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 Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]

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MessageSujet: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Mer 5 Oct - 18:29

Il y avait encore eu une attaque. Une attaque sérieuse, plus organisée encore que celle qu'avait essuyé Katarina. Cette fois, c'étaient des citoyens d'Elizabethtown qui avaient été frappés. Pas nous... Ce qui me faisait penser que nous n'étions peut-être pas la cause de cette vague de violence gratuite. Ce n'était pas le style d'Armando. J'étais persuadé désormais que cela n'avait rien à voir avec ce que nous avions vécus. Mais le fait demeurait que nous ne savions rien de ces hommes de l'ombre qui sortaient de nulle part et retournaient d'où ils venaient. Ou mourraient. Mais cette fois, c'était différent. Cette fois, tous les agresseurs n'étaient pas morts. Les hurlements, les coups de feu, toute l'agitation qui avait régné dans la maison avait éveillé le voisinage et comme une trainée de poudre, la rumeur avait enflé et s'était propagée, réveillant les habitants de maisons en maisons. Dés que je sus qu'il s'était encore passé quelque chose, je quittai mon bureau pour aller voir. Je ne dormais plus chez moi, pas avec Gabrielle qui était présente. Je ne pouvais pas supporter de rester dans la même pièce qu'elle très longtemps. Pas parce que sa présence m'incommodait. Mais parce que cela me rappelait combien elle me manquait.

Alors j'avais élu domicile au QG. Mes temps libres, je les réservais à Emma et à elle seule. Je ne voulais pas qu'elle se sente lésée de notre séparation, même si c'était illusoire de penser la préserver totalement. Néanmoins, je faisais mon possible pour être présent et attentif, ne surtout pas la délaisser. Ne pas disparaitre de sa vie, parce que je disparaissais de celle de sa mère. Et ne surtout pas laisser Aristide l'approcher et me supplanter. Je ne tolérerais pas qu'un tel salopard sans moral approche ma fille.

Je me dirigeai donc à vive allure jusqu'à la maison attaquée. C'était celle où vivaient Lizzie, l'amie d'Ethan, Jackson, l'ami de Katarina, Evan, le frère de Lizzie et Katie et sa fille, des amis de Lizzie et Jackson. Il commençait y avoir un attroupement et j'avisais Lawrence, Riley et d'autres gars costauds, leur faisant signe de me suivre. Nous fîmes le tour de la maison, pour sécuriser le périmètre et inspectâmes les ravisseurs/assassins. Tous n'étaient pas morts. C'était une chance qu'il fallait saisir, nous n'en aurions pas d'autre. Je me saisissais de l'un d'eux alors que déjà, Jackson et Diane soignaient les blessés. Moi, j'évacuais les cadavres. Je savais que cela en dérangeait beaucoup et surtout, avec deux femmes dans la maison, impossible de laisser les corps sans qu'elles ne fassent une crise d'hystérie. Déjà que c'était un miracle qu'elles ne piquent pas une crise de nerf maintenant... Cela viendrait plus tard, à distance de l'horreur.

Mais je n'avais pas le temps de m'occuper de ça. Non, ce qui m'intéressait, c'était bien le type blessé, mais vivant. Et celui-là, il ne succomberait pas à ses blessures. Sans ménagement, nous conduisîmes son corps inanimé au QG. Sans un mot, je l'attachai, pour être certain qu'il ne lui prendrait pas des envies de fuir. Ou de se suicider. Bref, de faire un truc idiot qui nous pousserait à le descendre.

Nous étions réunis, observant le type qui ne reprenait encore pas ses esprits. j'espérais que les autres avaient le cœur bien accroché. Je ferais parler ce type... Qu'importe la méthode employée.

- "Bon, nous avons un de ces tarés, en état de parler. J'espère pour lui qu'il va se montrer coopératif."

A mon ton lugubre et mon regard froid, aucun doute que j'étais en mode soldat sans cœur et sans pitié. une facette que les autres n'avaient pas vu souvent. Riley seul y avait eu le droit et encore, je n'étais pas dans mon état normal à ce moment là. Aujourd'hui, j'avais une conscient aiguë de ce que je faisais. Je plongeais des années en arrière, quand j'étais en mission et que j'avais parfois des choses inavouables à faire dans le cadre de mes fonctions. Mes amis ici présent ressortiraient avec une vision de moi quelque peu écornée. A moins qu'ils ne soient sans pitié également, trop haineux pour avoir une conscience. Ethan n'avait-il pas démoli le ravisseur de Katarina à coup de barre de fer? Il y avait plus propre comme façon de donner la mort.

- "Je vous préviens, je ferais tout pour qu'il parle... Alors si vous ne vous sentez pas capable de supporter un interrogatoire de guerre, sortez maintenant."

On ne pouvait pas être plus clair. Sans ménagement, j'agrippai les cheveux du type avant de le gifler violemment, ce qui eu pour effet de le réveiller. Hagard, il nous regarda, avant de se démener pour se défaire de ses liens.

- "Tu gaspilles ton énergie pour rien."

Il nous regarda tour à tour. Il y avait quelque chose dans son regard qui ne me plaisait pas... Un fond de... folie?
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Jeu 6 Oct - 6:19

S’il y avait bien une chose que je n’aimais pas la nuit ; c’était qu’on réveille ma famille. Les enfants avaient besoin de sommeil, et j’avais toujours très peur lorsqu’on frappait à la porte. J’étais pourtant le seul à l’entendre, parce que j’avais un sommeil relativement léger contrairement à Katarina, Lena ou Sasha, mais je me dépêchais de descendre les escaliers et d’aller ouvrir à Riley. Je me suis demandé une seconde ce qu’il lui arrivait pour qu’il arrive comme ça en pleine nuit mais lorsque j’ai vu sa mine défaite, j’ai su que je n’allais pas lui trancher la gorge d’avoir failli nous réveiller tous. Sans un mot, je lui ai demandé de m’accorder une minute, et je suis remonté en quatrième vitesse m’habiller. Katarina avait été réveillée, et je lui ai demandé de rester sagement ici avec les enfants et de prendre Lena avec elle. Je ne pouvais rien lui dire d’autre, et je ne l’aurais pas fait de toute façon. Moins elle en savait, mieux c’était selon moi.

J’ai demandé à Maxim de rentrer à l’intérieur et de surveiller ma famille pendant que nous nous sommes mis à courir vers l’extérieur de l’enceinte de la communauté. Déjà, je savais qu’il s’agissait de quelque chose de grave. Et effectivement, lorsque je suis arrivé, on amenait Katherine à l’infirmerie. Je demandais où étaient les autres et ce qu’il s’était passé, mais personne n’était capable de me dire ce qui s’était passé. Et Lizzie était en état de choc si bien que je n’ai pas réussi à savoir grand-chose. Ce que je retenais, c’était qu’on les avait attaqués en pleine nuit. Evan était à l’infirmerie, et c’est au chevet de mon meilleur ami que je me suis rendu rapidement. Pour le moment, diane s’occupait de lui et je ne savais pas du tout s’il allait s’en sortir. Diane était confiante…Mais je l’étais moins. J’avais failli perdre mon meilleur ami et ma meilleure amie la même nuit, et c’en était beaucoup trop. J’en avais assez qu’on essaye de m’arracher les gens que j’aimais. Peu importe que ce ne soit pas les mêmes personnes à chaque fois, le résultat était le même.

Alors quand je revins vers la maison que partageaient mes amis avec d’autres personnes, Alexander m’a demandé de l’aider à ramener le supposé auteur des attaques au QG. Je me doutais ce qu’il avait en tête. Mais si je m’étais écouté, je l’aurais achevé. Il ne méritait pas de vivre. Pas après ce qu’il avait tenté de faire. La seule chose qui me retenait de ne rien faire c’était que si je le tuais nous ne serions pas prêts de savoir qui nous en voulait autant. La tentation était forte mais j’y résistais…
Je preferai ecouter les ordres d’Alexnader et l’aider à ramener notre prisonnier en ne pensant pas pour le moment qu’il avait failli tuer des gens. En arrivant, Alexander ne se fit pas prier pour attacher le prisonnier qui était encore inconscient. Je me tenais le plus loin possible de lui de peur de le tuer. Le regard haineux et les bras croisés sur ma poitrine, mon état d’esprit ne faisait aucun doute. Et je comprenais parfaitement le ton dur et sans appel d’Alexander. Je ne l’avais jamais réellement vu comme ça, parce que je le connaissais beaucoup plus clément qu’Aaron ou moi. Mais j’étais heureux qu’il décide enfin d’être plus dur. Je n’avais pas peur de lui. C’était plus l’homme attaché et inconscient qui devait avoir peur.

J’acquiesçais et avançait d’un pas tout en gardant le regard mauvais que j’avais depuis que Riley m’avait dit qu’il se passait quelque chose. Je doute que j’aurais été plus ou autant mauvais s’il ne s’était pas s’agit de mes amis. J’étais de parti pris et je ne m’en cachai pas. Personne n’osa rien dire à Alexander et alors que j’allais chercher une table pour la mettre devant lui, me permettant ainsi de ne pas me ruer sur lui pour le tuer, il reprit connaissance et commença à se débattre devant nous. Il avait un regard complètement halluciné mais il ne me faisait pas peur. Et personne ne semblait avoir peur de lui. Je posais avec fracas la table devant l’homme en répondant aux interrogations que je voyais dans les yeux de Riley.

-C’est ça ou j’en fais de la charpie. Tu préfères quoi ?

Je savais que Riley ne me regardait pas comme si j’étais fou, mais j’avais besoin d’évacuer la rage qui bouillonnait en moi.
Je préférais ne pas quitter des yeux l’agresseur de Lizzie et Evan, et ce que je vit n’était pas pour me rassurer. Si les gens me traitaient de fou, ils feraient mieux de voir à quoi ressemblait vraiment la folie.
Je ne pus me retenir longtemps et tapait du poing sur la table pour attirer son attention.

-Baisse les yeux connard !

Mais déjà il riait étrangement. Comme s’il était possédé. Et il n’en fallait pas moins pour que je perde mon sang-froid.

-BAISSE LES YEUX J’AI DIT !!!
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Jeu 6 Oct - 21:02

C'était la joie à la maison. En fait, je crois que ça n'aurait vraiment pas pu être pire. Depuis qu'Alexander et Gabrielle s'étaient séparés pour de bon, c'était l'enfer. Personne ne criait, personne ne pleurait, mais j'avais la désagréable impression de vivre dans un cimetière. Je trouvais qu'Alexander avait eu du courage de quitter Gabrielle sans la traiter de tous les noms. Je n'avais pas été aussi chevaleresque avec Meredith quand je l'avais envoyée se faire voir après ce qu'elle m'avait fait. Je l'avais traitée de tous les noms, et je me retenais de le faire à chaque fois que je la croisais. Ce n'était pas plus facile avec Gabrielle, ce qu'elle avait fait à Alexander me ramenait à ma propre histoire. Autant dire que vivre avec elle n'était pas facile. Alexander avait déserté l'endroit et dormait au QG en permanence. Je n'aimais pas vivre dans la même maison que Gabrielle, je ne pouvais qu'être mal à l'aise avec elle. Tant qu'Alexander était là, cela allait plus ou moins. Disons que je faisais avec. Maintenant, je ressentais comme une espèce de rancune personnelle envers sa femme, alors que techniquement, elle ne m'avait rien fait et avait autant de raison de me détester que moi de la détester. Mais je compatissais à la peine d'Alexander. J'avais été à sa place, j'imaginais très bien ce qu'il pouvait ressentir. Plus que tout, il devait craindre de la voir retourner dans les bras d'Aristide... Si cela arrivait, autant dire qu'il n'avait pas intérêt à mettre les pieds chez nous. Eh oui, c'était chez moi aussi, et je ne voulais pas de lui. Cassandre me trouvait dur, mais comment aurais-je pu ne pas l'être ? On ne pouvait pas être toujours gentil, on ne pouvait pas tout accepter des gens. Que voulait-elle que je réponde à Emma, par exemple, quand elle me voyait et me demander pourquoi son père n'était pas là ? Je n'étais déjà pas très doué avec les enfants, alors les enfants de divorcés... C'était un coup à faire une gaffe, et je ne voulais surtout pas me planter.

Savoir Meredith dans les parages ne m'aidait pas non plus à être d'humeur clémente. Chaque fois que je la voyais avec son Jared, j'avais une de ses envies de la gifler... Je n'étais pourtant jamais violant avec les femmes, mais elle me donnait des envies de meurtre. Je ne comptais même plus les fois où j'avais donné un coup de poing dans le mur pour évacuer la colère. J'en avais les phalanges abimées. Cependant, je veillais toujours à exploser seulement quand j'étais seul. Je ne voulais pas craquer devant une tierce personne. C'était stupide, mais je ne voulais pas m'enfoncer plus que je ne l'étais déjà. Mon image au sein du groupe était suffisamment peu reluisante.

Heureusement pour moi, je pouvais compter sur quelques personnes à présent. Déjà, Cassandre contribuait beaucoup à me calmer, et au besoin à m'apaiser. Je me foutais de ce qu'on disait au sujet de notre différence d'âge, ce n'était pas important. Elle était parfaite pour moi, et j'essayais d'être parfait pour elle, quand bien même la tâche n'était pas aisée. Je ne voulais pas qu'elle se sente lésée par la présence de Meredith. Elle et Meredith n'avaient rien à voir, la comparaison n'était même pas à faire. J'avais également la chance de m'être beaucoup rapproché d'Alexander, et je pouvais maintenant le considérer comme un ami. Nous avions traversé pas mal de choses ensemble, et cela nous avait rapprochés. Lui sauver la vie avait dû aider quelque peu, c'était évident... Mais il m'avait sauvé la peau à plusieurs reprises, alors nous étions quittes en quelque sorte. Il ne me considérait plus comme un petit con, et je devais bien avouer que cela me faisait réellement plaisir. D'autre part, Ethan n'avait plus envie de m'étriper à chaque fois qu'il me voyait, ce qui représentait un changement non négligeable. Je dirais même que nous étions presque devenus amis. Je n'essayais plus de lui voler sa femme, alors forcément, cela aidait. J'avais aussi finalement compris qu'il était beaucoup mieux que ce que je pensais. En somme, nous nous étions mal jugés mutuellement. Mais comme on dit, il n'est jamais trop tard pour la rédemption, n'est-ce pas ?

Ce soir là, je suis rentré particulièrement tard de ma garde. J'ai passé mon tour à Laurence et je suis rentré me coucher. Tout le monde dormait déjà chez nous, alors je suis monté en silence rejoindre Cassandre, qui devait dormir déjà depuis un long moment. Je me suis débarrassé de mes vêtements et je me suis glissé dans le lit pour la prendre dans mes bras. Cependant, pas de chance, je n'ai même pas eu le temps de m'endormir. J'ai entendu un vacarme abominable a l'extérieur, je me suis redressé, alors que Cassandre se réveillait en sursaut. Sans réfléchir, j'allumai la lumière et me relevai avant de renfiler mes vêtements rapidement, et bien sûr de m'emparer de son arme.

« Ne bouge pas ! Je vais voir ! »

Je suis sorti en ronchonnant parce que la nuit promettait d'être encore plus courte que prévu. J'ai tout de suite vu que l'agitation provenait d'une maison juste en face de la nôtre ou presque. M'approchant, je me renseignai auprès de Laurence, et j'appris avec une stupeur et une surprise mélangée qu'Elizabeth, Jackson et compagnie venaient d'être attaqués. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire les gros yeux. Personne n'avait vu qui que ce soit entrer... Putain, mais nous avions à faire à quoi, des ninjas ou des fantômes ? Ils étaient tous plus ou moins blessés, et apparemment Katherine et Evan avaient échappé de justesse à une mort certaine et particulièrement douloureuse. Mais quel malade irait tenter d'égorger une femme ? Ces gens là étaient dingues, et visiblement sans conscience. Je me suis approché d'Alexander qui me faisait signe, et nous fîmes le tour de la maison pour vérifier qu'il n'y avait plus personne caché. Je fus surpris de voir des morceaux de porcelaine un peu partout dans la maison. Visiblement, quelqu'un s'était défendu avec les vases de la maison. Original, quoiqu'un brin désespéré... L'un des attaquants avait été abattu de plusieurs balles, et son sang imbibait déjà les tapis et le parquet. Par contre, l'autre avait survécu. Et à voir la tête que faisait Alexander, il allait passer un sale quart d'heure. Il me demanda d'aller chercher Ethan et je hôchai silencieusement la tête tandis que lui et Laurence trainèrent le type jusqu'au QG.

Je m'attendais à trouver un Ethan de mauvaise humeur, mais pas le temps pour les bavardages. Il dut bien voir à ma tête que quelque chose n'allait vraiment pas. Je l'informai rapidement de la situation, avant que nous retournions rapidement à la maison. Je me doutais qu'il voudrait voir dans quel état son meilleur ami étai, et je ne fus pas surpris que cela le mette en colère. À sa place, je l'aurais été aussi. Une fois avoir vérifié qu'Evan était entre de bonnes mains, nous sommes allés rejoindre Alexander au QG. Sur place, il avait retrouvé Aaron. Je ne savais pas vraiment pourquoi j'avais suivi Ethan, après tout, je n'étais pas l'un des leaders. Mais franchement, je ne me voyais pas faire demi tour et retourner me coucher non plus. Cependant, j'ai dû pâlir un petit peu en entendant Alexander parler. Un interrogatoire de guerre ? Un interrogatoire sanglant, donc ? J'ai échangé un regard un peu sceptique avec Aaron, puis je suis rentré après lui et Ethan, en me préparant psychologiquement à voir des choses peu catholiques. Et à en faire, éventuellement.

Le type était ficelé sur une chaise, et il fut réveillée par une claque bien sentie, que personnellement je n'aurais pas aimé me prendre. J'ai complètement dévisagé Ethan quand il a mis une table devant l'homme. Cependant, j'ai hoché la tête quand il m'a expliqué que c'était ça ou il le tuait d'entrée. Effectivement, vu comme ça... Quoique, je me demandais presque, si il ne se servirait pas de la table pour l'écraser avec plus tard. Car à peine réveillé, l'homme s'était mis à rire, un rire de fou furieux qui n'était pas rassurant du tout. Cela ne plus d'ailleurs pas à Ethan, qui lui dit bien rapidement de baisser les yeux. Sauf que ce con n'avait pas l'air de vouloir baisser les yeux. Il regardait Ethan avec un drôle d'air, un sourire sinistre collé aux lèvres.

« Ta femme va bien ? Il paraît qu'il l'a ratée... »

J'avais déjà vu des hommes passer du calme à la folie rapidement, mais jamais aussi vite qu'Ethan. Je crois que j'ai reculé d'un pas quand j'ai vu son regard changer du tout au tout. Alexander a eu le merveilleux réflexe de le tirer légèrement par le bras pour lui éviter de réduire ce fou furieux en miettes. De mon côté, j'ai senti une colère sourde monter en moi également. Je n'aimais pas Katarina comme l'aimait Ethan, mais je me souvenais très bien du moment où j'avais transporté son corps meurtri à l'infirmerie. J'avais sincèrement cru qu'elle allait mourir dans mes bras ce jour là. De toute évidence, ces mecs là n'avaient pas la moindre idée de qui ils attaquaient. Aucun type censé n'aurait osé toucher à Katarina. La demoiselle avait un arsenal de "gardes du corps", et surtout un mari qui savait être très violent. Finalement, je ne savais pas si Alexander était le plus à craindre. Je me suis approché du type, qui souriait toujours comme un dément. Je me suis penché près de son visage, grimaçant légèrement.

« Tu sais, Alexander fait mal. Mais tu ne sais visiblement pas à quel point Ethan peut faire mal lui aussi... Alors quand il te dit de baisser les yeux... TU BAISSES LES YEUX ! »

Sans prévenir, je l'ai attrapé par les cheveux et j'ai fracassé sa tête d'un coup sec sur la table. Quelque chose à craqué, mais je n'en avais rien à foutre. Je suis retournée près d'Alexander et Ethan. J'ai posé ma main sur l'épaule d'Ethan, avant de désigner la table du menton.

« Cette table ne nous servira à rien si il continue comme ça. Si vous voulez l'interroger, interrogez le maintenant avant qu'on ne puisse plus rien en tirer. »

Je m'adressais évidemment à Aaron et Alexander. De toute évidence, ni Ethan ni moi n'avions envie de poser de questions.
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Lun 10 Oct - 19:56

Tentative de meurtre.

Le genre d'évènements qu'on peut avoir du mal à encaisser, à digérer et à oublier. A une époque, cela n'aurait pas été le cas. Après la perte d'Emma, plus rien n'avait compté. Je n'avais pas mis fin à mes jours, j'avais essayé d'apporter mon aide à ceux qui en avaient besoin et c'était cela qui m'avait d'ailleurs rapproché d'Alexander. Mais même encore à cette époque là, ma vie n'avait pas réellement d'importance pour moi. Je vivais, certes, mais mourir ne me faisait pas peur et ne m'aurait pas dérangé. Puis il y avait eu l'arrivée de Mathilda dans ma vie et j'avais eu un véritable coup de foudre ce qui, au départ, n'avait fait qu'amplifier cette désinvolture vis à vis de ma propre existence. Aimer une autre femme qu'Emma était pour moi une chose très grave, impardonnable, qui ne me donnait finalement pas le droit de vivre. Et puis, j'étais passé à côté de la mort. Et... Cela n'avait rien changé. D'ailleurs, si je n'avais pas suivi les conseils de Mathilda concernant mon rétablissement, c'était parce qu'au fond, je me fichais toujours de ce qui pouvait m'arriver. Alors, pourquoi cette tentative de meurtre sur moi m'avait-elle finalement affecté? Mais parce qu'à présent, tout avait changé. Parce qu'à présent, j'avais une place dans l'existence de Mathilda même si cette place était des plus étranges. Tout avait changé cette fameuse nuit où nous avions couché ensemble d'une manière extrêmement sauvage : Sans amour. En tout cas de sa part. Moi, je l'aimais toujours comme un fou, à en crever, mais elle n'en savait rien et il était hors de question que cela change. Alors, nous en étions arrivés là : Nous couchions ensemble, ni plus, ni moins. Mais intérieurement j'étais tellement heureux de pouvoir être auprès d'elle, même si c'était uniquement de cette façon, que j'étais décidé à m'en contenter. Quant à mon sentiment de culpabilité vis à vis d'Emma... Il était toujours là et n'allait pas disparaître de si tôt car j'avais l'horrible impression de la tromper même si j'étais incapable de mettre un terme à cette relation avec Mathilda. Et au final, c'était juste cette relation qui m'avait fait changer d'opinion sur ma propre existence. Je n'avais pas envie de mourir. Je n'avais pas envie de quitter Mathilda. Très paradoxal, je sais, mais je n'avais jamais été quelqu'un de simple ou de très logique en tout cas, en ce qui concernait mon comportement affectif. Dès qu'il s'agissait de travail ou de responsabilités, j'étais réfléchi, stable. Heureusement, car avec tout ce qu'il se passait en ce moment, il valait mieux savoir garder la tête sur les épaules.

Moi, j'avais sauvé ma tête, tout court.

Quand j'avais été agressé à l'arme blanche, je m'étais battu avec mon agresseur et finalement, j'avais réussi à avoir le dessus et à l'éliminer. Ce jour-là, j'avais eu peur de perdre la vie et cela avait sans doute été cela qui m'avait permis de rester en vie. J'avais été assez ébranlé même si je n'avais rien laissé paraître parce que je n'avais pas le temps de me laisser aller : Je n'avais pas été le seul à être agressé et entre ça et les enlèvements... Il était hors de question que je me focalise sur moi et sur cette soudaine envie de vivre qui m'animait. Je passais beaucoup de temps à faire des rondes, au QG auprès d'Alexander et d'Ethan et le reste du temps, j'étais dans le lit de Mathilda ou elle dans le mien. Malheureusement, malgré les rondes, malgré le renforcement de la sécurité, les malheurs continuaient d'arriver sans qu'on ne puisse rien y faire. C'était frustrant. Horriblement frustrant de n'arriver à rien... La peur s'était installée et nous n'arrivions pas à mettre fin à cette vague de meurtres et d'enlèvements. J'avais personnellement l'impression d'être un incapable, de ne pas être assez vigilant. Alexander m'avait rassuré à ce sujet en me disant que nous faisions tous ce que nous pouvions mais ce n'était malheureusement pas suffisant : Jamais. Nous n'arrivions pas à mettre la main sur ces ordures car soit ils étaient tués quand ils échouaient, soit ils s'enfuyaient quand ils réussissaient. Bref, nous étions dans une impasse.

Jusqu'à ce que quelqu'un vienne m'avertir en courant, alors qu'effectuais ma ronde, qu'il s'était de nouveau passé quelque chose. Je n'avais rien entendu car à ce moment-là, j'étais à l'autre bout d'Elizabeth Town. Je quittai donc l'endroit où je me trouvais à toute allure et lorsque j'arrivai enfin devant la maison où cela s'était produit, je vis Alexander, Ethan et Riley sortir de la maison en tenant l'un des agresseurs, cela ne faisait aucun doute, mais ce qui ne faisait également aucun doute, c'était qu'il était vivant. Bel et bien vivant, sinon, Alexander n'aurait pas pris la peine de le porte de cette façon. Arrivé à leur hauteur, je me mis à marcher à leur rythme, les accompagnant sans dire le moindre mot. Je savais où nous nous rendions et j'avais également une idée de ce qu'Alexander avait lui-même en tête. Cette idée se confirma lorsque, une fois le type attaché sur une chaise, Alexander se tourna vers nous trois pour nous annoncer qu'il allait le faire parler et qu'il allait tout faire pour ça. Je savais pertinemment ce que ce "tout" signifiait. Alexander avait cet air froid et décidé d'un soldat, ce soldat qu'il avait été qu'il était toujours. Je n'étais pas pour la torture, en fait, je n'y avais jamais été confronté mais là... Là, c'était différent. On avait essayé de me tuer. On avait essayé de tuer d'autres personnes. On avait enlevé des enfants, des personnes. Alors oui : Nous pouvions faire tout ce que nous jugions nécessaire pour faire parler cet homme afin d'obtenir des réponses et d'arrêter cette vague de terreur qui régnait sur la ville. Quand Alexander nous ordonna de sortir si nous ne nous sentions pas capable de supporter un interrogatoire, je ne bougeai pas d'un centimètre, me contentant de l'observer avec calme et détermination. J'avais toujours été à ses côtés et j'allais l'être encore une fois : Je le serais jusqu'au bout.

Me plaçant légèrement sur le côté, je croisai les bras en regardant Alexander attraper le type par les cheveux et le gifler avec violence ce qui le réveilla. Dès lors, il essaya de se libérer ce qui était peine perdue. Alexander avait raison : Il gaspillait son énergie pour rien et son énergie, il allait en avoir besoin. Je savais de quoi Alexander était capable et notre prisonnier allait avoir besoin de forces s'il voulait résister et je savais qu'il allait le faire. J'ignorais qui il était, qui l'avait envoyé ici, pourquoi il avait fait ce qu'il avait fait mais son regard en disait long et il n'allait pas cracher le morceaux facilement. Mon attention fut soudain détournée lorsque je vis Ethan bouger. Je crus qu'il allait se jeter sur le type mais au lieu de ça, il alla chercher une table et la plaça entre le prisonnier et nous avant de se justifier auprès de Riley en expliquant que c'était soit ça soit, soit il faisait de la charpie de notre prisonnier et c'était plus que compréhensible. Katarina et leurs deux enfants avaient été les cibles de ces tarés car il n'y avait, à mon sens, pas de meilleur mot pour les définir, et je connaissais son impulsivité et l'amour inconditionnel et passionnel qu'il portait à sa famille. Alors oui, la table était une bonne solution car nous avions besoin de ce type vivant. Seulement, Ethan restait malgré tout très nerveux et il s'emporta en ordonnant à l'homme de baisser les yeux devant lui tout en tapant du poing sur la table, ce qui n'eut aucun effet sur l'homme. Ou plutôt si, cela eut un effet : Il osa parler de Katarina et du fait qu'"ils" l'avaient râtée. Je pris une profonde inspiration, gardant mon calme et espérant ainsi le transmettre à Ethan. Peine perdue. Alexander eut le temps de l'attraper par le bras pour l'empêcher de se jeter sur le prisonnier. Ce fut finalement Riley qui s'approcha de l'homme avant de lui dire quelques mots que j'écoutai avec attention. Il avait totalement raison : L'homme ne devait pas réaliser à quel point il était dans une position très grave et dangereuse pour lui. Ou peut-être qu'il le réalisait mais qu'il s'en fichait. Vu le sourire de dément qu'il affichait, cela n'aurait pas été surprenant... Quand Riley hurla et attrapa l'homme par les cheveux avant de lui fracasser la tête contre la table, je ne bronchai pas, ne dis rien mais fis cependant un pas en avant pour m'approcher de la table. Il se retourna ensuite vers nous et se rapprocha d'Ethan avant de poser sa main sur son épaule : Non, cette table n'allait servir à rien s'il continuait comme ça car ça n'allait pas empêcher Ethan de l'écorcher vif. Il était clair que s'il était trop rapidement amoché, nous ne pourrions plus l'interroger.

Je soupirai avant de reporter mon attention sur le prisonnier qui nous observait toujours avec le même regard. Je finis par contourner mes trois compagnons et m'avançai vers la table avant de poser doucement les mains dessus et de me pencher légèrement. Calme. Toujours très calme.

-Tu es entouré de quatre hommes qui ne ressentiraient rien s'ils devaient te faire du mal, d'hommes prêts à tout pour savoir qui tu es, qui est derrière tout ça. Ce sera douloureux, pénible et long. A chaque fois que tu seras sur le point de perdre connaissance tant tu auras mal, on fera en sorte que tu ne t'endormes pas. Alors, il serait plus simple de parler maintenant. Ca t'éviterait des souffrances inutiles.

Rien. Pas un battement de cil. Toujours ce même regard. Toujours ce même sourire malgré le coup qu'il venait de recevoir. Je restai un moment à l'observer, entendant la respiration nerveuse d'Ethan derrière moi. Puis, au bout d'un moment, je me redressai et me retournai avant de plonger mon regard dans celui d'Alexander. Un regard qui en disait long. Un regard qui lui faisait comprendre que c'était à présent à lui de prendre les choses en main parce qu'en dehors de la torture, rien n'allait faire parler ce type. Absolument rien. Je fis un nouveau pas de côté, invitant par ce geste Alexander à commencer l'interrogatoire, à commencer quelque chose de terrible, certes, mais quelque chose qui pourrait peut-être mettre fin à cette abominable histoire.
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Mar 18 Oct - 15:54

Ethan était nerveux. Plus que nerveux même. Il avait envie de réduire ce type en charpie, je le voyais dans ses yeux bleus et c'était étrange de voir cette froide détermination, mélangée à un brin de folie destructrice chez mon ami. Nous avions un kidnappeur, un seul, il nous fallait des réponses, c'était capital. Nous ne pouvions pas continuer à agir à l'aveuglette, en espérant que cela suffirait à nous protéger. Pour vaincre un ennemi, il fallait le connaître et j'étais prêt à tout pour avoir ce que je voulais. Même si pour cela, je devais me salir les mains, je devais faire des choses horribles, qui me renverraient à mon passé, pas toujours glorieux. Les civils voyaient d'un mauvais œil les tortures, mais ils ne savaient pas ce que l'on pouvait vivre en terrain hostile. Cette fois, nous étions tous sur le même bateau, dans une guerre aux allures terroristes. Avant de commencer, je voulais être certain que mes trois compagnons ne me mettraient pas de bâtons dans les roues. La torture, c'était difficilement surmontable à observer. Frapper comme un fou sur un homme, c'était facile. Lui faire mal de façon vicieuse et étudiée, c'était autre chose. Aucun ne bougea quand je leur demandais de sortir s'ils ne se sentaient pas capables de poursuivre.

Bien.

Je réveillai donc le prisonnier. Et dés le début, je sus que cela serait difficile. Il avait cet air propre aux illuminés et il n'était pas sans me rappeler ces hommes qui se battaient au nom d'Allah et accomplissaient des missions suicides. Ces gars là étaient dangereux, parce qu'ils ne craignaient rien, pas même la mort. Cela ne servirait à rien de menacer ce type de mort, il s'en fichait. La souffrance le ferait peut-être parler... Nous devions absolument espérer que cela suffise.

Ethan posa brutalement une table entre lui et le prisonnier, avant d'expliquer son geste à Riley qui le regardait avec surprise. La table ou la tronche du type. Nous ne répondîmes rien, mais je surveillais Ethan du coin de l'œil, alors qu'il s'énervait et disait au type de baisser les yeux, perdant son sang froid. Et il péta littéralement les plombs quand l'homme parla de Katarina. Je me figeai... C'était bien un réseau. Un réseau très bien organisé apparemment. Si nous avions des doutes, ce crétin venait d'en faire des certitudes. Il y avait bien un groupe d"hommes, voire de femmes, qui enlevaient les gens et tentaient même de les tuer. Qui étaient-ils, pourquoi faisaient-ils cela et où résidaient-ils, voilà les trois questions auxquelles il devait absolument répondre.

Ethan se jeta sur l'homme et je le retins de justesse. Je ne m'énervais pas. Je restais parfaitement calme, en opposition avec Ethan qui lui, était absolument hors de lui. Riley n'était pas plus à l'aise, mais au moins se contenait-il. Aaron, quant à lui, était fidèle à lui-même et restait calmement en retrait, à observer. Riley s'adressa à l'homme lui aussi, alors que je chuchotais à Ethan :

- Si tu n'es pas capable de rester calme ou de te maîtriser, tu sors. Je ne te laisserais pas le tuer sous le coup de la colère. C'est exactement ce qu'il veut qu'on fasse. Il se fiche de mourir et il est assez intelligent pour préférer la mort à ce qui l'attend. Si tu le tues, on ne pourra jamais savoir ce qui se passe et mettre un terme à tout cela. C'est compris Ethan?

Je le lâchais, avant d'ajouter avec un sourire sinistre :

- Tu peux frapper, mais pas là où ça peut le tuer, d'accord?

Je me concentrai de nouveau sur Riley qui explosa le visage de l'homme sur la table avec violence. Il vint alors vers Ethan et moi, avant d'encourager Aaron et moi à poursuivre l'interrogatoire. Nous étions les deux plus calmes du groupe. Mais Aaron n'était pas quelqu'un de mauvais et il ne torturerait pas cet homme. Aaron tenta de raisonner l'homme une dernière fois, de lui donner une dernière chance en lui exposant la situation. Il avait tout compris. Il raisonnait comme moi. Et l'homme était trop fanatique pour comprendre. Bien. Parfait. Puisqu'il en était ainsi...

Je me rapprochai de l'homme, m'asseyant à moitié sur la table en l'observant.

- C'est très noble de mourir pour une cause. Pour un idéal. Stupide et inutile également. J'en ai connu des types comme toi, tu sais. Et finalement, à la fin, quand il n'y a plus que la douleur, même les plus forts craquent. Tu ne feras pas exception.

Je me levai, avant de me diriger vers la porte de sortie.

- Je reviens. Ne vous laissez pas emporter par la colère, il risque de vous pousser à le tuer rapidement.

Je m'éclipsai alors, allant chercher un sac, ainsi qu'une grande bassine d'eau. La noyade était un sentiment absolument terrifiant. J'allais commencer ainsi. Ce n'était pas le plus spectaculaire, mais c'était efficace. Je revins environ 10 minutes après, posant la bassine sur la table, avant de m'emparer des cheveux de l'homme d'une poigne de fer.

- Toujours pas décidé à parler?

Avec un sourire mauvais, je lui mis la sac, avant de brutalement, lui empoigner la tête et la lui plonger dans la bassine. Le sac se collait à sa bouche et son nez alors que l'eau s'y infiltrait, donnant un sentiment d'étouffement absolument terrible. Je le laissais la tête sous l'eau environ 20 secondes, avant de le relever.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Mer 19 Oct - 21:03

Je savais pourtant qu’il fallait que je sois au dessus de ça, que j’apprenne à garder mon calme. Mais son regard de psychopathe avait allumé cette petite lumière de rage qui sommeillait en moi. Je n’avais jamais été plus haineux que lorsqu’on s’en prenait à ceux que j’aimais. A chaque fois que j’avais laissé ma colère sortir et que j’avais été violent jusqu'à tuer de sang froid c’est parce qu’on s’en était pris à ma famille. Bien sûr Lizzie et Evan n’étaient pas vraiment de famille, mais dans mon cœur ils étaient comme mon frère et ma sœur. Et puis, pire que s’attaquer à eux, c’était lorsqu’ils avaient essayé de nous arracher notre fils. Même si ce n’était pas ce type qui avait tenté de nous prendre notre fils âgé d’à peine un mois je savais qu’il avait quelque chose à voir avec ça. Et la façon dont il me demanda ensuite si ma femme allait bien finit de me faire oublier toutes mes bonnes résolutions de devenir plus mature.

Là, dans ma tête cela n’avait rien à voir avec la maturité. Je ne pouvais pas le laisser parler de Katarina comme ça. Je ne pouvais pas le laisser la salir en se désolant que son copain l’ait raté. Je pouvais garder la tête froide pour énormément de choses maintenant mais il ne fallait pas s’en prendre à ma femme ou mes enfants. Tout mais pas ça. Tout le monde le savait ici. Lui le premier sans doute. Et c’est ce qu’il cherchait. J’avais même la nette impression qu’il nous connaissait tous. Il avait facilement identifié qui j’étais je le savais. Et il savait que Katarina était ma femme. Cela ne faisait que conforter mes doutes. J’en avais pourtant parlé à Alexander…Il y avait forcement une taupe parmi nous. Ces mecs étaient bien trop renseignés pour qu’on pense qu’ils agissaient à l’aveugle. Ils savaient exactement où, quand et comment frapper. Et c’était cela qui devenait réellement inquiétant.

Ils n’avaient pas à s’inquiéter de moi, j’allais redescendre en pression. Avec un peu de temps et de concentration, j’y arriverais. Mais ils craignaient quand même que je me laisse aller alors Alexander me retint avec fermeté et me glissa à voix basse quelques mots. Il me demandait de rester calme pour que nous puissions obtenir des réponses. Je savais que j’aurai un mal fou à ne pas le tuer et je pouvais même sentir des larmes de rage et de colère monter lentement en moi et j’avais envie d’exploser. Mon sang n’avait fait qu’un tour et si dans les yeux de notre prisonnier on pouvait y lire de la folie, il en était surement de même pour moi. Et qu’il me regarde encore ! On verrait qui pouvait être le plus fou des deux. Et à ce petit jeu je craignais fort qu’il ne perde.

Je laissais alors Aaron, Riley et Alexander s’occuper du type. Je serrai la mâchoire, ne quittant pourtant pas une seule seconde le fou furieux qui se tenait attaché devant nous et qui se délectait de ma colère. Il jubilait, je le voyais.
C’était complètement fou de penser que des menaces comme celles de Riley ou d’Aaron n’avait même pas d’impact sur ce type. Je me demandai même s’il n’était pas au fond vraiment fou. Est-ce que je ressemblais à ça lorsque j’étais en colère ? Est-ce que Katarina voyait un aliéné quand j’étais fou de rage ? Non, je refusais de croire que j’étais du même acabit que ce type. Lui, il était vraiment fou. Il prenait presque du plaisir à ce que Riley lui fracasse la tête contre la table. Il semblait jouir de la douleur. Il attendait de pousser l’un de nous à bout sans doute. Et je jurais sur la tête de mes enfants que ce ne serait pas moi. Cela pourrait me couter tout mon sang froid, je pourrais aller pleurer dans les bras de Katarina ensuite mais je ne lui ferais pas le plaisir de l’achever. Bien que ce soit tentant, j’allais laisser Alexander mener sa petite vengeance. Il avait du faire cela des dizaines de fois durant ses missions. Je me rangeais derrière lui alors que Riley revenait vers moi.

Cela aurait pu être étrange de trouver Riley avec nous parce qu’il n’avait jamais montré un quelconque intérêt pour la communauté. Mais depuis quelques mois il avait réellement changé. Il s’était montré digne de confiance a de multiples reprises et si Alexander l’incluait, c’était qu’il avait vraiment confiance en lui. Aaron aussi semblait lui faire confiance. Je connaissais mon ami et il n’aurait jamais laissé quelqu’un rester pour quelque chose d’aussi important s’il n’avait pas confiance. Il avait mis du temps à me faire confiance et je n’avais pas assisté dés le départ à de telles choses. Même si les premiers temps à New-York nous n’avions pas, heureusement, eu affaire à des choses d’une telle gravité.

Je finis part reculer pour aller m’adosser au mur, le plus loin possible de notre prisonnier qu’Aaron tentait de raisonner. Mais en vain évidemment. Non pas qu’Aaron ne soit pas doué, mais il avait face à lui affaire à un vrai malade. Alors tous autant que nous étions, nous avons laissé Alexander faire ce qu’il avait à faire. Le militaire chevronné c’était lui. Nous savions tous qu’il savait ce qu’il faisait. Pas un seul de nous n’a dit un mot, ni n’a esquissé un geste quand Alexander s’est assis sur la table et s’est transformé en militaire.

Nous sommes restés à surveiller le fou qui ne s’était pas départi de son large sourire malgré les menaces de chacun. Nous n’avions absolument aucune idée de ce qu’Alexander pouvait avoir en tête mais nous savions que ce ne serait pas joli-joli. Peu importe…il avait fait bien pire alors nous n’aurions pas d’état d’âme. Enfin moi je n’en aurai pas. Je ne sais pas ce qu’il en serait pour Aaron ou Riley. Si je connaissais bien le premier et que je savais que même s’il n’aimait pas forcement la violence il savait que nous n’avions pas le choix. Par contre, je ne savais pas du tout si Riley allait supporter ça.

Nous n’étions plus à un interrogatoire prés, même si je savais d’avance que celui là ne ressemblerait a aucun autre, mais pour Riley c’était une première. Alors je lui fis signe de me rejoindre. Il avait l’air, tout comme moi, assez rapide à réagir alors mieux valait que nous soyons ensemble pour nous arrêter l’un l’autre.

Personne ne scilla pendant dix minutes. Et lorsqu’Alexander revint dix minutes plus tard avec une bassine d’eau, nous étions loin de nous douter ce qu’il avait en tête. Notre curiosité fut vite assouvie. Alexander s’était mis en tete de le torturer en faisant mine de le noyer. Lorsqu’il le releva, je crus vraiment rêver quand l’autre se mit à rire. Je serrai les poings en me disant que nous allions devoir supporter cela encore longtemps. La torture semblait ne pas être pour le bon camp. J’avais l’impression que c’est nous que nous torturerions. J’avais peu d’espoir…Mais il fallait y croire.

Et j’eus alors une idée. Si la perspective de la noyade ne lui faisait pas peur, peut-être que celle lancinante d’os brisés le ferait réfléchir et qu’il finirait par parler. J’ai cherché pendant deux minutes dans ma tête ce qui pourrait lui briser des phalanges et je me suis souvenu que quelque part en bas, j’avais vu un casse-noix. Alors j’ai quitté la pièce comme si j’avais vu un fantôme, sans doute sous le regard médusé de mes amis, et je n’ai pas tardé à trouver ce que je cherchais. Je suis alors remonté très vite alors qu’Alexander lui donnait son deuxième bain, et je me suis approché de la table. J’ai attendu trente secondes qu’il reprenne son souffle et je suis allé derrière lui, puisqu’il était attaché. Et j’ai passé son pouce dans le casse noix et j’ai serré jusqu'à entendre un crac.

-Ca fait mal hein ?

A mon tour de lui montrer qu’il avait intérêt à parler.
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Ven 21 Oct - 20:49

{Désolée pour ça <.<}

Je n'étais pas du genre sensible. J'avais les nerfs solides et l'estomac bien accroché. Je n'avais pas peur de voir du sang ou d'autres choses de ce genre là. Mais peut-être étais-je un peu naïf. Je pensais que nous nous en tiendrions à la torture physique. Je n'avais pas réellement songé à la torture psychologique. Cogner, je savais faire. Je savais faire mal. La preuve, je venais certainement de casser le nez de ce type. En soit, je trouvais la torture physique beaucoup moins... Beaucoup moins dure. J'aurais pourtant dû me douter qu'avec un ancien militaire ayant fait l'Irak et un homme avec une vengeance sur le feu, les choses ne seraient pas toutes roses et risquaient fort d'aller plus loin que ce que j'avais prévu. Sans vouloir paraître hyper sensible, je n'étais pas sûr de pouvoir supporter ce genre de torture. Je n'avais pourtant pas l'intention de partir en courant, mais j'étais tout de même un peu tendu. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Mais je n'avais pas réellement l'intention de prendre part aux tortures. Je laissais ça à Alexander et Ethan. Je préférais rester avec Aaron sur le côté, pour être présent en cas de besoin. Quoique je ne savais pas vraiment pourquoi j'étais là. J'avais suivi bêtement, sans réellement me rendre compte que je n'avais rien à faire ici.

Je suis resté près d'Ethan alors qu'Alexander sermonnait notre prisonnier. Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir une grimace en entendant son discours. Niveau torture, il avait l'air de savoir de quoi il parlait. Et ce n'était pas forcément très rassurant. Pour notre prisonnier, j'entends. Nous, nous n'avions rien à craindre. Physiquement du moins. J'avais eu un aperçu de ce qu'il pouvait faire quand j'avais joué son garde du corps pendant sa vendetta personnelle. Mais je l'avais seulement vu abattre des gens de sang froid. Ce qui allait suivre promettait d'être bien différent. J'ai soupiré, croisant les bras sur ma poitrine. J'ai froncé les sourcils lorsqu'il est sorti. Étonnamment, le type ne bougea pas, ne dit rien, se contentant de nous regarder avec un regard de dingue, en souriant comme un dément. Le sang qui coulait sur son visage n'arrangeait rien. Je ne savais pas jusqu'où Alexander comptait aller pour le faire parler, mais j'espérais qu'il était déterminé, parce que ce type n'avait vraisemblablement pas l'intention de parler. Pourtant, nous avions besoin d'informations. Nous avions besoin de savoir qui étaient ces types et d'où ils venaient. Plus encore, pourquoi ils s'en prenaient à nous de cette façon. Il fallait vraiment être complètement malades pour tuer n'importe qui n'importe quand et sans raison particulière. Plus encore pour essayer de prendre des nouveaux-nés à leurs mères. Même les Hors La Loi n'avaient pas eu des idées aussi tordues !

Je haussai les sourcils quand Alexander revint, et posa une bassine d'eau sur la table. J'échangeai un regard étonné avec Ethan. Cependant, je compris où il voulait en venir quand il enfila un sac en toile sur la tête, juste avant de lui plonger la tête dans la bassine. Je ne pus m'empêcher de me tendre davantage. La noyade. Ce devait être une sensation absolument horrible, que je n'avais pas particulièrement envie d'expérimenter un jour. Ces vingt secondes où Alexander lui maintint la tête dans l'eau me semblèrent interminables. Je crus vraiment que ce type n'était rien d'autre qu'un psychopathe lorsqu'il éclata de rire quand Alexander lui sortit la tête de l'eau. De toute évidence, nous avions en face de nous quelqu'un qui n'éprouvait pas les mêmes sentiments que nous. Il n'avait peut-être même pas de sentiments, puisqu'il n'hésitait pas à égorger des femmes. Pour le coup, je n'eus plus pitié de lui, j'avais juste envie de lui coller mon poing dans la figure pour lui faire ravaler son rire. Il n'allait pas rire très longtemps, si il continuait ainsi.

Pendant un instant je crus qu'Ethan ne supporterait pas la torture lorsqu'il sortit de la pièce. Tiens, je pensais pourtant que quand il s'agissait de personnes faisant du mal à sa famille, il était sans pitié... Ah, en effet il l'était. Il revint rapidement, avec une chose dans la main que je n'eus pas le temps d'identifier. Je supposai néanmoins que c'était quelque chose qui pouvait faire mal. Je l'ai regardé aller derrière l'homme, l'air dubitatif. Pendant quelques secondes, la seule chose audible fut la respiration saccadée de l'homme. Jusqu'à ce qu'un craquement abominable brise ce faux silence. Je mis un certain temps à comprendre qu'il s'agissait du bruit typique d'un os qu'on broie. D'accord : je rangeais ma fierté au placard pour le moment. Ce n'était vraiment pas le genre de truc que je supporterais très longtemps. J'avais réellement l'impression que ce que nous faisions était mal. Quelque chose clochait réellement avec ce que nous faisions. Comment est-ce que nous pouvions prétendre valoir mieux qu'eux si nous torturions l'un d'entre eux. C'était barbare, c'était bestial. Je savais que nous n'avions pas le choix, mais est-ce que nous n'allions pas trop loin ? J'ai soupiré, et je suis allé vers Aaron, qui n'avait pas bougé d'un centimètre. J'avais l'impression d'être le seul ici à avoir un problème de conscience. Moi. Mais vraiment, le monde ne tournait plus rond !

« J'ai l'impression qu'on ne devrait pas faire ça, Aaron. Je sais que ma voix n'a peut-être pas beaucoup d'importance, mais j'ai l'impression que... Je ne sais pas, est-ce qu'on fait bien ? Est-ce qu'on fait mieux qu'eux, là... ? Ça ressemble à de la vengeance... »

Et se venger ne nous amènerait à rien, nous étions bien d'accord ? À part peut-être à surexciter ces sauvages. Nous n'avions pas besoin de plus de morts, ni de plus d'enlèvements.

« A ce rythme là, il sera mort ou en miettes avant que nous ayons pu en tirer quoi que ce soit. »

J'eus un soupir.

« Mais j'imagine que sans torture, pas de réponses... »

C'était là toute l'ironie de la chose. Le torturer n'était pas bien en soit, mais comment le faire parler sans ça ? Je soupirai une énième fois alors qu'il faisait un troisième plongeon.
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Jeu 27 Oct - 19:01

(Désolée pour ce post court et très peu constructif mais mon bras est presque décédé alors j'ai dû faire court de façon à pouvoir poster quand même avant ma semaine de vacances U_U)

Il aurait été tellement plus facile qu'il parle tout de suite, de façon à éviter ce qui se profilait à l'horizon. Mais les fanatiques n'étaient pas connus pour être raisonnable et accepter de parler. Pour être tout à fait honnête, j'avais même des doutes sur les résultats que la torture pouvait donner... Ce type avait l'air tellement endoctriné que je doutais réellement qu'il ne se décide à parler et ce, même si on lui infligeait les pires souffrances. Ce n'était cependant qu'un doute et s'il y avait une chance, même infime pour qu'il finisse par parler sous la torture, alors nous devions la tenter, nous devions la saisir : Nous le devions pour tout ceux qui méritaient d'être protégés et de vivre en sécurité. Nous le leur devions alors... Tant pis. Ca allait être difficile, ça allait même être très difficile mais nous allions le faire. Enfin... Alexander allait le faire et nous, nous allions l'assister, d'une certaine façon. Moi, j'étais là pour le soutenir et pour essayer de calmer les humeurs si il y avait besoin. Je n'étais là que pour ça car il était hors de question que je lève la main sur cet homme, à moins qu'il ne m'y oblige en ayant un comportement dangereux vis à vis de mes amis. Je sus et compris que l'engrenage était lancé lorsqu'Alexander prit place sur la table près du prisonnier avant de lui adresser quelques mots, puis, il se releva et se dirigea vers la sortie en nous donnant quelques indications : Ne pas se laisser emporter par la colère pour éviter que nous en arrivions à le tuer. Pour moi, ça allait être facile. Pour Riley c'était jouable. Mais pour Ethan...

Ce fut sur lui que mon regard resta porté pendant les longues minutes où Alexander fut absent. Pas sur Riley qui rejoignit son ami au bout de quelques instants, ou sur le fanatique, mais bel et bien sur Ethan, parce que je m'attendais à tout moment à une réaction violente de sa part, réaction qui était, je le répète, compréhensive, mais nous avions besoin de ce type vivant si nous voulions réussir à le faire parler. Finalement, les minutes passèrent, très lentement certes, mais elles passèrent et Alexander termina par revenir avec une bassine d'eau et un sac en plastique. Oh... Alors il allait donc commencer par la noyade, la sensation d'étouffer, sentir l'oxygène manquer aux poumons, se voir partir. Je ne pouvais qu'imaginer ce que cela faisait et j'espérais que ça allait être efficace. Alexander recouvrit le visage de l'homme avec le sac avant de lui plonger la tête dans la bassine d'eau. Mon regard se glissa jusqu'à ma montre et j'observais les secondes qui semblèrent passer au ralentis. Puis, au bout d'une vingtaine de secondes, j'entendis le bruit significatif m'indiquant qu'Alexander avait relever la tête de notre ennemi hors de l'eau. Je relevai alors mon regard vers eux et sentis un horrible frisson me parcourir l'échine quand j'entendis le type rire à gorge déployée alors que mon ami venait juste de lui faire passer vingt secondes sous l'eau, en le laissant s'étouffer. C'était bien ce que j'avais malheureusement craint. Il était conditionné, préparé pour résister à ce genre de torture... Le faire parler allait donc se révéler être horriblement difficile et je doutais de plus en plus de notre réussite. Lorsque je vis Ethan bouger, mon visage se tourna sans attendre vers lui mais au lieu de le voir se ruer sur le type, je le vis sortir de la pièce.

Je m'étais attendu à tout sauf à ça.

Ca me paraissait impossible qu'il ne supporte pas ce qu'Alexander faisait subir à notre ennemi, alors, pourquoi quitter la pièce ? Je ne tardai pas à trouver réponse à cette question quand Ethan revint avec quelque chose dans les mains. Je compris de quoi il s'agissait uniquement après qu'il se soit approché de l'homme, qui venait de passer une nouvelle fois de longues secondes la tête dans l'eau, qu'il se soit glissé derrière lui et surtout, après avoir entendu un « crac » terrible, nous signifiant qu'il venait sans aucun doute de lui briser un ou plusieurs doigts. La façon dont Ethan lui demanda si ça lui faisait mal me dérangea profondément. Prenait-il lui-même du plaisir à torturer cet homme ? Quand bien même sa famille avait été victime de cette « organisation », ce n'était pas sain. Cette façon d'agir... Ce n'était pas sain du tout : Alexander était un militaire, un professionnel et même si lui aussi avait des raisons personnelles de s'occuper de cet homme après ce qui avait failli arriver à Emma, c'était différent. Il était différent d'Ethan. Je n'aimais pas la tournure que prenait l'interrogatoire et je fus surprise de voir que je n'étais pas le seul quand Riley s'approcha de moi avant de me dire qu'il avait l'horrible impression que ce que nous faisions n'était pas bien et qu'on ne valait finalement pas mieux qu'eux, que ça ressemblait à de la vengeance. Oui... Malheureusement, ça ressemblait terriblement à de la vengeance, en tout cas, venant d'Ethan. Et puis, il avait raison sur autre point : Au rythme où ça allait, il n'allait plus rester grand chose du type avant même que nous ayons obtenu quelques informations, si nous parvenions à en avoir une seule, ce dont je doutais toujours.

« Mais j'imagine que sans torture, pas de réponses... »

Je tournai mon visage vers Riley et soupirai à mon tour avant de lui répondre tout bas, ma voix couverte par le bruit de l'eau puisque Alexander venait d'imposer un énième plongeon à notre « invité ».

-A moi non plus ça ne me plaît pas Riley... Mais tu as raison quand tu dis que sans torture nous n'aurons pas de réponses.

Je reportai mon regard sur Alexander, Ethan et l'homme avant de secouer négativement la tête.

-Mais franchement, je ne suis pas sûr qu'il finisse par parler, même sous la torture.

Un autre crac se fit entendre : Ethan avait donc brisé d'autres doigts. Je n'aimais pas cela du tout. C'était trop, beaucoup trop : Entre la noyade et les doigts cassés, l'homme allait être hors service trop rapidement et puis... Non, je n'arrivais pas à accepter l'idée qu'Ethan torture cet homme alors qu'Alexander avait lui-même à peine commencé son interrogatoire. Cela me dérangeait car je savais qu'au fond, cela risquait de lui faire beaucoup de mal, à lui-même plus qu'à notre prisonnier. Aussi, je m'avançai de quelques pas vers eux, les bras croisés, et quand ma voix s'éleva, elle fut très calme mais également très sûre.

-Ethan ? Peut-être qu'on pourrait laisser Alexander utiliser ses propres méthodes en premier, non ? Si ça ne fonctionne pas, tu pourras essayer mais là... Regardes-le.

Mon regard se reporta sur notre prisonnier qui, même s'il n'avait toujours rien dit, avait quelque peu perdu de son sourire. On pouvait très facilement distinguer qu'il avait la mâchoire crispée, de douleur sans aucun doute.

-Il va s'effondrer avant d'avoir pu parler et à un moment donné, on n'arrivera pas à le tenir éveillé et ce n'est pas le but. Tu veux qu'il parle non ? Tu veux savoir qui est derrière tout ça Ethan.

Bien sûr qu'il voulait le savoir, plus que quiconque. D'un petit geste de la tête, je l'invitai à nous rejoindre moi et Riley pour permettre à Alexander de continuer ce qu'il avait pour l'instant à peine commencé. J'adressai d'ailleurs un regard rempli de sens à Alexander : Il fallait qu'il passe rapidement à la phase suivante car je n'allais pas réussir à raisonner et à retenir Ethan très longtemps.
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Dim 6 Nov - 18:00

Si Riley et Aaron avaient des problèmes de conscience et se demandaient si ce que nous faisions était juste, moi, je n'avais pas du tout ce problème. Je les avais prévenu. S'ils n'étaient pas capables de supporter, qu'ils sortent, mais surtout, qu'ils n'interviennent pas pour me dissuader, cela ne servirait à rien. J'avais un but et un seul : faire parler cet homme, découvrir enfin quels étaient les desseins de ce groupuscule obscur. Quel intérêt d'enlever les femmes et mes enfants, d'assassiner des hommes? C'étaient des amateurs. Fort heureusement pour nous, ces gens-là ne savaient pas mener une mission totalement à bien. Ils manquaient de discrétion. Ils étaient déterminés, certes, mais faisaient des erreurs de débutants. Tuer ne leur posait pas de problème, mais ce n'étaient pas des tireurs d'élite, ni même des policiers ou des militaires. Des gens, comme Aaron, comme Riley, comme Ethan, qui suivaient un but encore inconnu, hélas.

Mais cela n'allait pas durer. Une seule torture ne suffirait peut-être pas, mais c'était l'accumulation qui le ferait craquer. Je connaissais peu d'hommes qui résistaient à la douleur, au harcèlement. Même les fanatiques, comme cet homme. Il me faisait vraiment passer à ces musulmans que j'avais pu combattre, qui tuaient au nom de leur foutue guerre sainte. Mais tous les hommes cédaient face à la douleur.

TOUS.

Ethan était sorti et revenu, avec de quoi casser les doigts de l'homme, par une lente et douloureuse compression. Le bruit écœurant de l'os qui casse résonna dans la pièce et l'homme cria, la sueur commençant à perler sur sa peau, alors que la douleur lui vrillait les nerfs, lui soulevait surement le cœur. J'entendais Aaron et Riley chuchoter derrière nous, avant qu'Aaron ne décide d'écarter Ethan pour me laisser le champ libre. Bien.

Je sortis mon arme de ma poche et m'assis sur la table en face du gars, nonchalamment, commençant à jouer avec le couteau, avant de reprendre :

- Tu es un dur à cuire toi, n'est-ce pas ? J'en ai rencontré des gars comme toi, investis d'une missions divine, convaincus que leur but est le plus louable.

Je marquai une pause. Les autres n'existaient plus, il n'y avait plus que cet homme et moi.

- Pourquoi enlever les femmes et les enfants et tuer les hommes? Sont-ils trop forts pour vous? Pas assez... malléables? C'est cela n'est-ce pas? Vous êtes des faibles, s'attaquant aux faibles, en espérant pouvoir en tirer de la force.

Je me levai alors, m'approchant de lui, avant de planter le couteau dans le bois de la chaise et de me pencher à sa hauteur en le saisissant par le col.

- Tu ne mourras pas en martyr. Tu mourras comme un lâche, comme une merde, dans l'anonymat le plus complet. Et ta mort ne servira à rien. Crois-moi, quand j'en aurais fini avec toi, tu l'appelleras de tes vœux. Mais je ne te donnerais pas cette délivrance. Pas sans certaines conditions.

L'homme me regarda, avec un sourire de dément, avant de me cracher au visage. Je ne bougeai pas, calme et m'essuyai lentement, avant de sourire à mon tour. Il pouvait bien me défier, j'avais les cartes en mains.

- Comme tu voudras.

Je fis lentement le tour de la chaise, me retrouvant dans son dos. Il était trop solidement attaché pour pouvoir bouger ou se débattre efficacement. Je posai la lame du couteau sur son bras, avant de l'inciser. Lentement, très lentement, je taillai dans la chair, le laissant hurler sa douleur. Et demandant calmement :

- Quel est votre but ? Que voulez-vous faire des femmes et des enfants ?

Il ne répondit rien et je continuai à découper la chair, mettant les muscles à nus. De petits lambeaux de peau ne permettaient pas un saignement assez abondant pour mourir. Je ne le lui permettrai pas. Je renouvelai l'opération, imperturbable face au sang, face à ses hurlements, m'arrêtant régulièrement pour lui poser inlassablement les mêmes questions.

- Combien êtes-vous ? D'où venez-vous ?

Et enfin... Enfin! Il y eut autre chose qu'un hurlement.

- Washington!

Il commençait à craquer. Enfin, la torture faisait son œuvre.
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]   Ven 18 Nov - 2:27

J’avais finalement cédé à Aaron, et je m’étais éloigné de cet enfoiré qui me regardait maintenant avec un grand sourire victorieux. Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas lui sauter dessus et l’étrangler. Je ne supportais pas le sarcasme évident de son sourire. Il avait mal et pourtant il était encore là à sourire. Il fallait être vraiment malade dans sa tête pour encore arriver à sourire après qu’on vous ait brisé des phalanges. Mais ce type était complètement malade. Et malsain. Terriblement malsain.

J’avais rejoint Aaron et Riley et je m’adossais au mur, tentant encore en vain malheureusement, de faire taire cette petite voix dans ma tête qui me disait d’aller le pulvériser, qu’il n’attendait que ça. Mais Aaron avait raison. Si je voulais des réponses, si je voulais avoir une chance de savoir qui se cachait derrière tout ça je devais laisser faire Alexander. Il était rode a l’exercice et j’avais confiance en son professionnalisme. Il savait ce qu’il faisait…C’était ce que je ne cessais de me dire depuis plus de cinq minutes. Me focalisant là-dessus, et ne me rendant à peine compte que l’ancien militaire avait commencé à torturer notre prisonnier.

Et soudain, j’ai entendu un mot. Un simple mot qui m’a fait sortir de ma semi-léthargie. Washington ! Je me suis redressé et était prêt à retourner lui casser de nouveaux doigts quand j’ai vu les regards réprobateurs de Riley et Aaron. Alors je suis resté en arrière et je me suis tu. Une minute. Je n’ai pas pu plus.

-Y’a quoi à Washington ?

Mon ton avait été dur, implacable, sans émotion. Je voyais bien qu’il commençait à céder. La sueur perlait sur son front, et son visage s’était transformé en un faciès de douleur. Au moins, Alexander avait visé juste. Mais il ne répondait pas. Et ça me rendait dingue.

-Je t’ai posé une question connard ! Y’a quoi à Washington ?

Je savais que mes amis allaient me faire taire. Mais je n’arrivais pas à rester là à attendre qu’il se décide. Ce n’étaient pas leurs enfants qu’ils avaient essayé d’enlever. Enfin si…ils avaient essayé d’enlever Emma. Mais ni Riley ni Aaron n’avaient eu quelqu’un qu’ils aimaient à qui on avait essayé de faire du mal. Ma femme avait failli mourir à cause de ces gens là…Et ça je ne pouvais pas l’oublier.

Je n’ai pas réussi à me retenir plus longtemps et j’ai foncé droit devant, écrasant mon poing sur la table. Il a sursauté et pour la première fois depuis que nous l’avions attrapé, j’ai vu la peur dans ses yeux. Mais rapidement, il est redevenu lui-même et il m’a toisé.

-Le président ?

Là c’en était trop et je l’ai pris par les cheveux et je lui ai collé la tête contre la table. Je n’arrivais pas à rester de marbre. Il me rendait complètement fou. Certains diraient que j’étais facilement énervable et c’était peut-être vrai mais tout le monde aurait réagi comme moi qu’on se le dise.

-TU TE FOUS DE MA GUEULE ?

Je ne voyais que ça. Il devait vraiment se foutre de moi pour oser encore jouer l’humour alors qu’on était en train de le torturer. Je sentis Alexander me repousser violemment. J’avais été trop loin je le savais. Je devais le laisser faire. Je devais vraiment le laisser faire. Alors je me suis excusé et je suis retourné vers Aaron et Riley. Je voyais bien qu’lis désapprouvaient ce que je venais de faire mais je savais qu’au fond ils me comprenaient.
Alors qu’Alexander s’apprêtait à lacérer à nouveau le bras droit du cinglé, il lâcha encore un peu plus ce qu’il savait.

-Horton.

Horton ? Horton ?

Mais personne ne semblait jamais avoir entendu ce nom. En tout cas, pas moi déjà. J’interrogeais alors Riley du regard. Je ne sais pas pourquoi je l’ai regardé lui plus qu’Aaron, mais c’est comme si la façon dont il avait sursauté m’avait mis sur la voie de quelque chose.
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Il faut des réponses [Ethan, Riley, Aaron]
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