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 Soldiers Trade [Shakespeare]

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MessageSujet: Soldiers Trade [Shakespeare]   Ven 17 Juin - 10:29

Soldier Trade


Harlem. C’est ici que tout a commencé pour Lamar qui y est né et y a grandit, et sans doute que tout finira un jour… C’est son fief. Son royaume. Avant que les bombes ne détruisent tout sur leurs passages, le quartier n’avait déjà rien d’enchantant. Ca a été toujours été la jungle ici, bien avant que la guerre n’éclate. Une jungle où il a fallu apprendre à survivre au milieu du crime, de la pauvreté et d’à peu près tout ce qui peut se faire de pire chez l’Homme. Quelques années en arrière, si on aurait dit à Lamar que ce pouvait être pire, il n’aurait jamais imaginé comment. Pourtant depuis qu’il ne reste plus rien et plus grand monde, ou presque, force était de le constater. Mais c’était chez lui. Les survivants du coin étaient un peu comme sa famille. Ils le protégeaient, notamment en le cachant des hors la loi qui voulaient sa tête pour tous les braquages de leurs stocks de drogue qu’il perpétrait, et tous les cadavres qu’il laissait de temps à autre derrière lui. Lamar les protégeaient lui aussi en retour en s’occupant des pillards qui traînaient ici, ou en leur ramenant des vivres trouvées dans les chemins nocturnes qu’il arpentait presque toutes les nuits pour repérer de nouvelles sources ou de nouvelles planques de hors la loi. Et pour les gens d’Harlem, il était un peu comme une sorte de shérif ici. Une légende locale, autant craint que respecté.

Son dernier coup en date avait bien failli mal tourné… Lamar était bien reparti avec un sac rempli de doses de came mais surtout avec un sacré hématome sur le flanc gauche après que son gilet pare-balle ait avalé une bastos d’un dealer. Tireur d’exception, surtout pour un autodidacte du domaine, il avait déquillé deux types avec son fusil à pompe dans la fusillade mais le chemin du retour vers une planque ne lui avait jamais semblé aussi long avec cette douleur aux côtes. Un gilet de plus de foutu et quelques cartouches en moins… D’ici peu, il devrait refaire les pleins en armes et munitions. Depuis, il était dans une sorte de convalescence et laissait son corps récupérer de cette énième blessure en attendant de reprendre du service. Vivant toujours en fantôme entre ses différentes planques du secteur, il ne sortait que la nuit pour se fondre dans l’obscurité et chercher de quoi vivre. Au jour le jour ou presque, comme cela avait toujours été le cas. Avec toute la bande d’enfoirés qu’il avait à ses trousses de toute façon, mieux valait ne pas compter plus loin. La journée, il préparait et soignait ses « outils », entretenant ses flingues. Le temps de tous les démonter, les nettoyer minutieusement et les charger ensuite à bloc, les heures passaient plutôt vite même enfermé entre les quatre murs d’un appartement miteux.

Comme chaque jour, aujourd’hui allait toutefois réservée son lot de surprises et d’imprévus alors qu’il terminait de charger l’un de ses calibres. Les sifflements des sentinelles postées un peu partout des toits aux intersections l’avertirent bientôt d’un danger dans le quartier. Ses gamins survivants prévenaient généralement Lamar de la présence d’un ou de plusieurs types louches dans le coin par ce biais, les sifflements relayés et transmis de rue en rue finissant bien par atteindre sa fenêtre. Des hors la loi ? Des pillards ? Il allait partir le vérifier lui-même… Lamar enfila un gilet pare-balles par-dessus son t-shirt et son grand imperméable par-dessus, durag noir sur la tête recouvrant ses drealocks, il s’équipa d’un magnum 357 taurus qu’il coinça à sa ceinture et son inséparable fusil en main à pompe pour descendre. Une fois dehors, il ne mit qu’une poignée de minutes pour trouver le fameux « intrus » dans le paysage. Lamar l’observa discrètement de loin quelques instants, caché derrière le mur d’une impasse, avancer dans cette rue désertée du peu de survivant qui pouvaient y traîner et qui s’était précipités aux abris en entendant les sifflements des gamins qui annonçait bien souvent l’arrivée de Lamar et donc la poudre… Comme il en avait toujours l’art, très théâtral et prenant toujours soin du style qui avait participé à sa légende même dans les situations les plus tendues, il ne fit pas l’impasse sur une petite frasque.

« Buffalo Soldja… There was a Buffalo Soldja in the heart of America… » se mit-il à chanter au milieu du silence de cette rue déserte qui faisait écho de sa voix et la rendait inlocalisable « Stolen from Africa, brought to America… Fightin’ on arrival, fightin’ for survival… *CRICK CRICK* ». Son petit karaoké se conclut par le déclic de la garde de son fusil à pompe chargeant une cartouche, résonnant avec la même intensité dans toute la rue à l’intérieur de laquelle il avait avancé pour arriver derrière l’inconnu et le prendre à revers, fusil à pompe en joue braqué sur lui. Plus près, il aurait certainement localisé ce bruit venant de l’arrière. Une autre des grandes spécialités de Lamar avec les armes, celle d’être un véritable fantôme pouvant surgir de nulle part sans prévenir. Il ne l’abattrait en tout cas pas de dos. Lamar avait un certain sens de l’honneur, aussi attendit-il que l’inconnu ne se retourne lentement vers lui et ne lui fasse face. De loin, la scène devait avoir un air de western avec les deux hommes se faisant face à quelques mètres l’un de l’autre au milieu d’une rue complètement vide et silencieuse. Silence bientôt à nouveau brisé par la tchatche de Lamar.

« Me rappelle plus de la suite! Tu peux m’aider? » lui lança-t-il, sans vraiment attendre que le type se mette à chanter les paroles de ce classique de Bob Marley, mais plus pour rester dans ce deuxième voir troisième degré. Trêve de plaisanterie, il était d’en venir au fait et de savoir ce qu’il pouvait bien foutre ici. Lamar le considérait d’emblée comme un hors la loi ou un pillard jusqu’à ce qu’il ne lui prouve le contraire. Un seul geste louche et c’est la détonation sourde de son calibre 12 qui viendrait plomber dans tous les sens du terme l’ambiance déjà quasi religieuse de la rue et le faire valser sur cinq mètres. « T’es bien loin de chez loin l’ami… Tu t’es perdu ? Si tu cherches quelque chose à piller, y a rien pour toi ici… » reprit Lamar sur le ton d’un mauvais agent de tourisme local, avant de froncer légèrement les sourcils comme intrigué par quelque chose. « A moins que tu sois là pour moi ? C’est ça ? » lui demanda-t-il juste avant de faire éclater des rires rauques et crapuleux, complètement hilare seul. Il mit bien une vingtaine de secondes avant de se calmer et d’arrêter sa crise de rires pour reprendre néanmoins sur le même ton amusé « Merde… Ton patron en a marre de ramasser ses clowns par paquets alors maintenant il vous envoie un par un ?! »

Une nouvelle crise de rires le reprit, ne l’empêchant bien évidemment de le tenir en respect et d’être réactif à chaque mouvement de l’homme. Il avait décimé un bon nombre de hors la loi c’est vrai, mais cette thèse semblait plutôt folle, même pour des désaxés comme ces types. A nouveau, il se reprit quelque peu et passa de traits amusés à de bien plus graves et sérieux. « Tu bosses pour un sacré pourri tu le sais ça ?! Tu sais quoi, je vais te laisser repartir ! Et tu vas lui dire toi ! Tu vas lui dire que t’as trouvé Lamar… Là où il peut toujours me trouver. Dans la rue ! C’est là que je suis moi ! Tous les jours ! Il est où lui ?! Hein ? Il envoie ses guignols comme toi me chercher et il se terre dans un bunker ? Et ça ce serait le roi de New York ? Ce type est pas digne de cette ville ! Va lui dire que s’il veut m’affronter, c’est dans la rue ! » s’énerva-t-il subitement en pestant avec véhémence chacun de ses mots, sans même savoir s’il était vraiment un hors la loi envoyé pour le tuer. Lunatique ? Un peu. Il faut dire que beaucoup d’affectif était déjà engagé dans cette guerre dans la guerre entre Lamar et cette bande, l’homme ayant perdu plusieurs de ses anciens partenaires de braquage qu’ils avaient tués. Il les avait vengés pour la plupart et n’en avait d’ailleurs pas repris depuis. Terminé. Le prochain mort dans son camp ne pourrait être que lui-même puisqu’il restait à présent seul. Sa crise de nerfs passé, Lamar finit par abréger en retrouvant un large sourire plein d'arrogance. « Tu sais qu’elles sont chouettes tes fringues ? Allez désapes toi, laisse le tout par terre et repars passer le message mon pote. »
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MessageSujet: Re: Soldiers Trade [Shakespeare]   Sam 18 Juin - 19:30

LAMAR& SHAKESPEARE
Soldier trade

Le soleil se couche, et pourtant, on attaque. Partout on entend les officiers nous gueuler dessus « Allez, bougez-vous ! Chacun regagne son avion ! », et nous devons obéir. Même si nous sommes proches de l’Asie, c’est folie que d’attaquer de nuit en avions ! Mais que dire face aux ordres ? Je m’étais lancé dans une carrière militaire, à moi d’assumer, même si tuer des hommes me dégoutait chaque jour un peu plus. Je ne pensais pas que j’aurais à vivre une guerre mondiale si tôt. J’enfilais ma combinaison et regagnais mon appareil en vérifiant que le réservoir était plein. C’est parti, suivons les instructions. Je devais suivre mon lieutenant — deux ans plus âgé que moi et nommé Fischer — dans les airs, et attaquer quand il nous l’annoncera. On pouvait assister à un bal d’aviation. Les chinois n’avaient pas eu vent de cette offensive organisée, et allaient mettre plusieurs longues minutes avant de pouvoir nous contrer. C’était bien notre seule avance cette fois-ci.
Mon doigt tremblait sur la manette. J’avais juste à appuyer sur ce bouton pour lâcher mon missile sur la base aérienne ennemie, juste ce petit geste et je tuais plusieurs hommes… Ils étaient rentrés dans la danse, les Chinois étaient maintenant aussi dans les airs. Soudain, une explosion en face de moi. J’ai tout de suite su en voyant une des ailes de l’avion tomber : il s’agissait de Fischer. Dés lors, j’appuyais sur la manette après avoir visé, et envoyais ce qui allait en éliminer plus d’un.
Il était mort. Je les perdais tous un par un dans cette guerre.
Mon missile toucha sa cible, une nouvelle explosion eut lieu, mais m’aveugla cette fois.


Je me réveillais en sursaut, regardant autour de moi. J’étais seul, comme d’habitude. Je regardais l’heure, avant de laisser tomber sur mon oreiller. Sans cesse faire ce rêve, c’est agaçant. Il n’y a rien de pire que de se ressasser des mauvais souvenirs, ces souvenirs de guerre qui pouvaient détruire un homme. Mais j’eus une sorte d’illumination… C’était pas aujourd’hui que je devais aller à New York pou faire quelques ravitaillements importants, utiles à tous les habitants d’Elizabethtown ? Je regardais l’heure de nouveau. Mais putain, quel con ! Je vais être en retard ! Je roulais pour tomber du lit et attrapais un pantalon au hasard que j’enfilais rapidement, ainsi qu’un tee-shirt. Je me contentais de prendre une pomme pour ne pas avoir l’estomac vide et courrais jusqu’à l’église, lieu de rendez-vous avant de partir en expédition. Tous étaient déjà là, et je leur offrais un magnifique sourire « Quoi ? J’trouvais plus ma deuxième chaussure ! » C’est exaspérés que nous partions pour New York. Chargé de ravitaillement parce-que je suis miitaire… Merci… èé

Nous pénétrions discrètement dans la ville pour ne pas se faire repérer par un des hors la loi chargé de surveiller les entrées et sorties. Nous nous étions séparés car, pour ce genre de situation, l’union ne faisait pas tellement la force. Circuler en masse même si nous n’étions pas beaucoup était une très mauvaise idée. Personnellement, j’étais passé par Harlem : encore à cause de mon statut de militaire. Mais bon, ils croyaient quoi les gens ? Je suis peut-être militaire, mais je pilotais les avions moi ! Bon, je l’admets, j’ai tout de même eu un entraînement spécifique maaaais, je ne faisais pas parti de l’armée de terre… Une fois infiltré dans New York, ça devint un tout petit peu plus simple. Les rues étaient extrêmement sombres, et je m’y faufilais sans faire de bruit, d’un pas léger. Soudain, alors que je pensais être seul, j’entendis quelqu’un se mettre à chanter.

« Buffalo Soldja… There was a Buffalo Soldja in the heart of America… Stolen from Africa, brought to America… Fightin’ on arrival, fightin’ for survival… » Il aurait pu bien chanter… Mais je devais avouer que c’était seulement juste. Par contre, j’étais bien incapable de localiser la personne… J’avais une excellente vue mais mon ouïe avait tout ce qu’il y a de plus banal. Quoi qu’il en soit, cet homme a bon goût ! Buffalo Soldier de Bob Marley !! Un grand classique. * CRICK CRICK * Je cessais tout de suite de sourire en sentant une arme pointée sur moi. Pas bon du tout. Je me retournais doucement en pivotant sur mes talons… Hors la loi ou pas hors la loi ? Pas un hors la loi, je vous en prie Seigneur (xD)… « Me rappelle plus la suite, tu peux m’aider ? » J’avais envie de sourire et de répondre, mais rien ne vint : la situation ne s’y prêtait pas tellement. Je regardais l’arme. Mes deux ans en école militaire me permettaient de déterminer à peu près le calibre d’une arme. Celle là… 12 peut être ? « T’es bien loin de chez loin l’ami… Tu t’es perdu ? Si tu cherches quelque chose à piller, y a rien pour toi ici… » Je sais qu’il n’y a rien à prendre à Harlem… J’comptais aller un peu plus loin en vrai, avant qu’il ne m’interrompe dans ma super marche à pieds. « À moins que tu sois là pour moi ? C’est ça ? » Il était si recherché que ça à New york ? En tous cas, moment incompréhensible, il se mit soudain à rire seul. Un rire grave, rauque, qui aurait pu me donner la chair de poule si son arme pointée sur moi ne m’en donnait pas déjà. « Merde… Ton patron en a marre de ramasser ses clowns par paquets alors maintenant il vous envoie un par un ?! » Oh ! Alors c’est ça… Il me prenait pour un hors la loi ! C’est qu’il n’en était pas un du coup ? À moins que ce soit une ruse, pour que je lui donne mon identité et qu’il m’abatte plus facilement ainsi ?

Une autre crise de rire suivit, pour mon plus grand désarroi. Je le laissais cependant continuer à parler seul. Je lui répondrai après. Si je suis toujours en vie. « Tu bosses pour un sacré pourri tu le sais ça ?! Tu sais quoi, je vais te laisser repartir ! Et tu vas lui dire toi ! Tu vas lui dire que t’as trouvé Lamar… Là où il peut toujours me trouver. Dans la rue ! C’est là que je suis moi ! Tous les jours ! Il est où lui ?! Hein ? Il envoie ses guignols comme toi me chercher et il se terre dans un bunker ? Et ça ce serait le roi de New York ? Ce type est pas digne de cette ville ! Va lui dire que s’il veut m’affronter, c’est dans la rue ! » Je souris alors vraiment, sans pour autant laisser découvrir mes dents. Il n’était vraiment pas un hors-la-loi, et il n’avait pas de couverture. Ce gars s’appelait Lamar, il survivait dans New York, et avait pour ennemi ce fameux chef des hors la loi. Contre toute attente, un sentiment de soulagement m’envahit, même avec cette arme toujours aussi bien pointée sur moi. Quoi qu’il en soit, son ton était plus que dur… Il crachait ses mots ! Il le haïssait vraiment… « Tu sais qu’elles sont chouettes tes fringues ? Allez désapes toi, laisse le tout par terre et repars passer le message mon pote. » Je baissais la tête. Évidemment. J’avais, dans la précipitation, prit mon pantalon militaire camouflé, ainsi qu’un tee-shirt BLANC. J’étais habillé comme je l’aurais été en jour de repos il y a quelques années. En tous cas, je n’allais sûrement pas lui passer mes fringues. J’avais quelques munitions dans mes poches, et mon glock dans la ceinture… Lui avait un fusil à pompe. Chargé. Je ne faisais pas tellement le poids… « Honnêtement… Ces vêtements sont de très mauvaise qualité… Je les ai depuis longtemps, tout ça… Et puis, t’es beaucoup plus baraque que moi ! Franchement ça t’ira pas » dis-je avec une pointe d’ironie. Je préférais jouer sur le comique plutôt que le dramatique, même si maintenant, pour moi, objectivement… C’était on ne peut plus tragique. « Et sérieusement… Je ressemble vraiment à un hors-la-loi fringué comme ça ? Non parce-que sinon je me mets comme ça à chaque fois que je sors, vaut mieux pour ma sécurité ! » Ou pas… Vu qu’apparemment, j’étais prêt à me faire tuer par quelqu’un qui n’était pas du tout un hors la loi… Shit, je suis vraiment un gros con. « Enfin, en tous cas, mes vêtements, je peux pas te les passer. Fait trop froid pour que je sois à poil. Tu veux autre chose p’tete ? » J’avais les mains assez moites, en réalité. La carrure du gars faisait plutôt flipper ! Bon, je préfère continuer à jouer sur la carte « humour ».

Je respirais un bon coup, sentant que l'homme en face de moi comprenait peu à peu que je n'étais pas un réel ennemi pour lui. Honnêtement, je n'avais pas du tout la carrure pour devenir un hors la loi hors pair... J'étais le gars relativement grand, suffisamment musclé mais sans plus, agile et débrouillard... Pas le mec géant, carré, bâti comme un body builder, avec des couteaux cachés partout sur lui. Cependant..... D'un geste très vif, je pointais mon glock chargé « J'ai pas un fusil à pompe et si je tire, tu seras pas envoyé valser quelques mètres plus loin, mais ça peut quand même te tuer » J'avais le même sourire que lui, plein d'orgueil et de fierté. Mon arme était plus petite, mais une balle reste une balle : c'est mortel. Désormais, si nous en venions à devoir nous tuer, seul la rapidité comptait... Enfin, au fond de moi, je savais que si l'un tirait, l'autre réagirait suffisamment tôt pour en faire de même. Évitons de faire les cons, évitons de nous entretuer...
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