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 « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }

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Katarina K. Jones
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MessageSujet: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Mer 21 Avr - 12:45

FLASH BACK

J'ai haussé un sourcil en remarquant la date limite d'une boite d'aspirine. Avec un soupir je l'ai jeté à la poubelle. Elle venait de subir le même sort qu'une dizaine de boites de médicaments avant elle. Je m'étais décidé à trier un peu et le résultat était assez catastrophique. Moi qui pensais que nous avions de quoi tenir un moment, je m'étais trompée. Nous manquions cruellement de moyens. Il faudrait que je demande à Alexander s'il pouvait se débrouiller pour trouver des médicaments durant la prochaine expédition, qui n'avait pas lieu dans très longtemps. Personne n'était encore tombé malade, mais je savais très bien que cela pouvait ne pas durer. Il y avait beaucoup d'enfants, et ils étaient plutôt fragiles... J'avais plutôt peur de ce qui pourrait arriver. Mathilda était le seul vrai médecin, étant donné que je n'avais pas eu le temps de terminer ma dernière année d'internat, j'avais peur de ne pas être très efficace si nous nous retrouvions avec un grand nombre de malades. Je me suis relevée et j'ai jeté un coup d'œil dans la poubelle, sous le regard désespéré de Mathilda. Elle pensait très certainement la même chose. Je l'ai vu barrer plusieurs choses sur la feuille où elle notait soigneusement ce qui nous restait. Tout de suite, la liste s'est allégée...

Quelqu'un a frappé à la porte et j'ai sursauté. C'était Aaron. Apparemment le repas était prêt et nous étions toutes les deux en retard. Nous nous sommes dépêchés de le suivre. La plupart des gens avait terminé de manger et il ne restait plus grand monde. Il y avait de la place un peu partout... Mais comme à chaque fois depuis plusieurs semaines, je suis allée m'asseoir à côté d'Ethan. C'était un mélange d'habitude... et d'envie. C'était surtout de l'envie, en fait. J'ai foudroyé Aaron du regard pour lui faire ravaler ce sourire idiot qui était en train de naitre. Je savais très bien ce qu'il pensait et très franchement j'aurais bien aimé qu'il ne pense rien du tout. J'ai levé les yeux au ciel en voyant Riley tapoter nerveusement la place à côté de lui en me regardant avec insistance. Mes yeux on fait l'aller retour entre lui et Ethan et je me suis retenue de rire. Alors là, il pouvait toujours rêver.

Une espèce de timidité s'était installée entre Ethan et moi, depuis qu'il était complètement « guéri ». C'est que je ne pouvais plus avoir les mêmes gestes avec lui, maintenant. Ça aurait certainement été... déplacé. Je ne pouvais plus vraiment le prendre dans mes bras, ni le bercer, ni le caresser doucement pour le rassurer... D'autant plus que je me disait qu'il devait en avoir assez de toutes ces attentions qu'on aurait donné à un enfant. En ce qui me concerne, j'avoue que cela me manquait... Parce que je m'étais rendue compte que finalement, je ne m'étais pas occupée de lui comme d'un patient normal. J'avais fait preuve de beaucoup plus d'empathie avec lui qu'avec n'importe qui d'autre. Aujourd'hui encore, je faisais assez attention à ce qu'il aille bien... Nous passions encore beaucoup de temps ensemble, malgré tout. La plupart du temps, c'était Ethan qui me cherchait. Je ne peux pas dire que cela me déplaisait, au contraire... Mais je me demandais si il ne s'accrochait pas à moi de cette façon simplement parce qu'il se sentait reconnaissant ou... quelque chose dans le même genre. Malgré tout ce que me disait Gabrielle avec insistance...

Après un moment, je suis retournée à l'infirmerie avec Mathilda, non sans sourire très largement à Ethan avant cela. Mais je ne suis pas restée très longtemps à l'infirmerie. Je me suis éclipsée dès le moment ou Riley a passé le pas de la porte. Je n'avais pas envie de m'occuper de lui, pas du tout, je préférais laisser Mathilda s'occuper de lui. J'ai attrapé un bouquin au hasard et je me suis dirigée vers le salon, dans l'espoir qu'il soit vide... ou pas. J'ai dû avoir un sourire assez incroyable quand je me suis rendue compte qu'Ethan était là. Je me suis débarrassée du livre, que j'ai jeté avec négligence sur le canapé, avant de me laisser tomber dessus, juste à côté d'Ethan. J'ai souri.

« Mais qu'est-ce que tu fais ici tout seul ? J'aurais pensé trouver Lilly avec toi. »

Ethan s'était transformé en sauveur du jour au lendemain, en ramenant ici cette jeune fille muette, mais pleine de vie. J'avoue que leur complicité me rendait un petit peu jalouse... Mais je n'en disais rien, parce que je me disais que Lilly était trop jeune pour lui. Dix ans d'écart, c'est beaucoup, non ? J'ai ramené mes jambes contre ma poitrine doucement. J'ai eu un petit soupir.

« Je prends une pause... Je préfère laisser Mathilda s'occuper de Riley. Je crois qu'il n'a pas compris qu'on ouvre une porte avec sa main, pas avec sa tête... »

J'étais presque certaine qu'il avait donné un coup de tête dans une porte pour faire le malin. Il avait dû beaucoup moins rire, j'imagine. J'ai jeté un coup d'œil à Ethan. Il semblait être soucieux.

« Est-ce que ça va ? Tu as l'air inquiet... Tu ne souris pas. »

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AND HE CARED NOT THAT THEY STOOD UPON THE WALLS IN THE SIGHT OF MANY. »

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Mer 21 Avr - 18:15

Ma vie commençait lentement à avoir un sens depuis quelques semaines. Je ne m’étais pas drogué depuis environ trois mois. Et passé les semaines de manque, j’avais fini par être sevré. Pas totalement parce qu’un drogué ressentira toujours le manque à un moment ou à un autre. Mais je n’avais plus envie d’aller fouiller un cadavre pour voir s’il n’avait pas de quoi me permettre d’oublier un peu ma misérable vie. Et puis maintenant, j’avais des amis, une famille que je m’étais construite. Et on me faisait confiance. On ne m’avait plus fait confiance comme ca depuis la mort de mes parents. Et j’en étais tellement fier que je ne voulais décevoir personne. Surtout pas Alexander qui avait tant fait pour moi. C’était aussi pour le remercier lui et son épouse de m’avoir recueilli que je faisais tout ca : les aider comme je le pouvais. Je n’avais pas de réel métier dans les mains puisqu’avant la mort de mes parents, j’étais dans une école qui forme à l’art théâtral. Je voulais devenir metteur en scène. Et dans un New York apocalyptique, je ne vois pas ce que ca peut apporter. Tout ce que je pouvais apporter c’était ma rage d’aider comme on m’avait aidé.

Alors Alexander et Aaron n’avaient jamais hésité à me confier des missions en extérieur. Et j’avoue que cela me grisait pas mal d’être dehors. Je savais bien évidemment me servir d’une arme et c’est cela qui les avaient poussés sans doute aussi à mettre autant sur mes épaules. Et jusque là, je n’avais déçu personne. Bien sur j’avais un peu peur de faillir, mais il faut croire que j’étais tout de même né sous une bonne étoile. Même si avant elle semblait cachée par les nuages.

C’est lors d’une expédition vers Chinatown que j’ai trouvé une jeune fille à moitié transie de froid et paralysée par la peur dans les décombres d’un immeuble. Elle ne parlait pas, alors j’ai cru au début que c’était le choc. Mais après l’avoir ramenée dans la communauté, et qu’on l’ait soignée, j’ai appris qu’elle était muette de naissance. Dés que Mathilda et Katarina se sont occupées d’elle, elle a commencé à aller bien. Et puis je m’inquiétais vraiment pour elle. Parce qu’elle semblait jeune, et que c’était la première personne que je sauvais…Et sans doute aussi parce qu’elle portait le même nom que ma petite sœur que je n’avais pas eu la chance de connaitre.

Lilly était une jeune fille extrêmement attachante. Nous avions rapidement tissé des liens presque fraternels. Enfin pour moi c’était ce que c’était. Je ne pouvais pas être amoureux d’elle. Non pas qu’elle ne soit pas jolie, Lilly était belle comme un cœur. Mais mon cœur appartenait à quelqu’un d’autre. Que je le veuille ou non, la première personne à laquelle je pensais au réveil c’était Katarina, et celle à laquelle je pensais en fermant les yeux le soir, c’était toujours elle. Non pas seulement parce qu’elle s’était occupé de moi, et qu’elle m’avait aidé à sortir de mon enfer personnel. Tout simplement parce que je la trouvais extrêmement jolie et que je me sentais bien avec elle. Nous n’avions pas besoin de mots pour passer le temps ensemble. Et du temps, on en passait ensemble. Certaines fois, sans rien dire. Et ca me suffisait…

Enfin jusqu'à un certain point….je mourrais d’envie depuis quelques jours de lui dire tout ce que je ressentais pour elle. Quitte à me prendre une veste monumentale, mais je savais qu’il fallait que je lui dise. C’tait ca ou j’allais finir par devenir dingue.

Et puis….Lilly après un moment d’égarement de sa part, m’avait poussé à me déclarer auprès de mon ange russe. Déjà deux jours…depuis j’essayais de ne plus trop avoir de geste qui puisse passer pour équivoque avec Lilly. Je voulais qu’elle comprenne que ce qu’elle ressentait pour moi c’était de l’amour fraternel. Elle ne pouvait m’aimer que comme un frère. Elle finirait par le comprendre. Et j’aimerais que cela soit le plus rapidement possible. Je ne voulais pas la blesser à nouveau.

Ce jour là, je m’étais décidé à dire à Katarina que j’éprouvais pour elle plus que de l’amitié. J’avais même préparé un discours dans la matinée. Mais lorsqu’elle est apparue dans la salle à manger alors qu’elle se vidait et que je n’y croyais plus, ma détermination s’était envolée. J’avais peur. Peur qu’elle ne m’envoie promener. J’étais un ancien junkie, donc aucun intérêt pour elle. Et même si je m’étais persuadé que ce n’était pas de la pitié qu’elle éprouvait pour moi, je m’étais mis dans la tête qu’elle m’aimait juste bien.
Alors que moi, je l’aimais….

Elle s’est assise à mes côtés à table, et je m’en suis senti tellement fier. D’autant plus que Riley avait essayé à nouveau d’attirer son attention. Nous avions mangé ensemble, riant un peu. Et puis elle avait rejoint à nouveau l’infirmerie. La salle à manger s’était vidée…je n’avais rien à faire.

Lilly avait compris que je l’évitais et elle n’a pas insisté. Je préférais rester seul. La seule personne que j’aurais aimé avoir à mes cotés, c’était la jeune russe. Comme avant, quand j’étais confiné dans ma chambre. Je ne voulais voir qu’elle. Elle suffisait a illuminer ma journée.

Je me suis allongé sur un canapé pendant quelques minutes, me maudissant de ne pas lui avoir demandé de m’accorder cinq minutes. J’étais juste lâche. Et terrifié à l’idée de lui avouer mes sentiments. Et je ne savais pas comment faire. Je n’avais jamais été très doué pour ce genre de choses. D’autant plus que c’était bien la première fois en 28 ans que j’étais réellement amoureux d’une fille.

Je m’étais assis en tailleur, cherchant comment faire pour lui déclarer ma flamme quand elle est apparue a coté de moi, un énorme sourire aux lèvres.

« Mais qu'est-ce que tu fais ici tout seul ? J'aurais pensé trouver Lilly avec toi. »

Je lui ai rendu son sourire. Parce que j’étais tout simplement heureux qu’elle soit là. Finalement ma journée n’était pas aussi mauvaise que ca. Cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas eu l’occasion d’être seul avec elle. J’ai soupiré en pensant à Lilly. Je m’en voulais mais je savais que pour le moment c’était la meilleure chose à faire.

-Elle doit être avec Gabrielle et les enfants….j’avais envie d’être seul…

Et c’était sans doute vrai. Lilly aimait beaucoup aider Gabrielle. Et puis il n’y avait pas grand-chose à faire ici pour une jeune fille de son âge. A part passer du temps à lire….ou à rêvasser…. Ce qui n’était clairement pas dans le tempérament de Lilly. Elle débordait d’énergie, et Gabrielle n’était jamais contre un coup de main.

Elle a du se satisfaire de ma réponse parce qu’elle a replié ses jambes pour les ramener contre elle et s’est entouré un peu comme pour se protéger dans son cocon en soupirant.

« Je prends une pause... Je préfère laisser Mathilda s'occuper de Riley. Je crois qu'il n'a pas compris qu'on ouvre une porte avec sa main, pas avec sa tête... »

Riley…. Je n’arrivais vraiment pas à le supporter celui là. C’était simplement physique…. Et puis j’avais remarqué son manège avec Katarina dés le départ, quand j’avais pu sortir de ma chambre. Elle l’envoyait toujours sur les roses, mais je ne pouvais m’empêcher de lui faire comprendre de ne pas y toucher quand nous étions seuls lui et moi. Même si elle ne voulait pas de moi, je ne voulais pas qu’elle fréquente Riley. Il ne méritait pas une perle comme Katarina. Il l’aurait sali, et cela m’était tout simplement inconcevable.

Encore une fois, Katarina m’a sorti de ma rêverie. Elle semblait soucieuse quand j’ai plongé mes yeux dans les siens.

« Est-ce que ça va ? Tu as l'air inquiet... Tu ne souris pas. »

Je ne voulais pas qu’elle prenne ma phrase d’avant pour elle. Car ce n’était pas le cas. Je voulais être seul oui, mais elle c’était différent. Je ne me lassais jamais de sa présence.

-Je ne dis pas ça pour toi Katarina….J’aime bien quand tu es là….Je suis content que tu sois là.

Comme pour insister, j’ai esquissé un sourire en me passant une main dans la huque et en basculant ma tête en arrière. Est-ce que j’allais bien ? Oui techniquement j’allais bien. Mais j’avais l’impression de devenir dingue. Mon amour pour elle semblait évident pour tout le monde, mais pour elle non. Et j’aurai voulu lui dire, pour au moins me soulager de ce poids. Mais c’était sans compter sur ma timidité maladive.

-Sisi ça va très bien, c’est juste que heu….

Etait ce vraiment le bon moment pour lui dire ? Sans nul doute oui. Nous étions seuls, elle avait l’air heureuse et pas du tout en colère. J’ai commencé à former un son, mais il n’est pas sorti. Et puis, quand j’ai cherché à capter son regard, et qu’elle m’a souri, j’ai perdu tous mes moyens et j’ai bafouillé.

-Non c’est rien… Ca va passer….
Tu parles que ça allait passer… Je passais mes nuits à rêver d’elle. Et la journée, je faisais rire Aaron et Alexander à tourner autour de l’infirmerie en attendant qu’elle sorte. Je ne pensais qu’a elle, toute la journée, toute la nuit. J’avais eu envie tant de fois de la prendre dans mes bras, que j’en pleurais presque.

-Dis…ta pause….elle peut durer longtemps ?

J’avais dit ça assez fébrilement. Je me sentais incapable de lui dire pour le moment. Je savais que Lilly allait finir par vendre la mèche. Elle m’en avait menacé et je la sentais capable. Mais là tout de suite je n’y arrivais pas. Peut être que dans une heure ou deux j’aurai trouvé assez de courage. Mais pour l’instant, je voulais juste passer du temps avec elle.

-J’aimerais passer l’après midi avec toi, j’aimais bien quand on faisait ça avant. J’aime t’entendre parler, et me raconter ta vie en Russie. Ca te dérange pas ?
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Katarina K. Jones
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Mer 21 Avr - 19:25

Bizarrement, mon cœur s'est mis à battre un peu plus vite aussitôt que je me suis retrouvée assise à côté d'Ethan. Bien, bravo petit organe stupide. Heureusement que les battements de mon cœur ne s'entendaient pas, parce que sinon il m'aurait regardé avec un drôle d'air, avant de comprendre rapidement pourquoi il s'excitait à ce point là. Trahie par un muscle : il ne manquait plus que cela. Ce n'était pas le moment de ressembler à une adolescente énamourée. Quoique... J'ai eu quand une bouffée de chaleur quand il m'a rendu mon sourire. Non vraiment, ça n'allait pas du tout. Je me suis forcée à conserver un sourire « adapté ». Sourire comme une idiote n'était pas dans mes habitudes. Heureusement pour moi, j'étais très forte à ce jeu là. Cacher mes sentiments et mes émotions, c'était comme une seconde nature pour moi. Mon père me répétait « montrer ses sentiments, c'est montrer ses faiblesses ». Alors après m'être pris une ou deux claques, j'avais retenu la leçon.

Mon petit sourire a dû s'effacer bien vite quand il m'a dit qu'il voulait être seul. Ah... Je l'avais certainement dérangé dans... dans quoi d'ailleurs ? Dans sa réflexion, peut-être ? Certainement. Mais d'un côté, j'étais plutôt contente de le trouver seul, sans Lilly. Même si j'appréciais cette jeune fille, j'aimais autant être seule avec lui. C'était bête, mais j'étais un peu nostalgique de ces moments que nous passions tous les deux. Même si il ne devait pas vraiment les regretter, lui, étant donné l'état dans lequel il était dans ces moments là. Il ne regrettait certainement pas les souffrances qu'il avait enduré durant ces moments là. J'étais vraiment heureuse qu'il aille mieux. Ethan était vraiment charmant et il avait une personnalité hors du commun. Ce serait peu dire, que de dire qu'il me plaisait... Mais pour le moment, je n'imaginais pas du tout que cette attirance soit réciproque. Je me disais même qu'il devait en avoir assez de moi, vu le temps que nous avions passé ensemble.

J'ai machinalement passé une main dans mes cheveux, en souriant. Ah, il voulait être seule, mais seul avec moi, c'était bien aussi. Ou alors il avait dit ça pour ne pas me vexer... Même si cela ne semblait pas être dans ses habitudes de mentir pour un rien. Pas comme certains personnages dont je ne citerais pas de noms... J'ai repris une position plus conventionnelle, me contentant de croiser mes jambes sagement, comme une jeune femme sage. Je l'ai regardé avec un air étonné avant de rire doucement. Mais pourquoi est-ce qu'il bafouillait comme ça ?

« Qu'est-ce qui va passer ? Tu es bien mystérieux tout à coup... »

J'ai osé me décaler vers lui, mais très légèrement. J'ai posé mon coude sur le dossier du canapé et je me suis calée de façon à pouvoir le regarder. De près. De très près. J'ai fait la moue tout à coup. Est-ce que ma pause pouvait durer longtemps ? Je me suis tortillée pour pouvoir voir la pendule derrière nous. Il était seulement quinze heures et... et je me fichais du reste.

« Je suppose que oui... Voyons voir... Riley va se plaindre une bonne demie heure, Mathilda va lui hurler dessus pendant une bonne dizaine de minutes... Ensuite il va pleurnicher tandis qu'elle s'occupe de ses bobos... Oui, je crois qu'elle peut durer un bon moment. »

J'ai eu un petit soupir. N'empêche, j'étais plutôt contente qu'il me pose la question. Cela voulait dire qu'il n'était peut-être pas indifférent à la réponse que j'allais lui donner. Enfin, j'imagine. Je l'ai regardé un moment, avant de baisser les yeux, un peu embarrassée... J'avoue que j'ai eu du mal à ne pas sourire quand il m'a demandé de passer l'après midi avec lui. J'ai tendu la main vers son visage et j'ai caressé sa joue une seconde avant d'avoir un petit rire.

« Tu es nostalgique de nos après midi ? »

J'ai secoué la tête tout doucement.

« Tu es bien un des rares à... aimer m'entendre parler. Les des gens préfèrent quand je me tais. Je crois que mon accent ne plait pas. Il paraît que je roule trop les r. »

J'ai souri. En vérité je crois simplement que les gens n'aimaient pas ce que je représentais. Mais je n'avais pas choisi de rester coincée à New York. Et j'étais restée pour soigner les blessés américains, moi. Je n'avais fait aucune différence, moi. J'ai haussé les épaules.

« Si tu veux, je reste avec toi jusqu'à ce que Mathilda vienne me chercher par la peau du cou. Ou jusqu'à ce que tu en aies assez de moi. »

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Ethan Jones
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Jeu 22 Avr - 17:16

J’ai du me renfrogner à un moment donné, malgré moi devant Katarina, puisqu’elle m’a demandé ce qui allait passer. Elle me qualifiait même de mystérieux subitement. Pourtant j’aurai aimé qu’elle lise en moi ce qui me tracassait. Bien sûr que non ça n’allait pas passer, j’étais fou amoureux d’elle. Et je n’arrivais pas à lui dire. Je n’avais pas ce courage de me ridiculiser. Apres tout, après avoir mené ma petite enquête, personne ne lui connaissait de relation suivie avec qui que ce soit dans la communauté. Alors ce n’était pas avec moi, un ancien drogué repenti, qu’elle allait passer ses nuits. Elle les avait passées oui, mais la raison était tout simplement médical. J’étais un patient nécessitant de la surveillance. Et parce que j’étais ce qu’on peux appeler de chronique et « dangereux » on ne pouvait pas me laisser dans l’infirmerie. Tout d’abord parce que je n’allais pas encombrer ce qui servait d’infirmerie, et ensuite parce qu’en crise de manque j’aurai pu frapper n’importe qui pour trouver dans les placards quelque chose qui fasse passer ma crise de manque. Et nous n’avions que deux médecins : Katarina et Mathilda. La seconde ne m’appréciant pas pour ce que j’étais, Katarina était la seule à pouvoir s’occuper de moi. Son attachement à mon égard était aussi simple que cela.

Je suis resté un peu tendu encore quand je lui ai demandé de rester avec moi tout l’après midi. J’avais peur qu’elle me dise qu’elle avait mieux à faire. Même si c’était le cas, je savais que cela me blesserait. J’aurais aimé lui dire de ne jamais me quitter, de toujours rester auprès de moi. Mais en faisant ça je lui avouais mes sentiments, et je n’y arrivais tout simplement pas. Elle s’est assise un peu plus prés de moi, et j’ai retenu une envie de la prendre dans mes bras et de l’embrasser. Je devais avoir un sourire très niais au fur et à mesure ou elle se rapprochait de moi. Elle a jeté un coup d’œil vers l’horloge et a semblé réfléchir quelques instants.


« Je suppose que oui... Voyons voir... Riley va se plaindre une bonne demi-heure, Mathilda va lui hurler dessus pendant une bonne dizaine de minutes... Ensuite il va pleurnicher tandis qu'elle s'occupe de ses bobos... Oui, je crois qu'elle peut durer un bon moment. »

Riley….toujours lui…..J’étais persuadé moi qu’il s’était blessé seulement pour que Katarina s’occupe de lui. J’avais beau lui avoir fait comprendre de ne pas toucher un seul de ses cheveux, et d’arrêter de penser qu’il puisse un jour la mettre dans son lit, il continuait toujours. Inlassable qu’il était. Même quand il était avec une fille, il ne se gênait pas pour faire savoir à Katarina que son lit n’attendait qu’elle. J’étais pourtant content qu’elle le toise comme elle le faisait toujours. Elle n’avait jamais cédé depuis que j’étais là, mais cela ne signifiait pas qu’elle puisse céder a quelqu’un d’autre.

Moi tout ce que je voulais c’est que Riley reste le plus longtemps possible à l’infirmerie, et qu’elle passe ce temps avec moi. Je ne sais pas trop pourquoi mais elle a baissé les yeux à un moment. Sans doute parce que je la fixais. Mais je le faisais parce que je la trouvais si belle, et que j’essayais de trouver le courage de faire un geste, de dire quelque chose qui m’aide à lui avouer mes sentiments.

J’en aurais sans doute été capable si elle n’avait pas caressé ma joue comme ca, en riant très légèrement. J’étais totalement sous le charme, muet comme une carpe devant ses yeux. J’ai à peine entendu ce qu’elle me disait. Pour le moment je sentais juste un espèce de truc m’envahir et prendre possession de mon corps tout entier. Et j’ai du me tendre très légèrement à un moment donné.

« Tu es nostalgique de nos après midi ? »

Je n’ai pas répondu, j’étais encore trop sous le choc de sa caresse, de l’empreinte qu’elle avait laissé sur ma joue. Elle n’a pas du remarquer à quel point j’étais troublé parce qu’elle m’a souri avant de parler à nouveau.

« Tu es bien un des rares à... aimer m'entendre parler. Les gens préfèrent quand je me tais. Je crois que mon accent ne plait pas. Il paraît que je roule trop les r. »

Elle m’a souri et je n’ai pas pu m’empêcher de m’emporter. Pas contre elle non. Contre les autres. Je savais que le racisme existait mais là…..Ils la blessaient. Et ca je ne pouvais le tolérer. Elle était bien plus gentille et plus humaines que n’importe qui d’autre ici. On n’avait pas le droit de la mettre à part tout simplement parce qu’elle était russe. C’était dingue comment un pays aussi multi ethnique que les Etats Unis avait viré aussi radical et raciste. Nous n’étions pas censés être la notion de la tolérance ?

-Les gens ne savent pas ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Et j’aime ton accent.

Et j’aime ta bouche, tes yeux, ton sourire, ton rire, ton accent, ta sensualité…..

Mais tout ça je me sentais incapable de lui dire. Même si ca me brulait les lèvres. Et ca me brulait les lèvres. J’aurai tant aimé soulager mon petit cœur, et pouvoir savoir si j’avais une petite chance avec elle.

« Si tu veux, je reste avec toi jusqu'à ce que Mathilda vienne me chercher par la peau du cou. Ou jusqu'à ce que tu en aies assez de moi. »

Elle m’a carrément choqué…. Elle pensait vraiment que je puisse en avoir assez d’elle ? Comment pouvait-elle penser qu’on puisse se lasser de sa présence ? je pouvais passer des heures entières avec elle, à rire, à raconter tout et n’importe quoi, ou juste à ne rien dire. Etre avec elle suffisait déjà à mon bonheur…. Même si je ne pouvais pas l’embrasser, dormir dans ses bras….tant qu’elle ne me refusait pas sa compagnie j’allais relativement bien.

-En avoir assez de toi ? Jamais….Ta présence m’apaise…Je n’ai pas besoin de parler avec toi. Je n’ai pas besoin de prétendre être un autre. Je peux être qui je suis vraiment.

Les autres n’aimaient pas trop ma présence. Je les dérangeai. Le fait que je sois un drogué, repenti ou non, les dérangeaient. Ils me jugeaient sans cesse je le savais. J’entendais parfois les conversations se taire quand j’arrivais, un peu moins maintenant mais c’était encore arrivé hier….et dans ces moments là j’essayais de feindre d’être au dessus de tout ca , mais ca me touchait. Parce que je n’avais pas vu d’autre solution que la drogue pour supporter la disparition de mes parents. Mais ca ils ne le savaient sans doute pas…. Et on ne juge pas sans savoir…. La seule personne qui semblait ne pas me juger, et se fiche complètement du fait que je me sois drogué c’était Katarina. Et pour cela, elle était juste ce que je pouvais qualifier d »angélique. Elle était la douceur, et l’amour réincarné.

Je lui ai souri, un sourire sincère. Et j’ai levé la main pour lui caresser la joue, mais je n’y suis pas arrivé. Je n’osais pas. Alors j’ai fait ce que je faisais souvent quand on passait du temps ensemble. Je me suis allongé sur le canapé, et j’ai laisse ma tête reposer sur ses genoux. Le geste m’avait été tellement machinal, que quand je m’en suis aperçu je me suis légèrement redressé en la regardant d’un air un peu interrogateur.

-Pardon…je ne t’ai même pas demandé si je pouvais…Je peux ?
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Jeu 22 Avr - 18:43

J'avais eu tort de croire que mes sentiments pour lui finiraient par s'estomper. Comme une idiote, je m'étais dit que ces sentiments étaient simplement liés à notre proximité durant ces semaines passées ensemble. Ces semaines où je m'étais mis dans la tête que je le traitais comme n'importe qui d'autre. C'était faut, tellement faux... Je m'étais plus occupé de lui plus que ce que j'aurais dû. Mathilda n'avait rien dit, mais elle avait très bien compris mon petit manège. Avant moi, certainement. Seule Gabrielle s'était également rendu compte que mon comportement était un peu... nerveux quand Ethan était près de moi. C'est que maintenant qu'il allait mieux, je ne me voyais plus avoir les mêmes gestes et les mêmes attentions. Je me retenais de le caresser, de le serrer dans mes bras... Je n'en avais plus vraiment le droit, et d'une certaine façon c'était très frustrant. Je savais bien que je n'avais pas le droit de me plaindre. J'avais atteint l'objectif que je m'étais fixé. À savoir le désintoxiquer avec autant de douceur que possible.

J'étais un peu étonnée qu'Ethan réclame ma présence, et surtout ma voix. D'habitude, c'était mieux quand je me taisais. Mis à part quelques personnes, tous me dévisageaient quand je m'exprimais. Il y avaient une multitude d'accent étrangers dans la communauté ( par exemple Gabrielle était australienne et Ethan anglais ) mais le mien choquait, à cause du conflit qui avait opposé nos deux pays. Moi j'étais le vilain petit canard, celui qu'on rêvait de rôtir. Mes premières semaines dans la communauté n'avaient pas été très simples ou très agréables. Plusieurs fois, j'avais cru que j'allais y passer, vu le comportement de certains hommes. Heureusement pour moi, Alexander et Aaron avaient rapidement calmé les mécontents, à mon plus grand soulagement. Mais j'avais encore un peu de mal à me sentir à ma place. Moi qui pensais avoir réussi mon intégration aux États-Unis... C'était raté en fin de compte, et pas qu'un peu. J'étais tombée de haut. J'ai eu un petit haussement d'épaules qui se voulait désinvolte. Mais au fond, je me sentais mal.

« De toute façon, mon accent c'est à peu près tout ce qui me reste de chez moi. Mais s'il te plait c'est tant mieux. Je ne serais pas obligée d'éviter tous les mots avec des r. »

J'ai eu un petit rire. Parfois je m'écoutais et je me rendais compte que cet accent était vraiment caractéristique. Mais je refusais de me forcer à m'en débarrasser. J'étais ce que j'étais, un point c'est tout. Et maintenant j'étais bien décidée à me moquer de ceux qui me jugeaient. L'important c'était qu'Ethan ne se plaigne pas de moi. Là, j'aurais été blessée. Mais au contraire, il me réclamait. Et cela me faisait chaud au cœur. J'ai d'ailleurs dû m'empourprer quand il a dit que ma présence lui faisait du bien. J'ai eu un petit sourire. C'est vrai que je ne lui avais pas demandé pourquoi il avait commencé à se droguer. Et en un sens, je m'en fichais. Ce n'était pas important. Enfin, dans le sens où cela ne m'empêchais pas de l'apprécier. J'étais très ouverte d'esprit. Mais je l'étais peut-être davantage avec lui parce qu'il me plaisait beaucoup et que je le trouvais intéressant.

« Pourquoi prétendre être un autre ? Tu es très bien comme tu es Ethan, crois moi. Plus intéressant que beaucoup de personnes. Ceux qui ne sont pas idiots finiront par s'en rendre compte. Tu n'as pas besoin d'essayer de plaire aux autres. Si les autres sont des imbéciles, alors tant pis pour eux. »

J'ai soupiré tout bas. Je me rendais bien compte qu'Ethan n'était pas vraiment un garçon comme les autres. Il avait un petit quelque chose que les autres n'avaient pas... Un petit quelque chose qui m'attirait sans que je comprenne vraiment pourquoi. Je n'avais jamais ressenti ce genre de chose. Je crois bien que j'étais en train de tomber amoureuse... A moins que cela ne soit déjà le cas ? Je ne comprenais plus rien aux sentiments qui me tombaient dessus. Je n'a pas osé bouger quand Ethan s'est allongé, avant de poser sa tête sur mes genoux. Je n'ai rien dit non plus. Il faisait souvent ça avant. Il me disait que cela l'apaisait. J'ai eu un petit sourire en secouant la tête doucement.

« Bien sûr que tu peux. Je crois que maintenant, tu peux considérer que mes genoux sont ta propriété privée. »

Mes genoux... Et le reste, d'ailleurs. J'avais envie d'être toute à lui. C'était certainement d'un romantisme à faire peur, mais tant pis. Pendant une minute, je n'ai pas su quoi faire de mes mains. J'hésitais à les laisser sagement sur le canapé ou à les laisser sagement... Sur lui. Par réflexe, j'ai écarté une mèche de cheveux bruns qui barrait son visage. Je l'ai replacé derrière son oreille et je me suis laissée aller à caresser sa joue une seconde. Bêtement j'avais posé mon autre main sur sa poitrine. Je sentais son cœur battre sous mes doigts, et j'aimais la sensation que cela faisait. Mais je me suis vite rendue compte que mes gestes étaient un peu... un peu trop... J'ai rapidement retiré mes mains en rougissant. Je ne savais plus où me mettre.

« Excuse moi... C'était... déplacé. »

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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Ven 23 Avr - 18:11

Katarina semblait quelque peu nostalgique de son pays. Bien sûr je l’avais déjà remarqué, mais là c’est quand même si le petit voile que je voyais sans son regard quand elle parlait de la Russie revenait avec un peu plus d’insistance. Son pays devait lui manquer d’autant plus qu’elle ne semblait pas en parler dans la communauté. Je voyais bien les efforts qu’elle faisait quand nous étions à table, et ça me brisait le cœur. C’était aussi pour ça que j’aimais qu’elle me parle de son pays, parce que ça faisait partie d’elle et que je voulais tout connaitre d’elle. Et parce que je voyais bien que ca lui faisait du bien de parler de chez elle, et de ne pas essayer de masquer son accent. J’aurais aimé que personne ne lui reproche quoi que ce soit, parce qu’elle ne méritait pas tout ca. Elle n’avait pas choisi. Et quand bien même elle avait choisi d’être russe, elle n’était en rien responsable de la guerre. Heureusement qu’Alexander avait semble calmer les esprits….je n’ose imaginer ce qui ce serait passé sinon. Bien sur mon accent anglais ne passait pas inaperçu non plus, mais on ne me reprochait rien. Comme si je faisais parti des gentils. La seule chose qu’on semblait me reprocher c’était mon passe de drogué. Et j’aurais aimé qu’on ne me le rebalance pas en pleine figure sans arrêt.

C’était vraiment dur de ne pas se précipiter dans un endroit comme Central Park pour aller chercher une dose. Les gens ne savaient pas les efforts que je devais fournir jour après jour, davantage quand je sortais dehors pour ne pas replonger. Pourtant c’était pour eux dans un sens que je prenais tous ces risques. Je le faisais de mon propre chef, mais de temps en temps j’aurais aimé qu’ils se rendent compte du mal qu’ils faisaient aux gens. Katarina a eu un petit soupir en me regardant perdu dans mes pensées les plus noires et les plus profondes. Je me renfermais encore toujours un petit peu, même avec elle, quand je parlais de moi. Je n’avais jamais trop aimé ca.

« Pourquoi prétendre être un autre ? Tu es très bien comme tu es Ethan, crois moi. Plus intéressant que beaucoup de personnes. Ceux qui ne sont pas idiots finiront par s'en rendre compte. Tu n'as pas besoin d'essayer de plaire aux autres. Si les autres sont des imbéciles, alors tant pis pour eux. »

Elle a soupiré et j’ai souri. Comme un niais sans doute. Mais comment voulez vous que je réagisse autrement après ce qu’elle venait de me dire. J’étais tout simplement au 7 e ciel, je sentais des ailes me pousser dans le dos. Jamais personne ne n’avait fait autant de compliments depuis que ma mère était décédée. J’avais toujours eu une mauvaise image de moi, et ma mère arrivait toujours à ce que j’arrive à m’aimer un peu. Et quand elle est partie, j’avais tout perdu, même le peu de confiance en moi que j’avais. Elle me faisait irrémédiablement penser à ma mère en cet instant. Maman aurait sans doute dit la même chose, exactement la même chose. Et là tout de suite, je revoyais ma mère…. Seulement c’était Katarina qui m’avait dit tout ca. Et ca ne faisait que renforcer l’amour qui naissait pour elle.

Ma voix était chevrotante, et je doute qu’elle l’ait entendu mais je lui ai posé une question. La seule question qui me venait là tout de suite.

-Et je te plais à toi ?

Je me fichais un peu de plaire aux autres. Je voulais lui plaire à elle. Rien qu’a elle. Seul son avis comptait en réalité. Je ne sais pas si elle m’a entendu parce qu’elle n’a trop rien dit. Alors j’ai préféré faire comme si de rien n’était et je lui ai demandé si cela ne la dérangeait pas que je fasse comme j’avais souvent fait lorsqu’elle passait son temps a m’aider à me sortir de mon enfer personnel. Visiblement non, puisqu’elle m’a souri. Le plus beau sourire au monde, un sourire franc, sincère, teinté d’un tout petit peu de timidité.

« Bien sûr que tu peux. Je crois que maintenant, tu peux considérer que mes genoux sont ta propriété privée. »

J’ai baissé la tête. Je venais de m’empourprer comme un adolescent. Mais c’est ce que j’étais face a elle. Un gamin de 15 ans…Elle avait ce pouvoir de me faire sentir tellement petit comparé a elle. Et pourtant j’avais l’impression de compter pour elle. Tellement que je me suis allongé et que j’ai posé ma tête sur ses genoux en me calant un peu. Je me suis retenu de l’enlacer. Je ne voulais pas qu’elle croie qu’elle était ma propriété toute entière. Même si au final c’est ce que je ressentais. Je ne supportais pas qu’un autre pose ne serait ce que les yeux sur elle. Je n’avais aucun droit sur elle, mais je surveillais bien que personne ne s’approche un peu trop d’elle.

J’ai fermé les yeux à ce moment là, j’attendais que nous reprenions nos petites habitudes. Moi allongé, la tête sur ses genoux, les yeux clos et entendre sa voix me parler de chez elle. Comme une berceuse.

Mais les choses avaient changées. Même si j’étais amoureux depuis la première seconde où j’avais croisé son regard, aujourd’hui rien ne se passait comme avant. Comme si l’air était chargé d’un je ne sais quoi. Il n’y avait qu’elle et moi dans le salon. Et j’avais l’impression (et ça devait être juste dans ma tête sans doute) qu’on était vraiment seuls au monde tous les deux. Comme dans une petit bulle d’intimité.

Elle m’a électrisé entièrement quand elle est venue poser sa main sur ma joue, pour repousser sans doute une mèche de cheveux, et sa main est restée sur ma joue, la caressant un peu. C’est comme si j’avais chaud et froid en même temps. Son autre main est venue se poser sur ma poitrine, et je suis resté là à me tendre entièrement. Je devais me raisonner pour ne pas lui sauter littéralement dessus pour l’embrasser. Je devais avoir le cœur qui battait à tout rompre quand ses mains ont quitté précipitamment l’endroit ou elles étaient deux secondes auparavant. Je me suis un peu redressé en ouvrant les yeux comme des soucoupes.

« Excuse-moi... C'était... déplacé. »

-Mon… Kat….arina….Je…….

J’avais failli l’appeler « mon ange ». Parce que c’était ce qu’elle était à mes yeux. C’était un ange, le mien. Et puis l’appeler Kat serait un peu trop déplacé. Nous étions sans doute amis, mais je ne savais pas si je pouvais l’appeler comme ça. Après tout personne ne l’appelait autrement que Katarina…..

-Excuse-moi c’est moi qui….Je suis idiot pardonne-moi. Je…n’aurais pas du poser ma tête sur tes genoux comme je l’ai fait…C’est mon geste qui était déplacé…

Oui mon geste avait sans doute été déplacé en premier. Mais je me sentais tellement bien avec elle. C’était tellement rassurant d’être avec elle. Et, avant je le faisais sans même y penser sans doute. Maintenant c’était comme s’il y avait une certaine gêne entre nous. Et je ne comprenais pas. Moi je l’aimais à en mourir, mais elle…

-Enfin je….

Je quoi ? Je ne savais même pas ce que je pouvais bien lui dire. J’avais agi comme si nous étions un couple, et que poser ma tête sur ses genoux était habituel et naturel. Pourtant nous n’étions pas un couple. A mon grand regret.

Je me suis relevé vraiment en m’asseyant juste à côté d’elle. J’ai fixé le mur pendant quelques minutes sans rien dire. On aurait presque pu entendre une mouche voler. On était sans doute aussi gênés l’un que l’autre. Sauf que je ne sais pas ce qui pouvait bien la gêner elle. Peut être parce qu’elle avait quelqu’un d’autre…et qu’agir comme ca avec moi était…..je ne sais pas vraiment ce que ca pouvait être.

Je me suis levé, mettant les mains dans mes poches et je me suis placé devant elle. Je ne sais même pas ce que je pouvais lui dire. Quand elle a relevé son visage vers moi, elle avait un cil sur la joue gauche.

-Tu as un cil juste là. Attends je te l’enlève…

Mes doigts sont venus caresser sa joue et j’ai écarté le cil avec le pouce en m’attardant sur sa joue.
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Ven 23 Avr - 19:16

Faire comme si je n'avais pas entendu la question. J'allais faire comme si je n'avais pas entendu la question. Parce que même si la réponse à cette question était évidente, je n'avais pas la moindre idée de comment je pourrais m'y prendre pour répondre. Je me voyais mal répondre quelque chose comme « oui bien sûr que tu me plais ». Parce que cela n'avait pas vraiment de sens pour moi. Ce n'était pas juste une petite attirance physique. Ce n'était pas une attirance passagère. Ethan n'était pas un fantasme passager. Et puis je n'étais pas le genre de femme à coucher avec n'importe qui, pour une nuit, ou encore une malheureuse semaine... C'était bête, mais j'osais encore rêver du Prince Charmant... Et s'il n'existait pas, en tout cas Ethan y ressemblait drôlement pour le moment. Je ne rêvais pas d'un héros, ou encore d'un leader aux nerfs solides. J'avais simplement besoin de quelqu'un avec moi... Je n'exigeais pourtant pas la lune. J'ai eu un petit soupir. Je n'allais pas répondre à sa question, non. Du moins, pas encore. Il me fallait encore un peu de temps pour mettre de l'ordre dans mes idées. Et surtout, il fallait que je trouve les mots...

J'ai eu un petit sourire en le voyant là, la tête sur mes genoux. N'importe qui nous voyant nous aurait certainement pris pour un jeune couple. Ce que nous n'étions pas, hélas... Ce n'était pas faute d'en avoir envie. Je devais faire des efforts monstres pour ne pas caresser son visage. Je ne savais pas trop comment il le prendrait. Alors je n'osais pas... Ou du moins j'osais sans vraiment m'en rendre compte. C'était tout naturellement que ma main s'était posée sur son visage. J'adorais son visage. Il avait un petit quelque chose que je trouvais presque angélique. Et ses yeux... Je n'avais jamais vu quelqu'un avec des yeux pareils. Si j'avais été en sucre j'aurais pu fondre sur place tandis qu'il me regardait. Tandis que ma main vagabondait sur sa joue, je me retenais de glisser l'autre sous son tee-shirt. Mais ça, c'était impensable. Même pas en rêve, comme on dit.

Il s'est redressé un peu brusquement quand j'ai retiré mes mains en m'excusant. Il a bafouillé quelque chose et je me suis mordue la lèvre en me traitant mentalement d'imbécile. J'étais stupide. Simplement stupide. Mais qu'est-ce qui m'avait pris, de le caresser comme ça ? J'avais perdu la tête. Je me suis redressée à mon tour et je me suis assise très sagement. J'étais plus raide qu'un cadavre. J'étais mortifiée. Je me suis demandée s'il n'allait pas partir en courant, pendant une seconde. J'ai secoué la tête très nerveusement quand il s'est excusé à son tour.

« Non... Non, ce n'était rien... Mettons cela sur le compte de... l'habitude... »

Ah ah. La bonne excuse. J'étais simplement terriblement attirée par lui, et je ne savais ni comment le lui dire, ni comment le lui montrer. Il faut dire que je n'avais pas beaucoup d'expérience, même si je n'étais pas tout à fait une sainte non plus. Je me suis passé une main dans les cheveux, en fixant mes pieds par terre. Je ne mourrais pas d'envie d'embrasser mes pieds, au moins. Il s'est levé et cette fois j'ai vraiment cru qu'il allait s'en aller et me laisser là toute seule. J'ai relevé les yeux vers lui, certainement un peu gênée. Je me suis figée quand il s'est approché de moi, en me prévenant qu'il allait me débarrasser d'un cil qui vagabondait sur ma joue. Bêtement j'ai eu un mouvement de recul, bien vite réprimé. J'ai senti mon cœur bondir dans ma poitrine quand sa main a caressé mon visage. J'ai posé ma main sur la sienne. Je ne voulais pas qu'il retire sa main. Je ne voulais pas qu'il s'en aille. J'ai eu un petit soupir.

« C'est dommage... Je n'ai aucun prétexte pour faire la même chose... »

Pourtant j'ai également tendu une main vers son visage et j'ai glissé une main derrière sa nuque, comme pour l'attirer à moi. Mais je n'ai pas bougé. Comme si j'avais trop peur qu'il ne s'écarte brusquement. Ce que je craignais surtout, c'est de me faire de fausses idées. Mon père disait qu'à trop rêver, on finissait par trouver la réalité amère.

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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Ven 23 Avr - 20:55

Chacun s’excusait à son tour. C’était même pire que si nous avions commis un meurtre… Enfin c’était plus une espèce de gêne qui régnait dans la pièce pour le moment. J’étais gêné d’avoir été si familier avec elle. Bien sur je lui avais demandé et elle avait accepté. Mais….elle m’avait caressé la joue….et sincèrement je n’en espérais pas tant. Mais j’avoue que sa réaction m’avait décontenancé. Je ne savais pas très bien quoi en penser. Si elle ressentait ne serait ce qu’un petit quelque chose qui ne soit pas qu’amical pour moi elle n’aurait pas cessé subitement son geste non ?

Ou alors c’était le fait que je sois un ancien drogué qui la gênait ? Si c’était vraiment ca, alors pourquoi me disait-elle que mes erreurs ne comptaient pas. Elle m’avait dit tellement de fois qu’elle ne me jugeait pas. Que je l’avais cru. Oui et je la croyais encore, parce que je refusais de penser qu’elle ait pu me mentir.

Ou alors c’était parce que j’avais été son patient, l’était toujours dans un sens. Un médecin ne doit pas être si proche de ses patients… Pourtant je me fichais pas mal de ce qui est bien ou pas. Et puis déontologie ou pas, qui s’en souciait. La planète entière ressemblait sans doute à un véritable champ de bataille. New York était chaotique. Même un scenario catastrophe d’Hollywood n’aurait sans doute pas prévu ça…

« Non... Non, ce n'était rien... Mettons cela sur le compte de... l'habitude... »

Alors c’était ca ? L’habitude ? Elle n’avait agi que machinalement alors. Moi qui avait senti des papillons m’envahir jusqu’au plus profond de mon être quand ses doigts avaient courus sur ma peau, j’avoue que j’ai eu un pincement au cœur. J’aurais aimé que ce ne soit pas l’habitude qui l’ait fait agir comme ca. J’aurais aimé qu’elle l’ait fait parce qu’elle ressentait un petit quelque chose pour moi. Mais il fallait que j’arrête de croire aux contes de fées. J’étais un drogué, et un drogué ca ne donne pas très envie.

Elle a reculé très légèrement quand j’ai retiré le cil de sa joue en m’attardant un peu. Et à nouveau j’ai senti mon cœur se serrer un peu plus. Mais quand elle a posé sa main sur la mienne pour me retenir, je n’ai pas pu faire autre chose que de laisser un petit sourire s’étirer sur mon visage. Même si je ne savais pas très bien ou nous en étions, si tant est que nous soyons quelque part, j’aimais ce petit geste qu’elle venait d’avoir. Elle a continué à me laisser m’enhardir.

« C'est dommage... Je n'ai aucun prétexte pour faire la même chose... »

Ha… Ma bouche a fait un « O » sans doute, et puis je suis resté bouche bée et mes yeux ont du papillonner un instant, mon cœur s’est retourné, et j’ai senti tout mon être chavirer quand elle a passé une main derrière ma nuque. Nos regards étaient rives l’un a l’autre et pendant quelques secondes je me suis contenté de la contempler. Pas seulement parce que je la trouvais sublime, mais aussi parce que ma timidité m’empêchait de faire ce dont je mourrais d’envie.

J’ai finalement écoute mon cœur, et j’ai rapproché mon visage du sien. J’ai posé mon front contre le sien en souriant bêtement puis j’ai penché légèrement la tete. J’étais prêt à l’embrasser. J’en mourais d’envie, et elle ne me repoussait pas. Alors finalement peut être que mon attirance n’était pas que réciproque. Peut être est ce que je lui plaisais aussi.

Finalement ce n’était pas aujourd’hui que j’allais le savoir, enfin pas tout de suite. Parce qu’au moment ou je fermais les yeux et que j’allais poser mes lèvres sur les siennes, alors que je pouvais sentir son souffle chaud, la porte s’est ouverte a la volée.

-Katarina….ma princesse. Enfin je te retrouve !!!

Riley venait de faire son apparition…. Et comme a son habitude il s’appropriait Katarina. Si tôt il a ouvert la bouche, si tôt je me suis reculé en m’écartant d’environ cinq mètres. J’ai baissé la tete pendant un moment, et la fureur m’a pris d’un seul coup. J’étais en colère contre Riley. Parce qu’il venait de gâcher ce moment, et parce qu’elle n’était pas à lui. Elle n’était à personne…. Pas même à moi…

Et c’était sans doute ca qui me faisait le plus mal. J’étais fou amoureux d’elle et j’avais été idiot de croire qu’elle puisse vouloir m’embrasser. Elle était sans doute ravie que Riley soit venu nous déranger finalement. Je ne préférais pas la regarder, et connaitre la vérité. J’avais tellement peur de voir mon cœur se briser a mes pieds. Alors j’ai fusillé Riley des yeux. Mais cela n’a pas semble le gêner.

-Tu peux partir Jones…. On a pas besoin de toi….. Je suis là maintenant, t’as plus besoin de jouer au chien de garde.
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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Sam 24 Avr - 11:42

Je le voulais. Comme je n'avais jamais voulu personne dans ma vie. Et quand je dis que je le voulais, ce n'était pas simplement physique. J'aimais tout chez lui. Et même si je le trouvais sincèrement beau, ce n'était pas ce qui m'intéressait le plus. J'aimais l'homme qu'il était. Et je n'avais pas été indifférente au fait qu'il ne me repousse pas, simplement à cause de mes origines. De nombreuses personnes avaient refusé que je prenne en charge leurs soins, simplement parce que j'étais russe. Je ne le cache pas, j'en avais passé des nuits à pleurer dans ma chambre. À peu près jusqu'à l'arrivée d'Ethan... J'avoue que cela m'avait changé les idées, de m'occuper de lui. Et cela m'avait fait reprendre confiance en moi et mes capacités. Il se disait reconnaissant, mais il n'avait certainement pas la moindre idée de ce que je lui devais. Alors j'avais envie de partager plus qu'une simple histoire d'amitié avec lui. Je voulais beaucoup plus que cela... Mais oserais-je lui avouer ce que je ressentais pour lui ? Certainement pas, je n'aurais pas su comment m'y prendre... J'avais trop peur d'être maladroite, ou encore d'être ridicule. Et puis, et si je m'étais trompée ?

Je sentais mon coeur se serrer tant sa caresse sur ma joue était douce. À telle point que j'avais retenu sa main. J'avais aussi glissé une main sur sa nuque, pour lui signifier que je n'avais pas envie qu'il s'en aille. Je ne pouvais pas détacher mon regard du sien. Je me retenais de l'attirer à moi. Il m'attirait comme un aimant, et je mourais d'envie de l'embrasser. Cependant je n'aurais jamais osé le lui demander clairement. Je ne pouvais qu'espérais que le message que j'essayais de lui faire passer était clair. Mes yeux hurlaient ce que je n'osais pas dire. Je n'osais plus bouger. De peur de gâcher ce moment que je trouvais extraordinaire. Je me suis vraiment figée quand il s'est approché de moi. Mon coeur a dû manquer un ou deux battements quand il a posé son front contre le mien. J'ai pris son visage entre mes mains, comme pour l'encourager à m'embrasser vraiment. J'en avais terriblement envie. J'avais l'impression que je pourrais devenir folle s'il ne m'embrassait pas.

J'ai senti un frisson parcourir ma peau quand ses lèvres ont effleuré les miennes. J'ai réalisé que, finalement, il avait peut-être envie de m'embrasser autant que j'en avais envie. Et ça, c'était plutôt une bonne nouvelle... Mais ce ne serait pas aujourd'hui que j'en aurais le coeur net. Au moment même où nous allions nous embrasser, la porte s'est ouverte avec fracas. J'ai sursauté violemment et Ethan a fait un bond en arrière assez phénoménal. J'étais déjà passablement irritée, mais quand j'ai entendu la voix de Riley, j'ai senti une colère sourde monter en moi. Je me suis levée brusquement. Mon visage avait changé de couleur. Je n'étais plus rouge d'embarras, j'étais blanche de colère. J'ai serré les poings si fort que j'ai senti mes ongles me rentrer dans la peau.

« Je ne suis pas ta princesse. Je ne suis rien du tout pour toi. Fiche le camp. Laisse nous tranquille. »

Je ne lui avais pas demandé de me laisser tranquille. Je lui avais demander de nous laisser tranquille. Et j'espérais sincèrement qu'il soit assez intelligent pour saisir la nuance. Il venait de gâcher un moment qui aurait pu, qui aurait dû être un moment merveilleux. J'avais beaucoup de mal à supporter Riley, mais là, c'était pire que d'habitude. Si j'avais été d'un tempérament sanguin, je l'aurais giflé... Il n'a pas fait attention à ma remarque, et il a regardé Ethan avec un air supérieur. Ça me donnait envie de lui arracher les yeux. Et cette façon qu'il avait de croire qu'il était irrésistible... Je me suis glissée entre Ethan et lui et j'ai croisé mes bras sous ma poitrine.

« Ethan va rester et toi tu vas partir. Il y a certainement tout un tas de filles qui n'attendent que toi. Va jouer avec ton harem et laisse tranquilles ceux qui ne veulent pas de toi. »

Il a eu un petit rire moqueur. Personnellement, je ne riais pas. Pas du tout. Riley et Ethan n'avaient aucun point commun, à part peut-être la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux. Encore que je préférais nettement Ethan à Riley. Riley a tendu une main vers mon visage et je me suis reculée rapidement. Lui, je ne voulais pas qu'il me touche. Mais alors pas du tout. Il a secoué la tête en désignant Ethan avec dédain.

« - Oh, allez, ne me dis pas que tu comptais laisser un junkie t'embrasser...
- Et pourquoi pas ? De toute façon je préfèrerais embrasser un cadavre plutôt que toi. Pour la millième fois, tu ne m'intéresses pas. »

J'avais failli dire que je préférais les blonds aux yeux verts, mais c'était faux et je n'avais pas envie de faire de la peine à Ethan, qui était bien le seul à me plaire d'ailleurs. Je voulais que Riley s'en aille, et vite. Même si je savais très bien que nous ne reprendrions pas là où nous nous étions arrivés. Riley a fait un pas vers moi, et moi j'ai reculé vers Ethan, pour lui signifier ma « préférence ». Il a serré les dents et j'ai cru qu'il allait se mettre en colère. Il a détaillé Ethan des pieds à la tête avant de sourire. Je me suis retenue de lui en coller une.

« On verra bien qui l'aura en premier, Jones, on verra bien... »

Riley a jeté un coup d'œil intéressé à ma « plastique », avant de partir en claquant la porte violemment. Je suis restée clouée sur place. Je n'osais pas bouger, je n'osais pas me tourner vers Ethan. J'ai eu un petit soupir de circonstance.

« Ce... Ce n'est qu'un imbécile, il ne faut pas faire attention à lui. »

La magie du moment c'était envolée, pour de bon. Le baiser ? Oublié... J'étais tout à coup mal à l'aise et j'hésitais entre deux choses : pleurer de colère et partir en courant.

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MessageSujet: Re: « And I'm tired of being alone... »{ ETHAN }   Dim 25 Avr - 16:52

Mes poings étaient serrés, et si je n’avais pas eu les ongles courts, je me serais sans doute enfoncé ces mêmes ongles dans la chair tellement mes poings étaient serrés. Ma mâchoire s’est crispée instantanément quand il a commencé à s’approprier Katarina. Elle n’appartenait à personne, qui se le tienne pour moi. Même si j’aurais aimé qu’elle soit à moi, que nos relations soient plus qu’amicales. Parce que j’étais fou d’elle. Et puis parce que nous avions failli nous embrasser. Katarina s’est levée et elle a toisé Riley comme s’il était le diable en personne, ce qu’il était en quelque sorte.

« Je ne suis pas ta princesse. Je ne suis rien du tout pour toi. Fiche le camp. Laisse nous tranquille. »

Elle venait de le rejeter Purement et simplement. Et ce n’était pas la première fois. Mais je savais qu’encore une fois il reviendrait à la charge. Il n’avait jamais abandonné l’idée de la mettre dans son lit. Comme s’il avait la moindre chance. Il semblait pourtant espère cela depuis des mois, même avant que j’arrive m’avait dit Aaron. Mais Katarina n’avait jamais cédé…. Il devait pourtant se faire une raison. Et puis, une femme comme Katarina on ne la met pas simplement dans son lit.

-Dégage Riley !!

Riley a rivé le regard vers moi, comme s’il me défiait. Il pensait vraiment avoir une chance….. J’étais prêt à lui foncer dedans, tellement son petit sourire suffisant m’agaçait et me mettait hors de moi, mais Katarina s’est interposée. Elle sentait sans doute que la situation était à deux doigts de dégénérer. De toute façon si ce n’était pas moi, cela aurait été Riley qui aurait lancé les hostilités.

« Ethan va rester et toi tu vas partir. Il y a certainement tout un tas de filles qui n'attendent que toi. Va jouer avec ton harem et laisse tranquilles ceux qui ne veulent pas de toi. »

Le message avait beau être clair, il a souri comme s’il se fichait pas mal de ce qu’elle disait. Il ne la respectait même pas…. Comment pensait il intéresser ne serait ce qu’une minute une femme comme elle ? Je ne prétendais pas être l’homme qu’il fallait absolument à Katarina. Mais si elle me choisissait, je ne comptais pas la prendre pour la jeter dans quinze jours. Je n’avais jamais été comme ca avant, même si les autres je ne les avais jamais aimés. J’ai fait un pas vers lui avant qu’il ne me désigne à Katarina d’un ton assez dédaigneux. Et avant que je n’ai le temps de dire quoi que ce soit, Katarina a pris ma défense.


- Et pourquoi pas ? De toute façon je préfèrerais embrasser un cadavre plutôt que toi. Pour la millième fois, tu ne m'intéresses pas. »

Je ne savais plus quoi penser (même si pour le moment tout ce que je ressentais c’était de la rage envers Riley) par rapport à Katarina. J’étais persuadé qu’elle était prête à m’embrasser quelques minutes auparavant et maintenant je me disais que si elle prenait ma défense c’était sans doute pour agacer Riley. Je savais qu’elle ne l’aimait pas et qu’en aucun cas elle voulait ne serait ce que l’embrasser. Riley m’a toisé encore plus de manière arrogante que d’ordinaire.

« On verra bien qui l'aura en premier, Jones, on verra bien... »

Ce n’était pas une compétition dont Katarina était le trophée non ? Enfin ca l’était dans un sens. Je savais que les autres avaient fini par abandonner l’idée de plaire à la jeune russe. Je faisais bien comprendre à certains qu’elle était à moi-même s’il ne s’était rien passé. Mais Riley ne lâchait pas l’affaire lui.

-T’as pas compris ce qu’elle te dit ? Dé-ga-ge !

Je l’ai regardé en relevant la tête et en bombant presque le torse un instant pour lui montrer que je tenais le pari. Et puis il a tourné les talons et il est parti. Nous n’osions pas nous regarder, ou nos tourner l’un vers l’autre. La gêne était plus forte que tout. Et j’étais persuadé qu’elle était gênée qu’il ait pu se passer quoi que ce soit entre nous.

« Ce... Ce n'est qu'un imbécile, il ne faut pas faire attention à lui. »

Je fixais le sol, me demandant comment faire pour me sortir de cette situation embarrassante.

-Je…je…oui….

Tout ce que je voyais pour le moment c’était que j’étais ridicule, à penser qu’une fille comme Katarina puisse ne serait ce qu’une seconde envisager une relation amoureuse avec moi.

-Excuse moi Katarina….A plus tard…

Je n’ai pas relevé la tête et je suis parti presque en courant. J’ai foncé directement dans ma chambre. Il fallait que j’y voie plus clair…. Et que je sois seul. C’était sans compter sur Lilly sur qui j’ai foncé dans le couloir et qui m’a forcé à lui parler. Cette charmante tête de mule qui je commençais a considérer comme ma petite sœur ne me laissait pas le choix. Aller parler à Katarina de ce que je ressentais pour elle avant le couvre feu ou alors elle comptait mettre les pieds dans le plat. Et je ne voulais pas passer pour un ado attardé…..
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