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 Sweet blood [Pv Alexander]

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MessageSujet: Sweet blood [Pv Alexander]   Mer 27 Juil - 12:02

Un nouvel ordre, une nouvelle mission. Une nouvelle personne c'était mise à dos Armando, non, un couple. Je n'avais eu qu'une adresse et rien de plus. Quelques mots écrient sur un bout de papier en guise d'information. Rien de plus. Brooklyn, je savais brièvement à quoi ressemblait mes cibles, mais c'est tout. Je ne savais rien de plus ni pourquoi. On ne discuté pas un ordre d'Armando … Le faire reviendrait à perdre James. Non, James ne devait pas avoir honte de moi. Comment faire si je n'étais plus rien à ses yeux ? Qui voudrait de moi ? Qui voudrait d'une coquille vide ? Personne. Car je n'étais personne et que personne ne voudrait d'un fantôme. Sauf James, sauf lui. Celui sans qui je ne serais rien.

L'on me lâcha à Brooklyn, non sans m'avoir frappé avant, je devais toujours faire pitié. Le sang coulait de mon arcade alors que je titubais dans la rue. Personne ne viendrait me chercher après, car personne ne savait combien de temps j'allais mettre avant de les abattrais. Seul le résultat comptait, rien de plus.

M'enfonçant un peu plus dans les quartiers dévastés de la ville je finis par trouver le fameux immeuble où ils étaient censé résider. Entrant tremblante dans la pièce noir. J'entendis quelques bruits, des pas précipités et puis je gémis, m'écroulant lourdement sur le sol. Mimant un évanouissement. Des bruits de pas précipités, l'on me porta, me déposant alors sur un semblant de matelas. L'on soigna mon front avant de me secouer doucement. Faisant alors mine d'émerger, je me redressais, remarquant la porte par laquelle j'étais entré un peu plus tôt. Ils étaient là, tout les deux. Loin de se douter qu'ils vivaient leurs dernières instant.

Je pris alors l'homme dans mes bras alors qu'il me murmurait des mots visant à calmer ma joie simulé. Je savais que leur attention était aux plus bas, je n'allais donc pas perdre plus de temps. Sortant une petite lame de ma manche, je fis glisser mes mains le long de son coup avant de donner un coup violent dans ce dernier. Tranchant sans aucun doute la carotide. Le sang gicla sur mon visage alors que la femme se mit à hurler. Me retrouvant dans un souffle, je l'a vis se lever dans l'espoir de fuir. Trop lente, deux entailles derrière les genoux, elle s'écroule sur le sol.

Criant toujours plus fort, elle finit par se taire lorsque ma lame rencontra une dizaine de fois son ventre. Lui hachant sans aucun doute les entrailles. L'homme respirait toujours, non, plus pour longtemps. Je plantais avec violence la lame dans son coeur avant de tirer violemment, l'éventrant à moitié. Le visage en sang, je m'écoulait entre les deux cadavres. Remontant le regard vers la porte ou je vis un homme.

Je n'avais pas peur, et il n'avait pas à me craindre, je ne savais pas qu'il était, et je n'avais reçu aucun ordre à son sujet. Mon corps se mit alors à trembler de lui-même. C'était pareil à chaque fois. Tué n'était pas si anodins pour moi, quelque chose se brisait à chaque meurtre que je commettais, mais j'ignorais. Me relevant alors, je lâchais la lame qui s'écrasa au sol dans un tintement macabre. M'avançant vers la sortie, avant que l'inconnue ne me fasse face. Relevant alors les yeux à la recherche des siens, j'y vu un homme sans aucun doute puissant et entier. Loin d'être comme moi.

— Pourriez-vous me laisser passer s'il vous plait ?


Ma voix était un souffle, une plainte, aucune agressivité, ni la moindre émotion. Juste une demande innocente dans le but de rejoindre notre quartier, pour retrouver James aussi.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Ven 5 Aoû - 17:08

Besoin de prendre l'air.

Besoin de m'éloigner de cette petite ville qui aurait du être tranquille, qui aurait du être le point d'un nouveau départ et qui n'était, au final que désillusions. Je ne parvenais pas à retrouver ma femme, à retrouver la magie d'antan et je ne parvenais pas non plus à aimer cette femme qui était si différente de celle que j'avais connu. Entre nous, il n'y avait plus cet amour fort et sur, juste quelque chose de fragile qui ne résistai pas à la trahison. Gabrielle garderait toujours une place à part dans mon cœur. Elle avait été mon premier amour, mon coup de foudre.

Et puis, il y avait ces problèmes qui nous tombaient dessus, cette menace... Il y avait eu cet assassinat et la tentative d'enlèvement du bébé de Katarina. Nous n'étions plus en sécurité dans cette petite ville. Le sang et la mort n'avaient mis que 6 mois à nous rattraper. Avions-nous emmener nos démons avec nous? Armando nous avait-il retrouvé et avait-il décidé de se venger? Était-ce un simple hasard? Je ne croyais plus aux coïncidences. Plutôt à la fatalité. Mais si nous étions la cause de tout cela, il fallait y mettre un terme.

Quitter Elizabethtown m'avait semblé une bonne idée, pour quelques jours. Nous étions en été, le trajet était bien moins pénible que cet hiver. J'étais seul oui, et j'étais parti en ne prévenant qu'Ethan et Aaron. Je ne voulais pas qu'on me retienne ou qu'on tente de me dissuader. Je m'étais renfermé, comme souvent quand j'avais des problèmes personnels. Difficilement abordable, je m'étais éclipsé au petit matin.

Direction New-York, la ville que nous avions fui. Je retournai dans ce qui avait été notre abri pendant deux ans, où nous avions connu beaucoup de joies, mais aussi beaucoup de désillusions. Je n'avais pas l'impression que quelqu'un était venu ici suite à notre départ, mais peut-être me trompais-je. La bande de Venezzio nous faisait-elle payer notre affront? Nous les avions trop nargué, nous avions trop résisté, il n'avait pas aimé ce revers.

Je me retrouvais maintenant dans Brooklyn. J'étais bien sûr armé. J'avais le cœur en miettes, mais je n'étais pas suicidaire. Cette folie meurtrière qui m'avait prise quand Gabrielle avait disparu n'était pas revenue. A proximité d'un bâtiment, j'entendis des hurlements. Un vieux réflexe datant du temps où je servais mon pays me poussa à aller voir si quelqu'un avait besoin d'aide. Réflexe sans doute idiot, qu'Aaron aurait commenté non sans ironie. Alex le sauveur, le Saint-Bernard... Qui avait peut-être introduit une taupe dans la Communauté autrefois en ramassant tous ceux qui étaient seuls et démunis.

Je me guidai au bruit et finis par ouvrir la porte, arme au poing pour voir une jeune fille et un couple. Le couple était sans doute mort, à la quantité de sang que je voyais s'écouler de leurs plaies. La demoiselle avait un couteau en main qu'elle laissa tomber à ma vue. Elle semblait blessée, mais pas par la même arme. Je n'étais quand même pas sur les lieux d'un crime avec la meurtrière encore présence n'est-ce pas? Elle semblait si fragile et je perçus ses tremblements alors qu'elle approchait et me demandait poliment de la laisser passer.

Pas vraiment le comportement d'un assassin qui fuit. Mais ce n'était sans doute pas une victime, au vu du couteau. A moins qu'elle n'ai tenté de se défendre et que le véritable assassin se soit enfoui. Je ne bougeai pas de encadrement de la porte, n'accédant donc pas à sa requête.

- "Que s'est-il passé ici? Qui les a tué?"

Et que ferais-je si elle disait moi? Je n'en avais aucune idée et je me maudis de nouveau de me mêler de ce qui ne me regardait pas.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Ven 5 Aoû - 22:56

Il ne bougea pas d'un millimètre, me forçant ainsi à fixer mes yeux dans les siens. Aucun ombres couvrant les miens. Aucune craintes, aucune peur, aucun sentiment. Il me demanda alors ce qu'il s'était passé, qui avait tué le couple derrière moi. Levant les mains, je baissais la tête pour regarder le plats de ma mes mains. Je m'étais coupé, mais le sang qui maculait mes mains était bel et bien celui du couple. Relevant machinalement la tête, je ne cherchais même pas à m'essuyer les mains. Non, ca ne servirait à rien.

— Je les ai tué …

Aucun tremblement, aucune émotion. Une voix vide et sans vie. J'étais morte depuis longtemps, je ne vivais que grâce à lui et à cause de lui. Je ne pouvais vivre loin de lui, je ne pouvais ressentir. Et puis j'avançais d'un pas, me figeant de nouveau face à lui dans l'espoir qu'il me fasse passer. Je n'avais aucun ordre contre lui, je ne savais même pas qui il était. Je n'avais donc aucune raison de m'attarder sur lui. Armando m'aurait surement puni si jamais j'avais perdu mon temps avec un inconnu. Et en même temps … Je ne suivais Armando que pour James.

— Pouvez-vous me laisser passer, je dois rentrer …

Une voix étouffé par l'indifférence. Je n'étais rien, je ne ressemblais à rien. Mon short glissait presque sur mes hanches, mon t-shirt était entièrement imbibé de sang au même titre que mon corps. J'avais depuis déjà bien trop longtemps laissé saillir mes os, mes cheveux n'étant plus blond, mais auburn. Mon visage n'était plus blanc, mais bien marbré de sang. J'avais toujours fait pitié, c'était le but en même temps. Je ne pouvais exécuter mes contrats sans pitié. Dans tous les sens du terme d'ailleurs. Mais je ne pouvais ressentir de la pitié, car dans le fond, je ne ressentais rien d'autre qu'une douleur profonde au fond du ventre. Douleur qui ne renaissait que sous les coups de James.

Je me demandais alors ce qui aller ce passer. Après tout, je n'avais jamais croisé personne. Comme je n'avais jamais appris à mentir. Je ne faisais que dire la vérité, répondre aux questions qu'on me posait sans jamais réfléchir. Même à un inconnu. Après tous, je travaillais pour Armando, pas pour James. Le desservir lui ne me chagrinait pas autant que desservir James. Mais si Armando se fâchait contre James, et si il avait des ennuies ? Je devais rentrer.

— S'il vous plait Monsieur.

Polie, oui, je devais l'être, je n'avais pas le droit d'être impolie. Je n'étais personne pour l'être. Je devais t'être polie, discipliné, obéissante et ne pas penser. En sommes rien de très difficile lorsque vous n'avez aucune personnalité. C'était comme le reste. J'avais le droit de manger uniquement lorsqu'on voulait bien me nourrir, j'avais le droit de dormir que lorsqu'on me l'ordonnait. Je n'avais le droit de sortir que pour tuer… Je ne suis personne.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mar 16 Aoû - 23:09

J'étais un militaire, j'étais endurci. J'avais vu plus de cadavres que je ne pouvais en compter et j'avais moi-même tué de sang froid, juste parce qu'on m'en avait donné l'ordre. C'était mon métier, mes cibles étaient des ennemis de ma patrie qu'il me fallait abattre de façon discrète et anonyme. Je pensais être un tueur assez implacable et froid en mission, même si j'étais un homme assez sensible à mon entourage et un peu trop généreux. Pourtant, quand cette petite blonde toute mignonne et d'apparence fragile, me répliqua d'une voix atone, que c'était elle qui avait tué ces gens, je sentis un frisson glacial me courir le long de l'échine. Aucune émotion dans sa voix, ni même sur son visage, comme si cela ne l'affectait pas le moins du monde. J'étais ainsi après avoir abattu ma cible, renfermé, froid. Est-ce que j'avais donné cette impression de déshumanisation à ceux que je côtoyais? Avais-je ressemblé à ce pantin désincarné? Non, je ne le pensais pas, mais me retrouver face à un double féminin était plus que perturbant.

Elle s'avança vers moi et je la regardais faire, méfiant, mais elle n'avait, apparemment, aucune envie belliqueuse à mon égard. Rien. Juste une sorte d'indifférence, alors qu'elle marquait un temps d'arrêt en me regardant, ridiculement petite et chétive face à moi. Avec une politesse décalée dans cette situation, elle me demanda de me pousser. Je l'observais plus attentivement, cette tueuse au visage d'ange. Maigrelette, habillée avec les moyens du bord, sans aucun soin... Un short trop grand sur des hanches trop anguleuses. Un T shirt large, rouge de sang, comme son visage et ses cheveux... Une odeur douceâtre, reconnaissante entre mille, qui ne ferait que s'intensifier dans les heures à venir, avec l'odeur de décomposition. Ces gens seraient laissés à la nature, aux charognards, pourriraient là, sans sépulture ni funérailles, sans que personne ne recommande leur âme à Dieu.

Qu'avaient donc fait ces gens pour mériter un tel sort? Étaient-ils bourreaux ou victimes? Elle insista, mais je ne bougeai pas. C'était sans doute dangereux. Cette fille était dangereuse, il suffisait de voir le massacre derrière elle et la quantité de sang. Mais je n'étais pas inoffensif moi non plus et j'étais sur mes gardes.

- "Pourquoi te laisserais-je passer?"

Ma voix était dure, de même que mon regard. Pourquoi laisserais-je une meurtrière dans la nature? peut-être était-elle à la solde d'Armando, une qui avait échappé à ma purge vengeresse de l'année dernière.

- "Qu'ont-ils donc fait pour périr de ta main?"

Et si je la tuais? Pour venger ces gens, peut-être des innocents, pour empêcher d'autres de mourir? Pour débarasser la terre d'un monstre?
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mer 17 Aoû - 19:11

Immobile, il ne cessait de m'observer, défiant mes yeux vides. Que cherchait-il ? Qu'essayait-il de lire ? Il n'y avait rien à lire, rien à comprendre, personne à découvrir. Il perdait son temps, je n'avais aucun intérêt, aucun avenir loin de James. Et ici plus que jamais j'étais personne. Juste un reflet dans un miroir, une ombre sur le sol, mais rien de plus. Je n'étais qu'une ombre, un souffle, une chaleur éphémère. Que cherchait-il alors à me barrer ainsi la route ? Était-il un proche de mes victimes, les connaissaient-ils ? Savait-il qui ils étaient ? Était-il donc ici pour me tuer ? Voulait-il que je le craigne ? Croyait-il me faire peur à me faire ainsi face ? Je ne pouvais avoir peur de la mort, je ne pouvais craindre pour une vie que je n'estimais pas plus que celle que j'avais prise.

Si demain l'ordre était de me tuer, je crains que je m'exécuterais sans chercher, sans forme de procès. Je me tuerais, car l'ordre aurait-été validé par lui. Car il aurait été pour. Car mon temps à ses côtés aurait pris fin. J'accepterais la mort, car si elle venait de James elle ne pouvait que donner un sens à mon existence. Pourtant il ne fit rien sauf me poser une question. Pourquoi devrait-il me laisser passer ? Je ne sais … Ma bouche s'ouvrit alors, mais aucun son ne sortit. Pourquoi devait-il me laisser passer ?

Je restais de longues minutes silencieuse, les yeux dérivant sur les murs qui m'entouraient. Oui, pourquoi devait-il me laisser passer au juste ? Car James serait fâchés si jamais je ne rentrais pas. Car si je le déshonorais, il aurait des ennuies. Car si le jouet que j'étais pour lui faisait un faux pas, Armando le sanctionnerait… Et je ne voulais pas qu'Armando sanctionne James. Je ne voulais pas que James puisse se sentir mal par ma faute. Je ne devais pas être un poids, ni même une source d'ennuies. Relevant alors les yeux vers l'inconnu, ma voix s'échappa enfin de ma gorge.

— Car si vous m'empêchez de rentrer il aura des ennuies …

Toujours aucune émotion, juste l'impression que j'étais vide. Ce n'était pas qu'une impression, j'étais vide… Sans vie. Je n'étais rien. J'étais l'inverse de celui qui me faisait face. Lui semblait-être quelqu'un. Rien que sa voix et son regard aurait suffit à intimider une personne avec un minimum de vie. Il semblait si fort, si dure et il était quelqu'un… J'étais quoi moi ? Faible, fragile et personne… Son parfait opposé.

Il me demanda alors les raisons qui m'avait poussé à les tuer. Levant quelque peu les mains, mes yeux glissèrent sur ses mains couverte de sang. Passant outre le reste de mon corps qui portait lui aussi les traces de mon crime. Relevant alors les yeux vers lui, le regard toujours aussi vide, je lui répondais. Car encore une fois, je n'avais aucune raison de ne pas lui répondre.

— Je ne sais pas … je leurs ai prit la vie, car on m'a dit de le faire.

Mes paupière se refermèrent lourdement, me forçant à secouer la tête pour faire partir ce sentiment d'épuisement… Je n'avais pas le droit de ressentir de telle chose. Après tous je ne mangeais que lorsqu'on me donnait l'ordre, je ne dormais que lorsqu'on me disait de le faire. La seul chose que je pouvais faire était me doucher, histoire de retirer le sang que j'avais souvent en quantité sur le corps. Et là, je n'avais pas reçu l'ordre de dormir, alors, je n'avais pas le droit de faiblir.

— Qu'attendez-vous monsieur ?

Je n'avais plus qu'à attendre qu'il me laisse passer, ou qu'il décide de faire autre chose de ma carcasse.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mer 17 Aoû - 20:40

Je restais calme et stoïque, mais cette fille me mettait mal à l'aise. On aurait dit un zombie. Au sens vaudou du terme, la personne qu'on arrache à la mort, qu'on contrôle totalement, qui n'a plus d'âme et ne fait qu'obéir aux ordres. Plus rien ne l'émeut, plus rien ne la touche, pas même la douleur. C'était fascinant et effrayant à la fois. Cela m'aurait sans doute moins touché si j'avais eu en face de moi un homme, à la mine patibulaire et non pas une toute jeune fille aux cheveux blonds, aux yeux bleus et au visage d'ange. C'était ce qui rendait la chose plus horrible encore, comme une ironie morbide. J'avais posé une question, lui demandant pourquoi je la laisserais passer et j'obtins une réponse, de très longues minutes plus tard, comme si cette fille réfléchissait à la question et ne trouvait pas de réponse satisfaisante. Ce n'était pourtant pas une question piège, juste une interrogation destinée à me faire une opinion sur elle. Opinion qui était plus que défavorable alors qu'elle avait assassiné ce couple, sans doute froidement.

Et enfin, elle ouvrit de nouveau la bouche pour répondre. Pour me dire que si elle ne rentrait pas il aurait des ennuis... Qui donc? Quels ennuis? Pourquoi? Elle lâchait les informations au compte goutte, le plus naturellement et franchement du monde, sans pour autant s'apercevoir que tout cela était loin d'être limpide pour quelqu'un qui n'était pas dans sa vie.

- "Qui aura des ennuis?"

Je me demandais encore pourquoi je m'échinais à lui poser des questions, à lui laisser une chance de trouver grâce à mes yeux, au lieu de l'abattre froidement et de m'en aller d'ici. J'avais tué pour moins que ça. Qu'elle soit une jeune fille aux airs angéliques n'était pas un frein. Pourtant, je n'étais pas ce genre d'homme, à juger et à abattre froidement, sans chercher à comprendre... Pas quand je n'étais pas ivre de colère, de douleur et de vengeance, bien entendu. Mon pétage de plomb à l'automne dernier n'entrait pas vraiment en ligne de compte. Je n'avais trouvé que les hors la lois comme exutoire à ma colère aveugle et je m'étais fais une joie de les tuer.

Je lui demandai pourquoi elle avait tué. Il y avait bien des raisons de tuer un autre être humain. La guerre. la légitime défense. La convoitise. La jalousie. Le travail... Et j'en passais. Elle regarda ses mains, silencieuse, observant le sang qui les maculait. Elle leva ses yeux de nouveau vers moi et me répondit qu'elle l'avait fait car on lui avait demandé. Soit c'était une schizophrène qui entendait des voix (hypothèse tout à fait plausible au vu de son comportement plus qu'étrange), soit c'était une tueuse à gages et dans ce cas, sans doute du côté d'Armando. Donc une ennemie à abattre. Sa question, polie, décalée, me surprit. Je lui jetai un regard dur. J'avais toujours mon arme au poing.

- "J'attends de savoir si je dois te tuer ici et maintenant, pour venger ces innocents, pour empêcher que tu en tues d'autres... j'attends de déterminer si tu es un bourreau ou une victime."

Cela avait le mérite d'être clair.

- "Tu es une tueuse à gages? Qui t'a ordonné de les tuer? Armando? Sais-tu seulement ce qu'ils ont fait pour mériter la mort?"
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Jeu 18 Aoû - 10:15

Il me demanda qui aura des ennuis si je ne rentrais pas. Mais lui. Celui qui m'avait trouvé il y a trois ans, celui sans qui je serais invisible, aussi transparente que l'eau. Celui qui m'avait sauvé, qui m'avait donné le droit de vivre et ressentir. Celui qui mettait le feux à mes chaires, celui qui passait outre mon détachement à la réalité. Mon père, mon maitre, mon sauveur. Celui sans qui je n'aurais jamais ouvert les yeux, celui qui résumait mon existence par la sienne. Alors ma voix fut un murmure, un souffle lointain, fantomatique, éteints.

— James.

On m'avait appris à tuer, pas à mentir. Malgré ce que je faisais, je restais toujours une enfant brisée. Je ne savais pas distinguer les choses sur ce monde. Je ne savais si elles étaient mauvaise ou non. Et puis en générale, personne ne me posait de question, car je n'intéressais personne. Il était le premier à me poser des questions. Du moins, le premier hors Armando et James. Il me demanda alors pourquoi je les avais tué. Et ma réponse se fit le plus naturellement possible. Je ne savais pas. L'on me l'avait demandé. Mais que voulait-il ? Je lui répondais, lui disait la vérité, une vérité que je savais dérangeante pour les autres. Car moi … Je n'arrivais pas à en être touché.

Aussi loin que je m'en rappelle, j'ai toujours été incapable de ressentir quoique ce soit d'autre que la douleur. Douleur physique bien évidement. Je n'étais capable de rien d'humain. Alors, je finis par lui demander ce qu'il attendais au juste. Que voulait-il ? Qu'attendait-il ? Je ne le comprenais pas. Je ne savais pas ce qu'il voulait réellement. Il répondit alors qu'il attendait de savoir si il devait me tuer. Si pour le bien des autres je devais mourir. Si j'étais un bourreau ou une victime.

— Je continuerais à tuer tant qu'on me le demandera et ce pour que James ne se fâche pas monsieur … Alors si vous voulez me tuer pour sauver des gens, vous pouvez le faire.

Certains auraient pleuré pour leurs vies, d'autres auraient fuit. Moi je n'avais pas peur de mourir. Je ne voyais pas l'utilité de ma vie, alors pourquoi me battre pour elle ? Je ne devais rien à ce don du ciel, je n'étais rien. Personne. Je ne pouvais craindre ce que je n'estimais pas. Alors pourquoi me battre ? Pourquoi lutter ? Pour rien. Ca ne servirait à rien. La voix dure, il me demanda si j'étais une tueuse à gages, puis qui me donnait des ordre pour enfin me demander si c'était Armando et si je savais pourquoi j'avais du les tuer. Tant de question auxquelles je ne pouvais répondre.

— C'est Armando qui me l'a ordonné. Mais pour le reste je ne sais pas monsieur … Je n'ai pas le droit de poser des questions, car si je le fais, James ne sera pas content.

Mon monde tournait autour de James. Je ne voulais pas le décevoir.



Hrpg : Suicidaire ? Maso ? JAMAIIIIIIIIIS Tu m'aimes hein ?!
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mar 30 Aoû - 18:54

Je ne m'attendais pas à ce genre de... franchise. Le nom de son protecteur ne me disait rien, juste un prénom balancé au vent, qui ne m'apprenait pas grand chose. En revanche, quand elle répondit avec naturel qu'elle tuerait encore tant qu'on lui demanderait, je sentis quelque chose se fracasser en moi. Cette fille était déshumanisée, une simple machine à tuer, une arme, qui ne pensait pas par elle-même, qui ne s'arrêtait pas tant qu'elle n'aurait pas accompli sa mission. Sans doute que d'aucun l'aurait qualifié de monstre. Mais ce n'était pas tellement la définition que je lui donnais. Le propre même de l'homme était de commettre des atrocités de façon très consciente, quand les animaux n'en étaient pas capables. Les humains haïssaient avec passion, désiraient le pouvoir, l'annihilation des faibles... Les hors la loi voulaient le pouvoir sur la population anéantie, disloquée... Régner sur des ruines. Venezzio était le monstre... Ce James était le monstre. Elle n'était que le pantin.

- "Qu'arriverait-il si James se fâchait? Te frapperait-il? Te tuerait-il?"

Trop tendre Alex... Arrête de poser des questions, arrête d'essayer de comprendre cette sociopathe et tue-là. Sauve des innocents. Mais innocente, ne l'était-elle pas dans un certain sens? Elle me faisait plus pitié que peur et pourtant, je ne sous estimais pas sa férocité à tuer. Mais elle était vide. Si je coupais les fils, elle s'effondrerait, sans vie, sans volonté, sans savoir quoi faire de son existence. Sa personnalité désincarnée me frappait de plein fouet et j'avais l'impression de la comprendre intuitivement. Elle travaillait pour Armando. Étais-je meilleur qu'elle, moi qui avais tué mes ennemis sans sommations, sans l'ombre? Pour mon pays, pour la grandeur de l'Amérique, pour frapper ses ennemis. Elle était du mauvais côté, simplement... Si je la récupérais et lui ordonnais de ne plus tuer, elle ne tuerait plus. Notre ressemblance me frappa. Sauf que là où elle était une exécutante sans vie, j'avais été un sniper avec un cœur trop tendre.

Je pressentais une relation tordue entre ce James et cette fille. Il avait une emprise terrible sur elle, elle qui avait tant peur de le décevoir... Et d'être punie.

- "Comment as-tu rencontré James?"

Comment es-tu devenue une tueuse jeune fille? Comment es-tu devenue ce pantin, cette marionnette? A moins qu'elle n'ai été déjà dérangée avant la guerre... Internée? Comment savoir. Mais cette jeune fille me fascinait.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mar 30 Aoû - 20:09

Il me demanda alors ce qui arriverait si James se fâchait, si il me frappait, si il me tuait. Baissant alors les yeux je ne savais quoi lui répondre. Je ne m'étais jamais réellement posé la question. Il se fâchait déjà si souvent, je le décevais plus qu'il ne devrait t'être. Et il me frappait car je l'avais déçu. Ça et les violes lorsqu'il était de mauvaise humeur. Mais c'était normal… Enfin je crois. Je ne devais pas décevoir James et lorsqu'il était mal, je devais l'aider à allé mieux. C'était mon devoir.

— Il se fâche déjà et si jamais il devait me tuer, c'est que je l'aurais mérité …

Il ne voulait pas me tuer lui ? Car il en avait parlait ? Je ne le comprenais plus, en fait, je ne comprenais pas que l'on ne puisse me parler. Personne en me parlait à moi. Car je n'étais personne et l'on ne parlait pas à l'inexistant. Je n'étais rien et James m'offrait un peu de son existence. Il me sauvait, me maintenait en vie. Sans lui je serais morte depuis tant de temps. Il était celui sans qui je n'aurais pas vécu. Il était ma vie, mon souffle. Mon dieu, cet être supérieur qui dirigeait ma vie. Subissant ses colères ou les acceptant. Je ne pouvais pas me dresser contre lui car je n'en voyais pas l'utilité. C'est lui j'étais fichu.

Il me demanda alors comment j'avais rencontré James. James avait toujours était dans ma vie. Je ne me rappelais que très peu mon passé. Et même si je le voulais, je ne chercherais pas à savoir ce qui composé ce dernier. J'avais James, il m'avait sauvé, il m'avait fait vivre. Je n'avais pas à chercher plus loin. Je n'étais rien sans lui. Il résumait mon existence. Pourtant je fis un effort de mémoire, car il voulait des réponses et je devais lui en donner.

— Je ne sais plus … Je me souviens pas d'une vie sans lui … Il m'a sauvé il a trois ans … Mais je ne sais pas comment monsieur.

Je relevais les yeux, attendant ce qu'il avait dit. Ma mort. Tremblant doucement de froid, je vis mes bras se marbrer légèrement. Si seulement ce n'était que le froid. Je mourrais de faim, de soif et de fatigue, mais je n'avais pas le droit de ressentir de telle chose, car en le faisant, j'imposais mon existence et c'était mal.

— Pourquoi vous ne me tuez pas ?
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Dim 11 Sep - 21:37

Ses paroles me frappèrent, sa soumission aussi. A moins que ce ne soit de la résignation? Quoiqu'il en soit, il semblait avoir un pouvoir de vie ou de mort chez cette jeune femme et cela me révoltait. Elle était sans doute une tueuse compétente, mais comme les chiens qui attaquaient sur ordre de leurs maîtres, cette fille attaquait les cibles qu'on lui désignait et semblait dépourvue de toute haine ou agressivité. Des contrats, simplement des contrats, un peu comme moi autrefois. J'avais tué pour mon pays, elle tuait pour son patron. C'était ce James et Armando qu'il fallait abattre. Cette fille m'intriguait et surtout je n'aimais pas du tout cette façon de se servir d'elle, de la déshumaniser pour n'en faire qu'une arme. Une arme ça ne ressentait pas, ça ne pensait pas. Ça exécutait.

Je lui demandais depuis quand elle connaissait ce James. Il lui semblait que c'était depuis toujours. Il l'avait sauvé il y a trois ans et depuis, elle lui était entièrement dévouée apparemment. Je remarquai qu'elle avait froid et elle releva le regard vers moi pour me demander pourquoi je ne la tuais pas. Je ne répondis pas de suite et retirai ma veste, m'approchant d'elle doucement pour la lui poser sur les épaules. Cette fille éveillait mes instincts protecteurs, alors que c'était une meurtrière. Allez comprendre...

- "Il y a eu assez de morts. Viens avec moi."

Doucement, je posai une main dans son dos et la trainais dehors, loin des cadavres, loin de l'odeur douçâtre et écœurant du sang. Dans quelques heures, les mouches abonderaient. Je l'attirais plus loin, dans une autre pièce, elle aussi défoncée, avant d'exercer une douce pression sur les épaules de la jeune fille pour la faire asseoir, avant de faire de même.

- "Tu sais quel était mon métier avant la guerre?"

Non bien sûr, elle l'ignorait.

- "Sniper dans les Marines. On me donnait une cible, je l'abattais."

Comme elle en fait. Avais-je dés lors le droit de lui ôter la vie parce qu'elle servait le mauvais camp?

- "Cela ne te pose jamais un cas de conscience? Ne t'es-tu jamais demandé si ce que tu faisais était bien ou mal? Tu sais qui est Armando Venezzio? Un mafieux, qui n'hésite pas à faire régner la terreur, à tuer pour asseoir son pouvoir. Lui et ses hommes ont fait énormément de mal. Tu t'es trompée de camp dans cette guerre..."

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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Lun 12 Sep - 12:21

Il resta de longues minutes silencieux, ne bougeant pas, ne disant rien. Calme il semblait réfléchir, mais sur quoi et surtout pourquoi ? Je ne voyais pas l'utilité … Et puis il s'avança lentement vers moi et je cru un instant qu'il allait me tuer. Fermant alors les yeux, j'attendais, résigné, mon exécution. Sauf qu'il ne fit rien. Non au contraire, il posa une veste sur mes épaules. Ouvrant brutalement les yeux je le regardais avec toute l'incompréhension du monde. Annonçant alors qu'il y avait eu trop de mort. Il me demanda donc de venir avec lui. Posant doucement une main dans mon dos, j'eu peur malgré moi. L'on était gentil avec moi que lorsqu'on voulait me souiller …

C'était donc cela ? J'allais devoir payer mon crime au travers de mon corps ? Baissant alors les yeux, je me laissais guider vers l'extérieur et une autre pièce surtout. Je sentis alors sa main forcer mon épaule et je m'assis sur le sol. Brutalement tremblante de peur. Je pouvais supporter beaucoup de chose, mais ça … J'avais toujours du mal à l'accepter, même si c'était pour le bien de James. Pourtant, au lieu de se déshabiller et de me présenter un corps que j'aurais du satisfaire, il s'assit aussi. Qui était-il ? Pourquoi ne réagissait-il pas comme tous le monde, pourquoi il n'agissait pas normalement avec moi ?

Il me posa donc une question, me demandant si je savais ce qu'il avait été avant la guerre. Non je ne le savais pas. Baissant alors les yeux, je m'attendais encore une fois à une sanction. Mais rien. Il reprit en me disant qu'il avait tué. Il faisait comme moi. Il abattait sans poser de question. Étais-ce pour cela qu'il ne me faisait rien ? Car il était comme moi ? Non, il avait une vie et des sentiments lui. Reprenant alors, il me demanda si je n'avais jamais de cas de conscience de faire cela. Il me demanda si je n'avais jamais pensé que cela était mal. Il enchaina les questions et je me sentais de plus en plus incapable de répondre. Non je ne connaissais pas vraiment Armando, il m'ordonnait juste de faire des choses, c'était tout. Et selon lui, Armando était un méchant … Mais James aimait Armando … Alors Armando ne pouvait pas être le mal … Il conclut alors que je m'étais trompé de camp dans cette guerre.

Serrant brutalement sa veste autour de moi, j'avais l'impression qu'il essayait de briser toute mes convictions. Qu'il essayait de briser le semblant de vie que j'avais. Étais-ce si mal de ne rien ressentir et de tuer sans hésitation ? Je ne savais pas. Relevant alors le visage vers lui j'avais l'impression d'étouffer. L'impression que l'on compressé mon coeur pour le broyer. L'impression de n'être plus qu'un enchainement de remise en question.

— Je … J'ai toujours fait ça … je … Non, je ne sais pas si je fais du mal, mais … James …

Mes yeux retombèrent sur mes mains faisant sans cesse le chemin entre mes doigts maculé de sang. Si cela était mal ? Je n'en savais rien du tout. Relevant alors les yeux vers lui, j'avais besoin de comprendre pourquoi il ne me traitait pas comme les autres … Pourquoi il n'était pas normal.

— Pourquoi vous me demandez ça !? Pourquoi vous ne faites pas comme tous le monde …

J'avais l'impression d'étouffer, je ne comprenais pas ce sentiment de malaise qui m'envahissait, je ne comprenais vraiment pas ce qui m'arriver. J'avais besoin de respirer. Rabattant brusquement mes genoux contre moi j'avais l'impression que ce qu'il m'avait dit résonné sans cesse dans ma tête. Eveillant des millions de doutes. Eveillant une conscience que je ne croyais pas posséder … Pourquoi ?
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Ven 30 Sep - 16:15

A quoi s'attendait-elle donc? A ce que je la frappe? A ce que je la tue? Intuitivement, je devinais qu'elle n'avait guère l'habitude d'attentions à son égard. Juste des gestes gentils, sans aucune ambiguïté, sans qu'elle ne doive payer en retour. Tueuse à gage, complètement déshumanisée, complètement conditionnée pour être efficace dans ce monde en berne, voilà comment je la devinais et voilà ce qui expliquait ses grands yeux ouverts sur moi, emplis d'interrogations muettes. Qui étais-je donc pour me conduire ainsi avec elle, au lieu de me contenter de la voir comme un chien qui a une laisse et qui attaque ceux que son maître désigne? Attention, chien maltraité peut mordre son maître... Je ne supportais pas la misère, ni le malheur chez les autres et même si elle était une meurtrière, il y avait une sorte d'innocence chez elle, difficilement explicable. Heureusement que j'étais seul, Aaron m'aurait traité de fou, Riley m'aurait regardé de travers sans comprendre.

Je déposai donc ma veste sur ses frêles épaules, avant de lui demander simplement si elle savait qui j'étais avant. Évidemment que non et je me fis un devoir de le lui apprendre, mettant en parallèle nos deux métiers, nos deux façons de tuer, pour quelqu'un. Elle, pour un sale mafieux, moi, pour mon pays. Mes crimes étaient-ils plus excusables selon le côté duquel on se trouvait? J'en doutais. Mais je souhaitais qu'elle comprenne que je n'allais pas la tuer. Essayant aussi de lui inculquer quelques notions élémentaires de bien et de mal. Je ne savais pas encore si j'avais à faire à quelqu'un qui avait un problème psychologique grave ou pas. Si elle était incapable de savoir ce qui était bien ou mal, alors elle était une psychopathe et là, je ne pourrais rien pour elle.

Je vis la confusion dans ses yeux et je sentis qu'elle était ébranlée alors qu'elle ouvrait la bouche pour répondre et bafouillait, incapable de répondre aux interrogations que j'avais fait naître en elle. Elle ne s'était jamais demandée si c'était mal et de nouveau, elle me parla de ce James. Un James que j'avais une très forte envie de buter pour l'emprise qu'il avait sur cette jeune fille. Sans doute un beau salopard. Elle releva les yeux vers moi, me demandant pourquoi je faisais ça et pourquoi je ne la traitais pas comme les autres.

- "Et que font les autres ?"

Question rhétorique. Elle se recroquevilla et je m'approchai doucement d'elle, me mettant à sa hauteur, avant de reprendre :

- "Ils t'insultent? Ils t'ignorent? Ils ne songent à toi que quand ils ont besoin de tes services et t'oublient le reste du temps? Tu n'as pas le droit de réflechir, de penser par toi-même, tu n'es là que pour obéir... Comment te traite-t-on? Tu es un être humain. Tu as froid, je te donne de quoi te réchauffer. Tu es perdue, je t'aide à retrouver ton chemin."

Parce que perdue, elle l'était. perdue dans un mensonge. Elle devait trouver sa propre voie, se détacher de ces hors la loi qui ne faisaient que la tourmenter et se servir d'elle, alors que je sentais une âme innocente derrière toute cette horreur.

- "Pourquoi ne m'as-tu pas tué? Parce que tu n'en avais pas l'ordre? tu attendais que je te tue et tu ne te serais pas défendue... n'importe qui cherche à sauver sa peau, pourquoi pas toi?"

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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Sam 1 Oct - 14:45

Il me demanda brutalement ce que faisait les autres et je fus incapable de répondre. Ma bouche s'ouvrir à nouveau alors que la confusion gagné peu-à-peu mon esprit. Pourquoi doutais-je autant d'une chose qui était censé être si évidente ? Pourquoi je me laissais prendre dans les filets d'une conscience que je pensais pas avoir. Étais-ce seulement ma conscience qui m’appelait ainsi ? — Ce qui suit est complètement inutile, mais vu que j'ai envie de faire une réponse longue et inutile — Je ne me rappelais pas d'une vie avant James. Juste des fragments d'un passé qui me semblait aussi étranger qu'une histoire contée un soir de pleine lune. C'était étrange, je ne m'étais jamais approprié mon passé, je n'avais jamais cherché à l'apprendre, à le faire mien. Je n'avais jamais cherché à vivre. Car qu'était la vie dans le fond ? Une succession de secondes, de minutes, d'heures, de jours, de semaines, de mois, de trimestre, de semestre, d'années, de décennies, mais jamais de siècles, ni de millénaires... La vie n'était rien, rien de plus qu'un enchainement improbable d'action et d'événement. Et ma vie n'était rien de plus qu'un enchainement d'incohérence et de futilité.

Alors pourquoi lutter, pourquoi faire semblant de participer à quelque chose d'aussi incertain que la vie elle-même. Pourquoi chercher à rentrer dans ce jeu, jeu que nous perdrons tous, car seule la mort détenait la victoire. La seule capable de jouer et vaincre sans craindre qu'on la défis. La seule qui reprendrait toujours le dessus, la seul qui ne pourrait-être défaite bien longtemps. Elle qui avait fait coulé beaucoup d'encre et que nous tentions en vain d'abattre. Celle sur qui des livres furent écrit et des films tournées. Des films où la mort reprenait ses droits, ou elle tuait le plus violemment possible les personnes qui lui avait échappé... Je ne pourrais vous dire comment ce nommé exactement ce films, mais je me souviens d'un vague souvenir de ma personne face à son horreur. Pourquoi m'a-t-il marqué ? Car je pense qu'à lui seul il résume mon existence. Je suis l'esclave de la mort, je travail pour elle et tant que je ne lui tournerais pas le dos, je continuerais. L'on ne pouvait lutter contre la mort.

Car au fond, qu'est la mort ? Une succession d'événement plus incontrôlable les uns que les autres menant obligatoirement à la fin. C'est elle la véritable maitresse de nos vies. C'est pour s'attirer ses grâces que nous tuons, pour qu'elle ne nous remercie pas trop vite, ou dans mon cas, pour qu'elle ne tourne pas le dos à James, pour qu'il demeure dans ce monde le plus longtemps. Que n'aurais-je pas fais pour lui offrir mes années, que n'aurais-je pas faire pour le rendre éternelle et magnifique. Unique et immortel comme ces créatures de la nuit, comme ces vampires. À quoi bon ne pouvoir faire face au soleil lorsqu'il n'y en avait plus ? Oui, j'aurais aimé que James soit de ceux là, qu'il subsiste malgré les années. Car il m'avait fait vivre durant des mois, car il méritait de vivre aussi longtemps que le monde …

Ainsi donc, il m'avait demandé ce que faisait les autres ? Il ne faisait pas comme lui c'était d'une évidence sans nom. Je me recroquevillais donc sur moi-même, ne sachant plus quoi penser. Ces évidence ne semblaient n'être plus que des fantômes, son comportement me chamboulé bien trop. Il s'approcha donc de moi, se mettant à ma hauteur avant de reprendre alors que mes yeux se levait lentement vers lui.

Que voulait-il au juste ? Pourquoi n'agissait-il pas comme tout le monde ?

Il demanda donc s'ils m'insultaient, s'ils m'ignoraient pour ne penser qu'à moi lorsqu'ils avaient besoin de moi. Enchainement par ce qui semblait-être des évidences pour lui. J'étais un être humain, certes, mais je n'étais que ça. Un membre d'une espèce parmi tant d'autre. Oui j'étais perdu, mais c'était lui qui me poussait hors des chemins qui m'étaient destiné.

Ma bouche s'ouvrit lentement, cherchant alors à lui faire comprendre qu'il se trompait. Mais je n'y parvins pas. Il avait semé le doute en moi et je ne savais plus quoi penser ni quoi faire. Il m'avait complètement éloigné de ma route. Alors, ma bouche se referma bien rapidement. Ne pouvant défendre ma vie. Ne pouvant lui opposer quelque chose qui tiendrait la route. Il était bien plus sur de lui, bien plus fort, bien plus humain. Oui, il était humain, moi pas. Je n'étais rien de plus qu'un ombre alors que lui rayonnait par sa vie. Moi j'étais morte, je défendais la mort alors qu'il protégeait la vie bien plus farouchement que moi pour la mort. N'avait-il pas raison dans le fond ?

Il me demanda donc pourquoi je ne l'avais pas tué, ajoutant que je n'en avais peut-être pas reçu l'ordre. Oui, j'attendais qu'il me tue, et je ne me serais pas défendu car je n'avais pas à le faire. Je devais mourir, je n'étais rien et me défendre reviendrais à porter une importance quelconque à ma vie.

— Car je ne suis rien … Je n'ai pas le droit de me défendre …

Et puis quelque chose que je n'aurais jamais cru possible se passa. Une larme perla le long de ma joue, puis une deuxième. Et ce fut enfin des torrent qui arrivèrent. Pourquoi je pleurais ? Pourquoi ? Je ne comprenais décidément pas ce qui arrivait. Mon cœur se serra brutalement alors que je me sentais clairement panique.

Me levant d'un coup je jetais sa veste sur le sol, faisant quelques pas en arrière. Tremblant de plus en plus. Je commençais à avoir peur, réellement peur. Peur, car je commençais à douter de James. Je commençais à croire ce qu'il disait lui, car ses gestes, son comportement … mes gestes, mon comportement, ceux des gens que je tuais … Tout semblait abonder dans son sens. Il avait raison, non, il semblait qu'il ait raison.

Il ne pouvait pas … Je ne le connaissais pas, il ne pouvait pas, il ne pouvait pas me faire croire tant de chose, c'était complètement affolant. Depuis ma naissance je mourais, et le seul à ne m'avoir jamais fait ressentir quelque chose était James. Il savait me faire vivre. Il savait me faire hurler, pleurer, trembler … Personne d'autre ne savait le faire … Alors non, lui ne pouvait pas me faire ressentir des choses plus forte, plus importante. Il n'avait pas le droit.

— Taisez-vous ...

Je ne voulais plus l'entendre, alors je me mis à répéter ce que je disais en boucle. Je ne voulais pas me mettre à douter de James. Reculant bien plus encore, mon dos fini par épouser un mur, glissant contre ce dernier alors que mes larmes semblaient refuser d'arrêter de couler.

— Vous avez tort … Je n'ai pas le droit de réfléchir, ni de penser, ni de vivre, James si … Sans lui je serais morte, il me fait vivre … Ils ont le droit de m'insulter, de me frapper... de me violer … ils ont le droit … je ne suis personne, personne n'a voulu de moi sauf James … Alors taisez-vous …

Il n'avait pas le droit... Il n'avait pas le droit... Je ne voulais pas croire ce qu'il disait car il mentait. Il n'avait pas le droit. Il voulait juste me torturer. Le monde n'était pas plein de douceur, il était violent et James ne faisait que vivre comme ce monde. Il ne faisait que vivre et me donner un peu de son temps pour moi. Il n'avait pas le droit … Il mentait, je n'avais le droit à rien d'autre que la mort … Il n'avait pas le droit … Il n'avait pas le droit de me faire pleurer, de me faire penser et réfléchir … James allait-être en colère et Armando aussi … Non, il n'avait pas le droit.

Le problème était que son discours tenait la route, qu'il était rassurant... Personne n'était rassurant avec moi. Personne ne l'avait jamais été … Alors pourquoi l'était-il ? Pourquoi je restais …

Si il n'était pas logique avec le monde je ne l'étais pas non plus. Je refusais de l'entendre, mais je restais la. Je ne pouvais pas non plus le tuer, je n'avais pas reçu l'ordre de tuer et je ne voulais pas le faire … j'avais peur … peur de ses mots qui me touchaient tant. Peur que cela soit bien plus vrais que je ne voulais l'admettre. Peur qu'au finale je prenne conscience de la véracité de ses mots. Oui, j'avais peur de ce qu'il faisait. J'avais peur de ses mots …

C'était bien la première fois que je ressentais cela pour quelqu'un d'autre que James. Cette peur de la vérité. Une vérité qui était si subjective et pourtant si forte dans sa bouche. Une vérité que j'aurais aimé accepter... Non ! Je ne devais pas trahir James … Pourtant … l'envie ne me manquait pas. Lui qui semblait tant comprendre ce monde, lui qui semblait pouvoir en parler sans pour autant en souffrir …

Me recroquevillant sur moi même, je me mis à basculer d'avant en arrière je ne voulais plus l'entendre, je ne voulais plus l'écouter, je voulais rentrer. Partir loin d'ici. Partir loin de lui et son assurance. Lui et sa vie. Lui et cette foutu présence qui me faisait tant défaut.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mar 18 Oct - 18:49

Sa réponse me fit mal pour elle. Se dévaloriser autant, penser qu'on était aussi insignifiant, c'était... inhumain. Je ne comprenait pas que l'on puisse en arriver à penser ainsi. Elle devait avoir subi un choc quelconque, un traumatisme, pour qu'on réussisse ainsi à la persuader qu'elle n'était rien. Chaque vie était précieuse, aucune ne valait davantage qu'une autre. Elle était bien trop jeune pour tenir un tel discours. Mon impression la concernant était bonne : elle n'était qu'un chien qu'on avait dressé pour exécuter des ordres, mais qui n'avait aucune volonté propre. Si on ne lui disait pas de manger, elle ne mangerait pas. Si on ne l'incitait pas à dormir, elle ne dormirait pas. Aucune pensée par elle-même. Je comprenais que sa rencontre avec quelqu'un comme moi la plonge dans la perplexité. Voire même dans la tristesse alors qu'une larme dévalait sa joue, bientôt suivie d'une autre. Preuve qu'elle n'était pas si proche de la machine ou de l'animal que cela. Elle avait mal. Au cœur, à l'âme, je n'aurais su le déterminer avec exactitude, mais c'était un fait.

Elle se leva brutalement, jetant ma veste au sol avant de me regarder, hallucinée. Je ne savais pas ce qui se passait dans sa tête, mais c'était clairement un sacré méli-mélo. Je le voyais dans son regard de biche traquée. Il se passait quelque chose, quelque chose qui la décontenançait, qui remettait en cause tout ce qu'elle pensait acquis. J'étais presque attristé qu'elle ressente cela alors que je ne cherchais qu'à l'aider, mais il fallait parfois guérir le mal par le mal. Elle m'ordonna de me taire. Paroles insidieuses qui se faisaient un chemin jusqu'à sa raison et ébranlaient toutes ses certitudes.

Elle recula, commençant à répéter ses paroles comme un mantra. Le mur la bloqua bientôt et elle se laissa lentement glisser contre, pleurant toujours, alors qu'elle refusait la vérité. Chaque parole qu'elle assenait me donnait envie de tuer ce fumier qui l'avait prise sous sa coupe. Seul lui la faisait vivre hein? Et par ce fait, il avait tous les droits sur elle? De l'insulter, de la frapper, de la violer? C'était cela être vivante pour elle? J'étais atterré. Inexorablement, elle basculait dans un autre monde, se balançant d'avant en arrière comme une autiste. Je soupirai, avant de récupérer ma veste et de venir m'accroupir en face d'elle, posant une main sur son bras pour capter son attention, mais avec précaution, sans faire aucun geste brusque.

- Tu es forcément quelqu'un. On te traite tout juste comme un chien, un objet dont on dispose à sa guise et qu'on oublie quand on n'en a plus besoin. Tu n'es pas un jouet, ni un animal, tu es une jeune femme. Personne n'a le droit de t'insulter ou de te battre, de disposer de ton corps à sa guise. Ce n'est pas ça être vivante.

Je marquais une pause, hésitant à poursuivre. Si jamais je la ramenais avec moi, Aaron et Ethan allaient me tuer. Étant donné ce qu'il se passait à Elizabethtown, ramener une gamine paumée, mentalement dérangée et affiliée aux hors la loi était complètement irresponsable. Je n'avais pas fini de les entendre me railler sur mon côté saint bernard.

- Tu pourrais venir avec moi si tu le désirais. Plus jamais tu ne verrais James. Plus jamais tu n'aurais à tuer ou à subir une quelconque violence. Tu apprendrais à vivre normalement. A penser par toi même, pour toi même. A faire ce que tu as envie de faire et à n'obéir à personne aveuglément. Si tu venais avec moi, je t'apprendrais réellement ce que c'est qu'être vivante.
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MessageSujet: Re: Sweet blood [Pv Alexander]   Mar 18 Oct - 21:22

Il s'approcha à nouveau de nouveau de moi. Je le sentais poser sa main sur mon bras alors que je me figeais. L'écoutant alors qu'il me disait tout ce que personne ne m'avait jamais dit. J'étais un humain ? Et ils me prenaient pour un chien. Il faisait naitre quelque chose de bien plus agréable que James. Un semblant de reconnaisse, un semblant d'égo. Je n'avais pas l'habitude et je n'arrivais pas à gérer cette nouveauté. Je n'arrivais à me l'approprier.

Il marqua une pause avant de me dire que je pouvais venir avec lui. Que je pouvais le suivre et penser par moi-même. J'avais du mal à assimiler tout ça. Trop parfait trop loin de ce que j'avais l'habitude de voir, trop. Alors je me mis de nouveau à paniquer. Posant mes mains au sol à la recherche d'une solution, je sentis quelque chose de coupant et compris que c'était du verre.

— Arrêtez !

Resserrant ma main sur le bout de vers que j'avais trouvé, je dépliais le bras dans le but de lui trancher la gorge. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de me dire ça. Il n'avait pas le droit d'éviter. Me relevant brutalement je me tenais contre le mur, courant comme je pus, je finis par tomber au milieu de la salle. Ma main saignant à cause du verre. Mes bras tremblaient alors qu'ils étaient tendu sur le sol. La gorge serré, et les larmes continuant de couler le long de ma joue. Pourquoi tant que question ? Pourquoi avais-je l'impression d'avoir tout raté ?

— Désolé, excusez moi … Excusez-moi …

Me redressant brutalement, je pris la fuite vers la première porte que je trouvais. Quittant ces lieux ou mon esprit avait enfin prit sa place. Où une conscience c'était éveillé. J'avais besoin de le fuir car je n'arrivais pas à accepter toute ces nouveauté. Je m'étais fait peur.

Reprenant le chemin du QG, je courus le plus vite possible, finissant par arriver comme une balle dans les couloir avant de me précipité dans cette douche. Retirant mes vêtements d'un mouvement, je m'engouffrais dans la petite pièce ou l'eau commença à couler sur ma peau, faisant partir le sang et les larmes qui avait mutilé mon visage.

J'avais peur de croiser James, de comprendre qu'il avait raison en disant que mon maitre ne s’intéressait pas à moi. Qu'il ne faisait que jouer avec moi. J'avais peur qu'il ait raison et que tout ce que je considérais comme acquis ne soit faux, entièrement faux ... Ou irais-je si jamais cela était le cas ? J'avais essayé de tuer celui qui m'avait ouvert les yeux et personne d'autres ne voudraient de moi.
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