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 Rencontre frontale | Samaël

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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 18 Mar - 22:46

Trois ans plus tôt, cette réponse aurait arraché des yeux ronds à une Chloé sur le cul. Aujourd’hui, la possibilité de foutre une porte sur la tronche d’un mec un peu trop collant n’avait rien de surprenant. Comme quoi, ils vivaient vraiment dans une autre époque… On se plaignait avant de la flambée de violence, de la banalisation de l’insécurité. S’ils avaient su, alors, que ce qu’ils subissaient n’était rien comparé à ce qu’ils - ce qu’elle - allaient vivre. Enfin, c’était toujours comme ça, l’herbe paraissait plus verte dans le prés d’en face. C’était dans la nature humaine. Enfin, une altercation, aussi violente soit-elle, ne justifiait pas qu’il ne l’ait pas remplacée depuis ! Ca avait beau ouvrir de nouveaux horizons, fallait pas abuser. Conciliante, Chloé se proposa spontanément pour lui donner des cours de rattrapage sur « comment recevoir ses amis ». Une seule leçon : préserver leur intimité quand ils prenaient leur douche. Une seule réponse : j’ai pas d’ami.

Ah bah ça faisait plaisir ça, tiens. Fronçant les sourcils, elle posa ses poings sur ses hanches, imitant avec une perfection innée sa mère quand elle allait lui passer un savon bien senti. Ca devait être dans les gènes.

« Pars du principe qu’il existe à partir de… maintenant. » Elle marqua une pause, comme si elle réfléchissait, puis ajouta un petit détail, sans rien laisser paraître de son amusement. « Même si c’est juste pour le beurre. »

Il finit par trouver ce qu’elle lui demandait. Une serviette, c’était assez utile quand on souhaitait prendre sa douche, quoi qu’elle aurait pu se servir du jogging généreusement prêté par Sam’… Pas pratique, pas du tout, mais vivre à la dure était parfois nécessaire. Enfin, dans ce cas là, vu qu’elle n’avait pas récupéré son jean, ça n’aurait pas été très inspiré. Il lui tendit son trophée et elle l’attrapa alors qu’il affirmait qu’il ne profiterait pas de la situation pour admirer outrageusement son magnifique corps de… Pour regarder ce qu’il n’avait pas à entre-apercevoir. Elle secoua la tête, désabusée. Comme si elle allait lui faire confiance, tiens. Etrangement, dès qu’il s’agissait de seins, elle avait remarqué qu’on ne pouvait plus faire confiance à la gente masculine.

« Heureusement que tu es là, je n’y aurais pas pensé toute seule. » Lui conseiller de tirer le rideau, sérieusement, il la prenait pour qui ? Une exhibitionniste ? Mais c’était que la blonde vénitienne ne mangeait pas de ce pain la. « Je ferais attention » ajouta-t-elle quand il la prévint qu’il ignorait combien il lui restait d’eau. « Je ne comptais pas abuser de ta générosité. »

Ce qui était vrai. L’eau - propre, en tout cas - était devenue une denrée rare. Chloé avait entendu parler courant 2009 des guerres pour l’eau qui se préparaient un peu partout… dans le sud. Afrique, Asie… Bizarrement, on se sentait moins concerné par ces choses là quand ça ne nous arrivait que via les journaux télévisés. Sauf que voilà, NY était en plein dedans, désormais. Si Obama s’était attendu à ça quand il avait été élu, tiens. Si ça se trouve, il l’avait su. Après tout, qu’est-ce qu’ils en savaient, les pauvres petits américains qui s’étaient pris les bombes sur la gueule, des origines de la guerre qui avait foutu en l’air leur vie - et celle du reste de l’humanité, mais limite ça ils s’en foutaient - ? C’était peut-être en préparation depuis des années.

« Tu peux sortir, maintenant, je pense que j’y arriverai toute seule. »

Et, posa ses deux mains sur le torse du mâle, elle poussa en direction de la sortie. Pas assez fort pour le faire tomber - pas sûr qu’elle puisse parvenir à un tel résultat sans prendre le malheureux par surprise - mais d’une façon qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

« Allez ouste. » ajouta-t-elle, histoire de ne laisser aucun doute. Avec Sam’, mieux valait répéter plusieurs fois pour qu’il comprenne.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 19 Mar - 23:39

J'me contentais de la fixer bizarrement alors qu'elle me disait qu'elle serait mon amie pour le beurre. Bon, elle m'aurait dit « ze veux être ton zamie ! » je ne l'aurais pas cru, on devient pas « ami » comme ça. Disons que là au moins, elle était crédible.

-J'me fais plein d'amis a coup de pain d'beurre.

Fis je avec un léger sourire avant de me relever de lui ramener la serviette. J'y allais de mon petit commentaire et elle me renvoya dans mes penates. Ouais ok, s'que j'avais dis était d'une evidence affligeante, mais allez savoir si elle avait un léger penchant pour l'exib. J'affichais d'ailleurs un large sourire en imaginant Gamine a poil sous la douche dans des poses sexy tellement exagérées que ça en devenait ridicule. Ouais nan, fallait que j'arrête là sinon j'allais me bidonner comme un con et elle me prendrait pour un fou. Ah nan, ça c'était déjà fait. Elle me poussa gentiment vers la sortie et je la laissais faire, retenant mon fou rire. Bien évidemment, je m'empressais d'aller dans la cuisine et là, je me frappais le front en jurant, faisant subitement demi tour

-Attends, j'voudrais bien me laver les...

Ah merde, trop tard, j'avais une vision globale de Gamine a poil. Bon, non pas que ma pudeur ou quoi soit heurtée, c'était pas la première fois que je voyais une fille a poil mais...C'était une vraie rousse, j'm'étais planté. Ahum, bref, demi tour droite, rebelote avant de m'en prendre une dans les gencives, parce que sur, elle allait me tuer sur le coup là. Et moi, comme un con, je rigolais tout seul appuyé contre l'évier.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 21 Mar - 10:37

Chloé se serait attendue à plus de résistance de la part du turbulent Samy. Du genre « Eh, attend j’ai pas fini ! » ou ce genre de connerie, mais non, il se laisse virer de sa propre salle de bain bien gentiment. Une fois enfin seule, elle entreprit de se cacher derrière le rideau protecteur de la douche et commença à se déshabiller. Tant de précautions auraient pu paraître superflues, mais elle avait déjà eu un aperçu des bourdes que pouvait enchaîner son hôte et ne désirait prendre aucun risque. Et, franchement, c’était difficile de lui en tenir rigueur. Seulement voilà, il semblait qu’une entité supérieure particulièrement perfide, manipulatrice et cruelle en avait décidé autrement. A peine se retrouvait-elle nue qu’elle se rendait compte qu’elle avait oublié la serviette, l’ayant posé sur le lavabo pour pouvoir plus facilement pousser « l’intrus ». Décidant qu’il valait mieux la récupérer avant d’être trempée, elle poussa le rideau juste assez pour y faufiler sa tête, histoire de voir si la voie était dégagée. Soulagée de ne voir personne débouler, elle jaillit comme une fleur et traversa rapidement la distance qui la séparait de sa foutue serviette.

« Quand est-ce que tu feras les choses du premier coup, hein Chloé ? » marmonna-t-elle faiblement.

Le hasard voulut qu’en relevant la tête, elle se retrouva face à face avec… son reflet. Ca n’aurait pas été dérangeant en soit, l’ancienne étudiante était loin de se trouver laide, après tout. Mais la Chloé qui lui faisait face et qui l’observait avec un air ahuri avait un accessoire supplémentaire comparé à l’habitude. Un joli bleu trônait fièrement juste en dessous de l’œil gauche. Elle laissa tomber la serviette devenue inutile quelques instants et lentement, très lentement, elle approcha ses doigts de la marque, l’effleurant légèrement. La douleur, légère mais bien trop réelle, lui arracha une légère grimace et elle laissa retomber son bras, toute bonne humeur envolée.

Bordel, pourquoi avait-il fallu que Jay réagisse comme ça ? Pourquoi avait-il fallu qu’il pète un câble ? Bon, d’accord, il avait tué un homme, mais ça devait arriver, non ? Chloé ne pensait avoir changé d’attitude à son égard qu’après qu’il ait commencé à réagir comme un parfait psychotique, mais était-ce vraiment le cas ?

« Tu réfléchis trop. » s’admonesta-t-elle. « C’est lui qui…
- Attends, je voudrai bien me laver les… »

Le cœur de la blonde vénitienne manqua un battement, et força son esprit à revenir au présent. Bordel, pourquoi est-ce que la voix semblait s’approcher ? Il était quand même pas aussi con, il devait être assez intelligent pour comprendre qu’on ne dérangeait pas quelqu’un sous la douche ! Se laver les quoi, eh ? Elle tourna la tête vers l’encadrement de porte et regarda, impuissante, Samaël débouler dans la salle de bain comme une fleur. Impuissante et incroyablement énervée. Ca tombait mal, déjà qu’en temps normal il aurait pris cher, elle avait en plus besoin de frapper quelqu’un à la place de Jay. Le blond tout court n’était jamais là quand on avait besoin de lui, fallait bien qu’un autre prenne à sa place ? Et quand cet autre se comportait comme le premier des goujats, les remords s’envolaient tout de suite.

Heureusement pour lui, il eut le reflexe de ne pas s’éterniser. Alors que Chloé se penchait par reflexe pour récupérer sa foutue serviette, histoire de couvrir ce qui devait l’être, il était déjà parti. Soupçonneuse, elle la passa tout de même autour de la taille et… se figea une nouvelle fois. Bordel, c’était des rires ? Il riait ! Mais c’était pas une réaction à avoir après l’avoir vu nue ! Non pas qu’elle était ravie d’avoir été surprise aussi dévêtue, mais se voir rire au nez - par pièce interposé, certes, et pas mal étouffé le rire - était quand même incroyablement vexant. Se dirigeant vers la douche, elle ouvrit le robinet, juste assez pour que ça coule mais pas assez pour que ça s’entende vraiment. Vu le matériel rustique, elle n’allait pas pouvoir libérer un débit aussi important qu’elle l’aurait voulu, mais c’était toujours ça. Une petite vengeance mesquine et puérile, mais comme elle ne comptait pas revoir ce salaud… Oui, elle pouvait être une garce, mais fallait avouer qu’il y avait matière à l’être.

Rapidement, elle entreprit de se rhabiller. Tant pis pour le jean, elle en trouverait bien un autre en remplacement, et elle avait gagné un jogging. Trop grand, mais il irait très bien pour lui permettre de retouver l’Immeuble… et Jay. Encore à moitié nue, elle arrêta son plan machiavélique, et soupira. Bordel, pourquoi fallait-il qu’elle ait peur ? Tout aurait été tellement plus simple si penser se retrouver dans la même pièce que lui ne lui arrachait pas des tremblements aptes à faire trembler ses guiboles. Terminant de s’habiller, elle prit sur elle et retourna dans la cuisine.

« Suis-moi. » balança-t-elle comme un ordre qui ne souffrait aucune contradiction. « Tu vis dans un immeuble en ruine, mais il doit bien rester une porte qui tienne encore debout. »

Faisant demi-tour, elle commença à se diriger vers la sortie de l’appartement du beau Sam’, déterminée. Elle ne prendrait pas sa douche avant qu’une porte la protège de ses entrées intempestives. Parce que, mine de rien, elle préférait encore ses saloperies aux coups de Jay.

« Allez ! Ami ou pas, je vais t’apprendre à vivre en société. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 21 Mar - 21:05

Là, j'avais quand même gagné le pompom ! J'étais en train de me bidonner dans la cuisine quand Gamine déboula, forcément, je levais un regard rieur en me redressant un peu, j'vais m'en prendre une ! Et...Et ben non. Là sur le coup, elle me coupa mon envie de rire. Hu ? La suivre ? Mais où ça ? Chercher une porte ? Ah...Je sautais dans un jean troué, j'allais pas me trimballer en calbut dans l'immeuble quand même fallait pas déconner, coinçait mon meilleur ami dans la ceinture, contre mes reins et suivit Gamine en observant de manière presque professorale le balancement de ses hanches...Mmmh...Le coté pile était sympa aussi...Ah mais c'était pas le sujet alors qu'elle ouvrait un a un les trois serrure de ma porte d'entrée.

-Dis voir, j'ai rien contre ton énergie matinale hin, mais je préfererais passer devant.

Fis je gentiment en la choppant par les épaules et en lui faisant faire un joli pas de danse pour qu'elle se retrouve derrière moi. Sur le palier, pas de problème, par contre dans les étages du dessus, c'était un peu le parcourt du combattant. Inutile d'aller voir en bas, je suis sur qu'il n'y a plus rien de potable. Je regardais les éboulis qui nous acceuillait d'un oeil critique avant de soupirer lourdement.

-Bon, c'est partit pour la gymnastique du matin.

Et me voilà transformé en spiderman et a grimper un tas de machin pas stable pour atteindre l'étage du dessus. Les escaliers n'étaient qu'un vieu souvenir et ça me faisait bien chier. Arrivé a une petite plateforme, je me retournais et baissais la tête. Deux mètres me séparais de Gamine.

-Tu peux grimper toute seule ou tu veux un coup de main ?
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 22 Mar - 16:52

Chloé trouvait quand même assez inutile le fait d’avoir trois serrures. Déjà parce que la plupart des truands ne prenaient pas vraiment soin des portes - un mauvais point pour Sam’, ça, d’avoir un point commun avec un truand - et trouvaient bien plus rapide de les défoncer à coup de pied, et qu’ensuite c’était vraiment chiant au quotidien, surtout qu'elle semblait plutôt solide sans, alors pourquoi se prendre la tête ? Après, l’ancien flic ne jouissait pas de la relative protection des hors la loi, alors forcément, il devait trouver rassurant de rajouter quelques protections supplémentaires. Et elle ne l’en aurait même pas blâmé si jamais il ne l’avait pas prise par les épaules pour l’enlever de son chemin.

« La prochaine fois, demande avant ! » feula-t-elle, le regard un brin mauvais.

La blonde vénitienne était de mauvaise humeur, comme ça lui arrivait décidément bien souvent depuis le début de la guerre. Dans un reflexe purement infantile, elle épousseta ses épaules avant de le suivre en ruminant. Elle se serait bien trouvée un autre pigeon chez qui dormir le temps de trouver le courage de retourner à l’Immeuble, mais elle estimait avoir eu de la chance dans son malheur : Sam’ était insupportable, dangereux et instable, mais au moins il ne lui faisait pas de mal, et quand il essayait de la violer c’était « juste » pour de faux.

Dès qu’ils furent sortis, la jeune femme se rendit compte qu’elle n’avait pas pensé à tout. Chloé devait bien avouer qu’elle n’avait pas fait attention à l’état déplorable de la cage d’escalier la veille. Pour sa décharge, être perchée sur l’épaule d’un parfait inconnu ne poussait pas à l’observation des lieux, surtout quand le dit inconnu prenait son fessier pour un tam-tam et ne se gênait pas pour y essuyer ses sales pattes. Mais quand même, elle aurait pu faire gaffe à ça avant de lancer une expédition « retrouvons une porte dans ce taudis ». Ca ? Un véritable parcours du combattant qui imposait à quiconque souhaitait monter de gravir à peu près deux mètres de hauteurs avec pour seuls soutiens des éboulis menaçant de s’écrouler au moindre souffle. Charmant.

Avec toute l’arrogance masculine dont il pouvait faire preuve, Samaël lâcha un petit commentaire désabusé avant de se lancer à l’assaut de sa « gymnastique du matin ». Bon, Chloé devait bien avouer qu’il s’en sortait plutôt bien. Assez bien pour continuer tout seul, d’ailleurs, parce qu’elle ne se voyait déjà pas monter alors descendre n’était même pas envisageable. Et il avait beau la regarder avec ce petit air moqueur qu’il semblait affectionner - à moins que l’état d’esprit de la belle ne l’empêche de voir autre chose que de la moquerie dans l’éclat des iris masculins, ce qui était aussi probable qu’inévitable après son petit numéro - elle ne changerait pas d’avis.

« Tu sais quoi ? » Elle laissa son regard se promener de haut en bas, histoire d’être bien sûre de son coup, puis en revint à Sam’. « Je pense pas être réellement utile, alors tu n’as qu’à continuer tout seul. »

Ouais, continuer tout seul, ou en tout cas sans elle, était une bonne idée. Après, le souci était qu’il serait surement difficile de le convaincre d’aller chercher gentiment ce qu’elle lui demandait… Le connaissant comme elle apprenait à le connaître, il était bien du genre à hausser des épaules, à balancer un « Ah, bah si c’est comme ça… » bien niais et à entamer une marche arrière. Sauf qu’il ne fallait pas, oh que non. Elle avait besoin de cette foutue planche de bois plus symbolique qu’autre chose pour espérer pouvoir prendre une douche tranquillement.

« Pis, comme ça, je pourrai aider un minimum quand il faudra la descendre. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 22 Mar - 22:55

Je m'accroupis avec un air goguenard sur le visage, les mains pendantes dans le vide et scrutait Gamine d'un oeil amusé.

-Dis donc toi ! Tu m'enquiquine pour ta porte alors tu vas me faire le plaisir de venir avec moi.

Mon index se pointa comme un bienheureux professeur sur la fausse blonde mais vraie rousse, j'avais pu le constater, et se mit a tournoyer dans l'air.

-Et puis qui sait si nous trouverons pas quelque chose d'utile. Je n'ai pas encore été jeter un coup d'oeil sur les étages supérieurs.

Mon visage se plissa en une moue que j'espèrais adorable, et je sus que c'était gagné pour l'air quand une mèche de mes cheveux glissa au milieu de mon front. Allez quoi !

-Sinon, je te préviens, je campe dans la salle de bains.

Menaçais je d'un air féroce, et je le ferais c'était sur ! Je tendis une main encourageante, enfin, je crois et agitais l'index en signe « viens par là ma petite » non je ne le pensais pas sur un ton pervers !

-Qui trouve garde bien sur, quoique, pas sur que je garde si je tombe sur un string.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 24 Mar - 15:53

Si, au premier abord, Samaël apparaissait comme totalement imprévisible, force était de constater qu’il existait en réalité une logique dans sa façon d’agir. Et le plus étrange était que Chloé s’étonnait à presque prévoir ses folies. Mais on ne pouvait cerner un tel individu en moins d’une journée de vie commune, et elle devait bien avouer que si elle s’attendait à ce qu’il tente de la convaincre de le suivre, elle ne se serait pas imaginer voir un jour un tel air de chien battu accroché à son visage. Non mais sérieusement, il croyait berner qui, avec ses yeux pseudo-larmoyants, sa lèvre à peine tremblante et sa mèche pendante ? Malgré elle, l’ancienne étudiante ne put retenir un sourire amusé. Il fallait bien reconnaître qu’il n’avait pas peur du ridicule.

« Crois moi, tu ne veux pas faire ça. » lâcha-t-elle l’air de rien quand il la menaça de camper dans la salle de bain.

Non parce que rester dans une pièce, c’était ne pas aller dans les autres. De quoi permettre à son invitée de se venger en toute impunité. Bon, il était bien évident que Chloé ne se permettrait pas d’aller trop loin, tout simplement parce qu’elle ne savait pas jusqu’où elle pouvait s’aventurer dans les vacheries avant que Sam’ ne se vexe et la jette dehors. Enfin, il faudrait bien que ça arrive, de toute façon… Elle n’allait pas rester indéfiniment chez lui. Retourner à l’Immeuble était inévitable, mais cela ne l’empêchait pas de retarder un peu l’échéance… Si ?

Et il continuait à agiter ses bras. Sérieusement, il voulait qu’elle reparte dans un nouveau fou rire ? Heureusement que Ninie n’était pas là, tiens, elle aurait surement été jalouse. Parce que bon, de loin et tourné au trois quart, on aurait presque dit une scène de Roméo et Juliette. Avec les rôles inversés, pour le coup, mais Chloé aurait été prête à parier que la putois aurait quand même piqué sa crise.

« Et une fois là haut, on redescend comment, hein ? » demanda-t-elle, en s’approchant.

En gros, elle était sur le point de céder. L’excuse du « Je t’entends pas, attend j’arrive » ne tenait pas vraiment, elle avait une très bonne audition et faire trois pas en avant ne changerait rien à la qualité de la bande son. Mais pour lever les bras et se laisser porter, là, ça devenait tout de suite plus intéressant. Sauf que pour l’heure, elle gardait les bras croisés et attendait une réponse convaincante pour daigner y changer quelque chose. Elle secoua la tête, dépitée, quand il suggéra qu’il ne garderait pas un string s’il en trouvait un. Outre le fait que ce n’était absolument pas drôle… eh bien, c’était un bide monumental.

« Si j’ai besoin de lingerie, j’en découperai dans tes draps. » répliqua-t-elle, provocatrice.

Non mais franchement, elle n’allait pas lui laisser croire qu’elle se laissait convaincre par la possibilité de trouver un string, quand même. Bon, il avait surement dit ça sur le ton de la plaisanterie, et c’était d’ailleurs comme ça qu’elle l’avait pris - un ratage d’humour - mais avec les hommes, il fallait mieux ne pas prendre de risque.

« Et arrête de me regarder comme ça. Tu auras beaucoup plus de difficulté à me faire grimper si je ne peux pas m’empêcher de rire en repensant à la tête que tu es en train de me servir. »

Le pire, c’était qu’elle disait ça affectueusement. Non parce qu’il était vraiment trop chou, d’une certaine façon, à faire tout ce cinéma pour qu’elle l’accompagne. Il avait peut-être peur du noir.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 25 Mar - 14:08

-On redescent comme on est montés.

Fis je avec évidence, ma tête de chien battu en prime. Je penchais la tête sur le coté, dardnt sur Gamine un regard pétillant d'amusement.

-Allez Chloé, ça a l'air plus solide que ça n'en a l'air tu sais. Où est passé ton sens de l'aventure ? Pour une nana prête a braver les rues sombres et dangereuses de Harlem une fois la nuit tombée, ne me dis pas qu'un petit éboulement te fais flipper.

Elle argua que ma tête la ferait certainement rire si je continuais, et ben continuons. Elle avait un rire plutôt agréable alors j'allais pas m'en passé. J'étais plus habitué aux rires grinçants et cyniques.

-Je peux faire pire t'sais !

J'agitais les doigts dans sa direction.

-Allez, un effort ! Qui sait on trouvera pis être des trucs sympas !

Je ne devrais pas la forcer mais il y avait deux choses qui me poussait a insister. Un, je n'avais pas envie d'aller explorer là haut tout seul, deux, je ne pouvais pas la laisser seule dans l'appart. Ben ouais, elle serait foutue de m'enfermer dehors pour me filer une leçon, même si, dans les cas là, elle risquait de se taper une Ninie chiante comme pas deux. Ensuite, on ne savait jamais si une bande de poteaux aux airs patibulaires avaient soudainement envie de s'envoyer une fausse blonde.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 25 Mar - 15:30

Le salaud. L’enfoiré de première. Il l’avait fait exprès, c’était obligé. Le pire était sans doute que non, il ne l’avait pas fait exprès, et c'était déprimant. N’empêche que ça faisait presque bizarre, de se faire appeler « Chloé ». Elle n’avait pas eu le temps de perdre l’habitude, mais quand même, Sam’ n’avait pas démordu de son Gamine depuis leur rencontre, et l’entendre subitement se souvenir de son prénom était… agréable. Alors que ça n’aurait pas du l’être. Normal, attendu, accueilli avec un cynisme résigné, mais pas agréable. C’était trop facile, tiens. Il suffisait de se comporter comme un connard et d’ensuite glisser une parole gentille pour que l’effet soit décuplé. Sans vraiment savoir pourquoi, Chloé le foudroya du regard. Sauf qu’essayer de garder des yeux méchants quand vous regardez un type qui vous fait des grimaces - presque - attendrissantes. Se rendant compte de son échec, elle abandonna l’idée, et le prévint que s’il voulait qu’elle monte, il allait devoir arrêter de lui servir sa tête de cocker sous peine de se retrouver comme un con à devoir soulever une blonde vénitienne en plein fou rire.

Mais Samaël devait aimer les défis, parce qu’il n’arrêta pas.

Il avait presque l’air d’un gosse cherchant à atteindre un jouet hors de portée. Ce n’était guère flatteur d’ailleurs, vu qu’elle était le jouet en question, mais c’était tellement vrai. Depuis leur rencontre, il jouait avec elle, sans doute inconsciemment, jamais méchamment - quoi que -, mais le résultat était là.

« Tu ne veux pas faire pire. » lâcha-t-elle, utilisant les mêmes mots ou presque que précédemment.

N’empêche qu’elle décroisa les bras, une deuxième victoire pour le mâle perché sur ses éboulis qui, après l’avoir convaincue d’approcher, était en bonne voie de la hisser à ses côtés. C’en était presque romantique, tiens. Elle soupira quand il tenta de l’allécher, lui promettant trésors et merveilles à l’arrivée. Enfin, il avait eu l’honnêteté de rajouter un « peut-être », parce qu’il fallait bien avouer que vu l’état de l’immeuble, il y avait peu de chance qu’ils trouvent quoi que ce soit de potable.

« Mouais. » De quoi lui démontrer à quel point son argument avait fait mouche.

Bon, allez, il avait gagné. L’idée ne l’enchantait pas, mais il avait mis tant d’énergie à tenter de la convaincre qu’elle lui devait bien ça. Manifestant sa réticence par des gens lents, elle leva les bras, et attrapa une main tendue de son ascenseur organique.

« Je te préviens, tu me laisses tomber, et je te jure que… »

Pendant la seconde qui suivit, elle passa en revue toutes les tortures possibles et imaginables. Ebouillanter, écarteler, trucider, frapper, toutes les possibilités violentes avaient peu de chance d’aboutir, c’était le souci quand on faisait deux têtes de moins que sa victime et qu’il pouvait facilement vous envoyer faire dodo d’une bonne droite. Mais il y avait d’autres façons plus subtiles de lui faire regretter ses conneries.

« Ninie regrettera toute sa vie le jour où elle est tombée amoureuse de toi. »

Bon, dommage qu’elle n’ait pu effacer toute trace de malice de sa voix, ça aurait été surement plus crédible. N’empêche qu’il avait pas intérêt à la lâcher quand même.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 25 Mar - 15:51

Oh si je pouvais faire pire, la preuve, mon menton qui se plissait, mon nez qui se fronçait et mes yeux qui s'embuèrent doucement. Oui, j'étais capable de me faire pleurer sur commande. Un truc de fille disaient les potes, mais je sais que ça pouvait servir parfois, gôre quand j'me faisais passer pour une tapette. Bon, c'était pas glorieux alors j'fermais ma bouche. J'étais pas une tapette...Enfin, j'crois pas. Finalement, elle céda un pouce de terrain, voir un gros doigt de pied même ! Victory ! Non, je ne le cria pas, c'était un coup a la faire reculer.

-J'te laisserais pas tomber.

Affirmais je et je le pensais ! Pour une fois, admirez la performance ! Mais ouais, je ne comptais pas la laisser tomber.

-Ninie est folle de moi, je n'y peux rien, c'est mon charisme animal.

Me rengorgeais je en connaissant parfaitement le ridicule de la situation. M'imaginer capable de faire tomber en pamoison un putois...Fallait le faire MAIS je l'avais fait...Du moins, Ninie en montrait tout les signes.

Putain s'qu'elle était légère ! Je n'eus aucun mal a la soulever d'une main, tsss...Encore une adepte des régime feuille de salade ? J'espèrais pas quand même ! En bonne française, Gamine devait apprécier les plats gastronomiques tel que le Bourgignon, la blanquette...Tiens, je ne serais pas contre une tartiflette là d'un coup. Je choppais la taille de Gamine d'un bras, histoire qu'elle ne glisse pas vers l'arrière, ce qui serait très con entre nous, et la tournait vers le sommet.

-A nous l'Evrest !

Apparement le palier supérieur n'était qu'a un mètre, et comme j'étais galant...enfin, presque, j'attrapais Gamine par la taille et la souleva vers le dit palier. C'était moi où mes mains faisaient sans prob le tour de sa taille ? Soit j'avais de grandes paluches, soit Gamine avait la taille fillette.

-Colle toi contre le mur, on ne sait jamais et ma vocation n'est pas de finir en crêpe entre deux masses de béton.

Fis je avant de me hisser a la force de mes bras.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 25 Mar - 23:32

Elle voulait bien le croire, qu’il ne la laisserait pas tomber. Elle voulait vraiment le croire, même, surtout quand il commença à la soulever… d’une seule main. Putain mais il était malade ? Il voulait vraiment qu’elle se pète quelque chose en tombant ? Il se la jouait superman ? Elle aurait préféré qu’il se la pète un peu moins et qu’il assure un peu plus ses arrières. Enfin, elle décida de limiter les risques en s’agrippant à deux mains, elle.

« Il faudra ouvrir les yeux à cette putois, un jour ! » lâcha-t-elle, plus pour s’occuper l’esprit et oublier que ses pieds ne touchaient plus le sol que pour le plaisir d’entamer une nouvelle joute verbale. « J’ferais appel à l’Arnacoeur, pour la sauver. »

Faire référence à un film sorti quelques mois à peine avant le début de la guerre la plongeait toujours momentanément dans la nostalgie. Il était bien fun en plus, celui là, surtout grâce aux répliques du belge qui… Mais là n’était pas le sujet. Elle laissa malgré elle échapper un - tout petit – cri d’anxiété et s’accrocha à Sam’ dès qu’il fut à portée de mains. A noter qu’il avait vachement confiance en elle vu qu’il passa son bras autour de sa taille afin d’être sûr qu’elle ne tomberait pas. Etrangement, au vu de la situation, elle ne protesta même pas, levant vers sa gueule d’ange un regard mi-figue mi-raisin.

« Bien, je suis montée. Et maintenant, on fait quoi ? »

Le scepticisme de sa camarde d’éboulis ne sembla pas le déranger, ou dans tous les cas n’entama son enthousiasme. Avec bonne humeur, il tourna la tête vers la destination finale, et Chloé fit de même. Et allait falloir encore monter… Elle grimaça à peine, même lorsque Sam’ lança un « A nous l’Evrest » qui en disait long sur le plaisir qu’il prenait à cette petite expédition. Dire que c’était elle qui l’avait lancée ! Enfin, ça avait été un cas de force majeur, et elle ne s’était pas vraiment attendue à ce que ça tourne à l’escalade du plus haut sommet du monde. D'ailleurs, il l’était toujours ? Non parce qu’avec toutes les bombes qui avait pu pleuvoir, ça aurait pu être marrant de se rendre compte que les humains avaient été jusqu’à interférer dans le classement des plus hauts pics mondiaux.

« Il est encore temps deeeeee… Eh ! » glapit-elle, alors que pour la deuxième fois de la journée, ses pieds quittaient le sol.

L’atterrissage fut à la hauteur de la surprise du décollage. Elle s’agrippa comme elle put au pallier et laissa ses jambes fendre l’air gentiment. Par reflexe, elle tendit une main vers le premier truc fixé qui lui tombait sous la main. Genre, le barreau d’escalier juste à sa droite, au hasard. Sauf que voilà, la dite main ne se laissa pas faire, et elle manqua son objectif de dix bon centimètres. Cette tentative loupée, elle faillit bien retomber en arrière. Heureusement que l’ami Sam’ ne l’avait pas lâchée, tiens. Grimaçant, de douleur et de contrariété, ulcérée d’être de nouveau trahie par son corps, elle se hissa péniblement.

« Je fais ce que je peux. » lâcha-t-elle brusquement alors qu’il lui conseillait de se plaquer contre le mur. « Tu as voulu que je vienne, va falloir assumer maintenant. »

Elle s’exécuta quand même, il n’empêche que la brusque sècheresse dont elle avait fait preuve n’avait pas du passer inaperçu. Samaël semblait être le genre à relever tout ce qu’il fallait mieux laisser sous silence.


Dernière édition par Chloé Moreau le Dim 28 Mar - 19:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 27 Mar - 17:54

-La sauver de quoi ? ça pourrait être pire, je pourrais être un putain de zoophile.

fis je avec une légère grimace tandis que je la soulevais d'une main. Ouais, j'étais un warrior, tout sur un biceps ! En même temps, j'avais pas de mal, Gamine était un poids quart de plume. Je ne m'arrêtais pas dans mon élan, après tout, j'étais bien partit, et renvoya le poids quart de plume sur l'étage au dessus, provoquant une très légère mais néanmoins paniquée exclamation un poil aigu sur les bords. Alalala...Les femmes, ça flippaient pour un rien parfois. C'est bon, j'assurais les arrières.

-Hey !

rugis je en penchant subitement la tête sur le côté, ratant sans déception une rencontre percutante avec son pied droit. Je suis sur qu'elle m'aurait péter le nez sans remord en plus. Bon, Gamine avait l'équilibre d'un chat unijambiste alors qu'elle rata la prise d'un barreau, m'obligeant a poser un main sur sa fesse droite. Ben c'était ça ou elle retombait a la ligne de départ et , a mon avis, elle se serait légèrement très beaucoup fait mal.

-J'assume toujours ! Vois le bon côté des choses, l'aventure la découverte, les...daaaangers...

énumérais je en sautant a mon tour sur le palier. Ouais, seulement, le palier était pas bien large, ce qui faisait que j'étais un poil obligé de coller Gamine.

-On s'affole pas, faut aller a droite, y a un couloir et il y a trois apparts par couloirs. Bon, vu comment c'est large, va falloir faire deux petits entrechats. T'as déjà fait de la danse ?

dis je en baissant les yeux, a mince, elle avait un peu le nez collé contre mon torse, pourvu qu'elle ne le prenne pas pour un mouchoir...
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 28 Mar - 19:15

Il avait bien une tronche de zoophile, tiens. Bon, peut-être pas, après tout, mais c’était un peu comme les violeurs. Si jamais on pouvait repérer ces engeances là du premier coup d’œil, ça ferait longtemps qu’il n’y en aurait plus. Mais c’était là toute la tragédie de la chose, les pires abominations n’aimaient rien de plus que de revêtir les traits les plus banals possibles. Après réflexion, c’était une bonne chose pour Samaël. Après tout, il était difficile de faire plus excentrique, alors paradoxalement, il avait peu de chance d’être un malade en puissance. Ou un malade qui s’assumait, alors… Ce qui n’était pas vraiment une bonne chose. Dans tous les cas, il ne pouvait pas être totalement mauvais. Et puis, il lui donnait un premier aperçu de ce que c’était que de voler.

Bon, dommage qu’il soit obligé de lui redessiner le contour des fesses pour être sûr de ne pas voir son précieux fardeau à la renverse. Mais voilà, quand vous avez un corps capable de faire aller votre main dix centimètres trop sur la droite sans que vous n’ayez rien à dire, vous faites comme vous pouvez. Et sur ce coup là, Chloé n’avait pas pu, justement, et elle avait manqué de retourner à la case départ de la plus fracassante des façons, du genre « je m’écrase deux mètres plus bas, mais avec classe s’il te plaît. ». Elle perçut le cri surpris de son support du moment et se rendit compte qu’elle battait un poil trop des jambes. Elle avait bien failli lui refaire le nez, et ça aurait été dommage… Il était pas mal comme ça, au final.

Tant bien que mal, elle se remit sur pied et colla le mur, suivant docilement la suggestion de son camarade d’infortune. Bon, peut-être pas docilement, vu le commentaire d’une sécheresse inhabituelle qu’elle servit au concerné. Mais il en allait ainsi à chaque fois que son corps lui faisait un petit caprice et déviait ses membres de leur trajectoire initiale. Sauf que cela ne sembla faire ni chaud ni froid à un Samaël décidément imperturbable. Enfin, au moins ne lui avait-il pas demandé comment elle avait pu avoir autant de mal, là elle l’aurait vraiment mal pris.

« Je peux rien voir, tu me colles trop. »

Fallait avouer que vu le peu d’espace, il n’avait pas vraiment le choix. Heureusement qu’il n’en profitait pas, parce que vu leurs positions respectives, elle n’aurait eu aucun remord à lui donner enfin le coup de genou qu’il méritait depuis la veille. Parce que là, il n’y avait aucune crise pour lui faucher les jambes.

« Tu te souviens qu’à la base, on fait tout ça pour ramener une porte, pas faire notre super marché ? » demanda-t-elle finalement alors qu’il lui expliquait la configuration des lieux.

On aurait presque dit qu’il préparait un braquage. Non pas que la perspective de vider des appartements inoccupés depuis deux ans la dérangeait, mais elle avait trop peur qu’il oublie l’objectif initial et que, au final, elle se retrouve sans porte et plein de babioles cassées ou totalement inutiles. C’était un mâle, le Samaël, incapable de tenir un objectif même simple jusqu’au bout.

« Un… entrechats. Soit. »

Son regard disait clairement qu’il aurait pu parler chinois que ça en serait revenu au même. Chloé n’était pas une danseuse, loin de là. Déjà qu’elle n’avait eu aucune envie d’en faire avant ses quinze ans, le diagnostic de sa maladie avait mis à mal toutes ses envies de sport, et elle n’en avait plus fait depuis, à part les séances chez le kiné destinées à retarder la progression inévitable de la dégénérescence de son système nerveux. Joyeux.

« On peut pas simplement y aller chacun notre tour ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 1 Juil - 17:44

- Bingo Gamine ! Quoique...j'crois qu'c'est un pas chassé...Remarque, on s'en tamponne.

Bougonnais je en scrutant ma droite, cherchant un moyen de foutre le pied autre part que sur un tas de merde. En fait, j'habitais un tas de merde grandeur nature en y réfléchissant bien. Je rebaissais les yeux sur la rouquine. Je savais qu'elle avait parlé, ses lèvres venait de me caresser le torse dans le sens du poil inexistant. Allez pas croire que j'étais comme ses drag queen a m'épiler de partout hin ! Il se trouve juste que j'avais pas de toison touffue sur le torse, ça commençait en dessous du nombril chez moi, bvien sur, j'vous laisse deviner la suite, bande de perverses.

-S'pas une si mauvaise idée.

Finis je par dire après avoir comprit ce qu'elle disait. Bravo, j'avais le sein droit qui me démangeait maintenant ! J'pouvais toujours lui dire de le gratouiller avec les dents mais...j'ai jamais aimé les piercing sur les tétons et quelque chose me dit que Gamine prendrait un malin plaisir a me faire un joli trou.

J'étais grand, j'avais de grandes pattes donc...J'effectuais un superbe pas chassé digne d'un petit rat boiteux de l'opéra avant de me retourner et de tendre une main.

-Allez hop ! On y est presque.

L'encourageais je en agitant les doigts, genre « Petit, petit, petit, viiiiiiiiiiiiiiiiiiens voir tonton Samy »...l'air pervers en moins...ou pas.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 1 Juil - 22:50

Pendant facilement dix secondes, elle le regarda, totalement immobile, l’air hautaine et le regard un brin méprisant. Le genre de regard qui, sur le mâle lambda, induisait immanquablement un sentiment d’infériorité. Souvent, il détournait le regard avant de demander agressivement - ultime jouissance, preuve qu’il se sentait mal à l’aise - ce qu’il avait bien pu faire de si terrible. Finalement, elle attrapa la main tendue, aussi digne que le nem s’enroulant dans sa feuille de salade, et elle parcourut la distance qui la séparait de la terre ferme. Enfin, par terre ferme, il fallait comprendre « sol pas trop trop délabré ». Il ne fallait pas trop en demander.

« Regarde moi encore une fois comme ça, et je te promets que…, marmonna-t-elle avant de reprendre de façon plus audible, bon, je choisis la porte, et tu la récupères. »

Et, sans autre forme de procès, elle le dépassa et fit quelques pas dans le couloir. Elle grimaça en se rendant compte que la première porte avait été défoncée. Il n’y avait pas à dire, les recherches commençaient bien. Mettant de côté sa frustration, la blonde vénitienne fit quelques pas avant de se retourner, l’air pensif.

« Ca fait combien de temps que tu t’es installé ici ? »

Il avait sans doute du grimper au moins une fois dans les étages supérieurs… Il n’était quand même pas dépourvu de toute curiosité, c’était impossible. La première chose qu’elle avait fait quand ils s’étaient réinstallés dans l’Immeuble avait été de visiter - et fouiller, mais ça c’était secret - les autres chambres. Qui est-ce que ça allait gêner, de toute façon ? Les propriétaires légitimes étaient morts, pour ce qu’elle en savait, elle n’avait pas pleuré leur sort et n’avait pas considéré leurs appartements désormais déserts comme des pseudo-tombes sur lesquelles elle aurait du se recueillir. Poussant négligemment la porte qu’elle venait de rejoindre, elle l’écouta à peine grincer. L’intérieur était exactement comme elle l’attendait : un bordel pas possible.

« Tu aurais pu faire le ménage. »

Pour quoi faire ? Une descente des hors-la-loi, et tout aurait été à refaire. Non, l’immeuble était très bien comme il l’était, assez délabré pour ne pas attirer l’attention, assez conservé pour faire un campement à peu près salubre. Bon, il fallait pas y regarder à deux fois. Faisant quelques pas à l’intérieur, elle sentit soudainement quelque chose sous son pied et ses oreilles perçurent le doux bruit du verre qui se brise. Baissant le regard et levant ses orteilles, elle se rendit compte qu’elle venait de marcher sur un cadre photo…

« On se croirait dans un film, marmonna-t-elle en se penchant pour récupérer l’objet, la musique en moins. »

Se redressant, elle observa quelques instants l’œuvre d’art, une photo tout ce qu’il y avait de plus banale si ce n’était qu’elle trouvait un écho désagréable dans la mémoire de la rouqui… blonde vénitienne. Normal, elle avait presque la même, sauf que ce n’était pas deux crétins d’inconnus qui posaient dans les bras l’un de l’autre, mais elle et cet enfoiré de Jay. Passant une main sur sa joue encore légèrement bleue, elle jeta négligemment le cadre et se retourna, le regard un brin triste.

« On vit vraiment dans un monde fou. »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 2 Juil - 15:42

Brrr ! Quel regard ! Quel feu ! Quel effet se limitant a un zéro pointé ! Pour un peu j'aurais tremblé MAIS gamine me faisait aussi peur qu'une horde de lombric armés de brin d'herbe. Je lui souris avec un soupçon de moquerie dans le geste et l'aidait a passer le "pont". Enfin, le précipice....Enfin le truc quoi !

Mon sourire resta accroché alors qu'elle me dépassait en quête de la Sainte Porte qui la protégerait de mes regards lubriques (mwahahaha ) Ahum...Bref.

Je la suivit dans un appart délabré et a moitié en ruine, me frottais la joue avant de lui répondre :

-J'habitais a peine plus loin en fait, j'ai juste déménagé comme on dit. Mon appart était le seul encore avec ses murs et Beretta a fait le reste.

Sous entendu, j'avais viré les squatteurs qui y avaient trouvé refuge en deux temps trois mouvement.

-J'ai pas une tronche de boniche, j'ai déjà a faire chez moi, ça m'suffit largement.

bougonnais je en furetant plus avant dans l'appart abandonné.

-S'pas nouveau Gamine.

répliquais je a son moment de nostalgie, jetant un coup d'oeil absent sur le cadre qui venait de rejoindre le sol. Chouette un couple ! J'eus un léger ricanement avant de continuer mes recherches. Je finis par tomber sur une armoire éventrée, dégueulant de fringues un peu poussiéreux.

-C'est ton jour de chance, rouquine ! y a des fringues au large la dedans.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 3 Juil - 0:30

« C’est pas parce qu’on commence à s’habituer qu’on est obligé d’aimer ça, lâcha-t-elle avec un temps de retard. Je sais pas ce que je donnerai pour récupérer une vraie connexion internet, au moins une fois. »

C’était un peu hors sujet, et il y avait des chances que Samaël hausse un sourcil perplexe, mais elle en avait un peu rien à faire. Il ne comprendrait jamais ce qu’elle avait perdu quand la Toile mondiale avait crachoté ses dernières données, elle avait perdu le seul terrain de jeu où elle dominait presque tout le monde. Un petit hack était si facile, quand on savait comment faire, et réglait tous les soucis. C’était la belle époque. Le présent était nettement moins drôle, surtout sans les médicaments adéquats. Laissant s’éloigner un peu le Casanova du dimanche, elle fit quelques pas en avant, faisant bien attention cette fois à ne pas pourrir ni le mobilier, ni la décoration. Tout ça à cause d’une photo lui rappelant qu’elle avait - encore - tout perdu.

Elle se retrouva rapidement dans la cuisine, où il régnait une odeur prompte à lui faire rendre tout ce qu’elle avait pu manger depuis sa naissance. Si Dieu existait, comme semblait le penser Jay, et si la Troisième Guerre Mondiale était réellement sa « Punition Divine », alors il avait oublié cette pièce dans son grand ménage de printemps. On aurait pu croire, après tant de temps, que la décomposition était terminé, et c’était peut-être le cas, mais l’infection à laquelle elle donnait irrémédiablement naissance semblait s’être incrustée partout. Battant en retraite, elle tenta une autre pièce…

Et lâcha un hurlement strident, se collant brusquement contre le mur.

Là, juste en face d’elle, un cadavre la braquait de son magnifique fusil à pompe. Blanche comme un linge, elle observait cette sculpture macabre. Elle avait envie de se laisser tomber à genoux et de ne plus bouger. A part pour vomir, peut-être, mais étrangement elle tenait plutôt bien le coup. Le pauvre homme avait du rester là par peur de ce qu’il pourrait trouver à l’extérieur… A moins qu’il n’ait pas réussi à trouver un moyen de descendre. Vu que Samaël vivait dans l’immeuble depuis un moment, Chloé penchait sur la première solution. Il avait dû mourir de soif ou de faim, l’arme à la main au cas où quelqu’un rentrait pour le détrousser. Elle ne savait pas. Un coup d’œil lui apprit que la fenêtre était ouverte, ce qui expliquait que l’immeuble en entier n’empestait pas. Un coup de chance.

Avec tout ça, elle en avait oublié son démon gardien. Vu la façon dont elle était grimpée dans les aigus, nulle doute qu’il allait accourir très vite. Cherchant à s’arracher à l’état second que provoquait la vue du cadavre - un mélange d’horreur, de dégout… de fascination peut-être, c’était difficile à dire et elle n’avait pas le recul nécessaire - elle se détacha du mur. Là, toute suite, maintenant, elle revoulait un monde normal. Où les gens ne mourraient pas comme des cons dans leur putain d’appartement. Ou la seule préoccupation d’une femme de son âge c’était soit de valider sa dernière année de fac, soit de se tromper un premier boulot.

Plus d’arme à feu, plus de coup de poing, plus de pseudo-psychopathe. Juste une foutue vie d’avant 2010.

Mais c’était trop demandé.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 3 Aoû - 23:11

-Serais tu une geekette Gamine ?

fis je en imaginant ma rouquine, un carton de pizza entamée avec deux trois mouches dessus, une canette de coca a moitié bue sur le bureau, manette en main et casque sur les oreilles hurlant des ordres sur ces connards de la guilde infoutu de lancer des sorts potables ! Pourquoi je pensais a Wow ? J'aimais pas ce jeu de tafioles.

j'avais un superbe string en dentelle rouge dans la main quand elle hurla. Non mais le VRAI hurlement hin, celui que vous nique les tympans en deux temps trois mouvements que vous avez pas le temps de vous boucher les oreilles. Celui qui est sensé vous défriser la tête ( sauf que je frise pas héhé). Evidemment j'accourus tel superman sans collant et moule boules, copain Beretta en main, air frondeur et prêt a sauver la veuve et l'orphelin pour...Viser un cadavre pas frais.

Je poussais un soupir en rangeant mon zami dans ma ceinture et posant les mains sur mes hanches.

-Il est mort Gamine, caput, finito, décrêpit, a moitié décomposé et sec comme une momie.

fis je tranquillement. Bon ok, la vision du machin devait être assez rebutante quand on y songeait, je comprenais qu'elle balise sevère et joue des castagnettes avec ses genoux. MAIS je savais aussi qu'elle allait retourner son attention/colère/rage (cocher la mention inutile) sur moi et donc quelque part, se détendre. pas de doute, je passais pas le gros enfoiré de service, connard fini pas capable de sensiblerie devant un cadavre. Ouais, sauf que j'étais légèrement habitué a ce genre de spectacle. Je passais une main dans les tifs de Gamine.

-Respire, il ne va pas te sauter dessus.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 4 Aoû - 17:18

Dire que Chloé eut soudainement envie de frapper Samaël aurait été un doux euphémisme. En réalité, si elle avait pu le castrer purement et simplement, elle ne se serait pas plainte, tant sa première intervention fut idiote. Elle n’avait pas besoin d’aide pour savoir qu’il était mort, merci ! Les mouches qui lui bourdonnaient autour et l’odeur dégoutante suffisait bien. Et si elle avait encore un doute, il suffisait de voir sa peau, ses mains, sa… Soit il la prenait pour une abrutie finie, soit il en était un, mais dans les deux cas, il aurait mieux fallut qu’il se taise. Pourtant, elle ne le foudroya pas du regard. Elle ne l’insulta pas de tous les noms. Pas encore, du moins. Cela viendrait, en temps et en heure, mais sur l’instant elle tentait plutôt de réguler sa respiration et de ne pas régurgiter son dernier repas.

Le pire était qu’elle n’arrivait pas à détourner le regard. Ca avait beau lui retourner l’estomac dans tous les sens, ses iris restaient braquaient sut ce tas de chairs en décompositions. Alors quoi, ce n’était quand même pas la première fois qu’elle voyait un mort, pourtant. Bon, certes, elle pouvait compter les cadavres auxquels elle avait été confronté sur les doigts d’une main – même pas besoin de la deuxième – mais tout de même… Seulement voilà, d’ordinaire, à part le teint livide et la peau glacée, ils étaient « supportables ». Il n’y avait plus rien d’humain dans ce qu’elle voyait.

Eh, mais, on venait de lui toucher les cheveux, là ?

Retirant vivement la tête, elle porta son regard furibond sur le deuxième et dernier vivant de la pièce. Dire qu’elle le foudroya du regard ne serait pas un euphémisme… Dire qu’il s’en moqua non plus, très certainement. Chloé commençait à être habituée, elle doutait qu’il réagisse même si elle soulevait son T-shirt. Autrement que pour se moquer de la maigreur de sa poitrine, bien entendu. Incapable de trouver quoi dire, elle finit par battre en retraite et balaya la pièce du regard.

« On fait quoi ? »

Ils n’allaient tout de même pas le laisser là ? Rien que l’idée de dormir dans une pièce en sachant que quelques mètres au dessus de sa tête se décomposait joyeusement un cadavre lui donnait envie de vomir – un peu plus. Mais ils n’allaient pas non plus le… porter ? Chloé n’était pas experte en cadavre, mais elle savait très bien que celui-ci n’était pas transportable. Le brûlait semblait là encore hors de question, c’était prendre le risque de faire flamber tout l’immeuble.

« Sérieusement… T’es flic, tu dois bien avoir une solution. »

Tiens, c’était bien la première fois qu’elle ne considérait pas son ancien métier comme une vaste blague. Parce qu’elle avait vraiment beaucoup de mal à l’imaginer en gardien de la paix, tiens. Il n’avait pas du avoir beaucoup de promotion du temps où ça existait encore. Se rendant soudainement compte qu’elle ne pourrait bientôt plus supporter l’odeur, elle battit en retraite, se réfugiant dans la pièce principale sans même attendre de réponse. Elle semblait encore plus rousse, la blonde vénitienne, quand elle était aussi pâlichonne.

Et avec tout ça, ils n’avaient toujours pas trouvé de porte digne de ce nom.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 4 Aoû - 21:59

-Je sais pas.

avouais je sans honte aucune. elle en avait de bonne merde ! Qu'est ce qu'elle voulait que je foute d'un cadavre putrescent ? Non mais les bonnes femmes j'vous jure...Quoique, je devais bien avouer que Gamine avait de la classe. Mis a part le hurlement version pikachu, elle avait la classe.

-Justement, chuis un poulet, pas un légiste...

soulignais je tranquillement en penchant légèrement la tête.

-En plus si je le touche...je sens que je vais pas aimer.

marmonnais je dans ma barbe de trois jours qui me rendait oversexy que pas UNE nana résistait. Oula, depuis quand avais je les chevilles aussi enflées ? Il fallait que je tire un coup, ça devenait flippant. Je fis deux pas vers le cadavre, scrutant ses yeux morts. Je ne voulais pas le toucher putain ! Je me passais une mimine nerveuse dans les tifs. Gamine se tira telle la vraie et j'eus une putain d'envie de faire pareil. Mais...Je levais les yeux au ciel et la suivit.

-Bon, ok, je vais chercher cette foutue armoire, la vider de ses strings et le coller dedans, ça fera cercueil.

marmonnais je en lui jetant un coup d'oeil mi figue mi raisin. Putain, je vais devoir le toucher...Ca me tuais. Je disparu quelques minutes et revint trainant derrière moi la foutue armoire qui pesait autant que mes deux couilles pas vidées (vache qu'est ce que je suis romantique, je m'épate ) Bref...Soufflant légèrement, je continuais mon chemin jusqu'au cadavre et soudainement je sortis a Gamine :

-Si dans dix minutes je suis pas de retour, tu rentre, tu te bouche le nez et tu me colle une paire de baffes ok ?
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 4 Aoû - 23:41

La différence entre un flic de terrain et un légiste, Chloé s’en moquait un peu. Dans un cas comme dans l’autre, ils voyaient beaucoup plus de cadavres dans leur carrière que l’informaticienne qu’elle se destinait à devenir. Malheureusement, elle n’était pas réellement en position d’argumenter, trop occupée à gérer le stress directement induit – comme le courant de la bobine… – par la découverte d’un macchabé. Battant en retraite, elle rejoignit la fenêtre et put trouver un certain réconfort à goûter l’air frais de l’extérieur. Génial, elle allait passer une nuit d’enfer, si elle ne cauchemardait pas, elle voulait bien embrasser Samaël, tiens.

… Non, quand même pas.

Toujours était-il qu’elle trouvait au moins un réconfort dans son malheur : elle n’avait pas eu de crise. Comme quoi, ceux qui disaient qu’il fallait toujours voir le bon côté des choses – notion ô combien foireuse pour une Chloé désabusée depuis ses quinze ans – n’avaient peut-être pas forcément tort. Pas tout le temps, en tout cas. Focalisant toute son attention sur le calme plat de ses membres, elle put ainsi se calmer, et poussa un soupir de soulagement dès qu’elle s’estima assez détendue. Par tous les Dieux de toutes les religions – et ça faisait un sacré paquet de dieux, ça – son cœur avait du doubler son rythme habituel depuis qu’elle avait fait la rencontre de son taré de… colocataire. On pouvait presque le dire. Après tout, ils cherchaient une porte pour retaper un peu « leur » appartement.

Samaël ne la laissa pas longtemps seul, à peine le temps de réfléchir et de décider de lui emboiter le pas, et il était déjà là. Elle l’ignora superbement, écoutant à peine ses paroles. Elle le laissa faire son mâle et déplacer seul une armoire de taille raisonnable – en tout cas, elle n’aurait eu aucune envie de se retrouver à sa place – puis tilta finalement quand il fut arrivé à bon port. Elle allait lui faire remarquer que foutre un cadavre dans une armoire ne changerait rien au fait qu’il serait toujours là quand il la prit de vitesse. Sa demande ne jura pas avec les exantricités qu’il avait déjà pu comettre, mais elle se retint à grande peine de lui hurler qu’elle n’avait aucune envie de jouer à ses petits jeux débiles.

« Psychopathe », souffla-t-elle seulement entre ses dents serrées.

N’empêche, Samaël était quand même un type étrange. Il n’avait pas forcément mauvais fond, mais il était capable de tout, et ça le rendait forcément inquiétant. Enfin, il avait quand même su se préserver un chouette appartement, ça elle devait bien le lui laisser. Dommage qu’il n’y ait qu’un lit et aucune intimité dans la salle de bain. Après trois bonnes minutes à réfléchir, elle se rendit compte d’un truc étrange : Sam’ ne parlait plus. Fait rare pour être noté, elle ne se rappelait pas l’avoir vu se taire depuis leur rencontre, sinon pour dormir, ce qui était peu dire. N’empêche, c’était bizarre. Surtout que ça s’éternisait.

« Sam’ ? » appela-t-elle, au bout de cinq minutes à peine.

Pas de réponse. Soupçonneuse soudainement, elle fronça les sourcils. Elle le voyait gros comme une maison – ou comme son égo, ça devait se valoir – qu’il allait lui sauter dessus dès qu’elle franchirait le pas de la porte pour s’assurer que tout allait bien. C’était bien son genre, tiens. Elle n’allait pas lui donner satisfaction, quand même. Reportant son regard sur la fenêtre, elle tenta de passer outre… Puis céda et le rejoignit.

Sa première pensée fut qu’il avait l’air bien con. On aurait dit qu’il avait couru un marathon, le souffle cours, il était en sueur…

« Samaël ? » répéta-t-elle.

Bon, il aurait pu au moins ciller, trahir son amusement. Mais non, rien, nada, il se contentait de regarder droit devant lui comme s’il avait une stripteaseuse dansant juste pour lui. Se rappelant qu’il lui avait demandé de lui donner des baffes s’il ne réagissait pas au bout de dix minutes, elle se planta devant lui, tentant d’ignorer le cadavre juste à côté d’elle. Il jouait bien son rôle, elle voulait bien l’avouer. Après avoir hésité quelques secondes, elle leva la main, certaine qu’il l’arrêterait… Puis se rappela tout ce qu’il lui avait fait. Elle n’allait pas lui donner le plaisir de faire ce qu’il voulait. Tant qu’à être arrêtée en chemin, elle décida d’innover. Cependant, elle fut surprise de voir son genoux atteindre sa cible.

Merde, il ne faisait pas semblant !
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 5 Aoû - 0:05

Elle m'a prit pour un taré. J'ai mal. Sur le coup, elle a du bol, un putain de bol, j'vous le dis. J'avais touché la peau froide du macchabé, j'aurais mieux fait d'aller me pendre.


Ah ! Je les attends ! Je suis prêt ! Je ne bougerais pas. Non, non, il n'entreront pas. Ma fille est morte. Ils l'ont prises a tour de rôle. J'ai encore ses hurlements a l'oreille. Elle a hurlé. Elle avait mal et moi. Moi je regarde la porte. Je suis armé. Je ne bougerais pas. J'ai peur. Si peur. Cela me glace les os. Je n'ai rien. J'ai peur. Si peur. Qu'ils crèvent. Qu'ils prennent ma fille et qu'ils se cassent. Je tremble. Connerie de vieillesse de merde. Mon arme est chargée. Je les attends. Quand ils auront fini de se vider les couilles. Elle est morte. Tant mieux, moi je suis encore là. Putain, je tremble de partout. Le canon de ma carabine tressaute sur mes genoux. Qu'ils crèvent. Tous. Pourquoi est ce que je sue ? Je veux un verre. Un cognac. Ouais, un cognac de 20 ans d'age. J'ai une putain de trouille. Elle criait et puis plus rien. J'ai mal dans ma poitrine. Mon bras est prit de convulsion. Tiens, le canon de mon arme fume. Ais je tiré ? Qu'elle crève, il ne m'auront pas. J'ai peur....

Et paf, j'avais mal aux couilles.

-J'avais dit dans la tronche Gamine.

Gémis je recroquevillé sur le sol, les deux mains sur mes bijoux de famille en miette. Bonjour pour refaire le puzzle. Putain la conne ! Je roule par terre, le visage prit dans une grimace des plus risible. Pas de doute, mon sexe à pile vient d'en prendre un coup. Normalement, mon reflexe aurait été de lui décrocher les faux cils, elle a juste du bol de m'avoir chopé en transe. J'me vengerais...Je sais pas quand, mais je le ferais.

Oh bordel !

-T'es conne.

Ouais, une vrrai poème d'amour. J'ai envie de la tuer, elle a le cul bordé de nouilles que j'en sois pas capable. J'ai jamais frappé une femme, sauf les putes mais c'est pas des gonezsses, mais elle....j'avais envie de l'étrangler.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 5 Aoû - 0:35

Elle ne s’était pas attendue à ça. Elle avait été persuadée qu’il bloquerait son genou, puis qu’il ferait un truc quelconque pour la maitriser. Elle en aurait parié son repas du midi, tant elle en était convaincue. Elle se voyait déjà lui faire un grand sourire, se vanter d’être imprévisible, de ne rien faire comme on lui disait… Bref, de continuer ce qui ressemblait presque à un petit jeu, pour le coup. Mais pas à le plier en deux, en quatre, voir plus. Pas à le faire gémir comme ça. Malgré elle, elle prit une seconde pour admirer son œuvre, il fallait avouer que le voir ainsi était une bonne vengeance pour toutes les merdes qu’il lui avait réservé la veille au soir. Mais quand même, elle sentait les ennuis revenir. Il ne lui pardonnerait pas ce petit coup en traître.

« Oui bah tu m’avais aussi reproché de pas l’avoir fait, hier soir. »

Pas forcément la meilleure chose à dire, ça, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle en eut rapidement la confirmation quand il l’insulta, de sa voix mélodieuse et étrangement cassée. Bon, elle le méritait… peut-être. Un peu. N’empêche que ça n’expliquait pas l’essentiel.

« Mais pourquoi t’as pas bloqué ?! » lui demanda-t-elle presque agressivement.

C’était vrai, quoi, c’était qui le flic ? Elle n’avait pas fait d’effort pour être discrète, elle s’était plantée devant lui, et voilà. C’était à peine si elle n’avait pas envoyé son genou en arrière pour exagérer la chose. Alors merde, il pouvait bien lui faire la morale sur les dangers qu’elle prenait en se promenant dans la rue, tiens, s’il était pas capable de se défendre un peu mieux. N’empêche qu’elle s’en voulait, elle ne pouvait pas vraiment imaginer la souffrance qui était désormais la sienne, mais elle la devinait intense et sincère. Après avoir regardé autour d’elle, comme poussée par l’espoir de trouver un truc capable de l’apaiser, elle se mit à genoux à côté de lui.

« Si je te demande si ça va aller, tu me tues, hein ? »

Il était visible et audible qu’elle regrettait son petit coup d’éclat – n’empêche que lui aussi le méritait – mais Samaël devait s’en soucier comme de son premier caleçon. Il fallait avouer qu’elle craignait pas mal les retours de bâtons… Castrer son colocataire, surtout son colocataire psychopathe, n’était pas le meilleur moyen de dormir sur ses deux oreilles les nuits suivantes. Surtout quand il se trouvait que le lit était commun.

« J’imagine aussi que te proposer mon aide ne fera qu’aggraver les choses », enchaîna-t-elle rapidement.

En gros, elle ne pouvait rien faire, sinon contempler l’étendue des dégâts. N’empêche que le voir dans cet état la n’était pas mauvais pour l’égo. Ah, il était beau, le super flic, tiens. Plié en deux, vaincu par Gamine. Un round pour elle. Si seulement ça avait pu être le dernier.

« Si je t’aide, pour le cadavre, tu oublies toutes tes envies de vengeance ? »

Si, ça, c’était pas de la bonne volonté.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 5 Aoû - 7:12

Si j'avais eu pote beretta dans les yeux, elle clamsait sur place. Ne vous y trompez pas, j'ai pas qu'un regard bisounours hin ! J'peux killer d'la prunelle aussi ! J'avais les couilles en compote...Et j'avais même une pensée pour les gosses que j'aurais jamais.

-Ta gueule, Gamine.

Rugis je en grimaçant. Je lui avais une paire de baffe ! Elle sait pas s'que c'est ou quoi ? Voyons le bon coté des choses, elle mettait mes conseils en appliquation. Sur ma truffe. Finalement, je roulais sur moi même pour finir assit. Bon demain j'aurais les roupettes d'un schroumpchs, c'était clair. Je faillis m'étrangles lorsqu'elle me demanda...Je lui jetais un regard torve.

-Parce que je suis déconnecté de la réalité quand j'ai des visions.

Marmonnais je avec honte ou pas. T'façon, ça faisait ça a chaque fois. Des visions ou des délires hallucinatoires, allez savoir ! T'façon j'étais timbré c'était bien connu. Elle allait me regarder avec des gros yeux, j'le vois d'ici.

Je me passais une main sur la nuque en grognant. Le point faible des mecs a toujours été les couilles, j'aurais pensé qu'avec l'évolution de la race humaine on aurait developpé un protège grelots naturels mais même pas !

-Comment tu as deviné ?

Lachais je avec un sourire colgate du plus bel effet. Avant de me mettre debout...enfin, c'était relatif. Cassé en deux, les mains sur les genoux j'attendais gentiment que la douleur reflue. Mes prunelles gris bleu glissèrent dans leur orbites jusqu'à l'épingler. Putain Gamine, arrête d'enchainer les conneries, avais je envie de lui dire, mais j'pense que mes iris killeuses faisaient a peu prêt le même effet.

Un lent sourire carnassier vient fleurir sur mon visage alors que je redressais la tête.

-Alors CA c'est gentil de proposer, ça aurait pu être fait avant mais c'est un détail.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 5 Aoû - 11:44

Quoi ? Pardon ? STOOOOOP ! Comme le disait si bien une très bonne amie à moi, détentrice du copyright… REWIND ! PLAY !

« Parce que je suis déconnecté de la réalité quand j'ai des visions. » Et on recommence, au cas où on aurait pas compris… « … quand j'ai des visions. »

Alors là ! C’était le bouquet, le pompon, le gollot, la quintessence d’un comportement psychotique. Dire qu’elle avait accusé Jay d’être devenu un psychopathe, si seulement elle avait pu connaître Samaël avant, elle aurait compris à quel point elle se trompait. Parce que l’ancien élève ingénieur avait beau lui rabattre les oreilles avec sa punition divine, au moins n’affirmait-il pas qu’il voyait son foutu dieu. Bon, il aurait été aux anges – c’était le cas de le dire – s’il avait pu, mais Chloé décida sciemment d’ignorer ce détail. N’empêche, quand on y repensait, elle avait un chance assez impressionnante, elle devait être tombée sur le seul ancien flic capable de simuler un viol pour faire comprendre à une fille qu’elle courait un danger en se promenant seul dans Harlem, à posséder un putois affectueusement surnommé Ninie et, pour finir en beauté, à se prendre pour un medium.

Noter que, du côté des points positifs, il semblait plutôt bien supporter sa langue acérée.

Sachant pertinemment qu’elle allait être désobligeante, elle préféra garder le silence. Ce n’était pas les commentaires qui manquaient, pourtant, mais elle savait qu’il valait mieux éviter de le contrarier. Un peu plus, s’entend, parce qu’il semblait vachement l’être, à se masser ses bijoux de famille en espérant que ça changerait quelque chose. A la place, elle lui proposa de l’aider à… eh bien, à enfermer le cadavre dans sa boîte improvisée.

« Inutile de s’arrêter aux détails, répondit-elle du tac-o-tac quand il lui fit remarquer qu’elle aurait pu y penser plus tôt. Avant, j’avais aucune raison de te voler ton rôle de gentleman. Maintenant je… eh bien, je te dois bien ça, on va dire. »

Oubliant un instant madame Irma, Chloé se força à regarder le cadavre. Bon, il était toujours aussi moche, dommage. Maintenant, la question était de savoir quoi faire. Parce que c’était bien gentil de proposer son aide – c’était le but, d’ailleurs – mais maintenant qu’elle y était, elle ne se sentait pas capable de seulement le porter. Le faire basculer dans l’armoire semblait soudainement une excellente idée, mais le sproutch qui en aurait résulté lui donnait déjà envie de vomir.

« Et une fois qu’il sera dans sa boîte, on en fera quoi ? » crut-elle intelligent de demander.

Non parce que bon, s’il fallait le faire descendre, elle voyait déjà la prise de tête. Dommage que la solution la meilleure – comprenez, le brûler – était aussi la plus dangereuse, tant à cause des risques d’incendie que pour la signalisation que la fumée âcre et noire ferait. Tout harlem allait savoir que quelqu’un créchait dans cet immeuble et qu’il brûlait des mecs.

« Il aurait pas pu mourir dans un autre immeuble… » marmonna-t-elle entre ses dents serrées.
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