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 La fin du voyage ?

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MessageSujet: La fin du voyage ?   Mer 17 Aoû - 18:07

    Les allées et venus dans l'appartement de Vitali et d'Eden ne semblaient pas s'arrêter. Armando était passé peu de temps après la naissance pour féliciter son fils, il avait même regardé Milo. Pendant quelques secondes Eden à crue qu'il allait le prendre dans ses bras. Il semblait heureux que cela soit un fils : cela n'est guère étonnant. Suite à cette visite tous ses fidèles hommes de mains devaient passer voir l'héritier en attendant que l'héritier « pur » naisse. Eden ne se sentait pas à l'aise avec toutes ces personnes qui bourdonnaient autour d'elle, seul Vitali et Ava on sa confiance. Elle se méfiait des autres comme la peste. Dès qu'ils étaient dans la pièce, elle gardait un oeil attentif sur son enfant, telle une lionne elle était prête à sortir les griffes voir même les crocs. Son instinct maternel la rendait plus forte que jamais. Toutes ses peurs étaient en partit envolés, ils ne restaient que sa force qu'elle avait autrefois. Elle était prête maintenant à tout pour protéger sa famille et ce même si elle devait donner sa vie. N'est-ce pas le rôle d'une mère ? Son fils allait devoir grandir dans un monde brutal, cruel remplit d'hommes infâmes qui voudront le manipuler, mais il pourra toujours se reposer sur ses parents. Jamais Vitali ne deviendra comme Armando : Eden en était persuadée ! Elle savait que Vitali serait un père fabuleux, il ne voulait pas la croire, mais elle avait vu juste. Vitali se trouve être un père aimant et complètement gaga de sa progéniture d'un autre côté Milo était craquant. Il souriait tout le temps et à tout le monde. Ces sourires faisaient un bien fou à sa mère qui y répondait avec plaisir. Il y en avait tellement peu avant sa naissance...
    Eden était sur un petit nuage qu'elle partageait avec Vitali quand il était là, il avait beaucoup d'affaire à régler et depuis que des enlèvements et des meurtres touchent anormalement les hors-la_loi tout le monde est suspectés. Il fallait donc interroger tout le monde pour savoir qui ment ou pas. Eden savait que c'était dur pour Vitali, elle tâchait de l'épauler mais il ne voulait rien lui dire comme d'habitude. Eden morte de peur arrivait de mieux en mieux à cacher ses émotions surtout devant son fils, quand il dormait elle pouvait se « lâcher » mais quand il était réveillé elle était un roc. Qui aurait cru ça de sa part, elle surprend beaucoup de monde, mais surtout elle se surprend elle-même. Son beau-père à mis des hommes pour la protéger : où qu'elle aille des hors-la-loi la suivent pour la protéger, car s'il y a bien une chose qu'Eden ne faisait jamais c'était laissé son bébé seul. Elle était tout le temps avec lui, quand elle prenait sa douche elle m'était le siège dans la salle de bain et fermait la porte à clé. Paranoïaque ? Oui surtout quand on parle de Milo. Il ne faut pas oublier qu'il est le descendant des Venezzio. Armando n'allait pas se satisfaire de son enfant de sang, il allait aussi vouloir Milo quoique Eden fasse. Et puis Sarah était encore dans les parages et représentait une menace qui ne fallait surtout pas négliger. Pour l'instant elle avait tenu sa parole mais jusqu'à quand ? Eden savait qu'Armando attendait qu'elle accouche pour la tuer, à quoi lui servirait-il ? Elle l'a trahi une fois or on ne trahit jamais deux fois Armando.


    Pour éviter de devenir folle, Eden sortait au moins une fois par semaine pour faire respirer l'air pur à Milo, elle tentait à chaque fois de trouver une fleur, un brin d'herbe, une feuille, un peu de terre fraîche pour faire sentir à son fils, lui faire toucher des choses qui n'auraient sûrement jamais la chance de connaître en vue de la situation. Sa mère lui faisait la même chose quand elle était petite c'est pourquoi elle reproduisait ces gestes avec son fils. Une fois elle avait même trouvé une petite pâquerette qui entre deux pierres essayaient de survivre. Ce jour-là le soleil était au rendez-vous, les quatre gardes du corps la suivaient de près et elle devait avancer au rythme des deux hommes devant elle qui scrutait les fenêtres et les moindres recoins du regard : leurs mains sur leur arme prête à dégainer.

      « Regarde Milo, le soleil est de retour. »


    Milo gazouillait et regarda sa mère avec ses grands yeux bleus et lui adressa un beau sourire. Le genre de sourire qui faisait fondre Eden qui l'embrassa sur le front. Elle portait Milo grâce à un foulard qui était autour d'elle et qui tenait le bébé contre le torse de sa mère.

      « On va trouver quoi aujourd'hui mon cœur ? Peut-être une autre fleur qui sait, jamais deux sans trois n'est-ce pas ? »


    Au bout de 10 minutes Milo dormait à poings fermés, sa petite bouche ouverte. Eden voulait encire profiter du soleil et décida de continuer la marche. Alors qu'ils marchaient tranquillement un des hommes d'Armando plaqua la jeune mère et l'enfant contre un mur : dans l'ombre.

      « Madame, ne faites plus un bruit, nous sommes surveillés. »


    Le cœur d'Eden se serra, elle passa ses bras autour de Milo instinctivement pour le protéger et écouta les ordres de Tom. C'était sûrement le plus « gentil » des quatre. Elle avait eu l'occasion de parler avec lui plusieurs fois et appréciait sa compagnie. Un autre garde arriva pour faire un compte rendu à Tom :

      « Il faut rester vigilant Tom, nous devrions rentrer. En direction de mon bras : deux ombres humaines armés.
      - Reçu. Madame il faut maintenant rentrer.
      -Je vous suis. »


    Le temps qu'il se retourne : ILS étaient là.
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HAND OF FATE

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MessageSujet: Re: La fin du voyage ?   Jeu 18 Aoû - 11:31

Ils étaient trois. Trois colosses qui auraient facilement pu être gardes du corps ou videurs dans une vie passée. Ils étaient bruns tous les trois, et l'un d'entre eux avait eu la moitié du visage brulé lors d'on ne sait quel accident. Personne ne lui avait jamais demandé, et personne ne voulait réellement le savoir. Aucun d'entre eux n'était bien bavard, et c'était pour cette raison qu'ils faisaient équipe : il n'y aurait aucun problème entre eux. Ils étaient froids, calculateurs, sans remords. Parfaits pour le travail qu'on leur demandait de faire. Ils se ressemblaient tous étrangement. On aurait presque pu les prendre pour des frères. Ils avaient tous des cheveux bruns coupés très courts, et des yeux noirs peu expressifs. Mais malgré ce manque d'expressions, ils faisaient froid dans le dos. Ils avaient l'air de parfaits robots, comme dans les films de science-fiction. Les parfaites machines à tuer.

Ils trouvaient leur travail facile. Tuer des hommes, enlever des filles et des enfants, rien de bien compliqué pour eux. Presser sur la détente d'un revolver était comme un réflexe pour eux. Et donner une ou deux claques à des femmes ou des enfants pour les calmer ne leur faisait ni chaud ni froid. Ils y trouvaient même une certaine satisfaction. Comme ils se plaisaient à le dire, cela occupait leurs journées et les aidait à passer le temps. La mission aujourd'hui n'était pas bien différente des autres. À savoir : tuer autant d'hommes que possible et ramener autant de filles que possible. C'était un peu moins simple ces derniers temps, les gens se méfiaient de plus en plus. Ils devaient frapper au même endroit que d'habitude, alors forcément au bout d'un moment cela ne passait plus inaperçu. Mais cela ne les inquiétait pas plus que cela. Au pire, cela mettrait un peu de piment dans leur mission. Quand c'était trop facile, cela ne les amusait qu'à moitié seulement.

Ils se déplaçaient dans les rues de New-York avec une agilité et une vitesse remarquables. Ils étaient invisibles. Entièrement vêtus de noir, ils faisaient attention à ne se déplacer que d'ombre en ombre. Ils ne devaient pas être repérés, ils devaient être les plus discrets possibles. Certains des leurs n'avaient pas fait attention et avaient été suivis. Personne ne devait savoir qui ils étaient, personne. Un vent de panique devait souffler sur la ville et ses environs, mais personne ne devait savoir qui ils étaient et pourquoi ils faisaient ce qu'ils faisaient. Faire peur, c'était presque le but des opérations. Ça et autre chose, bien évidemment... Quoi de plus tentant que reprendre le contrôle du monde ?

Ils se figèrent tous les trois en apercevant un petit groupe. Quatre hommes, une femme, et un très jeune enfant. Eh bien, les voilà leurs cibles ! Sans faire un bruit, ils dégainèrent leurs armes et s'approchèrent en silence. Deux d'entre eux prirent sur eux de se mettre bien en vue, tandis que l'un d'entre eux se glissait derrière. Le petit groupe ne prêta pas attention à leurs arrières... Quand ils se retournèrent, trois hommes sur quatre furent abattus d'une balle dans la tête. Rapide, précis, efficace. Les deux hommes restés en retrait s'avancèrent, de façon à encercler ce qu'il restait du groupe. L'un d'entre eux eut un petit rire en voyant la femme serrer son bébé contre elle.

« Tu nous laisse partir avec la petite dame et on te laissera vivre, petit gars. »

Inutile de dire qu'ils avaient l'intention de le tuer lui aussi.

« Ne faites pas d'histoire et venez avec nous, madame. Vous ne voudriez pas qu'il arrive quelque chose au gosse, pas vrai ? »

Ils n'avaient pas l'intention de faire du mal au petit. Ils n'avaient pas vraiment le droit... Mais ils n'étaient pas obligés de dire qu'il y avait un enfant, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: La fin du voyage ?   Jeu 18 Aoû - 13:29

    Ce fut comme un éclair...

    BANG BANG BANG.

    Trois coups de feu : trois hommes à terre. La marge était bonne pour eux, elle l'était moins pour Eden qui se raidit immédiatement aux sons de ces coups. Elle avait déjà entendu des coups de feu, mais jamais d'aussi près, jamais contre elle. Elle compta ses ravisseurs aux nombres de trois, tétanisée par la situation elle resserra son étreinte sur son petit qui dormait encore à poings fermés. La mère remonta le tissu pour englober complètement sa progéniture. Elle savait que ces hommes n'hésiteraient pas à faire du mal à son enfant et à elle. Eden se doutait bien qu'ils faisaient partit du groupe qui terrorisait la ville par ces enlèvements et ces meurtres. Maintenant seul avec Tom elle ne savait plus quoi faire. Son cerveau était déconnecté. Elle regretta amèrement sa volonté de se promener, elle aurait dû se douter qu'un jour cela allait mal se finir. Mais Eden se pensait en sécurité dans le quartier Général des Hors-la-loi après tout : qui oserait pénétrer dans ces quartiers dangereux ? Apparemment eux en étaient capables. Tom se mit devant la femme de Vitali et pointait l'homme qui avait ri avec son arme.

      « Tu nous laisses partir avec la petite dame et on te laissera vivre, petit gars.
      -Tu penses vraiment que je suis née de la dernière pluie ? Je finirai comme les autres je le sais. »


    Tom en avait vu d'autre, Eden avait confiance en lui.

    BANG BANG

    Eden cria : elle venait d'être asperger du sang de son garde du corps. Tom tomba raide mort à terre en emportant avec lui un des trois hommes. Eden était maintenant seule face aux deux malabars qui la regardaient de façon malsaine. Elle tremblait de peur, Milo ouvra les yeux pour les poser sur le visage de sa maman.

      « Ne faites pas d'histoire et venez avec nous, madame. Vous ne voudriez pas qu'il arrive quelque chose au gosse, pas vrai ? »


    Eden ne répondit pas, elle recula tout doucement, mais trébucha en arrière sur le corps d'un des gardes du corps. Milo se mit à pleurer, elle essayait de le calmer tant bien que mal en continuant de reculer. Pour faire quoi ? Gagner du temps ? Peut-être que des Hors-la-loi allaient venir ayant entendu les coups de feu... Peu probable cela était trop courant dans le quartier pour que cela soit une alerte et puis il n'y avait que des Junkie autour alors... Justement un homme complètement défoncé sortit de l'ombre comme les hommes, contrairement à eux il titubait et ne semblait pas être en grande forme. Il fut la diversion qui permit à Eden de se relever et de s'enfoncer entre les immeubles. Elle connaissait à peu près l'endroit et elle espérait que cela serait un avantage. Une force qui lui était alors encore inconnue avait pris le contrôle de ses jambes qui ne semblaient pas avoir oublié les années d'athlétisme qu'elle avait fait. Milo continuait de pleurer, Eden se mit dans un coin à l'intérieur d'un bâtiment et essaya de calmer son bébé :

      « Milo mon amour s'il te plaît tait-toi, ce n'est pas le moment. Je t'en prie calme- toi mon cœur ça va aller. Maman est là... »


    Elle était à deux pâtés du QG, Milo continuait de pleurer malgré les supplications de sa mère. Eden savait que les cris de son enfant étaient dangereux, mais elle n'allait sûrement pas l'abandonner. Elle se releva rapidement et reprit sa course en collant Milo contre elle. Elle entendait les pas lourds et les rires des deux hommes. Eden était morte de peur et cette dernière n'allait pas se calmer : elle était dans un cul de sac.
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HAND OF FATE

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MessageSujet: Re: La fin du voyage ?   Ven 19 Aoû - 12:54

Il eut été étonnant qu'il coopère... Eh bien tant pis , une balle dans la tête et n'en parlons plus ! De toute façon, l'homme aurait été bien idiot de penser qu'il allait survivre. Au moins était-il mort avec honneur, en faisant son travail... Enfin, il était mort bêtement, pensaient-ils tous les trois. Aucune femme, aussi jolie soit-elle, ne méritait que l'on meurt pour elle. Inutile de dire que ces trois là ne croyaient nullement à l'amour que l'on pouvait porter à une femme... Ou à qui que ce soit d'ailleurs. Maintenant, la demoiselle était seule et personne ne viendrait à son secours, de toute évidence. Et si quiconque venait, tant pis. Ils n'avaient pas peur d'utiliser d'autres balles, après tout. Ils avaient un stock raisonnable de munitions dans lequel ils n'hésitaient jamais à piocher. Ils n'étaient pas économes, loin de là... Pourquoi se brimer quand on pouvait laisser sa violence s'exprimer ?

Évidemment, la petite dame était terrifiée... Mais elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle même. Enfin, on avait pas idée d'aller se promener dans de pareilles conditions, ce n'était pas raisonnable... Ce qui arrangeait bien nos trois compères qui avaient trouvée la proie parfaite, sans même à avoir à la chercher. Ils ne la laisseraient pas filer. Elle pouvait reculer comme elle le voulait, ils ne la laisseraient pas partir. Elle était la biche et ils étaient les chasseurs. Cependant, ils n'avaient pas prévu de voir un junkie défoncé passer à côté d'eux en titubant. Ah, ils détestaient ces types là, ils ne faisaient rien de leur vie, ils étaient absolument lamentables et... Et il venait de servir de diversion pour permettre à la fille de s'enfuir. Et merde ! Ils avaient commis une erreur de débutant ! La fille était partie en courant. Jurant, ils se mirent à sa poursuite, non sans ressentir comme une décharge d'adrénaline. Cela ressemblait à une chasse et cela leur plaisait de plus en plus. Ils ne s'étaient pas amusés ainsi depuis bien longtemps. D'ordinaire, ils ne laissaient pas aux filles le temps de se mettre à courir. Ils ne les laissaient même pas parler. Celle là était plus maligne que les autres.

Ou peut-être pas, après tout.

C'était tellement facile pour eux de la suivre, avec le gamin qui hurlait ! Oh oui, il avait bien raison d'avoir peur. Ils ne savaient pas encore ce qu'ils allaient en faire... Ils voulaient des enfants, oui... Mais si jeune ? La dernière fois que l'un d'entre eux avait tenté d'enlever un bébé, il n'était jamais rentré. Certainement que les parents ne l'avaient pas laissé faire... C'était beaucoup plus dur de faire enlever un tout petit plutôt qu'un plus grand. Parce que plus c'est grand, moins c'est surveillé...

Ils eurent un petit rire en la voyant entrer dans un bâtiment. Grossière erreur... Elle n'en ressortirait pas libre. Qu'elle savoure ses derniers instant de liberté, parce qu'elle n'en aurait plus aucun autre.

L'un d'eux ne put s'empêcher de se mettre à siffloter en entrant dans le bâtiment. Ils se rapprochaient d'elle... A en juger par les cris du petit, elle ne bougeait plus... Ah, elle était donc coincée ? Mais oui, elle était bel et bien coincée... Eh non, entrer dans un bâtiment quand on est poursuivie n'est jamais une très bonne idée. Ils allaient la coincer là. Elle s'était prise à son propre piège... L'homme au visage balafré sorti son arme, et dès qu'elle fut en vue, il la leva et la pointa vers elle. Enfin, pas tout à fait : vers son enfant, plutôt. Ce serait certainement plus efficace.

« Maintenant, tu vas m'écouter. Tu vas venir avec nous sans faire d'histoires, sans crier, sans tenter de t'enfuir. Sinon je te jure que tu vas le regretter. Tu sais ce qu'on aime faire aux filles seules aujourd'hui, hein... ? Oui, tu vois ce que je veux dire... Et tu n'aimerais pas que je fasse du mal à ton petit, pas vrai ? Moi, ça ne me fait rien de faire mal aux gosses... Alors sois sage et viens là. Tout de suite. »
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MessageSujet: Re: La fin du voyage ?   Mer 24 Aoû - 15:34

    Eden était faite comme un rat, les deux gros matous approchaient inexorablement vers elle. Pour lui faire quoi ? Dieu seul le sait et encore apparemment il ne semble pas tout savoir. Elle ne savait plus quoi faire, où se mettre, abandonner son bébé pour sa propre survie ? Jamais ! Elle tenterait le tout pour le tout pour sauver cet être qui lui était si précieux et qui était indispensable à sa vie maintenant qu'il y était rentré. Eden se sentait coupable de ne pas pouvoir s'échapper, mais si elle était rentrée dans ce bâtiment c'était pour essayer de trouver quelqu'un. C'était ici qu'elle avait rencontré Ava pour la seconde fois, qu'elle l'avait aidé. Eden était persuadée que cet immeuble était suffisamment squatter pour qu'il y est des témoins. Au moins que quelqu'un sache que Milo et elle était encore en vie en quittant ces lieux. En serrant son bébé contre elle pour le rassurer, elle pensait de tout son coeur à Vitali qui était à l'intérieur du QG, à travailler sur ceux qui tuaient les hors-la-loi alors que ces derniers étaient en face de sa femme. L'ironie du sort sûrement.
    La jeune maman savait que les deux monstres prenaient un malin plaisir à la courser, à la traquer, mais elle essayait de gagner du temps et puis qui ne tente rien n'a rien. Elle espérait que cela soit son audace qui la sauverait. Eden savait pertinemment que ce qui allait suivre n'allait pas être agréable. Elle s'attendait au pire et elle était morte de peur à l'idée de souffrir, mais surtout de perdre son bébé. De voir son bébé mourir sans rien pouvoir faire pour le sauver. Ce moment de calme avant la tempête avec son bébé lui était précieux. Elle s'imprégna du parfum de Milo et l'embrassa dans le cou : il n'était pas tâché de sang contrairement à sa mère.

      « Maintenant, tu vas m'écouter. Tu vas venir avec nous sans faire d'histoires, sans crier, sans tenter de t'enfuir. Sinon je te jure que tu vas le regretter. Tu sais ce qu'on aime faire aux filles seules aujourd'hui, hein... ? Oui, tu vois ce que je veux dire... Et tu n'aimerais pas que je fasse du mal à ton petit, pas vrai ? Moi, ça ne me fait rien de faire mal aux gosses... Alors sois sage et viens là. Tout de suite. »


    Eden leva les yeux au ciel et vit les pieds de plusieurs hommes. Elle les vit se baisser et reconnut un « ami » de Vitali. Les deux malabars ne pouvaient pas les voir? car il n'était pas en face de l'ouverture. Elle les regarda d'un air désespéré, un regard qui appelait à l'aide. L'un des deux partit, l'autre resta, il fixait de son regard la jeune maman, la femme de son boss. Il lui fit signe qu'il allait la surveiller ce qui rassura un peu Eden. Sans dire un mot elle suivi les deux hommes qui menaçaient son bébé toujours coller contre sa poitrine et qui ne pleurait plus. Il ne devait rien comprendre à la situation ce qui rassurait Eden. Peut-être n'aurait-il pas de séquelles ? Elle se souvenait que Vitali lui disait que si un jour elle se faisait interroger : elle ne devait en aucun cas parler. Eden aurait aimé que son mari soit-là. Il aurait sûr quoi faire... L'ancienne avocate n'avait pas le choix : pour la vie de son bébé elle devait marcher derrière eux. Le regard toujours en hauteur pour ne pas être faible, elle avança vers la lumière. Lorsqu'elle sentit la chaleur du soleil sur son visage elle respira un grand coup : elle était surveillée.

    Cela allait marcher.
    Cela devait marcher.
    Sa vie en dépendait.

    *Vitali... Sauve-nous.*

    Elle était maintenant à la merci de ses ravisseurs qui semblaient heureux comme deux pêcheurs qui auraient eu une belle prise. Quelle sensation désagréable !

    ----------------------------------

    Ils marchaient depuis maintenant deux heures, Eden commençait à avoir mal au dos à force de porter Milo qui s'était rendormi. Elle gardait en tête que les HLL étaient sur sa piste, qu'ils allaient la sauver, qu'elle allait retrouver son mari. Les hommes parlaient entre eux sans se préoccuper de la jeune maman qui était morte de peur à l'idée de perdre son bébé, de ne plus jamais revoir Vitali, elle ne savait pas ce qu'elle pouvait faire pour sauver sa vie et celle de son enfant. Elle aurait été capable de tout et de n'importe quoi, mais voilà : que fallait-il faire ? Les deux malabars n'étaient pas là pour rire et ils avaient montré à de nombreuses reprises qu'ils n'hésiteraient pas à tuer Eden et Milo. Le petit bonhomme se réveilla subitement et se mit à pleurer. Eden tenta de le faire taire, mais elle savait que c'était son petit ventre qui criait famine. Néanmoins, allaiter devant ces deux brutes ne lui inspiraient pas confiance. Elle imaginait le pire... Ils étaient maintenant loin du QG, il n'y avait plus personne autour d'eux depuis bien longtemps. Plus personne ne venait dans ce secteur.

      « Fais le taire ou on le fait taire ! »


    Cela raidit immédiatement Eden qui profita du châle qui couvrait sa poitrine pour discrètement baisser son t-shirt et son soutien-gorge pour que Milo puisse boire. Cela marcha : le bébé but goulument, Eden ne pouvait pas s'empêcher de sourire en voyant ces petits yeux se fermer délicatement. Il a fallut qu'un des deux hommes se retournent pour gâcher le moment :

      « Oh regarde elle allaite son bébé !
      -Tu crois qu'elle peut faire partager ?
      -Elle n'aura pas le choix ! Allez viens !
      »


    Eden serra son bébé contre elle et s'empressa de remettre son sein dans son soutien-gorge et son t-shirt en place. Cela réveilla Milo qui se mit à pleurer, mais cela ne semblait pas gêner les deux brutes ! Eden recula même si c'était inutile !

      « -Tu sais bien que reculer ne sers à rien avec nous !
      -Allez laisse toi faire ! Ça ne va pas te faire mal ! Tu n'auras qu'à penser que c'est ton enfant !
      -Tu es sûr qu'on peut ?
      -Ce que le chef ne sait pas ne lui fais pas de mal !
      »


    Un des deux hommes arracha son bébé ce qui arracha un cri à Eden qui tentait en vain de garder son enfant contre elle. Le deuxième la plaqua au sol et tout en la maintenant fermement arracha son t-shirt et son soutien-gorge pour dévoiler sa poitrine grossit par le lait. La jeune maman entendait son bébé crier, mais ne pouvait rien faire, se débattre était inutile et cela était encore pire ! La bouche de l'homme pompait avidement le lait destiné à Milo, Eden sentait les lèvres sur son sein et criait. Elle était dégoutée au plus haut point ! Son cauchemar s'intensifia lorsque l'autre homme - qui avait au préalable déposer le bébé par terre - se mit sur l'autre sein. Il était plus gourmand que le premier puisqu'il n'hésita pas à déboutonner le jeans d'Eden avant de s'insinuer dans son boxer avec ses doigts au début avant de pousser son acolyte et remplacer ses doigts par quelque chose de plus douloureux. Il s'insinua en elle arrachant des cris de douleur à la pauvre Eden. Le premier qui avait commencé ce viol se releva et se mit à rire aux éclats. Eden quant à elle pleurait, la douleur des allés et retour étaient insoutenables : il n'était pas doux ! C'était une brute ! Eden qui n'avait connu que Vitali priait pour que tout ceci s'arrête. Elle continuait de se débattre, de crier pour s'échapper mais cela ne servait à rien : il n'y avait personne autour.
    Finalement il ne laissa même pas le temps à son partenaire d'aller jusqu'au bout, il prit par le col ce dernier pour le tirer vers l'arrière. Eden à terre se mit instinctivement en boule, elle tremblait de peur, elle ouvrit juste les yeux pour voir où était Milo. Le petit bout de chou était juste à côté d'elle. Il pleurait tout comme sa mère.

    Il empoigna Eden par les cheveux et la tira, instinctivement elle mit ses mains également pour soulager la douleur, mais en faisant cela elle lâcha son bébé qui glissa de son ventre. :

      « MILO ! »


    Les brutes rigolaient surtout celui qui tenait Eden car il sentait que cette dernière se débattait corps et âme pour aller chercher son fils !

    BANG BANG

    Les deux hommes tombèrent : raides mort. Ils étaient sûrement trop confiant et ne pensait pas qu'ils étaient suivis. Les Hors-la-Loi étaient venus la chercher ou pas. Enfin c'est ce qu'Eden espérait ! Heureusement pour Eden, il ne l'avait pas emmené bien loin. Son dos endolorit, écorché par les gravats lui faisait mal, mais ce n'est pas pour autant qu'elle baissa les bras. Un bras après l'autre elle rampa jusqu'à son fils. Il était tout pour elle. La jeune maman ne se préoccupa pas des hommes qui étaient en face d'elle, elle prit son fils dans ses bras et le protégea de son corps en se mettant en boule. Elle pleura et attendait de souffrir de nouveau, elle s'attendait au pire, elle murmurait juste le prénom de son amour : Vitali.
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MessageSujet: Re: La fin du voyage ?   Ven 30 Sep - 14:16

Ce n'était un secret pour personne que tout le monde subissait la pression d'individus encore non identifiés qui prenaient un malin plaisir à tuer ou enlever certaines personnes, sans que personne ne soit capable de dire qui c'était, ni quelles étaient leurs motivations. Une situation qui agaçait au plus haut point le big boss. Il ne supportait pas de se faire ainsi doublé. Il avait déjà perdu pas mal de prestige suite à l'attaque avortée contre la Communauté et surtout leur fuite. Ils lui avaient filé entre les doigts et ça, c'était quelque chose qu'Armando Venezzio ne pouvait tolérer. Il avait bien sa pute préférée qui lui avait donné un rejeton, mais cela ne suffisait pas à calmer la fureur du chef de la mafia.

Il avait donné ses ordres. Certains enquêtaient, sans succès. Les hors-la-loi écumaient les rues, jamais seules, du moins pour les plus intelligents et les moins arrogants. Ce fut donc un sacré hasard pour que ces deux-là tombent pile au moment de l'agression de la jeune femme par ces mystérieux ravisseurs. Une femme qu'ils n'eurent aucun problème à reconnaître. Elle n'avait pas à se promener seule dans New-York, avec l'héritier Venezzio. très mauvaise idée. Ces hommes là étaient des hommes de confiance d'Armando et ils avaient des ordres précis. Eden était trop tendre, elle influençait trop Vitali qui ramollissait et n'était même pas digne de son nom. Peut-être serait-il temps que le jeune père choisisse enfin son camp...

Les deux hommes abattirent les ravisseurs. Ils visèrent trop bien et quand ils se retrouvèrent près d'eux, ils eurent beau tester le pouls, ils étaient morts. Impossible de tirer quoique ce soit de ces deux-là, malheureusement. Mais tout n'était pas perdu. Eden avait été maltraitée, presque violée à vrai dire et, créature lamentable et pathétique, elle s'était recroquevillée autour de son fils, dans l'espoir illusoire de le protéger. Les deux hommes approchèrent alors et se saisirent d'elle, l'arrachant à son fils, sourds à ses protestations.

- "La ferme!"

Un ordre, bref, presque murmuré.

- "Tu vas être bien sage et te barrer loin d'ici... Ne cherche même pas à revenir ou à prévenir qui que ce soit, où tu seras une femme morte... et ton cher mari également. Cet enfant a un brillant avenir devant lui, pollué par ton influence et celle de Vitali. Venezzio ne souhaite pas faire abattre son fils, mais si c'est le seul moyen de pouvoir éduquer Milo comme il se doit, il n'hésitera pas, compris?"

Odieux chantage en vérité. Disparais Eden, disparais pour que ton fils et ton mari puissent continuer de vivre. Disparais de leur vie pour la leur sauver. Elle était déjà durement éprouvée, il n'était pas difficile de la faire ainsi culpabiliser. L'un des deux hommes pris la crosse de son arme et frappa violemment la jeune femme, la plongeant dans l'inconscience. Peut-être même mourrait-elle. Il n'avait pas souhaité l'abattre froidement, pensant qu'une petite chose aussi craintive et fragile se tiendrait à carreau. C'était sans doute une erreur... Pêcher par excès d'arrogance...

Ils abandonnèrent là les cadavres des hommes et le corps inconscient de la jeune femme, rentrant au QG avec le bébé.

Eden avait déjà disparu depuis plusieurs heures, demeurant introuvable et Vitali était prêt à repartir à sa recherche quand les deux hommes rentrèrent. Il les croisa et avisa son fils, qu'il leur prit d'autorité des bras, vérifiant qu'il allait bien et le serrant dans ses bras avant qu'une pensée terrifiante ne lui traverse l'esprit.

- "Où est sa mère? Où est Eden?"

Il eut beau regarder partout autour de lui, il ne voyait rien.

- "Disparue. On a juste eu le temps de récupérer l'enfant, la mère est demeurée introuvable."

Quel beau mensonge...

- "Enlevée ou tuée. Désolés."

Des périodes laconiques, froides. Ils n'étaient pas désolés, Vitali le vit bien à l'expression de leur regard. C'était impossible, Eden ne pouvait pas être morte, ni disparue... C'était impossible. Il vacilla, abasourdi par cette nouvelle, un coup de massue à laquelle il n'était pas préparé. Sans Eden, qu'allait-il devenir? Sans celle qui partageait sa vie depuis tant d'années, son refuge, sa lumière, comment continuer? Sans un mot, il quitta ces hommes, conscient qu'il ne pouvait leur accorder le privilège de voir sa faiblesse. Son désarroi. Comme un somnambule, il se dirigea vers sa chambre, s'y enfermant avec son fils, avant de hurler sa douleur et de fondre en larmes comme un enfant, en berçant le seul vestige de sa femme entre ses bras.
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