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 We're not going to be friends, bitch. [Olympe T.]

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Mathilda Johnson

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Messages : 31
Date d'inscription : 10/10/2010
Age : 48
Localisation : Infirmerie

MessageSujet: We're not going to be friends, bitch. [Olympe T.]   Dim 19 Mai - 18:32

L’explosion de l’église avait fait un nombre incroyable de morts et de blessés. Malheureusement, l’infirmerie qui se situait dans le même bâtiment était elle aussi partie en fumée, emportant avec elle la majorité de nos médicaments et équipements. Même si nous avions rapidement réquisitionner une maison afin d’y installer la nouvelle infirmerie, nous manquions à peu près de tout. Et notamment de médecins, puisque Jackson avait été blessé, et que Katarina venait de quitter la ville. Je n’en revenais toujours pas. Elle avait été mon élève et amie depuis le début de la communauté, et même si je savais que son mari, Ethan, ne supportait plus le climat dans lequel nous vivions je n’aurais jamais cru qu’ils partiraient. Nous attendions tous qu’Aaron donne de nouvelles directives, qu’il nous indique le chemin, mais il était malheureusement tellement accablé par la perte de son ami en si peu de temps qu’il ne parvenait plus à décider de quoi que ce soit. Et puis, Sean s’était très rapidement dessiné comme le troisième leader, chose que j’approuvais, bien que ses relations soient plus que tendues avec Aaron. Notre petit monde venait une fois de plus d’être chamboulé et ces changements n’allaient pas être si faciles à accepter.

Pour en revenir à l’infirmerie, la situation était très loin d’être facile. Même plusieurs semaines après l’explosion, le travail restait colossal. Bien sûr, j’y passais toujours la majorité de mon temps et voyais mes principaux patients, mais j’avais besoin d’aide, c’était indéniable. Quelques groupes d’hommes étaient partis en expédition afin de nous rapporter le matériel indispensable que nous avions perdu dans l’explosion et je ne parvenais pas à tout gérer. Indiquer les endroits à fouiller pour les expéditions, dresser les listes de choses dont nous avions absolument besoin, former les groupes d’hommes, ranger le matériel une fois rapporter, tenir à jour les registres et continuer à voir tous les patients… Oui, il s’agissait d’un boulot énorme et je n’avais malheureusement que deux mains. Et même si cette idée ne m’enchantait pas plus que cela, je ne pouvais plus cracher sur les maigres ressources que nous possédions en matière de médecins. Pas tant que Jackson serait en convalescence en tout cas. Aussi, je finis par envisager de confier plus de tâches à Olympe. Olympe… On ne pouvait pas dire que je l’appréciais, loin de là, mais elle était jusqu’à preuve du contraire médecin. Même si elle était la sœur d’Aristide, j’osais croire qu’elle était moins idiote que lui. Alors, même si jusque là je m’étais arrangée pour qu’elle n’ait que les tâches les plus ingrates, ce qui était aisé lorsque Katarina et Jackson travaillaient à mes côtés, j’allais devoir me résigner à la laisser agir en véritable médecin et non plus en infirmière de fortune. Après tout, elle valait toujours mieux que William…

Alors, même si ce ne fut pas de gaieté de cœur, je finis par prendre une profonde inspiration et me diriger vers elle alors qu’elle rangeait quelques pansements dans notre petite réserve. Je détestais ses manières, et laissai échapper un soupir de déplaisir avant même de lui adresser la parole. Pour être honnête, elle ne ressemblait que de loin à un médecin, n’inspirait nullement confiance. On aurait davantage dit une lycéenne cherchant à séduire plutôt qu’un médecin ayant travaillé aux quatre coins du monde. Mais qu’importe, j’avais besoin d’elle, du moins de manière provisoire. Aussi, je m’approchai encore d’elle avant de demander d’une voix glaciale, ne cachant absolument pas à quel point elle pouvait m’être insupportable :

«  Tu as une minute à m’accorder ? »

J’haussai un sourcil narquois : bien sûr qu’elle avait du temps à m’accorder. Il ne s’agissait absolument pas d’une invitation mais bel et bien d’un ordre et, sans même attendre de réponse, je tournai les talons et me dirigeai vers mon bureau. J’ouvris trois des dossiers qui y étaient posés et les lui montrai.

« A présent, tu t’occuperas de ces trois cas. Il s’agit de brûlures au troisième degré au visage et au torse, d’incrustation de morceaux de pierres et de métal dans la peau et d’une amputation des deux bras. Il faudra surveiller les pansements du premier, veiller à ce que les brûlures ne s’infectent pas. Pour le deuxième, il faut continuer à en extraire le plus possible chaque jour. Pour le dernier, eh bien… Prépare l’opération. Les blessures se sont trop infectées, il n’y a plus rien à faire. Je t’aiderai lorsque le patient sera près. »

Je relevai la tête, observant sa petite tête de linotte stupide et haussai de nouveau un sourcil.

« Tu as compris ? »

Ou ton petit cerveau est trop lent pour comprendre ce que le grand chirurgien que je suis est entrain de t’expliquer ?


Dernière édition par Mathilda Johnson le Ven 2 Aoû - 18:54, édité 1 fois
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Olympe Tetropoulos

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Age : 35
Localisation : Elizabeth Town

MessageSujet: Re: We're not going to be friends, bitch. [Olympe T.]   Ven 12 Juil - 19:22

La routine avait monopolisé mon quotidien. L’expression « métro boulot dodo » correspondait bien à la vie que je menais en ce moment. Non pas que je m’en plaignais car c’est au contraire très agréable et sécurisant d’avoir un train-train après cette affreuse guerre. Les habitants de la communauté reprenaient le cours de leur vie et j’en faisais partie. Lorsque je n’étais pas à l’infirmerie, je passais la plupart de mon temps avec Aristide et mon neveu Héphaïstos.  C’est un ange tombé du ciel et je ne voudrai pour rien au monde que l’on me l’arrache. Je pourrai passer des heures à jouer avec lui, à lui raconter des histoires et lui chanter des berceuses. Et lorsque j'étais ni à l'infirmerie, ni avec Héphaistos, j’avais pour habitude de flirter avec les femmes que je rencontrais. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de plusieurs coups d’un soir, chose qui me convient très bien pour le moment. J’aime l’idée de plaire aux femmes, et voir à quel point elles peuvent me désirer. Qui n’aime pas être désiré ? C’est flatteur et agréable. Il serait peut être temps de me ranger, commencer à faire ma vie avec quelqu’un et qui sait, me marier. Je ne me vois cependant pas encore mener cette vie là, bien que j’envie parfois Aristide en le voyant avec son fils.

Bien que ma présence à l’infirmerie ne fût pas d’une nécessité absolue, j’essayais d’être présente le plus souvent possible pour aider les nécessiteux. Mes journées se réduisaient à faire des pansements, nettoyer derrière mes collègues et attendre. Autant vous dire qu’après quatre ans d’aide humanitaire, le changement est radical. Je m’ennuyais tout simplement. Les tâches que Mathilda me confiait n’étaient pas celle que j’attendais. Je voulais plus de responsabilités et surtout montrer à cette Mathilda de quoi j'étais capable. Mais qu’est-ce que je pouvais faire ? Elle me tenait en laisse, comme un petit chien, incapable d’aller où il souhaite sans l’accord de son maitre. Cette situation m’était insupportable ; je voulais du changement. Parler à Matilda m’a effleuré l’esprit, mais à quoi bon ? Je la vois déjà en train de me dévisager comme si je n’étais qu’un vulgaire petit médecin à qui on ne peut pas faire confiance.

Les choses ont cependant changé après l’explosion de l’église. Heureusement pour moi. Il était temps. Mathilda devait secrètement espérer que je sois à la place de Jackson. Mais ce n’était pas le cas. Il était donc inévitable pour elle d'avoir affaire à moi, faute de personnel. L’ambiance allait être électrique, et certainement très pesante, mais je m’en fichais. Je voulais avoir plus de responsabilités et je rêvais par-dessus tout de lui clouer le bec en faisant mes preuves.  Malheureusement pour moi, elle était devenue une des leaders de la communauté ; elle était donc influente et surtout respectée de la communauté.

La maison dans laquelle nous avions investi n’était pas le meilleur endroit pour établir une infirmerie ; ce n’était pas évident de travailler dans ce conditions, sans ressources matérielles et humaines. Je dois l’admettre, Mathilda faisait un travail énorme et portait beaucoup sur ses épaules tout en restant très professionnelle et concentrée sur ses objectifs. C’est pourquoi elle dû ravaler sa fierté et laisser son orgueil de côté lorsqu’elle a compris que j’étais la seule ressource humaine dont elle bénéficiait. Je l’entends encore soupirer derrière mon dos avant de m’adresser la parole. A peine ai-je eu le temps de dire oui qu’elle me présenta trois cas dont je devais m’occuper sur le champ. Je l’ai écouté attentivement. J’avais cette phrase qui me trottait dans la tête lorsqu’elle me parlait : « c’est ta chance, saisie la, ne passe pas à côté ». J’ai eu un moment d’inattention. Ne lui répondant pas, elle haussa ses petits sourcils en me demandant si j’avais compris. Bien évidemment que j’ai compris. Son air hautain m’insupportait.

« Oui j’ai compris, je m’y mets tout de suite ».

Sans un mot, elle tourna ses talons et s’en alla.  A ce moment précis, je voulais lui envoyer ma main dans la figure. Si cette situation continue, je finirai par lui sauter dessus. Elle n’a pas encore compris à qui elle avait affaire. Je sais de quoi je suis capable et je sais également que je suis bonne dans ce je fais. Maintenant, je vais me charger de ces trois patients.
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Mathilda Johnson

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MessageSujet: Re: We're not going to be friends, bitch. [Olympe T.]   Ven 2 Aoû - 19:22

Certes pouvais-je passer pour une personne particulièrement orgueilleuse, mais en même temps j'avais des raisons de l'être, non ? Comprenez moi bien : Olympe ne représentait rien d'autre qu'un petit médecin à la noix à mes yeux. Juste un médecin, alors que moi j'avais tout de même été la chef de la cardiologie au Medical Center de New York ! Inutile de dire que mes compétences dépassaient de loin les siennes et qu'il n'y avait rien qu'elle sache et moi pas. Son seul atout était peut-être d'avoir fait de la médecine humanitaire : Si elle avait travaillé dans des pays très touchés par les guerres ou les manques de moyens, alors l'incofort de cette après guerre mondiale lui était sans doute plus familier qu'à moi. Sans doute s'était-elle toujours débrouillée avec les moyens du bords tandis que j'avais toujours été au calme dans un bloc opératoire aseptisé dans la première puissance mondiale du monde. Mais quoi qu'il en soit, habitude ou non de ces conditions, mes connaissances demeuraient à des années lumières des siennes. Si Jackson et Katarina avaient tout deux été de futurs chirurgiens, Olympe n'était difinitivement qu'un petit médecin de seconde zone, tout juste capable d'écrire des ordonances et changer des pansements. Cependant, on ne pouvait pas dire que j'avais réellement le choix de lui confier ou non des patients : Katarina partie, Jackson blessé, il ne restait qu'elle et moi. Et puisque je n'avais que deux mains, il était très clair que j'avais besoin d'aide pour faire face aux nombreux blessés de l'explosion, qu'importe que cela me coûte ou non.

Néanmoins, les cas que je lui avais donné n'étaient toujours pas les plus importants. Certes l'amputation était-elle technique, mais n'importe quel médecin pouvait réussir à faire cela convenablement. Pour le reste, je ne pouvais pas mettre la vie des blessés plus graves en danger en les donnant à Olympe : Elle n'était tout simplement pas qualifiée pour des opérations plus complexes. Quoi qu'il en soit, je tournai les talons aussitôt qu'elle m'eut assuré qu'elle avait compris sa tâche, ne prenant pas la peine de lui accorder la moindre seconde supplémentaire de mon précieux temps. Je retournai donc à l'étage de la petite maison dans laquelle nous avions établi l'infirmerie provisoire, poursuivant mon propre travail en m'occupant de mes patients. Lorsque j'eus finis, je m'empressai d'aller vérifier que le travail d'Olympe avançait correctement : D'accord pour lui céder quelques cas, mais hors de question de lui lâcher les basques. J'allais être dans son dos à chaque seconde de chaque minute jusqu'à ce que Jackson revienne et que je puisse de nouveau ne donner à Olympe que les tâches ingrates. Et croyez moi, je n'allais rien laisser passer. A la moindre erreur, elle allait avoir affaire à moi et ce ne serait pas une partie de plaisir pour elle. Cependant, je n'eus rien à redire sur son premier patient : Les pansements avaient bien été changés, la peau nettoyée, les taux de morphine réajustés. Soit. Je passai donc dans la chambre de son deuxième patient et fus surprise de l'y trouver. Je fronçai les sourcils avant de m'avancer, observant ce qu'elle faisait sans prêter la moindre attention au regard qu'elle m'avait jeté lorsque j'étais entrée. Je finis par lever les yeux au ciel.

" Bon sang, mais t'as toujours pas fini ! "

Il ne fallait pas exagérer non plus : Je lui avais seulement demandé d'extraire le plus d' éclats de pierre et de métal possible du corps du patient, cela ne prenait tout de même pas une heure. Soit elle avançait à une vitesse totalement désespérante soit elle ne savait tout simplement pas s'y prendre, mais dans tous les cas elle venait de faire remonter ma colère en flêche. Excédée, je ne m'abstins absolument pas de la pousser de devant le patient d'un geste violent avant de lui arracher ses outils des mains et m'asseoir sur le tabouret qu'elle occupait quelques secondes à peine auparavant.

" Quand on est incapable de faire les choses vite et proprement, on ne se prétend pas médecin. Observe un vrai médecin et prends en de la graine.  "

Sifflai-je entre mes dents, insupportée par sa simple présence. Oui je la détestais et non, mon attitude n'était absolument pas exagérée : Comment pensez vous qu'on traite les internes en chirurgie dans un hôpital ? Les incapables se font virer, les meilleurs restent, c'est comme ça. Et pour avoir formé beaucoup de chirurgiens dans ma carrière, je pouvais me permettre d'agir de la sorte en me foutant complètement de ce que cette petite idiote d'Olympe pouvait en penser. Je m'avançai donc vers le patient, outils en main, avant de de retirer ces maudits éclats.
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MessageSujet: Re: We're not going to be friends, bitch. [Olympe T.]   

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