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 Europe Cooper

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Europe Cooper
Sweety dark angel
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Messages : 138
Date d'inscription : 08/11/2011

MessageSujet: Europe Cooper   Jeu 1 Déc - 14:35



EUROPE LILAS COOPER
Jadagrace Berry


IDENTITÉ

NOM : Cooper
PRÉNOM(s) : Europe, Lilas
AGE : 8 ans
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : le 22 février 2005, à New York
HABITE : New York






MÉTIER ET RANG

Enfant, un métier d’avenir assurément ^-^ Bien qu’elle ne possède aucun rang, ni même une quelconque utilité au sein du groupe des hors-la-loi, Europe peut certainement être considéré comme une sorte de mascotte de par son statut d’enfant unique au sein de la communauté (unique en sa génération tout au moins.) Dans ce monde d’adultes brutaux, sans doute amers et désabusés, elle est, même si peu oserons sans doute l’avouer, une bouffée d’air pur qui apaise les cœurs de par sa désarmante innocence… Si tant est que l’on aime les enfants, bien entendu.


PHYSIQUE

Jolie, bien évidemment, comme toutes les choses qui sont petites… Comment ne pas l’être, avec un sourire aussi généreux et désarmant de naïveté candide.. ? Et puis… Comment pourrait-elle être physiquement désagréable avec un tel prénom.. ? C’est celui d’une princesse après tout, une princesse qui avait su, bien malgré elle il est vrai, s’attirer les faveurs du dieu des dieux en personne Europe est un petit bout de femme plutôt séduisant, sans doute toujours légèrement arrondie dans ses courbes encore enfantines. Bien qu’elle soit clairement d’origine afro américaine sa peau est plutôt claire. Elle est le résultat d’un métissage entre deux types afro américains : un sombre et un clair. Son père étant du premier de ces deux types, il apparaît donc comme évident que Europe se rapproche plus de sa mère en ce domaine. On dit d’elle qu’elle ressemble fortement à son père, mais la fillette pense le contraire en se comparant avec l’unique photo de sa mère encore existante… Pour elle, le doute n’est pas permis : elle ressemble plus à sa mère. Que ce soit vrai ou faux, importe peu. Certains prétendent que c’est une manière pour Europe, de conserver une part de sa mère défunte auprès d’elle. Ses yeux sont marrons et ses cheveux sont bien entendu sombre comme une nuit sans lune, avec toutefois quelques mèches brunâtres disséminées ici et là. Les premiers, grands et curieux, pétillent d’une malice que même l’apocalypse n’a pas su éteindre et surplombent des pommettes saillantes dont la droite affiche un discret grain de beauté. Celles-ci encadrent un mignon petit nez bien droit légèrement épaté et le tout est soutenu par une bouche longiligne aux extrémités cerclées de fossettes. Ni lisses, ni crépus, ses cheveux ont plutôt tendance à onduler timidement. Ils sont d’une longueur mi-longue, s’abattant doucement sur ses épaules ou ils s’écrasent, pareillement aux vagues se fracassant contre les rochers, avant de s’écouler le long de son dos. Sa coiffure faussement désordonnée encadre jalousement un visage respirant la joie de vivre par tous les pores de la peau, une joie de vivre que rien ne semble pouvoir altérer.

Si on devait résumer le physique de Europe en une seule phrase, on pourrait dire d’elle qu’elle est une petite tigresse joueuse, qui n’a pas encore conscience du fait qu’elle deviendra, un jour prochain, une séduisante prédatrice féroce.


CARACTÈRE

En dépit des évènements qui ont conduit à l’effondrement de la civilisation, Europe semble ne pas trop en avoir été marqué. Peut-être est-ce de l’insouciance, peut-être aussi est-ce du au fait que son père lui a toujours dissimuler les sinistres réalités de cette nouvelle vie, en essayant de la protéger au mieux des affres d’un monde revenus à une ère barbare que tous pensaient pourtant définitivement révolue… Quoi qu’il en soit, la petite fille est toujours aussi joueuse. Elle n’a pas perdu le sens de l’amusement naïf et son sourire constant est un perpétuel rappel de cette nature qui tranche singulièrement avec celles des adultes et du monde dévasté qui l’entoure. Troublant la morosité de la vie morne des hors-la-loi, elle se montre volontiers taquine à leur égard et aime à leur jouer des tours afin d’essayer de les faire sourire de temps en temps, car elle les trouve un peu trop triste…. Et aussi, il faut bien l’avouer, parce que elle-même s’ennuie profondément. Si vous interrogiez les hors-la loi à son sujet, deux adjectifs reviendraient sans cesse en fonction de ce que ces derniers pensent d’elle : Ceux qui apprécient sa présence en leur sein vous répondraient que c’est une adorable petite fille dont la seule présence illumine une existence vidée de toute innocence, tandis que ceux qui préfèreraient la voir disparaître définitivement vous dirons que ce n’est qu’une sale petite peste trop curieuse qui ferait bien de ne pas aller trop loin dans son attitude de fouineuse toujours en train de chercher à savoir tout et n’importe quoi.

En vérité, Europe est un peu tout cela à la fois. Mais après tout, elle n’a strictement rien à faire de ses journées qui lui semble parfois bien longue du haut de ses huit printemps. Il est difficile de définir avec précision sa nature exacte, car, même si elle n’en laisse rien paraître, la fin du monde d’autrefois l’a changé. On peux donc, éventuellement, supposer que cette constante joie de vivre est une sorte de défense contre la réalité cruelle et sans aucun espoir apparent. Mais rien n’est jamais sur avec elle. Plus généralement, Europe est une gentille petite fille, aimable et toujours prête à rendre service si elle le peut. Même si la vie est parfois dure, elle ne fait jamais preuve d’une quelconque tristesse car elle sait que cela rendrait son père qui travaille dur pour lui assurer la vie qui est la sienne, malheureux. Ses rares moments de faiblesse, elle se les autorise lorsqu’elle est seule.

Bien qu’elle soit une petite fille assez intelligente, Europe ne comprend pas vraiment la situation. Elle sait ce qu’il s’est passé, mais les raisons politiques qui en sont à l’origine lui échappe à vrai dire. Protégée par un véritable cocon, autant par son père que par son appartenance aux hors-la-loi dont elle n’a pas quitté le quartier depuis son arrivée, elle pense que tous les survivants sont ici ou parmi les parias, dont on lui a dit que ce n’étaient pas des gens ‘’convenables’’ et qu’il lui serait préférable de ne pas les croiser. D’ailleurs et même si elle voit bien qu’ils se passe des choses qu’on essaye plus ou moins de lui dissimuler, Europe ne considère pas les hors-la-loi comme tel, mais bel et bien comme les survivants, pour ne pas dire une famille, tout simplement. A sa décharge, il faut bien avouer qu’elle ne s’interroge pas vraiment sur le comment de la nourriture et des vêtements qui lui sont apporté… Mais son père travaille après tout et il gagne donc de l’argent…

Même si elle mène une vie plutôt agréable et insouciante au vu de la situation, elle éprouve toutefois quelques regrets. Le premier, est qu’il n’y ai pas d’autre enfants de son âge. En fait, hormis les enfants de Armando et de Eden et Vitali qui sont tous deux des nourrissons encore, il n’y a absolument aucun enfant. Un point, qui a toujours étonné Europe même si on lui a gentiment expliqué que on n’en avaient pas retrouvé d’autres. Mais même si elle aime bien la plupart des adultes qui l’entourent, elle se sent parfois bien seule et aimerait vraiment pouvoir s’amuser avec d’autres enfants. Le second de ses regrets, c’est de ne pas pouvoir aller à l’école. Bien entendu elle a appris par elle-même à consolider sa connaissance de la lecture et de l’écriture, mais même si son père fait en sorte de lui procurer de quoi s’enrichir intellectuellement, de même que certains hors-la-loi appréciant particulièrement la fillette, elle ne va plus à l’école depuis qu’elle a cinq ans. Heureusement pour elle, son esprit est vif et elle aime particulièrement la lecture, une passion qui lui a valu de se constituer une étonnante collection d’ouvrages en tous genres, la aussi alimenté par son père et un certain nombre de hors-la-loi dont la fillette à su toucher le cœur.


LIENS

    JAMES COOPER
    Europe adore son père, même si son insouciance rend ce dernier légèrement fou… Il n’aime pas que sa fille fréquente les hors-la-loi, mais ne peut cependant se résoudre à lui ordonner de ne plus les approcher car il sait qu’il devrait alors lui en donner la véritable raison. Cela, il ne peut s’y résoudre de peur de briser le peu de bonheur et d’innocence que Europe trouve encore la force d’avoir, dans cette vie de prisonnière en perpétuelle danger de mort au moindre faux-pas de son géniteur…
    VITALI VENEZZIO
    De tous les hors-la-loi homme, Viatli est celui que Europe préfère. Elle l’aime beaucoup, voyant sans doute en lui l’image d’une sorte de grand-frère qu’elle n’a jamais eu. De fait, elle se conduit comme une véritable petite sœur envers lui, le taquinant sans cesse avec une malice toute enfantine. Ce dernier lui rend d’ailleurs fort bien, n’hésitant jamais à lui répondre dans le même esprit. Frère, ami, oncle… Finalement, Vitali est un peu tout cela pour Europe.


HISTOIRE

Eté, bel été… Que tes nuits sont belles sous ce ciel, d’étoiles constellés, qui inscrit dans mon cœur juvénile le secret d’une éternité de Tantale, à l’encre indélébile… Hum… Une petite moue incertaine apparut sur le visage extrêmement sérieux de Europe, tandis qu’elle réfléchissait. Cela lui paraissait plutôt pas mal, mais est-ce que cela voulait réellement dire quelque chose.. ? Après plusieurs secondes et en dépit de ses doutes, la fillette se laissa doucement rouler sur le côté afin d’adopter une posture lui permettant de noter sa trouvaille poétique dans son journal intime. Elle ne savait pas encore ce qu’elle pourrait faire de cette phrase, mais cette dernière ferait un bon début de poème, elle le savait. Un fois le point finale à sa rime ajouté, Europe déposa son stylo sur son journal intime ouvert avant de se laisser à nouveau tomber sur le dos. Dans un soupir las, elle reporta ensuite son regard sur la myriade d’astres scintillants au firmament et, sans trop savoir pourquoi, elle tendit le bras en direction du lointain infini, ouvrant grande sa main comme pour se saisir l’une de ces mystérieuses observatrices muettes, aussi aisément qu’elle pouvait se saisir une simple fleur… Tellement lointaine… Et en même temps, tellement proche… On appelait ça un paradoxe, lui avait expliqué son père quelques jours plus tôt…

L’été était là et bien là… Et comme à chaque fois qu’elle en avait l’occasion, Europe montait sur le toit de l’immeuble avec une couverture, sur laquelle elle s’allongeait paisiblement afin d’observer le ciel remplit d’étoiles. Bien entendu, son père n’était pas au courant car sinon il le lui aurait très certainement interdit. Mais depuis qu’ils avaient rejoint ces survivants, son père travaillait beaucoup et surtout, très tard. Mais Europe ne lui en tenait pas vraiment rigueur, car après tout il faisait ça pour eux, pour qu’ils puissent avoir un toit et de quoi vivre confortablement… Enfin, plus ou moins, étant donné la situation actuelle… Mais tout de même, parfois elle aimerait qu’il travaille un peu moins et qu’il passe un peu plus de temps avec elle.. Juste un tout petit peu plus… Europe aimait se perdre dans une contemplation rêveuse de la voûte céleste pour plusieurs raisons, notamment pour l’émerveillement constant que celle-ci inspirait à tous ceux qui n’avaient pas encore entièrement perdu leur âme d’enfant. La lune, pleine et lumineuse qui autorisait la fillette à écrire dans son journal intime sans l’aide d’une quelconque source artificielle de lumière, ajoutait encore à ce grand mystère cosmique qui s’offrait au regard songeur de la fillette.

Cependant, la raison principale qui rendait ces moments très important pour Europe était que, finalement et même si personne n’y songeait vraiment tant la vie était devenue une lutte constante de chaque instant, le ciel étoilé restait certainement le dernier point de repère fiable sur lequel l’humanité pouvait encore compter. Le monde avait définitivement changé de visage, la grande majorité de l’humanité avait péri lors de cette guerre dont elle ne se souvenait plus vraiment, tant Europe était encore bien jeune à cette époque. Les pays n’existaient plus vraiment, hormis dans les souvenirs, les gouvernements avaient définitivement cessé d’être et les villes avait été détruite par la folies de leurs créateurs… Mais au milieu de tout ce chaos indescriptible, les astres issus de la nuit des temps demeuraient intact, tout comme dans le monde d’autrefois. Un monde, dont Europe n’avait gardé que très peu de souvenirs en vérité… Après tout, elle n’avait que cinq ans à cette époque et bien souvent elle se disait que, quelque part, c’était un peu comme si elle n’avait jamais connu d’autre monde que celui qui était désormais le leur.

Seul, quelques bribes de lointains souvenirs lui était encore gardé en mémoire… Sa mère, ses amis, l’école… Les dessins animés… Des reliques devenus d’une importance considérable à ses yeux, mais qui pourtant n’échappaient pas aux ravages du temps et de l’oubli, au très grand regret de Europe qui s’attristait réellement du fossé sans cesse grandissant qui la séparait peu à peu de ses précieux souvenirs. C’était inexorable, elle le savait… Les enfants oubliaient Toujours et c’était malheureusement ce qu’elle était encore… Une enfant. Alors, des qu’elle en avait la possibilité, elle venait sur ce toit avec sa couverture et son journal intime et s’allongeait afin de contempler l’immuable secret cosmique qui la rattachait à son monde d’autrefois. Perdue dans ses rêveries étoilés, un souvenir qu’elle croyait oublié lui revenait parfois en mémoire. Alors, consciencieusement elle le notait dans son journal intime en en faisant une description la plus fidèle possible. Les souvenirs finiraient immanquablement par s’effacer de sa mémoire, mais au moins lui resterait-il ces écrits relatant ce que Europe aura pu sauver de l’oubli éternel… Ce serait ses mémoires… Ses mémoires oubliés…

La nuit était calme… Une légère brise nocturne vint lui caresser le visage, tandis que Europe consentit à fermer les yeux quelques instants afin de profiter au mieux de ce courant d’air frais qui avait un fort étonnant pouvoir d’apaisement sur son âme. Un profond soupir las s’échappa alors de ses lèvres, tandis qu’un sourire de satisfaction fit son apparition sur son visage. Elle était bien… Elle était toujours bien dans ces moments-là… Ces moments ou, pour quelques précieuses minutes, Europe pouvait oublier la triste réalité de ce monde devenu un perpétuel cauchemar… Un monde, ou malheureusement elle savait pertinemment devoir grandir… Les yeux toujours clos, ses pensées vagabondèrent doucement mais sûrement en un cheminement erratique tandis que son corps allongé commençait à se détendre de plus en plus. Laissant machinalement sa tête pivoter sur le côté, son bras vint se déposer délicatement sur son front tiédit par la fraîcheur de la soirée. Ses pensées se firent songes, ses songes se firent chimères et, finalement, Europe sombra, sans même en avoir conscience, dans un sommeil que l’on ne pouvait que souhaiter être réparateur.

An 2010…La ville de New York… Le mois de mars… Europe a maintenant cinq ans et depuis qu’elle est en âge de comprendre un peu les choses, elle n’entend parler que de la guerre. Sa mère lui avait pourtant bien expliqué que autrefois le monde était en paix, mais elle ne comprenait pas vraiment ce concept ou les pays du monde entier étaient des amis… Ou tout au moins, n’étaient pas des ennemis au sens strict du terme. La guerre et ce n’était pas tout à fait faux, la fillette avait l’impression qu’elle avait toujours existé… Qu’un monde sans guerre, c’était un peu comme une glace à la vanille, sans vanille… Comme un livre d’images, sans images… Comme Hello Kitty, sans son joli petit nœud papillon rouge sur la tête… Impensable, tout bonnement impensable… Europe faisait partie de cette toute nouvelle génération d’enfants qui, peu ou prou, était venu au monde en même temps que la guerre. De fait, celle-ci et son influence sur le monde n’étaient finalement que des choses normales, des choses qui constituaient malheureusement le quotidien de ces enfants nés de la guerre. Pour ces derniers qui n’avaient jamais rien connu d’autre, la situation était en fin de compte aussi naturelle qu’avait pu l’être la paix qui régnait autrefois sur le monde, pour leurs parents.

Même si la situation pouvaient parfois être bien difficile ou bien encore contraignante pour les populations, première victimes de cette guerre, les enfants comme Europe n’en souffraient donc finalement pas ou alors, très peu. Il fallait aussi ajouter à cela que Europe ayant eu la chance de voir le jour et de vivre dans le plus puissant pays du monde, la guerre n’était pour elle qu’une sorte d’épouvantail effrayant qui, heureusement, ne pourrait jamais atteindre l’endroit ou elle vivait… C’était en tous cas ce que ses parents lui avaient dit, afin de la rassurer. La petite fille menait donc, bon gré mal gré sa petite existence paisible et, fallait-il le préciser, insouciante. Elle était en train de terminer sa dernière année de maternelle, car à la prochaine rentrée elle entrerait au cours moyen avec une année d’avance parce que Europe était une petite fille très intelligente… Pas forcément un génie, mais elle était assurément très en avance pour son âge, à la grande satisfaction de ses parents qui étaient absolument fier d’elle. D’autant plus qu’elle n’avait pas de frère, ni de sœur. Europe était une enfant unique et selon la principale intéressée, cela était très bien ainsi… Ses parents n’avaient pas besoin d’avoir d’autres enfants, puisqu’ils l’avait elle. En fait, du haut de ses cinq ans à peine révolu, Europe avait une vision de l’avenir assez riche… Lorsqu’elle serait devenue une grande personne, elle serait aussi jolie que sa maman… Elle deviendrait quelqu’un d’important aussi, peut-être un docteur comme son père ou bien alors une grande scientifique qui ferait des découvertes pour aider les gens du monde entier.. Oui, Europe pensait très sérieusement pouvoir changer le monde une fois devenue une adulte à part entière, mais ce qu’elle ignorait encore c’était que le monde, lui, ne l’attendrait pas pour amorcer son tragique changement.

Il était dans les environs de quatorze heures, lorsque les premiers bombardements se firent entendre. Tout d’abord, le bruit fut assimilés par les enfants et la maîtresse de la classe de Europe, au tonnerre. Le printemps nouvellement arrivé s’était révélé assez humide et pluvieux, laissant bien souvent les orages et les éclairs zébrer le ciel gris dans un vacarme assourdissant. Mais très vite, les adultes de l’école comprirent que ce n’était malheureusement pas le cas. Le son sinistre de la marche de la destruction s’amplifia rapidement en quelques instants, avant que le sol lui-même ne se mette à trembler d’effroi. Les enfants furent alors rapidement évacué des classes, afin d’être dirigé en direction des abris ou ils seraient en sécurité. Mais le destin en décida tout autrement, car une violente explosion détruisit les murs de l’école maternelle, éventrant son flanc aussi sûrement qu’une lame affûtée. Les dégâts furent considérables et les morts nombreuses… Adultes, enfants… Tous le monde paya chèrement son tribut à la folie absurde des hommes.

Bien que heureusement vivante, Europe fut cependant assez grièvement blessé au point qu’elle perdit connaissance aussitôt le premier choc ressentit lorsqu’elle fut brutalement projeté contre un mur. avec une violence qui la fit s’écraser dans un bruit sourd. Elle se souvenait d’une douleur sans nom et puis… Plus rien, le néant le plus total. Lorsqu’elle retrouva ses esprits, la fillette pu constater qu’elle était dans un endroit inconnu, allongée dans un lit de fortune composée de couvertures. En voulant se redresser elle se sentit soudain tressaillir sous l’action d’une douleur lancinante, tandis que sa vision se troublait sous l’effet de cette dernière. Finalement elle renonça dans un soupir las, se contentant de demeurer en position allongée et de replonger, quelques secondes plus tard, dans un nouveau sommeil. Comme quelqu’un le lui apprendrait un peu plus tard, sa maîtresse et la majorité de ses camarades de classe avaient été tués par la dernière explosion dont elle avait encore le souvenir, ce qui attrista énormément la fillette qui apprit, ce jour-là, les véritables affres de cette guerre qu’elle avait toujours considéré comme finalement quelque chose d’aussi normale que affreusement banale.

Par chance, si tant est que l’on puisse appeler cela de la chance, Europe ne vit pas la ville de New York être presque entièrement détruite. Durant l’essentiel du bombardement intensif qui pilonna sans relâche la gigantesque mégalopole, elle resta plongé dans une inconscience sereine qui la préserva de la panique et des nombreuses morts qui vinrent s’ajouter à la liste, déjà bien trop longue, de celles déjà enregistrés. Même si les gens n’en avaient pas encore tout à fait conscience à cet instant, le monde se mourrait, doucement mais sûrement et ceux qui, comme la fillette échappaient à ce spectacle terrible, avaient sans doute le sort le plus enviable de tous. Après quelques jours passés à alterner entre l’éveil et l’inconscience, Europe finit par se remettre suffisamment d’aplomb pour demeurer pleinement consciente. Les bombardements avaient cessé… Le monde d’autrefois expirait son dernier souffle dans l’indifférence et le chaos le plus total… Et ainsi s’éteignit une civilisation, disparaissant sans même s’en rendre réellement compte.

Une chose rendit Europe joyeuse cependant, la présence de son père qui était arrivé dans l’abris de fortune ou elle avait été emmenée à peine un jour plus tard suivant celui de l’arrivée de la fillette. Ses périodes de consciences et de lucidité n’étant jamais très longues, ni même très claires, elle n’avait encore jamais remarqué son père qui la veillait pratiquement à chaque instant. Lorsque Europe lui demanda ou était sa mère, son père se sentit soudain très gêné… La mère de la fillette n’avait malheureusement pas survécu aux bombardements intensifs et son père n’arrivait pas à trouver les mots pour le lui expliquer simplement, sans lui causer trop de peine. Alors, maladroitement il est vrai, celui-ci esquissa les prémices d’une explication déguisé, utilisant tous les codes destiné à faire comprendre les choses aux enfants en imageant ses propos à l’aide de métaphores plus ou moins rassurantes : La mère de Europe n’était pas morte, elle était parti… Loin… Très, très loin, quelque part ou jamais elle ne pourrait revenir… Elle avait rejoint grand-mère et grand-père et ceux-ci prendraient désormais bien soin de sa mère, tout comme elle-même veillerait sur Europe de là ou elle était désormais. Elle était monté au ciel comme on disait couramment aux enfants encore éloignés de l’âge de raison, un peu comme si elle avait tout simplement pris un ascenseur pour rejoindre le paradis. Europe en fut bien entendu extrêmement triste, mais même temps… Sa mère ne le serait plus jamais elle, triste. Convaincu que celle-ci la regardait réellement de ‘’là-bas’’, Europe se promit de ne plus être triste… Enfin, pas trop… Juste un tout petit peu tout de même… Un tout petit, petit, petit peu…

Quelques jours s’écoulèrent encore, pendant lesquelles les survivants se divisèrent en plusieurs camps : Il y avait tout d’abord ceux qui envisageaient de reconstruire un semblant de civilisation. Ils prônaient l’entraide et la mise en commun des ressources, des savoirs et des compétences, tandis que d’autres envisageaient plutôt la suite des évènements comme une sorte de chacun pour soi égoïste… Et enfin, il y avait ceux qui, non seulement n’envisageait pas la moindre coopération altruiste, mais plus encore envisageait de profiter du chaos ambiant pour prendre le pouvoir dans ce nouveau monde qui était désormais le leur. La force était devenu leur seul leitmotiv au même titre que la violence, Ce qui causa très rapidement des conflits suivi d’affrontements, avec les autres survivants de l’abri opposés à leur vision de ce nouveau monde. Des gens se battirent et, très vite, trop selon la fillette effrayée par tout cette situation qu’elle ne comprenait pas vraiment, le sang coula… La mort s’invita ensuite rapidement au sein des survivants et la méfiance emplit alors les cœurs de chacun d’entres eux, vis-à-vis des autres. L’atmosphère était devenu malsaine, lourde… Une ambiance, que le père de Europe jugea néfaste pour sa petite fille et qui le décida à prendre une décision des plus importante, sans se douter un seul instant du destin vers lequel cette dernière allait les mener, Europe et lui.

Cela faisait déjà plusieurs jours que les adeptes du chacun pour soi avaient quitté l’abri, lorsque celui-ci décida de quitter les survivants encore présent. Non pas pour les rejoindre, mais simplement pour, selon James Cooper, protéger Europe de toute cette situation. Il craignait pour la sécurité de sa fille, pour son intégrité physique mais aussi, psychologique. Il est difficile de dire avec précision si cela était une bonne ou bien une mauvaise chose, mais le père de Europe voulait qu’elle continue de grandir tout en la préservant de la cruauté sordide et bestiale de ce monde désorganisée qui était désormais le leur. Un rêve vain sans doute, bien que compréhensible… Qui voudrait voir ses enfants grandir dans un tel monde après tout.. ? Mais que ce fut l’un ou l’autre des camps encore en présence, aucun ne voulut le laisser partir. James Cooper était le seul médecin de leur petit groupe après tout, il était soudainement devenu quelqu’un de très important et de très utile. Il possédait un savoir désormais devenu rare, que tous se disputaient avidement. Alors, un jour, ou plutôt une après-midi et après avoir planifier son plan, ainsi qu’après avoir passé plusieurs jours à mettre en place les préparations inhérent à ce dernier, James Cooper et Europe disparurent ans laisser la moindre trace derrière eux, au grand dam des survivants délaissés qui, le père de la fillette n’en doutait pas un seul instant, finiraient certainement par s’entretuer jusqu’au dernier.

Ainsi donc, le père et la fille étaient-ils parti sur les routes, solitaires, bien décidé à trouver un endroit ou vivre sans craindre quoi que ce soit… C’était en tous cas, ce que James Cooper avait dit à sa fille, afin que celle-ci ne s’inquiète pas outre mesure de cette vie d’errance dans laquelle ils s’étaient tous les deux engagés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Europe ne fut pas malheureuse de cette vie incertaine. Après tout, elle avait son père avec elle et ils trouvaient toujours de quoi se nourrir même si quelque fois il y avait peu de nourriture. Mais jamais, la fillette ne manqua un repas, fut-il minimaliste au possible. Parfois, son père lui mentait en lui disant qu’il avait déjà mangé ou bien alors qu’il le ferait un peu plus tard, alors qu’en réalité il se privait volontairement afin de pouvoir donner un maximum de nourriture à Europe qui, naturellement, était encore bien trop jeune pour se douter de quoi que ce soit. Du haut de ses cinq ans, presque six ans vous dirait en fait la principale intéressée, la fillette ne réalisait pas vraiment ce qu’il s’était passé.. Bien entendu, elle pouvait en constater les résultats de ses propres yeux, mais grâce à son père qui faisait tout ce qui était en son pouvoir afin de lui épargner les horreurs de ce nouveau monde, elle avait une vision de la situation assez optimiste. Sans doute était-ce là une erreur, que l’on pouvait toutefois certainement attribuer à l’amour d’un père pour sa fille unique. L’enfer, n’était-il pas pavé des meilleures intentions du monde après tout.. ?

Bon gré mal gré, entre petites joies et peines tout aussi légères, Europe vécut-elle cette période de manière asses agréable, durant les quelques mois que celle-ci dura. La seule chose qui la chagrinait quelque peu toutefois, c’était l’absence de rencontre avec les gens. En effet, fruit du hasard le plus total ou bien acte consciemment désiré, le chemin d’errance du père et de la fille ne croisait jamais la route de quiconque. C’était un peu comme si ils étaient tous les deux seuls au monde, un impression qui, il fallait bien l’avouer, était assez étrange à vivre. Mais il était vrai que, en dehors de la compagnie de son père, Europe ne quittait jamais l’endroit ou ils trouvaient temporairement refuge. Celui-ci lui disait que c’était dangereux, que l’on ne pouvait pas faire confiance aux gens… Mais Europe s’ennuyait, elle voulait revoir d’autres enfants pour s’amuser avec, même si ces derniers n’étaient pas tout à fait de son âge. N’allez pas imaginer que la fillette n’aimait plus être en compagnie de son père, mais justement… C’était son père, pas un ami même si ce dernier s’amusait bien souvent avec elle.

Puis, un jour, tout changea… Alors que Europe et son père parcourait inlassablement les rues de New York à la recherche de nourriture et autres objets utiles à leur survie, ils tombèrent nez à nez avec une groupe d’hommes La fillette les trouva immédiatement louche, mais avec ce que lui avait raconté son père sur les survivants elle ne pouvait que difficilement penser autrement, c’était certain. Pourtant, après avoir été quelque peu éloigné d’elle de façon subtilement contraignante et après avoir discuté avec ces hommes durant plusieurs minutes, son père revint vers elle et lui annonça qu’ils allaient aller avec eux, qu’ils avaient un endroit sur ou ils pourraient désormais être tous les deux être en sécurité. Europe fut alors partagée entre un sentiment de soulagement joyeux et une certaine forme d’inquiétude sourde. De soulagement joyeux, car désormais ils n’auraient plus à changer régulièrement d’endroit afin de rester en sécurité… Mais avec une indéfinissable inquiétude sourde, car elle trouvait ces hommes vraiment bizarre, surtout ceux qui n’avaient pas cessé de la regarder durant tous le temps ou son père s’était entretenu avec l’un des leurs. Certains, étaient même vraiment effrayant en plus, surtout ceux qui affichaient ouvertement leurs armes à la vue de tous… Et ils ne ressemblaient absolument pas à des gentils policiers. Europe ne savait pas de quoi son père et ces hommes avaient discuté, mais une chose était certaine : cela devait drôlement intéresser ces derniers, car au bout d’un instant un certain nombre d’entre eux se rassemblèrent autour de lui afin de participer à leur tour à la discussion. Par la suite, plusieurs d’entres eux discutèrent ensemble, même si la fillette avait plutôt l’impression qu’ils se disputaient… En plus, ils lui jetait parfois des regards furtifs, ce qui n’avait pas du tout rassuré Europe.

Durant un court moment elle craignit que la situation ne dégénère fortement, surtout avec ce que son père lui avait raconté sur les survivants et le potentiel danger qu’ils pouvaient représenter. Mais son père avait fini par revenir vers elle afin de la rassurer et ils étaient donc désormais tous deux en route pour l’endroit ou ces hommes avaient trouvé refuge. Toutefois, sa confiance limitée en ces inconnus fit faire à Europe le chemin perpétuellement collé contre la présence rassurante de son géniteur. Après une marche qu’elle trouva assez longue, ils finirent par arriver dans une rue ou des gens se trouvaient, ici et là, visiblement occupé à faire elle ne savait trop quoi exactement. En levant son regard en direction des fenêtres de l’immeuble devant lequel tous le monde s’étaient arrêté, Europe pu constater, non sans une certaine joie intérieure, qu’il y avait aussi des femmes dans cet endroit… Et même si elle n’avait encore que cinq ans, elle était bien assez grande pour comprendre que si il y avait des femmes, alors il y avait aussi, sans doute, des enfants avec lesquels elle pourrait à nouveau s’amuser. Cette idée lui fit quelque peu oublier l’étrangeté de la situation et elle fit même un signe de la main aux femmes accoudés aux fenêtres qui lui rendirent aimablement son geste de politesse.

Lorsque son père lui demanda de demeurer sagement assise sur les marches de l’escalier menant à l’entrée de l’immeuble tandis qu’il allait discuter un peu avec la personne qui dirigeait cet endroit, Europe acquiesça volontiers d’un geste de la tête en promettant à celui-ci de ne pas causer le moindre ennuis à quiconque. Une fois son père entré dans l’immeuble en compagnie de quelques-uns de ces hommes étranges, Europe laissa son regard se perdre quelque peu sur le paysage urbain devenu décrépit. Cela lui faisait toujours aussi étrange de voir les rues de la grosse pomme aussi déserte, alors qu’il y avait encore quelque mois de cela elle se serait accroché comme une véritable sangsue à la main de sa mère, afin de ne pas la perdre dans la foule dense et sans fin qui parcourait généralement la ville. Son père avait raison finalement, le monde avait changé même si la fillette ne comprenait pas très bien comment tout cela était vraiment arrivé. Certes, son père lui avait bien expliqué le pourquoi du comment, mais en vérité elle n’en avait réellement compris que très peu de chose… La politique, c’était vraiment une chose de grande personne. Sortant parfois de ses digressions intérieures, Europe constatait que les gens se trouvant dans la rue ne cessaient de la regarder… Hé bien.. ? Il n’avait jamais vu de petite fille .. ? Songea-t-elle alors, en se demandant justement ou pouvaient bien être les enfants qui vivaient ici. Certains la regardait comme si elle avait été une attraction de foire, tandis que d’autres étaient apparemment assez occupé à faire… Ce qu’ils avaient à faire… Leurs activités demeuraient un mystère pour Europe, qui ne vit que des gens discutant, d’autres s’échangeant apparemment des choses… Au bout d’un moment, son père sorti de l’immeuble en compagnie d’un homme qu’elle n’avait encore jamais vu et qui lui dit dans un petit sourire dont Europe ne saisit pas la nature moqueuse sous-jacente :

‘’Voilà qui est arrangé fillette, vous allez pouvoir rester en sécurité avec nous et ton père va même pouvoir travailler… J’espère que tu vas te plaire ici’’

Puis, se fut son père qui lui adressa la parole en s’agenouillant afin de lui faire face. Il expliqua vaguement à Europe qu’il allait travailler pour ces gens et que, en échange ils auraient une vrai endroit pour vivre, avec tout le confort nécessaire. Bien que son père demeura assez vague sur son travail, le fait de vivre à nouveau comme des gens civilisé avec de l’eau, de l’électricité et un vrai appartement suffit à endormir la grande curiosité de la fillette. Par la suite, son père et elle s’installèrent dans l’un des studios encore en état de l’immeuble accolés à celui ou son père avait été la première fois et, après quelques temps, ainsi que quelques travaux et un minimum de décoration, Europe avait enfin une nouvelle maison… Moins jolie que sa vraie maison, mais c’était toujours mieux que de dormir dans un endroit sans murs, ni portes. Son père lui précisa toutefois quelques règles essentielles à respecter… Premièrement, il ne fallait jamais déranger l’homme qui s’occupait de tout car il était toujours très occupé. Cet homme se nommait Armando Venezzio et si tout le monde avait un endroit pour vivre et de quoi manger, c’était grâce à lui. C’était un homme important, Europe le comprenait… C’était le chef, un peu comme le maire de la ville, alors elle l’appellerait toujours monsieur Venezzio parce que elle avait été bien éduquée. Ensuite, elle ne devrait pas aller embêter les gens qui vivaient ici. Elle ne comprenait pas vraiment pour quelle raison, mais son père insista tout particulièrement sur ce point et la fillette lui fit donc la promesse de ne pas trop les déranger. Enfin, ce fut visiblement avec un évident recul que James Cooper autorisa sa fille à sortir s’amuser dans la rue, en lui faisant toutefois promettre de ne pas trop s’éloigner de l’immeuble et paradoxalement, des gens. Il assura à Europe qu’elle ne risquait rien ici, même si son inquiétude maladroitement dissimulée exprimait vaguement le contraire. Mais heureusement pour lui, que la fillette était encore incapable de déceler ce genre de détail contraire. Loin de se douter du pacte diabolique que son père avait passé avec le maître des lieux afin d’assurer sa sécurité, Europe lui fit la promesse solennelle de toujours respecter ces quelques règles en levant sa petite main droite, comme on le ferait lors d’un serment prêté.

Ainsi, Europe débuta-t-elle sa vie chez les hors-la-loi, sans même en avoir conscience.

Au début, elle demeura assez solitaire. Elle partageait son temps entre les livres que son père lui apportait et ses amusement à l’extérieur, qu’elle du très vite concevoir solitairement en apprenant que, en dépit de ses illusions, il n’y avait absolument aucun autre enfant qu’elle dans cet endroit. Cette nouvelle la plongea dans une profonde tristesse en vérité, même si elle nia en affirmant que, tant pis, ce n’était pas grave. Mais au fil du temps, son père travailla de plus en plus tard… Ou de plus en plus tôt… Parfois même, les deux en même temps… Même si Europe avait promis à son père de ne pas aller déranger les autre gens, elle commença pourtant à s’en rapprocher peu à peu parce elle avait envie d’avoir des amis, quitte à avoir… Des vieux amis… Mais même si James Cooper ne voulait pas que sa fille fréquente les hors-la-loi, se basant sans doute sur des craintes certainement légitime, la fillette fut plutôt bien accueilli par la plupart d’entres eux. Outre le fait que Europe était une charmante petite fille polie, aimable est plutôt bien élevée, toujours prête à rendre service à tous le monde, sans doute évoquait-elle le souvenirs des jours heureux pour certains d’entres eux qui avaient eu soit des enfants, soit des neveux et des nièces… Son innocence joua aussi certainement grandement en sa faveur, car ses grands yeux candides regardaient les hors-la-loi sans a priori, sans porter le moindre jugement sur la nature malsaine et dégradante de leurs activités que, finalement, les vauriens eux-même lui dissimulèrent plus ou moins, peut-être bien pour ne pas voir se flétrir la jeune pousse resplendissante qui illuminait les ténèbres de leur existence sordide. Parfois, ils lui offraient des choses… Des jouets, des poupées, des peluches… Des livres aussi, car tous savait que Europe aimait énormément lire et qu’elle désirait par dessus tout s’instruire encore et encore. Comme ils ne pouvaient pas lui offrir une école digne de ce nom, c’était le mieux qu’ils puissent faire.

Certains hors-la-loi prirent cependant plus d’importance à ses yeux, comme ce fut notamment le cas de Vitali Venezzio. Au début elle l’appelait monsieur Venezzio, car c’était le fils du chef après tout. Mais très rapidement celui-ci lui demanda de ne pas se montrer aussi formelle à son égard et de l’appeler tout simplement Vitali. Europe accepta immédiatement, ravie de cette proposition. Si tant est que l’on puisse dire les choses ainsi, Vitali et Europe devinrent de très bons amis. Ils se taquinaient mutuellement, un peu comme le feraient une petite sœur et son grand frère. C’était un peu ainsi que la fillette voyait la plupart de hors-la-loi gentil avec elle… Comme des grands frères, qu’elle n’avait jamais eu. Bien entendu, son père n’appréciait pas particulièrement ce genre de relation, mais pourtant il ne pu se résoudre à les interdire à sa fille car alors il aurait du lui en expliquer les raisons et lui avouer la vérité sur leur présence ici et son activité… Et détruire l’innocence précieuse de sa petite fille lui était une chose définitivement impossible.

Il y avait aussi les prostitués… Pour Europe, ce n’était que des femmes rien d’autre. Elles vivait ici comme elle-même y vivait, et là encore, la plupart l’accueillirent assez favorablement. Que ce soit l’instinct maternel latent chez la majorité des femmes ou bien encore son innocence et sa pureté lumineuse qui éclairait ce monde de ténèbres, Europe paraissait les séduire presque naturellement, sans faire le moindre effort conscient. Elles étaient un peu comme des amies, des sœurs… Des mères pour certaines, ce qui procurait un certain réconfort à la fillette en manque de cette amour maternel trop tôt disparu.

Trois ans avaient passé depuis que son père et elle étaient venu s’installer chez les hors-la-loi. Trois longues années ou Europe grandit un peu, passa de cinq à huit ans… Durant tout ce temps, la fillette s’était construite sa petite famille bien informelle, mais terriblement précieuse à ses yeux. En grandissant et en comprenant un peu mieux les choses, la fillette avait commencé à remarquer, justement, certaines choses. Des détails, des sous-entendus en sa présence… Même si elle ne savait pas exactement de quoi il retournait, Europe comprenait que quelque choses lui était caché. Mais en même temps, elle ne voulait pas vraiment savoir le fin mot de tout cela. Tous ces gens, pour la plupart, étaient gentils avec elle et elle les aimaient bien en retour… Alors, peu importait le reste finalement. Mais le fait de ne pas voir d’autres enfants qu’elle-même commençait à lui peser de plus en plus, au point que, parfois, elle en arrivait à se demander si elle n’était pas la seule au monde. C’est pourquoi, elle avait accueilli les naissances des enfants des Venezzio père et fils, comme un très grand événement. Malheureusement, si Vitali et sa femme Eden ne voyait aucun inconvénient à laisser Europe s’approcher de leur enfant, ce ne fut pas le cas de Armando qui fit en sorte de bien faire comprendre à la petite fille qu’elle ne devait pas approcher son précieux rejeton. Celle-ci en fut fortement blessé, sachant que jamais elle ne ferait de mal à l’un ou l’autre des enfants. Elle se considérait un peu comme leur grande sœur après tout et une grande sœur ne faisait jamais de mal à ses cadets.

Depuis peu, on lui avait interdit de sortir toute seule dans la rue, lui autorisant tout au plus un rapide aller entre son immeuble et celui, mitoyen, du quartier général des hors-la-loi et inversement. Cette interdiction ne fit pas particulièrement plaisir à Europe, mais on lui avait dit que c’était pour sa propre sécurité car des gens venus d’ailleurs avaient déjà enlevé certains des leurs… Bien entendu, on évita soigneusement de lui signaler le fait que la majorité des personnes disparus ayant réapparus, avaient été retrouvé morte. Ces gens venus d’ailleurs intriguèrent fortement la fillette, elle qui depuis un an, un an et demi, cassait les oreilles aux gens pour savoir si il y avait encore des survivants soit dans les autres états, soit dans les autres pays. On lui avait toujours répondu que les quelques essais tentés n’avaient jamais abouti à un quelconque contact, mais alors, d’ou pouvaient bien venir ces autres survivants et surtout, pourquoi enlevaient-ils des gens.. ? D’après ce que on lui avait dit, il y avait même des parias qui s’étaient fait enlevé… Europe trouvait cela vraiment étrange en vérité, au point qu’elle en oublia d’avoir peur au grand dam de son entourage. Innocence, rimait malheureusement bien souvent avec insouciance…

Un bruit en contrebas fit sortir Europe de son sommeil involontaire et dans un réflexe ses pupilles s’ouvrirent vivement. Elle s’était endormi, songea-t-elle alors en poussant un profond soupir de délassement. Heureusement que personne ne savait qu’elle venait sur le toit, car autrement elle se ferait drôlement gronder avec cette interdiction de sortir, surtout la nuit. Mais en même temps, elle doutait assez fortement que quelqu’un pense à venir la kidnapper le soir, sur un toit d’immeuble. Dans un nouveau soupir, la fillette fixa à nouveau le ciel constellé d’une myriades d’étoiles… C’était beau… C’était infini… On lui avait dit que les étoiles dans le ciel étaient, pour la plupart, déjà mortes depuis, au minimum, des centaines d’années. Cette nouvelle avait alors rendu la nature encore plus magique aux yeux de Europe. Ces étoiles n’étaient plus depuis longtemps et pourtant, leur lumières parvenait encore jusqu’à la terre comme un souvenir fantomatique qui finirait par s’effacer sans même qu’elle ne puisse s’en rendre compte. Depuis, elle avait toujours pensé que l’univers était le plus beau de tous les poèmes. Une pensée futile, qui n’avait certainement plus sa place en ce monde déshumanisé… Mais c’était pour ce genre de chose qu’on l’appréciait tant en fin de compte… Un bouffé d’air pur, dans un monde profondément intoxiqué…

A nouveau, un soupir fusa de ses lèvres… Elle avait lu dans un livres sur l’espace, qu’il y avait un satellite naturel autour de Jupiter qui portait le même nom qu’elle… Europe… Alors elle aussi, lorsqu’elle serait morte elle continuerait d’exister dans l’univers… Elle deviendrait à son tour un souvenir fantomatique, si proche et pourtant si lointain. Parfois, la fillette faisait preuve d’une bien étonnante maturité en vérité, même si elle n’en laissait rien paraître devant les gens. Le monde avait changé… Il l’avait changé…

Laissant échapper un souffle, Europe se redressa et attrapa son journal intime qu’elle referma aussitôt. Elle se leva, souleva sa couverture qu’elle secoua d’une main afin de la débarrasser d’éventuelle saletés et poussières, puis la roulant en boule autour de son bars elle se dirigea vers la porte menant à l’escalier qui menait lui-même aux étages et quitta le toit.

Ce fut une belle et agréable soirée et Europe espérait bien pouvoir en passer encore quelques unes avant la fin de l’été…



HORS-JEU

COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM ? Une publicité, je crois (j’avoue que je ne sais pluss vraiment)
UN PETIT MOT ? Hum… Mot ?


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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Jeu 1 Déc - 18:24

Alooooooors....comment dire...Allez je me lance.

Je ne peux pas te valider pour le moment...

Parce que j'aurais aimé savoir pourquoi ses parents l'ont appellé Europe.
















Very Happy

Non, je rigole. Enfin non, j'aimerais savoir ( parce que je suis super curieuse et que j'ai adoré ta fiche) mais tu es bie entendu validée^^

Tu peux aller demander des RP, faire ta fiche de liens, celle de topic, nous demander un rang, nous demander ce que tu veux. Et si tu peux aussi changer ton pseudo ce serait plus facile pour te reconnaître . Et si tu ne sais pas comment faire, on peut le faire à ta place bien entendu.

Trés bon jeu mademoiselle et encore toutes mes félicitations pour cette sublime fiche et nous sommes ravi(e)s de t'avoir parmi nous Smile
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Europe Cooper
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Jeu 1 Déc - 20:42

Merci ! Ourson

J'ai toujours peur de passer à côté du personnage, avec un prédéfini... Monstre

Alors je sais comment modifier le pseudo mais, va savoir pourquoi, il m'est répondu que je ne peux pas m'inscrire. De fait, il serait en effet plus sage (et plus rapide) de vous laisser le modifier vous-mêmes. ^-^

Pour les roleplay en revanche, je vais attendre avant d'en demander... Juste le temps de faire les fiche de liens et de topic... Bien entendu, si quelqu'un m'en propose un je reste accessible. Heureux

Pour le prénom, tu as la version officielle : à savoir, ses parents l'ont appelé Europe parce que elle a eu la merveilleuse idée de venir au monde un peu en avance, alors que ces derniers étaient, justement, en voyage en Europe...

Officieusement, c'est parce que le forum est déjà détenteur d'une Cassandre et d'une Kasandra et que, naturellement, je n'avais pas envie de faire du copitage sauvage.

Et puis Europe, c'est nettement plus classe il faut bien le reconnaitre ! big smile

Pour le rang, j'avais pensé au paradoxe de "Sweety dark angel", un rang à double sens sans le moindre doute...

Voilà, répondu à tout je crois Wink

Encore merci pour la validation, les hors-la-loi on enfin leur vitrine honorable ! Razz
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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Ven 2 Déc - 1:20

Et voilà tout est fait!!!

Même que Kat va être fiére de moi ( j'aurai droit à une image j'espére) parce que j'ai réussi à te mettre ton rang:)
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Europe Cooper
Sweety dark angel
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Ven 2 Déc - 1:56

Razz Razz Razz

Je t'appuierais de mon mieux, pour que tu ai droit à une jolie image... Wink

*viens de réaliser que on félicite une fillette de huit ans pour avoir rejoint une bande de hors-la-loi... Le monde est vraiment malade, c'est sur*
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Lun 5 Déc - 11:49

Très jolie fiche : j'adore I love you I love you

Bienvenue et bon jeu parmi nous I love you
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Europe Cooper
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   Lun 5 Déc - 14:27

Merci ^-^
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MessageSujet: Re: Europe Cooper   

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Europe Cooper
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