizaine de mètres de l’intrus, j’ai entendu une remarque que l’on me faisait souvent quand j’étais plus jeune. C’était un jeu entre Evan et moi. Evan parlait toujours beaucoup. En fait, je l’avas toujours comparé à une fille. C’était sûrement ce qui plaisait aux filles. Evan avait toujours aimé être entouré de filles, et il les comprenait. Les « Ethan, t’es moche tu sais » avaient commencé quand je lui avais fait remarquer qu’il était aussi bavard qu’une fille. Alors comme à chaque fois qu’il se moquait de moi, parce que je n’aimais pas l’attention que je suscitais chez les filles, je prenais la mouche. Faussement le plus souvent. Alors j’ai répondu le plus naturellement du monde.

-Je t’emmerde Evan !

Et alors que je répliquais, je me suis pétrifié. La bouche grande ouverte, je venais de comprendre que j’avais entendu la voix de mon meilleur ami. Mon vrai meilleur ami. Evan, le frère de Lizzie.

-Evan ?

Je n’y croyais pas. J’avais du mal à y croire. Et pourtant je savais que c’était lui. Même après huit ans, je reconnaissais sa voix parmi des milliers. Evan avait un léger accent irlandais, son pays d’origine. J’étais partagé entre pleurer et lui sauter dans les bras. Et j’ai préféré lui foncer dedans et refermer mes bras sur lui.

-EVAAAAN !!!

Je pleurerais plus tard… J’avais eu raison de croire qu’il ne pouvait pas être mort. Il n’avait pas pu m’abandonner. Celui qui avait abandonné l’autre c’était moi…Et je m’en voulais. Depuis que j’étais sobre, je m’en voulais. Il avait tant compté pour moi et je l’avais laissé tomber alors que nous aurions du nous soutenir…
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Lun 30 Mai - 0:29

Ouais mais les mirages, ça parle pas. Les mirages, ça vous renvoi pas 8 ans en arrière. Les mirages, ça vous fonce pas dessus en hurlant votre prénom ! PUTAIN !

Et là, je retrouvais l’usage de mes jambes, de mes putains de jambes scotchées au sol. Je retrouvais ce foutu rire qui s’était éteint avec l’absence de ma sœur. Ouais, je riais comme un con ! Un con heureux ! Un con débile mais je m’en foutais ! Ethan quoi ! MON Ethan ! Mon frère ! Jamais, jamais je n’aurais pensé le retrouver ! Je l’avais cru mort ! Mais revoir son putain de visage d’ange ! Rha la vache ! J’allais chialer comme une gonzesse alors que je le serrais contre moi presque a l’étouffer. Bordel ! il m’avait manqué ce con ! J’avais cru faire une déprime ! C’était mon ami, le seul, le meilleur qu’il m’ai jamais été donné d’avoir. Ma vie sans lui, ça aurait été le foutoir. Il avait été ma planche de salut quand Lizzie allait pas bien, quand Ermès jouait au con, quand mes parents avaient divorcés. Sans Ethan, mon adolescence, ma vie même aurait pas été la même !

« Espèce de connard ! »

Réussis je a dire alors même que je le soulevais presque du sol dans cette étreinte virile et en même temps douce. Ouais, les filles, les mecs savaient faire ça !

« Saleté de grand connard ! Merde Ethan ! »

Ah ben voilà, je chialais. Bon sang ! savait il seulement comment je m’en étais voulu de son départ ? Comment j’me serais collé des claques tellement j’avais été infoutu de l’aider ? Et il était là ! Devant moi ! Vivant ! Merci mon dieu ! Vivant ! En fait, si c’était un rêve, je voulais pas me réveiller, jamais ! Je le lachais deux seconde, dévorant son visage des yeux avant de le recoller contre moi a lui faire péter les côtes, les joues barbouillées de foutues larmes de tapette. Mais là, je m’en fichais. Deux ans…Deux ans que je trainais mes guêtres dans les ruines de New York. Deux ans que je cherchais, encore et toujours. Deux ans que parfois, j’avais envie de hurler contre le ciel ! Et là, ce foutu ciel me faisait un putain de cadeau !

« Regarde moi ça, je chiale comme une pleureuse quoi ! T’es toujours aussi moche mais putain s’que ça fait du bien de te voir ! »

Oui, ça faisait plus que du bien ! C’était…y avait pas de mot en fait ! Je n’en revenais pas ! Alors je lui tendis ma joue, la pointant de l’index.

« Vas y pince ! Je suis sur que je rêve alors pince ! »
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Lun 30 Mai - 9:32

Je n’avais pas été aussi heureux depuis…Depuis la naissance de Lena. Oui voilà, je n’avais pas été plus heureux depuis ce jour là. Je renaissais, je revivais. Evan était mon meilleur ami. Nous avions fait les quatre cent coups ensemble. Même si à l’époque nous étions une vraie bande, Evan et moi c’était…A la vie à la mort comme on dit. Il n’y avait pas que nos prénoms qui se ressemblaient étrangement, c’était nous. On avait fait tellement de conneries ensemble… Balancer des ballons remplis d’eau savonneuse par-dessus le toit de l’immeuble de mes parents, faire tourner des filles en bourrique, faire des concours de shots, piquer la voiture de Papa et filer sans un mot à Vegas pour se faire marier par Elvis, les paris de déguisements ridicules pour aller à la fac…
Bref, il n’y avait qu’avec une seule personne que j’avais fait tout ça. Evan était mon frère. Bien sûr j’avais des amis ici, mais personne n’avait pris la place d’Evan.

La scène devait être cocasse. On s’était sautés dans les bras. Et on pleurait comme des cons, on riait comme des cons, on était heureux comme deux cons. Mais qu’est ce qui m’avait pris de le rejeter comme ça. Hélas c’était flou. Les jours qui avaient suivi l’annonce de la mort de mes parents avaient été flous, et le restaient. Je me souvenais seulement d’une chose : Evan me ramassant dans l’atelier de Maman au milieu des débris de tableaux, et quand il m’avait empêché de sauter dans la fosse où on faisait descendre les cercueils de mes parents. Et puis plus rien…

Mais il était là. On était là tous les deux. Et il avait beau m’insulter, je savais qu’il m’en voulait pas. C’était simplement la joie de se retrouver. Cette putain de joie. J’en pleurais à chaudes larmes. J’étais triste, j’étais heureux, j’étais désespéré, j’avais retrouvé l’espoir. L’étreinte se dessera une seconde ou deux et on s’est regardés. Bien sûr on avait changé, huit ans avaient passés, mais on était toujours les deux mêmes petits cons. Ouais on était juste deux petits cons qui s’étaient retrouvés. Evan était toujours aussi bavard, et c’était la boule dans la gorge que j’avais tellement j’étais ému qui me retenait de lui balancer une vacherie. Mais dans mes yeux, je lui répondais : « je suis peut-être moche mais toi t’es bavard comme une pie ».

J’ai éclaté de rire quand il m’a demandé de le pincer parce qu’il était sûr de rêver. J’étais simplement mort de rire. On devait paraitre complètement fous. Alors je l’ai pincé. Fort, très fort. Et il a grimacé.

-C’est toi qu’a demandé…

J’ai pris son visage entre mes mains et j’ai posé mon front contre le sien. C’était fraternel. Je venais d’oublier cette putain de vie, cette dispute avec Katarina, ces mois horribles, ces années de souffrance. Evan balayait tout ça. Il me redonnait ma joie de vivre, mon innocence. Je n’avais pas encore conscience qu’il allait me rendre ma vie.

-Mais non crétin tu rêves pas !! On est vivants Evan, vivants !! Je l’avais dit à Lizzie que tu pouvais pas être mort. Je le sentais, je le sentais là…

Je pointai du doigt ma tête. Jamais je n’avais oublié Evan. A part quand j’étais trop shooté pour penser à quoi que ce soit. Je me souvenais qu’on avait rigolé comme des cons quand les superstitions sur la fin du monde avaient commencé à se faire entendre. On était bourrés ce jour là, mais je m’en souvenais très bien. On s’était dit que rien ne ferait crever la sale graine. On était de la sale graine. C’était surnaturel.

Je me détachai de lui et je mis la main sur mon cœur.

-Et là !

J’avais toujours su au fond de mon cœur qu’on se retrouverait. Mes parents m’avaient envoyé Evan. Ils veillaient toujours sur moi. Ils ne pouvaient pas être là, alors ils avaient guidés Evan jusqu’à moi. Ils avaient fait en sorte que nos chemins se recroisent. Si je l’avais perdu « à cause d’eux », ils venaient de réparer les choses.

-Excuse-moi j’ai déconné à plein tube. J’ai…tu m’as manqué

Il savait de quoi je parlais. Je savais qu’il voudrait pas que je m’excuse, mais je m’en voulais. Je n’aurais pas sombré si bas si je l’avais laissé m’aider. Mais je promettais sur la vie de mes enfants que j’allais plus le lâcher. J’allais plus tout foutre en l’air.
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Sam 11 Juin - 14:54

Alors si je devais rêver, je voulais plus me réveiller, t’a comprit toi là haut ! Tout me revenait en vrac, ces souvenirs que j’avais chéri tant ils étaient exceptionnels ! Nos sales délires totalement loufoques. Nos sales coups aussi parce qu’on en avait fait ! Même notre mariage très romantique devant un Elvis a moitié bourré même pas capable de voir que sous mon déguisement de mariée, y avait un mec ! Oui, oui, j’avais joué la fille ! En même temps, ensemble, on avait honte de rien et surtout pas de nous.

Je n’en revenais pas ! Un an a le chercher lorsqu’il avait disparu ! Deux ans a le penser mort tout en réfutant cette idée ! Et là…Là, il était contre moi, dans mes bras et j’en chialais tellement c’était bon de le revoir, tellement mon petit cœur explosait littéralement.

Non je n’y arrivais pas ! Cette réalité…Alors je fis une belle connerie, celle de lui dire de me pincer la joue et je pouvais dire que si je devais me taper un bleu…Ce serait mon préféré ! Je posais mes mains sur la base de sa nuque alors que mon front venait toucher le sien. Bon sang ! J’avais aimé ce type ! je l’aimais toujours d’ailleurs ! Et là PAN…

« L..Lizzie ?! »

J’ouvris grand les yeux avant de le secouer.

« Tu as vu Lizzie ? Elle va bien ? Elle est vivante ? Putain Ethan ! »

Non c’était trop beau ! Déjà lui, c’était un miracle ! Ma sœur, se serait pire ! C’était clair, je rêvais, c’était obligé ! Lui, il avait jamais douté et je souriais, aux anges. Mon frère ! Je l’écrasais une nouvelle fois contre moi alors qu’il s’excusait.

« Putain, oublie ça Ethan ! Je suis pas foutu de t’en vouloir et de toute façon, c’était pas de ta faute, mais la mienne. J’aurais du te coller des coups de pieds au cul plus souvent, c’est tout. Et là…Là regarde ! Tu es devant moi quoi ! Vivant ! Toujours aussi dégueulasse a regarder mais tu peux pas savoir combien j’ai envie de hurler a la terre entière que mon frangin est vivant et qu’il vous emmerde tous ! y a un putain de dieu la haut finalement !»


Je riais, je chialais, je ressemblais a rien quoi ! Mais pour la première fois depuis cette guerre de merde, j’étais totalement heureux. C’était con mais c’était ça. Je me sentais même trop heureux d’un coup, et je me disais que mon cœur allait lacher comme un gros débile.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Lun 13 Juin - 8:21

Même si j’avais envie de m’excuser encore et encore, que j’avais envie de lui raconter tout ce qu’il s’était passé, tout ce que j’avais ressenti, le bonheur de le revoir mettait tout ça derrière. J’avais retrouvé mon frère. J’avais des amis ici, mais ils n’étaient pas Evan. Certains, quand on était jeunes, avaient été jusqu'à dire qu’on était homos et qu’on sortait ensemble. Ca nous avait fait mourir de rire. Que les gens pensent ce qu’ils voulaient, nous nous adorions.

Oui on devait passer pour deux cons à pleurer et à se serrer dans les bras comme ça, mais on ne s’était pas vus depuis six ans alors qu’on était inséparables. C’était d’ailleurs avec Evan que j’étais quand mes parents avaient eu leur accident mortel. J’aurais du être avec eux, mais Evan m’avait proposé une sortie et j’avais laissé mes parents seuls. Malgré tout, je n’en voulais pas à Evan. Si mes parents étaient morts, c’était entièrement ma faute. Mais si mes parents étaient morts, Lizzie, la petite sœur d’Evan était vivante. Ca ne ramènerait pas mes parents mais je voulais me réjouir pour lui.

Evan adorait Lizzie. J’aurais aimé moi aussi avoir une petite sœur, et je me souvenais que j’aurais pu l’avoir cette petite sœur que j’aurais choyé et que j’aurais trimballé partout comme le faisait Evan avec Lizzie. Lizzie était considéré comme une boulet par certains de notre bande, mais moi je l’avais toujours aimé. Elle avait autant de joie de vivre que mon meilleur ami, et elle était toujours de bon conseil du haut de ses 14 ou 15 ans. Et quand je l’avais retrouvé, j’avais retrouvé la même Lizzie. La guerre n’avait pas abimé son cœur, il était toujours aussi grand. Et puis elle avait grandi et était devenu une très jolie jeune fille. Ce n’était plus une enfant.

-Lizzie va très bien rouquin. Elle a grandi, elle est sublime.

Rouquin, je savais qu’il n’aimait pas trop ce surnom, mais j’aimais lui rappeler qu’il était irlandais et que forcément…Je savais aussi qu’il allait me dire qu’il n’était pas roux, mais blond vénitien. Mais bien sûr….

J’ai soudain réalisé qu’il allait se poser des questions. Nous étions tous les deux ici, et je lui faisais des compliments sur sa petite sœur. Il allait forcément penser à ça. Je pouvais pas continuer à lui laisser penser des choses. J’adorais Lizzie, et je l’avais toujours adoré, mais je ne la voyais pas comme une fille. Jamais ça n’avait été le cas. Elle était simplement Lizzie. Intouchable. Et puis, j’étais loin d’être son genre.

En tout cas, je devais dissiper ce possible malentendu très rapidement. Très très rapidement.

-Non, non, non, non , non Promis.

Et quoi de mieux que de dissiper ce malentendu en lui montrant mon alliance. Je mis ma main devant ses yeux pour qu’il voie mon annulaire. S’il était pas con (et il ne l’était pas) il se rendrait compte que j’avais trouvé quelqu’un. Enfin…je n’aimais pas cette expression. Katarina n’était pas un passe temps, c’était ma femme, mon cœur, mon amour, mon ange. Malgré toutes nos difficultés, je ne voyais pas ma vie sans elle.

Je voyais bien qu’Evan bloquait carrément sur mon alliance.

-Marié ouais…Et on a deux beaux enfants. Enfin techniquement on n’en a qu’un encore pour le moment. Une petite fille d’un an, Lena. Et ma femme, Katarina, est prête à accoucher de notre fils.

Je ne me rendais pas compte que c’était brutal comme annonce. Mais j’étais surexcité. Nous étions réunis et je voulais inclure Evan. J’en avais parlé tant de fois à Katarina de mon rouquin, et maintenant elle allait pouvoir le rencontrer. Et Lena allait avoir un vrai tonton. Evan allait l’adorer. Evan adorait les enfants de toute façon…Et tout le monde adorait Lena.

-Faut que tu les voies !

Je le serrais à nouveau dans mes bras, et j’arrivais pas à le lâcher.

-Putain Evan !

Je pleurais comme un enfant tellement j’étais heureux.
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Mer 15 Juin - 11:00

« Blond vénitien abruti ! »

Un grand sourire me barrait le visage. Ma Lizzie…il l’avait vu ! Elle était en vie ! Et soudainement…j’eus peur. Je sais pas pourquoi je me mettais a flipper. Et si elle ne me reconnaissait pas ? Elle avait grandit c’est vrai et Ethan disait que c’était une belle femme.

Merde ! Ma Lizzie !

« Ethan…Tu aurais pas… »

Non, il m’assurait que non et je soupirais malgré moi. Pourtant, ça aurait le seul type que j’aurais toléré pour ma sœur. A une époque, j’y avais cru mais..Ethan n’avait jamais vu ma sœur comme une fille. Justement, il ne la voyait que comme une sœur. Une petite sœur. Et il était redevenu un grand frère pour elle en prenant soin d’elle alors que je n’étais plus là.

Mon cœur battait si fort, trop fort, il allait me lâcher, je le sentais. Il faudrait que je pense a embrasser Diane pour tout ça, même si c’était pas elle la responsable, elle m’avait guidé vers mon propre bonheur. La dessus, il me fourra sa main sous le nez et je fronçais les sourcils devant l’anneau qui ornait son doigts….

« Ethan…Tu t’es marié sans moi ? TU AS OSE ME FAIRE CA ?! »

J’y croyais pas ! Ethan ! Marié ! C’était pas possible ! C’était pas possible ! Et pourtant si, il avait l’air heureux en plus cet abruti ! Moi, je n’étais pas marié, j’avais même pas de gosse. J’avais ma petite sœur, je n’avais besoin de rien d’autre. Mais lui…

« UN GOSSE ET DEMI ?! ET JE SUIS MEME PAS LE PARRAIN ?! »

Mais il n’empêchait que je l’écrasais contre moi. J’étais heureux pour lui, c’était un mec bien et il savait rendre une femme heureuse.

« Félicitations mon frère, je suis heureux pour toi, a un point pas possible même…Mais…Tu lui a dis a ta femme que tu étais déjà marié ? »

Petit clin d’œil a notre contrat de mariage il y avait quelque année. On avait rit comme des cons en le ressortant de temps à autre, jouant sur l’impression des autres qui nous pensaient pd.

« J’y crois pas Ethan…Marié…Deux gosses…Lizzie devenue une femme… »


Et j’avais hâte de découvrir la merveille qui avait réussit a capturer mon Ethan. Il était inconcevable qu’elle ne soit pas magnifique et douce pour arriver a ça…Et qu’elle n’ai pas non plus un caractère de cochon parce que parfois, fallait le supporter le Ethan.

« Je suis a la traine, j’ai même pas l’ombre d’une gonzesse moi ! »

J’éclatais de rire, posant mon bras sur l’épaule d’Ethan, mon sac sur l’autre. Je pointais l’horizon de l’index, gonflait la poitrine, prit un air de héro souffrant.

« Allons découvrir ce qu’il se cache par delà l’inconnu…Et accessoirement ta femme et ta petite, merde ! j’ai même pas de nounours ! »

Réflexion débile, mais c’est ce que j’aurais fait dans un autre monde, si j’avais assisté au mariage, si j’avais charrié Ethan sur sa future paternité. Ouais, j’aurais débouler a la maternité avec plein de nounours et une rose pour la maman quand même. J’aurais sans doute fait des pieds et des mains pour être le parrain et j’aurais pourri la petite sans un remord pour les pauvres parents.
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Jeu 16 Juin - 23:58

C’était dingue d’être aussi heureux. Bien sûr la naissance de Lena restait mon plus beau souvenir. Et de loin…Mais les retrouvailles avec Evan, c’était magique. A un moment de ma vie, Evan avait été le seul qui me comprenait. Et il était le seul de notre bande à me connaître vraiment, et à savoir tout de ma vie. Nous nous racontions tout. Sans tabous, sans chichis. JE savais tout de lui et il savait tout de moi. Nous avions même été jusqu'à séduire deux jumelles et à avoir un petit flirt avec elles. Mais nous n’étions pas prêts à nous caser. Si je passais pour un cœur d’artichaut et un homme à femmes, Evan s’il avait eu des relations plus longues que moi n’avait jamais été heureux.

Mais il avait du s’en passer des choses depuis que je l’avais rayé de ma vie. Oui, je l’avais rayé de ma vie. Et pourtant, c’était comme si on s’était quitté la veille. Il n’y avait aucune trace de rancœur. Il comprenait. Il était le seul qui semblait me comprendre.

Je riais comme un idiot, je souriais comme un idiot. Mais ses réflexions me faisaient rire. Et me blessaient un petit peu. Oui, je m’étais marié devant lui. Je savais qu’l aurait aimé être là. Et s’il avait été là, il aurait été mon témoin. Mon seul témoin. Notre mariage, celui qu’il évoquait, avait été une bonne blague.

J’étais fou de joie même s’il hurlait. Il avait l’air sincèrement heureux pour moi. Enfin, il n’avait pas l’air il l’était. Je savais qu’il ne voulait que mon bonheur. Et oui, j’étais heureux. J’avais trouvé ma place dans ce monde. J’avais trouvé ma place auprès de la femme qui avait été crée pour moi. Et Katarina m’avait donné la vie que je méritais. Elle m’avait fait renaitre. Et Evan maintenant…
Il n’avait pas changé et ça faisait un bien fou. Il racontait toujours autant d’inepties et ça me détendait. Il semblait toujours si peu enclin à se caser. Oui, moi j’étais casé. Mais maintenant qu’il était là, j’avais envie qu’il fasse partie de notre vie. JE voulais qu’il soit le parrain de notre fils. C’était décidé et je n’y reviendrais pas. Je ne pouvais pas virer Alexander qui était le parrain de Lena, mais je pouvais me rattraper en faisant en sorte que Sasha ait mon frère comme parrain.

-T’inquiète pas Rouquin ! Lena s’en fiche, elle ne lâche mon Paddington d’une semelle.

Lena avait déjà énormément de jouets et de peluches. Et elle ne jouait qu’avec que deux d’entre elle réellement. Son étoile de mer, et son Paddington. Enfin le mien…Evan le connaissait parce que je l’avais gardé. Oui j’avais beau avoir grandi, j’avais gardé dans ma chambre des choses qui comptaient pour moi. Et ce Paddington en faisait partie. Il était mon lien avec mon pays. Ce pays que j’avais quitté à huit ans.

Je trouvais ça génial qu’il ait déjà envie aussi fortement de rencontrer Katarina et Lena. J’étais fier de pouvoir lui présenter. Fier de lui montrer que je m’en étais sorti.

-T’as pas besoin de nana, tu vas tomber amoureux de ma princesse.

Je voulais garder Evan rien que pour moi. Je voulais qu’il emménage chez nous. Je voulais qu’il ait un vrai rôle dans notre famille. Et je savais qu’il adorerait ma famille. Et connaissant son amour des enfants, je savais que Lena ferait sa conquête en une seconde. Enfin…pas de la manière pervers à laquelle ça aurait pu passer.

-Je rigole hein ? Elle a qu’un an à peine.

Oui…Lena n’avait pas encore un an. Mais je l’aimais déjà si fort.

Je n’arrivais toujours pas à réaliser. JE savais qu’il crevait d’envie de voir Lizzie mais je voulais pas le lâcher. C’était tellement beau, tellement inespéré.

-J’ai l’impression de rêver. Putain…

Je l’ai serré encore contre moi. Je n’arrivais pas à le lâcher. Il avait beau avoir balayé d’un revers de la main mes excuses, j’en avais à lui faire. J’avais vraiment merdé !

-Evan ?

Il avait déjà commencé à prendre ses affaires mais j’avais besoin de lui dire à quel point j’étais heureux.

-Je t’aime frangin.

Rien de sexuel ou de tendancieux. Et il le savait. Oui je n’avais pas honte de dire que j’aimais mon meilleur ami. Et je me suis alors mis à pleurer. Mais ce n’était plus des larmes de joie. JE me sentais honteux de l’avoir laissé tomber alors que lui aussi il avait besoin de soutien. Lizzie était en attente d’une greffe et je l’avais lâché du jour au lendemain.
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Lun 20 Juin - 0:07

Pa…Pad…

« Ethan…tu lui a refilé ce machin tout plein de poussière ? T’es malade ou quoi ?! »

Mais je savais aussi que c’était le plus bel héritage qu’il pourrait donner a sa fille. Merde ! Je n’en revenait pas ! Dans un monde parfait, j’aurais été son putain de témoin, j’aurais été le tonton gâteau de sa gosse et au lieux de ça…Merde Ethan ! Et pourtant, les larmes affleuraient mes yeux. Merde. J’étais devenu une vrai chochotte en rien de temps. Mais le voir, le revoir. C’était sans nom. Il m’avait manqué ce con, trop. J’avais pété un câble a cette époque. Lui qui disparaissait, Lizzie a l’hôpital, entre la vie et la mort ou presque. Et pourtant nan, je ne lui en voulait pas. Parce que j’avais été assez con pour ne pas voir qu’il n’allait pas bien. Assez naze pour ne voir que ma sœur pendant que lui s’enfonçait dans sa déprime. Le con dans l’histoire, c’était moi, pas lui.

J’explosais de rire a sa remarque, merde, si sa fille était le centième de ce qu’il était….

« Note le, sale moche et tu auras pas d’excuse si je drague ta fille quand j’aurais l’âge d’être son grand père ! »

Nan, j’étais pas pédophile, fallait pas rêver. Mais Ethan me connaissait, il savait comment j’étais avec les gosses. Un vrai gâteux. Et je crois que je serais pire avec la sienne. Une mini Ethan ! Et quand moi je n’avais rien, lui il avait tout. J’aurais pu être jaloux si j’étais pas aussi heureux pour lui. Moi, je m’en fichais en fait. Amoureux ? Papa ? Je m’en fichais, mais Ethan était heureux, Lizzie s’approchait a chaque seconde un peu plus de mon étreinte d’ours. En cette minute, j’étais l’homme le plus heureux du monde et je crevais de le crier sur tout les toits.

« Un an déjà…Hey ! dis moi, elle te ressemble ? »

J’étais curieux de cette petite merveille qu’il semblait adoré, car c’était ça qu’il y avait dans ses yeux. De l’adoration. Et je sais pas pourquoi, j’étais foutrement heureux pour lui.

« Ouais ben vas y, sers toi de tes putains de doigts et pince toi, tu verras que j’ai pas la tronche d’un rêve. »

Souriais je en me massant la joue. Salop ! Il n’y avait pas été de main morte mais la vache ! J’aimais ce type ! Et là, je buggais, glissant machinalement la bretelle de mon sac sur mon épaule. Je plantais mon regard azur dans celui d’Ethan, combien de fois j’avais rêvé de ça hein ? Dis moi grand Barbu ? COMBIEN ?!

« Ethan…Moi aussi je t’aime. Je t’ai toujours aimé. Je t’aimerais toujours. Qu’importe ce que tu es maintenant ou ce que tu seras. Tu seras toujours mon double, mon reflet. Le sale type moche qui me remontait le moral, qui délirait avec moi, ce sale type qui a accueillit ce foutu irlandais de merde. Le sale type qui n’a jamais demandé que je sois quelqu’un d’autre, le sale type qui m’acceptait comme j’étais, comme je suis. »

Et c’était foutrement vrai. Ethan il n’avait jamais jugé, jamais. J’étais avec lui. Il était avec moi. J’étais son soutiens, il était le mien. Jamais l’un sans l’autre. Tapette ? Non. On était au-delà de ça. C’était de l’amitié telle qu’on ne le voit que rarement. C’était mon frère. Mon ami. Mon reflet. C’était juste lui et putain ce que je pouvais l’aimer.

« Et ce foutu sale type s’est marié, a des gosses et moi…Franchement Ethan, c’était comme si j’étais marié et que j’avais des mômes. »
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Mer 29 Juin - 17:10

Malgré toutes les mauvaises décisions que j’avais prises dans ma vie, on m’envoyait toujours les personnes dont j’avais besoin. Quand les bombardements avaient cessés et que j’avais sombré encore plus dans l’enfer de l’héroïne, Dieu avait mis Alexander et Aaron sur mon chemin. Et c’était eux qui m’avaient guidé jusqu'à Katarina. Mon ange…Mon ange que j’avais failli perdre tellement je me comportais parfois comme un idiot. Et alors que j’aurais pu la perdre définitivement, Dieu revenait pour nous offrir Lena. Et ensuite il nous avait donné Sasha. Sasha qui était un miracle. On pouvait dire que Sasha était l’exemple qu’au-delà des souffrances et des malheurs, il y a toujours une part de bonheur quelque part. Et alors que mon mariage était à un tournant décisif, Dieu m’envoyait Evan !

Les yeux dans les yeux, on aurait pu se passer de mots…mais on avait besoin de se dire les choses. Et quand Evan a commencé à brosser mon portrait, je ne me suis plus reconnu. J’avais l’impression qu’il dressait le portrait de quelqu’un d’autre. Est-ce que j’avais vraiment été comme ça ? Est-ce que j’avais changé à ce point là ?

Oui, maintenant j’étais marié et j’avais des enfants contrairement à lui. Mais Evan lui, il n’avait pas changé. Il était toujours aussi bavard, toujours aussi généreux, toujours aussi simple aussi. Malgré les épreuves, la vie ne l’avait pas changé. Alors j’eus honte. Honte qu’il voit à quel point j’avais changé. Alors je préférais m’écarter et fuir son regard. J’avais honte.

-Foutu sale type oui…

J’avais plus dit ça pour moi que pour lui. Et si finalement Katarina avait raison quand elle me disait que je l’étouffais, que j’étais paranoïaque, à la limite de la violence et que plus personne ne voulait parler avec moi ?

Evan devait se demander pourquoi je changeais d’attitude si soudainement mais j’avais peur qu’il ne veuille plus me voir lui aussi. Pourtant, il n’y avait jamais eu de mensonge et de non-dit entre nous.

-Evan…je voudrais te présenter ma femme pour que tu voies à quel point elle est belle, intelligente, gentille, aimante, douce et…

Ce n’est pas que je ne savais plus quelles qualités pouvait bien avoir ma femme, parce que pour moi elle possédait toutes les qualités au monde, mais c’est parce que je me sentais si nulle à côté d’elle. Je ne me sentais pas à la hauteur d’Evan non plus..Et je lui devais la vérité. Même si cela devait me coûter, je devais lui avouer que je ne savais pas si mon mariage avait encore des chances d’être sauvé. Et tout était de ma faute ou presque…

-On ne se parle plus depuis trois jours.

Ca c’était la vérité..Triste vérité.

-Elle me reproche des choses et…tu viens de me faire comprendre certaines choses Rouquin…

Je ne pouvais soutenir son regard interrogateur.

-Je ne suis plus celui que tu as décrit Evan…

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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   Dim 17 Juil - 12:22

Foutu sale type ! Rho tout de suite les grands mots quoi ! J’éclatais de rire avant que le rire ne meurt sous son mouvement pour s’éloigner de moi. Allons bon, il lui prenait quoi a mon grand con hein ? Bon, si avant je pouvais lire ce qu’il pensait dans ses yeux, maintenant, c’était un peu mission impossible, mais ça reviendrait quoi ! Normal en trois ans j’imaginais qu’il avait changé, moi non. Mais moi, j’avais fait de la résistance, refusant que la guerre me transforme en un truc qui violait les filles ou abattait a vu voyez ? Enfin bref, je penchais légèrement la tête alors qu’il me parlait de sa femme et d’avouer dans un soupir qu’ils s’étaient engueulé…

« Euuh…Ethan, un couple qui s’engueule pas, s’pas un couple tu vois ? Bon, écoute ton vieux pote ! Démène toi pour lui trouver des chocolats, genre kinder tiens ! C’est marrant ça et la dessus, colle lui des fleurs dans les mains, ensuite…Agenouille toi et demande pardon ! Ouais alors dit comme ça hein, ça fait pas mâle du tout mais crois moi, pour la femme de sa vie, on rampe, j’ai été clair sale moche ? »

Oui, moi j’en étais capable, même si franchement, j’avais jamais été amoureux. Enfin si, j’avais pu avoir des béguins, beaucoup même, Lizzie m’avait toujours traité de cœur de palmier doublé d’être un artichaud, mais quand même, quand j’aimais, j’étais capable de tout quoi. Y avait qu’a voir ce que j’avais été capable de faire pour Ethan ou même ma sœur quoi ! Et vous allez voir ce que j’allais faire pour Diane ! La pauvre, je la plaindrais presque.

J’eus un éclat de rire a la suite.

« Putain mais évidemment Ethan que t’es pas le même ! Trois ans, une putain de guerre, des souffrances en veux tu en voilà, attends, personne peut rester comme avant quoi ! Mais tu vois, ça m’rassure, je suis sur que tu as chopé des défauts plein et je serais plus que jamais le meilleur de nous deux ! »

Là-dessus, je lui collais une claque au cul, virile la claque d’ailleurs.

« Allez bouge ton gros cul ! Je veux une bière belge, un coin de flotte, toi et une cuite monumentale ! »

Je ne m’inquiétais pas qu’il ai changé . C’était l’évidence, on changeait tous de toute manière mais j’aimerais autant le nouveau Ethan que j’avais kiffé l’ancien, je prenais toujours comme ça venait, n’imposait jamais que l’on change. Je haissais, j’aimais avec une égale constance et quand j’aimais, je me pliais en 36. Quoique pour Ethan, j’me pliais en 69 parfois !
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MessageSujet: Re: Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan   

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Quatre, cinq, six, bouffer des smarties | Ethan
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