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 Drag behind ( PV KAtarina - Evan)

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Ethan Jones
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MessageSujet: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Sam 25 Juin - 9:25

Aujourd’hui c’était le jour J ! Kat allait enfin rencontrer Evan, et mon meilleur ami allait enfin faire vraiment partie de ma petite famille. Par respect pour Katarina qui était fatiguée lorsqu’Evan était arrivé à Elizabethtown, Evan n’était pas venu nous rendre visite et n’avait ainsi pas encore vu ni Katarina ni Sasha. Bien sûr il connaissait déjà Lena et il en était absolument raide amoureux, et Lena aimait déjà beaucoup Tonton Evan. Ses yeux s’illuminaient et elle éclatait de rire lorsqu’elle le voyait. Et quand il la prenait dans ses bras, elle se blottissait toujours contre son épaule pour lui faire un câlin. JE savais que ma fille aimait tout le monde, mais avec Evan ça avait l’ait différent. Il y avait cette même adoration qu’avec moi. Elle avait eu à choisir la veille entre marche à quatre pattes entre Alexander, son parrain, qu’elle connaissait depuis sa naissance et Evan, qu’elle ne connaissait que depuis une semaine et demie ; et elle avait choisi Evan. Bien sûr elle adorait son parrain, mais elle semblait préférer le caractère plus souple d’Evan.

Toute la journée j’avais espéré ce moment où Evan rencontrerait enfin Katarina et qu’il verrait son filleul. Je l’avais prévenu que Katarina ne voulait pas qu’on le prenne dans nos bras. Il savait que Katarina avait peur avec moi aussi, et que j’avais préfère calmer les choses avant que ça ne prenne trop de proportions. Bien sûr je savais qu’il aurait aimé porter Sasha mais il ne ferait jamais quelque chose qui puisse me mettre dans l’embarras, de ça j’étais certain.

Et puis, il allait faire connaissance avec Katarina en chair et en os. Il en avait entendu parler pendant des heures, et je savais qu’il avait hâte de la serrer dans ses bras et de lui souhaiter la bienvenue dans ma vie. Je savais que tout irait bien et qu’ils s’entendraient bien. Lizzie adorait Kat déjà, alors Evan l’adorerait lui aussi. Et je savais que Lizzie n’avait fait que des compliments sur Katarina auprès d’Evan. J’étais fier qu’ils approuvent mon choix, fier qu’ils pensent que Katarina était faite pour moi. J’avais du tant me battre pour que les gens m’acceptent dans la vie de Katarina que j’étais heureux que les gens que j’aimais le plus au monde estiment que Katarina et moi étions fait l’un pour l’autre. Oui nous étions des âmes sœurs. Que ça plaise ou non à certains, mais nous étions en parfaite harmonie. Il y avait quelques dissonances de temps à autre, mais le diapason revenait toujours.

J’avais attendu toute l’après midi, tournant presque en rond dans la maison. Nous avions convenu qu’Evan viendrait après le dîner et que nous passerions un moment ensemble dans le salon. Katarina allait un peu mieux et elle était moins fatiguée. Elle arrivait à tenir plus d’une heure sans avoir envie de se coucher et de se reposer. Bien sûr elle devait encore être prudente puisqu’elle pouvait se déchirer à nouveau au moindre brusquement brusque mais je savais qu’elle était prudente. Et puis elle n’allait jamais au dessus de ses forces contrairement à moi.

J’avais fait diner Lena en premier comme chaque soir. Faisant avec ce que nous avions, elle ne manquait pourtant jamais de rien. Je préférais me priver pour que l’équilibre alimentaire de ma fille soit respecté. Heureusement, ici, les choses semblaient mieux se passer. Nous avions la possibilité de faire pousser des légumes plus facilement. Bien sûr, pour le moment nous profitions du potager des citoyens d’Elizabethtown mais si Cassandre se débrouillait bien, dans un mois, nous récolterions nos propres légumes. Et nous avions réussi à avoir quelques animaux. Ca allait prendre du temps, et s’improviser éleveur était un sacré défi mais je savais que nous y arriverions. Lizzie lui préparait des petits pots elle-même. Elle n’avait pas voulu que je m’en occupe, elle semblait heureuse de le faire. Et Lena adorait les petits pots et les préparations de Tata Lizzie. Lizzie aurait fait une mère formidable, et parfois ca me crevait le cœur de la voir regarder Lena avec envie. C’était un sujet que j’avais évité parce que j’avais peur de la blesser mais je savais qu’elle n’aurait jamais d’enfants.

J’avais préparé un repas que j’avais monté à Katarina, et nous avions mangé ensemble. Tranquillement. J’aimais cuisiner pour ma femme, et même si parfois mes essais culinaires étaient quelque peu ratés, elle ne me blessait jamais. Bien sûr souvent il fallait manger les mêmes choses, ou nous devions nous passer de certains aliments mais je veillais toujours à ce que nos repas soient équilibrés et contiennent des protéines. J’avais été ravi d’apprendre que ce que je pensais être des protéines n’était en fait que l’association de deux acides aminés , et qu’en mélangeant deux sortes d’aliments j’en créerais sans avoir recours à la viande. La viande était un luxe…Et nous la réservions aux enfants en priorité.

C’était d’ailleurs un point que je voulais voir avec Alexander. Il me fallait quelqu’un de calé en diététique pour m’aider aux stocks. C’était moi qui répartissais les cartons de nourriture, mais avec quelqu’un de compétent, les gens auraient ce dont ils avaient besoin pour être en forme. De ce que nous mangions dépendaient notre santé. Et la santé était quelque chose d’essentiel dans nos vies. Nous n’avions que peu de médicaments, alors un simple rhume prenait parfois des proportions énormes.

J’avais laissé Katarina pendant qu’elle donnait le sein à Sasha, et j’étais allé raconter une histoire à Lena pour l’endormir. Lena exigeait son rituel chaque soir. Une histoire et elle était heureuse. Et j’aimais ce moment où elle glissait sa petite main dans la mienne, et je m’émerveillais toujours quand je sentais la pression s’amenuiser jusqu'à ce qu’elle laisse aller au sommeil. Et bien sûr pendant une demi-heure j’étais en adoration devant ma petite princesse. Elle était si belle avec ses cheveux noirs de jais, sa peau de porcelaine, et son petit minois de poupée. Oui elle était superbe…mais elle grandissait trop vite. Bientôt elle marcherait, elle parlerait, elle n’aurait plus besoin de moi. Non, non, non. Hors de question. Elle aurait toujours besoin de moi, je ferais en sorte qu’elle ait toujours besoin de son papa.

Il était dix neuf heures trente et je ne tenais plus en place. Je savais qu’Evan avait promis d’être là à vingt heures, mais je voulais que ma femme et mon meilleur ami se rencontrent enfin. Alors j’étais sorti aussitôt et j’étais allé chercher Evan. J’irais le tirer par la peau des fesses s’il me faisait attendre plus longtemps. Mais non…nous nous retrouvions à la moitié du chemin, éclatant de rire. Il avait hâte lui aussi. En un regard, nous savions ce que nous voulions faire. Je me suis élancé, mais mon récent pneumothorax m’affaiblissait et il courait plus vite que moi. Il m’avait distancé de plus de vingt mètres que j’étais déjà essoufflé. Je montais les marches de notre maison en soufflant comme un bœuf quand je le vis ouvrir la porte et rester bloqué dedans.

Pourquoi n’entrait il pas ?
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Katarina K. Jones
In the shadow of your heart.
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Sam 25 Juin - 13:52

J'avais eu l'impression de prendre une claque dans la figure lorsqu'Ethan m'avait dit à demi-mots que j'étais beaucoup trop paranoïaque et protectrice avec Sasha. C'était vrai. Je ne le lâchais pas, jamais. Je m'en rendais compte, maintenant. Sasha était pratiquement toujours dans mes bras. Plus que dans don berceau, même quand il dormait. Même quand je faisais quelque chose, je le gardais contre moi d'un bras. Même pour lire, je ne le laissais pas dans son berceau côté de moi. Il fallait que je me contrôle, que je me détende. Parce que ce n'était pas normal d'être aussi protectrice. Déjà que Sasha était un bébé nerveux, si j'en rajoutais... Il n'avait pas besoin de cela en plus. J'avais déjà remarqué que c'était un bébé nerveux, qui avait sans cesse besoin d'être cajolé et rassuré. Peut-être était-ce pour cette raison que je le gardait tellement avec moi. Je savais que tant qu'il était dans mes bras, il ne pleurerait pas et ne s'agiterait pas. Je voulais simplement le rassurer. Alors je le gardais contre moi. C'était tout. Je ne pensais pourtant pas à mal en faisant cela. Mais apparemment, il fallait que je trouve un autre moyen de rassurer mon fils tout en n'étant pas excessive. Tout en n'étant pas aussi excessive. Mon comportement ne changerait pas du jour au lendemain, il me faudrait certainement plusieurs semaines pour retrouver un comportement absolument... normal ? Je prenais sur moi de poser Sasha un peu plus souvent. Je le gardais avec moi, mais je le posais. Ethan m'avait déniché un gros oreiller avec une housse en soie que je posais à côté de moi, sur le lit. J'y déposais Sasha quand je sentais qu'il était prêt à s'endormir. Tant qu'il ne dormait pas que gardais un contact avec lui. Il serrait un de mes doigts entre les siens et suçait son pouce. Il me regardait avec intensité tandis que je lui chantais sa berceuse. Puis petit à petit ses paupières se faisaient lourdes. Je le voyais qui luttait contre le sommeil, il tentait de garder les yeux ouverts. Puis il finissait par céder. Puis quand je sentais qu'il était profondément endormi, je retirais ma main et me dépêchais de lui donner son lion en peluche pour qu'il le serre, et ne se réveille pas en panique. Finalement, ce n'était pas si dur... Certainement parce que je savais que je pouvais le reprendre dans mes bras ou le toucher dès que j'en aurais envie. C'était tout ce que je pouvais faire pour le moment. Je n'arrivais pas encore à le laisser trop longtemps avec Ethan. Plus longtemps qu'au début, certes, mais après un moment je ne pouvais pas m'empêcher de le lui réclamer. Il me le rendait alors bon gré mal gré, appréciant tout de même les efforts que je faisais. J'aurais tout aussi bien pu ne pas en faire et continuer à me comporter comme une véritable égoïste. Mais je n'étais pas comme cela. Je passais pratiquement ma vie à faire des efforts pour les autres. Mais cette fois ci je n'avais pas vraiment le choix. C'était important. Beaucoup plus pour Sasha que pour Ethan, d'ailleurs.

La douleur s'estompait peu à peu, elle était beaucoup plus effacée, et je n'avais pas envie de fondre en larmes à chaque minute. Pour autant j'étais prudente, je savais que mes points de suture pouvaient sauter si je ne faisais pas attention. Et je n'avais absolument pas envie que cela arrive. Une fois, c'était déjà bien assez. En revanche, je n'avais presque plus de douleurs musculaires, et mon ventre avait complètement dégonflé. Mais pour autant, toutes mes rondeurs étaient encore présentes. Eh oui. J'avais encore plusieurs kilos à perdre, mais je m'en fichais. Ça m'était complètement égal. De toute façon, j'étais bien loin d'être énorme, et c'était absolument normal d'avoir quelques kilos superflus après une grossesse. Surtout à partir de la deuxième. Je n'avais pas pris beaucoup de poids pour Lena, et le peu que j'avais pris je l'avais perdu très vite... Je n'avais pas fait de régime, j'avais juste été enlevée et affamée. Je m'en serais volontiers passé. Perdre du poids ne faisait pas partie de mes priorités. Je n'étais pas mannequin, je ne l'avais jamais été, et je ne le serais jamais. Évidemment, je n'étais pas forcément très à l'aise avec ces rondeurs, mais je me disais que j'aurais bien l'occasion de m'en débarrasser plus tard. Et tant que cela ne dérangeait pas Ethan, ma foi, je n'allais pas en faire toute une montagne. Ce n'était pas important.

Au déjeuner, Ethan et moi avions encore mangé dans notre chambre. Bon, ce n'était pas forcément génial, mais cela me permettait de ne pas être trop éloignée de Sasha. Au moins je ne donnais plus l'impression d'être mourante, c'était déjà ça, et j'avalais plus facilement mes repas sans avoir envie de tout vomir sur le champ. Ce midi là, Ethan me demanda si j'étais d'accord pour rencontrer – enfin – son ami Evan. Cela faisait une semaine que j'entendais parler d'Evan, mais j'avais été trop ailleurs pour y faire vraiment attention. J'avais été complètement obnubilée par Sasha, j'avais oublié le reste du monde. Sur le moment, je n'avais même pas cherché à me souvenir de qui était Evan. Trop fatiguée, épuisée... Obsédée par mon fils comme j'aurais été obsédée par je ne sais quoi d'autre. Je n'avais aucune comparaison. Mon fils avait été le centre de mon univers pendant tout ce temps. Il fallait que je recommence à m'ouvrir aux autres, à commencer par Ethan. Je m'étais excusée, et je lui avais demandé de me m'expliquer encore une fois qui était Evan. Oh je n'étais pas idiote, je savais que c'était le frère d'Elizabeth et le meilleur ami d'Ethan, mais je voulais en savoir un peu plus sur le lien qui les unissait. Ethan avait l'air sur une autre planète quand il en parlait. J'avais du mal à le suivre, mais pour ne pas l'interrompre je me contentais de faire oui de la tête. Sans tout comprendre tout à fait, j'avais au moins compris une chose. Evan comptait énormément pour Ethan, et l'avoir retrouvé tout à fait par hasard semblait le rendre très heureux. S'il était heureux, je l'étais aussi. C'est tout naturellement qu'il voulait présenter sa femme à son meilleur ami. Je n'étais pas forcément au mieux de ma forme, mais si cela pouvait lui faire plaisir, alors j'étais d'accord.

Durant la journée de restai bien évidemment à m'occuper de Sasha. Ethan avait insisté pour que Lena retourne passer une journée avec Elizabeth. Je n'avais pas dit non, puisque Lena adorait passer du temps avec d'autres enfants. Quant à moi cela me permettait de me reposer, et de me détendre. Je finis par m'endormir, une main sur la poitrine de Sasha. Je fus réveillée par ses pleurs vers seize-heures. Il avait faim le pauvre trésor. Je lui donnai le sein puisqu'il le réclamait, puis j'allai le changer. Puisqu'il ne semblait pas vouloir s'endormir ensuite, je le reposai dans son berceau, avec son doudou, pour faire un peu de rangement dans notre chambre. Je rangeai les vêtements que j'avais laissé un peu partout dans la chambre et je rangeai aussi ceux de Sasha dans sa chambre. Ethan était en train de la repeindre en bleu. Il avait dû passer plusieurs couches pour recouvrir totalement le rose. Il avait fallu déplacer de nombreux meubles pour pouvoir tout repeindre. Heureusement, ces derniers étaient toujours blancs, il n'avait pas eu la bonne – enfin, mauvaise – idée de les repeindre en rose. Ouf. Il y avait tout un tas de peluches dans cette chambre je me demandais où il avait été chercher tout ça. Il avait même su trouver un autre rockingchair. On aurait dit exactement la chambre de Lena, mais d'une autre couleur. C'était drôle.

Une fois ma maniaquerie contentée, et après m'être assurée que Sasha s'était rendormi, je décidai d'aller prendre une douche. Comme à chaque fois, cela me dit le plus grand bien. L'eau chaude me délassait. J'en profitai un long moment, tout en tendant l'oreille pour m'assurer que Sasha ne pleurait pas ou ne me réclamait pas. Non, il fut fort sage et ne broncha pas. Je sortis de la douche, me séchai et retournai dans la chambre. Voyant qu'il était aux alentours de dix-huit heures, je ne me posai même pas la question et enfilai directement ma chemise de nuit. Oui, vous l'aurez deviné, j'avais complètement oublié que nous avions un invité ce soir là. Ma tenue était donc totalement inappropriée. Mais je n'y pensais absolument pas. Ou plus. Quand Sasha se réveilla, je le pris et allai lui sonner son bain. Au contraire de sa sœur, l'eau ne le dérangeait absolument pas. Il se laissai faire et avait même l'air de beaucoup aimer. Il s'agitait et m'éclaboussait, en grimaçant. Il essayait certainement de sourire, mais pour le moment cela ne ressemblait pas à grand chose ! Quand l'eau commença à refroidir, je le sortis. Et encore une fois je le séchai, le changeai et l'habillai. Et de nouveau je le recouchai, avant d'aller préparer le repas de Lena, pour quand Ethan rentrerait avec elle. Je ne les croisai pas quand ils rentrèrent, parce que ce fut le moment que Sasha choisit pour avoir faim. J'allai me caler tranquillement avec lui pendant qu'Ethan s'occupait de sa fille. Lena devait être épuisée, car elle fut vite couchée. Comme à son habitude, Ethan dut lui raconter une histoire, pour qu'elle s'endorme plus tranquillement. Je ne me suis même pas rendu compte qu'il était ressorti. Dommage, cela m'aurait évité de passer pour une drôle d'idiote.

Pensant qu'il était enfin temps de recommencer à prendre mes repas en bas, je descendis les escaliers, sans faire plus attention que ça à ma tenue. Après tout, après le repas nous irions probablement nous coucher, alors pourquoi ne pas se mettre en tenue tout de suite, hum ?

Ah, oui. Parce que tu as un invité, Katarina. Voilà pourquoi.

Arrivée en bas des escaliers, je me retrouvai en chemise de nuit devant Ethan et son ami. Oh oh. Je restai plantée devant eux comme une imbécile, les yeux écarquillés. Je venais seulement de me souvenir qu'Ethan avait invité Evan. J'avais oublié, et du coup j'étais plantée devant eux, à moitié nue. Dieu merci, à moitié seulement. On voyait carrément les trois-quart de mes jambes, c'était totalement indécent. J'eus le réflexe de tirer sur la chemise pour la faire descendre, mais je la lâchai brusquement, me rendant compte que ma poitrine avait failli sortir faire coucou à tout le monde. Oh, génial. Non, vraiment. Merveilleuses les présentations. Rouge comme une pivoine, je tentai un malheureux sourire. Une grimace plutôt.

« Oh mer... mince. Je suis désolée. J'avais complètement oublié. Je suis désolée, je suis désolée. »

Désolée, oui. J'avais l'air d'une imbécile. Et le pire dans l'histoire, c'était que je restai plantée au milieu de la pièce, sans tenter de couvrir quoi que ce soit. Et avec quoi de toute façon, hein ? Mes mains peut-être ? Normalement Ethan se serait jeté sur moi, pour me couvrir, mais non, il avait l'air d'être à deux doigts d'éclater de rire. AH AH très drôle. Non, vraiment. Comique. Je déglutis.

« Oh, euh... Bonsoir... Evan, je suppose ? Enchantée... enfin... Oui, oui, enchantée... »

Quand j'étais stressée ou gênée, mon accent russe à couper au couteau ressortait. Encore mieux.

« Je... Je vais aller me changer... Ou me jeter par la fenêtre, j'hésite un peu... »

Catastrophe. Faisant volte face, je remontai rapidement les escaliers, priant pour que mes fesses soient un minimum cachées, ou pour qu'ils gardent les yeux baissés. Oui, oui, Ethan aussi. Oh oui, il pouvait rire, lui ! Ce n'était pas drôle. Enfin, si ça l'était, mais moi j'étais mortifiée. Arrivée en haut je l'entendis pouffer. Ce fut plus fort que moi, je me retournai et pointai un doigt accusateur vers lui.

« Oh toi, ça va, hein ! Va mettre la table espèce de... de... Et puis zut ! »

Serrant les poings comme une petite fille capricieuse, j'allai dans notre chambre, manquant de claquer la porte derrière moi. Mais quelle abrutie... Pestant contre moi-même, je retirai ma chemise de nuit et décidai de me rhabiller complètement. Histoire de rattraper le coup un minimum. En quatrième vitesse j'enfilai une culotte, agrafai mon soutien-gorge, enfilai un jean, un débardeur et un pull. Habillée de la tête au pied. Voilà, c'était un peu mieux. Je jetai un coup d'œil à Sasha et à Lena avant de redescendre. Je faillis craquer et prendre Sasha, mais je me raisonnai. C'est toujours rouge comme une pivoine que je redescendis les escaliers. Je devais avoir l'air maligne. J'étais terriblement gênée. J'avais toujours l'impression d'être à moitié nue devant le meilleur ami d'Ethan. J'essayai de faire un peu d'humour, quoique je dus avoir l'air encore plus stupide.

« J'imagine qu'Ethan n'avait pas dit que j'étais aussi... dévergondée. »

Pour le coup, je n'osais même pas faire un pas vers Ethan. D'ordinaire je me jetais presque sur lui quand il rentrait, mais là, je crois que cela n'aurait pas vraiment arrangé mon affaire, en fait. Bon, au moins, ça c'était fait. Soit j'avais carrément détendu l'atmosphère, soit j'avais tout ruiné.

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Sam 25 Juin - 20:34

Bon alors, il allait me la présenter sa femme oui ou cacahuètes ? Non parce que j’en avais pas l’air, mais je tournais comme un lion en cage. Alors attention, je respectais qu’une femme qui venait d’accoucher avait besoin de calme, de repos et tout hein ! Je n’étais pas un sauvage. Enfin, pas souvent dirons nous. J’avais juste un mal de chien a avaler la pilule Jackson c’était tout. Voir son petit sourire me collait de mauvaise humeur pour trois heures minimum et il allait bientôt falloir que je lui colle ma main sur l’épaule pour aller le plonger dans la rivière, je le sentais bien. Je ne faisais rien parce que ma sœur savait comme personne me fusiller d’un regard meurtrier mais il ne perdait rien pour attendre. Il avait juste profiter de la faiblesse de ma sœur pour devenir le gentil médecin qui prend soin d’elle. Et tant qu’a faire, autant la foutre dans son lit, ça égaiera les longues soirées d’hiver ! Sauf que je n’étais pas d’accord. Ok, Lizzie était SOIS disante amoureuse, mais a 20 ans, on sait rien de l’amour, que dalle, que tchi. Elle se croyait amoureuse NUANCE, parce que monsieur lui en mettait plein les mirettes surtout.

De toute façon, j’étais là, elle avait plus besoin de lui, point final. Mais restait a le lui faire comprendre a cet abruti. Non monsieur s’accrochait comme une moule sur un rocher, si ça continuait, j’aurais recours au poing Mitchell pour le décrocher du rocher qu’était ma sœur, ça allait pas trainer, c’était une espèce de moule coriace qui n’avait qu’une grosse langue et aucun regard, aucun charisme, aucune consistance sauf celle de cracher de l’eau de mer.

Mais pour le moment, c’était pas cette moule desséchée mon problème, non, c’était que j’avais rendez vous a 20h pour ENFIN rencontrer la femme de mon meilleur ami. Oui, parce que mine de rien, ça faisait une semaine que j’étais là et je n’avais même pas vu l’ombre d’un cheveux de ce trésor. Oui parce que forcément, elle devait en être un, logique, sinon, elle ne plairait pas a Ethan, re logique. Donc, pour cette soirée très spéciale, j’avais mis un jean noir pas trop élimé, un tee short de même couleur et mes basket aux pieds. Je m’étais même coiffé ! Lizzie m’avait demandé si j’avais rendez vous avec une fille et je lui avait répondu que non…Avec un trésor, ce a quoi elle avait haussé un sourcil l’air de dire « et ben je plains le trésor »…Parfois, j’aimais ma sœur, si, si, si.

Bref, j’étais vêtu de propre, rasé et coiffé (enfin presque on va dire ) je poireautais devant chez nous en faisant les cents pas avant de me dire qu’un peu d’avance était mieux qu’un peu de retard et donc, me voilà partit dans les rues de Elisabethtown, les mains dans les poches et un sifflement étrange aux lèvres…Avouez que la marche nuptiale, ça fait bizarre de siffler ça. Et au détour d’une rue, je tombais sur Ethan, apparemment aussi pressé que moi. Je le poussais soudainement du coude, un regard équivoque en coin et je démarrais au quart de tour. Aïe. J’avais toujours été bon a la course et Ethan l’un des rares a pouvoir rivaliser avec moi, sauf que cet abruti avait trouvé le moyen de tomber malade…donc forcément, victoire par forfait, enfin presque. Je savais aussi qu’il avait plongé dans la drogue, mais je n’en parlais jamais. Il avait été une loque en manque ouais mais maintenant, il allait mieux, il le disait et tout ça grâce a….

A un médecin en nuisette….oups.

Oui, oui, Evan avait ouvert la porte sans attendre et venait de tomber sur une charmante jeune femme en petite tenue. Et le Evan, il bouge pas d’un poil voyez. Non le Evan, il continu de la regarder, la bouche un peu entrouverte. Bon. Au temps pour moi, je venais littéralement de voir la femme d’Ethan en tenue aguicheuse, ok, c’était pas trop moi qu’elle attendait. Mais je me repris bien vite, affichant un grand sourire amusé. J’avouais facilement que la femme d’Ethan était belle, mais a mes yeux, elle était surtout intouchable, alors, comme un reflexe inconscient, je ne bavais pas. Ne m’arrêtais pas sur ses jambes, ne la détaillait pas d’un regard de loutre en manque de coquillage et même, j’eus un léger rire.

« La fenêtre est une bonne option mais personnellement, je préfèrerais l’option jean, c’est tellement plus seyant voyez. »

La dessus quelque chose me rentra dedans, me percutant m’envoyant au milieu de la pièce. Ah ben mon grand dadet d’Ethan, les yeux grands ouverts, exorbité même venait de me heurter pour entrer a son tour. Katarina reprit la parole et je retins une explosion de rire. Dévergondée….Euh…Je jetais un coup d’œil a Ethan, de ceux qui vous dire « je dis ou je dis pas ? » et finalement, j’affichais un air innocent.

« Il n’aurait pas osé quand même, mais si vous me permettez…La couleur vous va a ravir. »

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Dim 26 Juin - 17:40

Cette course, bien que je l’ai perdue et que j’avais fini par presque marcher, m’avait épuisé et je n’avais qu’une seule hâte c’était de m’asseoir et de reprendre mon souffle. J’espérais que bientôt je retrouverais ma forme d’avant. Je voulais pouvoir jouer dehors avec Lena, je voulais courir avec mon fils aussi. Et si je ne retrouvais pas ma forme d’avant je n’aurais pas l’impression d’être un père présent pour ses enfants… Même si j’avais toujours habité en ville, mon père m’amenait souvent lancer quelques balles dans des parcs et nous faisons un jogging chaque dimanche matin. Après, Evan et Devon nous avait rejoints quand j’avais été un peu plus âgé. C’était aussi quelque chose que je regrettais. Sans être un athlète j’avais besoin de me dépenser. J’étais un contemplatif actif. Savant mélange bien que complexe.

Je rentrais un peu dans Evan pour le pousser à l’intérieur. Il n’était pas du genre timide et je me demandais ce qui pouvait bien lui prendre de rester sur le seuil alors que j’entendais ma femme. Si je n’entendais pas exactement ce qu’elle disait je savais que c’était elle. J’étais capable de reconnaitre la voix de ma femme au milieu de centaines de voix. Tout comme j’étais capable de reconnaitre les pleurs de mes enfants au milieu d’enfants qui pleurent eux aussi. Comme je savais déchiffrer le message derrière les pleurs de Lena ou Sasha. Si Lena pleurait, je savais automatiquement ce qu’elle avait. Ca avait été instinctif. C’était un peu plus dur encore pour Sasha, mais je faisais des progrès. Avoir un fils n’était pas bien différent, mais mon petit bonhomme n’était pas comme les autres enfants. Bien sûr chaque parent vous dirait que son enfant est unique, et je ne dérogeais pas à la règle, mais Sasha avait déjà une sensibilité particulière. Sensibilité que Lena n’avait pas eue. Sasha était sensible au bruit, à la lumière, au toucher…Lena était plus facile à vivre au quotidien, se laissant porter par la vie.

Je poussais un peu Evan que j’entendis répondre quelque chose comme quelque chose en rapport avec une fenêtre, et même si je ne compris pas, je commençai à comprendre ce qui l’avait fait s’immobiliser lorsqu’il avait ouvert la porte. Katarina était en nuisette. Et connaissant mon meilleur ami, c’était pas lui le plus gêné. Moi non plus d’ailleurs. Non, la plus gênée c’était Katarina. Katarina qui, alors que je voyais ses belles jambes fines d’où j’étais, me fixait et s’énervait après moi.

Une seconde, je m’interrogeai sur la raison de sa colère soudaine et je compris enfin alors qu’elle avait déjà fermé la porte de la chambre. Elle était en nuisette lorsqu’Evan avait ouvert la porte. Et sans doute en haut des escaliers, la porte étant située juste en face, il l’avait vue en tenue de nuit. Sauf que…je ne voyais pas ce qu’il y avait de si terrible que ça. C’était Evan quoi…Evan…mon frère…mon meilleur ami. Et voir les épaules d’Evan se secouer en silence me firent dédramatiser la situation. Après tout, je ne voyais pas du tout quel problème avait pu trouver Katarina à ce qu’elle soit en nuisette alors que nous arrivions. Mais lorsqu’elle ressortit de la chambre, habillée comme si nous sortions, ce qui était au départ un début de rire contrôlé se transforma en explosion. Oui, j’explosais vraiment de rire.

Je n’avais pas ri franchement comme ça depuis des années. C’était là où je me rendais compte que la présence d’Evan me faisait du bien. Je me retrouvais. Je redevenais un peu de temps en temps l’Ethan que j’avais été avant la disparition de mes parents. Un Ethan insouciant qui ne voyait pas le moindre mal. Parce que pour moi, il n’y avait aucun mal à ce que Katarina se mette à l’aise chez nous. Elle n’était pas nue, elle portait une culotte, alors pourquoi se qualifier elle-même de dévergondée ? Non vraiment…Ce n’était qu’Evan…Et elle ne s’était pas retrouvée nue devant lui non plus… Là j’aurais sans doute été gêné aussi mais j’avais confiance en Evan. JE savais qu’il ne me trahirait jamais. Katarina était ma femme et je pouvais la laisser avec Evan sans me faire de souci. Sauf que…ayant l’habitude que je sois relativement jaloux, elle avait du penser que j’hurlerais ou que je piquerais une crise.

Non, vraiment…la situation était hilarante. D’autant plus qu’Evan ne se démontait pas…Réflexion sur la couleur de la nuisette qui mettait certainement Katarina dans l’embarras alors qu’elle arrivait à notre hauteur. Le plus dur était de calmer ce rire franc. Je savais que si Evan gardait son sourire et sa bonne humeur, il riait de la situation à l’intérieur. Seulement, il voulait certainement faire bonne impression auprès de Katarina. Et j’avoue que si, elle était déjà furieuse après moi parce que j’avais explosé de rire, si Evan avait ri aussi, jamais plus elle n’aurait accepté qu’il vienne à la maison.

J’essayais de me calmer et poussait un peu Evan pour aller embrasser ma femme. Je déposai un baiser sur ses lèvres. Rapide, tendre, amoureux. Mais je sentais qu’elle se tenait droite et qu’elle était sur la défensive. J’avoue que lui rire au nez alors qu’elle se sentait sans doute honteuse n’avait pas été très intelligent, mais le paradoxe entre sa réaction et celle d’Evan était à mourir de rire. Evan n’était pas plus choqué que ça…

-Mon ange, tu pouvais rester dans cette nuisette. C’est qu’Evan hein…

J’aurais pourtant pensé qu’elle n’aurait pas réagi comme ça. Je lui avais parlé tant de foi d’Evan. Même si elle ne savait pas vraiment la moitie des frasques que nous avions commises, elle savait ce que représentait le frère de Lizzie pour moi. J’avais certainement du l’ennuyer avec mes « Evan par ci, Evan par là. Evan a fait ci. Evan a dit ci… » depuis une semaine mais j’étais tellement heureux de l’avoir retrouvé que rien ne comptait plus ou presque. Et qu’il vienne enfin chez nous était important pour moi. Lena le connaissait déjà et l’adorait (et réciproquement) mais il n’avait pas encore vu son filleul.
Parce que oui…si Katarina avait choisi le parrain et la marraine de Lena (bien que Lena ne voit plus sa marraine), c’était moi qui avait exigé de choisir le parrain et la marraine de Sasha. Et je n’aurais voulu personne d’autre qu’Evan et Lizzie. Ils étaient mes plus chers amis, mes plus vieux amis, et ils se fichaient bien de ce que certains pouvaient bien dire de moi. Et ils étaient des rares à soutenir mon mariage. Alors que d’autres ne se gênaient pas pour critiquer Katarina parce qu’elle avait épousé un junkie, Lizzie et Evan savaient qui j’étais et ce que je valais.
Et puis…ne dit-on pas qu’on choisit les parrains et marraines de ses enfants pour élever ses enfants si jamais il viendrait à vous arriver quelque chose dans la vie ?

J’approchai mes lèvres de l’oreille de Katarina, oubliant un instant la présence de mon meilleur ami. Et tout bas, je lui glissai un petit mot.

-Tu la remettras pour moi tout à l’heure ?

En tout cas j’espérais qu’elle le ferait. Katarina était sublime dans cette nuisette. C’était des vêtements trouvés chez elle lorsque nous étions tombés par hasard sur son ancienne maison, et je l’appréciais. Le tissu délicat moulait parfaitement ses formes, et elle avait la longueur parfaite maintenant que son ventre avait dégonflé. Au dessus des genoux, elle cachait ses cuisses et j’étais particulièrement friand de la dentelle qui ornait le dessus du décolleté. D’ordinaire, elle ne l’aurait pas rempli mais la grossesse et l’allaitement avait rendue sa poitrine plus opulente. Non pas que j’étais particulièrement adepte des grosses poitrines, mais j’étais raide dingue amoureux de celle de ma femme. En fait j’étais amoureux de tout son corps. Et ne plus pouvoir la toucher ou presque me rendait carrément dingue. Mais je préférais ne pas insister pour le moment. Nous n’avions fait l’amour que plus de deux mois après pour Lena, et Sasha n’avait encore qu’une semaine et les suites de cet accouchement semblaient plus douloureuses.

J’aurais pensé que Katarina soit plus détendue en voyant que je ne lui en tenais pas rigueur et que ce n’était pas grave, mais je sentais qu’elle se retenait de m’insulter ou de me gifler pour que j’arrête mes bêtises. Ma femme, dans mes bras, je me tournai vers Evan, qui nous regardait avec un grand sourire.

-Bon, rouquin…Dis-lui que c’est pas grave et que tu vas pas la juger.

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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Dim 26 Juin - 19:49

J'avais envie d'assassiner mon mari. Non content d'être mort de rire, il se moquait de moi en plus ! Juste Evan ? Il était drôle, lui ! Moi je ne le connaissais pas son Evan, et il savait que j'étais particulièrement timide et réservée. Évidemment que cela me gênait de me retrouver à moitié nue devant un quasi inconnu. C'était normal, non ? Je ne me voyais pas avoir un petit air détendu, alors que je l'accueillais à moitié nue. Je n'avais pas fait exprès, je n'avais absolument pas prévu cela comme ça. J'avais juste oublié qu'il venait ce soir. Ma sieste avec Sasha m'avait mis la tête à l'envers. Dommage que ce soit le soir où Ethan avait invité son meilleur ami. Dommage que je ne les ai pas entendus arriver avant. Ce n'était pas une catastrophe, mais il n'empêchait que j'étais terriblement gênée. On aurait pu faire mieux comme première rencontre... J'imagine qu'Evan ne s'attendait pas du tout à trouver la femme d'Ethan en petite tenue dans le salon... En tout cas, Ethan devait vraiment aimer beaucoup Evan. Il aurait arraché les yeux de n'importe quel autre homme. Parce que l'air de rien, j'en avais montré beaucoup plus que ce que j'aurais voulu. Je n'avais pas fait exprès, non... J'avais l'impression de m'être montrée nue, cependant. J'étais extrêmement pudique, et bien loin de la provocation, et m'afficher en petite tenue n'était définitivement pas mon truc. Ethan le savait bien pourtant. Je n'étais pas sûre de moi, ni de mon corps. S'il ne me disait pas dix fois par jours qu'il me trouvait sublime, j'aurais fini par développer un complexe. Là, j'allais être morte de honte pendant un petit moment. J'étais toute pâle, alors quand je rougissais, je ressemblais à une tomate ou à une écrevisse. Dans tous les cas, on ne voyait que cela. Ma figure toute rouge.

« La... la couleur ? Ah... Merci... »

Mais laquelle, de couleur ? Celle de ma nuisette ou le pourpre de mes joues ? Je fis un peu la moue quand Ethan vint m'embrasser. Je le regardai en faisant les gros yeux lorsqu'il me demanda si je remettrais cette nuisette pour lui plus tard. J'eus un petit rire moqueur.

« Mais oui, Ethan. Mais n'oublie pas, tu regardes, et c'est tout. Tu veux toujours que je la remette, hum ? »

Eh oui, moi aussi je pouvais me moquer ! Jouer sur le fait que nous ne pouvions pas encore nous toucher était peut-être un peu bas, certes... Mais il valait mieux en rire qu'en pleurer, non ? Je savais que le pauvre n'en pouvait plus d'attendre, avec ces mois d'abstinence. Malheureusement, l'accouchement s'était assez mal passé, il n'allait pas me retoucher de si tôt. Décidément, nous avions passé plus de temps à ne pas nous toucher que le contraire. À ce sujet il faudrait que nous parlions... Hors de question pour moi de retomber enceinte. C'était totalement exclus. Enfin, nous avions le temps d'en parler, cette soirée n'était pas faite pour cela ! Et puis, en parler devant quelqu'un, merci, mais non merci... J'eus un petit sursaut lorsque je sentis les bras d'Ethan se passer autour de moi. J'eus un petit sourire encore un peu gêné. D'ordinaire, nous n'étions pas très démonstratifs en public... Il faut dire que nous n'en avions pas souvent l'occasion. Mais je n'allais pas le repousser alors qu'il était affectueux, au contraire. S'il osait le faire sans complexe, c'était qu'il était vraiment à l'aise avec Ethan, et ça c'était vraiment bien. Il avait l'air vraiment très content, et le voir sourire de cette façon, rire, me faisait chaud au cœur. Ethan n'avait pas ri depuis bien longtemps. Je fis la moue en relevant les yeux vers Ethan, avant de hausser un sourcil.

« Rouquin ? … Mais Ethan, il est blond... »

Ou alors je n'avais pas les yeux en face des trous ? Elizabeth était rousse, poil de carotte même. Mais son frère, il était plus blond que roux... Ce devait être une blague entre eux, j'imagine. J'eus un nouveau sourire, bien que je sois encore aussi rouge qu'un coquelicot. Je le sentais, et c'était une sensation tout à fait désagréable. Je me sentais un peu vulnérable. Bon, il fallait que je me détente un petit peu. Je me suis hissée sur la pointe des pieds et j'ai déposé un baiser sur la joue d'Ethan, avant de me détacher d'Ethan. J'ai pris Ethan par les épaules et je l'ai mis à côté d'Evan, afin de les comparer tous les deux. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils se ressemblaient. Pas vraiment physiquement, cependant. Et c'est là que c'était étrange. Étrange et drôle, en réalité.

« Même coupe de cheveux, même taille, même carrure... Même âge... On vous a déjà dit que vous vous ressemblez comme deux frères ? Vous avez dû en faire tourner des têtes... »

J'eus un petit rire devant le petit air béat d'Ethan. À force de sourire, il allait finir par se coincer un muscle. Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas vu Ethan être aussi heureux. Cela me faisait plaisir, il n'avait pas idée. J'en aurais presque eu envie de sauter au cou d'Evan pour le remercier. Il ne le faisait certainement pas exprès, mais il ne se rendait pas compte de l'impact qu'il avait sur notre vie. Moi qui disait justement à Ethan qu'il avait besoin d'amis... Le destin faisait plutôt bien les choses, en ce moment. Nous avions retrouvé beaucoup de personnes à Elizabethtown. Ne serait-ce que Jackson et Elizabeth, c'était déjà un miracle en soi. Et le fait que ces deux personnes précisément soient en couple me faisait rire. Moi seulement, puisqu'Ethan – et Evan certainement – semblaient penser que Jackson n'était pas fait pour Elizabeth. Ils se comportaient comme deux grands frères idiots. Oui oui, idiots, c'était le mot.

Secouant légèrement la tête, je m'avançai vers eux, et spontanément, pris Evan dans mes bras. Eh non, je n'étais pas aussi coincée que ce qu'il avait pu penser au premier abord. Et pour le coup, c'était Ethan qui devait faire une drôle de tête. Il était rare que je m'autorise à prendre un autre homme dans mes bras. Généralement je craignais un peu pour la vie du malheureux. Ethan étant généralement terriblement jaloux, cela avait d'ailleurs était une source de conflit. Apparemment, il serait beaucoup, beaucoup, beaucoup plus souple avec Evan. De toute façon, je supposais qu'Evan savait que j'étais une propriété privée, une intouchable... Enfin, ce genre de chose.

« Voilà donc le fameux Evan qu'il me faut remercier. Grâce à toi, mon Ethan souris. Pas facile, surtout qu'en ce moment je suis assez insupportable... »

Je le tutoyais spontanément. À mes yeux cela aurait été vraiment étrange que nous nous vouvoyions. Après tout, il faisait partie de la famille. Je ne le connaissais pas du tout, mais il était comme un frère pour Ethan, ce qui faisait de lui mon beau-frère, en quelque sorte. Avec un petit soupir, je finis par lâcher Evan, pour me rendre dans la cuisine. Toujours toute joyeuse, je mis la table, avant de me souvenir de quelque chose.

« Oh, j'ai couché Sasha, il s'est endormi comme une masse... J'irais le chercher pour le présenter à son parrain quand il sera réveillé. Il est comme son père, un peu grognon quand on le réveille... N'est-ce pas Ethan ? »

Je lui lançai un petit regard entendu, tandis qu'il me regardait en grimaçant. Ah ah, c'était tout de suite moins drôle quand les rôles étaient inversés, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Sam 9 Juil - 9:48

La couleur superbement écrevisse des jours de la madame, oui, je parlais bien de celle là. Evidemment, choper la femme d’Ethan a moitié a poil n’avait pas été dans mes attentions mais le hasard avait voulu que j’ai une superbe image de ses gambettes et plus si affinités. Mais comme le disait si bien mon grand con d’Ethan, ce n’était que moi. Alors monsieur Evan, il sortait pas la langue jusque par terre, non il souriait largement et laissait ses yeux sur le visage et exclusivement sur le visage de madame Jones. Est-ce utile de dire que j’étais un poil moqueur ? Non, ça se voyait tout seul.

Attention, grande scène romantique acte I, mon Ethan en mode lèvres en cœur sur l’oreille de sa femme. Bon alors tention, ça suintait les cœurs rose bonbon et c’était mignon. Enfin moi ça me faisait sourire. Faut dire qu’Ethan avant, c’était pas tout a fait ça avec les gonzesses, il faisait son inaccessible, son ténébreux et mystérieux, total, elles craquaient toutes mais finissait par venir me voir avec des « Il ne m’aime pas hein ? Il me le dit pas, c’est qu’il m’aime pas » et moi, bien souvent, je me retenais de sortir un superbe « Ben nan, il t’aime pas, mais il fait bien semblant moi je trouve. » Donc là, si Katarina venait me poser la question, je diras sans hésitation qu’il était fou amoureux.

« Oh Ethan ! tu attendras que je sois parti pour ça, j’te préviens ! Je veux pas être choqué a vie tu vois. »

Comme si je savais pas ce que c’était tiens, mais quand même, c’était mignon de les voir se papouiller comme ça.

« Le rouquin t’emmerde, sale moche. »

Répondis je avant de sourire a sa femme.

« C’est pas grave, je vais pas vous juger , surtout que VOUS au moins, vous avez l’œil, écoute ta femme Ethan, je suis BLOND! »

Répétant mot pour mot la phrase d’Ethan, ah ah ah ! Ecoute ta femme toi, je suis un beau blond. Ben non, c’était pas grave, elle était encore chez elle et c’était plutôt moi le fautif, j’étais entré comme un sauvage.

« Mais la prochaine fois, je toquerais quand même, désolé hein ! Mais Ethan a voulu faire la course et vu qu’il a autant de vitesse qu’un escargot…Mais là, vous venez de gagner mon estime éternelle, enfin une femme qui a du gout dans ce monde de brute et sait reconnaitre les blonds quand elle en voit un ! »

Surtout qu’il était malade mais ça, je ne le dis pas. Je haussais un sourcil alors que Katarina positionna d’un coup Ethan a coté de moi. Je croisais les bras en secouant légèrement la tête.

« Non, non, non, je fais un centimètre de plus que lui, c’est important un centimètre. J’ai les épaules plus large aussi, croyez moi, on en a passé du temps a se mesurer tout et n’importe quoi…Si,si, MEME ça…Mais j’avoue, son pif est plus gros, ça a toujours été le drame de ma vie. »

Assénais je tranquillement d’un air docte avant de pousser Ethan du coude, un air amusé sur le visage. Mon sourire s’élargit.

« Le fameux, le magnifique, l’incroyable, j’espère que tu n’as pas tari d’éloge toi ! – Coup d’œil a mon grand couillon avant de revenir vers sa femme – Mais il était effectivement temps j’entends parler de Katarina a toute les sauces et il a raison, tu es un ange ! De toute façon, faut l’être pour le supporter ! »

Je me pris un coup dans les cotes qui ne me fit pas mal mais provoqua une réaction bizarre…Oui, j’étais chatouilleux, résultat, je fis un brusque saut sur le coté avec un cri digne de la mouette enrouée. Ethan, sale con ! Mais Katarina récupéra toute mon attention en parlant de mon filleul. Oui ! MON filleul A MOI. Enfin, j’adorais Lena attention hein ! Et même qu’on avait prévu une course poursuite avec des lutins voleur de bébés dans les rues en brouette pour le lendemain ! Mais j’avais tout de même hâte de voir Sasha.

« J’ai hâte ! Je suis sur qu’il est aussi adorable que maman ! J’espère qu’il a pas choper les pieds de son père par contre parce que…. »

J’agitais une main devant mon nez avec une grimace explicite, oui Ethan, je brise ton sexe à pile.
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Jeu 14 Juil - 18:17

Rouquin…Avec le temps j’avais même oublié pourquoi j’avais commencé à l’appeler comme ça. Je ne savais plus si c’était suite aux albums photos que ses parents m’avaient montré, fiers comme n’importe quels parents de montrer la photo de leurs enfants quand ils n’étaient que des bébés ; ou alors si c’était une des nombreuses filles qui gravitaient autour de nous qui en tentant de séduire Evan lui avait dit un jour de canicule qu’elle aimait les reflets roux de ses cheveux. Bien sûr j’avais explosé de rire, et c’était rapidement devenu un sujet de moquerie. Il y avait des choses comme ça qui étaient restées..Et je ne pouvais même pas les citer tellement elles étaient nombreuses.

J’étais fier de ma femme. Bien sûr, Evan avait connu toutes mes « petites amies » mais il savait qu’elles n’étaient que de passage dans ma vie et dans mon lit. Pas plus d’un mois c’était ma règle. Et la plupart ne dépassaient pas le seuil des deux semaines. Quand elles y arrivaient. Je n’avais jamais donné mon cœur avant Katarina. Et Evan ne m’avait certainement jamais vu comme ça. Katarina qui fixait Evan et cherchait à savoir pourquoi je l’appelais Rouquin. Bien sûr qu’il était blond. Pas blond californien, mais blond quand même. Et comme à chaque fois, Evan jouait la pseudo-vexation. Oui je savais qu’Evan n’était jamais vexé. Il n’avait pas ce défaut. D’ailleurs je ne lui en avais jamais trouvé. Tout comme Katarina, j’avais toujours trouvé mon meilleur ami absolument génial. Oui j’étais en quelque sorte fou de lui. Mais il n’y avait rien eu de…enfin si…mais…non..Enfin…

Toujours est-il que l’appréhension que j’avais à présenter ces deux personnes qui comptaient énormément pour moi s’évanouissait littéralement. Je ne savais même plus pourquoi j’avais angoissé. C’était évident qu’ils s’entendraient très bien. Katarina, comme Lena, aimait tout le monde et était extrêmement avenante. Et Evan…il charmait tout le monde. Il avait déjà une admiratrice… Lena était carrément tombée sous son charme. Elle le suivait partout et j’étais étonné qu’elle en oublie presque son papa quand Tonton Evan était là. Mais au moins ça me rassurait. L’arrivée d’Evan dans nos vies semblait faire souffler un nouvel élan dans nos vies.

Il était toujours aussi bavard, et je sentais que Katarina ne tarderait pas à en faire la remarque. Oui, moi j’étais le brun ténébreux qui ne parle pas beaucoup du duo. Je pouvais passer des heures entières sans dire un seul mot. Je ne me confiais pas vraiment. Evan, lui, avait cette capacité à parler pendant des heures et à intéresser tout le monde. Il aurait pu vendre des ventilateurs à des Inuits que cela ne m’aurait pas étonné. J’étais tout sourire devant la complicité naissante entre mon meilleur ami et ma femme. Je grognai cependant lorsqu’elle quitta mon étreinte pour nous placer l’un à côté de l’autre. Je ne comprenais pas pourquoi elle nous scrutait des pieds à la tête. Je devais faire une drôle de tête.

Elle nous comparait. Je devais rêver ! Elle nous comparait ! Et cela semblait l’amuser. Je n’avais jamais vu Katarina aussi...Aussi…aussi joueuse ? Aussi délurée ?
J’étais estomaqué, mais j’étais aux anges. Elle semblait vraiment apprécier Evan. J’éprouvais réellement de la fierté. Je ne pouvais plus décrocher ce sourire de mes lèvres et j’aurai voulu hurler mon bonheur au monde entier. Bonheur même pas terni par les idioties déblatérées par Evan. Il n’en loupait pas une lui. Et pourtant, je m’en moquais. Oui je me moquais que ma femme apprenne mon passé qui n’était pas toujours glorieux. J’avais beaucoup de choses que je pouvais regretter d’avoir fait, notamment concernant mon comportement avec les femmes, mais j’étais heureux qu’elle apprenne à me connaître à travers Evan. Evan en connaissait plus sur moi que quiconque. Bien sûr, Lizzie avait du lui dire des tas de choses sur moi, mais Evan était celui qui me connaissait le mieux. Nous ne nous séparions presque jamais à l’époque.
J’étais heureux en cet instant. Oui c’était sans doute le seul qualificatif qui pouvait être valable à ce moment là. Le bonheur.

Encore plus quand Katarina s’avança vers lui et le remercia de m’avoir rendu le sourire. J’eus comme une boule au ventre. J’étais parfaitement heureux et en même temps je m’en voulais que ma femme ne m’ait encore jamais connu comme ça. J’avais senti la pointe de fierté et de joie dans sa voix. Et pour ça, j’aurais été capable d’embrasser Evan sur la bouche. Si nous nous étions disputes violemment il y a peu, il avait tout réglé. Les choses étaient maintenant ce qu’elles devaient être.

Je couvais la scène du regard et sentit cet esprit fraternel entre eux. C’était tout ce que je pouvais espérer de mieux. Ils pouvaient se moquer de moi, je m’en fichais. Je respirais la joie et je n’étais pas prêt de me départir de ce sourire beat qui était venu s’accrocher à mes lèvres depuis que j’avais été à la rencontre d’Evan.

Je regardai alors Katarina relâcher Evan, et ce dernier me regarder et me donner d’un léger signe de tête son approbation. Il aimait Katarina. Il était toujours spontané. Et quand il aimait c’était sans conditions. Et je voyais qu’il aimait ma femme. Ma femme qui s’éloignait dans la cuisine et que j’avais envie d’embrasser pour laisser éclater ma joie. J’envoyais valser mon poing fraternellement dans l’estomac d’Evan pour jouer. Oui parfaitement puéril, réaction enfantine et débile, mais j’étais heureux merde ! Je voulais lui sauter dans les bras mais la drogue m’avait rendu plus réservé. Je m’en suis voulu parce que je n’avais pas à être réservé avec Evan, et que je pouvais lui dire tout ce que je pensais sans qu’il ne me juge, il fallait certainement encore un peu de temps. Il fallait que je me réhabitue et que nous inventions une nouvelle relation. Pas vraiment différente de celle que nous avions toujours eu, mais nous ne pouvions plus courir les filles comme avant. Enfin…moi je n’avais jamais couru après personne, c’était toujours elles qui venaient vers moi, amenées gentiment (ou pas ) par Evan.

Katarina, de la cuisine, nous interpella pour nous dire qu’elle avait couché Sasha un peu plus tôt et qu’elle le descendrait dés qu’il se réveillerait. Oui, je savais qu’Evan mourait d’impatience de faire la connaissance de son filleul. J’espérais seulement que Sasha ne se mette pas à pleurer. Je ne savais pas comment expliquer à Evan que mon fils rejetait tout le monde. Il était sensible...et il avait pris l’habitude de Lena qui ne jurait que par lui. Je fus faussement outré qu’ils se payent tous les deux ma tête. Katarina disait que j’avais le réveil difficile et Evan qui lui, se moquait de mes pieds. Pourquoi mes pieds ? Mais non !!!

-Je pue pas des pieds Evan…Confond pas avec toi…

Il s’était toujours obstiné à dire que je transpirais des pieds alors que nous avions vérifié à une soirée et que je transpirais moins que Damian. Ca avait commencé par notre voyage scolaire en fin de cycle à la Nouvelle-Orléans où nous partagions une chambre et où toutes les nuits nous devions mettre nos chaussures sur le rebord de la fenêtre et la fermer pour pouvoir dormir sans sentir une odeur pestilentielle.
Je m’adressai alors à Katarina qui s’affairait dans la cuisine, un peu inquiet tout de même.

-Je sens pas des pieds mon ange hein ?

Je voyais bien le sourire pincé de Katarina qui se retenait certainement de rire. Je me tournai vers Evan, qui ne se retint pas de pouffer de rire. Je sentais qu’il y avait déjà une complicité énorme entre eux. Je tournai la tête, faussement vexé et me renfrognai tout de même un peu.

-Non mais allez-y…Vous gênez pas pour moi. Fichez-vous de moi…

Katarina n’avait pas démenti et échangeait un regard complice avec Evan, et je me sentais alors un peu mis de côté.

-Je vais chercher ma fille !! Elle au moins elle me trouve aucun défaut, NA !

Je tirai alors la langue à ma femme, histoire de lui montrer que je m’en moquais. Et je me rendis compte que c’était la première fois que nous avions une relation aussi…aussi…je ne trouvais pas le mot…Je me sentais changé…Ou alors j’étais redevenu moi-même .J’étais troublé.
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Ven 15 Juil - 20:08

On aurait dit de vrais enfants. Ethan souriait comme jamais, et son ami n'était pas en reste. Ils ressemblaient à deux adolescents à la sortie du lycée, à ceci près qu'ils avaient dix ans de plus. Vingt-neuf ans, c'est un peu tard pour faire sa crise d'adolescence et les bêtises qui vont avec... Mais loin de moi l'idée de me plaindre, j'adorais voir Ethan aussi souriant. Son sourire était vraiment sincère, c'était ce qui importait. Non pas qu'il ne le soit pas ordinairement, mais c'était différent. J'étais sincèrement heureuse qu'il ait retrouvé son ami. Cela lui faisait le plus grand bien. C'était quelqu'un qui n'avait pas d'idées reçues sur lui, quelqu'un qui l'avait connu avant qu'il ne se drogue... Quelqu'un qui savait qu'Ethan était vraiment quelqu'un de bien, et pas juste un ancien junkie complètement paranoïaque et excessif. Je ne me faisais pas d'idées, c'était comme ça que tout le monde voyait Ethan. Comme quelqu'un qui en faisait toujours trop... Nous nous étions disputés à ce sujet, j'essayais désespérément de lui faire comprendre qu'il en faisait trop. Je crois que nous ne nous serions même pas réconciliés si je n'avais pas su que j'étais enceinte d'un garçon. Quelque part j'étais bien contente que nous nous soyons réconciliés, je détestais me disputer avec lui et faire chambre à part ne me plaisait pas du tout. J'imagine que c'est quelque chose de normal, quand on est profondément amoureuse. Sasha avait tout arrangé entre nous depuis. Ethan avait tout oublié, comme s'il avait soudainement souffert d'amnésie. Loin de moi l'idée de m'en plaindre, être seule au moment de mettre mon fils au monde était la dernière chose que j'avais jamais souhaitée. Enfin !

Evan était comme sa soeur, il parlait beaucoup. Beaucoup trop. C'était à se demander si il prenait le temps de respirer entre chacun de ses monologues. J'étais à bout de souffle à sa place. Pas de doute, entre lui et Ethan, ça avait été lui le grand dragueur. Le blond. Pourquoi est-ce que c'était toujours le blond, d'ailleurs ? Quand on est blond, on peut difficilement être le ténébreux. Ethan avait dû hériter de ce rôle ci... Je l'imaginais bien, d'ailleurs. Il n'était pas bavard, toujours renfrogné, timide comme je ne sais pas quoi... A toujours rougir au moindre compliment...

« Un centimètre ? C'est important, oui... Un centimètre peut faire toute la différence... »

J'ai eu un petit sourire, puis j'ai pouffé. Non, non, je ne parlais pas vraiment de la taille... Oh, ne me regardez pas comme ça, après tout, j'avais bien le droit de faire de l'humour de temps en temps. D'ordinaire, je n'en faisais pas beaucoup, je devais bien le reconnaître. Non pas que je ne sois pas drôle, pas vraiment, c'était simplement que nous n'avions pas souvent l'occasion de rire... Ce qui était vraiment dommage, d'ailleurs. Nous ne rions que très peu. C'était triste... Mais quelque chose me disait que ce soir, j'allais avoir mon lot de fou rire. Je jetai un regard à Ethan lorsque Evan m'apprit qu'il n'avait pas tari d'éloges sur moi. Ah oui, on parlait de moi ? Je ne pensais pas qu'il aurait fait un portrait de moi si flatteur, puisque nous nous étions disputés quand Evan était arrivé à Elizabethtown. À tous les coups, il avait été si fier d'être marié qu'il s'était vanté...

« Un ange ? Oui, peut-être... Mais il faut aussi avoir un petit côté angélique pour me supporter enceinte. Ce n'est pas du gâteau... Surtout quand je réclame un pot de glace au caramel à trois heures du matin et qu'il n'y en a plus... »

Enceinte, j'étais insupportable. Je ne faisais pas que manger, mais quand je le faisais j'avais réellement des envies particulières. Fraises au ketchup, pancakes sucrés et salés... Bol de céréales au sirop à la fraise. Mais le plus drôle, c'était qu'il se débrouillait toujours pour satisfaire mes envies folles. Et il ne criait jamais... C'était moi qui criais et qui pleurais pour n'importe quoi... Ils se chamaillaient vraiment comme des enfants, j'avais l'impression d'être la seule adulte de la pièce. À parler si fort, ils allaient vraiment finir par réveiller les enfants... Mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m'empêcher de rire. Du coup, j'étais peut-être encore plus bruyante qu'eux.

« Hum... Il a hérité de son caractère, je pense que ça suffira... »

Sasha était vraiment un bébé sauvage et nerveux, un peu comme son père. Il n'aimait pas le monde, il n'aimait pas que n'importe qui le touche... Il était aussi sauvage qu'Ethan. J'espérais néanmoins que ce caractère s'estomperait un peu en grandissant. Je ne voulais pas que Sasha soit coupé du monde à cause de sa façon d'être. Les gens n'étaient pas forcément très tolérants, et beaucoup ne voyaient que la surface des choses, qui était souvent bien loin de la réalité. C'était l'une des choses que j'apprendrais à mes enfants. Ne surtout pas se laisser avoir par les apparences. Si je m'étais laissée avoir, je n'aurais jamais épousé leur père... C'était un avantage, de savoir lire dans l'âme des gens sans pour autant passer pour une folle ou je ne sais quoi d'autre encore.

« Laisse donc ta fille tranquille, elle dort ! Pour une fois que je réussis à l'endormir sans toi... »

Ce n'était pas que Lena faisait de gros caprices avec moi avant de se coucher, mais en règle générale elle refusait de s'endormir tant que son père n'était pas passé par la voir. Pour une fois, elle s'était endormie avant, alors je n'allais pas risquer de la réveiller. De toute façon, elle le réclamerait sans doute à la seconde où elle aurait ouvert les yeux. C'était toujours lui qui avait son premier câlin du matin. Je n'étais pas jalouse, j'étais plutôt contente qu'ils s'entendent si bien. Lui qui avait peur de ne pas être aimé de ses enfants... Lena lui faisait faire absolument n'importe quoi, trop contente d'avoir quelqu'un qui cédait à ses petits caprices de bébé. Qui n'étaient pas vraiment de gros caprices. Elle ne pleurait pratiquement jamais, mais elle savait montrer ce qu'elle voulait. Juste de gros câlins... Et dormir avec papa et maman de temps en temps. Dur de ne pas céder à ses grands yeux bleus suppliants. Et à sa petite moue de grande malheureuse...

J'étais encore en train de mettre la table quand j'ai entendu du bruit à l'étage. Des pleurs, plutôt. Histoire de ne pas passer pour une folle, je ne lâchai pas tout ce que j'avais dans les mains pour m'y précipiter, je posai tout en douceur sur la table, avant de couper Ethan dans son élan, puisqu'il avait déjà posé un pied sur l'escalier.

« Non, non, c'est bon, je vais le chercher ! Prépare le repas, enfin, réchauffe le, je reviens dans une petite demie heure. »

Sasha s'était réveillé. Il pleurait, il devait avoir simplement faim. Ou alors, nous avions fini par le réveiller, ce qui ne serait pas étonnant. Rapidement, je passai devant Ethan et Evan pour monter à l'étage. Pas d'erreur, Sasha était bel et bien réveillé et il n'était pas très content. Pas content du tout, même... Lorsque je le pris dans mes bras il cessa de pleurer automatiquement, ce qui m'étonnait comme à chaque fois. Je compris vite qu'il n'avait pas faim et qu'il ne voulait pas être changé non plus. Nous avions dû le réveiller et le mettre de mauvaise humeur. Le calant contre moi, je le berçai pendant de longues minutes, lui fredonnant une petite berceuse en russe. Il semblait l'apprécier. Mais pas assez pour se rendormir. Il n'avais pas envie de dormir. Bon... C'était donc le moment ou jamais de lui présenter son parrain, tant qu'il était d'assez bonne humeur pour cela. Ou tant qu'il ne pleurait pas... Vérifiant une dernière fois qu'il n'avait pas besoin d'être changé, je sortis de la chambre. La lumière dans le couloir le surprit, il se redressa dans mes bras une seconde avant de se blottir contre moi de nouveau. Je descendis les escaliers avec précaution, avant de rejoindre Evan et Ethan dans la cuisine. Évidemment, les regards se posèrent tout de suite sur Sasha. Avec un petit sourire, je me suis assise sur une chaise, puis j'ai positionné Sasha de façon à ce qu'ils puissent mieux le voir. Cela ne sembla pas plaire à ce dernier, il se frotta les yeux en geignant. Être le centre de toutes les attentions ne semblait pas lui faire quoi que ce soit. Il n'était juste pas content d'avoir été réveillé brutalement. Il faisait la grimace. J'eus un sourire, en relevant les yeux.

« Qu'est-ce que je disais ! Tout le caractère de son père... »

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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Mer 17 Aoû - 20:44

-Pot de glace a trois heures du mat', c'est normal moi j'dis quand on est enceinte, surtout d'un loupiot de cet énergumène qui trouvait le moyen de m'embarquer a 4h chercher des pancakes a l'autre bout de New York !

M'exclamais-je avec emphase. Fallait pas déconner ! Ethan avait le chic lui aussi hein ! Quoi ? Comment ça je n'étais pas en reste ? Mais que nenni ! Mes envies de whisky a 2h du mat étaient NORMALES ELLES. Seulement pépère Ethan semblait vexé et menaça d'aller chercher Lena. Remarquez que je n'avais rien contre, la fillette était adorable ! Une petite bouille a faire craquer un iceberg et le transformer en brasier quoi ! Mais nan, madame voulait pas, alors si j'avais hoché la tête pour encourager Ethan, je le fis de nouveau pour soutenir Katarina. Qui a dis girouette ? Peuh !

Et là...Des pleurs. Je levais les yeux sur l'étage, me retenant d'aller moi même voir ce qu'il arrivait a MON filleul tandis que Kata reposait le tout sur la table pour filer a l'étage, grillant mon Thanthan sur le fil. Résultat, je me mis a trépigner sur place. Allez j'allais voir mon filleul ! J'étais enfin parrain d'un mini Ethan ! En espérant qu'il ne soit pas aussi ambyvalant que son père quand même, parce que dans le genre girouette et vent qui souffle un coup a droite et un coup à gauche, on faisait pas mieux qu'Ethan. Cela dit, je faisais avec hein ! Et puis j'avais l'impression qu'il redevenant petit à petit celui que j'avais connu. Plus inconscient, plus rieur et je kiffais le Ethan là, même si ils étaient rares les gens pouvant se narguer de le connaitre jusqu'aux amygdales !

Je me mis a préparer le repas avec Ethan tout en jetant des coups d'oeil sur l'escalier. Bébé ne pleurait plus et je voyais déjà m'échapper la chance de le voir...Noooooooooooon...Dors pas bébé, dors pas bébé, dors pas bébé ! Ne cessais je de penser en refilant le sel a mon ami.

Et enfin ! OUI ENFIN ! des pas dans l'escaliers, Je lachais tout ce que je tenais pour me précipiter au devant de Katarina, l'oeil scintillant de plaisir anticipé ! Bon, il pouvait pleurer le petiot hein ! Mais apparemment ce n'était pas le cas ! Chouette ! Cela dit....

-Mouais...Pas faux....


répondis je a madame Jones lorsqu'elle évoqua le sale caractère de son mari. Cela dit, je ne m'y étendi pas, préférant me pencher sur le bébé, évitant de le réclamer parce que bon, il était encore petit et avait besoin de maman et donc, me voilà penché dessus et...

-Gouzigouzi ! Blblblblblblllll...

Ou comment avoir l'air con en trois secondes mais osef ! Je glissais un index sous le tout petit menton.

-Oh mais c'est qui ce grand machin ? Avec son gros pif ? Mais..c'est tonton Evan bien sur ! Blblbhlblllll

Là, je crois que je m'enterrais, mais comprenez que j'étais totalement gaga devant des gosses, c'était comme ça, mon image d'irlandais viril en prenait un sérieux coup d'ailleurs...Qui osait rire ?
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Sam 27 Aoû - 21:56

Je me sentais pourtant tout à fait à l’aise, et ressentait une étrange sensation de…bien-être. Oui, là, entouré de ma femme et de mon meilleur ami je me sentais heureux. Et je n’avais ressenti ça qu’avec mes enfants depuis très longtemps. Ils étaient les deux seuls êtres à savoir me rendre parfaitement heureux. Et là, j’avais envie de partager ce bonheur avec Lena. Parce que même si elle était encore petite, elle avait déjà vécu de sacrées choses. Pas évident pour une petite fille de cet âge là de savoir ce qu’il se passait, mais j’avais remarqué à quel point certaines choses l’avaient perturbée. A sa façon, elle montrait qu’elle n’était pas à l’aise. Et quand Katarina s’était accaparé Sasha, ne vivant que pour lui et à travers lui, Lena semblait s’être encre plus rapproché de moi. Elle avait toujours été ma petite princesse, et l’arrivée de son frère n’y changerait rien, mais il y avait quelque chose d’indestructible entre nous. J’étais un peu comme un héros pour elle, et elle ne se laissait apprivoiser que par moi bien qu’elle ne soit pas sauvage pour autant…Il y avait seulement que certaines choses elle ne les voulait que de ma part. Comme s’endormir…Nous avions un petit rituel et il n’y avait rien à faire, il lui fallait ce petit rituel. Bien sûr souvent c’était Katarina qui devait l’endormir parce que je n’étais pas là, ou que je ne pouvais pas être rentré à temps, mais Lena refusait de fermer les yeux tant qu’elle ne savait pas que j’étais là.

Mais ce soir, visiblement, le sommeil avait été plus fort que ma petite princesse. Et même si j’étais heureux qu’elle n’ait pas fait la comédie à Katarina, j’étais triste qu’elle ne m’ait pas réclamé.

-Nia nia nia…

Je me mis pourtant à sourire en tirant à nouveau la langue à Katarina. Puis elle partit préparer le repas et je me retrouvais avec Evan sur qui je tombais en voulant chahuter. Alors que nous étions en train de jouer à essayer de nous faire tomber, Sasha s’est mis à pleurer et j’ai levé la tête, prêt à aller chercher mon fils. Ce n’était pas qu’il réveille sa sœur qui me « dérangeait » c’était de savoir pourquoi Sasha pouvait pleurer. Je doutais qu’il ait faim, et je connaissais Katarina…Elle l’avait évidemment changé avant de le mettre au lit. Alors, je ne voyais pas très bien ce que mon bonhomme avait, et je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas qu’il pleure sans savoir pourquoi. Katarina, elle, semblait savoir, et elle lâcha tout en me demandant de m’occuper de finir de mettre la table et de réchauffer le repas. Bien sur, ce ne serait pas un repas gastronomique, et ce serait les restes de midi accompagné de petites choses que Katarina avait du réussir à faire dans l’après midi pendant la sieste des enfants, mais au moins nous pouvions nous targuer d’avoir de quoi manger à notre faim.

Et puis, alors que je mettais la table et que je tendais l’oreille, j’ai fini par ne plus rien entendre à l’étage et j’ai fini par être frustré. Je voyais aussi Evan regarder les escaliers et se demander s’il allait avoir la chance de rencontrer son filleul ce soir ou si Sasha avait fini par se rendormir. En tout cas, je doutais fortement qu’il ait pleuré parce qu’il avait faim. Il était glouton mais pas à ce point là…Et puis, une demi-heure après environ (enfin une demie heure tout court puisque j’ai vérifié l’heure sur la pendule discrètement à Katarina est descendue avec son fils dans les bras et s’est moqué de moi auprès d’Evan. Et forcément, ce bêta ne s’est pas gêné pour en remettre une couche. Mais il avait certainement mieux à faire que de se moquer de moi, parce que dés qu’il a vu Sasha dans les bras de Katarina, il s’est précipité prés d’elle et il a commencé à faire connaissance avec son filleul.

-Gouzigouzi hein ?

Mais je doutais qu’il m’entende réellement, trop occupé à faire des grimaces à Sasha et à essayer de lui arracher un sourire. Il pouvait encore esperer longtemps…Sasha n’en était pas encore au stade de faire de vrais sourires spontanés. Peut être dans quelques temps…mais pour le moment il ne souriait pas vraiment. Par contre, il s’est mis à gazouiller. Etrange…Il avait l’air presque à l’aise avec Evan alors qu’il était assez sauvage.
Et forcément ce grand bêta d’un mètre quatre vingt dix était comme un idiot, les yeux ronds devant ce petit bout d’homme et je prenais vraiment beaucoup de plaisir à les voir tous les deux. Katarina caressait tendrement les cheveux de Sasha, ce qui devait très certainement l’apaiser et le mettre en confiance.

-Vas-y rends-toi ridicule, amuse-nous !

Katarina semblait ravie de voir à quel point les choses se passaient bien. Elle, qui pourtant avait peur de laisser Sasha avec qui que ce soit d’autre qu’elle semblait même presque encline à laisser Evan porter Sasha. Sauf que dés qu’elle a dégagé un peu Sasha de son étreinte maternelle et qu’elle a semblé le tendre vers Evan, Sasha s’est mis à hurler d’un seul coup.

-…Trop tard…

C’était trop beau pour durer…Maintenant il allait encore falloir calmer le petit bonhomme, et espérer que Lena ait le sommeil assez lourd ce soir pour ne pas se réveiller. Et ce n’était pas gagné….

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MessageSujet: Re: Drag behind ( PV KAtarina - Evan)   Dim 28 Aoû - 17:17

C'était fou ce pouvoir qu'avait les bébés de rendre n'importe qui ridicule. Un bébé aurait rendu ridicule n'importe quel homme penché au dessus de lui. Sasha était un bébé vraiment très mignon... Il ressemblait beaucoup à son père, si ce n'est qu'il avait mes yeux. Je n'en étais pas peu fière, d'ailleurs. J'étais bien contente qu'il me ressemble, au moins un petit peu. Il avait beau être absolument minuscule, on voyait déjà qu'il ressemblait beaucoup à son père. Il avait ses traits, ses expressions. Il y avait fort à parier qu'il le suivrait partout dès qu'il serait en âge de marcher, pour prendre exemple sur lui. Mais pour le moment, il était encore trop occupé à découvrir le monde autour de lui. Toujours très attaché à moi. Tant que j'étais là, il se laissait aller à la curiosité, il semblait moins effrayé par tout ce qu'il y avait autour de lui. Mais dès que je le laissais un moment ou dès que je faisais mine de m'en aller, il devenait de nouveau nerveux et craintif. Cela ne me plaisait pas particulièrement de le savoir si craintif, mais c'était son caractère. Je ne faisais pas forcément ce qu'il y avait de mieux pour qu'il ne panique plus, ou moins, je le savais. J'étais encore moi même trop nerveuse quand je le quittais. C'était un nouveau né, je n'avais pas encore pris l'habitude de le quitter. Il me faudrait un peu de patience... Et à Ethan, il en faudrait beaucoup. Parce que je ne le laissais pas passer beaucoup seul avec son fils, et pourtant Dieu sait qu'il aimerait que ce soit le cas. Ce n'était pas que je n'avais pas confiance en lui, loin de là. Je ne savais même pas de quoi j'avais peur, en réalité. Peut-être de ce que le destin pourrait encore nous faire subir ?

Evan avait l'air absolument ridicule... Sasha le regardait faire de drôles de bruits avec un petit air interrogateur. Il devait vraiment se demander pourquoi ce grand monsieur penché au dessus de lui faisait ce genre de choses. Ethan faisait toujours attention à ne pas se ridiculiser de cette façon devant moi, parce qu'il savait que cela me ferait mourir de rire, à tous les coups. Et en y repensant, j'avais beaucoup de mal à imaginer Ethan comme Evan. Quelque part, c'était vraiment triste. Parce qu'à ce que je savais, Ethan et Evan se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Enfin, avant d'être brutalement séparés par les durs aléas de la vie. Quand je regardais Ethan, il m'était dur de penser qu'il avait pu être aussi décomplexé et aussi débridé. Aussi joyeux, même. Mon Ethan à moi était rarement aussi souriant... J'étais presque choquée de le voir aussi à l'aise et aussi détendu. Je n'en avais pas l'habitude, vraiment. On aurait presque dit que ce n'était pas lui. Cela me faisait plaisir, évidemment. Mais c'était étrange. Tout avait presque l'air... Normal. Deux vieux amis, l'un d'entre eux vient de devenir papa, une petite soirée pour présenter bébé... Cela sonnait presque comme une soirée entre amis tout à fait normale. Comme si il n'y avait eu ni guerre, ni séparations d'aucune sorte. C'était une bouffée d'air frais dans un monde devenu beaucoup trop sombre.

Sasha tendit une main vers Evan, certainement pour chercher à savoir de quoi il s'agissait. Songeant qu'il voulait peut-être le voir de plus près, j'ai commis l'erreur de l'avancer un peu vers Evan. Cela ne lui a pas du tout plu. À peine était-il légèrement éloigné de moi qu'il se mit à pleurer. Surprise, je le ramenai immédiatement contre moi, le collant à ma poitrine. J'eus un petit regard d'excuse pour Evan, qui ne comprenait certainement pas pourquoi Sasha se mettait dans un état pareil pour presque rien. Ethan n'avait pas dû lui dire que Sasha était un bébé un peu... Nerveux, si j'ose dire.

« Je suis désolée. C'est un bébé assez nerveux, il panique rapidement. »

Très rapidement. Trop rapidement, de toute évidence. Ce n'était pas un comportement de bébé normal, si j'ose dire. Un bébé normal ne hurle pas quand on l'approche à peine d'un étranger. Mais Sasha n'était pas tout à fait un bébé normal. Ma grossesse n'avait pas été normale, elle non plus...

« Je vais aller le calmer dans notre chambre, je reviens. »

Me levant de la chaise, je passai devant Evan avec une petite grimace d'excuse. Je m'arrêtai devant Ethan, et me mettant sur la pointe des pieds de déposai un baiser sur ses lèvres avant de m'éloigner et de monter les escaliers en vitesse.

« Ne m'attendez pas pour commencer à diner ! »

Non, ce n'était vraiment pas la peine. De toute évidence, j'allais avoir besoin d'un petit moment pour calmer Sasha, qui ne tarderait d'ailleurs pas à avoir de nouveau faim.

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