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 /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !

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Katarina K. Jones
In the shadow of your heart.
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Messages : 1762
Date d'inscription : 30/12/2009
Age : 26
Localisation : Elizabethtown

MessageSujet: /! Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Jeu 14 Juil - 21:26

J'avais besoin de changement. Tout ou presque dans ma vie actuelle me dégoutait au plus haut point. Je ne supportais plus de vivre avec une épée de Damoclès au dessus de ma tête et de celles des êtres qui m'étaient chers. Je ne supportais plus de vivre la peur au ventre, je ne supportais plus de sursauter au moindre son. J'avais sans cesse l'impression que quelque chose allait encore m'arriver, que j'étais en sursis. J'étais tendue en permanence, je semblais attendre mon prochain malheur de pied ferme, histoire que cela soit fait. On ne cessait de me dire de me détendre, mais j'en étais tout à fait incapable. Comment aurais-je pu l'être, sincèrement ? À chaque fois que j'osais croire au bonheur parfait, la vie me collait une nouvelle claque qui m'envoyait au tapis. J'avais de plus en plus de mal à me relever, parce que les coups étaient de plus en plus forts. Mon corps était devenu un véritable champ de bataille, j'avais l'impression d'être couverte de cicatrices. J'en avais un peu plus à chaque fois. Ma pauvre épaule était bien marquée. Maintenant j'aurais une merveilleuse cicatrice ovale, témoignant de la pénétration d'une balle dans mon corps. Je n'avais pourtant pas très envie de m'en souvenir toute ma vie. Mais de toute évidence, je devrais apprendre à vivre avec. Mais à chaque fois que je la verrais, je me souviendrais que l'on avait tenté de m'enlever mon fils. Qu'on avait essayé de me tuer pour cela... Je ne parvenais pas à comprendre comment on pouvait prétendre qu'un groupe d'inconnus s'occuperait mieux d'un enfant que sa mère. Qui pouvait aimer un enfant plus que sa propre mère ? Sasha était mon fils, je l'aimais et ferais toujours ce qu'il y avait de mieux pour lui. Je l'aimerais et le protègerais toujours. Je me l'étais juré à la seconde où j'avais su que j'étais enceinte. Et mille fois encore à la seconde où je l'avais tenu dans mes bras pour la première fois. Personne ne pouvait prétendre savoir ce que j'avais ressenti à ce moment là. Même pas son père. Parce que j'étais la seule à l'avoir senti grandir en moi. Je serais toujours la seule à savoir.

J'étais restée à l'infirmerie une semaine. Une semaine, pour plusieurs raisons. Premièrement, pour s'assurer que j'allais bien, que je me remettais correctement de ma blessure. Une blessure par balle pouvait ne pas révéler tous ses vices du premier coup. Mais fort heureusement, je n'eus aucune mauvaise surprise. Jackson changeait mon pansement deux fois par jour pour aérer la plaie, et s'assurer qu'elle ne s'infectait pas. Apparemment, je cicatrisais plutôt bien. Vite et bien, c'était tout ce que je demandais. Jackson avait fait du bon travail, la cicatrice ne serait pas trop imposante. C'était toujours cela. Deuxièmement, je restais à l'infirmerie parce que je ne voulais pas retourner chez nous. Je ne voulais plus remettre un pied dans cette maison. Je l'avais adorée, mais je n'en voulais plus. Je ne voulais pas revivre cette épreuve à chaque fois que j'irais dans la chambre de Sasha, ni à chaque fois que je poserais un pied sur l'escalier. Le sang, cela tâchait. Ce serait impossible de nettoyer le parquet, il s'y était incrusté. Je ne voulais pas que cette trace reste, qu'elle soit toujours là. Je ne voulais plus y vivre. Je savais que cela pouvait passer pour un caprice étant donné notre situation, mais je ne voulais pas y rester. J'étais traumatisée, je ne voulais pas être paniquée à vie dans cet endroit, ni faire des cauchemars chaque nuit. Cette fin d'après midi là était imprimée dans ma mémoire, les images étaient aussi claires que si j'avais eu des photos de l'évènement entre les doigts. Je voulais vivre ailleurs. Je n'en avais rien dit à personne, mais l'on avait semblé comprendre sans que j'aie besoin de le dire. Ethan avait parlé avec Alexander et Isaïah, et ils avaient tous les deux accepté que l'on nous attribue une autre maison. J'avais été plus que soulagée de l'apprendre. Comme si un poids quittait mes épaules. Je ne participerais néanmoins pas au déménagement. Pas vraiment à cause de ma blessure. Je ne voulais simplement plus mettre un pied dans cette maison. Elle ne faisait plus partie de ma vie, j'avais fait une croix dessus.

Le déménagement et l'aménagement de notre nouvelle maison s'était fait très rapidement, pendant ma semaine de convalescence à l'infirmerie. Je n'étais jamais seule, il y avait toujours quelqu'un avec moi. Le plus souvent, c'était Ethan, qui il lui arrivait de s'absenter pour aller voir comment se présentaient les choses dans notre futur chez nous, et si on avait besoin de lui. Quand il n'était pas là, mon père était là, et quand lui n'était pas là, il y avait Jackson. J'avais toujours Sasha avec moi. Lena beaucoup moins. Elle s'ennuyait très rapidement à l'infirmerie, et n'aimait pas trop l'endroit. Elle préférait jouer à l'extérieur, avec Elizabeth et les autres enfants. Mais le soir venu, elle revenait. Le temps que je reste à l'infirmerie, Ethan avait amené son berceau. Pas celui de Sasha, puisqu'il dormait dans mes bras. Il n'était pas encore remis du choc qu'il avait eu. Il continuait à me réclamer en permanence. Je ne m'en plaignais pas. Ethan ne disait rien, conscient que nous avions tous les deux besoins de ce contact le temps de nous remettre. Il s'occupait de Lena, pour éviter qu'elle ne me fatigue trop. Et puis, elle en profitait, il disait oui à tout... Elle n'était pas capricieuse, mais elle était maligne. Elle savait que son père était beaucoup plus souple avec elle que moi. Je n'étais pas une mère tyrannique, loin de là, mais j'étais moins permissive qu'Ethan. J'étais prête à parier que quand elle serait plus grande, elle irait le voir lui si jamais je disais non pour quelque chose.

La semaine passée, il avait bien fallu que je me décide à quitter l'infirmerie. Ce ne fut pas facile. Je me sentais en sécurité là, il y avait toujours quelqu'un avec moi, et une seule porte – je sursautai d'ailleurs à chaque fois que quelqu'un l'ouvrait. L'idée de me retrouver de nouveau dans une maison pleine de pièces et d'ouvertures me préoccupait un peu. Ethan avait beau m'assurer qu'il avait sécurisé la maison, je n'étais pas tranquille. Il me faudrait certainement beaucoup de temps pour retrouver confiance et dormir de nouveau sereinement. J'allais probablement souffrir d'insomnie pour quelques semaines. Ce qui fait qu'avec Ethan et moi, nous serions deux à souffrir d'insomnies, ce qui n'était pas forcément quelque chose de bien. Nous serions deux à être nerveux et angoissés. Cela n'arrangerait pas vraiment nos affaires. Je détestais être sur les nerfs, cela mettait ma patience à rude épreuve. Je n'aimais pas m'énerver et crier pour rien. Je ne criais jamais sur Lena, c'était en général Ethan qui payait les frais de ma mauvaise humeur. Mais il ne disait rien. Il ne me disait jamais rien. Parfois, c'était un peu ennuyeux. Je ne me considérais absolument pas comme parfaite, mais lui semblait intimement persuadé du contraire. Je pouvais faire tout et n'importe quoi, il ne trouvait presque jamais rien à redire. On aurait dit qu'il avait peur de faire la moindre critique.

Prenant sur moi, je me décidai donc à quitter mon petit nid à l'infirmerie. Jugeant qu'elle n'était pas nécessaire, Jackson retira mon écharpe pour ne me laisser qu'un bandage. J'étais plus à l'aise, libérée ainsi. La douleur de mon épaule était de plus en plus supportable, ou peut-être m'y étais-je simplement habituée. Toujours est-il que j'avais de moins en moins besoin d'anti-douleurs. Mais les deux premiers jours, j'avais eu besoin d'un peu de morphine pour supporter la douleur. Mais maintenant, c'était supportable. Et puis, j'avais pris l'habitude de serrer les dents. De plus, connaissant mon entourage, personne ne me laisserait souffrir. Pas davantage, du moins... Un peu nerveuse, j'ai rassemblé les affaires que j'avais emmenées à l'infirmerie en attendant le retour d'Ethan. Il m'avait assuré que tout était prêt, que je n'avais pas à m'inquiéter. Je décidai de lui faire confiance, et de le suivre sans trop poser de questions. Sasha était bien évidemment dans mes bras quand je quittai l'infirmerie. J'avais improvisé un porte bébé avec une écharpe en soie que j'avais récupérée dans notre ancienne maison. C'était très efficace, il était calme et apaisé. Et moi aussi j'étais rassurée de le sentir contre moi. J'eus de la chance, il n'y avait pas grand monde quand je sortis. La dernière chose dont j'avais envie, c'était que l'on pose sur moi de nouveaux regards désolés et plein de pitiés. C'était quelque chose qui finissait par me donner envie de hurler. Je ne voulais pas qu'on ait pitié de moi. J'avais suffisamment de mal à m'en sortir, je n'avais pas en plus besoin de supporter l'impolitesse des gens. Oui, c'était ENCORE moi à qui il était arrivé quelque chose, mais pitié, passez votre chemin et allez vous intéresser aux derniers adultères du moment.

La maison dans laquelle on nous avait réinstallés était plus grande, mais du même style que l'ancienne. J'entrai avec une pointe d'appréhension. À l'instar de l'autre, l'entrée donnait directement sur le salon, mais la pièce était agencée différemment. Il y avait un canapé d'angle, au fond de la pièce, et la cheminée était en face des fenêtres. Il y avait une immense bibliothèque, pleine à craquer d'ouvrages de toutes sortes. La décoration était simple, mais chaleureuse. La cuisine était ouverte, elle aussi décorée sobrement, dans des tons de marrons et de vert amande. Le rez de chaussée était donc accueillant, mais c'était surtout l'étage qui m'intéressait. Je montai rapidement les escaliers pour y monter. Le couloir était un peu plus lumineux que dans l'autre maison, ce qui n'était pas un mal. Je me dirigeai tout d'abord vers notre chambre, à Ethan et moi. Elle était un peu plus grande que ce que je pensais, et vraiment décorée avec goût. Tout le mobilier était en bois, et avait visiblement couté une petite fortune à son ancien propriétaire. Les meubles en bois donnaient un côté ancien mais raffiné à la pièce, et cela mettait tout de suite à l'aise. Il y avait une tapisserie d'un vieux gris avec des arabesques sobres qui ajoutaient un certain charme à la pièce. Il n'y avait qu'une fenêtre, mais c'était une grande fenêtre. D'épais rideaux couleur miel y étaient accrochés. Ethan avait déjà installé toutes nos affaires dans la chambre, certainement pour que je m'y sente à l'aise très vite. Il ne manquait rien, il avait pensé à tout. Même le roman que j'avais entamé était posé sur la table de nuit de mon côté du lit. On aurait dit que cette chambre avait été créée pour moi, pour nous. Elle nous correspondait très bien, et était moins fouillis que l'autre. C'était agréable.

Un petit sourire aux lèvres, je quittai notre chambre pour aller visiter celle des enfants. Celle de Lena était au fond du couloir. Tout comme l'autre, c'était une vraie chambre de petite fille. C'était Elizabeth qui s'était occupée de la décoration. Les murs étaient peints en rose pâle. Les rideaux, les plinthes, et la fenêtre étaient d'un rose plus foncé. Tous les meubles étaient blancs, c'étaient ceux que nous avions déjà. Je ne pus m'empêcher de vérifier que le lit de Lena n'était plus tâché d'une seule goutte de sang. Non, Ethan avait dû le nettoyer au moins dix fois pour être sûr. Il y avait une moquette par terre, ce qui ne m'étonnait pas, étant donné que Lena passait son temps par terre. Elle était d'ailleurs déjà là, au milieu d'un paquet de peluches et de cubes en bois. Elle ne semblait absolument pas traumatisée, et c'était tant mieux. Elle ne sembla même pas nous remarquer son père et moi, en grande conversation avec un petit éléphant en peluche. Pas de doute, mademoiselle serait une grande bavarde... Je sortis de sa chambre à pas feutrés, et de plus en plus curieuse, j'allais inspecter celle de Sasha. Si nous n'avions pas eu le temps de la terminer dans l'autre maison, dans celle ci elle était terminée, et absolument parfaite. Les murs étaient bleu ciel, un bleu très doux. Le sol était recouvert d'un parquet en bois clair. Les meubles étaient eux aussi d'un bois clair et verni. C'était simple, mais très lumineux et rassurant. Il ne manquait que le berceau, que nous installerions quand Sasha serait plus grand. Je ne savais pas comment Elizabeth et lui s'étaient débrouillés, mais même les peluches et les jouets pour bébé étaient assortis à la couleur de la pièce. Les connaissant, ils avaient dû fouiller toutes les caves de la ville pour arriver à un tel résultat.

Cette maison était en tout point parfaite, bien que je ne sois pas réellement rassurée. Il y avait deux pièces supplémentaires, une seconde salle de bain et une autre chambre, en plus d'un grenier. C'était parfait, mieux. Mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir un peu peur. Ethan avait beau avoir tout sécurisé, j'étais à deux doigts de lui demander de mettre des barreaux aux fenêtres. C'était un peu excessif, certes, mais je ne voulais pas que cela recommence. Je devais reprendre confiance, je le savais. Je devais prendre cette maison comme un nouveau départ. Et cesser de penser à ce qui avait pu se passer dans l'autre. Ou du moins, faire l'effort d'essayer. C'était cependant très dur. Je comptais beaucoup, beaucoup, sur le soutien d'Ethan. J'avais beaucoup plus de mal que lui à accepter ce que j'avais fait. Je n'arrivais pas à me persuader complètement que cet homme l'avait mérité. C'était lâche, mais j'aurais nettement préféré que quelqu'un d'autre se charge de le tuer. Je ne voulais pas « refiler le sale boulot », mais je savais que d'autres avaient les nerfs plus accrochés. Ce meurtre allait me hanter toute ma vie, même si j'avais fait ce qu'il fallait. Je ne parvenais pas à comprendre comment Ethan faisait pour gérer cela si bien. Lui avait tué plus d'une fois. Et pas toujours très proprement... Ethan était capable de beaucoup plus de choses que moi. Il était rancunier et il avait l'esprit vengeur. Il me l'avait prouvé plus d'une fois. Et il recommencerait certainement.

Je passai la journée à découvrir la maison, en compagnie d'Ethan. J'avais un peu besoin de lui, puisque les choses n'étaient plus rangées au même endroit. Enfin, c'était drôle et cela me changeait les idées. Je voyais bien pourtant qu'il me regardait d'un air inquiet. Il avait peur que je me fasse mal, certainement. Mais je faisais attention. La dernière chose dont j'avais envie, c'était de raviver la douleur. Je lui laissai Sasha un moment, mais gardai toujours un oeil sur lui. Ethan s'y prenait de mieux en mieux avec lui, il l'apprivoisait bien. Sasha tentait ses premiers sourires, même si c'était encore un peu vague. Mais ses yeux pétillaient, il était heureux, cela se voyait. Pourtant, il finissait toujours par me réclamer. Ethan avait fini par s'y habituer, et il se disait certainement que ce n'était pas le moment de me dire que je devais être moins protectrice avec lui. Après ce qui était arrivé, il avait certainement peur de se prendre une claque si il me faisait la remarque.

La journée s'était bien déroulée, nous avions tenté de réimposer une certaine routine, qui se voulait rassurante. C'était plutôt efficace. Seulement du moment que je n'étais pas seule, et que nous étions en journée. J'avais peur de me retrouver seule, j'avais peur de mourir de peur une fois la nuit tombée. Pourtant je ne pouvais pas arrêter le temps, j'allais devoir faire avec. C'était surtout de me retrouver seule qui m'effrayait. Ethan avait bien dû le comprendre, et c'était pour cette raison qu'il ne m'avait pas quittée une seule seconde. Il ne disait rien, il faisait comme si de rien n'était, mais il me suivait partout, même si je ne faisais que changer de pièce. J'aurais pu trouver cela très drôle s'il ne le faisait pas parce qu'il savait que j'avais peur... La nuit finit par tomber, et au moment de coucher Lena, mes angoisses remontèrent. Je laissai Sasha à Ethan pour m'occuper d'elle, puisqu'elle me réclamait – pour une fois ! Je me suis moi même surprise avec ma paranoïa. Je fermai les volets de sa chambre et pour je ne sais quelle raison j'éprouvai le besoin de les verrouiller complètement. Je ne sais pas vraiment ce qui m'a pris, mais j'ai carrément attaché les deux volets ensemble, pour être sûre qu'on ne puisse pas les ouvrir de l'extérieur. Et j'ai posai un verre en équilibre sur la fenêtre entrouverte, pour être alertée au moindre problème. C'était n'importe quoi, j'en avais conscience, mais j'étais terrifiée, c'était plus fort que moi. Nerveuse, je berçai Lena avant de la coucher. Je laissai la porte de sa chambre entrouverte, au cas où... Je refis la même chose dans la chambre de Sasha, bien qu'il dorme avec nous. Paranoïa, quand tu nous tiens...

Le cœur serré, je redescendis pour diner avec Ethan. On ne peut pas dire que ce fut un diner parfait, je ne disais pas un mot. Une fois le repas terminé, j'allai m'occuper de Sasha tandis qu'Ethan s'occupait de la cuisine. Je lui donnai son bain, le mis en pyjama et lui donnai le sein avant de le coucher. Une fois cela fait, j'attendis qu'Ethan monte dans notre chambre pour aller me doucher. Je pris une douche rapidement, en évitant de trop mouiller ma blessure. J'enfilai ma nuisette et retournai dans notre chambre. Ethan profita de mon retour pour aller à la salle de bain, toujours en silence. Je me couchai, collée au bord du lit pour garder un oeil sur Sasha. Il s'était endormi. Je ne consentis à éteindre la lumière que lorsqu'Ethan vint se coucher. À peine fut-il couché que j'allai me blottir dans ses bras. Il tenta de me rassurer du mieux qu'il pouvait, passant une main rassurante dans mon dos et dans mes cheveux. Mais malgré tous ses efforts, je fus incapable de m'endormir. J'étais attentive au moindre bruit, au moindre son. À peine Sasha bougeait-il que je posais ma main sur sa poitrine, pour le calmer. Il était tellement fatigué qu'il ne se réveilla même pas pour réclamer le sein. J'aurais préféré qu'il le fasse. Il était deux heures du matin, et je ne dormais toujours pas. Il n'y avait rien d'inquiétant. Tout ce que j'entendais c'était le son des battements de cœur d'Ethan, puisque j'avais l'oreille collée contre sa poitrine. À trois heures, je craquai et me levai.

En douceur, je me faufilai hors des bras d'Ethan, puis hors de la chambre. Je traversai le couloir à pas de loups pour aller dans la salle de bain. J'allumai la lumière, et me plantai devant le miroir. Je détestais ce que je voyais. Tout ce que voyais, c'était une femme morte de peur, pâle, presque maigre – je venais pourtant d'accoucher, nom de Dieu ! - avec les yeux éteints. Je ne ressemblais à rien. Et je me revoyais, le visage éclaboussé de sang... Les cheveux poisseux... C'était insupportable. J'avisai soudain une paire de ciseaux sur le rebord du lavabo. Je n'ai pas réfléchi. J'ai attrapé mes cheveux, qui me tombaient jusqu'au creux des reins, et d'un coup d'un seul, j'ai coupé vingt centimètres d'un coup. Et puis j'ai tout lâché. Cheveux, ciseaux, tout. Brusquement, je n'avais plus les cheveux que dix centimètres sous les épaules. C'était... choquant ? Non, ce n'était pas assez, j'avais besoin de plus de changement. Je me suis mise à fouiller les bacs de la salle de main, et je crus avoir une illumination – quelle idiote... - en tombant sur une boite de coloration. Moi, rousse ? Eh bien pourquoi pas. Je ne réfléchissais même plus à ce que je faisais. J'ai enfilé une paire de gants, et sans plus penser à rien, j'ai appliqué la couleur sur mes cheveux coupés. Toujours sans me demander ce que j'avais fait, j'ai rincé mes cheveux. L'eau était rouge orangé, et cela s'éclaircissait à mesure que je rinçais. Et à l'aide de plusieurs serviettes, je me suis séché les cheveux. Bientôt, je piétinais sur mes cheveux, des serviettes, une boite de coloration... C'est seulement en relevant vraiment les yeux sur le miroir que je réalisai que j'avais fait, pardonnez l'expression, une belle connerie. Voilà, j'étais rousse, et alors ? Est-ce que ça changeait quoi que ce soit ? Non, cela ne changeait rien du tout. Cela me faisait simplement pour une belle idiote avec de sérieux problèmes.

Il y avait un bazar incroyable dans la salle de bain. Folle de rage après moi même, j'ai donné un grand coup de poing dans le miroir. J'étais décidément bien stupide, bien idiote et bien... Inconsciente. On ne vous a jamais dit que c'était une mauvaise idée de mettre un coup de poing dans une glace ?

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« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.


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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Dim 17 Juil - 16:54

Honteux. Voilà comment je me sentais lorsque je quittais l’infirmerie et le chevet de Katarina plusieurs fois par jour, la laissant aux bons soins de Jackson, qui malgré tout, s’avérait être un très bon médecin. Bien sûr, personne ne remplacerait Mathilda et l’admiration que j’avais pour elle, mais Katarina semblait préfère son ami de longue date comme médecin. J’avais honte parce que je me sentais souvent soulagé de quitter cet environnement pesant à l’infirmerie.

Ils avaient installé Katarina à l’autre bout de l’infirmerie, et nous avaient crée un petit endroit pour nous puisque Katarina était alitée depuis bientôt une semaine. Jackson s’occupait presque exclusivement d’elle. Enfin…il la soignait dés que je laissais Katarina seule avec Sasha. Non pas que j’avais envie de la laisser seule parce que maintenant j’avais même peur de fermer les yeux pour me reposer, mais parce qu’Alexander avait accepté que nous déménagions. Je savais que certains diraient sans doute que j’abusais ou que je n’avais qu’à partager ma maison avec d’autres personnes mais nous ne voulions pas. Nos enfants étaient petits et ils avaient besoin de calme. Oui, ils n’étaient pas les seuls enfants de la communauté et d’autres naitraient encore mais libre à eux de demander à s’isoler. Et puis certains pouvaient récupérer notre ancienne maison s’ils le voulaient. C’était seulement que nous ne pouvions plus y vivre. Katarina avait des souvenirs douloureux dans cette maison. Mais certains semblaient comprendre…

Une fois qu’Alexander avait accepté de nous laisser changer de maison et de prendre celle, un peu plus grand que notre actuelle, qui était à côté du quartier General. Elle était encore vide parce que nous la gardions pour de nouveaux survivants qui nous demanderaient leur aide. Nous avions gardé trois maisons comme cela. En espérant que cela suffirait…Parce que si Alexander se mettait à nouveau à accueillir des nouveaux comme il l’avait fait à New York, nous n’étions pas sortis de l’auberge. Au moins, je pouvais compter sur Aaron. Lui, savait que nous ne pourrions pas nous étendre plus. Enfin…je disais ça mais depuis que nous étions arrivés, il avait semblé hors de question pour Alexander que nous n’accueillons de nouveau. Et encore moins depuis les meurtres et la tentative de kidnapping de mon fils. Il avait même décidé, et je n’avais pas dit non (ni Aaron d’ailleurs), de ne plus accueillir de monde. Je crois qu’il avait mesuré l’importance de rester entre nous. J’avais participé à l’instauration de mesures de sécurité quelques heures après la tentative d’enlèvement de mon fils. Je ne savais pas encore comment cela passait auprès des gens, mais je m’en moquais. Tout ce que je voulais c’était emménager dans cette nouvelle maison.

Je pus compter sur la participation de quelques amis et de gens qui voulaient du bien à Katarina. Nous nous relayions avec son père pour qu’elle ne soit jamais seule. Lorsque j’étais avec elle, mon beau-père était la plupart du temps occupé à déménager nos affaires ou à nettoyer notre ancienne maison au cas où elle resservirait.
Je choisis une maison un peu plus grande que celle que nous avions déjà. Le style était plus moderne, plus contemporain. Faisant le tour de la maison avec Evan, je sus qu’elle plairait à Katarina. Il n’y avait aucune véritable séparation entre la cuisine et le salon au rez-de-chaussée, et la pièce était lumineuse. Evidemment, je vérifiai rapidement les ouvertures aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Je demandai à Aaron s’il pouvait me bricoler un système de détection de présence pour les alentours de la maison. Ceci fait, je pus me concentrer sur l’étage.

Nous avions une chambre supplémentaire dans cette maison. Et la chambre parentale était plus grande. Et derrière des panneaux de bois il y avait un petit dressing. J’espérais que cela plaise à Katarina. Je mis plusieurs jours à décider si je la laisserais telle quelle ou si je déménageais la table. Et puis, je me dis que Katarina aimerait sans doute cet aspect champêtre chic. Enfin, je n’avas aucune compétence en décoration intérieure mas c’était comme ça que je qualifiais le style. Moi j’aimais ce côté élégant et l’aspect en bois vieilli des meubles. La tapisserie est au mur était absolument parfaite et je sus que je ne toucherai à rien. Je me contentai alors de vider la chambre des affaires des anciens propriétaires. Et je ramenai toutes les nôtres. J’espérai que Katarina voit tous les petits détails. J’avais ramené sa petite boite où elle mettait tout un tas de produits de beauté auxquels je ne comprenais rien. L’essentiel était qu’elle se sente enfin chez elle. Je savais que même dans l’ancienne maison, elle avait eu énormément du mal à s’y faire. Celle-ci semblait mieux lui correspondre. Tant au niveau des couleurs que des meubles. Notre nouvelle chambre me rappelait presque la chambre de sa maison à New-York. Sans la coiffeuse…Mais si elle voulait une coiffeuse, j’irais lui en trouver une. Je voulais qu’elle se sente chez elle. Je voulais que cette maison soit un havre de paix pour elle. Parce que depuis qu’on lui avait tiré dessus, Katarina semblait maintenant aussi craintive que son fils et ça me désolait. Je ne voulais pas de ça pour eux…

Je voyais bien que chaque jour, elle trouvait de nouvelles raisons de rester ici. Je n’osais rien lui dire parce que la maison n’était pas encore prête et parce que j’avais tenté une fois de lui dire que c’était du passé et que nous avions renforcé la sécurité intérieure et que je veillais sur elle. Ainsi que Riley, Alexander, Aaron, son père et Evan. Nous étions tous là pour que rien ne lui arrive. Et personne ne toucherait plus jamais à nos enfants. Et sa psychose devenait mienne. Je passais plus d’une journée dans chaque pièce de la maison à refaire à notre goût et à notre mode de vie, et surtout à m’assurer que personne ne pouvait rentrer ici.
Bien sûr on pouvait casser le vitrage et je ne pouvais rien pour cela. Mais je pouvais trouver des subterfuges non ? Evan fut celui qui résolut un problème majeur : la sécurité des enfants. Il y avait un gamin (que je n’avais jamais vu) chez les Citoyens d’Elizabethttown qui était un véritable génie. Evan lui demanda s’il pouvait nous bricoler un système de surveillance vidéo et il accepta. La seule inconnue c’était de savoir quand est-ce qu’il y arriverait. Mais au moins j’étais rassuré. J’avais même réussi à convaincre Alexander qu’il fallait sécuriser les maisons où il y avait des enfants. Nous allâmes jusqu'à réunir les enfants dans deux maisons. Fini la décision de ne pas transformer des maisons en colonies de vacances. Il valait mieux qu’ils soient réunis plutôt que dispersés. Ca éviterait de multiplier les gardiens et cela dissuaderait sans doute les kidnappeurs.

Bien sûr j’évitais toute cette semaine de confier à Katarina que nous étions sur le qui-vive et que nous avions commencé à prendre des mesures drastiques. J’essayai vraiment d’être le plus aimant et réconfortant possible, même si à chaque fois que j’essayai de l’aider elle me criait dessus. Elle n’acceptait pas vraiment d’être alitée et au repos. Mais en même temps, elle ne voulait pas quitter ce lit. Elle y dormait, elle y donnait le sein à Sasha, elle y jouait avec ses enfants, elle y passait toute ses journées et ses nuits. Alors quand elle commençait à s’énerver, je préférais ne rien dire et m’exécuter. J’étais stressé par ce déménagement, ce sentiment de menace permanente au dessus de nos têtes. Sans compter la blessure de Katarina. Jackson avait beau refaire le pansement plus que d’ordinaire, j’avais peur que la plaie ne s’infecte. Et je haïssais déjà cette cicatrice. Si j’aurais pu trouver ça sexy en d’autres circonstances, cette cicatrice comme les autres me rappelleraient trop qu’on avait cherché à m’enlever ma femme, qu’on avait cherché délibérément à lui faire du mal. J’avais envie de crier qu’on n’avait pas le droit de blesser un ange. Mais j’avais l’impression que personne ne m’écoutait. Voilà, c’était comme ça que je me sentais : pas entendu. Alors je me taisais. J’étais taciturne. Sauf avec Evan et Lizzie.

Lizzie avait immédiatement voulu participer à notre nouvelle vie. Bien qu’elle ne soit pas la marraine de Lena, je voyais bien qu’elle adorait ma fille. Elle avait décrété que ce serait elle qui ferait la chambre de Lena. Elle en avait même fermé la porte et refusait que je voie l’avancée des » travaux ». Je ne savais pas ce qu’elle allait en faire et je n’étais même pas stressé. J’avais une confiance aveugle en elle.
Evan, lui, après m’avoir aidé à déménager nos affaires dans la maison et à vérifier la sécurité, était allé récupérer des pots de peinture pour la chambre de son filleul. Et nous nous étions mis au travail rapidement. Deux jours après, la chambre de Sasha était fin prête. Elle était absolument magnifique, ressemblait à ce que j’avais en tête. J’espérais seulement que Sasha l’aime tout autant que je l’aimais.

Et puis…vint le moment où Jackson désira me parler en privé. Je laissai alors Katarina avec Lena et Sasha. Jackson me confia son inquiétude pour Katarina. Pas par rapport à sa blessure, qu’il jugeait en bonne voie de guérison, mais pour l’état mental de Katarina. Il la trouvait bien trop nerveuse, et il me disait ne pas l’avoir reconnu pendant cette semaine. Bien sûr que ce n’était plus vraiment la Katarina que nous avions connus. Maintenant dés que la porte s’ouvrait, elle sursautait et ramenait ses enfants contre elle. Dés qu’elle entendait un bruit, elle se recroquevillait sur elle-même. Il lui était même arrivé de se mettre à hurler en pleine nuit. Je ne dormais même plus. Déjà que le fauteuil dans lequel j’essayais de me reposer était peu confortable, j’étais toujours sur les nerfs. J’avais peur de m’endormir et qu’on lui fasse à nouveau du mal. Et ne pas pouvoir confier ce que je ressentais à ma femme était une première. Je ne voulais pas en rajouter. Alors oui...Jackson avait raison…Je devais arrêter de me taire parce que j’alimentais son délire paranoïaque, mais qu’est ce qu’il voulait que je fasse ? Il préconisait que j’y aille en douceur, mais je ne faisais que ça… Mais oui, il avait raison…Sasha allait finir complètement fou si sa mère continuait à être aussi folle. La seule qui semblait continué à vivre sa petite vie c’était Lena.

Elle passait énormément de temps avec les autres enfants. Je ne la voyais que le matin et le soir. Et finalement c’était bien mieux comme ça. Je voulais que ma fille conserve son innocence et qu’elle ne se rende pas compte que les choses auraient pu très mal tourner. Elle avait eu peur sur le coup oui, mais grâce à Evan, dont elle semblait être tombée totalement amoureuse, elle avait rapidement oublié. Leur relation faisait plaisir à voir. Si Lena ne le réclamait pas, c’était Evan qui demandait à la prendre un peu avec lui. Il adorait jouer avec elle, et elle aimait l’attention d’Evan. Au moins, je n’avais pas de souci à me faire. Il n’arriverait rien à mes enfants, j’en étais sûr. Evan ne laisserait personne approcher. Et d’ailleurs j’avais pensé que peut-être il pourrait venir vivre avec nous. Je me laissais encore quelques jours avant d’en parler avec Katarina. J’espérais que la nouvelle maison la détendrait un peu. Il le fallait…parce que je faisais preuve de patience depuis une semaine et je ne savais pas si j’allais pouvoir continuer à ne pas me mettre à pleurer. Depuis une semaine, je n’avais pas versé de larmes. Ni de fatigue, ni de stress. J’intériorisais tout… Evan était un soutien formidable. Chaque soir, avant de retourner auprès de Katarina, nous nous isolions et nous buvions une bière.

J’étais soulagé d’avoir quelqu’un sur qui compter. Même si je le laissais parler pendant des heures, ça me faisait penser à autre chose. Je savais que je devais renouer avec certaines personnes. Mais je venais seulement de retrouver mon meilleur ami, alors les autres…
D’ailleurs j’avais donné mes instructions. Même si je savais que les allées et venues étaient maintenant étroitement surveillées, je ne voulais pas que certaines personnes, même si elles étaient heureuses que Katarina aille mieux, ne vienne nous embêter. Nous avions besoin de nous retrouver et Katarina avait besoin que je prenne soin d’elle. Si elle voulait voir du monde, on lui rendrait visite. Mais je voulais qu’on y aille en douceur.

J’étais réellement aussi nerveux qu’un adolescent à son premier bal. J’avais peur que rien ne plaise à Katarina. J’avais peur de ses colères maintenant. Toute la semaine, elle n’avait cessé de s’en prendre à moi pour tout et n’importe quoi. Et j’avais gardé le silence. Elle ne semblait jamais contente. Avant, elle ne critiquait jamais rien, et cette semaine elle avait commencé à me dire que Lena avait les mains sales, qu’elle n’aimait pas sa tenue, que je ne faisais pas assez attention quand je prenais Sasha dans les bras. J’avais tout encaissé. Et j’encaisserais encore parce que je ne voulais pas blesser ma femme que j’aimais à la folie.

J’y suis allé doucement alors que Jackson venait de lui retirer son écharpe et qu’il lui avait refait son pansement une dernière fois. Il lui donnait encore des anti douleurs parce qu’elle grimaçait souvent et que son visage se fermait. Tout ce que je craignais c’était qu’elle s’y habitue. J’avais même proposé à Jackson de lui donner des placebos mais il m’avait dit que ce serait pire, et m’avait reproché de ne pas le laisser faire son travail. Contrairement à mon habitude, je ne cherchais pas à contredire Jackson. J’appréhendais trop le retour à la maison. Si j’avais laissé Lena dans sa chambre sous la surveillance de Lizzie, le temps que j’aille chercher Katarina et Sasha, j’avais bien vu qu’elle s’était rapidement habituée à sa nouvelle chambre. Je devais avouer que celle que je lui avais fait était laide par rapport à celle-ci. Lizzie avait recrée une véritable chambre de princesse. Et cela m’avait même donné une idée. Je voulais construire un petit château miniature pour la chambre de Lena. Où elle y aurait son lit, son armoire, un petit bureau, un petit coin d’activités. Je mettrais un an s’il le fallait, mais c’était ce que je voulais pour ma petite princesse. Et je savais qu’elle adorerait être elle aussi une princesse comme celle des contes que je lui lisais chaque soir.
La chambre de Sasha était prête aussi, et nous y avions mis un berceau avec des roulettes. Je ne savais pas si Katarina allait accepter de le laisser déjà dormir dans sa chambre. Pour le moment, je tendais le dos.

Je la laissai mettre Sasha dans l’écharpe de portage qu’elle s’était improvisée et la guidait avec précautions. J’espérais vraiment qu’elle n’allait pas refaire une crise de panique. Je le vis jeter un coup d’œil à notre ancienne maison quand nous sortîmes de l’église et lui montrai du doigt la nouvelle maison. Je n’osai lui prendre la main alors que j’en crevais d’envie et la guidait jusqu’à notre maison. Je n’osais même pas lui dire de faire attention aux marches. Je préférai me taire, lui ouvrit la porte et la laissait découvrir notre nouvel environnement.
Je la laissai découvrir le rez-de-chaussée avec le salon, la cuisine et le débarras tout en restant à moins de deux mètres d’elle. Elle avait l’air ravie de ce qu’elle voyait. J’aurais bien commenté en lui parlant des changements que nous avions faits mais je n’osais pas parler. J’avoue que j’aimais, sans réellement m’y connaitre mais en m’étant laissé guider par Lizzie, notre cuisine à la peinture marron et vert amande. Elle nous avait juste dit quoi faire et nous nous étions exécutés avec Evan. Le résultat était joli mais plairait-il à Katarina… Il fallait croire que oui… J’étais particulièrement heureux du canapé d’angle qui lui permettrait de se reposer avec les enfants.

J’étais un peu rassuré en l’accompagnant dans les escaliers. Derrière elle, je me retenais de la guider. Si la peur se dissipait lentement, elle était toujours là, tapie en moi. Mon cœur s’accéléra quand elle poussa la porte de notre chambre. J’espérais qu’elle soit heureuse et qu’elle apprécierait chaque petit détail. Je la laissais explorer chaque recoin et eut un petit sourire lorsqu’elle caressa la couverture du livre qu’elle lisait dans l’ancienne maison. Oui, j’avais même pensé à ça. Pour elle, je pensais à tout. Je ne voulais que son bonheur.
Elle continua son exploration de l’étage avec notre salle de bains, mais ne s’y attarda pas. Je savais ce qu’elle cherchait. La chambre des enfants. Quand elle entra dans celle de Lena, je la vis sourire à la vue de sa fille en pleine discussion avec ses peluches. Oui, Lena s’était fait à sa nouvelle chambre et elle était épanouie. Je ne réalisais même pas que Lizzie avait du nous laisser tranquille tellement elle l’avait fait discrètement.

Je n’osais lui presser le pas pour pouvoir passer un moment à deux au salon. Elle s’extasia devant la chambre de Sasha et j’oubliais alors tout. J’étais sûr qu’elle aimait notre maison. Nous nous étions du mal d’ailleurs. Nous mîmes des heures à passer en revue chaque pièce et j’avoue que j’aurais aimé avoir des réactions, mais Katarina se murait dans un silence. Seuls ses sourires me laissaient penser qu’elle se sentait à l’aise chez nous. Oui, maintenant c’était chez nous. Vraiment chez nous. Je savais qu’il ne nous arriverait plus rien. Je ne le permettrai pas. Quitte à me mettre à dos certains mais personne ne viendrait plus semer le malheur dans mon foyer.

Je lui laissai donner le sein à Sasha pour le coucher ensuite et allai donner son bain à Lena avant de la coucher. Elle commençait vraiment à vouloir parler. Mais je ne comprenais rien du tout. Ses premiers pas seule n’étaient pas loin non plus. Elle grandissait vraiment à vue d’œil. Et elle me rendait fou de bonheur. Elle commençait même à apprécier d’être nue et de prendre un bain. Bien sûr au bout de dix minutes elle perdait patience mais au moins elle n’hurlait plus. Il aurait fallu un an tout de même, alors que son frère était à l’aise avec l’eau et qu’il aimait le contact peau à peau.
Je préparais le repas pour Lena en la laissant jouer, et si tôt elle eut mangé, sitôt elle avait frotté ses yeux.Je n’eus même pas le temps de lui raconter une histoire ou de lui chanter sa berceuse qu’elle avait déjà sombré dans le sommeil. Je déposais un baiser sur son front et profitai que la salle de bains soit libre pour prendre ma douche. Nous prîmes ensuite notre dîner en silence. J’attendais que Katarina s’ouvre à moi mais elle ne le fit pas. J’en souffrai bien sûr mais je n’osai rien dire. Et je me couchais dans ce même silence pesant. Je ne tardais pas à m’endormir. Comme si maintenant que nous étions réunis chez nous et que je savais que quelqu’un faisait le tour de la maison en permanence toute la nuit me rassurait.

Pourtant, mon sommeil fut soudainement dérangé. Un bruit sourd et des pleurs d’enfants. Sasha. Il avait eu très peur. Je le calmai rapidement avant de me rendre compte que Katarina n’était plus dans la chambre. Mon cœur se serra. Et si on lui avait fait du mal ? Et si mes mesures de sécurité n’avaient pas suffit. Je ne pensai même pas à l’heure qu’il était ni à prendre le flingue que j’avais caché au dessus de l’armoire. De la lumière filtrait dans le couloir, et je n’entendais plus rien. J’étais inquiet pourtant. J’avançai à pas feutrés pour ne pas me faire entendre. On n’était jamais trop prudent de toute façon.

Et alors que j’ouvrais la porte de la salle de bains, je vis une femme de dos que je ne reconnaissais pas. Je connaissais pourtant ce corps. Ces courbes fines moulées par la nuisette de soie bleu nuit était ma femme. Ces longues jambes fuselées n’appartenaient qu’à elle. Mais…quelque chose me criait que ce n’était plus tout à fait ma femme. Pourtant, je ne m’appesantis pas sur la perruque qu’elle avait dénichée je ne sas où. Du sang gouttait sur le carrelage. Des petites gouttes, pas une mare, mais du sang. Et mon regard fit alors le chemin inverse. Je passai du sol à...sa main.

-Oh, merde !

Il n’y avait pas que du sang par terre. Il y avait aussi plein de morceaux de verre. Et Katarina était pied nu. Moi aussi d’accord, mais je m’en moquai. Il fallait que j’extirpe Katarina de là. Très vite, avant qu’elle n’ait à nouveau un mouvement brusque comme quand elle était encore à l’infirmerie. Je me frayai un passage vers elle, et la soulevai dans mes bras. Elle se laissa faire et je me rendis compte de l’état psychologique de Katarina. J’en aurais hurlé tellement je me sentais impuissant. L’attaque de cet homme, la tentative d’enlèvement de Sasha avait eu bien plus de répercussions que je ne l’aurais pensé. Et je ne savais pas comment lui dire qu’elle avait besoin d’aide. Elle refusait de me parler à moi. Mais je ne savais pas à qui en parler. Et puis…en parlerait-elle ? Katarina était tellement changeante depuis une semaine.

Une fois que je m’étais assuré qu’elle ne se couperait pas le pied, je me laissai glisse contre la paroi du mur prés de la porte et je caressai son dos. J’enfouis ma tête dans son cou et je laissai mon cœur reprendre un rythme plus normal. J’avisai alors le premier bout de tissu à ma portée et l’enroulai autour de sa main. Katarina semblait complètement tétanisée. Elle fixait sa main, et mon tee-shirt qui faisait un garrot en vue d’une hémorragie éventuelle.

-Shhhh, Calme-toi, je suis là, calme-toi.

J’avais beau la bercer comme une enfant, elle semblait complètement choquée. Et je ne savais comment faire pour la faire sortir de cette léthargie. J’avais minimisé les séquelles dont elle était victime et je n’avais rien voulu voir. Tout était de ma faute. C’était à moi de réparer. Comme je le pouvais. Maladroitement sans doute.

-Qu’est ce qui s’est passé mon ange ?

Faites qu’elle ne se mette pas à hurler. Seigneur !!! Je ferais tout ce que vous voudrez mais je vous en prie, qu’elle n’hurle pas. Les enfants s’étaient calmés, et je n’étais pas en état après cette semaine éprouvante de contenir une crise de mon épouse. Je voulais simplement que tout redevienne dans l’ordre. Je voulais que tout redevienne comme avant. Comme quand nous étions heureux. Et alors que je passais la main dans ses cheveux pour retirer sa perruque, je me rendis compte que ce n’en était pas une. Et là…j’eus le blocage de ma vie. Qu’est ce qu’elle avait fait ???

-Mais…c’est pas une perruque ? Oh, pu-tain…
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Dim 17 Juil - 20:53

Je ne sentais rien. Je ne ressentais pas les morceaux de verre qui s'étaient plantés dans ma peau. Je ne ressentais pas la douleur, j'étais comme totalement anesthésiée. Je n'avais pas mal. Je voyais bien le sang qui coulait le long du miroir, mais je ne sentais rien. J'avais totalement l'impression d'être déconnectée, ailleurs. Pourtant, j'étais bel et bien là, plantée devant le miroir. Je ne voyais même pas ce que j'avais fait, je ne le comprenais pas plus. C'était comme si l'on m'avait frappée si fort que j'étais totalement engourdie et incapable de reprendre pleinement conscience. Il y aurait eu quelqu'un d'autre devant ce miroir que je ne m'en serais pas rendue compte. J'aurais aussi pu rêver que cela n'aurait pas été différent. C'était comme si une partie de mon cerveau avait grillé. Je voyais, mais ce que je voyais ne semblait pas être analysé et compris par mon cerveau. Je me serais giflée tellement je me trouvais idiote après coup. Il était trois heures du matin, je m'étais levée en pleine nuit, j'avais ruiné mes cheveux et pour finir j'avais explosé le miroir d'un coup de poing. Et tout ça pour quoi ? Parce que je ne supportais plus mon reflet, parce que j'avais soudain eu un élan de haine pour moi même. Prise de folie, j'avais envoyé mon poing dans la glace, que j'avais brisée. Je n'étais jamais violente, jamais, et pourtant je venais de craquer. C'était comme si j'avais soudainement eu besoin de frapper sur quelque chose pour évacuer la colère, la rancœur, la haine... Mais cela n'avait servi à rien. Cela avait même empiré les choses. Je regardais la glace brisée, et il m'apparaissait soudain que cette glace me ressemblait. Elle était brisée, en mille morceaux, et je l'étais tout autant. Est-ce que vous avez déjà essayé de recoller des morceaux de verre ? Le miroir sera réparé, mais il restera toujours des traces, des cicatrices, qui seront toujours là pour rappeler qu'un jour, ce miroir a été brisé. J'étais un miroir. Un pauvre petit miroir pourri, qu'on recollait à chaque fois tant bien que mal, en laissant toujours plus de traces dessus, plus de cicatrices. Un pauvre petit miroir qui allait finir à la poubelle si on continuait à le briser. Poubelle pour lui, cimetière pour moi.

Je ne réagis que lorsque je sentis des bras se passer autour de moi. J'eus un sursaut, mais je ne me débattis pas. Inconsciemment, je m'étais rendue compte qu'il s'agissait simplement d'Ethan. Molle comme une poupée de chiffon entre ses bras, je ne réagis pas et le laissai faire. Il me prit dans ses bras pour me sortir de la salle de bain en vitesse. Je réalisai alors seulement qu'il y avait du verre partout. Et comme j'étais brusquement redescendue sur terre, la douleur s'éveilla. Ce n'était pas une douleur insupportable, mais elle était vive, brulante et piquante. Et j'eus conscience des débris de verre dans ma peau. C'était fort désagréable, mais je ne dis rien, strictement rien. En revanche, je mettais du sang partout. Pas beaucoup, mais la dernière chose que je voulais c'était mettre du sang partout. J'avais eu ma dose de sang par terre. Plus qu'assez. Par réflexe je ramenai ma main contre moi, la fixant comme si je venais de voir un extraterrestre. Je clignai à peine des yeux lorsqu'Ethan mis quelque chose autour de ma main pour l'essuyer, et pour éviter que je n'en mette encore partout. J'eus une grimace, voyant le tissu se tâcher de sang lentement. Combien des tee-shirts d'Ethan avais-je ruiné ainsi ? Beaucoup, beaucoup trop... Et j'en rajoutais à la liste. Je me rendis compte après coup que nous étions tous les deux par terre, moi blottie contre lui et lui me serrant contre lui en me berçant doucement. Il essayait de me rassurer du mieux qu'il pouvait, comme il le pouvait. Maladroitement, à sa façon. Mais sa maladresse était touchante et fonctionnait avec moi.

Ce qu'il s'était passé ? Au fond, je n'en avais pas la moindre idée. J'avais été prise de folie, j'étais incapable d'expliquer pour quelle raison. Parce que je ne me supportais plus ? Certainement. J'étais devenue cette petite chose craintive qui avait peur de son ombre. Une petite biche craintive qui a beau fuir les chasseurs, mais qui est toujours rattrapée au moment où elle croit les avoir semés. Jamais sereine, jamais rassurée. Toujours effrayée, nerveuse... C'était épuisant. Peut-être avais-je simplement craqué, peut-être que j'étais arrivée à un point où ce n'était plus possible d'en supporter davantage. Peut-être que la gentille Katarina avait simplement eu besoin d'exploser. Juste une fois. Une petite fois de rien du tout, mais qui suffisait à éveiller et à mettre en évidence le traumatisme.

J'étais traumatisée, il n'y avait pas d'autre mot.

Les traumatismes, je les avais accumulés au fil des mois. Je les avais accumulés, je les avais dissimulés, m'appliquant à les cacher de mon mieux parce que d'autres avaient besoin de moi et que je ne voulais pas paraître égoïste, et que sais-je encore. Au final, j'avais créé une espèce de bombe à retardement. Une bombe qui venait d'exploser. L'explosion n'était peut-être pas violente, mais les dégâts l'étaient, eux. Et il n'y aurait presque que des dommages collatéraux. J'étais éternellement une victime malgré moi. Je souffrais sans savoir pourquoi, je souffrais perpétuellement à cause des autres. Je n'étais pas une sainte, ni un ange malgré tout ce que disait Ethan, mais je n'avais pas fait d'erreurs si énormes que je méritais tout ce qu'il m'arrivait. Je n'avais pas mérité d'être enlevée, battue et violée. Je n'avais pas mérité d'être victime de tous ces préjugés. Je n'avais pas mérité de presque perdre mon bébé. J'avais encore moins mérité qu'on tente de me l'enlever alors qu'il était à peine né. Je n'avais rien mérité de tout cela. C'était injuste. La vie n'était pas juste avec moi. Si j'avais cru à ce genre de choses, j'aurais pensé que j'étais très certainement maudite. Parce que je n'avais rien fait, je n'avais jamais rien fait de mal. J'étais douce, gentille, prévenante, altruiste, généreuse, tolérante... Et comment est-ce qu'on me le rendait ? Fallait-il que je sois une garce, une véritable salope pour que l'on me laisse vivre ma vie tranquillement ? Devais-je devenir infâme ?

Je levai des yeux un peu perdu sur Ethan, et fut confrontée à sa mine étonnée, pour ne pas dire choquée, devant ma nouvelle couleur de cheveux. Évidemment, qu'il était choqué ! J'étais rousse, nom de Dieu ! J'avais été stupide au point de croire qu'une nouvelle couleur de cheveux arrangerait les choses ! Résultat, je ne devais ressembler à rien. Ou alors, à pas grand chose.

« Je... Je voulais juste changer... Je ne supportais plus de me voir dans une glace ! »

Plus du tout, même. Je me haïssais pour n'être qu'une femme morte de peur.

« A chaque fois que je me regardais dans le miroir, tout ce que je voyais c'était une pauvre idiote morte de peur, pâle à en crever... Et je me revoyais, le visage éclaboussé de sang... Je ne voyais plus que ça ! Je voulais juste changer, faire quelque chose... Il y avait cette paire de ciseaux, et... J'ai cru que cela changerait quelque chose, mais je me sens juste encore plus conne qu'avant ! »

En cet instant, j'avais l'impression de n'être bonne qu'à faire des erreurs. Mais qu'est-ce que je m'étais imaginé ? Que tout irait mieux une fois que je serais rousse ? ROUSSE ! De toute ma vie, je n'avais jamais touché à mes cheveux, et là, brusquement, l'envie me prenait. Et c'était... Je ne savais même pas comment c'était ! J'avais été brune toute ma vie, et là j'étais rousse ? C'était réellement n'importe quoi, Ethan avait bien raison de me regarder comme si j'étais folle à lier. Peut-être que je l'étais. Mais j'étais une folle aux jolies boucles rousses, au moins.

« C'est si affreux que ça, Ethan ? »

Peut-être que oui, peut-être que non, aucun moyen de le savoir. Ethan adorait mes cheveux. Mes cheveux bruns, longs, ondulés et bouclés en même temps. Mes jolis cheveux bruns. Qu'en serait-il maintenant ? S'ils étaient toujours longs, malgré le fait que je les ai coupés, boucles et ondulés, ils n'avaient plus du tout la même couleur. Pour faire dans le comique, maintenant j'avais tout d'une russe avec mes cheveux roux ! Merveilleux... Comme si j'en avais quelque chose à faire d'avoir l'air encore plus slave. C'était vraiment le cadet de mes soucis. Et au final, mes cheveux l'étaient aussi. J'ai lentement retiré le tee-shirt de ma main pour voir l'étendue des dégâts. J'avais de la chance, le verre n'était pas entré profondément, et il n'y avait que quelques morceaux. Je les retirai un à un et les posai soigneusement à côté de moi. Je n'avais que de petites coupures. J'aurais bien désinfecté, mais la dernière chose dont j'avais envie, c'était de me lever, de retourner à la salle de bain... Je me contentai d'essuyer encore ma main avec ce qu'il restait du tee-shirt.

« Je ne sais pas ce qui m'a pris... Ni quand j'ai ruiné mes cheveux, ni quand j'ai fracassé le miroir... Ni quand j'ai tué cet homme de six balles en pleine poitrine... Six... »

Ma gorge s'est serrée. Je revoyais le sang qui m'éclaboussait, qui se déversait partout, qui giclait hors de sa poitrine... Une balle aurait suffi. Je l'aurais touché en plein cœur du premier coup. Il serait tombé raide mort du premier coup. Mais non, il avait fallu que je vide le chargeur. Je ne comprenais pas pourquoi je m'étais acharnée ainsi. La peur, la panique... La colère. Peut-être qu'au fond, j'avais réellement voulu le tuer, j'avais réellement eu envie d'appuyer six fois sur la gâchette. Pour me venger, me protéger, protéger Sasha... Mais je n'étais pas une meurtrière. Et pourtant je l'avais fait. Je l'avais tué. Je ne savais pas ce qu'ils avaient pu penser quand ils s'étaient débarrassés de son corps, quand ils avaient vu dans quel état il était... Peut-être qu'ils n'avaient rien pensé du tout. Qu'ils s'étaient juste dit que j'avais fait tout ce qu'il fallait faire. Que je n'avais pas eu le choix. Je n'avais pas eu le choix. Si je n'avais pas tiré, il m'aurait tuée, et aurait pris Sasha. Ce que je ne pouvais ni tolérer, ni supporter. On n'arrache pas un enfant à sa mère pour je ne sais quelle mauvaise raison. Il n'y a aucune raison qui soit valable. On ne prend pas un enfant à sa mère, jamais.

« Il l'avait pris dans ses bras et... Sasha hurlait, il hurlait tellement il avait peur... Il a dit qu'il allait l'emmener, le prendre... Il a dit que Sasha ne se souviendrait même pas de moi... Il fallait que je le tue... Mais je ne voulais pas, Ethan, je ne voulais pas... Mais je devais protéger Sasha... »

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mar 19 Juil - 11:05

Depuis que je connaissais Katarina, c'est-à-dire trois ans maintenant, elle avait toujours conservé ses longs cheveux bruns légèrement bouclés quand le temps était humide. Elle avait des cheveux si longs, si beaux qu’on aurait dit une princesse. Et notre fille semblait suivre le même chemin. Mes deux petites femmes, mes princesses. Et maintenant, je m’apercevais que cette image venait de voler en éclats. Je n’avais jamais particulièrement aimé les blondes lorsque j’étais jeune. Je ne sais pas pourquoi mais je préférais la douceur brune. Peut-être parce que ma mère était brune et que j’assimilais cette teinte à celle de la pureté. Katarina ressemblait à ma mère si on regardait un peu plus et si on comparait. Elles avaient tous les deux ces beaux grands yeux remplis de bonté, ce même port de tête altier, cette même candeur dans le visage, des traits fins…Oui, ma femme était aussi belle que ma mère avait pu l’être. Mais ma mère, à ma connaissance n’avait jamais changé de couleur de cheveux. Bien sûr elle avait parfois changé de coupe, passant aisément de quelque chose de plus court comme Katarina venait de le faire, et je pouvais m’en accommoder rapidement en me disant qu’ils repousseraient mais là elle avait aussi changer de couleur. D’un brun profond elle venait de passer à un…roux ? C’était roux ça non ? Enfin pas aussi rouge que Lizzie mais c’était…roux…Je n’avais rien contre les rousses hein. C’est juste que là il s’agissait de ma femme. Et j’étais réellement choqué.

La bouche grande ouverte, je cherchais quoi dire. Mais je n’avais pas de mots adéquats. Je me contentais de regarder les cheveux de ma femme en me demandant ce qui avait bien pu lui prendre. Elle savait pourtant que j’aimais ses cheveux. J’avais même refusé qu’elle les coupe lorsqu’elle était enceinte de Sasha. J’aimais passer des heures à caresser ses cheveux, j’aimais les lui coiffer, sentir leur parfum après la douche…Et là c’était carrément…J’avais presque l’impression d’avoir une autre femme en face de moi. Bien sûr je savais que c’était ma femme. Mais…je n’étais pas vraiment sûr de réussir à m’y faire. Ou alors il me faudrait du temps.
Katarina se rendit compte de mon malaise et tenta de se justifier mais je ne suis quoi lui répondre. Elle voulait simplement changer. Je comprenais oui…Mais c’était si soudain. Si choquant. Elle n’y était pas allée avec le dos de la cuiller c’était certain. Et moi qui avais du mal avec les changements brusques j’étais servi.

Elle continua à m’expliquer ce qu’elle avait ressenti et pourquoi elle avait fait ça et je restais muet. Jusqu'à ce qu’elle me dise qu’elle regrettait de l’avoir fait et qu’elle se sentait…QUOI ? Mais non !! Elle n’était pas conne. Pas du tout même. Elle était simplement perturbée. Elle souffrait. Elle revivait cette tentative d’enlèvement. Je ne pouvais pas la laisser penser de telles horreurs sur elle. N’importe qui aurait fait comme elle. Si je n’avais pas les mots pour la rassurer sur son geste, je pouvais bien arriver à lui montrer que non ce n’était pas si grave n’est ce pas ?
Et c’est ce que j’ai fait. Je l’ai ramenée vers moi, et je l’ai serrée contre moi en embrassant ses cheveux. Les yeux fermés je suis resté prés d’une minute à l’embrasser au sommet du crâne. Une boule s’était formée au creux de mon ventre, et une autre dans ma gorge. J’étais totalement impuissant face à son désarroi. Et je commençais à me dire que j’avais vraiment minimisé l’impact de ce qu’elle avait subi. Et que peut-être que tout mon amour ne suffirait pas. Jusque là, l’amour avait toujours tout arrangé entre nous…Mais il fallait croire que nous étions à bout de cet amour. Enfin pas vraiment à bout au point de se séparer, c’est juste que nous avions trop compté pendant trois ans l’un sur l’autre, et que nous n’avions laissé personne nous permettre de souffler. Oui, je m’en rendais compte maintenant. Katarina n’avait plus d’amie sur qui compter. Même si j’avais cessé de regarder Gabrielle comme une putain, Katarina n’avait toujours pas renoué avec elle. Et je finissais par douter qu’elles arriveraient un jour à se reparler comme avant. Les choses étaient allées trop loin.

J’ai caressé sa joue en lui faisant le sourire le plus tendre dont j’étais capable en cet instant. J’aimais desesperemnt ma femme. Et la voir dans cet etat me brisait le cœur. Je l’ai laissé regarder sa main et je m’en suis voulu de ne pas avoir pensé à enlever moi-même les morceaux de verre et d’avoir mis mon tee shirt pour ne pas qu’elle saigne plus. J’avais peut-être fait une betise mais j’avais agi dans le feu de l’action… Je regardais sa main en grimaçant et je me dis qu’a peu de choses prêt elle aurait pu se couper une veine et…Non, ne pas penser à ça, surtout pas.

Je me suis mis à l’écouter, mesurant l’impact qu’avait eu cet enlèvement. Bien sûr elle avait été dans un état assez catastrophique quand je l’avais ramené à la communauté après trois jours de marche à travers New-York mais cette fois-ci j’avais l’impression que cela avait atteint un point de non-retour. C’était la première fois qu’on s’en était pris à la chair de sa chair, à son enfant. Et je comprenais qu’elle puisse être bouleversée. C’était une mère après tout. Et moi, même si je n’aurais pas regretté d’avoir tué cet homme, j’aurais sans doute eut une attitude similaire. Pas la même, mais je me serais sans doute renfermé. Ou alors je m’en serais pris à certaines personnes. Katarina, elle, n’était pas comme ça. Elle intériorisait toujours tout. Et elle avait intériorisé. Elle s’en était un peu pris à moi oui, mais je le comprenais. Seulement, je pensais vraiment que cela s’arrêterait là. Je pensais qu’au fil des jours elle réaliserait que ça appartenait maintenant au passé. Et je m’étais lourdement trompé. Elle semblait revivre nuit et jour cette tentative d’enlèvement. Les yeux ouverts ou fermés, elle revoyait cet homme lui prendre son enfant, elle revoyait son corps criblé de balles. Et c’était la première fois qu’elle utilisait une arme. Je pensais que c’était différent pour une femme. Pour un homme, ce n’est pas courant mais ça semble plus normal. Mais une femme aussi sensible que Katarina y repensait… C’était désormais une évidence pour moi. Je n’étais qu’un idiot insensible qui n’avait pas pensé à ce que ça avait du lui faire d’appuyer sur la gâchette et de voir cet homme s’écrouler par terre, maculant de sang la moquette de la chambre de notre fils.

Je pris son visage entre mes mains et séchai les larmes qui coulaient le long de ses joues.

-Je sais mon ange, je sais…

J’aurais aimé avoir les mots pour la rassurer et la réconforter, mais je n’étais pas doué. Il faudrait que je demande à Evan un jour comment il faisait. Parce que moi je séchais là… Je ne savais que lui prouver mon amour. Oui, j’étais un romantique. Mais pas le genre à écrire des poèmes. Je préférai lui montrer à quel point je l’aimais. J’avais toujours beaucoup d’imagination pour mettre en application des petits scenarios romantiques. Parfois je ne pensais même pas à ce que cela pouvait lui faire. Tout ce que je voulais moi, c’était lui faire plaisir et voir son joli sourire illuminer son visage. Et j’avoue que j’aimais aussi qu’elle m’embrasse et qu’elle se blottisse contre moi. Mais je ne le faisais pas pour obtenir ses faveurs au lit. Je voulais juste faire plaisir à ma femme.
Pourtant, cette nuit, il ne s’agissait pas de lui faire plaisir mais de réussir à la faire aller mieux. J’allais déployer tous mes talents mais je voulais qu’elle finisse par aller mieux.

-Tu sais ce qu’on va faire mon amour ? Je vais nettoyer la salle de bains pendant que tu soignes ta main et que tu vas embrasser les enfants. Ensuite, je vérifie que personne ne peut accéder à l’étage, je vais voir Maxim pour m’assurer que tout va bien autour de chez nous et on se retrouve dans le salon.

J’avais une petite idée en tête. Je voulais lui faire penser à autre chose, la laisser se reposer sur mon épaule, la faire lâcher prise. Je prévoyais d’improviser un petit brunch rien que tous les deux dans la cuisine, et après j’allais la câliner pendant des heures. Jusqu'à ce que les enfants se réveillent s’il le fallait, mais je voulais qu’elle retrouve le sourire, et qu’elle finisse par oublier cet homme. Nous avions déménage pour cela. Rien ne pouvait le lui rappeler ce qu’il s’était passé ici. Tout était nouveau et il fallait que cela serve à quelque chose.

-On va passer du temps ensemble mon amour d’accord ? Rien que toi et moi…

Nous n’avions pas passé du temps rien que tous les deux depuis des semaines. C’était ça aussi d’avoir deux enfants en bas-âge. Bien sûr, je ne regrettais pas d’avoir deux beaux enfants, mais parfois je voulais passer du temps avec ma femme seul à seul. Et c’était l’occasion rêvée. Même si j’aurais préfère le proposer dans d’autres circonstances, au moins cela allait pouvoir être possible.

Je me relevais et lui tendit la main pour l’aider à se relever. Je l’attirai un instant à moi pour pouvoir l’embrasser tendrement. Et je jetai un dernier un coup d’œil à ces cheveux qu’elle avait désormais en dessous des épaules et finit par me dire qu’ils repousseraient .
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mar 19 Juil - 15:41

Pourquoi est-ce que je continuais à avoir peur ? Pourquoi est-ce que je continuais à avoir peur alors que j'étais en sécurité dans une maison protégée ? Pourquoi est-ce que je continuais à avoir peur alors que j'étais dans les bras d'Ethan ? Rien ne me terrifiait plus que l'endroit dans lequel nous vivions, même si nous avions déménagé. Tout ce que j'aurais voulu, c'était retrouver ma pièce grise avec ses quatre murs. Tout ce que je voulais, c'était quatre murs, et une porte. Une porte, juste une porte, que je pourrais voir et surveiller en permanence. Comment pouvais-je être rassurée, si je ne savais pas d'où pouvais venir le danger ? Comment aurais-je pu deviner que cet homme entrerait par la fenêtre de la chambre ? Comment aurais-je pu m'en rendre compte ? Si Sasha n'avait pas pleuré, j'aurais continué à lire mon roman tranquillement, et je ne me serais rendue compte du drame qu'une fois qu'il aurait eu lieu. Comment est-ce que je me serais justifiée, alors ? Ethan m'en aurait voulu, il m'aurait détestée si quelqu'un lui avait pris son fils sans même que je m'en rende compte ! Et il aurait eu raison ! Comment pouvais-je me sentir encore en sécurité ? J'étais morte de peur rien qu'à l'idée de laisser les enfants seuls dans une pièce. Et j'avais mis des verres en équilibre sur leur fenêtre pour être alertée au moindre problème. J'avais piégé ma propre maison pour être rassurée. Ce n'était pas normal... Je n'étais pourtant pas plus rassurée. J'avais su que d'autres enfants avaient été enlevés. Quelqu'un nous en voulait, à nous, encore. Mais pourquoi les enfants ? Parce que c'était la chose la plus dure au monde, voler des enfants à leurs parents. Jusque là, je n'aurais jamais songé que quelqu'un puisse faire une chose pareille. J'avais craint beaucoup de choses, mais pas que l'on m'enlève mes bébés. Que ce soit Lena ou Sasha, c'était la même chose. Personne n'avait le droit de me les prendre. Personne n'avait le droit de les toucher. Ils ne m'appartenaient pas, pas tout à fait, mais j'étais leur mère et personne n'avait le droit de me les enlever. Sasha était encore nouveau-né, il avait besoin de moi, il était terriblement dépendant de moi. Et Lena n'avait qu'un an. Elle savait parfaitement qui étaient ses parents, elle savait que nous prenions soin d'elle. Elle avait beau être toute joyeuse et pas sauvage du tout, elle revenait toujours vers nous quand elle en avait assez des autres. Elle nous aimait et nous l'aimions, il était hors de question de la voler et de la rendre malheureuse. C'était immonde, égoïste et... Je n'avais même pas les mots pour décrire ce que je pensais. Faire une chose pareille, c'était tellement inhumain que les mots n'avaient même pas assez de sens, de signification. Il y a un mot pour une femme qui perd son mari, pas pour celle qui perd ses enfants. Quoiqu'en ce qui me concernait, perdre Ethan aurait été la fin de mon monde. Sans lui je n'étais rien. Il avait peut-être des centaines de défauts, mais c'était lui mon âme sœur.

Je ne me reconnaissais plus. Je n'étais pas censée être une petite chose fragile, terrifiée et toute recroquevillée dans les bras de son mari. J'agissais comme une petite fille. Ethan me serrait dans ses bras, me caressait les cheveux et me murmurait des mots rassurants. Il faisait de son mieux pour me rassurer. Il me rassurait presque comme il rassurait Lena après qu'elle soit tombée et se soit mise à pleurer. Sauf que je n'avais pas un an et que je n'étais pas sa fille. Il n'avait pas à prendre soin de moi de cette façon, même s'il pensait qu'il le devait. J'adorais qu'il prenne soin de moi, qu'il me rassure, qu'il me traite comme une reine... Mais je détestais qu'il le fasse parce que j'étais totalement paniquée et incontrôlable. Je sentais bien qu'il était totalement désemparé. Il ne savait pas comment s'y prendre avec moi quand j'étais comme ça. D'ordinaire, la situation était inversée. D'ordinaire, c'était moi qui prenait soin de lui de cette façon, parce qu'il en avait plus besoin que moi. Je me rendais compte que c'était loin d'être facile d'être la personne qui a besoin d'aide. J'avais honte. J'avais honte d'être ainsi. Ce n'était que temporaire, mais j'avais tout de même honte. Depuis une semaine, je n'étais plus la Katarina qu'il adorait. J'étais, en plus d'être craintive, d'éternelle mauvaise humeur. J'étais nerveuse, cassante, blessante, même. Ethan ne disait rien, il encaissait en silence. Mais je n'étais pas aveugle, je voyais bien qu'il souffrait de mon attitude. Il souffrait, mais comme à son habitude, il le taisait. Nous étions pareils. Plutôt mourir que d'avouer à l'autre que l'on souffre. Pourtant, cela finissait toujours par se voir. Soit parce qu'on finissait par craquer, soit parce que cela devenait évident. C'était pourtant ridicule. Je ne le jugeais jamais, et lui non plus. Mais non, nous nous taisions à chaque fois, jusqu'à ce que la coupe soit pleine. Nous étions deux beaux idiots.

Je gardai les yeux baissés honteusement alors qu'Ethan essuyait mes joues. J'avais peur de me remettre à pleurer si je le regardais. Je me connaissais, j'allais fondre en larmes si je le voyais me regarder. Je sentais que je me calmais doucement, alors je ne voulais pas craquer bêtement. Il fallait que je reprenne contenance, rapidement. Je soupirai. Il était trois heures du matin, et Ethan allait devoir nettoyer la salle de bain à cause de ma bêtise, alors qu'il avait bien besoin de sommeil. Pourtant je ne protestai pas, me contentant d'acquiescer bêtement alors qu'il me disait qu'il allait vérifier que tout allait bien en dehors de la maison. Qu'est-ce que ma paranoïa ne lui faisait pas faire... Je le sentais parfaitement stupide, parfaitement minable. Et Ethan qui faisait tout et n'importe quoi pour me plaire alors que j'aurais tenté de le secouer... Il était différent de moi, en tout point. Il voulait toujours me faire plaisir, il se moquait que ce soit bien ou non. Il voulait juste que je me sente bien. Il ne lui viendrait jamais à l'idée de me secouer pour me faire redescendre sur terre. Mais non, Ethan voulait tout arranger et même passer du temps avec moi... Et dire que j'avais osé lui hurler dessus. Et dire que j'avais osé hurler sur l'homme le plus prévenant qui soit parce que je ne comprenais pas pourquoi il était si protecteur. Ironie du sort, maintenant tout ce que je voulais c'était qu'il ne me lâche jamais, qu'il me protège comme jamais. Parce que j'avais peur. J'avais peur et Ethan était le seul à savoir faire disparaître ma peur. Normalement.

J'attrapai la main qu'il me tendait et me relevai en titubant légèrement. Il m'arracha un petit sourire en m'attirant à lui soudainement. Il m'embrassa, et je me laissai faire bien volontiers. Il me lâcha ensuite pour aller dans la salle de bain. Avant de nettoyer mes bêtises, il me donna ce dont j'avais besoin pour soigner ma main. Je le remerciai d'un sourire puis je descendis à la cuisine. Je passai ma main sous l'eau froide pour la nettoyer un peu, puis je l'essuyai avec une serviette propre. J'imbibai un morceau de coton d'alcool puis je désinfectai ma main. Je m'étais coupé les phalanges et le dos de la main. Ce n'était pas grave, pas profond, mais c'était idiot. Je ne mis pas de pansement, préférant laisser la plaie sécher à l'air. De toute façon, ce n'était pas quelques malheureuses coupures qui me tueraient. Cela ne faisait que picoter légèrement, cela passerait bientôt. Bientôt, je n'y penserais même plus. Il ne s'agissait que de coupures... J'avais vu bien pire. Bien, bien pire, ces derniers jours... Je rinçai l'évier qui était plein de sang, puis je remontai à l'étage, dans notre chambre. J'ai allumé la lumière de ma table de nuit, qui était moins forte que celle du lustre. Je me penchai alors au dessus du berceau de Sasha. Il était réveillé, et il mordillait son lion en peluche. Pour une fois, il était étonnamment calme. Il le lâcha quand il le vit et ses yeux se posèrent sur moi. Ce fut drôle, ses yeux s'écarquillèrent un instant quand il me vit. Ma couleur de cheveux sembla le perturber un instant – on ne pouvait pas lui en vouloir, pauvre petit ange – mais il sembla vite s'en moquer. Je jetai un coup d'œil rapide au réveil. Il avait dû être réveillé par le bruit, mais il avait certainement faim. Avant qu'il ne se mette à hurler, je me changeai, ma chemise de nuit étant toute tâchée de sang et de couleur. J'enfilai rapidement un débardeur noir et un short de pyjama en soie. Je retournai m'asseoir sur le lit et je pris Sasha dans mes bras. Il remua dans mes bras un instant en fronçant le nez. Oui, c'était la tête qu'il faisait toujours quand il avait faim. Me calant confortablement entre les oreillers, je m'installai pour donner le sein à Sasha.

Tandis que je l'allaitais, j'entendais Ethan qui s'activait dans la salle de bain. J'eus un soupir, en caressant doucement les cheveux de Sasha. Ses petits doigts se refermaient autour des miens tandis qu'il tétait doucement. Il était tellement fatigué que malgré la faim, ses yeux se fermaient doucement et de plus en plus longtemps. Il ne dormait pas très bien lui non plus. Il avait un sommeil très léger, même pour un bébé. Quand je vis qu'il ne tétait plus du tout, je le remis dans son berceau après avoir essuyé sa petite bouche. J'attendis de voir quelques instants s'il n'avait pas envie de faire un rot, mais ce ne fut pas le cas. Je ne pus m'empêcher d'aller fermer la fenêtre en plus du volet, avant de sortir de la chambre. Je laissai également la porte ouverte. Au cas où... Où quoi je ne sais pas, mais au cas où. J'allai ensuite dans la chambre de Lena, pour vérifier que tout allait bien. Elle était profondément endormie, allongée sur le dos, et elle suçait son pouce. Pour vérifier qu'elle n'avait pas froid, je posai ma main sur son pied. Apparemment elle avait assez chaud. Je sortis donc de sa chambre. Puis sagement, comme une enfant obéissante, je descendis au salon comme me l'avait demandé Ethan. J'allumai la lampe halogène et allait m'asseoir sur le canapé. Jetant un coup d'œil à la pendule je me rendis compte qu'il n'était plus trois heures mais quatre heures et demi. C'était ce qu'on appelait se lever tôt... Il ne faisait même pas encore jour. Avec une grimace, je passai une main dans mes cheveux. Qu'ils soient plus courts ne me dérangeait pas, mais j'aurais certainement pu me passer de devenir rousse. Ce n'était pas laid, c'était peut-être même plutôt joli, mais... c'était totalement inutile. Cela ne changerait rien au problème.

J'attendais Ethan, mais je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il voulait que nous fassions à une heure pareille. Passer du temps ensemble, oui... Mais pour faire quoi ?

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mer 20 Juil - 13:18

L’espace d’une minute, je ne pus détacher mes yeux du sol. Il était maculé de sang, de cheveux, de verre et de je ne sais quoi d’autre. C’était la première fois que Katarina piquait une crise, et elle n’avait pas lésiné. Que les rôles soient inversés de cette manière était particulièrement dérangeant. Je ne savais pas comment elle faisait pour supporter sans rien dire depuis trois ans mes incessants pétages de plombs. A ce stade, on ne pouvait plus appeler ça une crise de nerfs mais littéralement un pétage de plombs. Et cette –fois ci c’étaient ses nerfs à elle qui avait lâchés. Je me passais une main sur le visage, soupirant que je ne savais pas quoi faire. J’avais beau essayé de me rappeler ce qu’elle aurait fait à ma place, je n’en avais aucune idée. Tout ce que je voyais pour le moment c’était qu’il fallait que je nettoie, que je fasse disparaitre toute trace de cette crise de nerfs de ma femme.

J’aurais vraiment aimé qu’il existe un mode d’emploi des femmes. Enfin de ma femme plus particulièrement. Je comprenais qu’elle se comporte ainsi mais je ne savais pas comment faire pour inverser la tendance. C’était trop difficile pour moi. Je n’osais même pas en parler autour de moi. Je n’osais même pas dire que ses mots, ses gestes, ses attitudes depuis une semaine me blessaient. Pourtant, certains avaient vus à l’infirmerie combien Katarina avait pu être dure avec moi. Loin de moi de vouloir passer pour une victime ou de faire passer ma femme pour un tyran je n’étais juste pas habitué à ce que Katarina se comporte comme un être humain. Je refusais de lui accorder ce statut, préférant penser qu’elle n’avait aucun défaut. Je savais pourtant qu’il était nécessaire que je l’humanise. Pas seulement pour elle, mais pour moi. Mais je m’y refusais…J’avais peur de moins l’aimer. J’avais beau savoir que c’était totalement inconcevable. J’étais fou de ma femme, et rien ne pourrait me faire cesser de l’aimer, je préférais laisser les choses telles qu’elles étaient. Certains auraient dire que j’étais allergique au changement et c’était sans doute vrai, j’avais besoin de stabilité. Et Katarina et nos enfants m’apportaient cette stabilité. Je n’aurais pas pu rêver meilleure vie que la mienne malgré tout.

Tout en pensant au bonheur qu’ils m’apportaient autant que les difficultés de protéger ma famille, je me baissais pour ramasser tous les bouts de verres éparpillés au sol avant de les mettre un par un dans la poubelle. Je faisais mon possible pour n’en oublier aucun, ni me couper. J’allais chercher le balai dans le débarras au fond du couloir pendant que j’entendais Katarina parler à Sasha en russe. Je ne comprenais pas ce qu’elle lui disait, captai seulement les mots« malenkiy rebionak » et « Ia tibia loubliou ». Avec le temps, j’apprenais le russe en même temps que nos enfants. J’aimais entendre Katarina parler dans sa langue maternelle. Et si, je n’avais encore rien dit, secrètement j’enregistrais tout et espérait qu’un jour je pourrais faire l’effort de lui parler dans sa langue. Elle faisait tellement d’efforts pour moi, et dans sa vie de tous les jours et personne ne prenait sur lui de lui parler russe. A part son père..C’était toujours Katarina qui devait faire l’effort de parler en anglais, jamais l’inverse. Et je voulais qu’elle puisse être elle-même chez nous. Je souris avant de revenir dans la salle de bains et de balayer le sol pour pouvoir le laver ensuite. J’hésitai avant de retirer le sac de la poubelle et de mettre tout ça dans le sac et de le refermer. Avec le temps, j’étais relativement maniaque. Enfin non….c’était que Lena marchait presque maintenant et qu’elle trainait partout, elle portait tout à sa bouche et je ne voulais pas qu’elle attrape de maladies alors je nettoyais tout, désinfectait tout, rangeais tout. Au moins, ma fille était-elle en sécurité.

Je dus mettre prés d’une demi-heure à tout nettoyer et ranger. Je voulais que lorsque Katarina reviendrait dans notre salle de bains, elle ne se souvienne pas de ce moment où elle avait baissé les bras. Je ne voulais plus qu’on en parle. Je savais que je devais justement en parler, et savoir ce qu’il s’était passé, ce qu’elle ressentait, mais j’avais peur. Je préférais faire l’autruche…J’espérais qu’avec ce que j’avais prévu cela fonctionnerait. Comme avec Lena, je voulais détourner son attention quand elle ne se sentait pas bien. Je faisais ça avec Lena, un peu moins avec Sasha d’ailleurs parce qu’il n’était pas dupe des subterfuges de son papa. Dés que ma fille tombait ou pleurait, je trouvais n’importe quoi pour le lui faire oublier. Si elle tombait, je lui montrais tout et n’importe quoi, et elle cessait de pleurer. Mon rôle de père semblait prendre le pas sur celui d’époux, et j’espérais que mon petit manège suffise à détourner l’attention de Katarina.
Je l’entendis descendre les escaliers et décrochai le support du miroir avant d’aller le mettre dans le débarras que je fermais à clef. Je préférais être prudent et ne pas permettre à Lena d’aller s’intoxiquer avec des produits ménagers et nocifs pour elle. Nous rangions tout dans ce débarras et il faudrait penser à y faire des étagères pour s’y retrouver. Une fois fermé à clé et la clé pendue à un petit clou à côté de la porte, assez haut pour que Lena ne puisse pas l’attraper avant un très long moment, je jetais un coup d’œil à la chambre de Lena. Elle était si mignonne dans son petit lit, avec son Paddington serré contre elle et le pouce dans sa bouche.

Je descendis dans le salon où Katarina m’attendait déjà, confortablement installée sur le canapé. J’eus à nouveau un choc lorsque je vis Katarina. Décidément, je ne savais pas si j’allais réussir à me faire à cette couleur. Les cheveux plus courts, je pouvais m’y faire mais la couleur….Au moins elle lui allait. C’est juste que je préférais ma femme en brune. Je m’approchai alors d’elle et me baissait pour lui voler un baiser langoureux. La douceur de ses lèvres et la passion de ses baisers n’avaient pas eux changé, et finalement c’était tout ce que je demandais. Je ne voulais pas que cela change quoi que ce soit entre nous. Et ça ne semblait pas le cas. Je voulais être son mari, son amant, son ami. Et je comptais bien m’y employer pour les deux prochaines heures. En général, Lena se levait vers sept heures du matin et réclamait déjà son biberon et qu’on la sorte de sa petite prison. Elle n’aimait pas être enfermée ca c’était certain. Et c’était dur pour moi d’accepter que ma fille ne préfère pas la sécurité de notre foyer ou de mes bras, mais je commençais à l’accepter. Parce qu’elle me revenait toujours, finissait toujours par me réclamera. Sasha, lui, était bien plus calme. Il ne pleurait presque,que lorsqu’il avait faim ou qu’il avait peur sans sa maman. Il ne se laissait apprivoiser par personne d’autre, et j’étais sans doute le seul qu’il admette. Bien sûr j’étais son père mais il nous avait fallu du temps pour obtenir ce résultat.
Quittant ses lèvres à regret, je me mis à caresser ses cheveux, m’habituant petit à petit à leur longueur. Mais je finis par grimacer malgré moi.

-Je vais m’y faire, je te le promets. Mais plus jamais d’accord ? Tu es si belle avec tes longs cheveux noirs mon ange…

J’espérais qu’elle n’y voit aucun reproche. Katarina, depuis la tentative d’enlèvement de Sasha interprétait mes paroles comme ce qu’elles n’étaient pas. Et je ne me sentais pas le courage d’affronter une crise. Je voulais simplement passer du temps avec ma femme et lui faire oublier pendant quelques heures l’horreur qu’elle avait vécu. Je ne demandais pas à ce qu’elle s’offre à moi-même si j’en avais envie, je voulais simplement lui faire plaisir. Je savais qu’il était tôt et que la nuit n’était surement pas le meilleur moment pour manger un morceau mais c’est tout ce que je trouvais pour passer un moment romantique avec ma femme. Et puis, j’avais bien vu qu’elle chipotait depuis quelques jours. Elle mangeait à contrecœur et elle ne finissait jamais ses assiettes. Si je n’avais rien dit jusque là, j’étais attentif à tout. Je la voyais tenter de se lever mais lui posai les mains sur les épaules.

-Non , non reste tranquille. Je m’occupe de tout.

Et c’est ce que je fis. J’improvisai un brunch avec ce que nous avions. Des œufs brouillés, des tranches de pains fait maison par Lizzie, de la confiture qu’elle faisait aussi avec les fruits qu’elle récoltait pendant l’été, et un jus de pomme. Oui, cela pouvait passer pour un véritable festin. Mais ici, il fallait souvent faire avec ce que la nature peut nous offrir. Et pour le moment, nous ne manquions de rien. Je posai tout sur la table basse du salon avant de m’asseoir à côté de Katarina qui me regardait avec des yeux ronds.

-Ia tibia loubliou

Je déposai un léger baiser sur son nez avant d’éclater de rire. Oui, elle m’avait bien entendu. Fier de moi, j’ai fait semblant de passer à autre chose mais j’attendais sa réaction. Je surveillais du coin de l’œil sa réaction et espérait qu’elle ne se moque pas finalement de mon accent. Sans compter que j’espérais ne pas avoir dit une bêtise. Je répétais ce que j’entendais, et si cela se trouvait j’avais mal entendu…
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mer 20 Juil - 20:47

Je devais réapprendre à m'aimer. Je devais faire des efforts pour vivre avec ce que j'avais dû faire. Cela m'avait changée, mais je ne devais en aucun cas laisser cette épreuve me dominer. Oui, j'avais tué quelqu'un, mais je n'avais pas eu le choix. C'était fait, et cela ne changerait jamais. C'était de cette façon que je devais voir les choses, et pas autrement. J'étais forte, plus forte que cette fille terrifiée qui avait pris le dessus sur moi un instant. Je devais me reprendre en main, quitte à devoir me donner des claques. Je ne voulais pas être un boulet qu'Ethan aurait à trainer. Je voulais juste être sa femme. Sa femme, mais aussi son amie et son amante. Je voulais être toutes ces choses à la fois pour lui. Parce qu'il le méritait. Il méritait d'avoir une femme à la hauteur. Je regrettais toutes ces choses que je lui avais dites. J'avais été aveugle et stupide. Surtout stupide. Je m'étais à peine demandée pourquoi il se comportait de cette façon avec moi. Cela ne me plaisait pas d'être enfermée, alors je n'avais peut-être même pas cherché à comprendre. Je m'étais contentée de lui hurler dessus sans prévenir, sans même essayer d'en parler calmement avec lui. Ce n'était pas étonnant qu'il l'ait mal pris. Au fond, il avait même eu raison de mal le prendre. Tout ce qu'il voulait, c'était me protéger. Il avait failli me perdre tellement de fois que c'était normal de réagir de cette façon. Ethan n'avait pas oublié, et il n'oublierait jamais tout ce qui nous était arrivé. C'était parce qu'il avait peur qu'il agissait comme un cerbère avec moi. J'étais presque tout ce qu'il avait – soyons honnêtes – ce n'était pas si étonnant que cela qu'il fasse des crises de panique à chaque fois qu'il m'arrivait quelque chose. C'était peut-être horrible à dire, mais l'un sans l'autre nous ne serions même pas capables d'élever nos enfants. Sans lui je ne tiendrais jamais. On pouvait m'arracher le cœur, je le supporterais, mais si on me prenait Ethan... Je ne pourrais pas m'en remettre. Je me rendais compte que moi, finalement, je n'avais jamais manqué de le perdre. J'avais je n'avais cru qu'il allait mourir. Jamais je ne l'avais trouvé dans un escalier en train de se vider de son sang.

Il faudrait que je m'excuse. Que je m'excuse sincèrement. Je n'aimais pas me sentir en faute, pas plus que je n'aimais me sentir coupable. Ethan n'avait rien dû comprendre... Nous n'en avions pas reparlé depuis. Je n'avais pas très envie d'en parler. Parce que je devrais forcément lui avouer qu'il avait eu raison, et que finalement je me moquais bien qu'il me surprotège. Au contraire, maintenant je n'étais plus contre ses mesures de protection drastiques. J'avais peur dans ma propre maison, comment pourrait-il en être autrement ? Plus que jamais je comprenais pourquoi il avait établi tant de règles chez nous... Pour éviter les catastrophes. Malheureusement, même lui n'avait pas pu empêcher cet homme de s'introduire chez nous. Mais qui aurait songé à barricader les fenêtres du premier étage ? Personne ! Nous nous concentrions tous sur les portes ou les fenêtres du rez de chaussée. Parce que c'était le plus logique, le plus évident... Maintenant il fallait reconsidérer le reste des entrées. Allons bon, et pourquoi pas la cheminée en plus ? Sait-on jamais ! Certaines personnes sont tellement inventives quand il s'agit de faire du mal aux autres. Je ne comprenais même pas comment on pouvait prendre du plaisir à faire souffrir les autres. Ce n'était même plus du sadisme, c'était pire... J'eus un soupir, posant mes yeux sur mes mains posées sur mes genoux. Je devais penser à autre chose, à quelque chose qui ne me donnerait pas envie de me mettre à pleurer.

Je levai les yeux vers le haut de l'escalier en entendant Ethan descendre. J'eus un petit sourire en l'apercevant. Un petit sourire timide, et un peu coupable aussi. Je ne comprenais pas comment il pouvait garder le sourire tout en supportant ma crise de nerfs. Certes, on pouvait dire que je m'étais occupée des siennes plus d'une fois, mais ce n'était pas une raison. Je ne voulais pas qu'il se sente obligé de m'être redevable... Mais il m'était tellement dévoué qu'il était capable de faire tout cela avec le plus grand plaisir... Je me redressai légèrement quand il s'approcha de moi. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il se jeta presque sur moi pour m'embrasser. Surprise, je mis plusieurs secondes à répondre à son baiser. Je passai mes bras autour de lui et l'attirai à moi de façon possessive. Nous ne nous étions pas embrassés ainsi depuis tellement longtemps... Avec ma grossesse, j'en avais oublié d'être son amante. Je n'avais pas pu non plus... Je pouvais le dire sans honte, il me manquait. Cela faisait presque quatre mois que nous ne nous étions plus touchés... Et quoi qu'on en dise, cela nous manquait. Le sexe n'était pas la chose la plus importante dans notre couple, loin de là, mais... Comment dire ? Au bout d'un moment, cela manque un peu... Mon amant me manquait parfois. J'adorais ses caresses, ses baisers... Je me sentais comme une reine quand il me faisait l'amour.

Je fus arrachée de me pensées quelque peu brulantes quand il s'écarta pour caresser mes cheveux. J'eus un petit soupir en levant les yeux au ciel. Je secouai légèrement la tête en souriant doucement.

« Promis... Je ne sais même pas pourquoi j'ai fait ça... Je vais vite redevenir brune, promis. Je ne sais pas qui vivait ici, mais il y en encore tous un tas de colorations dans la salle de bain... Je vais vite arranger ça. Demain. Mais pour la longueur... Il va falloir attendre qu'ils repoussent... Mais je ne te cache pas que je suis un peu plus à l'aise, comme ça. »

Je regrettais la couleur, mais pas la coupe. Je rêvais de couper mes cheveux depuis un certain temps. Et puis ils n'étaient pas courts, juste moins longs. Sans compter que des cheveux, cela repousse. Mais la couleur... Ce n'est pas que ce n'était pas joli, ou que ça ne m'allait pas, c'était juste différent. Ce n'était pas tout à fait moi. J'avais fait une bêtise, que je réparerais bientôt. J'eus un petit haussement d'épaules. J'esquissai un mouvement pour me relever, mais Ethan me prit de court, bondissant littéralement sur ses pieds avant même que je ne sois complètement debout. Devant son petit air déterminé, je me laissai retomber sur le canapé avec un petit soupir. Je le regardai avec un drôle d'air pendant qu'il improvisait un petit déjeuner à quatre heures du matin. Il était complètement fou... Je ne pus m'empêcher d'afficher un air totalement surpris quand il déposa un plateau plutôt bien garnis sur la table basse devant nous. Moi qui n'avait pourtant pas faim... Cela me faisait vraiment envie, tout à coup. Je relevai des yeux surpris vers lui quand il me dit une chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Enfin, si, quelque part je m'y attendais. Qu'il me dise qu'il m'aimait était une chose, mais dans ma langue à moi... Je papillonnai un instant quand il déposa un rapide baiser sur mon nez. J'étais à la fois surprise et terriblement heureuse. Personne ne me parlait jamais en russe, et surtout pas pour me dire une chose pareille. Ethan ne m'avait jamais dit qu'il m'aimait dans ma langue. Je ne savais pas si cela lui faisait le même effet quand je lui disais « I love you », mais si c'était le cas, je comprenais pourquoi il me sautait dessus presque à chaque fois.

« Mais dis donc... Tu m'avais caché que tu parlais si bien ma langue... »

Avec un petit sourire, je suis allée m'asseoir sur ses genoux. J'ai passé mes bras autour de lui et je l'ai embrassé tendrement, glissant mes doigts dans ses cheveux. J'avais soudainement envie de bien plus... Mais je suis restée sage, me contentant de l'embrasser gentiment. Puis mon regard fut attiré par un pot de confiture sur le plateau. Je l'ouvris, et eus un grand sourire. Fraise. Depuis quand est-ce que je n'avais pas mangé de confiture de fraises ? Une éternité. J'avisai les tartines dans une assiette, mais je me saisis d'une cuillère. Aux grands mots, les grands moyens. J'allais certainement vider ce pot de confiture, mais tant pis. Ethan voulait me faire plaisir et me faire manger, il avait tout bon pour les deux. Des sucreries, cela redonnerait le sourire à n'importe qui.

« Tu sais, ce n'est pas avec tout ça que je vais perdre mes kilos superflus. J'espère que tu as bien caché les autres pots, parce que je risque de faire un véritable carnage... »

C'était le but, je suppose. Que je me remette à manger correctement. Et puis je savais qu'il n'osait pas le dire, mais il aimait mes rondeurs... Certainement parce que je n'en avais pas beaucoup d'ordinaire et que cela le changeait de me voir avec un peu plus de poitrine. Une poitrine qu'il n'avait pas touché depuis un certain temps d'ailleurs... Je finis par reposer le pot de confiture, après l'avoir vidé à moitié. J'eus un petit soupir coupable, en avisant le reste du plateau. Finalement, je haussai les épaules et vidai d'un trait le verre de jus de pomme. J'ai reposé le verre, et je me suis tournée vers Ethan, souriant comme je n'avais pas souri depuis... Je ne me rappelait même pas de la dernière fois où j'avais souri... Ou plutôt, si. La dernière fois que j'avais souri ainsi, c'était quand j'avais tenu Sasha dans mes bras pour la première fois. Cela remontait déjà à trois semaines. Trois semaines, ce n'est pas grand chose, mais trois semaines sans sourire... C'est beaucoup. Beaucoup trop. Pour je ne sais quelle raison, j'ai posé mes doigts sur ses lèvres. Je lui ai souri, un peu bêtement je suppose. Pendant une minute je me suis laissée absorbée par ses grands yeux bleus qui me faisaient fondre à chaque fois. J'aurais pu les embrasser pour de bon que je l'aurait fait.

« Je t'aime, Ethan. Je ne te le dis pas assez. On pourrait penser que si, mais non. Toi, tu me le dis tout le temps, tous les jours. Moi, je ne te le dis pas assez. Je le pense, tout le temps à chaque seconde. Mais je ne te le dis pas assez souvent. Je t'aime, Ethan. Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime. »

Je t'aime était la première chose qu'il me disait quand je me réveillais, et la dernière chose avant que je ne m'endorme. Je n'aurais pas voulu entendre autre chose. Je voulais lui rendre la pareille.

« Je t'aime. »

Le prenant de nouveau dans mes bras, je me suis penchée pour l'embrasser encore. Et encore... Et encore... Sans réellement m'en rendre compte, j'ai dérapé. Sans cesser de l'embrasser, je me suis redressée et me suis installée à califourchon sur lui. Mauvaise idée. Tant pis. Emballée par je ne sais quoi je me suis enhardie. J'ai glissé mes mains sous son tee-shirt que j'ai soulevée lentement. Sa peau était brulante sous mes mains. Je sentais ses muscles se tendre sous mes doigts tandis que je caressais lentement sa poitrine. N'y tenant plus je finis par lui retirer son tee-shirt totalement, sans lui laisser le temps de respirer. Je nouai mes jambes autour de lui, mes bras dans son dos, et retournai l'embrasser. Je quittai ses lèvres lentement, et m'attardai sur sa mâchoire. Je glissai une main dans ses cheveux tout en mordillant son oreille et la peau de son cou. Je le sentais qui frémissait et qui se raidissait. J'aurais peut-être dû m'arrêter, mais non. J'en avais envie...

« Et j'ai envie de toi... »

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Jeu 21 Juil - 15:42

Pour un anglophone, le russe n’est pas une langue facile. L’alphabet n’était pas le même, les langues n’avaient rien à voir, l’accent était plus suave. Et puis, j’avais toujours eu du mal avec les langues étrangères. J’avais bien appris le français mais à part quelques mots, je ne me rappelais de rien. Celui qui était doué pour les langues étrangères c’était Evan…Mais lui c’était pour d’autres raisons…Et pourtant, je voulais apprendre le russe. Je voulais pouvoir parler avec ma femme dans sa langue maternelle, je voulais faire cet effort. Je savais que devant moi elle se retenait, et qu’elle faisait souvent des efforts. Lorsqu’elle était épuisée, il lui arrivait de mélanger les deux langues. Elle se reprenait vite mais je comprenais que l’anglais ne lui vienne pas si facilement. Et puis, je me disais qu’en apprenant sa langue, cela la rapprocherait un peu plus à la maison de sa culture et qu’elle se sentirait un peu mieux. Bien sûr, l’Angleterre me manquait, mais je vivais aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans, j’y étais habitué. Cela avait du être un peu plus dur pour mes parents, mais moi je ne m’étais pas rendu compte de grand-chose, à part que l’école était différente…Et encore…je m’y étais rapidement fait.

Elle eut finalement une réaction spontanée et absolument adorable. Non, je ne lui avais rien caché. J’étais simplement attentif à ce qu’elle disait. J’avais toujours été attentif avec elle. J’aimais passer des heures à la regarder évoluer. Même quand elle dormait, j’avais l’impression d’assister au plus beau spectacle du monde. Je ne me lassais pas de sa beauté, de sa gentillesse, de sa douceur, de son accent non plus. Et il en était de même avec Lena. J’étais complètement fou de ma fille. Bien sûr j’aimais Sasha, mais Lena était ma fille, mon premier enfant. Et puis, elle ressemblait tellement à Katarina.
J’aimais ce sourire. J’avais l’impression de renaitre d’un seul coup. Son sourire était sincère, magnifiquement sincère, magnifiquement amoureux, et je retombais alors complètement amoureux d’elle. J’espérais que ce serait toujours ainsi. J’esperais que dans trente, cinquante ans, ce serait toujours la même chose. Nous n’avions pas eu de gestes aussi tendres depuis des semaines. C’était fou comme je me rendais compte que cela m’avait manqué. Bien sur j’étais heureux d’avoir des enfants, mais je me rendais compte que j’avais besoin de retrouver ma femme. Katarina était tout pour moi, et égoïstement et aveuglement je ‘lavais cantonnée malgré moi à son rôle de mère. Mais ma femme n’était pas qu’une mère. Elle était mon amie, mon amante. Et nous l’avions oublié. Nous avions oublié de prendre soin de notre couple, de prendre du temps l’un pour l’autre.

Avant Lena et Sasha, nous nous retrouvions chaque soir dans cette position. Chaque soir, elle s’asseyait sur mes genoux et nous nous racontions nos journées, nous évoquions nos vies, nous refaisions le monde. Cela ne nous était pas arrivé depuis…depuis…Deux ans ? un peu moins ? J’avais l’impression que depuis que j’étais parti sans savoir qu’elle était enceinte de Lena ça ne nous était pas arrivé. Notre monde avait tourné autour de nos enfants. Bien sûr il continuerait à tourner autour d’eux mais il fallait que nous pensions un peu à nous maintenant.
Je soupirai d’aise quand ses mains se mirent à se perdre dans mes cheveux. Ils avaient repoussés, ce qui allait commencer à amuser Sasha s’il était comme sa sœur à toujours vouloir me tirer les cheveux. Oui, même dans ces moments là, je pensais à mes enfants. Je n’arrivais pas encore à me défaire de ce rôle de père pour quelques heures. Il fallait peut-être plus… Un baiser ? Doux, langoureux, amoureux, aimant. Oui, je devais avouer que cela aidait pas mal.

Je fus surpris qu’elle se détourne de moi pour regarder la nourriture qui recouvrait la table basse. Je me mis à l’observer et me sentit soulagé qu’elle m’abandonne pour manger. Je ne l’avais pas vue aussi gourmande depuis très longtemps. J’étais obligé de la forcer à manger, et cette nuit elle ne semblait même plus penser aux calories ou au poids qu’elle avait à perdre après la grossesse. Et puis, pour tout avouer…je ne voulais pas qu’elle perde ces kilos. Elle était mince, et ces deux ou trois kilos lui allaient très bien. Elle avait un petit ventre que j’aimais parce qu’il me rappelait d’où venaient nos enfants, elle avait pris un peu de poitrine et des fesses. Katarina était absolument sublime. Et le désir que j’avais pour elle n’avait jamais faibli. Alexander m’avait parlé à la grossesse de Lena de ce manque de désir, mais je n’avais pas ressenti comme lui une espèce de perte de désir. J’avais toujours désiré Katarina et je la désirais toujours. Que je ne l’aie pas touché depuis des mois ne changeait rien. Et je n’avais jamais eu envie d’aller voir ailleurs. Bien sûr, j’avais souvent pensé à elle sous la douche et il m’était arrivé de me laisser aller mais je rêvais toujours que c’était son corps que je caressais.

J’étais aux anges de la voir dévorer les tartines et de la voir se régaler. Elle mangeait par envie et après ce par quoi elle était passée récemment, c’était pour moi un miracle en soi. Je n’avais même pas faim. Je préférai la regarder jouer les gourmandes et m’amuser de la voir s’extasier à la plus petite bouchée. Bien sûr je n’étais pas contre partager ce moment avec elle, mais j’avais tellement de plaisir à la voir si naturellement gaie que cela me nourrissait. Oui, on pouvait dire que je me nourrissais de son bonheur.
Elle me fit éclater de rire à me parler des autres pots. Parce que malheureusement il n’y avait que ce pot là…Mais je n’avais pas la force de lui dire. Bien sûr peut-être que Lizzie en avait d’autres, mais elle ne devait pas en avoir non plus tout une armoire. La confiture était comme qui dirait un produit du dimanche. Les gens d’Elizabethtown ne devaient pas en manger tous les jours…Il fallait partager…Mais ça je préférais le taire pour le moment à Katarina. La confiture lui avait ouvert l’appétit et c’était tout ce qui comptait. Le jus de pommes par contre… Il me semblait que Lizzie m’en avait donné quelques bouteilles. J’avais décidé de réserver ça pour Lena, mais à voir comme Katarina vidait le verre d’un trait, Lena allait devoir apprendre à partager avec sa maman.

Elle afficha alors un air coupable en se tournant vers moi et je lui rendis son sourire. Sa petite crise semblait oubliée et je n’y pensais presque plus moi-même. Mon sourire s’est élargi alors que nos regards s’accrochaient et qu’elle semblait sonder mon âme. Je me sentais mis à nu par Katarina et je ne pouvais pas baisser les yeux, hypnotisé par la douceur de son visage. Une boule serra ma gorge lorsqu’elle me dit qu’elle m’aimait. Elle me le disait souvent. En anglais, en russe, dans ses mots, dans ses regards, dans ses gestes, dans les yeux de nos enfants. Elle n’avait pas besoin de me le dire. Elle ne me perdrait pas parce qu’elle ne m’aurait pas dit qu’elle m’aimait cinquante fois dans la journée. Je savais qu’elle m’aimait. Bien sûr ca n’effaçait pas ma jalousie, mais je savais que ma femme m’aimait. Si elle était toujours là à mes côtes c’est qu’elle m’aimait.

Je ne pouvais que lui sourire pour lui dire que je le savais. Je la laissai m’étreindre et m’embrasser, me laissant aller. J’oubliais enfin un instant nos enfants qui devaient dormir dans leurs berceaux respectifs comme deux petits anges, et je redevins l’amant de Katarina. J’ai résisté de longs instants avant de laisser ma langue partir à la rencontre de la sienne. J’avais envie de plus. Ses mains sur ma peau alors qu’elle soulevait mon tee-shirt était ce qui me faisait le plus me sentir vivant et aimé. Si elle m’avait dit qu’elle m’aimait un peu plus tôt, là elle me le montrait. J’avais peur qu’elle ne se force mais elle m’embrassait avec tellement d’envie que je compris qu’elle ne se forçait pas. Je ne l’avais jamais forcée à m’embrasser ou à me laisser lu faire l’amour. Elle savait qu’il lui suffisait qu’elle me dise non pour que je ne le fasse pas. Pour moi, c’était un peu plus facile dans le sens où elle éveillait toujours le désir en moi. Mais j’étais un homme. Une femme est différente…

Totalement soumis, je la laissai mener la danse. Elle n’avait jamais été si entreprenante, non pas qu’elle était elle-même soumise mais elle n’avait jamais pris les devants. Et je me rendais compte qu’elle exauçait mon vœu le plus cher. Je me laissais déshabiller non sans avoir envie de reprendre un peu les commandes. J’aimais lui donner du plaisir, sans attendre réellement un retour. Et les rôles étaient inversés, et j’avais du mal à me laisser aller.

Si elle avait envie de moi, je ne pouvais cacher mon désir d’elle. C’était plus flagrant chez un homme. Et elle avait éveillé mon désir. Mais je ne voulais pas d’un espèce de cinq à sept de bas étage. Je voulais ramener la sensualité et le désir dans mon couple, je voulais réinstaller cet aspect là de notre relation. Si je m’étais laissé faire jusque là, je ne pus résister au besoin de passer moi aussi les mains dans son dos. Elle ne portait qu’un débardeur noir et un petit short en soie qui laissait ses jambes complètement à nu et je me mis à les caresser pour m’arrêter à la naissance de ses fesses. Je repris ses lèvres avec plus de fougue alors qu’elle venait tout bonnement de me faire atteindre un pont d’excitation tel que je n’arrivais pas à la laisser me dominer.

Je fis basculer Katarina en arrière, la gardant toujours dans mes bras et caressant son dos à travers le tissu fin, m’émerveillant de voir chacune de ses courbes, de les sentir frémir sous mes doigts. Je laissai mes doigts vagabonder sur sa poitrine dont les pointes étaient durcies par le désir et reprit un instant ses lèvres avant de prendre sa main, de la porter à ma bouche pour l’embrasser.
Elle n’avait certainement pas du remarquer que j’avais réussi à me saisir du pot de confiture qu’elle avait laissé ouvert. Je n’en avais pas goûté une seule cuillère, et la connaissant je doutai qu’elle ne m’en laisse. Et puis…je préférais le gouter sur autre chose qu’une tartine. Aussi bon soit le pain, je préférais de loin lécher ses doigts.

Sous son regard interloqué je pris son index et le plongeai dans le pot. Et je vins ensuite le lécher avec gourmandise. Je fermai les yeux. Pas seulement parce qu’elle avait raison sur la qualité de la confiture, mais parce que c’était sensuellement érotisant. Je sentais des papillons me chatouiller la nuque alors que je léchais son doigt. Je me passai la langue sur les lèvres avec un sourire, pour ne pas en rater une seule » goutte ».

-Je comprends que tu aies presque vidé le pot…

J’éclatai de rire face à son sourire faussement outré, et reposai le pot avant de fondre à nouveau sur ses lèvres. Entre deux baisers, je lui retirai son débardeur. Il n’y avait pas de raison qu’elle m’ait enlevé mon tee-shirt et qu’elle ait toujours le sien. Nous étions désormais à égalité et je comptais bien en profiter.

-Je pense qu’on va éviter de dire à Lizzie à quoi a pu servir sa confiture.

Je me retins de lui proposer de recommencer en le mettant sur ses seins cette fois-ci. Non pas que je n’en avais pas envie, mais je ne savais pas comment elle prendrait la chose. Mais cela pouvait être une chose à lui proposer.
Je l’amenai à moi et une fois que je sentis son corps contre le mien, je me relevai, la laissant enrouler ses jambes autour de ma taille. J’espérais seulement que nous ne soyons pas dérangés parce que j’avais très envie d’elle. Je ne voulais pas la posséder si elle ne le voulait pas, et puis je ne savais pas si elle était remise de l’accouchement de Sasha, mais il y avait d’autres moyens de faire l’amour. En tout cas, j’en connaissais beaucoup…

-Hmmmm Madame Jones…j’espère que votre mari est partageur…

Je balayai d’une main les coussins qui auraient pu la gêner avant de l’allonger sur le canapé et de la couver du regard. Elle était là sous mes yeux et je me demandais encore comment j’avais résisté à ce corps pendant quatre mois.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Jeu 21 Juil - 21:23

J'avais envie de lui. J'avais réellement envie de lui, je ne me forçais pas. Il me manquait. Mon amant me manquait. Ces dernières semaines je n'avais été qu'une mère. Je n'avais été qu'une mère pendant quatre mois. Ma grossesse étant compliquée, il avait cessé de me toucher très vite. Et je ne m'en étais pas plainte, de peur qu'il arrive quoi que ce soit au bébé. Et puis ensuite j'avais accouché, et mon accouchement ne s'était pas bien passé... Autant de choses qui nous avaient empêchés d'avoir des relations normales. Et puis avouons le, je n'en avais pas eu très envie. J'avais voulu de m'occuper de Sasha et de lui seul. J'avais négligé Ethan, je m'étais comportée comme si je n'était qu'une mère et rien d'autre. Mais je n'étais pas que cela. J'étais mère, oui, et je le serais toujours, mais j'étais aussi autre chose. Une femme et une amante. J'avais envie de redevenir l'amante d'Ethan. J'avais envie qu'il oublie la mère qui était en moi. Je voulais qu'il ait simplement envie de moi parce qu'il me trouvait belle, parce qu'il m'aimait. Quelque part, c'était peut-être pour cette raison que je voulais absolument perdre les kilos que j'avais pris pendant ma grossesse. Je ne voulais absolument pas qu'il pense à mes grossesses, ni même aux enfants, alors qu'il me caressait. Je voulais qu'il ne voit QUE sa femme et son amante. Rien d'autre... J'étais peut-être stupide de penser cela ainsi, parce qu'au fond, en y réfléchissant bien, il n'avait jamais changé sa façon de me faire l'amour. Il était toujours le même avec moi. Tendre, prévenant, attentif, passionné... Il avait toujours été ainsi avec moi. Parfois il se laissait un peu aller, mais il était toujours très respectueux. Ethan était un amant parfait. Il ne me demandait jamais rien, il ne faisait jamais rien sans mon accord. Il suffisait que je dise non. Mais la plupart du temps je n'avais même pas à le faire, parce qu'il connaissait parfaitement mes limites. Il n'avait même pas réclamé une seule caresse pendant toutes ces semaines passées sans se toucher. Il était plus patient qu'il n'y paraissait.

Mais il ne fallait pas jouer avec ses nerfs pour autant. Il était patient, mais il pouvait aussi craquer très vite si je me mettais à le titiller... Ce qui ne serait guère étonnant. Et puis après tout je ne lui demandais pas de résister, justement. J'avais envie de lui, et ce n'était pas pour rien que je le lui disais et le lui montrais. Je voulais qu'il ait envie de moi autant que j'avais envie de lui. Peut-être que je ne savais pas trop ce que je faisais à quatre heures du matin. Mais je m'en moquais, et de toute évidence lui aussi. J'eus un frisson lorsqu'il glissa ses mains dans mon dos pour m'attirer plus près. Soit il ne fallait vraiment pas grand chose pour avoir envie de moi, soit... Eh bien, c'est long, quatre mois. Enivrée par ses caresses, je l'embrassai plus encore et manquai même de le mordre – quoique, cela aurait pu l'exciter, le connaissant. Je tressaillis, sentant ses mains glisser sur mes cuisses et passer sous mon short pour caresser mes fesses. Je sentais qu'il était fou de désir pour moi, mais je n'étais en reste, bien que cela soit peut-être un peu moins visible chez moi que chez lui. Il me fit soudain basculer en arrière, tout en me gardant dans ses bras et je me retrouvai allongée sur le canapé pour mon plus grand plaisir. Sentir ses mains sur ma poitrine me donnait encore plus envie de passer au niveau supérieur. J'avais envie d'être traitée comme une reine, encore une fois.

Il cessa de m'embrasser et j'en profitai pour reprendre mon souffle. À trop s'embrasser, on oubliait de respirer ! J'eus un petit sourire quand il s'empara de ma main pour l'embrasser. Je fis une drôle de tête en voyant qu'il avait le pot de confiture dans la main. Hum, j'avais dû louper quelque chose... J'éclatai de rire et pinçai rapidement les lèvres pour ne pas faire trop de bruit tandis que je me retrouvais avec le doigt plein de confiture. Ingénieux... Excitant, même et... Chatouilleux ! Je faillis retirer ma main par réflexe alors qu'il léchait mon doigt. Oh, d'accord... Parfois, il me surprenait tant il était inventif ! Je m'en serais presque voulu d'être si conventionnelle. Ce n'était pas que j'étais une petite prude allergique au sexe, loin de là, mais... Oui, j'étais conventionnelle. Je ne cherchais pas absolument à faire l'amour partout, n'importe comment, dans n'importe quelle position. Ce n'était pas un défi ou une compétition. C'était un acte d'amour et rien de plus pour moi. J'étais vieux jeu et totalement romantique, mais j'assumais. Eh non, désolée mais Katarina n'était pas le genre de femme qui enchainait les histoires d'un soir rien que pour le sexe. Non, j'avais attendu mon Prince Charmant et maintenant que je l'avais trouvé, j'étais bien décidée à ne plus faire l'amour qu'avec lui pour le reste de mes jours, quitte à passer pour une ringarde. Ethan me comblait, je ne voyais pas pourquoi j'aurais été voir ailleurs. Quand on aime, on ne trompe pas !

J'acquiesçai rapidement de plusieurs hochements de tête. Oui, oui, nous éviterions de dire à Elizabeth ce que nous avions fait de sa confiture, à la base préparée pour Lena. La pauvre n'aurait plus de confiture, je n'avais pas l'intention de lui rendre la confiture après cette nuit. Elle aurait du chocolat, si elle voulait, mais plus de confiture. Entre temps Ethan m'avait retiré mon débardeur, presque sans que je m'en rende compte. J'admets que pendant une minute, je fus douchée, me rappelant soudainement du petit pansement carré sur mon épaule. Je jetai un regard bref à Ethan, craignant presque que cela ne le refroidisse. Mais il ne semblait jamais voir mes blessures ou mes cicatrices, ce qui était pour le mieux. Je ne voulais surtout pas qu'il pense à cela, ni même qu'il ne me le fasse remarquer. Moi, j'évitais toujours soigneusement de lui faire penser à ses cicatrices dues aux piqures répétées. Ce n'était pas du tout le but du moment.

Ethan me ramena contre lui tandis qu'il se redressait et j'en profitai pour nouer mes jambes autour de sa taille. J'eus un petit rire en levant les yeux au ciel. Mon mari, partageur ? Je secouai la tête.

« Hum, non, je crois qu'Ethan n'aime pas trop partager... Il est un peu jaloux... Un peu seulement ! »

Un peu ? Il ne supportait même pas qu'on me regarde ! Mais sur le moment, cela me faisait plus rire qu'autre chose. C'était drôle. Et puis il s'était moqué de lui même en posant la question... J'eus un petit soupir tandis qu'il me rallongeait sur le canapé. J'ai glissé mes mains dans son dos et je l'ai caressé doucement, l'effleurant du bout des doigts. Je savais qu'il était particulièrement sensible à ce genre de caresses électrisantes. Je n'ai pas pu m'empêcher de glisser ma main jusqu'à ses reins, impatiente. Arrivée à la naissance de ses fesses, je ne résistai pas à l'envie de lui retirer son boxer rapidement, le faisant glisser habilement sur ses fesses. L'avantage à quatre heures du matin, c'était que nous n'avions que très peu de vêtements à retirer. J'eus un petit soupir de contentement. Ethan entièrement nu, je me laissai aller à le regarder. Comme je regardais mon amant et pas le père de mes enfants. Je secouai légèrement la tête. Mais comment pouvait-il ne pas s'aimer ? Comment pouvait-il se trouver banal ? Parfois, il me désespérait... Il n'y avait que lui pour ne pas voir ce que tout le monde voyait. Je n'avais pas été étonnée d'apprendre de la bouche d'Evan qu'Ethan attirait les filles comme un pot de miel attire les mouches. Je n'étais pas réellement jalouse, c'était le passé. C'était moi qu'il avait épousée, pas une autre. Mais tout de même, qu'il ouvre les yeux ! Il était grand, fin, athlétique. Musclé, mais pas trop. Assez pour que cela séduisant, en tout cas pour moi. Et puis il avait un visage... Je ne sais même pas pourquoi, mais j'avais l'impression de retomber amoureuse à chaque fois que je le regardais. C'était certainement le cas d'ailleurs. Je rougissais à chaque fois qu'il me regardait, je riais comme une dinde idiote à chaque fois qu'il me souriait.

Prenant son visage entre mes mains, je l'attirai à moi pour l'embrasser de nouveau. Moins tendrement, plus passionnément. Je me soulevai légèrement pour me coller à lui davantage. Mes mains descendirent sur ses épaules, et je plantai mes ongles dans sa peau un peu malgré moi. J'avais tellement envie de lui que je devenais presque sauvage. Je regrettais presque de ne plus avoir de vêtements à enlever – voire à arracher, n'ayons pas peur des mots. Je posai finalement mes mains sur sa poitrine, et je le repoussai en douceur, l'allongeant à mon tour sur le canapé. Sans lui laisser le temps de réagir je m'étendis sur lui, continuant à l'embrasser tendrement en passant mes mains dans ses cheveux. Avec un sourire, je l'embrassai un peu partout, dans le cou, puis descendis doucement pour embrasser son torse, sans cesser de le caresser du bout des doigts, m'amusant à provoquer ses frissons. J'eus un sourire en arrivant à la hauteur de son nombril, que je m'amusai à embrasser. Je déposai de rapides baisers dessus, riant à moitié. Le pauvre Ethan allait finir par n'en plus pouvoir plus vite que prévu.

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Ven 22 Juil - 16:17

L’envie que j’avais d’elle était indescriptible. Trop forte, trop pressante. Elle était pourtant allongée sur le canapé du salon, totalement offerte et visiblement consentante alors qu’elle ne l’avait pas été depuis des mois, et j’hésitais encore un peu. J’avais peur d’être trop brusque, trop violent, trop pressant. J‘avais l’impression d’être comme un jeune homme, puceau, qui allait toucher une femme pour la première fois et prétendait être expérimenté. J’avais l’impression d’avoir oublié que nous aimions prendre notre temps tous les deux. J’avais peur de ne pas être à la hauteur.

J’essayais de masquer une pointe d’appréhension derrière cette petite remarque amusante. Oui, je savais que j’étais très jaloux, et que parfois cela pesait sur le moral de Katarina. Mais je n’y pouvais rien, je ne supportais pas qu’un autre que moi puisse la regarder. J’avais peur qu’elle finisse par poser ce même regard enamouré sur un autre, et cela me rendait fou. Mais tant qu’elle continuait à se comporter de cette façon avec moi, tant qu’elle riait quand je me moquais de moi-même et qu’elle jouait le jeu, je savais que je n’avais pas perdu son amour. Cela me rassurait qu’elle décide de ne pas le prendre mal. Peut-être qu’un jour la jalousie serait un sujet de moquerie entre nous et qu’elle ne nous séparerait plus jamais. Là, je voulais simplement instaurer un moment magique.

L’allonger sur le canapé et deviner son corps à travers le tissu qui couvrait chaque partie intime de son corps me mettaient dans un état d’excitation tel que je ne savais pas comment j’arrivais encore à ne pas lui sauter dessus. Heureusement que Katarina a pris les devants et que ses caresses douces et câlines m’ont fait réaliser qu’elle ne méritait pas de la sauvagerie. Katarina n’aimait pas ça, et je n’aimais pas ça avec elle. Bien sûr j’avais eu des amantes avec qui je n’avais pris aucun gant, mais elles n’étaient pas ma femme. Ma femme méritait que je prenne le temps de lui donner du plaisir.

Mais c’était elle qui m’en donnait pour le moment. Elle ne se rendait pas compte à quel point la voir si entreprenante me rassurait et m’excitait à la fois. J’étais le plus souvent celui qui quémandait de l’amour et après quatre mois d’abstinence c’était elle qui prenait les devants. Je me laissais faire avec un sourire éclatant non dissimule. Elle effleurait mon dos du bout des doigts m’arrachant des petites décharges et des petits râles de contentement. S’il y avait bien quelque chose qui me mettait dans un état tel que j’aurais pu hurler mon plaisir c’était ce qu’elle me faisait à cet instant là. Non contente de me donner du plaisir, j’ai poussé un léger « oh » de surprise quand elle m’a retiré mon boxer avec empressement. Cette fois, je ne pouvais plus nier l’effet qu’elle me faisait. Lorsqu’elle me regarda, lorsque je sentis ses yeux se poser sur mon corps et que ses yeux gourmands me détaillaient je me suis trouvé beau. Je n’avais jamais pensé ça de moi avant elle. Elle me faisait me voir avec son regard et j’étais fier qu’elle trouve ma nudité aussi excitante.

Elle m’attira à elle en m’embrassant fougueusement. Je ne l’avais jamais connue aussi enhardie, ou alors je n’en avais aucun souvenir. Et ce n’était pas pour me déplaire. Je ne voulais la forcer en rien, et me laissait faire. Elle m’arrachait des râles de plaisir à me caresser de cette façon et à contrôler la situation. Je me sentis tout à fait bien lorsqu’elle se colla à moi et me fit fondre de désir et/ou de plaisir en passant ses mains partout sauf à cet endroit où mon désir culminait. Je me mis à rire lorsqu’elle m’allongea à mon tour et s’étendit sur moi. Un rire un peu coquin vint ourler mes lèvres avant que je ne m’empare un instant des siennes et qu’elle me repousse pour poser sa bouche partout sur mon corps. Je me retenais de plus en plus difficilement de continuer à me laisser faire. Je me sentais terriblement égoïste de prendre du plaisir et cherchait son regard. Je me rendis compte qu’elle y prenait sans doute autant de plaisir que moi et je fus rassuré. Je connaissais ce sentiment de plaisir intense en s’occupant de l’autre. C’était juste que je n’avais pas l’habitude que les rôles soient inversés, mais ce serait à refaire très vite.

Je me passais la langue sur les lèvres en me cambrant et en laissant ma tête basculer en arrière. Je ne savais plus où placer mes mains et je les ai juste enfouies dans le canapé, me retenant à lui pour ne pas me mettre à crier mon plaisir. Je devais faire appel à tout mon sang froid pour ne pas lui crier qu’elle me donnait un plaisir fou. J’avais presque peur de me laisser aller alors qu’elle n’était qu’a quelques centimètres de ma virilité.

Je profitai qu’elle leve la tête pour accrocher mon regard pour poser mes mains sur son visage. Je ne voulais pas qu’elle aille plus loin. Enfin si j’aimerais vraiment qu’elle me fasse cet honneur, mais pas maintenant. Pas comme ça. J’avais toujours le sentiment que lui demander cela était un peu trop pour elle. Je ne lui avais jamais demandé même si elle l’avait déjà fait. C’était quelque chose qui me gênait encore, alors que pourtant il n’y avait pas de réel tabou entre nous. Et puis, là j’avais surtout envie de l’embrasser.

Elle a lentement refait le chemin inverse m’arrachant à nouveau des râles de plaisir. J’avais l’impression qu’elle m’enflammait totalement. Ses baisers m’érotisaient et me rendaient totalement fous. Lorsqu’elle fut arrivé prés de mon cou, je passai mes mains sur ses hanches et l’amenait pour que nous soyons à la même hauteur. Je pris ses lèvres avec plus d’intensité encore et lui mordillait presque la lèvre inferieure dans mon empressement.

Je laissai mes mains glisser le long de son dos, traçant des arabesques sur ses reins, et laissai nos langues se chercher pour se repousser. Il n’y avait plus qu’un morceau de tissu entre nous, et je repoussais le moment de lui retirer le dernier rempart à sa nudité. Reprenant un peu les rênes je nous fis basculer sur le coté, le canapé étant assez large pour nous accueillir tous les deux. Je repris le chemin de ses lèvres caressant avec gourmandises ses hanches. Elles s’étaient arrondies pour mon plus grand plaisir, faisant place à un corps plus féminin. J’aimais les courbes qu’elle avait conservées après ses deux grossesses.
Je remontais le long de son ventre, m’attardait un peu sur ses seins superbes et dont les pointes témoignaient de l’effet que nos caresses et nos baisers avaient sur elle. Je mordillai la peau tendre de son cou, me demandant si je n’allais pas y laisser une marque rouge à force de suçoter le même endroit. Et puis, finalement je pouvais le faire que je m’en moquais. Nous étions mariés et il aurait été normal que nos peaux restent marquées par notre amour. Je m’emparai à nouveau de ses lèvres pour un baiser enflammé et me délectait de ses caresses prononcées sur mes reins et mes fesses.

-Madame Jones…vous n’avez pas idée à quel point je me retiens de vous faire l’amour sur le champ…

Je ne l’avais pas aimée de cette façon depuis des mois et j’étais à deux doigts de craquer et de lui arracher son petit short en soi pour me perdre en elle. Il n’y avait qu’une chose qui me retenait : après quatre mois à ne plus la toucher je ne voulais pas qu’elle se souvienne de ce moment comme un ébat vite fait bien fait. Je voulais qu’elle se souvienne de ce moment pour que jamais plus elle ne se lasse de moi. Je savais que ce n’était pas que la lassitude qui l’avait fait me repousser des semaines entières, mais je voulais qu’elle se rende compte qu’enceinte ou pas, moi, j’avais toujours envie d’elle. Elle était plus belle que jamais quand elle portait la vie. Je la trouvais rayonnante et j’aimais ses formes.

Ses formes…C’était justement ses formes que j’avais envie de caresser. Après un dernier baiser, je repartis à l’assaut de sa poitrine gonflée et qui était un appel aux plaisirs charnels. Je l’obligeai d’une main tendre à se mettre sur le dos et à me laisser faire. Tout comme elle, je me mis à parcourir son ventre avec ma langue, agaçant sa peau avec la pointe de celle-ci et la laissait se perdre sur son nombril. Je riais presque de la sentir se tendre de plaisir. Anticipant ce que je m’apprêtais à faire, je relevais les yeux vers elle et posai l’index sur ma bouche pour lui intimer le silence et pointai du doigt l’étage. Je savais que ce que j’avais envie de lui faire allait la faire gémir, et je ne voulais pas que nous réveillions les enfants. C’était davantage excitant d’ailleurs. Ce serait comme ça maintenant alors ? nous devrions être particulièrement prudents et inventifs maintenant que nous avions deux enfants. Mais j’avais de l’inventivité à revendre, ce ne serait pas un problème.

Je souris comme un véritable enfant avant de reprendre son nombril entre mes dents et de le mordiller. Je descendis alors assez rapidement jusqu'à la naissance de son short dont je la délestai. Je m’étais attendu à ce qu’elle porte une petite culotte en dentelle fine sous son short et elle était entièrement nue. Si j’avais su, j’aurais depuis longtemps dévêtu entièrement ma femme. Il faudrait que je lui dise de ne rien porter sous ses vêtements plus souvent. Le désir m’étreignant encore plus, je me reculai pour pouvoir me faire une place entre ses cuisses que j’écartais légèrement. Je remontais le long de ses jambes avec mes mains et ma bouche et l’excitai davantage en embrassant l’intérieur de ses cuisses.

Je la sentais se cambrer et se tendre. Elle me réclamait certainement et je ne voulais plus la faire attendre plus longtemps. Je remontai vers son intimité et laissait mes lèvres, ma langue en apprécier la douceur. Je me perdis durant de longues minutes dans la moiteur de sa chair, et ne put m’empêcher de gémir lorsque j’enfouis ma langue au plus profond d’elle, ne laissant pas en reste son clitoris durci par le désir.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Ven 22 Juil - 20:43

Je m'amusai. Je m'amusai et je prenais du plaisir en même temps, c'était merveilleux. Je parsemai la peau de son ventre de rapides baisers, ce qui avait le don de le mettre dans un état incroyable. Je le sentais qui frissonnait et qui se raidissait. C'était finalement très agréable de mener la danse de temps en temps. Généralement je préférais me laisser aller et le laisser faire de moi ce qu'il voulait. Mais de temps en temps je prenais le dessus, pour son plus grand plaisir. C'était fou, même dans l'intimité, il me laissait faire n'importe quoi ! Ou presque. J'allais descendre l'embrasser un peu plus bas, mais il m'en empêcha, se saisissant de mon visage avant que je n'ose le faire. Je lui ai souri timidement, puis je suis remontée doucement jusqu'à son visage, continuant à déposer de légers baisers sur son torse. Je frissonnai alors qu'il posait ses mains sur mes hanches pour m'amener plus à lui. Je me penchai vers lui pour que nous puissions nous embrasser. J'eus un sourire alors qu'il mordillait ma lèvre doucement. Ses mains faisait des aller-retours dans mon dos, m'arrachant des frissons presque à chaque passage. Il n'y avait que lui et moi. Je rêvais d'un tel moment d'intimité avec lui depuis des semaines, même si je n'en avais rien dit. Il n'y avait plus que lui et moi, seuls au monde. Je ne pensais plus aux enfants, je n'avais plus peur. Je n'avais plus peur. J'étais rassurée. J'étais bien, à l'aise, souriante, heureuse alors que je ne l'avais plus été depuis plusieurs semaines.

Ethan nous fit basculer et nous nous retrouvâmes côte à côte, serrés l'un contre l'autre. Tandis que nous nous embrassions, il caressait mes hanches et je caressai les siennes, débordant parfois sur son ventre ou sur ses reins, caressant ses fesses avec application. Ses lèvres quittèrent les miennes et il descendis m'embrasser dans le cou tout en glissant ses mains sur mon ventre et ma poitrine. J'eus un petit rire quand il mordilla la peau de mon cou. Il me chatouillait. Il allait finir par me laisser une jolie marque si il continuait. Il l'avait déjà fait et cela ne me dérangeait pas. Après tout, nous étions mari et femme, nous pouvions bien faire ce que nous voulions... Et puis les gens n'étaient pas idiots, ils comprendraient bien d'où venait cette jolie marque dans mon cou... Par contre, j'espérais qu'Ethan n'aurait pas à expliquer à qui que ce soit d'où venaient ses marques d'ongles dans son dos.

« Mais tu sais... Je ne te demande pas de te retenir... Au contraire... »

Je savais qu'il en avait envie, et j'en avais envie aussi. Mais le connaissant, il allait faire durer le plaisir, pour me rendre tout particulièrement folle. Il savait exactement comment faire. Même si j'étais impatience, je lui étais reconnaissante de prendre soin de moi à ce point là. Nous allions à peine recommencer à faire l'amour et il voulait rendre ce moment spécial. Il ne savait pas à quel point je le trouvais parfait dans un moment pareil. Je n'étais même pas nerveuse à l'idée de refaire l'amour alors que nous ne nous étions plus touchés depuis quatre mois. Il savait rendre ce moment simple et naturel. Je n'avais besoin que de cela. De simplicité et de naturel. Et c'était tout.

Il m'incita à me rallonger sur le dos, ce que je fis sans protester. J'étais peut-être un peu soumise, mais tant pis. Je n'étais pas une aventurière du sexe, pas une professionnelle non plus. Je faisais les choses naturellement, sans réfléchir à ce qui pourrait être bien ou non, sans réfléchir à rien du tout. Pour Ethan et moi, l'important ce n'était pas la performance, ce n'était pas de "prendre son pied" au maximum. C'était de passer un moment ensemble, entre mari et femme, entre amants. Et puis je pouvais l'avouer, il ne m'avait jamais déçue ou frustrée non plus... Je tressaillis et je me cambrai légèrement lorsqu'il embrassa ma poitrine, avant de descendre doucement plus bas. Je glissai une main dans ses cheveux en souriant. Je me mordis la lèvre quand passa sa langue sur mon nombril. J'eus une grimace et un air désolé lorsqu'il me suggéra d'être silencieuse. Effectivement ce serait fort dommage de réveiller les enfants, mais j'avais peur de ne pas savoir rester muette très longtemps. Surtout s'il continuait à faire ce qu'il faisait. Je n'étais pas silencieuse pendant l'amour, il le savait. Mais pour autant je n'allais pas lui dire d'arrêter sous prétexte que je ne voulais pas faire de bruit. J'étais de toute façon trop brulante de désir pour lui demander d'arrêter. J'avais envie de lui et je ne voulais pas que nous nous arrêtions, au moins jusqu'à ce que nous ayons fait réellement l'amour. Deux ou trois fois peut-être... Oui, j'étais gourmande, mais après plusieurs mois cela se comprenait ! Je redevenais enfin sa femme, j'avais simplement envie d'en profiter pleinement.

Ethan finit par me retirer mon short et je fus à mon tour entièrement nue. Je n'étais plus pudique avec lui depuis bien longtemps, mais je ne pus m'empêcher de m'empourprer légèrement, comme si c'était la première fois. C'était une première fois en quelque sorte. La première fois depuis des mois. Il se recula légèrement et je lui jetai un regard interloqué, avant de comprendre où il voulait en venir et ce qu'il avait en tête. Et il s'imaginait que je serais silencieuse et que je n'allais même pas gémir ? Il avait tout de même un sacré espoir ! J'écartai les cuisses doucement pour qu'il se fasse une place entre elles, sans paraître trop pressée néanmoins – bien que je le sois. Mes doigts se refermèrent immédiatement sur le tissu du canapé quand il embrassa l'intérieur de mes cuisses, m'électrisant totalement et achevant de m'exciter complètement. Je me sentais brulante, des papillons dansaient dans mon ventre, réclamant plus, toujours plus... Bien que je me demandais s'il était possible d'avoir plus de plaisir. Ethan pensait certainement que oui. De toute évidence il n'en avait pas fini avec moi.

Je faillis refermer brusquement les cuisses alors que la langue d'Ethan se perdait dans mon intimité. Je pris une profonde inspiration, tentant de me maitriser un minimum. Ne pas crier, ne pas hurler... Gémir passait encore ? Peut-être... Peut-être pas. Je me cambrai, me mordant la lèvre du mieux que je pouvais. Mes mains glissèrent dans les cheveux d'Ethan et je refermai mes doigts dessus, les tirant certainement légèrement. Je n'en pouvais plus, j'étais au bord de l'explosion. Les baisers et les caresses d'Ethan me faisaient lentement craquer. Ce fut bientôt plus fort que moi, je ne pus m'empêcher de gémir tout haut. Je ne voulais pas craquer maintenant, mais je me sentais prête à me laisser aller. Quelque part, c'était l'avantage d'être une femme. On pouvait craquer plusieurs fois, sans réellement se soucier de mettre un terme aux ébats. Je crois que cette toute petite pensée m'a fait craquer. Je me suis cambrée davantage, et je me suis laissée aller, gémissant mon plaisir le plus discrètement possible. Mais Ethan ne s'arrêtait pas, il continuait... Il allait me rendre folle, complètement folle si il continuait encore plus longtemps. Il allait m'épuiser pour le reste de la nuit à ce rythme là. Je voulais pourtant être encore capable de faire l'amour avec lui de longues heures, comme nous en avions l'habitude, et ce malgré la fatigue. J'en avais envie, aussi. Vraiment très envie. Je voulais que nous puissions profiter au maximum de cette courte nuit, ne sachant pas quand nous aurions de nouveau l'occasion de nous retrouver ainsi.

« Ethan, arrête... Arrête, tu me rends folle... Tu vas m'épuiser, Ethan... »

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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Sam 23 Juil - 15:05

Oui, j’aimais cet acte d’amour considéré plus comme un préliminaire que par l’acte d’amour. Mais pour moi ça l’était tout autant. Bien sûr que je voulais me perdre en elle et me fondre en elle, mais je voulais surtout qu’elle prenne du plaisir. Je voulais que nous nous réappropriions nos rôles respectifs de mari et femme. Cet instant ne devait pas nous rappeler que nous avions des enfants. Moi, je n’y pensais plus vraiment. J’étais bien trop attentif au plaisir que l’effleurement de ma langue sur ses chairs et dans son intimité lui procurait. Mes mains remontèrent jusqu'à sa poitrine que je ne voulais pas rester en reste et dont je câlinais et agaçait la moindre rondeur. Elle éveillait en moi un désir indescriptible et la sentir se cambrer et enfouir ses doigts fins dans mes cheveux me faisait redoubler d’agilité.

Je voulais la sentir se crisper, je voulais la sentir toute entière, cambrée comme elle l’était déjà, me retenant là où ma langue et mes doigts semblaient faire des miracles. Je l’humais, la goutait, m’en délectait et je n’avais pas envie de m’arrêter. Elle savait que je ne m’arrêterais pas de si tôt. Je voulais qu’elle jouisse sous ma langue, dans ma bouche. Je voulais qu’elle me force à relever la tête. Je tentai un coup d’œil en levant les yeux vers elle et la trouvait la tête en arrière, les yeux fermés et elle se mordillait la lèvre. Avec plus d’entrain, j’ai continué à lui procurer ce plaisir des caresses sensuelles. Mon plaisir n’avait pourtant pas faibli mais je voulais qu’elle en prenne avant de prendre du plaisir égoïstement. Je savais que même si elle aimait me sentir uni à elle, elle aimait plus que je m’occupe d’elle de cette façon.

Et pourtant, alors que je commençais à la sentir céder sous mes caresses, elle me demanda d’arrêter. Je me sentais fier dans un sens qu’elle demande une pause. Elle y prenait du plaisir et j’étais fier. Parce que c’était grâce à moi. Je faisais plaisir à ma femme, elle jouissait sous mes assauts et je comptais bien la sentir jouir. Je voulais qu’elle se rappelle à quel point je l’aimais. Alors qu’avant j’aurais certainement cédé et que j’aurais laissé ma langue remonter le long de son corps pour aller l’embrasser, j’ai accroché son regard avec un grand sourire et j’ai continué à l’effleurer de la pointe de ma langue, et je me suis mis à rire alors que je sentais qu’elle avait envie d’hurler son plaisir.

Mais je savais ce qu’elle voulait. Elle voulait que nous ne formions qu’un. Simplement j’avais peur. Elle n’avait accouché que depuis moins d’un mois et elle venait de perdre ses fils il y a seulement quelques jours. Nous n’avions même pas l’aval de Mathilda ou Jackson. Et je sais ce qu’ils diraient s’ils savaient. Mais j’en avais terriblement envie. Je voulais me perdre en elle. J’avais besoin de soulager cette douleur que j’avais d’elle. Parce que maintenant c’était moi qui n’en pouvais plus. J’avais envie d’elle à en hurler tellement c’était fort. J’étais prêt, elle était prête. Mais il suffisait d’un seul mot pour que je ne le fasse pas.

-Laisse-moi m’unir à toi…Je te promets de faire attention.

Elle avait resserré ses cuisses et je voulais m’assurer que c’était bien ce qu’elle voulait. Mais elle m’attira à elle, et je pris cela comme une invitation. Offerte à moi, j’ai posé mes mains de part et d’autre de son visage, et je suis lentement entré en elle. J’avais l’impression de ne jamais avoir connu ce plaisir. Je me sentais comme délivré. J’étais merveilleusement bien et je n’avais même pas envie de me mouvoir en elle pour le moment. Je voulais simplement me sentir accueilli et désiré, et je suis lentement remonté après quelques minutes parce qu’elle avait donné un léger coup de rein. Sans la quitter du regard, je suis allé et venu en elle. Tendrement. Amoureusement. Précautionneusement.

Sauf qu’au bout de deux minutes, je n’ai rien vu venir et que j’ai senti que le désir avait été trop brutal. J’avais eu envie d’elle pendant tant de mois, j’avais espere ce moment pendant des nuits entières et alors que je le vivais enfin, je n’arrivais pas à me contrôler. Je me sentais venir et je m’arrêtai sous son regard interloqué.

-Oh non, non, non, non, non…

J’espérais que cesser de me mouvoir en elle réussisse à me calmer. Mais ce fut tout le contraire. Je me sentais tellement bien en elle que j’ai joui. J’ai soupiré tellement c’était bon mais j’avais honte. J’aurais aimé lui faire l’amour comme elle le méritait. Pour fêter nos retrouvailles. Pour la combler. Pour lui montrer que je l’aimais. Pour la rassurer sur son corps. Et je n’en étais même pas capable. Toujours en elle, j’ai fini par me retirer, la laissant sans doute pantoise et frustrée. Je n’étais même pas capable d’être un mari exemplaire capable de l’honorer. Je ne savais pas du tout ce qu’il m’arrivait et ça me rendait dingue. C’était la première fois que j’avais une panne. La première de ma vie ! Et il fallait que ça tombe aujourd’hui. Je me serais volontiers cogné la tête contre le mur.

-Je suis désolé, j’ai…j’avais trop envie de toi et je…
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Sam 23 Juil - 21:14

Je lui demandais d'arrêter, mais il ne m'écoutait pas, trop content de l'effet qu'il avait sur moi. Au contraire, que je lui demande d'arrêter l'encourageait davantage à continuer. Il savait que j'étais sur le point de me laisser aller. Il voulait que je me laisse aller. Ce qu'il n'avait pas compris c'est que c'était déjà le cas. Je ne me contrôlais plus, je pensais même plus à le faire. Ses mains glissant sur mes seins avaient fait s'effondrer mon dernier rempart. La seule chose que je me retenais de faire c'était de hurler. Si je n'avais pas su que les enfants dormaient à l'étage, je n'y aurais même pas réfléchi, quitte à réveiller tout le voisinage. Mais si je réveillais les enfants, c'était fini, nous n'irions pas plus loin. Ce qui aurait été franchement dommage... Mes doigts tiraient légèrement sur les cheveux d'Ethan, et je m'étonnais de faire preuve d'une certaine retenue. Mieux valait que ce soit le cas, je ne voulais les lui arracher maladroitement. Je me suis de nouveau mordue la lèvre en rejetant la tête en arrière. Me voir perdre pied faisait rire Ethan. J'aurais moi même pu rire si j'avais été en état, mais je ne l'étais pas. Je n'étais pas en état de faire grand chose. J'étais plus tendue que jamais, et cambrée à tel point que mon dos ne touchait même plus le canapé. Ethan m'avait mise dans un état pas possible. Peut-être étais-je beaucoup plus sensible à ses caresses parce qu'il ne m'avait pas touchée depuis des semaines ? Dans tous les cas, il était diablement efficace. Quitte à exagérer un peu, je pouvais dire sans avoir l'impression de me tromper qu'il faisait l'amour comme un Dieu. Le plus agréable était de me dire que j'étais la seule qu'il avait jamais traitée de la sorte. Parce que j'étais sa femme, son âme-soeur, celle qu'il l'aimait. C'était terriblement euphorisant et valorisant.

Je pris une profonde inspiration quand il cessa de m'embrasser. Je ne savais absolument pas ce qu'il avait derrière la tête, s'il comptait recommencer ou non, alors je respirais quand je le pouvais. Je fus presque soulagée qu'il me laisse un instant de répit. Mais je le connaissais, cela ne durerait pas longtemps. Je l'ai regardé d'un drôle d'air, un peu interloqué quand il m'a demandé de le laisser s'unir à moi. Il promettait de faire attention... Je n'ai pas compris tout de suite pourquoi il promettait de faire attention. Puis je me suis souvenue que j'avais eu quelques points de suture. Quelques points de suture là où il ne fallait pas, à un endroit sensible... J'eus une grimace. Il est vrai que la dernière chose dont j'avais envie, c'était d'avoir besoin de nouveaux points... et d'expliquer pourquoi les autres n'avaient pas tenu. C'eût été terriblement gênant et je ne me voyais expliquer cela à personne. Mais sur l'instant, entre prendre le risque et repousser Ethan... Prendre le risque. Je voulais prendre le risque. J'avais envie de lui. Je savais qu'il était doux, qu'il ne serait pas brutal, qu'il ferait attention puisqu'il me le promettait. Je n'avais pas peur, je lui faisais confiance. Il hésitait certainement parce que j'avais légèrement resserré les cuisses. Je ne l'avais pas fait pour le décourager, je n'avais même pas réalisé que je l'avais fait. Réflexe totalement inconscient.

Pour mettre un point final à la discussion muette entre nous, je l'attirai à moi et ouvris doucement mes jambes pour qu'il ait davantage de place entre elles. J'eus un sourire alors qu'il s'étendait sur moi et prenait mon visage entre ses mains. Je glissai mes bras autour de lui tout en nouant mes jambes autour de sa taille. J'ai gémi doucement en le sentant venir en moi. J'avais presque oublié comment c'était. Nous ne faisions enfin plus qu'un. Il ne bougea pas pendant plusieurs minutes, et impatiente, je n'ai pas pu m'empêcher de me soulever et de coller mes hanches aux siennes pour l'inciter à se mouvoir en moi, ce qu'il fit rapidement. À chacun de ses mouvements une vague de plaisir me submergeait, plus intensément à chaque. J'étais incapable de le regarder comme il me regardait, pour la simple et bonne raison que j'étais incapable de garder les yeux ouverts. Je gémissais doucement et haletais, brulante. Mon corps tout entier irradiait de chaleur. Une fine pellicule de sueur couvrait ma peau et celle d'Ethan. Une fois encore je plantai mes ongles dans sa peau, sachant plus ou moins qu'il garderait quelques marques de notre courte nuit. Mais si je continuais ainsi, il aurait plus que de simples rougeurs dans le dos... Je n'étais pas sauvage, j'étais loin d'être une tigresse, mais de temps en temps je dérapai un peu... Comme maintenant.

Brusquement Ethan s'arrêta, et de surprise je rouvris les yeux. Il faisait une drôle de tête et ne cessait de répéter le mot "non". Non quoi ? Est-ce que j'avais fait quelque chose qui ne lui avait pas plu ? Est-ce que j'avais fait une bêtise ? Est-ce qu'il avait fait une bêtise ? Je compris ce qui clochait une fois qu'il n'y eut plus rien à comprendre. Un peu surprise et interloquée je l'ai vu et senti se laisser aller en moi. Oh. Celle la, je ne l'avais pas vue venir en effet. D'ordinaire, il était... Comment dire... Un peu moins rapide ? Disons cela. Cela expliquait sa litanie paniquée et furieuse. Il n'avait pas été en mesure de se contenir plus longtemps. J'étais surprise, je dois bien l'admettre. Et un petit peu frustrée aussi... Mais ce n'était pas la fin du monde, loin de là. Malgré tout j'étais haletante et tremblante, ce qui prouvait que j'étais néanmoins loin d'être déçue. J'étais même plutôt comblée. J'aurais pu l'être à cent pour cent si j'avais su qu'il ne fallait pas que je me retienne plus longtemps. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose et rassurer Ethan, mais je n'en eus pas le temps. Il se sépara de moi sans prévenir, avec un air quelque peu honteux et furieux.

« Ethan, ce n'est pas grave ! Ne te mets pas dans un état pareil pour une petite... un petit... »

Une petite je ne sais pas quoi et un petit je ne sais pas quoi. Mais dans les cas ce n'était pas grave. Ce n'était rien du tout. Je n'aurais même pas songé à lui faire une remarque désobligeante. Ce n'était rien,je ne lui en voulais pas une seule seconde. Avec un soupir je me suis redressée, et j'ai passé une main dans mes cheveux. Je me suis glissée derrière Ethan et j'ai passé mes bras autour de lui.

« Je préfère que tu me dises que c'est parce que tu avais trop envie que pas assez... »

Avec un sourire, j'embrassai son épaule.

« Court... Mais intense. Ne sois pas fâché... »

Il n'était pas fâché, il était déçu. Déçu parce qu'il pensait m'avoir déçue. Ce n'était pas le cas. J'avais été un peu surprise, je l'admets, mais déçue... Pas vraiment, non. Pas après des mois sans qu'il ne me touche. Et puis, à choisir j'avais plus envie de rire que de pleurer. Je posai mon épaule contre la sienne, tout en glissant mes mains sur son ventre. Non, je n'étais pas déçue et j'avais toujours envie de lui si lui avait toujours envie de moi malgré cette petite mésaventure.

« La nuit n'est pas terminée, il nous reste encore deux bonnes heures... Peut-être même trois si les enfants sont sages... Lena était très fatiguée, et Sasha dors comme un bienheureux... »

J'avais donné le sein à Sasha pendant qu'Ethan nettoyait la salle de bain. Quant à Lena, elle était tellement fatiguée à force de jouer comme une petite folle qu'elle avait des heures de sommeil à rattraper. Si nous nous arrangions pour ne pas être trop bruyants, les enfants ne se réveilleraient certainement pas avant plusieurs heures... Le tout était d'être le plus discrets possible. Ce qui n'était pas forcément la partie la plus facile de notre affaire. Mais nous pourrions nous en accommoder, n'est-ce pas ? Je finirais peut-être par avoir la lèvre enflée à force de la mordre, mais peu importe.

« On pourrait peut-être prendre un bain tous les deux ? Un petit moment rien qu'à nous... »

Nous n'avions pas repris un bain tous les deux depuis... Depuis... Depuis que j'avais perdu les eaux dans cette même baignoire. Depuis, nous allions à la salle de bain chacun notre tour, pour que l'un d'entre nous soit toujours avec les enfants. Ce n'était pas merveilleux pour notre intimité... Mais avec deux enfants en bas âge, deux bébés, nous n'avions pas vraiment le choix, il fallait parfois alterner pour pouvoir s'en sortir.

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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Dim 24 Juil - 17:12

Je n’avais jamais eu aucune panne de ce genre. Absolument jamais. Et il fallait que ça m’arrive maintenant après quatre mois sans toucher ma femme. Il fallait que ca m’arrive avec ma femme. Elle etat la seule que j’aie jamais aimé et elle devait supporter un problème de ce genre alors qu’elle avait besoin que je l’aime. Et elle en avait envie. Si j’étais frustré, elle devait l’être encore plus que moi. Jamais de la vie, mon corps ne m’avait trahi de cette façon. Avec mes anciennes petites amies, je n’avais jamais joui trop vite. Je ne les aimais pas et je leur avais toujours fait l’amour en les satisfaisant. C’était pour moi le monde à l’envers. C’est avec elles que j’aurais du avoir ce genre de panne. Pas avec Katarina. Elle ne méritait pas ça. Elle méritait que je l’aime encore et encore sans faiblir.

Elle avait beau me dire que ce n’était pas grave, je savais que ça l’était. Pour moi ça l’était. Je n’avais pas réussi à la satisfaire. Et je voyais bien qu’elle était frustrée. Je ne pouvais de toute façon pas lui demander de ne pas l’être. Je lui faisais l’amour et je m’étais laissé aller alors qu’elle avait surement envie de plus. Une panne ! J’avais eu une panne !! Quelle honte ! J’aurais du après quatre mois, être insatiable et ça avait été tout le contraire. J’avais joui en deux minutes. Deux minutes ! J’avais l’impression d’avoir tellement attendu ce moment et je n’avais même pas pu en profiter. J’étais vraiment un piètre amant.

La seule chose qui me rassurait c’était qu’elle ne se moquait pas de moi. Elle passa ses bras autour de ma taille et m’attira contre elle. Mais j’étais rouge de honte, vert de rage contre moi-même. Je n’osais même pas affronter son regard. Bien sûr que j’avais follement envie d’elle. De toute façon il me suffisait de la voir pour avoir envie d’elle. Depuis trois ans, j’étais complètement fou d’elle. Lena et Sasha étaient la preuve vivante de cet amour. En trois ans et avec de multiples ruptures, nous avions deux enfants. Je savais que cela paraissait complètement fou, mais nous nous aimions.
Elle essayait pourtant, avec tout son amour, de me rassurer sur ma performance. Enfin pour moi, il s’agissait d’une non performance. Je me disais qu’heureusement que je lui avais donné du plaisir avant de m’unir à elle et que je ne l’avais pas écouté quand elle me demandait de la laisser respirer. Au moins elle avait pris du plaisir. Mais qu’elle me dise que ça avait été court me replongeait dans ma honte. Elle allait certainement me le rappeler plus tard. Et je devrais accepter d’avoir été un piètre amant.
Je n’osais même pas poser mes mains sur ses bras pour établir un contact. J’étais simplement effondré.

Je voyais bien qu’elle cherchait à me dire que je n’étais pas si nul que ça, et qu’elle avait toujours envie de moi malgré tout, mais je ne pouvais pas m’empêcher de m’en vouloir. J’avais cassé l’ambiance avec ma fichue panne. J’avais peur de recommencer. J’avais peur que maintenant je ne sois plus en mesure de lui faire l’amour pendant des heures, repoussant encore et encore le moment où nous jouirions en chœur. C’était ce que j’aimais le plus. J’aimais quand la même vague nous emportait en même temps. Je savais que c’était raire, mais cela nous arrivait souvent avec Katarina. Enfin…ce n’était plus pareil depuis les enfants.
Quand nous habitions encore à New-York il fallait que nous profitions des moments où Lena n’étaient pas avec nous pour nous retrouver. Et puis après il y avait eu la grossesse pour Sasha..Finalement cela faisait bien plus longtemps que j’attendais un moment pareil, et je gâchais tout parce que j’avais terriblement envie d’elle. Ca pour être frustré, je l’étais. Si Katarina semblait confiante sur le sommeil de nos enfants, moi je n’y croyais pas.
Par contre, le bain qu’elle me proposait semblait être une bonne idée. J’aimais partager un moment câlin avec ma femme, et nous n’en avions pas pris depuis un mois. Passer des moments, ne seraient ce que câlins, avec sa femme alors que vous avez deux enfants de moins d’un an, je vous assure que c’est mission impossible. Katarina prenait toujours sa douche lorsque Sasha était endormi. Pour pas qu’il ne se mette à pleurer même s’il était avec moi.

Je laissais ma tête retomber contre elle et basculait la tête en arrière tendant mes lèvres. Katarina venait d’avoir eu l’idée parfaite. Je n’avais pas oublié ma panne mais au moins elle ne me disait pas « hé bien nous ferions mieux d’aller nous coucher dans ce cas ». Elle me proposait à nouveau un moment câlin et j’espérais pouvoir lui faire l’amour dans la salle de bains. Je savais qu’il y avait plus glamour et confortable mais nous ne pouvions pas faire l’amour dans notre chambre en sachant que Sasha dormait. Enfin moi, je ne pouvais pas. Je savais que cela me couperait toute envie. Sasha ne comprenait pas encore, mais moi je trouvais ça indécent.

Je me redressais et m’échappai de son étreinte pour pouvoir me trouver face à elle et l’embrasser. Mes mains se perdirent dans son cou et sa nuque et je me laissais aller à ce doux baiser, l’approfondissant à mesure que je sentais Katarina se coller à moi. Je devais être béni des cieux parce que je sentais que le désir revenait. Bien sûr il faudrait du temps pour que je puisse lui faire l’amour mais au moins je sentais que la machine fonctionnait toujours. Je quittai à regrets ses levres quand je crus entendre un bruit. Mais non, j’avais rêvé.

-Je vais ranger tout ça et tu nous fais couler un bain ?

Je ne me voyais pas tout laisser en plan ici pour aller profiter de ce moment à deux. Pas seulement parce que son côté maniaque avait déteint sur moi mais parce que si je ne le faisais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Je n’aurai pas le temps de ranger et nettoyer quand les enfants seraient réveillés. Le matin, il fallait aller très vite, et nous avions intérêt à être très bien organises pour que tout se passe bien.
Je l’embrassai une dernière fois avant de tout réunir dans le plateau pendant qu’elle ramassait nos vêtements. Je savais qu’elle les mettrait directement dans le panier à linge sale et au moins rien ne témoignerait de notre petit moment câlin. Evan allait sans doute venir prendre son petit déjeuner avec Lena comme tous les matins depuis une semaine, et s’il voyait un vêtement trainer, je connaissais son naturel moqueur. Il ne se gênerait pas nous faire remarquer que nous étions des polissions. Et je savais que si moi, cela me ferait rire, ca ferait moins rire Katarina. Elle avait un peu plus de réserve et de tabous que moi. Elle aimait beaucoup Evan mais elle était encore régulièrement mal à l’aise avec sa spontanéité.

Une fois que j’eus tout rangé, nettoyé, lavé et que je me sois assuré que rien ne traînait, je remontai les escaliers. La lumière de notre salle de bains était allumée et je pouvais entendre l’eau couler. Je fis un petit détour par notre chambre pour voir Sasha dormir. Je savais que Katarina m’attendait mais je ne pouvais pas m’empêcher de vérifier que mon fils était toujours dans son berceau et qu’il allait bien. Je remontais sa petite couverture sur lui, le sachant frileux, et déposait un baiser dans ses cheveux. Il sentait tellement bon. Les bébés avaient une odeur particulière et j’étais fou de cette odeur. Katarina aurait dit que c’était les produits mais moi je refusais de le croire.
Je passai devant la salle de bains et envoyait un baiser à Katarina pour aller border également Lena. Le soleil commençait à se lever et les rideaux n’étaient pas tirés. Je les tirait pour éviter que le soleil et le jour ne réveillent Lena. Ce serait toujours une petite heure de gagnée. Lena dormait à poings fermés et elle était accrochée à son Paddington. S’il avait survécu pendant prés de vingt neuf ans. En un an, il avait pris un sacré coup…Je me disais que bientôt il faudrait détourner l’attention de Lena pour le laver à nouveau…Et ça allait être un sacré challenge.

J’entendis la porte s’ouvrir un peu plus et Katarina, complètement nue, qui me regardait avec un sourire mi agacé – mi amusé. Je savais qu’elle ne m’en voudrait pas et ne m’en ferait pas le reproche mais je n’avais pas pu m’en empêcher. J’avais voulu redevenir pour une dizaine de minutes un papa comme les autres. Mais la voir dans sa tenue d’Eve venait de me faire changer d’avis. Je m’avançais vers elle et refermait la porte avant de me jeter sur ses levres et de la plaquer contre le mur. Je l’embrassais avec fougue et plaisir.

-Tu veux que je te fasse un autre bébé toi…

Je n’étais pas sérieux du tout. C’était juste que j’avais à nouveau très envie d’elle. Mais il était hors de question que nous ayons un nouvel enfant. Oui, je voulais plein d’enfants, mais j’avais revu mes espérances à la baisse. Les accouchements ne s’étaient pas bien passés et j’étais douché. Sans compter que Katarina était épuisée. En un an elle avait eu deux enfants...Et puis deux enfants en bas-âge c’était déjà un travail énorme. Alors non, nous n’étions pas prêts de mettre le troisième en route.

-Je peux avoir un massage ?

Cela faisait des mois qu’elle ne m’avait pas massé. Et puis, je savais que ses mains sur ma peau finiraient par me rendre fou et je n’espérais qu’une chose : pouvoir me rattraper et la combler.
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Dim 24 Juil - 20:44

J'espérais ne pas l'avoir vexé malgré moi. Ce n'était absolument pas mon but. Tout ce que je voulais, c'était qu'il comprenne que ce n'était pas grave, que cela pouvait arriver à n'importe qui... Et puis franchement, je ne pouvais pas le blâmer d'avoir eu trop envie de moi. Qui l'en aurait blâmé ? Et puis ce n'était pas comme si il ne m'avait pas comblée du tout... Au contraire, même. Ce n'était pas grave, ce n'était absolument pas important pour moi. Et comme je l'avais déjà dit, la nuit n'était pas terminée. Je n'avais pas du tout l'intention de retourner me coucher. J'étais totalement réveillée, j'avais toujours envie de lui, et je n'étais pas prête à le laisser filer en ronchonnant. J'étais trop contente de retrouver mon mari et mon amant. Je ne savais pas quand nous pourrions de nouveau passer un moment ensemble, alors je comptais bien en profiter, quitte à être fatiguée plus tard en journée. De toute façon je restais chez nous en journée pour me reposer. Au besoin, je ferais une sieste en même temps que Sasha et Lena, voilà tout. Pour être franche, je ne pensais même pas aux conséquences. Pour la première fois depuis longtemps j'avais envie de me laisser aller sans penser à être raisonnable. J'avais envie d'être insouciante. Beaucoup de choses avaient changé depuis que nous avions des enfants. Nous ne pouvions plus nous permette d'être aussi insouciants. Mais cela ne me posait aucun problème, au contraire. J'avais l'habitude d'avoir de grosses responsabilités, alors je savais bien gérer nos vies avec deux enfants. Sans me vanter de quoi que ce soit, je pouvais dire que je ne m'en sortais pas mal du tout. J'adorais être maman. Mais cette nuit je ne voulais être que l'amante d'Ethan. Pendant près de quatre mois je n'avais été qu'une mère. J'étais mère toute la journée, ou presque. Ethan méritait bien que je ne me consacre qu'à lui au moins une petite nuit.

J'eus un sourire quand il laissa retomber sa tête contre moi. Sans doute l'idée du bain avait-elle fait son chemin. Un bain, c'était toujours une bonne idée. Nous n'avions pas encore eu l'occasion de prendre un bain rien que tout les deux. Les dernières fois j'étais enceinte. Évidemment, c'était lui et moi, mais ce n'était pas pareil... Enceinte, j'étais en quelque sorte intouchable pour lui. Je représentais je ne sais quelle sainte pour lui quand je portais la vie. Je n'étais plus réellement son amante, alors. Il ne me touchait pas. Cette nuit ce serait différent. Je serais son amante et rien d'autre. Cette nuit je ne voulais pas qu'il voit en moi la mère de ses enfants. Je voulais qu'il retrouve la Katarina d'il y a presque trois ans. Ingénue, spontanée, un peu timide, mais passionnée. Ethan été mon premier et unique amour, je m'étais donnée entièrement à lui sans jamais réfléchir. Je n'avais pas eu peur de souffrir malgré son passé. Et si j'avais su, je crois que cela ne m'aurait pas empêchée de faire ce que j'avais fait avec lui et pour lui. Je n'aurais pas été assez folle pour renoncer à l'amour de ma vie par peur. Si je devais avoir peur, je préférais avoir peur avec lui et pas seule.

Ethan s'échappa de mes bras et je le laissai faire, ne cherchant pas à le retenir. J'eus un sourire quand il glissa ses mains dans mon cou et dans mon dos avant de m'embrasser tendrement. Je répondis à son baiser en douceur, sans rien presser ni précipiter. J'adorais alterner douceur et passion avec Ethan. C'était deux choses qui nous correspondaient parfaitement. Il s'écarta de moi, mettant fin au baiser doucement. J'eus un sourire, et je secouai doucement la tête. Il était devenu plus manique que moi ! Amusée, j'acquiesçai doucement, avant de me lever. Je ramassai le peu de vêtements que nous avions, et après un dernier baiser, je remontai les escaliers pour aller dans la salle de bain. Sur la pointe des pieds je traversai le couloir et me glissai dans la pièce. J'allumai la lumière et jetai ensuite les vêtements dans la corbeille à linge. On aurait dit qu'il ne s'était rien passé dans la pièce. La seule différence, c'était qu'il n'y avait plus le miroir. Connaissant Ethan, il en dénicherait un autre dès le lendemain pour le remplacer. Je n'y prêtai pas plus d'attention et fit couler l'eau du bain, m'assurant qu'elle soit bien chaude. D'ordinaire nous faisions attention à ne pas vider le ballon d'eau chaude trop rapidement, mais j'étais prête à risquer une douche froide ou deux pour le plaisir de passer une heure ou moins avec Ethan. Et comme on dit, le froid, ça conserve ! Je mis la main dans l'eau pour vérifier qu'elle était à la bonne température. Presque brulante... Ce serait parfait.

…Si Ethan se décidait à me rejoindre. Hum, à tous les coups il n'avait pas pu s'empêcher d'aller jeter un coup d'œil dans la chambre de Lena. Je quittai la salle de bain sur la pointe des pieds, et j'eus un petit sourire en voyant la porte de la chambre de Lena entrouverte. Gagné ! Je poussai la porte du bout des doigts. J'allais lui dire que l'eau allait refroidir mais je n'en eus pas le temps. À peine eut-il levé les yeux sur moi qu'il s'avança vers moi, et après avoir fermé la porte de la chambre, m'embrassa fougueusement, me plaquant contre le mur du couloir. Souriant contre ses lèvres, je passai mes bras autour de lui, pour l'attirer contre moi davantage. Je posai mes mains sur sa poitrine et fis mine de le repousser, riant doucement.

« Oh non ! N'y pense même pas ! On va attendre quelques années pour le troisième... »

Mais cela ne devait pas nous empêcher d'être amants... D'ailleurs, cela me faisait de nouveau penser que nous n'avions pas eu de réelle discussion à ce sujet. Au sujet de la contraception... Il était clair que ni lui ni moi ne voulions d'autre enfant tout de suite, et ce même si nous en plaisantions. Je voulais bien un autre enfant avec lui, mais pas tout de suite... Je voulais pouvoir profiter de Lena et Sasha tant qu'ils étaient petits. Je ne voulais pas risquer de manquer leurs premiers pas ou leurs premiers mots parce que je serais débordée. Sans compter que j'étais épuisée par ces deux grossesses rapprochées. Non, je voulais que nous prenions le temps de choisir quand avoir ce dernier bébé. Pas tout de suite en tout cas. Pas avant plusieurs années sans doute. Pas une éternité non plus, mais assez pour nous laisser un peu de temps... Je n'avais pas envie de tout ruiner en parlant de cela avec Ethan dans l'immédiat. Mais est-ce que ce n'était pas prendre le risque de tomber enceinte une troisième fois ? Je me disais que je ne pouvais pas avoir si peu de chance...

J'eus un sourire, suivi d'un petit rire quand Ethan réclama un massage. Sans cesser de sourire, j'ai attrapé sa main et je l'ai entrainé dans la salle de bain. J'ai refermé la porte derrière nous, et posant mes mains sur son dos, je l'ai poussé jusqu'à la baignoire.

« Allez monsieur Jones, dans la baignoire et plus vite que ça ! »

J'ai embrassé son épaule avant qu'il n'entre dans le bain. Je fermai les robinets avant de me glisser dans l'eau à mon tour. J'eus un frisson. L'eau était chaude, presque trop, mais c'était vraiment très agréable. Accroupie dans la baignoire, l'eau m'arrivait un peu au dessus du nombril. Je me penchai un peu en avant pour mouiller mes cheveux, avant de me redresser. Levant les yeux vers Ethan je lui souris, avant de me glisser jusqu'à lui. Sans lui laisser le temps de me donner son avis, je grimpai à califourchon sur lui. J'avais bien compris qu'il appréciait que je prenne les devants, et moi cela m'amusait de jouer les amazones, quitte à paraître bien bête et bien maladroite. J'ai posé mes mains sur les épaules d'Ethan, prenant un petit air déterminé avant d'éclater de rire. Ses muscles sous mes doigts, j'ai massé ses épaules d'une main presque experte. Il était tendu comme ce n'était pas possible, ses épaules étaient toutes nouées. Il était vraiment si stressé que ça ? Mon Dieu.

« Hum, j'imagine que tu n'as jamais eu la chance de te faire masser par une jolie rousse... Enfin, une rousse peut-être, mais pas une jolie rousse russe, magnifique, parfaite, avec toutes les qualités du monde... J'exagère peut-être un peu, non ? »

J'eus un petit rire. J'exagérais beaucoup même. J'étais loin d'être magnifique et parfaite. Mais Ethan le pensait, alors j'en jouais. Je mentirais beaucoup en disant que je n'aimais pas qu'il me dise vingt fois par jour combien il me trouvait jolie. Cela me rassurait beaucoup, beaucoup plus que je ne le laissais croire. J'étais mal à l'aise avec mes formes d'après grossesse, alors qu'il me rassure comptait pour moi. Je voulais être sûre qu'il ait toujours autant envie de moi malgré tout. Le fait que nous soyons tous les deux dans un bain brulant le prouvait bien. Impossible de douter de l'amour et de l'envie d'Ethan. D'ordinaire, être considérée comme une déesse me dérangeait et me mettait mal à l'aise. Mais pas ce soir. Cette nuit j'avais envie d'être traitée comme une reine, comme la huitième merveille du monde. Juste une fois, ce n'était pas trop demandé, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Lun 25 Juil - 10:47

Si j’avais l’esprit désormais tourné vers le plaisir et l’amour que j’avais pour elle, je n’en restais pas moins inquiet pour une chose. Ce troisième enfant, même si nous n’en avions pas parlé, devrait faire l’objet de sérieuses discussions. Elle ne semblait pas vouloir pour le moment avoir d’autres enfants. Elle préférait attendre quelques années, sauf que moi je doutais d’en vouloir un troisième. Pas que je n’aime pas mes enfants ou que je ne me sente pas capable d’élever un enfant supplémentaire, bien au contraire, mais j’avais été secoué par ses deux accouchements et je ne voulais pas la perdre. Alors si la garder prés de moi signifiait n’avoir que deux enfants, tant pis. Mais je préférais qu’on en parle plus tard. Quand j’aurais moins envie de me rattraper après ma petite défaillance technique. Nue contre moi, pendue à mon cou, elle faisait à nouveau lentement monter le désir en moi. Encore plus quand elle faisait mine de me repousser. Mais je refusais de la savoir séparée physiquement de moi.

Pour toute réponse, elle s’empara de ma main, m’entrainant avec elle dans notre salle de bains. Nous nous étions octroyé la plus grande salle de bains et si pour le moment elle servait à toute notre petite famille, nous avions l’intention d’octroyer aux enfants la seconde, au fond du couloir. Un peu plus petite que celle-là elle ne possédait pas de baignoire, mais la douche était particulièrement agréable. Grande, spacieuse, avec un petit recoin pour s’asseoir et dotée d’un jet multi positions, je me disais qu’ils ne perdraient pas au change. Mais nous étions d’accord avec Katarina qu’ils ne l’occuperaient seulement que lorsqu’ils seraient en âge de prendre leurs douches seuls. Vers huit ans environ. Avant, ce serait nous qui gèrerions la toilette. Et Lena n’avait encore qu’un an, nous avions bien le temps. Mais que nous nous projetions comme ça, était pour moi le signe que Katarina se plaisait ici. Elle semblait faire plus de projets que dans l’autre maison. Et j’en étais ravi.

Je n’eus même pas le temps de me retourner pour la prendre dans mes bras et l’embrasser à en perdre haleine qu’elle refermait la porte sur nous, comme si quelqu’un pouvait nous déranger. Et en y réfléchissant un peu plus, je me disais que c’était certainement sa manière de n’être que mon amante pendant une heure ou deux, et de ne pas se laisser distraire par son rôle de mère. D’ordinaire elle aimait toujours avoir la possibilité d’entendre ses enfants pour vérifier qu’ils ne pleuraient pas. Et c’était même pire depuis qu’on avait enlevé essayer d’enlever Sasha sous ses yeux. Et pourtant, là, elle mettait une barrière entre nos enfants et nous. Finalement, déménager était la meilleure solution. Elle avait l’air de se sentir en sécurité ici. Et j’étais parfaitement heureux que ce soit le cas. Même si pour cela, j’avais du me fâcher un peu avec Alexander alors que je n’en avais pas réellement en vie. Tout le monde pensait que l’idée venait de moi et je savais ce qu’on disait de moi. On me disait si fou, sauvage et egocentrique que je ne voulais vivre avec personne. Et il était hors de question de dire que Katarina préférait que nous vivions seuls. De toute façon je n’avais pas à me justifier c’était tout. On ne partagerait pas notre maison, et il n’y avait pas à polémiquer.

Elle me poussa jusqu'à la baignoire, déjà bien remplie, et déposa un baiser sur mon épaule avant que je n’enjambe la baignoire et m’y installe. L’eau était chaude et délassait déjà mes jambes, ce qui me donna presque envie de m’y endormir. Je ne pensai à rien d’autre pendant dix secondes qu’une envie de me laisser glisser et de simplement profiter d’un moment de calme. Pourtant, quand Katarina s’avança vers moi et s’assit sur moi, j’oubliai alors ma fatigue et plongeai mes yeux dans les siens. Elle semblait décidée à me faire oublier notre petit rendez-vous manqué de tout à l’heure au salon en me massant les épaules. Les mains posées sur ses hanches, je basculai la tête en arrière profitant de ses mains expertes qui malgré le fait que le bien-être qu’elles me procuraient me faisaient me tendre comme un arc. J’avais l’impression que bientôt elle pourrait constater par elle-même que ce n’avait été que provisoire et que mon envie d’elle était toujours bien présente.

Elle me fit eclater de rire lorsqu’elle tenta un trait d’humour. C’était maladroit mais elle avait fait l’effort. Katarina avait de l’humour mais elle était si reservée qu’elle ne le montrait que tres rarement. Et là, qu’elle fasse cet effort était pour moi tellement mignon que j’avais envie de l’embrasser. J’avais moins d’humour aussi, mais avec Evan prés de moi je redevenais un peu le vrai Ethan. Evan avait eu la chance de ne pas sembler être affecté par la guerre et la survie. Il était toujours aussi bavard et drôle, et ça me donnait le courage de tenter de redevenir celui qu’il avait toujours connu.

Pourtant, elle avait raison de se voir de cette façon. Oui, elle était sublime. Elle n’avait pas conscience à quel point elle était belle, gentille, douce, aimante et j’en passe. On ne pouvait pas en dire autant de certaines personnes. Katarina était une personne rare, et j’étais fier qu’elle m’ait choisi moi. La seule personne que je connaissais qui pouvait lui arriver à la cheville c’était Lizzie. Encore que, à mes yeux, Katarina était encore mieux que cela. Il n’y avait aucune comparaison possible…
Mais je préférais faire semblant de ne rien avoir entendu, et je me laissais aller. Non pas que je n’aie pas envie de confirmer ce qu’elle disait, mais parce que je devais faire appel à tout mon self control pour ne pas renverser la situation et lui sauter dessus.

Je ne savais que gémir et pousser des petits râles de contentement. Pendant plus de cinq minutes, je réussis à me détendre, ne pensant pas ou peu au désir qui assaillait mon bas-ventre. Je ne posai ma main sur la sienne que quand je sentis que je ne pourrai plus faire semblant de me détendre. Au contraire, si dans un sens son massage m’avait détendu, je me sentais tendu. Mais je ne l’étais plus de stress.

-Arrête ou je te fais l’amour là ici tout de suite.

Je ne mentais pas. Je serais même capable de violence tellement je me sentais excité. Et je ne voulais pas risquer de lui faire mal en la faisant mienne avec la sauvagerie qui s’emparait de moi. J’avais oublié notre petite mésaventure et je voulais simplement assouvir ce besoin que j’avais d’elle. Mais la baignoire ne me semblait pas être l’endroit idéal pour plonger en elle. Quoique, en regardant autour de nous, je ne voyais rien qui soit réellement adéquat.

-Il faut qu’on sorte de cette baignoire ou je ne jure de rien.

J’étais pourtant désolé de ne pas prolonger ce moment avec elle, alors que la baignoire était remplie et que l’eau était encore bien chaude mais je mourais d’envie de sentir la chaleur de son corps. Je posai mes mains sur sa taille avant de les remonter le long de son corps et de caresser sa poitrine et de me pencher pour poser mes lèvres sur toute la rondeur de ses seins. Je remontai finalement vers son cou et mordillait sa peau pour me retenir de hurler.
Sans crier gare, je m’écartai et sortit de la baignoire complètement trempé, et inondant le sol de la salle de bains. Je nettoierais plus tard. Là j’avais besoin d’assouvir le désir le plus primaire qui soit. Je lui tendis la main pour ne pas qu’elle glisse et la prit dans mes bras alors qu’elle posait à peine un pied en dehors de la baignoire. Je savais que je n’avais jamais été si sauvage et si peu attentif à ce qu’elle soit prête à m’accueillir, mais c’est comme si je n’arrivais plus à réfléchir et à penser. Je voulais être en elle. Peu m’importait l’endroit… Et ce fut la commode dans laquelle nous rangions les affaires de toilette qui nous accueillit.
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Lun 25 Juil - 13:52

J'aimais ces moments où il n'y avait que lui et moi. Pendant un court laps de temps nous n'étions plus qu'un couple, et rien d'autres. Un couple d'amoureux et d'amants. Comme nous l'étions quand nous avions commencé à nous fréquenter. Même si alors j'étais un peu plus timide et moins entreprenante. Après presque trois ans, il aurait été étonnant que je le sois toujours. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'étais comme ça tout le temps, mais j'étais un peu moins... coincée qu'avant. Pour autant j'avais toujours un peu de mal à me laisser aller à mes envie, de peur de paraître vulgaire. La vulgarité ne me ressemblait pas, ce n'était pas moi. Je n'aurais pourtant pas dû m'inquiéter de cela avec Ethan. Il n'y avait jamais eu une once du vulgarité dans notre couple. Nous n'étions pas obligés d'être vulgaires pour faire l'amour. Pas du tout, même. Nous étions passionnés, oui, mais c'était différent. Je ne me sentais pas obligée de me comporter comme une pute – pardonnez moi l'expression – pour le rendre heureux. De toute façon il ne m'aurait pas laissée faire. Je ne me sentais jamais obligée de faire quoi que ce soit avec lui. Nous faisions les choses naturellement, sans se poser de questions. Je lui faisais confiance et il me faisait confiance. Nous étions en osmose parfaite. Dans un tel moment je me sentais plus encore comme son âme sœur. Nous n'avions même pas besoin de mots pour nous comprendre. C'était ça, l'amour à l'état pur. Pour moi en tout cas.

Je souriais, un peu malgré moi, fière de l'effet qu'avait sur lui mon petit massage. Je n'était pas experte en la matière, mais je connaissais suffisamment Ethan pour savoir que cela aurait le don de le rendre fou. Ses mains étaient posées sur mes hanches et je sentais ses doigts se crisper sur ma peau de temps à autre. Je le sentais se tendre sous mes doigts, se montrant de plus en plus sensible à mes caresses et à mes pressions sur ses épaules. C'était apparemment bien plus érotisant que je l'avais d'abord pensé. Mais il faut dire qu'Ethan n'était pas réellement dur à exciter... Ou alors j'étais vraiment très douée. Mais je ne l'étais pas vraiment. Il était si amoureux de moi qu'il aurait suffi que je lui touche le nez. Bon, c'était peut-être un peu exagéré... Mais j'étais flattée, sincèrement. Moi qui ne me trouvais pas forcément spéciale, j'avais un "pouvoir" sur lui. Cela me touchait. C'était touchant d'être aimée à un point pareil. Depuis que j'étais avec Ethan, j'avais revu toutes mes idées reçues sur l'amour. J'avais compris que l'amour existe vraiment, que c'est réel. Sinon, je ne serais pas là avec Ethan. Je ne serais pas mariée, je n'aurais pas deux merveilleux enfants. Je n'aurais pas de famille... Mais j'avais tout cela. C'était une preuve bien suffisante pour moi.

Une de mes mains quitta son épaule et glissa doucement sur sa poitrine se dirigeant vers son bas ventre lentement. Il n'avait pas voulu que je le touche tout à l'heure, de peur que je me force. Mais je ne me forçais pas. Je mentirais en disant que c'était quelque chose que je faisais souvent. J'étais encore un peu timide et réservée à ce sujet, quand bien même ce n'était nullement tabou pour moi. C'était juste que... Comment dire... J'avais toujours peur de mal faire, de mal m'y prendre. Mais à en juger par les soupirs et les gémissements d'Ethan, j'étais moins maladroite que ce que je pensais. Quand il posa ma main sur la mienne pour m'arrêter, j'eus un petit rire. Ah ! Il voyait bien ce que cela faisait... J'affichai un petit air fier en retirant ma main doucement. Je passai mes bras autour de son cou, haussant les épaules avec désinvolture. Il pouvait bien me faire l'amour immédiatement, ce n'était pas comme si j'allais songer à protester. Peut-être que la baignoire n'était pas le meilleur endroit, mais je ne dirais pas non, je n'étais pas folle. Cependant Ethan ne semblait pas du même avis que moi et ne souhaitais pas que nous nous unissions dans la baignoire. Cela ne me dérangeait pas d'attendre non plus, j'étais patiente. Et puis, rien ne pressait après tout. Nous avions tout notre temps (en supposant que les enfants ne se réveillent pas plus tôt, évidemment). Il disait que nous devions sortir de la baignoire... Hum, oui, mais pour le moment j'étais très bien là, moi.

Je m'attendais à ce qu'effectivement il nous fasse sortir de la baignoire, mais ce ne fut pas le cas. Je fus un peu surprise quand il posa ses mains sur ma taille pour m'attirer un peu plus à lui. Il glissa ensuite ses mains sur ma poitrine, me faisant frémir. Je me mordis la lèvre, frissonnant alors que ses lèvres remplaçait ses doigts. Je l'enlaçai, glissant mes doigts dans ses cheveux alors qu'il m'embrassait. Je me suis raidie légèrement quand il a embrassé mon cou, avant d'en mordiller la peau doucement. Cette fois ci c'était sûr, j'allais garder des traces de cette nuit. Cela ne me dérangeait absolument pas... Après tout, que je n'en ai pas eut été étonnant, non ?

Sans que je m'y attende plus, il s'écarta de moi et sortit de la baignoire, me tendant la main pour que je le suive. Un peu étonnée je lui tendis la main et me levai pour sortir. À peine avais-je posé le pied par terre qu'il me prit dans ses bras, me soulevant pour me déposer sur la commode près du lavabo. Sans plus chercher à comprendre, je l'attirai à moi pour l'embrasser. Je reculai légèrement sur le meuble pour y être vraiment assise avant de glisser mes jambes et mes bras autour de lui. Je l'embrassai de longues minutes, passionnément, oubliant presque de respirer. Ma main glissa ensuite dans son dos et arrêta sa course sur ses reins. Écartant un peu plus les cuisses pour qu'il se fasse une place entre elles, j'ai fait pression sur ses reins pour l'inciter à venir en moi. J'eus un soupir de contentement quand il céda à ma demande, se glissant en moi d'un mouvement. Je me redressai légèrement, me collant presque à lui. J'enfouis mon visage dans sou cou. J'embrassai son épaule et son cou, tout en laissant mes mains vagabonder dans son dos doucement. Après quelques secondes, je me suis écartée et j'ai pris son visage entre mes mains pour l'embrasser.

« Je t'aime, Ethan. Je t'aime. »

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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mar 26 Juil - 18:57

Elle ne me laissa même pas le temps de m’assurer qu’elle était bien installée et que ni une brosse à cheveux, ni une barrette de Lena ne la blesserait qu’elle se jetait sur mes lèvres. M’attirant à elle, elle s’installa sur la commode et passa ses bras autour de mon cou pendant qu’elle m’embrassait avec une fougue dont elle était bien peu coutumière. Si elle ne m’avait pas laissé le temps de prendre soin d’elle, elle ne m’en avait pas laissé non plus pour que je puisse me glisser entre ses jambes. Je goutais ses lèvres comme si c’était la première fois que nous nous embrassions. Sa langue ne cessait de chercher la mienne et de la repousser quand j’enroulais enfin la mienne tout autour pour la caresser. Elle me rendait complètement dingue. J’étais prêt de me glisser en elle, louant le ciel que la commode soit à la même hauteur que mon bassin, ce qui me permettait de ne pas avoir à fléchir les jambes et à me fatiguer. D’ordinaire, je m’en serais moqué mais avec la panne que j’avais eue dans le salon, je voulais pouvoir passer de longues minutes à la combler.

Il faut croire que Katarina était aussi impatiente que moi que nous soyons enfin l’un à l’autre parce que sa main a glissé sur mes reins et elle m’a attiré en elle pour me faire comprendre qu’elle me voulait en elle. Il ne m’a pas fallu longtemps pour me sentir parfaitement à ma place. J’aurais aimé pouvoir profiter de sa chaleur un petit peu, mais échaudé par nos ébats sur le canapé je me mis à aller et venir en elle doucement. J’avais l’impression que c’était notre première fois. J’avais toujours l’habitude que c’était notre première fois. Mais d’habitude, Katarina n’était pas si impatiente et désireuse. Non pas qu’elle soit passive… Rien ne me rendait plus fou que ma femme qui, pendant que je lui faisais l’amour avec passion et tendresse, m’embrasse et pose ses mains sur moi pour me dire qu’elle m’aimait.

Je redoublais alors d’attention pour elle, l’embrassant dans le cou, tandis que mes mouvements se faisaient plus longs, moins empressés. J’aimais jouer ainsi avec elle, passant d’un rythme à l’autre. Je savais combien je pouvais la rendre folle de cette manière. Le problème c’était que ça me rendait sans doute aussi fou qu’elle. Je devais faire appel à tout mon self control pour ne pas la décevoir cette fois-ci. Je voulais l’entendre soupirer, gémir, me supplier. Et je voulais sentir ses yeux se fermer, ses ongles se planter dans mon dos, son souffle s’accélérer. Je voulais qu’elle puisse sentir que je l’aimais et à quel point je l’aimais. Je n’en avais pas assez…

Pourtant, je profitai d’un baiser dans mon cou pour ralentir. Je voulais pouvoir lui faire l’amour et encore.

-Pause...Pause…Pause mon ange…

Je m’écroulais presque sur son épaule, haletant. Je ne voulais pas quitter sa chaleur, mais j’avais besoin que mon cœur reprenne un rythme normal. J’embrassai son épaule, me sentant à moitié mort. Mais si je devais choisir une manière de mourir, ce serait celle-là. J’étais tellement bien, que je ne fis aucun mouvement pendant deux minutes. Ce n’est que quand je me suis senti rejeté par elle, sans doute involontairement que j’ai eu un sursaut.
Cherchant un souffle, j’ai relevé la tête vers elle, et embrassai ses cheveux avant de les repousser pour aller agacer le lobe de son oreille. Je la savais très sensible à cet endroit, et je cherchais par tous les moyens à lui donner encore envie de moi. Pourtant, bien que j’aime la façon dont je lui faisais l’amour, je voulais qu’elle se sente bien pour m’accueillir de nouveau en elle. Et dans ma tête, il n’y avait rien de plus confortable qu’un lit.

-Je connais un endroit plus confortable que cette salle de bains.

Elle posait des yeux interrogateurs sur moi. Et je sus ce qu’elle devait se dire. Je preferais tout de suite la rassurer. Je ne comptais pas la ramener dans notre chambre. Sasha dormait dans notre chambre, et je ne me sentirais pas à l’aise pour faire l’amour à ma femme, aussi silencieux que nous puissions essayer d’etre, alors que notre fils dormait à deux metres. C’était lui manquer de respect, meme si je doute qu’il ne s’en formalise. Nous ne nous étions jamais touchés devant Lena. Jamais nous n’avions eu de gestes déplacés devant elle. Ni lorsqu’elle n’avait qu’un mois comme maintenant. Je ne me voyais de toute façon pas faire cela prés d’eux.

-Non, ne t’inquiète pas, pas notre chambre ou le salon.

Je l’embrassais une dernière fois tendrement, mes mains sur sa taille et frôlait sa joue avec mes lèvres avant de l’enlacer et la porter dans mes bras. Elle s’accrocha à mon cou, riant un peu, et je traversais le couloir pour entrer dans notre chambre d’amis. Je comptais bien utiliser cette chambre à bon escient puisqu’elle refusait que nous accueillions qui que ce soit alors qu’Alexander m’avait laissé entendre qu’il aimerait bien que j’accueille quelqu’un dans notre maison. J’aurais accepté, à condition de bien m’entendre avec la ou les personnes, mais Katarina ne voulait plus que nous vivions avec qui que ce soit…

Ouvrant comme je le pus la chambre, je posai ma femme sur le lit avant de m’allonger sur elle et de mordiller son cou. Elle portait déjà les traces de mes morsures, et je comptais bien lui en faire encore une ou deux. Ses mains glissaient dans mon dos et je sentais qu’elle allait vouloir à nouveau que je m’insinue entre ses reins et que je lui fasse l’amour. Mais je comptais bien profiter de son corps, et lui rappeler toute la journée que j’avais posé mes lèvres partout sur elle. Nous ne serions sans doute pas prêts d’avoir un moment comme cela ensemble…
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mar 26 Juil - 21:15

Je n'avais pas réclamé une seule caresse depuis des mois. Mais maintenant j'étais réellement impatiente, je me permettais de l'être. J'avais envie de lui. J'avais envie de lui appartenir et j'avais envie qu'il m'appartienne. Plusieurs mois c'est long, c'est très long. Je voulais profiter de cette nuit au maximum, d'autant plus que je ne savais pas quand nous aurions l'occasion d'en partager une autre. Nous ne pouvions pas vraiment nous permettre de faire des nuits blanches en permanence... Que nous le voulions ou non, nous ne pouvions plus être aussi insouciants qu'avant. Nous devions assumer notre rôle de parents. Nous le faisions pleinement, d'ailleurs. Mais je ne niais pas avoir envie de retrouver mon amant de temps en temps... Jamais je n'oserais faire quoique ce soit en sachant Sasha à côté de nous. Il avait beau être trop petit pour comprendre, c'était une question pudeur et de respect. Non et puis impossible d'en avoir envie de toute façon. Enfin, j'aurais envie, mais je garderais cette envie pour moi, voilà tout. Mais le plus souvent j'étais trop obnubilée par mon rôle de maman. Je ne pouvais pas la mère et l'amante en même temps. Je ne pouvais pas être les deux. C'était l'un ou l'autre. Mais quand je choisissais un rôle, je m'y tenais à cent pour cent. La seule chose qui aurait pu rappeler à Ethan que j'étais la mère de ses enfants était ma poitrine, et très sincèrement je doutais qu'il pense à s'en plaindre dans l'immédiat. Je savais qu'il n'aimait pas vraiment les grosses poitrines, mais les rondeurs que j'avais gagné étaient plutôt à mon avantage.

Je devais réellement être en manque de lui, car ses mouvements me rendaient folle. Je devais faire appel à toute ma retenue pour ne pas hurler. J'avais resserré mes cuisses autour de lui pour l'enserrer davantage contre moi. Il savait parfaitement comment me rendre folle, alors il alternait les rythmes de ses mouvements de reins. La tête toujours calée contre son épaule, je fermais les yeux, haletant doucement. Mes mains se crispèrent dans son dos tandis que je gémissais lentement. Je me suis remise à l'embrasser doucement, mordillant doucement sa peau, puisque je savais que cela le mettait dans tous ses états. J'eus un petit rire, à la fois moqueur et amusé quand il m'annonça qu'il avait besoin d'une pause. J'eus un soupir, puis je pris une profonde inspiration avant de m'écarter un peu de lui. Finalement ce n'était pas une mauvaise idée, j'avais moi aussi besoin de reprendre mes esprits et de recommencer à respirer correctement. Je l'ai lâché et je me suis appuyée sur les rebords de la commode, rejetant légèrement la tête en arrière pour reprendre mon souffle. J'ai eu un petit sourire quand il a embrassé mes cheveux. J'ai frissonné quand il les a repoussé pour embrasser et mordiller le lobe de mon oreille. Je me suis raidie, particulièrement sensible à cela. Il le savait et en jouait. Une fois de plus je glissai mes doigts dans ses cheveux, prouvant ainsi qu'aussi simple puisse être ce petit jeu, il était très efficace et me faisait un effet fou. Rien de mieux pour me redonner immédiatement envie de refaire l'amour avec lui. Tout de suite.

Je fis pourtant une drôle de tête quand il évoqua son envie de changer d'endroit. Certes la salle de bain n'était pas l'endroit le plus confortable du monde, mais je n'avais nullement envie de retourner dans le salon, et encore moins de rejoindre notre chambre... Ethan dû voir à ma tête que je n'étais pas d'accord avec ces deux possibilités, puisqu'il me rassura immédiatement. Oui mais alors, où irions nous ? Ce n'était pas que je ne voulais pas faire preuve d'un peu d'originalité, mais notre maison n'était pas si grande que cela, et nous n'avions pas des centaines d'endroits où faire l'amour... A moins que je ne sois bien trop conventionnelle ? Ma vision des choses était peut-être trop restreinte et trop étriquée. Je verrais bien après tout, j'avais entièrement confiance en Ethan. Il m'embrassa une dernière fois avant de me me soulever dans ses bras pour me porter. J'eus un petit rire tout en me blottissant contre lui comme une enfant. À chaque fois qu'il me portait j'avais l'impression de ne rien peser, d'être légère comme une plume. J'eus l'impression d'avoir une illumination, un espèce de "mais oui, bien sûr !" quand nous sommes entrés tant bien que mal dans la chambre d'ami. J'avais complètement oublié cette chambre ! Nous avions un lit à disposition, un lit bien confortable, et nous ne risquions pas de déranger les enfants ni de perdre toute envie.

À peine Ethan m'avait-il déposée sur le lit qu'il s'étendit sur moi pour recommencer à m'embrasser et mordiller ma peau. Souriant, je passai mes bras autour de lui pour le plaquer contre moi. J'avais encore terriblement envie de lui, si bien que je ne me sentais pas capable d'attendre longtemps avant de lui demander de nous unir de nouveau. Folle de désir pour lui, je n'ai pas pu m'empêcher de planter mes ongles dans son dos. Me cambrant légèrement contre lui, j'ai soupiré, j'ai gémi. Je l'ai laissé se faire une place entre mes jambes, et quand j'ai senti qu'il s'apprêtait à plonger en moi de nouveau, j'ai un peu dérapé. Devenant sauvage malgré moi, j'ai réellement planté mes ongles dans son dos, et sans vraiment m'en rendre compte, je l'ai griffé. Et pas qu'à moitié. M'en rendant compte, j'eus un sursaut. Brusquement très gênée, je posai mes mains sur sa poitrine, et je le repoussai, le faisant basculer à côté de moi. J'étais rouge et toute embarrassée. J'ai plaqué une main sur ma bouche, avec un air un peu choqué et incrédule.

« Господи ! Oh, mince, Ethan ! Désolée, j'ai... »
Guasspodi - Mon Dieu !

J'ai quoi ? Je t'ai arraché la peau du dos ? Je t'ai labouré le dos ? En gros. C'était la première fois que j'étais aussi sauvage. Je n'avais vraiment pas fait exprès, et j'avais peur que cela lui coupe toute envie. Ce serait trop bête, vraiment ! Non, il fallait que je me fasse pardonner... Tout à coup je redevenais timide et peu sûre de moi. Mais je ne voulais pas tout gâcher avec mes bêtises... J'avais vraiment le chic pour ruiner les moments parfaits. Prendre une initiative ? Au point où j'en étais, j'avais maintenant la preuve que le ridicule ne tuait pas. Je posai de nouveau mes mains sur son torse, pour le plaquer au lit, et je passai une jambe au dessus de lui avant de m'installer à califourchon sur lui. J'eus soudain une idée – sans doute pas la meilleure qui soit – en avisant les rideaux juste au dessus de la tête de lit. Avec un sourire, je tendis la main vers un rideau et détachai et le ruban de soie qui le gardait accroché à l'embrase. Ethan me regardait d'un drôle d'air, se demandant certainement ce que je faisais. Je lui ai souri d'un air malicieux, le ruban dans les mains.

« On va jouer à un nouveau jeu. Tu connais le principe du "touche avec tes yeux " ? On va faire le contraire. "Regarde avec tes mains". »

Avec un petit rire, je me suis penchée en avant et je lui ai bandé les yeux, sans trop serrer, mais en m'assurant qu'il ne voyait rien du tout. Je jubilais d'avance. J'allais pouvoir faire ce que je voulais de lui, sans qu'il voit rien venir... Finalement, ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée ?

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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mer 27 Juil - 18:32

Des frissons parcouraient mon corps à mesure que je la caressais de ma langue. Ses doigts se plantaient de temps en temps dans mon dos, me faisant lâcher de légers gémissements. Je redécouvrais son corps. Elle n’était pas aussi harmonieuse avant, je ne voulais pas qu’elle perde ses rondeurs. J’aimais le galbe de sa poitrine tendue sous mes baisers et qui se soulevait à mesure qu’elle haletait de plaisir. Quand elle se cambra et me planta à nouveau ses ongles dans le dos, je me sentis fou d’excitation. Je redoublais d’ingéniosité pour lui donner du plaisir. Je redessinais chaque courbe de ses hanches et me perdit sur son ventre alors que je sentais que je ne tiendrais pas longtemps, faible que j’étais, sans me faire une place en elle. J’avais besoin d’elle. J’allais mourir dans la seconde si je ne m’unissais pas à elle. Alors quand j’ai senti qu’elle m’appelait et qu’elle me cherchait, je suis venu à sa rencontre, plongeant en elle d’un seul mouvement. Je gémis quand je me sentis parfaitement en elle et je ne me rendis même pas compte qu’elle plantait ses ongles tellement fort qu’elle me faisait des marques.

Je voulais rester en elle, mais j’ai senti qu’elle ne se sentait pas à l’aise. J’avais l’impression d’avoir fait une bêtise et qu’elle se refermait comme une huitre. Et si j’avais été si brutal que je lui avais fait mal ? Et si j’avais ravivé la douleur et qu’elle avait senti qu’elle se déchirait ? J’en mourrais de honte si je lui avais fait du mal. Je n’ai pas compris pourquoi elle semblait si paniquée. Elle mélangeait anglais et russe, ce qui en général n’était pas un signe qu’elle se sentait bien. Elle m’avait rejetée, mis de la distance entre nous, et je ne comprenais pas. Discrètement, je jetais un coup d’œil à ses cuisses et à la couette mais je ne vis aucune trace de sang. Je n’avais peut-être pas fait de dégât, ce qui en soit me rassurait. Alors pourquoi elle m’avait repoussé de cette façon. Je tendis une main vers elle, mais elle revint vers moi et posait ses mains sur mon torse, me faisant oublier jusqu'à mon propre nom.

Je compris ce qui lui était arrivé lorsqu’elle me renversa sur le lit s’installant à califourchon sur moi. Je sentais des petits picotements dans mon dos, et elle avait du me griffer un peu trop fort. Mais la voir aussi active me faisait complètement chavirer. J’appréciais qu’elle prenne sur elle pour me donner le plaisir de me dominer un peu. Nous n’étions pas non plus adepte de la véritable domination, ce n’était pas pour nous. Mais qu’elle prenne les devants comme ça me rendait fou d’excitation, et je ne pouvais de toute façon pas cacher l’effet que cela avait sur moi. Riant presque, je la laissais diriger les choses. Je la regardais, assise sur moi, et je me retins de la faire glisser plus bas pour me glisser en elle. Trop habitué d’être le dirigeant sans doute…Mais le plaisir de me sentir à sa merci prenait le dessus, et je la laissais faire.
Elle se pencha sur moi et je pensais qu’elle allait venir m’embrasser mais elle a commencé à toucher les rideaux au dessus de la tête de lit sous mon regard médusé. Elle n’allait tout de même pas vouloir envie de refaire la déco, je vous en supplie.. Je voulais qu’elle m’embrasse, qu’elle me caresse. Alors quand elle s’est redressée sur moi, me montrant un long ruban je l’ai regardé de biais. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait.
Ha…D’accord…

J’ai ri avec elle, me laissant faire. C’était la première fois qu’elle proposait un jeu entre nous. Mais j’avoue que ses initiatives cette nuit me rendaient fou. Cela allait mettre du piment dans notre couple, et avec des enfants il faut parfois…Nous nous aimions depuis trois ans, et il ne semblait pas y avoir de routine entre nous. Alors que nous ne nous étions pas touchés en quatre mois, je me sentais flatté qu’elle semble avoir autant envie de moi.

Les yeux bandés, je ne voyais absolument plus rien, et cela me rendait absolument fou. Elle venait de me priver de la vue de son corps sublime mais j’allais jouer le jeu. Elle voulait que je regarde avec les mains hein ? Mes mains sont allées à tâtons chercher sa taille pour la faire basculer sur moi, mais elle se détachait de moi et je sentis ses cheveux dans mon cou, ses mains sur mes cuisses. Lorsqu’elle posa ses mains sur ma virilité, je lâchais un gémissement rauque et basculait la tête en arriere. Habilement, elle me caressa quelques minutes avant de remonter ses mains sur mon torse. Je n’en pouvais plus, j’avais besoin d’elle. Alors j’ai posé mes mains autour de sa taille.

-S’il te plaît.

Je la suppliais. J’étais fou de désir pour elle, j’en avais mal. J’avais besoin qu’elle me retire ce bandeau improvisé et qu’elle me laisse l’aimer. Mais elle n’en avait pas fini avec moi visiblement. Elle vint s’installer sur moi et je me sentis heureux qu’elle mette fin au supplice.

Si elle le voulait autant, j’allais la laisser nous guider vers le plaisir. J’étais à sa merci et j’en prenais un plaisir incommensurable. Elle nous imposa son rythme et je gémissais, me cambrait. Je comprenais maintenant un peu mieux ce qu’elle devait ressentir quand je lui faisais l’amour. Elle me faisait l’amour, c’était elle qui me rendait fou. Le plus dur c’était de ne pas voir son corps se soulever et s’abaisser sur moi, et de ne pas jouir du spectacle de ma femme. J’aurais aimé voir le plaisir irradier sur son visage. Je la gardais un peu plus en posant mes mains sur ses hanches et me redressait tout en faisant à ne pas briser cette unité. Je ne voulais pas me séparer d’elle, j’en mourrais. Je réussis enfin à reprendre le contrôle de la situation et je nous fis basculer sur le côté, reprenant un peu plus le contrôle de cette déclaration d’amour. Tendrement, j’allai et venait en elle quand je sentis qu’elle gémissait un peu plus fort. Je l’embrassais évitant ainsi qu’elle ne se mette à crier et à hurler son plaisir.

J’étais pourtant bien, nous ayant mis à égalité, mais j’avoue que je n’avais plus qu’une seule envie. Elle m’avait fait gouter au plaisir suprême, et je ne pensais pas dire ça, mais je voulais la laisser contrôler nos ébats. Bien vite, j’ai alors glissé sous elle, la surprenant sans doute. Mais si je devais prendre du plaisir, et jouer à l’aveugle, je voulais qu’elle me fasse le plus beau cadeau de la terre. Je voulais imaginer ce que chaque mouvement pouvait faire ressortir sur son visage. Je voulais entendre sa bouche s’ouvrir pour haleter et pousser de petits cris caractéristiques.
Elle ne se mouvait plus en moi, et j’étais complètement fou de désir pour elle. Je voulais encore la sentir m’imposer son rythme. Je voulais me laisser aller en elle alors qu’elle m’avait rendu fou.

- Pajalouïsta...
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Mer 27 Juil - 20:58

Moi, sauvage et entreprenante ? Non, pas vraiment... Enfin d'ordinaire je ne l'étais pas, loin de là. D'ordinaire j'étais un peu plus effacée, quoique je ne sois pas non plus passive. Mais j'avais compris qu'Ethan appréciait que je sois un peu plus... Comment dire... Un peu moins... Je ne trouvais pas les mots pour me décrire. J'étais simplement différente de d'habitude. J'avais un peu peur de paraître maladroite ou vulgaire, néanmoins. Je craignais qu'Ethan me fasse remarquer que j'allais un peu trop loin en lui bandant les yeux. Mais à mon plus grand soulagement il se laissa faire en riant. Je n'avais absolument pas songé à faire une chose pareille avant d'apercevoir les rideaux au dessus de la tête de lit. Et je n'en revenais toujours pas d'avoir eu un cran pareil. Si j'avais seulement pensé à ce que j'étais en train de faire, j'aurais tout lâché et je serais allée me cacher dans un trou de souris. Mais en fin de compte, c'était plutôt excitant, et même assez drôle. Je savais qu'Ethan adorait me regarder pendant que nous faisions l'amour... Il adorait se servir de ce sens et je l'en privais tout à coup sans prévenir. Il allait devoir se servir de ses mains et seulement de ses mains. Et il ne pourrait pas anticipé un seul de mes mouvements... Il ne verrait rien venir, comme disait l'expression.

En revanche moi non plus je ne vis rien venir quand il passa ses bras autour de moi pour m'attirer à lui. Surprise, j'eus un petit rire alors que je basculais en avant. Mais comme je n'avais pas l'intention de le laisser gagner, je me redressai, les mains toujours posées sur son torse. Je restai immobile un instant, me demandant comment j'allais pouvoir le torturer. J'eus un petit sourire. Parfois, il ne fallait pas chercher bien loin... Me redressant un peu sur lui, je laissai glisser mes mains sur son ventre, puis sur son bas ventre, puis plus bas... Je n'étais peut-être pas aussi agile que lui avec mes mains – ou autre chose d'ailleurs – mais j'en savais assez pour le faire gémir et se tendre de plaisir. Ce n'était pas souvent qu'il se laissait aller, et ce n'était pas souvent qu'il lâchait prise. J'avais été peut-être un peu naïve et égoïste de croire qu'il pourrait toujours se contenter de me faire l'amour sans rien. Peut-être un peu naïve de croire qu'on prenait moins de plaisir en se consacrant à l'autre... Comme quoi, j'avais vraiment très peu d'expérience. Ethan était vraiment le premier homme avec lequel j'avais fait l'amour, quand bien même je n'étais pas tout à fait vierge en le rencontrant (chose que je regrettais d'ailleurs, je me serais volontiers passée de mes premières expériences...). Il était le seul à vraiment se soucier de moi, à m'aimer vraiment. Il m'avait toujours traitée comme une vraie reine. Alors moi aussi j'avais envie de le traiter comme un vrai roi pour une fois.

Il me réclamait, et je ne pouvais pas lui dire non. Moi aussi j'avais une folle envie de lui. Déjà haletante, je me suis redressée et je me suis soulevée légèrement avant de me laisser glisser sur lui. Je me suis mordue la lèvre en fermant les yeux. Pendant un moment je n'ai pas bougé, profitant de la douceur de la situation et du plaisir qui m'envahissait lentement. Mais je finis par ne plus avoir envie de me contrôler, et les mains toujours posées sur lui je me suis mise à me mouvoir lentement sur lui, lui imposant le rythme que je voulais. Ses mains posées sur mes hanches m'arrachèrent un soupir. Je sursautai légèrement quand il se redressa brusquement. Je m'immobilisais, le laissant s'asseoir sur le lit. J'enroulai mes bras et mes jambes autour de lui, l'enserrant contre moi comme dans un étau. Je pensais que nous allions rester ainsi, mais il nous fit basculer sur le côté, reprenant le contrôle de la situation. J'aurais dû me douter qu'il ne pourrait pas s'empêcher de reprendre sa place... Il n'était pas vraiment prêt à se laisser faire complètement. Ce fut ensuite lui qui m'imposa son rythme, se remettant à aller et venir en moi lentement. Je ne pouvais que gémir, de plus en plus fort, et sans m'en rendre compte. Mes doigts se refermèrent autour d'une poignée de ses cheveux, alors qu'il se remettait à m'embrasser pour m'éviter d'être trop bruyante. Cette initiative me fit sourire intérieurement. Il ne fallait surtout pas réveiller les enfants, pas maintenant...

Ethan n'avait décidément pas fini de me surprendre, puisqu'il nous fit à nouveau changer de position, me faisant de nouveau passer au dessus de lui, avant de me supplier une fois encore. Dans ma langue. Il ne devait vraiment pas savoir quel effet cela me faisait... J'ai pris ses mains et je les ai posées sur mes hanches. Je me suis ensuite penchée en avant et je l'ai embrassé tendrement avant de me redresser sans rien répondre. J'ai recommencé à onduler sur lui comme un serpent. La pression montait lentement. Le désir était de plus en plus fort, de plus en plus brulant. C'était intense et passionnel. C'était logique après plusieurs semaines sans se toucher. Très sincèrement, je ne pensais pas me retrouver dans cette position, mais ce n'était pas pour me déplaire non plus. Pour une fois, j'étais celle qui avait pris les initiatives. J'avais eu envie de lui, terriblement envie de lui. Cela ne faisait qu'un mois que j'avais accouché, mais je n'en avais plus pu d'attendre, ayant trop envie de lui. Dieu sait combien de temps se serait écoulé sans qu'il n'ose me toucher si je ne lui avais pas montré que j'en avais envie. Mais c'était le cas, et pas qu'un peu. J'avais juste voulu le retrouver.

Après de longues et intenses minutes, je n'en pouvais plus, sans doute déjà épuisée par nos ébats précédents. Je haletais, à bout de souffle, en enchainant les mouvements de reins. Je fatiguais, lentement mais sûrement. En réalité, je n'en pouvais plus, mais je ne voulais pas craquer avant lui. Seulement, je sentais que je n'en étais pas loin...

« Stop... Stop... Tu me tues, Ethan... Je ne peux plus... Je ne peux plus... »

J'ai eu un petit rire, et après avoir pris une petite pause, j'ai repris le rythme de mes mouvements, guettant sur le visage d'Ethan le moment où il ne pourrait plus se retenir. Ce n'est qu'après de longues minutes que je l'ai vu se crisper légèrement. J'ai donné un dernier coup de bassin, et j'ai abandonné, je me suis laissée aller à cette vague qui m'a emportée, une véritable déferlante de plaisir. Haletante, cherchant à reprendre mon souffle, je me suis écroulée sur Ethan, épuisée. Ayant du mal à reprendre ma respiration de cette façon, je me laissai glisser à côté de lui. J'étais toujours à moitié étendue sur lui, mes jambes étaient en travers des siennes. Je pris une profonde inspiration, avant de soupirer de contentement. Je tendis la main vers le visage d'Ethan, et je lui retirai le bandeau d'un geste. Voilà, il pouvait recommencer à me regarder... Il pouvait voir dans quel état il m'avait mise... J'étais brulante, je devais être rouge comme une pivoine. J'étais en sueur, mes cheveux étaient encore trempés. J'aurais couru un marathon que je n'aurais pas été dans un état différent. Je tendis le bras vers Ethan, et je caressai sa joue du bout des doigts, en souriant.

« Très bonne idée... Très confortable cette chambre d'ami... Vraiment très confortable... »

Je me passai une main dans mes cheveux, avant de soupirer de nouveau. J'eus un petit rire, un peu bête, avant de me redresser. Je forçai Ethan à faire de même, pour pouvoir me glisser sous la couette. Je n'avais pas froid, mais c'était toujours plus agréable. J'attendis qu'il s'y glisse aussi pour aller me blottir contre lui. Je posai ma tête contre sa poitrine, souriant en entendant son cœur battre à folle allure. De façon possessive, j'ai passé un bras et une jambe sur lui, comme pour le garder rien qu'à moi. C'était bête. Il n'était rien qu'à moi. Et c'était absolument grisant. Si j'avais encore eu toutes mes amies de fac de médecine, je me serais vantée nuit et jour d'avoir un mari comme Ethan.

« Est-ce que tu crois qu'on pourrait dormir un petit peu ? En amoureux, comme s'il n'y avait que nous ? »

Moi, c'était tout ce que je voulais. Mais ce n'était pas vraiment de moi que cela dépendait. Zut.

_________________
« AND HE TOOK HER IN HIS ARMS AND KISSED HER UNDER THE SUNLIT SKY,
AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

— J.R.R. Tolkien.
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MessageSujet: Re: /!\ Oh Christ how I hate what I have become {ETHAN} -18 !   Jeu 28 Juil - 19:24

J’avais à peine compris que je venais de la supplier de revenir sur moi jouer les superbes amazones dans sa langue maternelle. Fallait-il que je sois complètement enivré par ma femme, ou alors inconsciemment je me disais sans doute qu’elle serait contente de l’effort que je faisais pour parler sa langue. Peut-être qu’un jour nous ne parlerions que russe dans cette maison. Je l’espérais en tout cas. Mais ce que j’espérais vraiment pour le moment c’était que Katarina cède à mon désir. Je ne pouvais pas la voir, et ca me rendait absolument fou. Je ne pouvais même pas lire sur son visage si elle allait céder à mon envie de la laisser me faire l’amour à son rythme ou non, et l’attente était parfaitement insoutenable. Alors quand elle a pris mes mains et les a posés sur ses hanches, j’ai su qu’elle allait me faire le plus beau des cadeaux. Je dus avoir un sourire totalement conquis. Mais le sourire fut vite effacé parce que je la sentis se pencher sur moi, ses cheveux se perdant dans mon cou, et ses lèvres se posèrent enfin sur les miennes. Elle m’offrit le plus veau des baisers avant de venir me faire glisser en elle. Je me cambrai alors que je me sentais me faire une place entre ses reins. C’était absolument fabuleux. Je ne la voyais pas et je comprenais maintenant pourquoi on dit d’un aveugle que tous ses sens étaient décuplés. Sa peau avait une autre saveur, son corps était encore plus chaud que d’habitude. Et je la laissais me faire l’amour, me laissant aller à son rythme. Elle me faisait vraiment l’amour. Pour la première fois, je ne pris pas les rennes de nos ébats et je savais maintenant l’effet que cela faisait. Je comprenais qu’elle me demande souvent d’arrêter de la faire languir.

Elle descendait et remontait sur moi avec une habileté jusque là encore inconnue. A chaque fois qu’elle me laissait replonger en elle d’un seul mouvement, je me sentais vibrer. C’était comme si tout mon corps vivrait à l’unisson avec le sien. Elle semblait même combler chacun de mes désirs sans que je n’aie à lui dire. Je me contentais de gémir, et de me cambrer pour me trouver toujours plus en elle, et je penchais la tête en arrière prêt plusieurs fois à me laisser aller. Mais je refusais de le faire tant que je n’aurai pas senti son corps se contracter et qu’elle aurait gémi à son tour, me prouvant qu’elle n’en pouvait plus. Si je ne pouvais pas voir le plaisir sur son visage, je l’entendais et cela décuplait le mien. J’allais un peu à sa rencontre mais je la laissais me donner ce plaisir. Jusqu'à ce qu’elle finisse pas me dire qu’elle était à bout de souffle. Je ne pus refréner un petit rire qui vint se mêler au sien. Et puis, nous avons repris notre longue marche vers le bonheur.

Je n’en pouvais plus, et l’entendre gémir me rendait fou. J’ai senti la jouissance lentement monter en moi pour finalement jaillir et me laisser complètement mort. Je n’avais jamais ressenti autant de plaisir. Elle m’avait fait l’amour…Je ne pensais qu’à ça. Elle avait accédé à mon plus grand fantasme, et j’avais résiste à l’envie d’inverser les rôles. J’avais été a deux doigts de le faire mais j’avais résisté. Et je l’avais laissé m’offrir le plus beau cadeau de la terre. Je sais que j’aurais du lui faire l’amour après tout ce qu’elle avait traversé, mais peut-être que la faire se sentir vraiment femme était une solution après tout. Elle m’avait contrôlé et elle semblait en avoir pris autant de plaisir que moi.

Mais ces considérations repartirent aussi vite qu’elles étaient venues. J’ai refermé mes bras un instant sur elle, à bout de souffle. J’aurais aimé lui dire merci mais j’étais incapable du moindre son. Je devais, pour le moment, reprendre mon souffle. Mon cœur battait encore la chamade et je me sentais vidé. J’aurais du la prendre dans mes bras mais j’en étais totalement incapable. Je la laissais même me retirer ce bandeau et sentit une larme couler le long de ma joue. Une larme de bonheur.
Elle se glissa contre moi, et je pus sentir son corps encore moite contre le mien et me sentit encore mieux que je ne l’avais été jusque là. J’aimais sentir son corps tout chaud contre le mien après l’amour. JE ris à sa petite remarque et commençait à reprendre un rythme cardiaque normal.

Je me suis redressé quand elle me fit comprendre qu’elle voulait se glisser sous la courette et la laissait me rejoindre. Je refermai mes bras autour d’elle alors qu’elle s’appropriait mon corps. J’aurais aimé pouvoir faire plus que de la serrer contre moi mais elle m’avait fait mourir de plaisir. Elle eut sans doute la meilleure idée qui soit. Dormir. Si d’habitude j’en redemandais presque, là, elle m’avait extenué.

-Il n’y a que nous mon ange. Ici, il n’y a que nous…

Cela ne devait avoir ni queue ni tête mais je n’en avais pas conscience. J’étais déjà plongé dans un sommeil à demi conscient. Et mes yeux se fermèrent au même moment, et je m’endormis sans même m’en rendre compte. Je ne pensais même pas à aller me doucher, c’est pour dire…

Je ne sais par quel miracle je réussis à me réveiller. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il pouvait être, ni de celle à laquelle nous nous étions endormis. Tout ce que je savais c’est que j’entendais Lena babiller dans sa chambre, et que vraisemblablement ma petite princesse s’impatientait de voir son papa ou sa maman venir la sortir de là. Je déposai un baiser dans les cheveux de Katarina en essayant doucement de la réveiller.

-Mon amour…mon cœur…Ma belle au bois dormant…Je crois que le moment de redevenir Maman et Papa est arrivé. Lena est réveillée, je vais aller la voir. Prends-ton temps pour te réveiller, je ferais patienter Sasha au salon.

Je la sentis me retenir un peu contre elle, mais dut quand même me résigner à m’extirper de son etreinte. Elle avait pris l’oreiller et le serrait contre elle. JE ne pus que rire face à ce spectacle. Elle devait être totalement épuisée pour ne pas avoir réagi au son de ma voix ou aux cris maintenant parfaitement audibles de Lena. D’ailleurs si elle ne réveillait pas son frère ce serait un miracle.

-Bonjour Princesse.

J’avais passé la porte et Lena m’attendait déjà, assise dans son lit et visiblement mecontente qu’on ne llui soit pas encore venu en aide. Pourtant quand elle vit que c’était moi, elle me fit le plus beau sourire qui soit. Elle était toujours aussi belle. Elle a tendu ses bras vers moi et je me suis empressé de la prendre dans mes bras et de l’embrasser partout dans le cou.

-C’est l’heure du biberon hein ?

Elle riait mais je savais qu’elle avait faim. Lena était pourtant une enfant difficile. Mais à la minute où elle se réveillait elle réclamait toujours son biberon. Les câlins en général devaient attendre. Et ce matin ne dérogea pas à la règle. Elle me fit bien comprendre avec ses grands yeux boudeurs qu’elle voulait son biberon. J’ai descendu les escaliers aussi vite que j’ai pu avec ma fille dans les bras et l’ait posée dans son parc parce que Sasha avait du être réveillé par ses cris. J’avais horreur de l’entendre crier, et je ne voulais pas qu’il alarme Katarina.
Lena boudait déjà et je m’en voulais de la blesser en la faisant encore attendre un peu.

-Je reviens, c’est promis je reviens. Je vais chercher Sasha et je reviens Lena.

Mais je sentais qu’elle allait me faire la tête. Elle recommençait déjà à pleurer et ça me fendait le cœur. Mais les pleurs de Sasha résonnaient déjà. Et j’étais presque surpris que Katarina ne se soit déjà pas précipitée pour aller voir ce que son fils avait.

-Coucou bonhomme…

J’essayais de ne pas lui montrer que j’étais touché par ses pleurs. J’avais trop peur qu’ils ne redoublent d’intensité. Et puis dés que je le pris dans mes bras, il sembla se calmer. Contrairement à sa sœur qui criait maintenant.

-Oui, Lena. J’arrive !!

J’étais dans les escaliers tentant de faire du mieux que je pouvais. Et je comprenais maintenant pourquoi Katarina disait avoir parfois du mal à les gérer tous les deux. Dans ces moments là, nous n’étions pas assez de deux. Sauf que là, ma femme dormait encore. J’espérais ne pas avoir à la réveiller encore parce que si Sasha semblait calme pour le moment, il ne tarderait pas à avoir faim. Et je ne pourrais pas le contenter. La seule que je pouvais contenter pour le moment avec un biberon c’était Lena. Je déposais alors Sasha dans son transat et l’attachait avant de le voir commencer à grimacer. Ca ça n’était pas bon signe.

-Maman arrive Sasha, ne pleure pas s’il te plaît.
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