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 Rencontre frontale | Samaël

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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 12:23

-T'as une gueule de psy.

Balançais je avec un sourire légèrement canaille sur les bords. Nan, j'en pensais pas un mot. J'haussais une épaule. Bah, y en avait qu'était traumatisé, d'autre non. Perso, je ne l'étais pas. J'étais né au mauvais moment et j'avais appris a faire avec.

-Je suis pas un gosse traumatisé par une enfance digne des soaps américain, Gamine, vous les françaises, vous voyez toujours des trucs quand y a rien.

Quoique d'un point de vu extérieur, si. Mère camée et prostituée, y avait de quoi, j'en avais peut être trop vu. Mais bon, c'était comme ça et pas autrement, j'm'en étais encore bien sortit quand on y regardait de plus prêt. Okay, j'avais rien d'un Saint Bernard, sauf peut être le petit bidon d'rhum, mais a part ça....Remarquez, j'aurais pu finir céréales killeur. Ouais, j'avais même l'excuse toute trouvée en cas de pinçage. Tiens, pourquoi j'pensais a ça moi ? Mon index vint de nouveau frotter mon menton alors que je faisais l'amour a l'ampoule avec mes yeux.

-Quoique, j'suis sur que je serais un cas interessant pour un psy.

Fis je avec amusement. Ouais, certainement même ! Se serait sympa tiens, enfin, quand j'aurais trouvé un doc avec un divan moelleux des fois que je m'endorme.

-Remarque, toi aussi avec ta proportion a esquiver des questions simples, ça dénote certainement d'un traumatisme. C'est ton mec qui t'a beugnée ?

Je regardais sa tasse avec l'air d'un clebs devant un nonos, j'avais fini la mienne et comme elle n'avait pas l'air de vouloir du sien...J'aimais pas jeter.

-Tu veux pas de ton chocolat ?

Forcément, j'attendais pas la réponse, t'façon, elle avait refusé trois fois, avant de sauter sur la tasse avec un sourire gourmand.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 13:14

Une gueule de psy, on aura tout entendu, tiens. Chloé n’avait ni la patience ni la compréhension pour faire une bonne psy. Et puis, ce n’était pas très crédible, quelqu’un qui balançait des conseils qu’il était incapable de suivre lui-même. Accepter votre handicap, accepter votre douleur, accepter votre passé… Ce n’était pas comme si elle était la meilleure à ce jeu là. A la limite, elle pouvait sans rougir balancer des « Aller de l’avant ! », parce que c’était ce qu’elle se forçait à faire depuis bientôt dix ans. Elle n’était pas vraiment un exemple à suivre. Elle secoua la tête quand il l’accusa, comme ses compatriotes, de faire tout un plat de ce qui n’en valait pas la peine, et elle se retint de dire qu’elle avait connu mieux qu’un placard pour se réconforter. C’eut-été été méchant, et elle doutait qu’il apprécie à sa juste valeur sa répartie.

« Tant mieux pour toi, hein ? »

Elle s’amusa à l’observer alors qu’il prenait la pose. Index songeusement posé sur le menton, yeux dans le vague contemplant la lumière de la compréhension, tout y était. Elle aurait du prendre une photo, et en deux ans maximum son œuvre devenait une analyse d’image pour les pauvres lycéens français. « Qu’a voulu exprimer le photographe en prenant cette photo ? », ce genre de conneries qu’on utilisait pour faire croire aux élèves que tout avait un sens et une finalité. N’empêche qu’elle avait bien vite compris que si un écrivain mettait une virgule après un mot, c’était plus pour l’esthétique qu’autre chose.

« Fais gaffe, si tu rêves d’une tour perdue au milieu d’une forêt, ils vont t’accuser de vouloir violer ta mère. »

Et v’lan dans la gueule des psys. Lourd héritage de la philosophie de terminale, tiens, la seule matière qu’elle ait loupé au bac. Mais d’un autre côté, elle était tellement merdique qu’elle s’était toute suite pardonnée. Les cours qu’elle avait pu avoir sur Freud lui avaient fait perdre de vue le côté bénéfique de ses travaux - genre guérir l’hystérie, ce genre de détails - pour graver dans sa mémoire l’anecdote de son prof sur un de ses élèves qui rêvait qu’il était en train de jardiner sous le regard de sa mère… Toute suite il avait eu un complexe d’Œdipe refoulé.

Elle tenta de rester impassible quand il lui demanda si c’était son mec qui l’avait cognée. Alors quoi, une femme se promenait avec un bleu sur la joue, c’était forcément son homme qui était violent avec elle ? Bon, sur ce coup, il n’avait pas forcément tord… Quoi que ses relations avec Jay étaient tortueuses, et qu’ils n’étaient plus en couples depuis quelques mois. Mais c’était compliqué. Qu’est-ce qui était simple, avec la guerre, de toute façon ? A part le fait que NY était devenu une jungle, elle ne voyait pas.

« Peut-être que j’aime juste te laisser imaginer ce qui ne te regarde pas. »

Il n’était pas totalement bête, vu qu’il ne s’attarda pas… Mais il aimait au moins le paraître, à priori. Il sauta du coq à l’âne, laissant de côté le mystérieux bleu de son invitée pour se concentrer sur sa tasse. Avant qu’elle n’ait eu le temps d’esquisser un geste, il lui demanda si elle en voulait et lui… subtilisa la tasse. Rien que ça. Le con, alors qu’elle était sur le point de lui dire de faire à sa guise. Pas qu’elle n’ait pas faim, non, mais presque. A vrai dire, elle voulait juste dormir, mais n’était pas prête de le faire dans son appart.

« Eh ! Rends-moi ça ! » fit-elle, imitant très bien l’air vexé qui n’était peut-être pas si feint que ça. Se détachant du mur, elle s’approcha de lui. « C’est pas parce que tu te jettes sur la tienne que je suis obligée de faire pareil. »

Elle tendit la main, impérieuse, et laissa son regard lui promettre mille supplices s’il n’obtempérait pas.

« On dirait un ours, c’était quand la dernière fois que tu as reçu quelqu’un chez toi, hein ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 13:51

-Bah, les psy ramènent tout au cul.

Ce qui n'était pas faux, j'en étais sur. Rêve d'un pic c'était phallique, tiens même Gamine usait de ses conneries en comparant son flingue et sa queue. Enfin, façon de parler bien sur. Mais dans un cas comme un autre, c'était toujours le cul, le cul, le cul. A vous dégouter de culbuter une donzelle, ouais, faudrait que j'évite de dire ça sinon on me dirait homo refoulé.

-Peut être que j'ai pas d'imagination ?

Rétorquais je tranquillement avant d'ajouter.

-Dis ça parce que c'est le seul truc qui pousserait une nana a errer seule dans la rue en pleine nuit. T'as pas l'air droguée, tu tapinais pas, donc, c'est la seule raison valable.

Expliquais je en buvant le reste de mon chocolat, louchant déjà vers la tasse que Gamine Chloé n'avait pas touché. Sauf que madame revint sur sa décision première et vint me réclamer la tasse. Ah ouais mais nan hin ! C'était ma mienne maintenant !

-Dis donc, Gamine, tu as refusé par deux fois, voir trois d'ailleurs ! Tu change d'avis comme de petites culottes ?

Dis je en tenant la tasse bien hors de portée. Ceci dit, le grand sourire qui se dessinait sur mes lèvres avait tout du comique.

-Tu sais que tu ferais presque peur ? Tu mets des lentilles ?

Non je ne sautais pas du coq a l'âne. Enfin, si un peu, c'était pas toujours facile a suivre et j'm'en rendais même pas compte bien souvent. Mes yeux allèrent de la main tendue au visage de Gamine, au visage de Gamine a la main tendue.

-J'ai jamais été très civilisé, j'crois.

Finis je par répondre en m'avouant vaincu et pleurant presque devant la perte immense qu'était le chocolat que je finis par redonner. Putain mais j'me découvrais gentleman ma parole !
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 15:40

« Pour quelqu’un qui n’a pas d’imagination, tu t’en sors plutôt bien. »

Qu’il fasse ce qu’il voulait avec cette dernière déclaration, elle n’en avait rien à foutre au fond. Du moment qu’ils changeaient de sujet, il pouvait bien penser qu’elle s’était battue avec une porte et avait perdu que ça ne l’aurait pas dérangé. A bien y réfléchir, Chloé aurait bien voulu lui dire ça sans lui mentir. Quoi qu’en tel cas elle n’aurait pas eu besoin de se barrer de l’Immeuble en pleine nuit, et elle n’aurait jamais croisé Samy. Enfin, pour ce qu’elle avait vu du personnage, il était carrément flippant au début, amusant quand on arrivait à le calmer un brin, mais au final, on pouvait très bien s’en passer.

Sa dernière chance de se racheter, c’était peut-être son foutu chocolat qu’il venait de lui subtiliser. Sérieusement, on avait pas idée de reprendre les cadeaux qu’on avait offerts. Bon, Chloé le lui aurait rendu de bon cœur si jamais il lui avait laissé le temps de répondre, mais comme une telle possibilité ne lui avait même pas traversé l’esprit, il allait voir ! Tendant une main impérieuse vers son bien légitime, elle lui demanda de lui rendre la précieuse tasse, l’épinglant du regard. On avait toujours répété à la petite blonde vénitienne - très très foncé, on sait – qu’elle avait des yeux pas banals, et elle avait su jouer de cet atout.

« Chloé. C’est si compliqué à retenir ? Bon, y a cinq lettres et un accent - c'est un truc que vous connaissez pas ça, les accents, hein ? - mais je suis sûr que tu peux y arriver. »

Et elle bougea légèrement ses doigts, d’un air de dire « Allez, résigne moi et donne moi ça. ». Elle n’allait pas lui faire le plaisir de réagir à sa petite provocation de gamin de maternelle en la relevant, même si l’envie ne lui manquait pas, et elle n’allait pas se laisser détourner de son but. C'est-à-dire d’une tasse qu’elle avait de grandes chances de ne pas finir.

« Et je n’ai pas besoin de lentilles pour pouvoir me servir de mes yeux, moi. » et elle appuya sur le moi, mesquine.

Et le pire, c’était qu’elle commençait presque à s’amuser. Oh, elle n’avait pas oublié les conneries successives et mémorables de ce cher Samy, qui lui vaudrait un retour de bâton assez phénoménal - une question de temps avant qu’elle ne saisisse une occasion viable, quoi - mais elle avait compris son raisonnement, aussi loufoque soit-il, et elle devait avouer qu’au moins, elle était au chaud et loin de l’Immeuble. Loin de Jay. Elle lui ferait payer le prix fort pour ses crises successives, liées à sa maladie ou à ses larmes, peu importait, mais pas ce soir. Elle finit par remarquer son low level en relation humaine, comme aurait du son petit frère du temps où il jouait encore à WoW comme un pyjama, et le releva en le comparant à un ours. Sa réponse lui arracha un sourire, et elle fit un pas en avant. Non en vain, car il finit par s’avouer vaincu et lui rendit la tasse. Enfin !

Se saisissant de son butin refroidi mais encore bien assez chaud pour ce qu’elle voulait en faire, elle le porta à ses lèvres avec un regard triomphant pour Samy et y en but une gorgée. La vache, elle aurait eu tord de le lui abandonner.

« Tu as des talents cachés. » fut sa seule remarque, et sa seule louange.

Elle retourna se poster contre son fidèle encadrement qui, en cinq minutes de vie commune, ne l’avait jamais lâché et s’y appuya de nouveau. Une fois bien installée, elle délesta une nouvelle gorgée à la tasse conquise de haute lutte, avant de plonger son regard dans celui de propriétaire.

« Tu dors sur le plancher, si j’ai bien suivi ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 18:08

Pas d'imagination ? Ouais, au moins, elle essayait pas d'me faire avaler des asticots, c'était tout a son honneur. Je répondis même pas, me contentant d'un sourire en coin, l'air de dire « vas y prends moi pour un haricot ».

-T'es gentille Gamine, mais me prend pas pour un abrutit. Je ne suis pas sourd et je sais parfaitement comment ça s'écrit. J'ai juste décidé que Gamine t'allait mieux.

Fis je en regardant ses doigts s'agiter comme des tentacules. Bon, je pouvais dire adieu a mon second chocolat. Bah, je pourrais toujours m'en faire un autre, mais ça voulait dire aller rechercher du lait et...traitre une chèvre c'était pas mon truc, pourtant j'avais l'habitude des mamelles. J'haussais un sourcil alors qu'elle me sous entendait aveugle...Euuh...Je me mis donc a la disséquer, de haut en bas et même le chemin inverse jusqu'à la pointe fourchue de ses cheveux. Mes prunelles bleu grises ne lassaient rien transparaitre de plus qu'un interet légèrement médical sur les bords, genre que je suis en train d'observer une magnifique réaction chimique dans une éprouvette. Finalement, je revins a son visage, une étincelle amusée au fond des yeux.

-Mes yeux vont bien, c'est gentil de t'en inquiéter.

Elle déclencha chez moi un rire. Tiens, elle savait être autre chose que chiante finalement.

-Fais gaffe Gamine, tu deviens presque adorable.

Me moquais je bien que j'appréciais le compliment. Et ouais, je savais me servir de casserolle et de poêle, c'était même une question de survie quand on vivait seul. Remarquez, même gamin, fallait que j'me fasse a bouffer si je voulais pas crever de faim. Alors j'avais appris a faire des merveilles dérrière un fourneau. Par contre, elle eut le don de me décrocher la machoire...Comment ça j'allais coucher sur le plancher ? Ah nan mais elle rêvait là !

-Que dalle ouais !

Je m'approchais subitement d'elle, la surplombant aisément de mon mètre 85 et je peignis sur mon visage un air....De gros sadique pervers en manque et la bave aux lèvres.

-Va falloir partager le lit Gamine, j'espère que tu sais refréner tes ardeurs.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 19:47

Pas un abruti, pas un abruti… Ca restait à prouver, ça. Après tout, il n’avait rien fait de très intelligent depuis qu’ils se connaissaient. Certes, leur rencontre remontait à moins d’une heure, donc cela restait dur de juger, mais il y avait déjà de forts éléments qui allaient contre sa théorie. Seulement, elle préféra ne pas s’attarder sur ce détail, même s’il l’ennuyait profondément. A tous les coups, une fois qu’ils se quitteraient - en bons termes apparemment, ce qui n’était pas gagné à la base - ils ne se reverraient sans doute plus, et peu importe alors qu’il l’appelle Gamine ou Chloé, elle ne serait plus là pour l’entendre. C’était dommage d’ailleurs, parce qu’il avait une jolie voix, riche en graves et tout ça… avec le regrettable défaut que de ne se faire entendre que pour débiter des propos promptes à faire grincer des dents, mais on devait s’y faire, à la longue.

Après tout, on se faisait bien à Chloé, et elle n’était pas un exemple dès qu’il s’agissait de parler sans ironie ni moquerie.

Il fit ensuite une remarque sur ses yeux, affirmant qu’elle faisait presque peur et lui demandant si elle mettait des lentilles. Aux oreilles de la jeune femme, cela sonnait comme un « Parce que sans, je suis sûr qu’on dirait une carpe. » ou une connerie du genre. Ni une ni deux, elle répliqua qu’elle n’en avait pas besoin, tournant sa phrase afin de lui faire dire « C’est toi la carpe. »… Sauf qu’à sa grande surprise, elle se vit détaillée des pieds à la tête pour seule réponse. Il en revint ensuite à son visage avec le sourire triomphant d’un paon qui fait la roue et affirma que ses yeux fonctionnaient très bien. Euh… Oui, mais alors ils ne s’étaient pas compris, à un moment ou à un autre. Et comme Chloé était un modèle d’humilité, elle en conclue que c’était forcément lui qui s’était foiré quelque part. Elle le fixa donc, impassible, avant de lâcher, royale, une petite remarque de son cru.

« Je m’inquiète plus pour les yeux, d’un seul coup. »

Mettant l’incident de côté, elle entama enfin sa tasse et put en savourer toutes les saveurs. Et quelles saveurs ! Elle n’avait rien du boire d’aussi bon depuis… Euh, un certain bombardement fin 2010 début 2011. Et comme elle n’était pas non plus une garce finie, elle ne se priva pas de le féliciter. Sa réponse lui arracha un nouveau sourire. Eh, c’est qu’il était presque mignon quand il faisait ça. Incapable d’accepter simplement un compliment, il fallait qu’il le tourne en dérision. Il tournait tout en dérision, à bien y regarder.

Après être retournée à son poste d’observation, elle continua de boire pensivement son chocolat. Elle était condamnée à rester ici, au moins pour la soirée. Il lui avait clairement dit, et avait déjà prouvé qu’il était capable de l’empêcher de sortir de la plus cavalière des façons. Elle ne tenait pas à refaire un vol plané jusqu’à la case « lit », une fois lui avait amplement suivi. Sauf que voilà, si elle restait, il fallait qu’elle la joue fine. Samy n’avait qu’un lit, et elle ne comptait pas le partager. Elle lui balança alors sans détour qu’il allait dormir par terre, histoire de gagner du temps, enrobant la pilule d’un joli papier cadeau qui lui donnait l’allure d’un « Et, c’est toi qui l’avait dit ! ». Sauf qu’il ne semblait pas être d’accord et, sans qu’elle n’ait le temps de battre des cils, il était planté devant elle, droit comme un an, à rouler des mécaniques. La figure qu’il lui livra sur un plateau de bave et d’argent la fit reculer instinctivement d’un pas, et elle en oublia jusqu’à la raison qui l’avait poussé à agir ainsi.

« Et merde, tu recommences ! » Elle le foudroya du regard, alors que son cœur s’apaisait aussi rapidement qu’il s’était emballé. « C’était presque parfait, et il faut que tu sombres une nouvelle fois dans le psychopathe. »

Elle souffla un grand coup, puis reprit, plus calmement.

« Si tu veux que je reste, il va falloir que tu fasses des efforts. C’est soit ça, soit tu me raccompagnes chez moi. »

Bon, elle espérait qu’il n’allait pas choisir la deuxième solution… sauf qu’elle commençait à connaître le personnage, et décida de prendre les devants.

« Et comme je n’ai plus envie de rentrer, tu n’as plus le choix. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 20:43

-Mon cerveau fonctionne très bien aussi, Gamine. A tel point qu'il m'a donné une image trois D assez fidèle de ta personne.

Susurrais je d'un air gourmand sans pour autant en faire trop. Elle me faisait marrer a s'éffaroucher comme une vierge entourée des 7 glands divins. Même sa proportion a me prendre pour un débile fini me faisait délirer, c'est pour vous dire a quel point je me tamponne de l'avis des autres en général. Et la voilà qui se mettait en tête de me faire dormir par terre ! Nan mais oh ! Moi j'm'en fouttais qu'elle dorme chez moi, mais il était hors de question que je me tape le plancher pour ses beaux, voir très beaux, yeux ! C'est vrai qu'en regardant bien, elle avait des mirettes assez inhabituelles, d'où ma réflexion sur les lentilles, mais j'crois qu'elle a loupé le coche. Donc me voilà en train de faire mon numéro du grand méchant flicloup et je dois dire que sa tronche payait quand même. Enfin, elle devait quand même être crédule parce que mon masque de sadique était tout de même un poil exagéré. Je levais les yeux au ciel d'un air blasé en glissant mes mains dans mes poches, me redressant.

-Réfléchis a ce que tu dis Gamine, en l'occurence, moi j'ai le choix, pas toi.

L'épinglais je sans soucis. Elle n'avait pas envie de rentrer et moi j'avais le choix de la raccompagner ou pas.

-Et puis Ninie ne te laissera pas dormir tranquille si je suis pas aussi allongé telle une loque comateuse. T'façon, t'affole pas, mes mains resteront sage, j'suis pas d'humeur pour la bête a deux dos. J'espère juste que les tiennes seront bien gentilles aussi.

En gros, j'la toucherais pas. Même si elle me demande. Quoique...OUais nan, s'pas le sujet en fait. De toute façon, j'étais crevé et je savais que mes cauchemars ne m'offriraient qu'un repos limité. Restait a espérer que je ne lui colle pas un pain en dormant, là se serait le pompom ! La cerise sur le gâteau ! L'étoile sur le sapin de noël ! Bref...
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 21:14

« Ca marche pas comme ça. Tu m’as ramenée chez toi, tu assumes maintenant. »

Elle avait beau se dire que ce n’était pas important, tout ça, qu’il l’appelle encore une fois gamine et… Bon, limite maintenant, un « Chloé » sortant de sa bouche aurait été presque cocasse. N’empêche que ça lui plaisait pas, et qu’elle aurait préféré rire plutôt que grincer des dents. Susceptible, la blonde vénitienne ? Peut-être un brin, elle était loin d’être parfaite et sa maladie l’avait aigrie avant l’heure. Surtout que, mus par une étrange culpabilité, ses parents lui avaient passé bien des choses après qu’ils aient appris la terrible nouvelle. Mauvaise idée, dans ce genre de cas, valait mieux rien changer.

On aurait presque dit une mère engueulant son gosse, manquait plus que l’index réprobateur pointé juste en dessous du menton. Il avait fier allure, les mains dans les poches, avec son petit air blasé genre je-m’en-foutisme. N’empêche qu’au final, il allait devoir se faire à l’inévitable, il était hors de question que Chloé couche dans le même lit que lui. Samy avait beau être sympa, quand on grattait bien, il restait tout de même un putain d’instinctif imprévisible. Il aurait été capable de se réveiller avec une envie à assouvir, tiens. Il l’avait quand même plaquée contre un mur, et il avait beau dire, fallait quelques cases en moins pour faire un truc aussi foireux.

« Et Ninie pourra dire ce qu’elle veut. Et faire aussi, d’ailleurs, du moment qu’elle assume derrière. » et elle agrémenta son avertissement d’un regard de menace pour la principale concernée qui, à tous les coups, s’en foutrait royalement.

Voilà qu’elle commençait à parler au rongeur. Même indirectement, ça faisait un brin peur. Mais elle devait avouer - à elle-même uniquement, pas folle Chloé - qu'elle commençait à follement s’amuser. Limite si elle n’était pas déjà chez elle, après tout l’immeuble de Samy n’était pas si différent du sien. La présence du putois était dérangeante, certes, mais elle n’allait pas non plus se laisser impressionner. Même si la bestiole avait des armes assez convaincantes.

« D’ailleurs, je suis morte. Bonne nuit ! »

Se détachant de son soutien, Chloé se dirigea rapidement-mais-pas-trop du lit et s’y laissa choir comme une loque. Elle prit bien soin de se mettre bien sur la diagonale, histoire de ne laisser aucune place libre pour quiconque voudrait s’allonger de manière plus traditionnelle… et de n’importe quelle manière, d’ailleurs. Prenant un oreiller, elle le cala sous sa tête et ferma les yeux.

« Et n’oublie pas d’éteindre la lumière. » lâcha-t-elle d’une voix déjà paresseuse.

Elle allait s’en prendre plein la gueule. Non pas qu'elle aimait ça mais... Elle se prenait au jeu. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir lui faire, mais elle était déjà certaine qu’elle ne regretterait pas le voyage. Enfin, il avait intérêt à ne pas trop abuser non plus. Elle ne mentait pas, quand elle disait qu’elle était épuisée. Mais le nouveau visage que lui délivrait Samy, plus joueur et moins flippant, avait quelque chose de reposant. C’était parfait pour décompresser, et lui faire oublier la beigne de Jay. Parce que mine de rien, l’épisode l’avait durement marquée, et elle aurait préféré qu’il mette fin à leur histoire d’une autre manière. Surtout qu’elle n’était même pas certaine de vouloir y mettre un terme, elle, avant qu’il dérape définitivement. Il avait changé, elle avait changé, ils avaient changé, contraints et forcés. Sauf qu’elle ne mettait pas tout sur le dos d’un Dieu crétin… chrétien, même, et ne pétait pas son câble toutes les heures.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 21:37

Ah mais c'est qu'elle était buté la gamine. Bon, ben si elle y tenait...Je la laissais blablater dans le vide, histoire de passer un coup a la salle de bain me passer ma crème antiride sur les joues et accessoirement un petit peu de flotte. Le miroir me renvoya une image en puzzle de ma belle gueule de jeune premier de la classe. J'me fous tranquillement a poil, ben ouais, j'ai pas de pyjama, avouez que je vous aurais décu si j'en avais un « Simpson » avec la sale gueule d'Omer sur le devant et son cul dans l'dos. Bref, je déboulais donc dans mon salon/chambre. Ninie tronant déjà a la tête du lit, prête a se moucher dans les cheveux de Gamine.

-Ninie, ça va, elle ne me mangera pas.

Gôre, c'était Gamine le danger. Allez savoir tiens ! Si ça se trouvait, elle avait planqué un couteau suisse dans sa petite culotte...Quoique, je l'aurais sentit j'pense. Toujours est il que je traversais la pièce, donnais une pichnette sur l'interrupteur et sautillant vers le lit. Non mais ça caillait hin ! Le serpent ressemblait d'ailleurs plus a un asticot gringalet qu'a un monstre en cette seconde. Gamine s'était étalée de son long, en travers mais vu son petit gabarit...Bref ! Je tirais d'un coup sec la couverture, l'obligeant par là même a se décaler sous la force centrifuge, pour faire bonne mesure, je claquais légèrement la cuisse de sauterelle de la miss et m'enfilais sous la couverture.

-Ah tiens, prends l'oreiller et colle le sur ta tête, on sait jamais je bouge beaucoup la nuit...

Etalé sur le dos, les mains derrière la tête, je me mis a compter les moutons. Technique facile pour arriver a dormir, sauf qu'en l'occurence les moutons avaient la tête de Gamine.

-T'as d'la chance, je ronfle pas.

Outrée, Ninie vint se rouler en boule entre nous deux, histoire de sauvegarder ma vertue. Mmmh..D'ailleurs, j'ai jamais vraiment su si Ninie était un mâle ou une femelle...Si ça se trouve, je détenais le premier putois homosexuel de l'histoire !
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 22:45

Ah, les lois de la physique. Le pire était qu’elle était tellement crevée qu’elle avait commencé à s’endormir. La surprise toute relative suffit donc à lui arracher un léger cri, étouffé par l’oreiller. Le son se mua rapidement, devenant un léger gémissement plaintif de celle qui dormait presque et qui voudrait qu’on la laisse terminer cette étape essentielle qu’est l’endormissement.

« Tu es chiant, tu le sais ça ? » marmonna-t-elle sans prendre la peine de relever la tête.

Bon, allez, il avait gagné. Elle était tellement fatiguée qu’elle n’avait plus la force de lutter. Elle aurait du avoir peur qu’il lui saute dessus, elle le savait, d’ailleurs elle n’était pas totalement tranquille. Mais quelque chose lui disait qu’elle pouvait faire confiance à ce type, aussi bizarre soit-il. Surement pas la plaque qu’il avait brandie comme un coq au milieu de sa basse-cour. Peut-être le chocolat… un mec pouvant faire une telle merveille ne pouvait pas être totalement mauvais. N’empêche qu’elle était folle quand même, et qu’elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même s’il décidait de faire tomber les masques durant la nuit. Enfin, si telle chose devait arriver, cela voulait dire qu’elle était tombée sur un taré comme on en trouve pas deux dans une vie, et qu’elle aurait morflé quoi qu’il arrive.

« Je te préviens, tu m’en fous une, je… » elle marqua une pause, se rendant soudain compte qu’elle n’avait pas d’idée sur l’instant. Qu’à cela ne tienne, elle ferait sans. « Je te laisse imaginer ce que je pourrai te faire, tiens. Ce t’entraînera. »

La fatigue se faisait quand même sentir. Elle n’avait pas bougé la tête de son oreiller adoré, et même Ninie ne parvint à lui faire lever le nez. Même si cela ne l’empêcha pas de lâcher un petit commentaire.

« Faut vraiment que le monde soit devenu fou pour qu’on laisse des putois dormir sur des lits. »

Si seulement elle avait été plus courageuse, elle aurait pu se rendre compte que l’ami Samy n’était plus très… habillé. Comme quoi, il arrive que le hasard fasse bien les choses. Il ne fallut pas plus de quelques minutes à la belle Chloé pour sombrer dans une somnolence bien heureuse, et à peine plus s’endormir complètement. C’est qu’on ne tombait pas sur un taré tous les jours, et qu’une telle rencontre laissait des séquelles qu’il fallait résorber par le sommeil. Comme souvent après ses crises, il fut profond et sans rêve, la fatigue physique l’emportant sur tout le reste.

Au bout de deux heures, elle se retourna dans son sommeil. Par chance, Ninie était partie, chasser surement mais comment savoir avec les rongeurs ? Elle pouvait très bien être partie copuler. Toujours est-il qu’il n’y eut pas de mort par écrasement, ce soir là, et que c’était sans doute mieux ainsi ; Samy ne l’aurait sans doute pas pardonné. La tête de la jeune femme cogna légèrement contre l’épaule de son voisin de lit et, par reflexe, se souleva pour se caler dessus. Elle soupira dans son sommeil, et continua sa nuit comme si de rien était.

Ce serait un visage détendu, pour moitié recouvert de cheveux qui auraient besoin d’un bon coup de peigne, que Samy découvrirait à son réveil, s’il ne bougeait pas trop brusquement. Un beau visage, assurément. A moins que ce ne soit Chloé qui émerge la première. Difficile, alors, de prévoir sa réaction. Mais si par malheur son hôte se réveillait au mauvais moment, elle userait de toute la mauvais foi dont elle était capable. Après tout, c’était lui, le mâle en rut qui plaquait les jeunes filles innocentes contre un mur. Eh, difficile de le parer, cet argument là.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 23:05

-Chiant ? Ouais et alors ? Après tout, c'est pas moi que je fais chier.

Bougonnais je en plaquant un avant bras sur mes yeux.Chiant, quel joli compliment. Pour un peu, j'penserais qu'elle me faisait du gringue. Non je plaisante ! Quoique, elle avait peut être une manière bien a elle de draguer. Boarf ! Je ferais mieux de me concentrer sur mes moutons-a-tête-de-Gamine. Si je voulais dormir.

Y avait un truc bizarre chez moi, c'est que je dormais pas beaucoup. Mais quand je dis pas beaucoup c'est deux a trois heures, pas plus. Bien évidemment qu'il y est des cauchemars sous forme de thriller sanglants ou pas. Mais le fait est que je m'en contentais. Enfin, non c'était pas vraiment ça, juste que j'avais un rythme a la con. Je dormais deux à trois heure, restait éveillé cinq ou six, me retapais une heure de dodo et rebelotte. C'était pas super sain mais bon, je fonctionnais comme ça depuis des lustres.

Par contre, je n'ai pas sentit Ninie se sauver, encore en vadrouille dans le frigo celle là, si j'avais été éveillé, je suis sur que je l'aurais entendu tout retourner dans le bordel. Comme si je ne la nourrissais pas...Enfin, elle savait se débrouiller toute seule en même temps. J'ouvris brusquement les yeux lorsqu'elle revint. Ah saleté de putois possessif ! Elle prenait gentiment ses quartiers sur mon épaule et en profitait pour me chatouiller le nez avec sa queue. Encore a moitié dans le coltard, je lui caressais le dos en marmonnant :

-Ninie, pousse toi...

Tiens, elle avait le poil bien long là...Mmmh..il devait y avoir une crotte dans le potage, a moins que Ninie ne se soit soudainement transformer en longue chevelure. Je baissais les yeux. Ah ouais, c'était Gamine. Mon épaule devait être vachement confortable quand même mais moi j'avais le bras qui s'enkylosait. Alors deux solutions, soit je me dégageais douuuuuuuucement, soit je me dégageais bruuuuuuusquement, soit..ben je bougeais pas. Ah ouais non, en fait, ça fait trois. N'empêche qu'elle avait l'air moins revêche quand elle dormait et avouons le, je n'avais pas envie d'entamer la troisième guerre mondiale en la réveillant parce que j'voyais déjà d'ici son discours. Sur que j'aurais droit aux jolies insultes du style « Connard », ou encore « Psychopathe » elle aimait bien ce mot j'avais remarqué, « violeur qui profite du sommeil des filles pour leur faire des trucs »...Ouais nan, j'étais pas assez réveillé pour ça. Alors on prends son mal en patience en espérant qu'il ne lui prenne pas l'envie de se frotter a moi comme une chatte en manque de calin...Tiens, mattons le plafond, interessant le plafond, si, si.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 10:28

Chloé bougea légèrement la tête sous la caresse, plus gênée qu’autre chose, mais pas assez pour sortir de sa léthargie. Elle laissa échapper un gémissement plaintif et presque totalement étouffé, alors qu’une de ses mains venait au secours de ses cheveux agressés, faiblement, avec plus de chance de remuer l’air qu’autre chose.

« Hum… Jay… Laisse-moi dormir. » lâcha-t-elle, sans pratiquement articuler.

Eh, au moins elle ne confondait pas son compagne d’infortune avec un animal. Elle ne lui donnait pas du Gégé ou un autre surnom débile du genre, non non. Elle l’appelait juste comme son ex. Mais ça, il n’était pas obligé de le savoir, et vu l’intelligence dont il pouvait faire preuve… Ouais, il y avait de fortes chances qu’il comprenne de quoi il retournait. Enfin, ce n’était pas comme si ça la préoccupait vraiment sur l’instant, elle était trop occupée à confondre son épaule avec un oreiller.

Il ne lui fallut que quelques minutes de plus pour compléter son mouvement. Se retournant un peu plus, elle se retrouva dangereusement proche de Samy, son genoux allant jusqu’à buter faiblement contre sa jambe. Mue par le même reflexe que pour sa tête, elle enjamba l’obstacle, ou plutôt commença. Car, si les miracles existaient, ce qui n’était pas prouvé, il s’en produisit un au même moment. Clignant faiblement des yeux, elle émergea lentement, très lentement de son sommeil. Le corps sous elle la berçait au grès de ses respirations, et elle se sentait étrangement bien. Son cerveau ne s’était pas encore remis en marche, les turbines ne ventilaient plus et les raisonnements n’étaient pas encore cohérents. Sur le coup, elle se crut revenu avant la guerre, dans l’appartement qu’elle partageait avec Jay, en tant que colocataires ou plus si affinités, ça dépendaient des moments. Relevant le menton, elle chercha à apercevoir son visage qu’elle supputait endormi…

Et là, ce fut le drame.

Tout lui revint en mémoire, le meurtre, le coup, la fuite de l’Immeuble, la rencontre avec Samy, les péripéties… Comme si on venait soudainement de mettre sous tension le disque dur contenant toute sa mémoire. Comme si son oreiller organique venait de la frapper, elle se recula brusquement, s’asseyant comme elle put et manquant même de tomber en arrière de peu. Elle ouvrit la bouche, mais la referma aussi sec. Que pouvait-elle dire ? Elle était tentée de rejeter toute la faute sur lui, mais elle ne savait même pas très bien ce qui s’était passé.

« Tu aurais du me réveiller. » marmonna-t-elle.

L’abruti, avec ses conneries, elle ne se sentait même pas d’humeur à argumenter. A peine trouvait-elle l’envie de soutenir son regard, qu’elle voyait à peine à cause de l’obscurité de toute façon. Tout avait semblé si parfait, sur le coup, qu’elle regrettait d’avoir brisé la magie de l’instant si rapidement. La nostalgie était quelque chose de terrible pour celui qui n’avait plus grand-chose à espérer, et voilà qu’elle la subissait de plein fouet. Elle soupira faiblement, détourna les yeux et s’allongea à sa place première.

Même si Samy la laissait se rendormir sans faire d'histoire, ce qui n'était pas gagné, il lui faudrait plus de quelques minutes pour y parvenir. L’électrochoc avait été trop efficace.


Dernière édition par Chloé Moreau le Lun 15 Mar - 11:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 11:16

J'ai pas une tête de Jay.

Jay, c'est un prénom de mac.

Jay, c'est un prénom de tapette refoulée.

Jay, ça me faisait penser a Géranium.

Donc, c'était sympa, Gamine me prenait pour son mec. Et bé, on ne me l'avait encore jamais faite celle là.Remarquez, je passais rarement toute une nuit avec une fille. C'est chiant une fille après un calin. Ca demande de l'affection, des mamours et des mots doux. Comme si nous, on avait besoin de ça ! Alors soit on leur faisait plaisir et on mentait ou on se forçait, soit on faisait le salaud de base et on ronflait. J'étais adepte de la deuxième option parce que je ne laissais jamais rien espérer aux nanas. Tout comme je savais que c'était la perspective de s'envoyer le bad boy de service qui faisait triper la fille a papa, alors fallait pas me demander de faire ma tapette énamourée. Mais voilà, l'inconvénient d'être confondu avec un ex, c'était qu'on se retrouvait a se faire caliner en plein sommeil. J'sais même pas si elle a remarqué que j'étais a poil, enfin si elle continu, elle ne va pas tarder a se rendre compte de la chose, des fois je décide de planter la tente.

-Pourquoi faire ? Quoique, maintenant, j'peux bouger le bras et me débarrasser des fourmis. Saloperie, ça fait mal.

Fis je en secouant vigoureusement le bras, faisant du matelas une croute terrestre secouée par un seisme de magnitude 6. Bon, j'avais eut mes deux heures de sommeil et l'absence de Ninie commençait a me taper sur le système. Ca me rendait anxieux quand elle était pas dans les parages. En fait Ninie, c'était mon doudou, songeais je en souriant tout seul comme un âne. Finalement, j'me redressais avant de sauter hors du lit. Bon, ça caillait encore, forcément, au mois de Février sans chauffage...Je m'étirais tranquillement en soupirant et tournait la tête vers Gamine.

-Profite en et rendors toi, j'ai plus sommeil.

J'allais tranquillement dans la cuisine, non sans avoir enfilé un boxer quand même et m'allumait une clope en regardant par la fenêtre. Pas de cauchemars cette nuit...Je ne sais pas si je devais me sentir soulagé ou pas. Ils existaient depuis que j'étais gosse et même si ils étaient angoissants, je m'y étais habitué alors quand j'en avais pas, j'étais aussi perdu qu'un chien auquel on a piqué les puces. C'était chiant, mais c'était familier. Je jetais un oeil sur le trottoir en bas..Enfin,ce qu'il en restait personne a l'horizon. Ban ça changeait des bandes armées qui aimait bien venir dans le quartier. Fut un temps où Beretta n'était jamais silencieux.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 11:58

« Tss… T’as pas peur d’attraper froid ? »

L’œil critique de la jeune Chloé ne se gênait pas pour jauger le beau Samy. Parce que, oui, il était difficile de dire le contraire, il possédait indéniablement un certain charme et le corps parfaitement sculpté qu’il exposait à la vue de son invité sans la moindre honte en faisait parti. Ayant retrouvé sa place contre l’encadrement de la porte, elle ne put retenir un léger sourire, mi-mutin mi-amusé. Dormir lui avait fait du bien, toute la pression accumulée la veille avait été évacuée malgré le troublant épisode de la nuit. Comment diable s’était-elle retrouvée à lui baver à moitié sur l’épaule, hein ? Enfin, ce n’était pas plus cocasse que son hôte en caleçon, assis sur l’évier à lire un magazine datant de fin 2010.

Le soleil ne devait pas être levé depuis bien longtemps, et c’était d’ailleurs lui qui avait tiré Chloé ne son sommeil réparateur. L’enflure, elle aurait bien continué sa nuit, mais comme Samy n’avait pas eu la bonne idée d’installer des volets à ses fenêtres, elle n’avait pas eu trop le choix. Elle s’était étirée comme une chatte avant de se lever et de regarder autour d’elle. Elle devait bien avouer qu’il était sympa, cet appartement… Pas mieux équipé que le sien, qui avait un moyen assez pratique d’approvisionnement grâce aux hors la loi et des têtes dans plusieurs domaines qui avaient appris à convertir leurs cours en manuels de survie, mais au moins il était calme… Elle ne pouvait pas en dire autant de l’Immeuble, du moins pas tout le temps.

Des fois, c’était même tout le contraire.

« Dis moi si je me trompe, mais tu n’as presque pas dormi, hein ? »

Et quand elle disait « presque pas », elle ne pensait même pas à un euphémisme. Elle n’avait pas eu de montre à disposition, mais il n’avait pas du dormir plus de trois heures. Contrairement à elle qui avait tenté de rentabiliser au mieux le lit qu’on lui avait prêté. Une fois réveillée, elle s’était retenue de fouiller discrètement. D’une part parce que ça ne se faisait pas, et d’autre part parce que… eh bien, vu qu’il était dans sa foutue cuisine avec une vue directe vers sa petite personne, il était difficile d’espérer faire quelque chose discrètement. Les inconvénients de la vie commune, dirons-nous. Plutôt que de s’attirer des ennuis, elle avait préféré sagement se lever pour partir à sa rencontre.

« J’ai faim. » lâcha-t-elle, sans se départir de son sourire. « Tu as bien un petit dej’ à me proposer, non ? »

Trois repas par jour était devenu une formule obsolète, la plupart des gens se contentaient de deux repas, parfois un seul, en fonction du ravitaillement. Le petit déjeuner, loué par les nutritionnistes au début du 21e siècle, avait depuis longtemps été oublié. Mais d’un autre côté, Samy avait du chocolat, devenu lui aussi une rareté, alors un miracle de plus ou de moins. Il avait l’air pas mal débrouillard… C’était à tenter. Et puis, elle voyait d’ici sa figure scandalisée, et c’était un spectacle qu’elle ne voulait pas manquer.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 12:37

-Pas vraiment.

Fis je en levant un oeil gris sur Gamine qui daignait quitter les bras de cette tafiolle de Morphée et se pointer dans la cuisine.

-J'ai a ce point l'air d'un steack pour que tu bave comme ça ?

Grand sourire. Pas trop arrogant cela dit hin, mais bon, j'étais pas assez con pour ignorer que je pouvais plaire. Même si les trois quart s'enfuyait devant mon caractère. En même temps, c'était pas après mon caractère qu'elles en avaient. Je refermais mon magazine d'un coup sec et haussa un sourcil.

-Je ne dors jamais bien longtemps, mais je dors souvent ça compense.

Répondis je simplement sans entrer dans les détails. T'façon, je suis a peu prêt sur que ça ne l'interessait pas. Je remarquais que son/mon pantalon de jogging était a deux doigts de tomber.

-Fais gaffe, tu perd ton falzard.

Finalement, je descendis de mon perchoir et Ninie ronfla. Je sais pas ce qu'elle avait foutu cette nuit, mais elle était revenue au moment où j'avais écraser ma clope et avait squatter avec moi l'évier.

-Quand tu me dis ça, j'ai l'impression qu'on forme un vieux couple qui s'emmerde.

Quoique je n'étais pas tellement scandalisé, j'crois que j'aurais dit pareil si les situations avaient été inverses. Bon, petit dej....J'avoue que j'avais pas de croissants, juste du pain que j'allais chercher chez une gonzesse du coin qui le faisait elle même a condition de lui ramener de la farine. Bon, j'étais déjà par trop mal débrouillard avant mais maintenant, j'étais carrément devenu un as. Je sortis donc une baguette a l'amérloque qui avait quand même un jour, un truc de café instantanné et du beurre. Denrée rare, si, si ! Sauf qu'il fallait avoir les bons contacts s'tout et bien sur quelque chose en échange. Marrant. Depuis la disparition de toute forme ou presque d'industrie, les hommes avaient redécouvert les joies des choses faites main. Quoique, ils avaient oubliés la marche a suivre parfois. C'était pas pour rien que je lisais un magazine sur « Comment faire ses yaourths ».

-Tiens, prend voir les bols sur l'étagère a coté de toi.

Dis je en mettant de l'eau a chauffer.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 19:35

« Je ne bave pas. » le rectifia-t-elle, avant de hausser les épaules. « Je profite de la vue, c’est tout. »

Elle cessa de l’observer pour s’intéresser au reste de la cuisine. Non parce que Samy avait beau être un beau gosse, elle n’allait pas se nourrir en le regardant. Comme la veille, la pièce était plutôt propre et, surtout, bien rangée. C’était un bon point pour l’hôte, la preuve qu’il parvenait à garder un semblant d’ordre dans ses affaires… Et donc, à priori, dans ses idées. C’était une croyance bien à Chloé de se dire que le lieu de vie d’un individu reflétait son monde de pensées. Chance ou non, cette simple observation lui avait toujours sauvé la mise.

Légèrement soucieuse, mais le cachant bien, elle demanda à l’ancien flic s’il allait bien. Elle dissimula le tout en remarquant qu’il n’avait pas beaucoup dormi, ce qui était parfaitement vrai. Elle était bien placée pour savoir que le manque de sommeil pouvait être un fléau contre lequel il était difficile de lutter quand il s’était installé. Et il ne suffisait parfois pas de grand-chose… L’angoisse était un ingrédient plus que suffisant, et tout le monde avait eu son lot d’angoisse avec la guerre. Il affirma dormir peu mais souvent… Mouais, n’empêche que, pour ce qu’elle en savait, il avait dormi moins de trois heures. Ca restait quand même critique.

« Maintenant que le lit est libre, fais comme chez toi. » Et elle ne put retenir le sourire qui venait titiller ses lèvres. « Ca doit être l’inconvénient de vivre seul, faut éviter de rester une cible vulnérable trop longtemps. »

C’était bien là l’avantage majeur de vivre avec sa bande de potes, au lieu de devoir hacher menu ses nuits pour être certaine de ne pas se faire trucider par un malade, elle devait veiller une nuit sur quinze… Honnête, fallait l’avouer. Heureusement qu’il ne lui avait pas demandé de le relayer, d’ailleurs, elle aurait eu du mal à faire une sentinelle efficace. Elle était presque sûre qu’elle se serait endormie au bout de vingt minutes, et ça n’aurait pas été glorieux sur son curriculum. Elle haussa un sourcil quand il affirma que son jogging allait tomber. Par reflexe, elle le releva d’une main, geste très élégant mais néanmoins efficace. Le vêtement resta en équilibre quelques instants avant de retourner à sa place initiale pour ne plus en bouger. Bah, ça devait être un effet d’optique, un truc du genre, car même s’il était trop grand pour elle, il tenait bon. Après, elle voulait bien croire que l’aspect extérieur inspire le contraire.

Passant à autre chose, elle décida de satisfaire sa curiosité. Samy était débrouillard, elle le savait, il le lui avait prouvé. Mais l’était-il assez pour lui servir un petit déjeuner convenable ? Elle le lui demanda, tentant le tout pour le tout. D’un autre côté, elle n’avait pas grand-chose à perdre, juste une déception qui n’en serait pas vraiment une. La force de l’habitude, elle se passait de petit déjeuner décent depuis un moment déjà.

« C’est toi le vieux couple. » répliqua-t-elle à sa petite provocation, sans même y réfléchir. Ah, les reflexes étudiants…

N’empêche qu’il s’exécuta, à sa grande surprise, et commença à fouiller un petit peu partout. Du pain, du café, et du… beurre. Alors là. Elle était sur les fesses, littéralement sinon physiquement. Limite elle aurait sifflé si elle avait su le faire correctement. Il lui demanda de prendre deux bols de l’étagère… enfin, si des planches parallèles pouvaient être appelés étagères, hein ? Elle s’exécuta sans protester.

« Peut-être qu’un jour, je pourrais te remercier en te montrant ce que c’est du vrai pain. Français. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 19:59


-Trop aimable Gamine, mais ça ira. L'habitude, j'ai jamais dormit longtemps. Bébé, j'étais une calamité.

A tel point que j'ai déjà faillis passer plus d'une fois par la fenêtre. Sauf qu'en fait, je gueulais plus de faim que de manque de sommeil. Ben ouais, ma mère oubliait régulièrement de me refiler a bouffer, j'peux vous dire que dès que j'ai pu, j'me faufilais dans le frigo ou je piquais dans la boutique du coin. Bref, c'était pas le sujet.

Mes lèvres se plissèrent en un sourire bancal alors qu'elle remettait mon falzar qu'était a deux doigts d'se faire la malle et me réclama un p'tit dej'. Bon, ok, je tapais dans mes reserves, mais c'était pas comme si je n'avais pas les moyens de me réapprovisionner. Ouais, enfin, pas avant la fin de semaine quand même. Bah, j'me passerais de beurre. Je l'épinglais d'un coup d'oeil amusé.

-Marrant cette réplique, j'l'ai entendu qu'une fois j'crois. Une tapineuse a qui j'ai dis que j'allais lui passer les bracelets, elle m'a répliqué que c'était moi le bracelet...Elle avait raison.

Elle me regarda poser mes denrées sur la table et la tronche qu'elle tira en voyant le beurre me fit marrer

-Fais pas cette tête, on dirait que tu viens de découvrir le Graal. J'ai un vieux pote qui vit en pleine campagne. Avant c'était un brave fermier bouseux toujours en train de chiquer, mais j'crois que c'est le type le plus parano que j'ai vu de ma vie. Figure toi qu'il y croyait a la prophétie des machins a plumes et, comme pas mal de gars un peu décoincé du cerveau, il s'est construit un bunker. J'dois dire qu'il a dut y mettre toutes ses économies, bref ! Toujours est il qu'il s'est enfermé dans son trou avec trois vaches et un taureau et que maintenant, c'est l'un des mec les plus riches de la région.

Expliquais je tranquillement en ouvrant la boite de café soluble et en mettant les cuilliers sur la table. Pour une fois elle fit ce que je lui demandais sans trop protester. Y a pas a dire, elle était plus agréable que la veille. Je versais le café en poudre dans les bols, y ajoutais de l'eau et m'affala sur ma chaise un couteau dans la main droite.

-Attends, du pain, c'est du pain hin. Bon, ok celui manque de levure, mais ça, j'crois que c'est plus dur a trouver qu'un paquet de clopes. Enfin, si j'en trouve, je viendrais te chercher pour ma baguette made in France.

Répondis je en pointant mon couteau sur Gamine.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 15 Mar - 23:46

Tiens tiens… C’était intéressant, ça. Un mec qui pouvait approvisionner en beurre, ça se comptait sur les doigts d’une main. Chloé n’allait pas cracher sur une telle information, non pas pour elle, elle se passait de beurre depuis plus d’un an et avait appris à faire avec. Mais si les hors la loi ignoraient son existence, alors c’était un bon tuyau à leur donner. Ils étaient simples à comprendre, ces gars là : marche dans leur sens et ils te feront pas trop de mal. Cours devant eux et déblaient leur le chemin, et là tu avais même des chances de vivre à peu près peinard. Et ce n’était pas le fait de livrer un pauvre type qui n’avait rien demandé à ces bâtards qui allait l’arrêter. C’était triste pour lui, mais elle préférait de loin s’assurer un avenir confortable à elle et aux autres étudiants plutôt que de se sacrifier pour un mec qu’elle ne connaissait même pas.

« Ca peut être bon à savoir. Y a moyen de le contacter ? Un peu de beurre de temps en temps ferait pas de mal chez moi, ça dériderait peut-être les gens. »

Et on pouvait pas dire que c’était pas vrai. Il fallait pas grand-chose pour que ça pète, c’était connu de tous, mais ce qu’on oubliait c’est qu’il fallait pas grand-chose non plus pour que ça reste à peu près calme. Et une petite douceur culinaire, étrangement… bah, ça faisait des merveilles. Du deux en un, quoi… si leurs « patrons » mettaient la main sur un fournisseur de beurre, ils pouvaient espérer en avoir plus souvent. Après, à voir si Samy parlait. Il avait intérêt, tiens.

Enfin, elle ne put s’empêcher de lui faire remarquer qu’il ne tenait pas du vrai pain, parce que le vrai pain était français. Ah, sérieusement, c’était un des trucs qui lui manquait le plus de son pays natal, ça, le pain. Pas cette brioche immonde qu’ils avaient aux Etats Unis. Sauf qu’il ne comprit pas, forcément. C’était comme demander à un français de parler de paella, tant qu’il avait pas été en Espagne pour goûter, il connaissait que le riz surgelé et la viande en boite mélangés à la va vite avec du calamar synthétique et des crevettes naines. Une question de culture, quoi. Elle loucha sur le couteau, le trouvant bien ridicule mais pourtant assez crédible pour être potentiellement dangereux, et décida de l’ignorer. Samy n’était pas dangereux… juste foufou.

« Je veux bien reconnaître que tu es une mine d’information utile Sam’ - … uel ? - mais crois moi, quand on parle de pain, tu n’y connais rien. »

Et toc ! Non mais sérieusement, qu’on lui laisse au moins ses spécialités nationales. Qu’on reconnaisse qu’il n’y avait que dans son hexagone qu’on savait faire autre chose que de la brioche pour quatre heures. Elle laissait bien aux USA l’honneur de faire la bouffe la plus grasse qu’elle ait jamais goutée.

« Une baguette made in France, comme tu dis, on en trouvait déjà pas à tous les coins de rue avant la guerre, alors tu peux abandonner l’idée toute suite. » ajouta-t-elle avec défaitisme… et réalisme.

Elle s'approcha du marmiton, s'asseyant directement sur la table, qui grinça légèrement sans plus protester. Observant un la fenêtre de la chambre, elle remit en place ses vêtements chiffonnés et tourna la tête vers son nouveau « meilleur copain ».

« Quand on aura mangé, il y a moyen que je t’emprunte ta salle de bain ? » demanda-t-elle, même si à l’entendre elle annonçait plutôt qu’elle allait prendre en otage la douche et qu’il faudrait qu’il s’y fasse. « Je ne compte pas m’éterniser ici, mais vu que je suis là, autant en profiter, non ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 0:17

-Ouais, y a moyen a sous certaines conditions.

Sauf que vieux pote bouseux avait une putain de méfiance. Et pas qu'un peu. Evidemment, mon nom ouvrirait quelque porte, mais pas sur que je cautionne et comptez sur lui pour me demander si je connaissais le loustic. Pour elle, j'veux bien faire un effort, pour les autres qu'ils aillent se faire foutre. Pas prêt de marchander avec des autres que moi pour le moment, faut dire qu'il avait une sacrée demande. Bref ! Je savais pas d'où elle sortait et je m'en fouttais royalement, mais Gamine, c'était Gamine, ce qui trainait derrière elle, genre, les Jay, qu'ils aillent se faire pendre par les couilles.

-Une mine d'informations ? Fais gaffe Gamine, je n'apprécierais qu'a moitié voir débouler ton Jay avec une demande débile signée par un gun et crois moi, les menaces ne sont d'aucuns effets sur moi. Tu as meilleur temps de marchander directement avec moi.

Fis je avec un large sourire. J'en avais rien a battre des menaces. Peut être parce que j'en avais rien a battre de mon existence ? Ouais, je sais pas en fait, mais je fonctionnais comme ça. Et pis je venais de trouver le moyen le plus sur de la revoir, allez pas me demander pourquoi. Disons que j'aurais peut être un jour l'honneur de foutre mon poing sur la gueule de Jay. Mmmh...

-Pas Samuel....Samaël. L'ange de la mort paraît, ma mère avait le sens de l'humour non ?

Rectifiais je tout en beurrant une tranche de pain. Pain qui avait tout du made in USA. Gamine, en bonne française prit la mouche et je souris légèrement, dardant un regard grisé sur elle. Putain, ma table s'pas une chaise ! Enfin, c'est pas moi que ça gênait sur le coup.

-Je te signale que c'est toi qui a émit l'idée de m'en faire, alors ouais, j'en trouverais a TON coin de rue.

Déclarais je avec un sourire carnassier, depuis le temps qu'on me vantait la cuisine française, il était temps de juger ! Et voilà le retour de LA femelle. La douche ! Bon, j'm'en foutais remarquez, au pire, j'irais chercher de l'eau au milieu du fleuve, une fois bouillie c'était bon.

-Ouaip, mais eau froide chérie, j'espère que t'es pas frileuse.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 9:05

« Mon… Jay ? »

Elle n’était pas surprise, c’était autre chose. Elle s’en foutait presque qu’il l’ait remballée à sa façon - quoi qu’elle aurait du être honorée - tant l’utilisation de ces trois lettres avaient été inattendue. Bordel, mais comment il connaissait ce nom ? Bon, d’accord, c’était un surnom assez répondu, mais la coïncidence aurait été trop belle. Allez qu’il choisissait un patronyme au hasard pour le besoin de son exemple et qu’il tombait justement sur celui de son ex ? C’était un peu fort, quand même. Elle qui, jusqu’ici, était détendue comme pas deux, voilà qu’il distillait un peu de tension dans ses épaules, l’abruti. Et ça se voyait dans son regard. Avec une seule question cachée au fond de ses iris : comment connaissait-il ce connard d’australien ?

« Original. Au-delà du symbolisme assez particulier, c’est un joli prénom. » commenta-t-elle quand il finit par concéder son nom en entier. Samaël…

Le moins que l’on pouvait dire était qu’on en croisait pas à tous les coins de rue. D’un autre côté, heureusement, s’ils étaient tous comme ce Samy là, un seul suffisait amplement dans toute une vie. Même si ça restait une rencontre à faire, d’un certain point de vue. Après tout, elle voyait une tartine au beurre pour la première fois depuis… Oulà, longtemps. Les étudiants ne vivaient pas trop mal, protégés par les hors-la-loi, mais ils étaient loin d’être choyés, et le ravitaillement n’était que rarement à la hauteur des espérances. C’était donc un événement en soit, même si ce n’était pas du pain qu’il tenait. Elle tendit le bras et attrapa un des deux bols, qu’elle regarda comme si elle espérait lire l’avenir dans les rides du café qui y dormait tranquillement. Elle lui imprima un léger mouvement circulaire pour faire tournoyer le liquide.

« A voir. » répondit-elle quant au fait qu’elle lui ferait du pain un jour. Il avait de l’espoir, comme si elle avait la moindre idée de la façon de faire, tiens.

Bon, son café ne valait pas son chocolat, du moins ce fut la conclusion de son palais quand elle y gouta. Fallait dire que son chocolat… Bah c’était spécial. Un plaisir pour la langue comme on en faisait presque plus. Elle demanda alors si elle pouvait emprunter sa douche, et il expliqua qu’il fallait qu’elle se fasse à l’idée de subir les assauts de l’eau froide si elle souhaitait utiliser la sienne. Ouais, bah, elle ferait avec. Ses vêtements n’étaient pas super propres, et passer la nuit avec n’était pas quelque chose de très agréable, surtout au réveil. Une bonne douche lui ferait beaucoup de bien, et tant pis si ça n’avait rien à voir avec une vraie douche d’avant.

« Tu auras bien une serviette à me prêter, j’en suis sûre. » Elle marqua une pause pour boire une nouvelle gorgée du café. « Et le jean que Ninie a pourri, il devient quoi ? »

Quoi, elle avait dit qu’elle lui laissait ? Les circonstances étaient légèrement différentes, là. Elle ne pleurait plus, respirait normalement, et ses bras ne dansaient plus la gigue. De quoi la motiver à retrouver la pleine possession de son bien, non ? Elle lança un regard à son agresseur à poils ras du soir, qui ronflait bien tranquillement pas trop loin.

« Un jour, si on se revoir, faudra que tu me racontes la façon dont tu t’es retrouvé avec un putois dans les pattes. Ca doit être une histoire passionnante. » Elle esquissa un léger sourire, presque moqueur, et le regarda droit dans les yeux. « Vu que tu ne sembles pas faire grand-chose comme tout le monde, ça m’étonnerait même pas que ce soit elle qui ait décidé de s’incruster chez toi, et non l’inverse. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 9:43

-Tu parle en dormant, et tu es plutôt caline aussi.

Fis je avec un sourire en coin. Bon, en même temps, j'aurais pu me montrer blessé dans ma fierté de mâle d'être confondu mais a vrai dire, j'm'en tapais l'oreille avec une babouche.

-Ouais, je ne m'en plains pas on va dire.

Ban Samaël, c'était pas courant, même si en deuxième prénom je portais celui de mon enfoiré de paternel bien sur. Encore heureux que ma mère n'ai pas eut l'idée de m'appeler Duncan...Remarquez, elle a déjà mit un temps fou a me trouver un prénom, ça ne faisait pas parti de ses priorités apparement. Je portais mon bol a mes lèvres et la regarda par dessus le verre fumé, une étincelle amusée dansant au fond de mes yeux. J'me demandais si Gamine savait faire du pain. Ce n'était pas difficile en soit pourtant, mais clair que mes propres essais étaient tombés tout raplapla.

-Laisse moi finir mon café, Gamine et je te donne ça. Quand a ton futal, il sèche.

Ben quoi ? J'avais eut le temps de le laver pendant qu'elle dormait et il pendouillait après un fil de corde en plein milieu de la baignoire.

Je suivis son regard alors qu'elle me parlait de Ninie et j'haussais une épaule amusée.

-Mmmh...C'est sur que se fut...comique. Mais bon, elle a dut me trouver a son goût. Enfin, je dis elle, mais figure toi que je ne sais toujours pas si c'est une fille ou un mec. Vu comme elle acceuille les filles qui passent le pas de l'appart, je suppose que c'est une fille, ou alors un homo.

Je faillis me bruler la langue sur le café, putain ! Jamais je ne m'habituerais au café sans sucre, j'vous l'dit ! Mais trouver du sucre en ce moment, c'était un peu galère.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 12:22

« … »

Il n’y avait pas grand-chose à dire de plus. Elle avait parlé de Jay en dormant ? Câline, elle s’y attendait, même s’il abusait un peu, elle s’était juste servie de son épaule comme d’un oreiller, si ses souvenirs étaient bons. Elle avait dit quoi, d’ailleurs ? Mieux valait ne pas demander, tiens, ça aurait été le meilleur moyen de lui permettre de se foutre d’elle. Raaah ! Si seulement elle s’était souvenue qu’il l’avait confondue avec Ninie, tiens, elle aurait pu… s’en prendre plein la gueule, connaissant le personnage. C’était mieux qu’elle se souvienne pas, en fait. Faute d’avoir matière à lancer un débat, et assez réveillée pour comprendre qu’elle ne tirerait rien d’une joute verbale inutile, elle préféra passer à autre chose.

Elle obtint enfin le nom complet de son hôte. Samaël. Comme elle le lui fit remarquer, ce n’était pas vraiment un patronyme banale, mais il avait au moins le mérite de posséder une sonorité agréable. Enfin, elle n’allait pas se lancer dans une méthode approfondie des tenants et aboutissants d’un tel prénom, aussi se contenta-t-elle d’un simple « C’est un joli prénom. » qui résumait un peu toute sa pensée.

C’est qu’elle se plaisait presque où elle était, tient. Prendre le petit déjeuner sans se prendre la tête avec un… une connaissance, le terme ami n’était peut être pas adapté à quelqu’un qui vous plaquait contre un mur pour vous apprendre la vie lui rappelait limite l’ambiance d’avant guerre, même si le décor subissait l’influence de la war wave. Murs fissurés, étagères rustiques, frigo à moitié déglingué… La totale, quoi. Elle avait les mêmes à la maison. Mais contrairement à l’Immeuble ou tout le monde était un peu sur les dents, l’ambiance était bien moins étouffante là où elle était. Sauf qu’il faudrait bien qu’elle rentre…

Malheureusement ? C’était encore trop tôt pour le dire. Mais jeter un œil sur la douche l’aiderait à voir si elle devait regretter ou non de s’être acoquinée aux hors la loi plutôt qu’à Samy.

Bon point pour lui, il allait lui fournir l’eau, la serviette, et allait lui rendre son jean. Un parcours presque parfait, en somme… Elle saurait se passer de l’eau chaude, suffisait d’aller un poil plus vite. Jetant un regard à la carpette puante qui lui servait de meilleure amie, elle lui demanda quelques précisions sur leur rencontre. Apparemment, elle s’était passée à peu près comme elle l’avait imaginée, même s’il ne lui donna pas de détails. Par contre, ses réflexions anatomiques lui arrachèrent un éclat de rire, un vrai, clair et audible, sans moquerie aucune et tout plein de bonne humeur. En gros, des rires comme on en entendait pas souvent.

Elle tenta bien de se reprendre, de conserver un peu de sérieux, mais rien à faire. Elle avait coincé dans la tête l’image de Sam’ en train de tenir Ninie par les pattes arrière pour voir si elle était un mâle ou une femelle, et le regard incompréhensif qu’elle lui accrochait sur le visage était à se tordre en deux. Reposant précipitamment le bol avant qu’elle ne fasse une bêtise - il était à moitié terminé déjà, de toute façon - elle tenta de reprendre sa respiration. Fiouh, courage Chloé, tu y étais presque.

« Pauvre Ninie… » Elle tenta de bien de garder son sérieux, mais parler ne fit que lui déclencher une nouvelle crise de fou rire. « Ton pote de la… campagne… il aurait sans doute pu… t’aiguiller… »

Et là, elle ne put qu’imaginer les deux hommes penchés sur une Ninie qui ne devait pas comprendre grand-chose, hochant par moment la tête, en emettant des commentaires du style « C’est un mâle… ou une femelle. ».

« J’suis désolée… » parvint-elle à articuler entre deux rires… sauf qu’elle n’avait pas l’air désolée du tout.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 15:31

L'éclat de rire me surprit tellement que je faillis renverser mon café sur mes genoux. J'me serais bien cramer si mes reflexes n'avaient pas été ce qu'ils étaient. Bref, ma cuisine réosnnait littéralement du rire de Gamine. D'ailleurs, elle se bidonnait tellement qu'elle en pleurait et en bégayait même. Tranquillement, je finis mon café avant de la regarder avec un sourire en coin.

-J'ose même pas savoir a quoi tu pense en te marrant comme ça.

Ouais, nan et en même temps, ça avait l'air carrément fendard. Evidemment, si j'avais le même genre d'images qu'elle dans la caboche, nul doute que je serais en train de me rouler par terre.

-Mon pote s'y connait plus en mamelles qu'en jet désodorisant.

Je riais aussi, enfin, plus silencieusement, mais ça se lisait sans peine dans mes yeux.

-T'excuse pas, Gamine. S'bidonner comme un bossu est plutôt rare en ce moment, et pis ton rire sonne joliment.

Ouais, ça faisait un bail que je n'avais pas entendu de rire féminin. Enfin, façon de parler, disons que je ne me connaissais pas des talents cachés de comique. Je posais mon bol sur la table, je débarrasserais plus tard et me levais. Je me frottais pensivement le crâne et réfléchissant a haute voix.

-Qu'est ce que j'ai branlé des serviettes moi...

Bonne question, même si j'étais un petit peu ordonné, y avait un truc que j'avais jamais su faire...Le linge. Bon, ok, je faisais la lessive, mais pour ce qui était pliage et rangeage, veuillez frapper a la porte du voisin.

Alors donc, j'avais tout un tas de vieilles bassines en plasique dans un coin et celles ci dégeulaient de linge. Calbut, falzar, pull et chaussettes vivaient en bonne entente d'ailleurs, il me restait plus qu'a foutre le nez dedans pour trouver les serviettes...Bah, au pire, elle utilisera la mienne.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 17:07

Entendre Samy’ affirmer qu’il ne voulait même pas savoir pourquoi elle riait autant ne fit que redoubler son hilarité. Il avait mis quelque chose dans son café, ou quoi ? Chloé n’avait pas l’habitude de se laisser ainsi aller aux éclats de bonne humeur, mais là il fallait avouer qu’il faisait tout pour l’enfoncer. Sérieusement, même sa remarque sur son ami ne l’aida pas à se calmer, bien au contraire. Il était typiquement dans la posture du gars qui n’avait même pas besoin de comprendre le délire pour le renforcer. C’était marrant au début mais on s’en lassait vite. Aussi essaya-t-elle tant bien que mal de se calmer, s’excusant dès qu’elle le put, sans parvenir à le faire d’une traite. C’est que ça essoufflait pas mal, ces conneries.

Finalement, ce furent ses paroles qui la tirèrent de son fou rire. Non pas qu’il la choqua, vexa ni quoi que ce soit, mais… Vache, c’était la première fois qu’il lui disait un truc gentil sans l’enrober de sarcasme pour que ça passe mieux, ou moins, ça dépendait du point de vue. Elle lui lança un regard surpris, et… touché, aussi. Elle essuya d’une main les larmes de joie qui avaient perlé au coin de ses yeux. Le pire, c’était qu’elle était certaine qu’il ne s’était même pas rendu compte de ce qu’il venait de faire, ou de dire. Finalement, elle était totalement calmée quand il commença à fouiller dans ses réserves de linges. Et elle s’en voulait déjà de s’être laissée émouvoir aussi facilement pour un pauvre compliment de rien du tout.

Pour se donner un peu de contenance, elle récupéra son bol et le termina en deux temps trois gorgées, se brûlant légèrement au passage. Elle ne put retenir une légère grimace de douleur alors que le liquide coulait le long de sa gorge, le sentant douloureusement passer. Elle reposa son bol et se leva, rabattant ses cheveux en arrière, avant de le suivre du regard. Elle le suivit alors qu’il se dirigeait dans la salle de bain et y entra à sa suite. Un coup d’œil sur le côté lui apprit une nouvelle surprenante qui la stoppa tout net.

« Euh, mais… Il y a pas de porte ? » lâcha-t-elle comme si elle annonçait une quatrième guerre mondiale… ou presque.

Ca n’allait pas, mais alors pas du tout. Qui était assez crétin pour ne pas mettre une porte à sa salle de bain, hein ? C’était la première chose à laquelle on pensait quand on emménageait quelque part, avant la couleur de la peinture et les motifs des tapisseries. Fin, Samy avait pas l’air de recevoir beaucoup de visite, alors ça pouvait s’expliquer mais… Non ! Il avait pas d’excuse. Craignant le pire, elle prit la peine de détailler la douche plus en avant, et elle ne put retenir un soupir de soulagement non feint. Bon, les choses auraient pu être pire, il y avait tout de même un rideau pour cacher ce qui devait l’être. Pas très efficace contre un voyeur, mais elle pensait son hôte au dessus de tout cela.

« Sérieusement, Sam’, je t’aime beaucoup mais un de ces quatre, il va falloir qu’on parle. On dirait que tu vis ici comme si tu étais seul au monde, mais faut penser aux gens qui peuvent venir te rendre visite parfois, comme… » Elle marqua une pause, cherchant qui pourrait bien lui rendre visite. Il n’avait pas vraiment le contact facile, du moins de prime abord, et c’était uniquement parce qu’il l’avait empêchée de partir qu’elle était encore là. « Comme moi, par exemple. »

Autant faire simple. Surtout qu’elle risquait de dire une connerie. Les réponses du genre « Tous mes potes sont morts pendant la guerre, t’sais ? » elle en avait légèrement sa claque, on pouvait tellement rien y répondre que ça en devenait déprimant.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 16 Mar - 17:42

J'avais la tête dans le tas de linge quand Gamine attira mon attention sur un manque flagrant de luxe dans l'appart. Je la regardais par dessus mon épaule, considérant l'encadrement de la porte et le visage outrée de Gamine.

-Ben...J'crois que je l'ai mise sur la tronche d'un mec un soir et comme il avait la tête dure...

fis je laconiquement sans avoir l'air plus traumatisé que ça. Qu'est ce que je m'étais marré ce soir là d'ailleurs ! Deux contre un. J'avais morflé quand même mais je les avais eut. Copain Beretta ayant finalement décidé qu'il était temps pour mes invités surprises de se barrer fissa. Ma main réussit un tête à tête moelleux avec une serviette et je la sortit du tas presque triomphant. Même si je collais la moitié de la montagne par terre.

J'haussais un sourcil d'incompréhension.

-Mouais, j'y penserais quand mon cercle d'ami existera.

Déclarais je avec un sourire canaille. J'avais jamais vraiment eut de potes de toute façon et j'avais l'habitude d'être tout seul, alors soit on faisait avec, soit on se cassait. Je me relevais, la serviette a la main et m'approcha de Gamine, une étincelle amusée dans les yeux.

-Ta pudeur sera sauf va, s'pas comme si j'allais te mater avec la langue par terre hin. Tu n'auras qu'a tirer le rideau. Ah et fais gaffe, je ne sais pas ce qui me reste en reserve.

Prévins je en pointant un index sur la bonbonne d'eau trafiquée fixée au dessus de la baignoire. Je lui tendis la serviette.
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