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 What's up doc ?

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MessageSujet: What's up doc ?   Jeu 4 Mar - 19:57

Le moteur chantait (ou grondait, question de point de vue) sa litanie de tonnerre et on l'entendait de loin. Les connaisseurs auraient reconnu un V8. Dans sa Buick GSX de 1970, Antoine fonçait vers New York en suivant la côte. Enfin, "sa", façon de parler. Il avait volé cette bagnole dans les ruines de San Francisco quelques mois auparavant. Il jeta un œil à la jauge et se concentra à nouveau sur la route. Cette muscle car suçait des litres et des litres, mais il avait encore de la marge, et une fois à NY, il aurait tout le temps de se préoccuper de trouver du carburant. Au pire, il en distillerait lui même, le V8 était robuste et il supportait sans souci un mélange 1/3 essence, 2/3 ethanol, même s'il n'était alors pas aussi performant.

Antoine tapait en rythme sur le volant alors que l'autoradio hurlait à tue tête un morceau de Hard Rock. L'intérêt de voyager en bagnole au delà de la vitesse, c'est qu'on avait pas besoin de se préoccuper de recharger les batteries d'un éventuel baladeur. Tant qu'on roulait, l'autoradio était là. Et en récupérant des CDs de ci de là, on avait le choix. De fait, sur la banquette arrière ‑entre autres affaires- un carton rempli de deux bonnes centaines de CD attendait tranquillement qu'Antoine les écoute. Pour l'instant, il chantait en cœur:


..She was taking her time
I was losing my mind
There was nothing that she wouldn't do
It wasn't the first
Wasn't the last
She knew we were making love...


Antoine arrivait par ce qui avait été la Interstate 95. Il passa à côté de l'ancien aéroport Newark et jeta un œil au passage sur les carcasses d'avions. Un de ces quatres, il faudrait qu'il se trouve un pilote et un coucou en état de marche pour pouvoir rentrer en France. Sa famille lui manquait. Il ne savait même pas si sa sœur, son frère et son neveu étaient encore vivants. Il essuya la larme qui lui brouillait la vue et appuya encore sur l'accélérateur. 120 miles à l'heure, presque 200 kilomètres à l'heure. De toutes façons, plus de Highway Patrol pour l'emmerder. Il fallait juste faire attention à ne pas se foutre en l'air sur un cadavre de voiture, un bloc de béton ou un cratère de bombe. Il continua sur la 95 et entra à Manhattan par le pont Georges Washington. Là il la lâcha pour prendre vers le sud, du côté de Harlem et de Central Park tout en levant sérieusement le pied des gaz. Il finit par arriver dans un coin qui lui sembla étonnamment peuplé. Il y avait des gens qui se baladaient et ils ne semblaient pas se sentir particulièrement menacés. Oh, pas beaucoup, une poignée tout au plus mais...

Un barrage, et deux mecs en armes. Il rétrograda et ralentit à vitesse d'homme à pied. Il fit un appel de phare et plaça ses mains en évidence sur le volant. Il était prudent, mais la vue des gens à proximité l'avait détendu. Ces gars là, pensait-il, ne feraient pas feu les premiers, et lui, n'avait certainement pas l'intention de le faire. Il s'arrêta un peu avant d'être à leur niveau et sans faire de gestes brusques,il posa son semi automatique devant le volant et sorti de la voiture alors que les deux autres le braquaient avec leurs fusils d'assaut. Il mit ses mains derrière sa tête et fit spontanément un tour sur lui même


- Salut les gars !
- T'es qui toi ?
- Pas d'embrouille les gars ! Je m'appelle Antoine. Antoine Lesombre. Je viens de la côte Ouest. Je suis toubib et ancien soldat. Je cherche un coin peinard pour la nuit
- T'es tout seul ?
- Non, je suis avec mon chien. Il est dans la voiture. C'est un patou, un chien de montagne.
- T'es armé ?
- Jusqu'aux dents, mais c'est pour la défense et la chasse exclusivement. Je suis pas un pillard ou quelque chose du genre. Je voyage juste en solitaire
- On va te prendre tes armes. On te les rendra quand tu partiras ou si tu restes longtemps
- Je peux pas garder au moins mon pistolet ?
- Okay pour le pistolet, mais un seul chargeur, pas plus
- Bien reçu les gars. Le fusil et le pistolet mitrailleur sont dans le coffre, et vous m'avez vu poser le pistolet sur le tableau de bord. Je vous attend à côté de la voiture ou je l'avance jusqu'ici ?
- Remonte en voiture et avance jusqu'ici !

Antoine remonta, enclencha la première et laissa la voiture avancer doucement jusqu'à leur niveau avant de repasser au point mort. Il se pencha vers la boite à gants, attrapa les chargeur de son USP et leur passa par la fenêtre. Il sortit ensuite pour leur ouvrir le coffre et leur remettre ses armes. Il leur demanda s'ils avaient un centre médical, ou quelque chose du genre, histoire qu'il puisse filer un coup de main. Les deux gardes lui indiquèrent le chemin et il s'y rendit d'emblée après être remonté dans sa Buick. Une fois arrivé, il descendit, et fit sortir son chien

- Assis le chien ! Tu restes là et tu gardes la voiture, je reviens !

Il rentra dans le bâtiment

- Ohé ! Il y a quelqu'un ? Je suis toubib, je me disais que je pouvais aider !
...
- Ohé ?

Pas de réponses. "Foutus toubibs, jamais là quand on a besoin d'eux" pensa-t-il avec un certain humour. Il ressortit du bâtiment et regarda autour de lui. Il consulta sa montre, un cadeau de Beth, sa dernière petite amie avant la guerre, une montre automatique, et vit l'heure. Encore un moment avant la tombée de la nuit. Il décida que c'était l'heure de gouter. Fouillant dans sa voiture, il ressortit une pomme et une bouteille qu'il avait remplit de lait la veille.

Il grimpa sur le capot de la Buick et s'assit en tailleur. Le chien vint s'allonger à côté de lui où il reçut quelques caresses dans le cou et derrière les oreilles. Son casse-croute terminé, Antoine jeta un œil à son paquet de tabac et décida qu'il pouvait se permettre d'en rouler une, ce qu'il fit avec mille précautions, récupérant la moindre miette de tabac.

Tout autour de lui, les rares passants jetaient des regards curieux, ou peureux, c'est selon, à l'étranger, mais aucun d'entre eux ne venaient lui parler, ce qui allait très bien à ce vieux loup solitaire. Il se demandait quand même ce qu'il était venu faire... Ah oui, il avait besoin d'un plein...

S'il le voulait son plein, il allait bien falloir faire quelque chose. Il jeta le trognon de sa pomme, remis la bouteille vide dans la voiture et fit signe au patou de rester près du véhicule.

Antoine rentra à nouveau dans le bâtiment et remarqua un passage un peu moins encombré que le reste. Il suivit le couloir, descendit un escalier. "Tiens, le sous-sol..." s'étonna-t-il. À bien y réfléchir ça n'était pas SI étonnant que ça. Une porte entrouverte, il la passa et se retrouva dans une salle qui lui semblait familière. Des lits, des rideaux, tout cela ressemblait fort à un hôpital de campagne. Une version médicalement dépouillée et cruellement sous équipée d'un hôpital de campagne certes, mais arrangée par un médecin, c'était sûr.


Hello ? Il y a quelqu'un ici ?
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Dim 7 Mar - 11:36

Et voilà, maintenant tout le monde savait que j'étais enceinte. Il faut dire que cela commençait à se voir. À plus de trois mois et demi, je commençais à avoir un peu de mal à le cacher. Je n'avais rien dit, mais tout le monde avait deviné et les rumeurs ne mettaient pas beaucoup de temps à circuler. J'aurais voulu pouvoir m'enterrer ou me cacher pour qu'on me laisse tranquille. Comme je le craignais, certaines personnes passaient leur temps à me demander si j'allais ben, si je n'étais pas fatiguée... Même Mathilda s'y était mise. C'était la seule que je ne me permettais pas d'envoyer paitre. En revanche, je ne me retenais pas de claquer des portes au nez d'Ethan. Il était pire que tous les autres, toujours là derrière moi à exiger que je mange, que je me repose... Je ne comptais plus les fois où je lui avais demandé d'aller voir ailleurs si j'y étais. Bon, d'un côté, je ne pouvais pas me plaindre, il veillait sur moi. Il restait néanmoins un problème majeur : il n'était pas encore capable de veiller sur lui même. Je savais que cela finirait par venir, mais plus le temps passait et plus je me demandais s'il allait y arriver. Il me l'avait promis et je croyais en lui, mais il y avait toujours une petite part de moi qui se demandait quand nous arriverions à nous retrouver. J'avais vraiment l'impression que cela faisait des siècles que nous n'avions pas partagé un moment de paix ensemble.

Assise à ce qui servait de bureau à l'infirmerie, je tapotais nerveusement la table du bout des ongles. Mathilda était occupée à compter ce qu'il nous restait comme médicaments et comme matériel. De temps en temps je l'entendais jurer. Ce qui voulais certainement dire qu'il nous manquait quelque chose... Elle n'allait pas tarder à demander à Alexander d'envoyer quelqu'un au Medical Center pour ramener autant de choses que possible. Malheureusement, les réserves s'épuisaient petit à petit... Heureusement que New York possédait plusieurs hôpitaux. Ce serait certainement une galère monstrueuse quand les réserves seraient définitivement épuisées. J'ai chassé cette pensée de ma tête. Je préférais ne pas penser à ça pour le moment. Je m'inquiétais déjà assez pour le futur du bébé, alors je n'allais pas en plus m'inquiéter pour le rester de la communauté. Ça c'était le boulot d'Alexander et Aaron. J'ai jeté un coup d'œil à l'horloge. Il était onze heures et demi. À peine. J'avais l'impression d'être là depuis des heures et des heures... Mais d'un côté, je préférais m'ennuyer. Cela voulait dire que tout le monde allait bien dans la communauté.

Un petit quart d'heure plus tard, Aaron est entré, un plateau à la main. Je l'ai regardé d'un drôle d'air, sans quitter ma place. J'ai eu un petit sourire en voyant Mathilda rougir et tourner la tête. Et Aaron qui ne se rendait compte de rien... Et après on traitait Ethan et moi d'imbéciles... J'ai sursauté quand il a posé le plateau devant moi. J'ai haussé les sourcils avec étonnement. Je rêvais, ou il m'avait amené mon déjeuner ? Il m'a tapoté l'épaule.

« Ton cher fiancé ( non mais comment il savait ça, lui ? ) exige que tu manges et je l'exige aussi. T'as intérêt à manger pour deux, ma petite. »

J'ai affiché un air profondément blasé. Alors si Aaron se rangeait du côté d'Ethan, je n'étais pas sortie de l'auberge. J'ai soupiré en entendant Mathilda éclater de rire. Je ne serais probablement pas morte si j'avais attendu trois quart d'heure pour manger avec tout le monde. Ce traitement de faveur ne me plaisait pas du tout. Je me suis retenue de dire que je n'avais pas faim et que je préférais attendre. Mais connaissant ce cher Aaron, il allait me forcer. Il était presque pire qu'Ethan quand il s'y mettait. C'était moi la femme enceinte et c'était moi le médecin et c'était lui qui me disait quoi faire. Non mais franchement, c'était le monde à l'envers. J'ai jeté un petit coup d'œil rapide au plateau. Je n'avais définitivement pas faim. Il n'avait qu'à manger, lui...

« - Je te jure que je vais rester là jusqu'à ce que tu manges.
- On croirait entendre Ethan. Je suis une grande fille, je peux me débrouiller toute seule. Tu n'auras qu'à lui dire en repartant. »

J'étais pratiquement certaine qu'Ethan était là, collé à la porte. À moi que quelqu'un ne l'ait enfermé pour qu'il me laisse tranquille ? J'ai croisé mes bras sous ma poitrine. Avant d'ouvrir de grands yeux quand quelqu'un est entré. Aaron s'est levé et s'est retourné presque automatiquement. Je l'ai vu se raidir. J'ai froncé les sourcils en me levant à mon tour. Par réflexe, je suis restée derrière Aaron. Le visage de cet homme ne me disait rien. Et vu le ton d'Aaron, il ne lui disait rien non plus.

« Qui êtes vous et qu'est-ce que vous faites ici ? Quel est l'imbécile qui a laissé un inconnu rentrer ici ? »

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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Dim 7 Mar - 12:00

Antoine s'avança un peu plus dans la pièce pour se faire accueillir par un duo intéressant. Une jeune fille aux traits résolument slaves et un homme d'âge mûr, sans être trop vieux non plus. Certainement plus jeune que lui en tout cas. Aaron l'interpela:

- Qui êtes vous et qu'est-ce que vous faites ici ? Quel est l'imbécile qui a laissé un inconnu rentrer ici ?

Ouais, charmant l'accueil ! Il écarta les mains pour montrer qu'il n'avait aucune intention hostile. Il répondit dans son anglais teinté d'accent écossais

- Qui je suis ? Antoine Lesombre, ex-lieutenant de l'U.S. Army, à votre service. J'étais médecin avant de m'engager, médecin urgentiste, plus ou moins spécialisé dans la médecine difficile comme les soins en temps de guerre ou la médecine humanitaire. J'arrive de Boston en voiture et je suis ici pour filer un coup de main jusqu'à ce que je m'en aille. Quant à l'imbécile qui m'a laissé entrer, il s'agit d'une paire de gardes un peu plus loin dans la rue. À leur décharge, ils m'ont quand même désarmé avant de me laisser passer

Il marqua une pause. Le visage du type lui était familier. Il l'avait déjà vu, et avant la guerre. Il n'arrivait juste pas à se rappeler où, ce qui l'énervait profondément.

Anyway, vous m'autorisez à vous retourner la question ? Qui êtes vous ?

Il se rappela qu'il avait entendu jurer quelques instants plus tôt

By the way, j'ai entendu jurer, s'il vous manque des fournitures médicales, je serais ravi de partager mes maigres réserves. J'ai des rouleaux de bandage auto-adhésif, du sparadrap, de la gaze, des antalgiques, des seringues, de la morphine ainsi que plusieurs flacons d'eau oxygénée, d'alcool médical et d'antiseptique.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Mar 9 Mar - 19:33

Aaron et ses accueils légendaires... Décidément, il n'accueillait jamais personne les bras ouverts. C'était un homme extrêmement méfiant. Ce que je pouvais comprendre. Mais c'était un ours au grand cœur. Même s'il était un tout petit peu macho... Protéger les femmes, c'était son truc. Je me souvenais, il était presque plus protecteur qu'Alexander avec Gabrielle lorsque celle ci était encore enceinte d'Emma. D'un côté c'était rassurant de voir qu'il ferait la même chose avec moi. Mais j'en avais déjà bien assez d'Ethan pour veiller sur moi... Nathaniel n'avait pas eu tort quand il m'avait dit qu'il y aurait toujours quelqu'un pour veiller sur moi et sur mon bébé. J'ai dû pencher légèrement la tête pour voir l'inconnu, parce qu'Aaron me bouchait légèrement la vue. Mathilda avait croisé ses bras sous sa poitrine et elle jaugeait l'inconnu avec son éternel air hautain. Moi, je me suis contentée de sourire. On pouvait tout de même accueillir les gens avec un minimum de courtoisie et de sympathie... Vu le monde dans lequel nous vivions, cela ne faisait pas de mal. D'autant plus que l'inconnu n'avait pas vraiment l'air d'être hostile.

Oh tiens, un médecin ! Mathilda et moi avons échangé un regard avant de nous retourner vers l'inconnu. Un médecin... Moi qui croyais que cette espèce était en voie de disparition ! Je me suis écartée d'Aaron d'un pas pour mieux le voir. Qu'il ne croit pas que je me cache, tout de même...

« C'est gentil, mais nous n'avons pas besoin de médecin, nous sommes déjà deux ici. »

J'ai levé les yeux au ciel. Mathilda et son éternel délicatesse... Je suis tout de même restée silencieuse, préférant ne pas m'imposer pour le moment. Aaron m'a attrapé par le bras pour me tirer en arrière. J'ai eu un soupir franc. Oh ça va, je n'étais pas en sucre non plus ! Je n'ai pas pu m'empêcher de grimacer quand l'inconnu lui a retourné la question. Ce n'était pas la bonne méthode à adopter avec Aaron... J'ai eu un petit soupir tandis qu'Aaron répondant, avec plus ou moins de tact.

« - Je suis Aaron Thomas, l'un des trois leaders de cette communauté. Et voilà Mathilda, notre médecin, et Katarina notre second médecin.
- Presque médecin. Je n'ai fait que deux ans d'internat. »

Ça avait été plus fort que moi, je n'avais pas pu m'empêcher de rectifier. Mathilda a eu un soupir et elle a levé les yeux au ciel. J'ai croisé mes bras sous ma poitrine. Je me suis demandée ce que l'inconnu pensait de mes... origines ? Il était clair qu'il avait dû les deviner. Mon nom et mon accent indiquaient assez clairement ma nationalité. J'étais la petite russe perdue chez les américains. Heureusement pour moi, ces derniers m'appréciaient. Enfin... Pour la plupart. J'ai eu un petit haussement d'épaules à l'intention de l'inconnu.

« - Si vous voulez rester ici, vous allez devoir vous entretenir avec Alexander, Ethan et moi. Nous refusons catégoriquement d'accepter quiconque dans notre communauté sans être sûrs que cette personne ne représente aucun risque pour nous...
- Et pour votre gouverne, nous n'avons pas besoin de vos fournitures. »

Si Aaron avait raison, ce n'était pas le cas de Mathilda. Je me suis avancée brusquement et j'ai désigné les placards des bras.

« Oh Mathilda, tu sais très bien que nous n'allons pas tarder à manquer de morphine, d'alcool et d'antiseptique ! On ne peux pas cracher sur ça, surtout si nous n'avons à descendre personne pour ça ! »

Et j'ai recroisé mes bras sous ma poitrine, avant de me retourner vers l'inconnu, Antoine.

« Il faut les excuser, ils sont un peu trop... Méfiants. J'imagine que c'est normal. Si vous voulez rester et que vous n'avez pas l'intention de nous causer d'ennuis, vous devrez certainement pouvoir rester... Non ? »

Aaron a grogné. J'imagine que cela voulait dire oui.

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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Mar 9 Mar - 21:19

Il salua chacune des trois personnes d'un hochement de tête à l'énoncé de leurs noms respectifs, mais l'homme le surprit: Aaron Thomas ! Antoine savait bien qu'il avait déjà vu son visage ! Cela devait être dans un numéro d'Architecture Week, un magazine qu'il empruntait régulièrement, parmi d'autres, à la bibliothèque de l'université de San Francisco. Sans être passionné, il s'intéressait à l'architecture et les réalisations de ce Thomas avaient quelque chose. Quant à l'autre, cette Mathilda, son égo suitait par tous les pores de sa peau. La troisième semblait plus encline à discuter, et en tout cas moins bornée.

Toi le bijou de l'Est, t'as dû en baver ici depuis deux ans, mais si ces gars t'ont accueillie, ils sont forcément réglos...

Antoine était plus ou moins rassuré à propos de ses interlocuteurs, même s'ils semblaient le tenir lui même en hostilité, ou du moins, en défiance.

- Méfiants ? Qui ne le serait pas ? En toute honnêteté, je m'attendais à bien moins cordial. Quant à vous causer des ennuis, je n'en ai pas l'intention, aussi longtemps que la réciproque sera vraie.

Il se tourna vers Aaron

- Et bien monsieur Thomas, puisqu'il semblerait que je doive m'entretenir en privé avec vous et vos deux... Il s'arrêta un instant, cherchant ses mots. ...collègues, j'espère que vous accepteriez de m'indiquer un endroit où je pourrais prendre une douche et faire un brin de toilette, dans le but d'être un peu plus présentable que je ne le suis actuellement.

Il s'attendait à une réponse négative, l'hygiène n'étant malheureusement plus la préoccupation principale des habitants de ce nouveau monde, mais dans une communauté avec deux médecins, ils espérait néanmoins. Et puis, cela ne faisait pas de mal de ressembler à autre chose qu'à un vieux vagabond barbu et crasseux, ce à quoi, en toute honnêteté, il ressemblait vraiment.

Il se tourna vers Mathilda avec un sourire franc

- Mademoiselle Mathilda, je serais ravi de passer le prochain quart d'heure en votre compagnie, si vous acceptiez de m'aider à décharger et à transporter à l'endroit de votre choix les fournitures médicales dont vous n'avez pas besoin, avant de laisser votre chef m'arrêter et m'emmener à mon jugement.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Ven 12 Mar - 10:45

Moins cordial ? On ne pouvait pourtant pas dire que l'accueil de Mathilda et Aaron était très agréable. C'étaient vraiment les "pires" personnes sur lesquelles on pouvait tomber à notre arrivée. Mais bon en même temps, on ne pouvait pas dire qu'ils s'étaient attendus à voir quelqu'un débarquer à l'infirmerie en étant rentré ici sans le moindre problème. J'en connaissais deux qui allaient passer un sale quart d'heure si Aaron leur tombait dessus. Aaron ou les autres d'ailleurs. Je savais qu'Ethan, par exemple, ne supporterait pas qu'un type qui soit entré comme ça se retrouve devant moi. Dommage, il allait forcément être au courant, puisqu'il faisait partie du trio de tête. J'espérais néanmoins qu'il se montrerait... compréhensif ? Ça, c'était rêver un petit peu trop... Mais j'avais bien le droit, non ? Le nouvel arrivant n'avait pas l'air de vraiment réagir à mes origines. Alléluia. D'ailleurs, j'avais cru remarquer qu'il avait un accent, mais j'étais bien incapable de dire d'où il le tenait. Cela ne ressemblait ni à l'accent américain, ni à l'accent anglais ( je le connaissais par cœur celui là ). Mais à coup sûr, nos chers leaders ne manqueraient pas de lui demander d'où il venait. Je le plaignais, il allait avoir le droit à un sacré interrogatoire...

« Causer des ennuis aux gens n'est pas notre priorité. Tout ce qu'on veut c'est survivre, mais soyez assuré que si pour cela il nous faut descendre quelqu'un, nous le feront. »

J'ai eu un petit sursaut choqué. Bon au moins, Aaron était clair. J'ai croisé mes bras sous ma poitrine. Je me demandais ce que je faisais là quand même. J'avais un petit peu l'impression de servir de décoration, puisque je n'avais pas grand chose à dire... Même si je protestais in tout petit peu, le pouvoir de décision reposait entièrement sur les épaules d'Aaron et, dans une moindre mesure, de Mathilda. J'ai souri intérieurement, me disant qu'ils feraient définitivement un beau couple. Comme on dit, qui se ressemble s'assemble... C'était débile comme expression. Parce que dans le cas d'Ethan et moi c'était plutôt "les contraires s'attirent". Vous me direz, il fallait bien cela pour rassurer tout le monde...J'ai levé les yeux vers Aaron. Il n'avait vraiment pas l'air content du tout. Ce qui, finalement, ne me changeait pas beaucoup de d'habitude. Il fallait s'acharner pour lui arracher un sourire. La seule qui y arrivait sans difficultés, c'était Emma. Impossible de résister à ses sourires adorables. Même Aaron en était incapable. Cela tenait du miracle.

J'ai vu Mathilda hausser un sourcil, avec un air profondément sceptique tandis qu'Aaron levait les yeux au ciel en se demandant ce qu'il avait bien pu faire pour se retrouver là.

« Navré de vous le dire, mais vous n'êtes pas dans un hôtel de luxe. Quelqu'un vous indiquera où vous rendre si nous acceptons que vous restiez avec nous. En attendant, vous n'irait nulle part sans moi. »

J'ai eu un petit haussement d'épaules désolé. Mais j'étais d'accord avec Aaron, il valait mieux le garder à l'œil pour le moment. Après tout, on ne sait jamais. Par contre, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un petit rire quand il s'est adressé à Mathilda. Cette dernière m'a lancé un regard assassin, qui m'a fait m'arrêter tout de suite. Elle a soupiré en secouant la tête, et en murmurant quelque chose comme "elle est irrécupérable".

« - Dites nous plutôt ce que vous avez et j'enverrai quelqu'un chercher ces... fournitures.
- Où sont-elles rangées d'ailleurs ? Vous ne transportez quand même pas votre maison sur votre dos. »

Cette fois ci c'est moi qui ai levé les yeux au ciel. Décidément, quel merveilleux accueil...

( Désolée, c'est vraiment pas terrible >.< )

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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Ven 12 Mar - 11:44

Antoine laissa parler Aaron et leva un sourcil. Un demi sourire prit naissance au coin de ses lèvres quand il entendit parler de l'hôtel de Luxe. Non, ça n'en avait pas l'air mais en dehors de l'hôtel à un demi-milliard d'étoile en pleine campagne (son préféré), c'est ce qui y ressemblait le plus depuis son transfert au 75th US Ranger, fin 2010. Cette marque d'amusement mourut cependant rapidement sur son visage à la propositions de l'architecte d'envoyer quelqu'un les chercher, et même la remarque ingénue de la jeune russe ne pu lui rendre un semblant de vie.

- Non, pas ma maison. Ma voiture, je l'ai déjà dit. Et je l'ai déjà dit également, il y a de la morphine, de l'alcool, de l'eau oxygénée, divers antiseptiques, bandages, sparadrap, rubans et tampons de gaze sous emballage stérile. Quand on pose des questions, il est judicieux d'écouter les réponses.

Il commençait à avoir peur de ne pouvoir repartir entier mais ne laissait rien paraitre. Il supposait que les trois n'avaient pas d'armes, du moins pas à portée immédiate. La chaleur d'un tel accueil le démentait. Ils étaient clairement sur la défensive et s'ils avaient eu une arme, ils l'auraient sortie. Le toubib posa ostensiblement sa main droite sur sa cuisse, au cas où ils n'avaient pas remarqué le holster sur sa hanche, contenant son semi-automatique. et il le dégrapha.

- Et personne ne prendra quoi que ce soit dans cette voiture. Vous me l'avez clairement fait comprendre Monsieur Thomas, vous n'aurez pas de remords à abattre les troubles-fête. À moi de vous faire comprendre une chose. J'ai rompu mon serment en janvier 1998 et avant la guerre, j'ai passé presque 8 années dans une guérilla. Bien que je déplore la mort d'un être humain, tuer ne me fait pas peur, et si je puis me permettre, j'y excelle. Vous avez vos exigences, je m'y plie, pour l'instant. Mais j'ai les miennes, et vous aurez beau jeu de ne pas les respecter. Donc, deux choses, premièrement, personne ne touche à ma voiture, qui est de toute façon gardée par un chien capable de tuer un ours, et deuxièmement, allons rencontrer messieurs... Peu importe, je n'ai pas saisi leurs noms, allons rencontrer vos deux collègues séance tenante.

Antoine n'aimait pas se comporter ainsi, mais ce qu'il avait ironiquement appelé un accueil cordial, devenait ce qu'il appelait intérieurement un traquenard. En vérité, les seules fois où il avait été accueilli de la sorte, la rencontre c'était finie dans le sang. Les communautés qu'il avait intégrées jusque là avant de les quitter pour reprendre la route l'avaient toutes traité plus amicalement. La main posée sur la crosse de son pistolet, il repris la parole

- Si ces conditions ne vous plaisent pas, je vais plier armes et bagages et repartir tailler la route avec mes fournitures. Après tout, si vous n'avez besoin ni d'elles, ni de me services en tant que docteur ou militaire, rien ne m'attache ici, et je pourrais toujours refaire le plein ailleurs. Ai-je laissé le moindre doute quant à mes intentions et sommes nous d'accord Monsieur Thomas ?
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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Dim 14 Mar - 15:52

La situation commençait à ne pas me plaire. Mais alors pas du tout. Et je n'aimais pas ça du tout, j'étais de moins en moins à l'aise. Il faut dire que coincée entre Mathilda, Aaron le nouveau, je n'en menais pas large. Je me sentais toute petite et surtout très impuissante. Qu'est-ce que je pouvais bien dire ou faire dans une ambiance pareille ? J'étais là, mais je me contentais de faire le pot de fleur. Pour une fois, je regrettais de ne pas être ailleurs. J'ai eu un soupir. Mathilda acceptait que l'homme nous fournisse ses fournitures, mais pas de bon cœur. Ce qui était plutôt dommage. Parce que nous en avions vraiment besoin. C'étaient vraiment les produits de première nécessité qui nous manquaient. Les trucs de base, qui devenaient de plus en plus durs à trouver. À sa place je les aurais acceptés avec un grand sourire et un grand merci. Mais c'était Mathilda... Et dans cette communauté, j'avais beau être médecin au même titre qu'elle, je n'avais pas mon mot à dire. Face à son caractère de cochon, j'avais tout intérêt à me tenir à carreau, sans quoi elle me remettait à ma place vite fait bien fait. Mais cette fois ci, je me disais que ma délicatesse n'aurait peut-être pas été de trop. Je n'avais pas envie de voir les choses dégénérer plus encore.

J'ai eu un petit sursaut quand l'homme a posé sa main sur sa cuisse. J'ai ouvert de grands yeux ronds quand j'ai remarqué l'arme qu'il portait. Et les deux types prétendaient l'avoir désarmé ? Ah ah, la bonne blague. Aaron s'est décalé d'un pas, faisant rempart entre moi et l'homme. Cette fois ci je n'ai pas protesté, j'appréciais le geste. Et cette fois ci, j'avais vraiment envie d'aller chercher Ethan. C'était toujours pareil. Quand je paniquais, c'était lui que mon instinct réclamait. Certaines choses ne changeraient probablement jamais... Je me suis sentie toute petite quand le ton de l'homme s'est durci. J'ai vu Aaron se tendre, et cela ne m'a pas aidé à me détendre, justement.

« Si vous n'êtes pas prêt à vous plier à nos exigences, vous pouvez repartir tout de suite, avec vos fournitures, votre chien et votre carrosse. Permettez moi de vous faire remarquer que vous n'êtes pas très malin de me menacer de cette façon. »

Je me suis appuyée au bureau, le souffle court. Mon cœur commençait à paniquer légèrement. Mathilda m'a jeté un petit regard que j'ai senti inquiet. J'ai levé une main. Pour le moment, j'allais bien. Pour le moment. Parce que je commençais à stresser un tout petit peu. Je n'étais pas une petite nature, mais j'avoue que les armes m'avaient toujours légèrement... angoissée. J'imagine que c'est tout à fait normal de se sentir agressé quand un homme sorti de nul part vous menace et négocie de façon plus que douteuse. J'ai sursauté quand Mathilda a posé sa main sur mon bras. Oh tiens, elle avait traversé la pièce un peu plus vite que ce à quoi je m'étais attendue. Nous fixions tous les trois la même chose. L'arme dans la main de l'homme. J'ai inspiré à fond. Pas de panique, il n'avait pas l'air de vouloir nous tuer plus que cela. Un homme qui a un chien ne peut pas être si méchant que ça, hein ? En tout cas, j'essayais de m'en persuader. Aaron a eu un soupir, puis il a secoué la tête. Et il m'a attrapé par le bras d'un coup, avant de me faire traverser la pièce comme si l'homme n'était pas là. En passant devant lui, je lui ai lancé un regard tout à fait angoissé. Et ni une ni deux, sans un mot, Aaron m'a jetée dehors sans fermer la porte. Pas de chance, j'ai trébuché et j'ai atterri tout droit dans les bras de... Ethan ! Je me suis redressée tout d'un coup, surprise mais terriblement heureuse de le trouver là. Je n'ai pas pu m'empêcher de le serrer dans mes bras, pour me calmer. Lui, il me regardait avec un drôle d'air. J'ai attendu que les battements désordonnés de mon cœur se calment pour m'expliquer. Ça a dû me prendre deux bonnes minutes.

« Les types à l'entrée ont laissé rentré quelqu'un sans l'avoir désarmé. Aaron et lui sont en train de se disputer et Aaron m'a jetée dehors avant qu'il n'y ait un problème... Je ne sais pas où est Alexander et… Oh je t'en prie, fais quelque chose pour les calmer, tu sais comment sont Mathilda et Aaron, ils préfèrent mourir plutôt que d'avoir une conversation polie et civilisée... »

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« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: What's up doc ?   Jeu 18 Mar - 14:31

La situation commençait à puer, littéralement. Un sentiment d'angoisse suitait des quatres personnes présentes. Sans l'avoir dégainé, Antoine avait toujours la main sur son automatique. Aaron était raide comme s'il avait avalé un piquet et Mathilda... Eh bien Antoine avait du mal à la cerner. Par contre, il était sûr d'une chose, Katarina était à deux doigts de perdre le contrôle de sa vessie.

Il observait Mathilda traverser la pièce en direction de la jeune russe puis Aaron la jeter dehors. Une brute et un ours, mais un homme bien à n'en pas douter, puisqu'il la protégeait au détriment de sa propre sécurité.

- Encore une fois Monsieur Thomas, il est judicieux d'écouter ce que l'on vous dit, surtout dans une situation aussi tendue que la notre. J'accepte de me plier à vos exigences, au moins en partie. Par exemple, il serait fort peu avisé de ma part de vous confier mon arme attendue l'hostilité en laquelle vous me tenez pour l'instant. Je ne suis venu avec aucune volonté de vous nuire, ni à vous, ni à votre communauté. Nous sommes partis du mauvais pied, probablement par ma faute et j'en suis désolé, mais je ne tiens pas à rester coincé dans cette impasse avec vous, rien de bon ne peut en sortir, ni pour vous, ni pour votre communauté, ni pour moi.

Antoine recula légèrement et s'assit sur un des lits, faisant toujours face à Aaron et Mathilda

- J'ai en ma possession des choses qui peuvent vous intéresser: des fournitures médiales pour commencer, mais également une expérience de médecine humanitaire, dans des conditions particulièrement ingrates qui ressemblent à celles qui sont les nôtres aujourd'hui, ainsi qu'une expérience de soldat, toujours utile dans le monde dans lequel nous vivons. De l'autre côté, vous avez en possession des choses qui m'intéressent: une communauté où vivre en relative sécurité, au moins pour quelques temps.

Il garda le silence une petite minute, le temps de laisser à Aaron la possibilité de digérer cette appréciation très factuelle et presque déshumanisée de la situation.

- Ne voyez vous pas que nous avons tous à gagner ? Je ne vous demande pas la charité, ni ne vient vous piller en aucune manière. Je pourrais vivre seul et je peux continuer ma route comme je l'ai évoqué et comme vous me l'avez suggéré, je l'ai fait depuis que je ne suis plus militaire. Vous pourriez sans aucun doute trouver de telles fournitures dans la grosse pomme, vous l'avez probablement déjà fait, et vous pourriez vous passer de mon expérience médicale et militaire, j'en veux pour preuve cette infirmerie et les gardes armés, quoique laxistes.

Sans faire de geste brusque, il retira sa main de la crosse du pistolet et caressa sa barbe avant de reprendre

- Ou nous pourrions nous entraider. Vivre avec vous, cela signifie pour moi de ne pas avoir besoin de chercher tous les soirs un endroit relativement sûr pour dormir. M'accepter parmi vous, c'est accepter un homme qui a l'expérience nécessaire à survivre dans ce monde pourri ou nous vivons aujourd'hui, et qui est capable de pratiquer une opération avec un canif et des ciseaux de cuisine. C'est s'épargner, ou au moins reporter, la tâche dangereuse d'aller chercher du matériel médical en ville. Êtes vous d'accord avec cet énoncé de la situation Monsieur Thomas ? Ou vais-je reprendre mon existence de vagabond après vous avoir souhaité toute la chance possible pour le futur de votre communauté ?
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