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 Lançons les dés | Alexeï

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MessageSujet: Lançons les dés | Alexeï   Jeu 30 Juin - 23:28

Quel ennui…

Je soupire, vipérine, en les regardant s’affrairer. Quel ennui. Pathétique petites âmes qui s’agitent. Et pourtant, je fais bonne figure, je souris, me rend utile, mais diantre ce qu’ils peuvent m’exaspérer. Une bande de pauvres créatures sans consistance. Entre le vieux qui court après sa jeunette en cloque jusqu’aux yeux. D’ailleurs, j’allais devoir supporter le cris des mioches si ils restaient là. Deux grecs aussi imbéciles l’un que l’autre a se coller comme des sangsues.

Le type avait un air niais des plus surfait a couver sa sœur et baver sur une blondasse aussi fade qu’un brin d’herbe, et la frangine avait tout a fait le type traumatisée de la vie que l’on a forcé a ouvrir les cuisses. La dessus, une gamine droguée jusqu’aux yeux, enceinte du gastéropodes grecs. Décidément, ils avaient la queue chaudes ceux là. Quel ennui. Je les regardais gesticuler en priant le ciel pour qu’ils s’étouffent avec leur propres conneries tant cela en devenait insupportable.

Ils m’agaçaient. Une horde de cloporte qui m’insupportais particulièrement. Songeais je en me servant un café avant de lever les yeux sur la porte. Tiens, le lombric russe qui ne cessait de roucouler après son bibendum de femme prête a mettre bas. La ligaturassions des trompes était pourtant chose courante de nos jours. Et a son âge, était il encore capable de procréer ?

Cependant, mon visage se fit avenant, et un sourire ombra mes lèvres. Un peu timide.

« Bonjour Alexeï. Vous voulez un café ? Il y en a du frais si vous voulez. »

Voix de miel, tranquille alors que je lui montrais la cafetière a gaz que je tenais d’une main. Il m'agaçait aussi celui là. Se prendre pour un manipulateur en puissance ? Laissez moi rire. Il ne savait pas ce que c'était que de tisser une toile, oserais je lui démontrer ?

Et bien puisque vous m’ennuyez, nous allons jouer.



Edit by Ethan: Attention au nombre de lignes Smile
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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Dim 3 Juil - 0:24

J'en avais assez. Je ne supportais tout simplement plus de rester près d'Inessa. Et il restait encore un mois et demi avant qu'elle n'accouche... Un mois et demi, c'était court, et pourtant tellement long !

Un mois et demi à la voir enceinte d'un enfant que je ne voulais pas, que je détestais déjà. Un mois et demi à m'écraser devant elle, à l'aider, la soutenir dans son épuisement perpétuel, parce qu'elle aurait pu être à terme que ça n'aurait pas été très différent. Et un mois et demi à crever de pouvoir tout simplement l'ignorer, l'effacer purement et simplement de ma vie, au moins jusqu'à que cette grossesse pourrissant notre relation se termine enfin. J'aurais voulu pouvoir me changer les idées en allant voir Katarina, mais je savais bien qu'il en était hors de question. Je n'avais même pas vu mon petit-fils, encore... J'étais toujours aussi furieux contre elle. Mais aujourd'hui, j'aurais voulu pouvoir passer outre nos différents et être capable de m'entendre avec elle.

Et puis je n'en pouvais plus de cette maison. Oh, elle était grande, ils ne nous auraient pas collés si nombreux dans une petite demeure, et nous avions de la place, mais nous n'avions aucune intimité. Finalement, pour ce qui était de la vie privée, cela ne changeait strictement rien aux galeries souterraines de New York. Aristide et Adonis, Diane et Tomas, Kaylhen et Lyzee, Inessa et moi, et enfin Meredith, une habitante d'Elizabethtown qui était seule ici avant et devais nous maudire tous les jours. A sa place, je nous aurais envoyés au diable pour carrément déménager, parce que franchement, entre habiter dans un manoir à neuf, ou une petite maisonnette tout seul ou à deux ou trois, le choix était très rapidement fait.

Je m'étais levé très tôt ce matin, justement afin d'échapper aux autres pour pouvoir prendre un déjeuner tranquille et ensuite une douche sans avoir à attendre des heures. Nous avions trois salles de bain, il nous en aurait fallu cinq. Et je soupçonnais fortement Ethan d'avoir mis tout ce petit monde au ban en sachant que cette maison-ci serait la moins plaisante à habiter, à cause du monde qu'il y aurait. Aristide, qui avait volé la femme d'Alexander, Diane avec son incapable de frère qui ne faisait que nous encombrer, Kaylhen, ado droguée avec sa petite sœur traumatisée... Et moi. Joie et bonheur.

Je m'arrêtai un instant à la porte de la salle à manger, me retenant de pousser un soupir. Meredith était déjà levée aussi. Discrète, effacée, je n'avais a priori rien contre elle mais il y avait à peu près cent pour cent des gens qui m'entouraient dont la seule présence m'agaçait, en ce moment. Je lui rendis son sourire, plus machinalement que par réelle envie ou même politesse. Je pris de quoi manger un peu, une tasse, et m'installai en face d'elle.

- Oui, merci.

Je bus une gorgée avant de ne pouvoir m'empêcher de lui demander :

- Franchement, Meredith, ça ne t'énerve pas qu'on soit coincés aussi nombreux ici ? Pourquoi tu ne vas pas ailleurs ? Personne ne t'oblige à respecter ce que veut Alexander.
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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Sam 9 Juil - 16:55

Gentil russe poli. Si c’était pas magnifique ? Si encore ils savaient tous a quel point je rêvais de les voir exploser leur petite vie si bien rangée ! En vérité, l’ennui commençait a me gagner et dans cette maison devenu refuge pour miséreux, j’entrevoyais brusquement un immense terrain de jeu. Pourquoi ne pas faire bouger tout ce beau monde ? Je voulais entendre des hurlements de colère, des portes claquées et des départs précipités.

Ils me bouffaient tous mon oxygène a me parasiter ainsi. Et j’étais sans arrêt obligée de faire ma petite dinde serviable. Cela commençait légèrement a m’agacer. Ils étaient tous aussi pathétiques les uns que les autres a courir après l’amour, le désir, la chaleur. Bande de cloporte. L’amour ne servait a rien, le désir n’était qu’un moyen d’avoir ce que l’on voulait, la chaleur ? Mmmh…j’étais une reine de glace, je n’avais nul besoin de chaleur. Mais telle une araignée, j’observais les actes de chacuns, leur réactions, m’amusait parfois de les voir si ridicule dans leur quête insensée. Comme lui tiens, courrant comme un bon toutou après sa femme enceinte. Il était amusant a ramper comme un serpent sans queue, castré direct. Et il faisait son grand vilain ! Oh j’avais entendu des rumeurs, mais a le voir là, on doutait franchement du bien fondée des rumeurs. Aussi inoffensif qu’un rat noyé le grand méchant slave. CA ? patron de la mafia russe ? Et moi j’étais une sainte vierge et offerte en sacrifice au démon pendant que l’on y était.

Je portais ma tasse a ma bouche, souriant un peu niaisement alors qu’il s’installait en face de moi avant de sortir une évidence. Mais non bien sur grand imbécile ! Je suis absolument enchantée de vous avoir a la maison ! J’adore les parasites dans votre genre, c’est bien connu ! Pourtant, je secouais doucement la tête, un sourire adorable aux lèvres.

« Parfois, je déplore un peu le manque d’intimité, mais on est tous logé a la même enseigne vous savez. »

Puis je déposais ma tasse sur la table. Abruti, je SUIS chez moi.

« Et bien en vérité, cette maison était a moi avant. Maintenant, je la partage volontiers, Alexander nous l’a demandé comme un service et puis…De vous à moi, cela fait du bien de voir de nouvelles têtes. »

J’entourais ma tasse de mes mains avant de lever un regard un peu innocent, totalement naïf sur mon vis-à-vis.

« Et vous ? Vous vous faites a la vie ici ? »


Si seulement tu pouvais t’étrangler avec ton café ce serait si réjouissant.

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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Lun 11 Juil - 1:31

A peine avais-je ouvert la bouche que je le regrettais. Je ne voulais pas parler, en réalité, et je préférais cent fois un silence un peu trop pesant ou gênant à une discussion qui finalement ne m'intéressait pas le moins du monde. De toute façon, je devenais de plus en plus amer et aigri ces derniers temps ; renfermé sur moi-même, je ne prêtais plus attention à personne, me contentant d'exécuter mes tâches tel un robot. Je n'étais pas enclin à la discussion, et encore moins avec une gentille petite chose comme Meredith. Elle avait ce même côté doux et naïf qui m'avait excédé chez Diane, qui m'avait poussé à la martyriser sans raison, simplement parce que je m'ennuyais.

Cependant, je n'avais pas l'intention de faire de même avec Meredith. D'une parce que comme elle me le faisait si justement remarquer l'air de rien, c'étaient nous qui étions chez elle. Et de deux... Je ne savais pas en fait, une espèce d'intuition, qui me disait qu'il valait mieux laisser ce joli agneau tranquille. De toute façon, je me fichais éperdument et de Diane, et de Meredith en ce moment. Je me fichais de tout le monde. Les seuls trouvant grâce à mes yeux étaient Katarina et, miraculeusement, Ethan... Ma fille était la seule capable de soulever une émotion en moi maintenant. Et penser qu'il avait fallu qu'elle manque mourir pour qu'Ethan et moi soyons capables de nous entendre me faisait froid dans le dos.

Je finis par reporter mon attention sur Meredith. Mon absence avait dû passer pour une simple réflexion à sa question, en réalité, pas besoin de réfléchir. J'étais enfermé pareillement. Je m'ennuyais pareillement.

- Être en plein air fait un bien fou après tant de temps passé dans des galeries. Et encore, je ne suis dans la Communauté que depuis quelques mois, quand je pense à ceux qui y étaient depuis deux ans... Et on se sent bien plus en sécurité de ne pas être à New York. Au moins, on connaît tout le monde. Vivre en autarcie est rassurant, quelque part.

Je lui mentais. Effrontément. La sécurité, je n'y croyais plus une seconde depuis l'attaque qu'avait subi Katarina. Et ces enfants enlevés... Cette jeune fille retrouvée morte... Cela ne m'atteignait pas vraiment, pas encore. Mais vis-à-vis de ma fille et de mes petits-enfants, je me sentais peu à peu, vicieusement, atteint par la même paranoïa qu'Ethan, qui me semblait désormais ô combien justifiée.

Je bus une gorgée de café. J'aurais préféré avoir du thé, en vérité... Et des blinis, tiens. Un vrai petit-déjeuner russe. Un violent mal du pays m'étreignit soudain. Je reposai brusquement ma tasse. Je ne parlais plus russe avec Katarina parce qu'elle était systématiquement collée à Ethan, et qu'elle ne voulait pas parler une langue que son mari ne comprenait pas devant lui. Quant à Inessa, n'en parlons même pas, nonobstant le fait que j'étais celui qui l'évitait, elle-même refusait de me parler russe. Le russe était notre intimité, notre bulle. Nous étions désormais trop distants pour la recréer.

- Enfin, en sécurité... Ça semble relatif ces derniers temps. Tu ne crains pas pas ces disparitions ? Ce ne sont que des enfants, mais une jeune femme a été tuée, quand même...

Mon regard perçant était posé sur elle, curieux de sa réaction, alors que je venais le plus sciemment du monde de lui rappeler qu'elle était une potentielle victime. Ou comment faire preuve de tact. Finalement, peut-être que j'allais essayer de m'occuper avec elle comme je me libérais de mon ennui avec Diane.
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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Mer 13 Juil - 23:31

En fait, je n’avais strictement rien a faire de sa réponse et c’est a peine si je daignais lui accorder mon attention. Mais disons que le toutou ruse pourrait faire un amusement assez intéressant…Jusqu'à ce qu’il m’ennuie évidemment. Et retenir mon attention demeurait du domaine de l’exploit. Enfin…il me répondait, faisons donc semblant de nous laisser prendre a sa magnifique conversation aussi creuse qu’une coquille d’escargot mort. Et encore je trouvais une coquille d’escargot plus subtile. Bref…Continuons a tisser une superbe toile qui l’enfermera et réfléchissons attentivement aux prochains mouvements. Et gnia gnia gnia gnia…Si il pouvait s’étouffer avec sa propre langue, cela m’arrangerait fortement, le regarder agoniser serait particulièrement distrayant. Non ? Non tout de même. Je hochais doucement la tête, peignant un sourire niais sur mon visage, enfin niais, n’allons tout de même pas si loin. Je savais très bien jouer les petites filles naïves et je me demandais si ce toutou russe serait assez idiot pour s’y faire prendre.

A priori ce fut le cas. Je portais ma tasse a mes lèvres, cachant un sourire adorablement vipérin avant de prendre un air un peu inquiet.

« Oui, j’ai appris pour votre fille. Va-t-elle mieux ? C’est terrible et quelque part, même si j’apprécie mon intimité, savoir que je ne suis pas seule est rassurant. »

J’eus un petit frisson parfaitement bien mimé et là, comme par miracle, Jared passa sous la fenêtre de la cuisine. Savez vous quelles sensations produisent des pièces en train de se mettre en branle ? une jouissance intellectuelle parfaite. Mon regard s’adoucit, s’emplit un peu de douleur. Pour une fois, la réputation de cet adonis un peu trop imbu de lui-même pourrait me servir allégrement. J’ajoutais a mon regard un peu de rêve, comme si je regardais quelque chose d’inaccessible, d’intouchable. Un soupir aussi léger qu’une aile de papillon passa mes lèvres avant que je ne batte un instant des paupières, reportant mon regard translucide sur mon vis-à-vis. J’étais curieuse de savoir si il était capable de discerner une faille et de s’en servir…Bien que dans ce cas précis…La faille était le piège.

« Je ne connaissais que très peu cette pauvre Emily… »

Comme malgré moi, mon regard revint a la fenêtre, attiré avant de revenir. Un léger sourire ombra mes lèvres pleines.

« Cela fait peur. »

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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Dim 17 Juil - 22:57

Qui n'avait pas appris pour Katarina ? Nous étions bien plus nombreux maintenant mais les rumeurs et les nouvelles filaient aussi vite qu'autrefois dans la Communauté, s'y ajoutant les intrigues d'Elizabethtown. On aurait pu penser que dans une simple petite assemblée comme celle-là, avec une vie uniquement consacrée à l'amélioration de nos moyens, nous n'aurions pas le temps pour les ragots. Mais non, quoi qu'il arrive, les hommes étaient toujours friands de ces histoires. Nous finirions par sombrer dans la débilité et l'obscurantisme des villages moyenâgeux d'autrefois si cela continuait... Si je n'avais pas eu Katarina, si j'étais resté le même que j'étais autrefois avec Armando, j'en aurais profité, j'aurais eu un gigantesque terrain de jeu. Mais cela ne m'intéressait plus. Je ne connaissais pratiquement personne, mis à part ceux qui étaient rattachés à ma fille d'une manière ou d'une autre. Et je ne voulais pas me compromettre auprès de Katarina, justement. Je l'avais suffisamment fait comme ça.

Alors pourquoi discuter avec Meredith, m'amuser de la voir s'effrayer ? L'ennui faisait ressortir mes mauvais côtés. C'était à cause de cela que je m'en étais pris à Diane. C'était à cause de cela que je riais intérieurement de voir Meredith jeter un regard aimant et souffrant à la fois à l'homme qui passa juste à ce moment près de la fenêtre. Allons bon, la timide petite fille était amoureuse ? Je rassemblai mes souvenirs, persuadé de le connaître. Je me demandais si je n'avais pas vu Jackson lui passer un savon l'autre jour. N'était-ce pas ce type qui ne foutait rien, persuadé que son physique devait lui épargner tout travail ? Un truc comme ça. typiquement le genre dont les filles naïves comme Meredith pouvaient tomber amoureuse. Je me retins de pousser un soupir d'exaspération.

- Je comprends. Enfin désormais, Ethan ne lâchera plus Katarina d'une semelle. Elle a quelqu'un pour la protéger, c'est plus rassurant.

Je lui adressai un sourire légèrement moqueur.

- Et toi alors, tu n'as personne dans ta vie ? Personne pour te protéger à part nous ?

Une jolie fille comme elle aurait pu faire des ravages si elle l'avait voulu. Comme Diane, d'ailleurs. Pourquoi étaient-elles timorées et incapables ? Pourquoi tombaient-elles toujours amoureuses du salopard qui se foutait éperdument d'elles ? J'en avais profité pendant vingt ans, me moquant ouvertement des filles les plus naïves, appréciant celles qui voyaient clair dans mon jeu mais se livraient à moi pour le plaisir de voir qui l'emporterait sur la fin. Inessa était un cas particulier. Désespérément amoureuse de moi mais connaissant parfaitement mon caractère. Pourquoi ressentais-je toujours ce besoin de jouer avec elle, alors que cela m'était passé pour les autres ?
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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Dim 7 Aoû - 22:45

Pauvre débile de russe. Plonge tête baissée tiens. Je baissai pudiquement les yeux, mimant un mal être totalement illusoire, une gêne que j'étais très loin de ressentir.

-Non...Personne.

Malgré moi, enfin, presque malgré moi, mais laissons le croire, je regardais de nouveau par la fenêtre.

-Il n'y a que vous tous et c'est vrai que ça a l'air totalement pathétique dis comme ça n'est ce pas.

murmurais je doucement avec un léger sourire résigné.

-Je vous envie parfois, même si l'écho de vos disputes se répercutent parfois, d'avoir une femme sur qui compter. Sans doute espérais je plus que je n'aurais jamais.

J'eus une moue contrite avant d'ajouter.

-Mais je ne veux pas vous ennuyer avec ça, après tout, qu'avez vous a faire de mes petits problèmes lorsque l'on voit ce que votre fille a subit. D'ailleurs, je ne vous ai pas félicité pour la grossesse de votre femme. Cela fait du bien de voir un peu d'espoir dans ce monde.

Mais bien sur, étalons la couche de sucre sur le dos de monsieur mafioso slave tiens ! A moins d'être sourde, il était presque impossible d'ignorer que leur couple était plutôt loin d'être solide. Evidemment, cela m'avait un peu amusée au début mais ça devenait lassant a force et ennuyant. La stratégie n'était pas totalement innocente, allons moi et innocence, c'était d'un risible ! J'avais deviné comme une étrange tension entre eux, mais il était difficile de déterminer quoi, les mots russes passant plus facilement leurs lèvres que l'anglais. Quel dommage ! Bref, il me semblait avoir trouvé une faille et je m'y engouffrais l'air de rien. Je souris doucement, affectant une douceur trompeuse dont ce cher Riley avait déjà fait l'expérience. Brave petit, il ne savait pas ce qui l'attendait mais cela ne saurait tarder, tout viens a point a qui sait attendre n'est ce pas. en attendant, amusons nous avec ce que nous pouvons. Malheureusement,j'avais l'impression que cela serait trop facile, mais cela m'amuserait le temps que cela durerait.
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MessageSujet: Re: Lançons les dés | Alexeï   Dim 28 Aoû - 14:18

Personne. Non, la jolie petite poupée de porcelaine trop timide n'avait personne, sans doute parce qu'elle se mettait à bafouiller dès qu'elle ouvrait la bouche en présence d'un garçon. Adorable. Stupide. J'avais toujours méprisé la timidité. Je trouvais cela absolument ridicule. Pourquoi avoir honte dès que l'on parlait en public ? Pourquoi ne pas avoir le courage de dire ce que l'on pensait ? Katarina, elle, y arrivait parfaitement bien, trop bien même à mon égard, songeai-je avec un rire intérieur jaune. Bon, ça y est, la conversation m'énervait, je m'étais amusé quelques secondes, maintenant on allait tourner court. Aujourd'hui était une journée de repos pour moi, et il me prenait la soudaine envie d'aller me recoucher. Pour échapper à Meredith, à Inessa, à Diane, et à tous les autres imbéciles errant dans cette maison.

- Non, ce n'est pas pathétique. Il faut juste avoir le courage de se lancer. Ce n'est pas toujours facile.

Tu parles. Pauvre idiote. En fait, elle me faisait presque pitié, mais je n'étais pas du genre à prendre les agneaux perdus sous mon aile. Je détestais ça. J'allais me lever quand elle prononça des mots qu'elle n'aurait jamais dû prononcer. Je parvins à garder le contrôle de mon expression, modulant ma voix pour qu'aucune tension n'y apparaisse. J'avais toujours excellé au jeu de la comédie, sauf devant une seule personne. Et j'étais très loin d'éprouver pour Meredith le même attachement que pour ma fille.

- Vous trouverez, il n'y a pas de raison. Vous êtes une très jolie fille, Meredith.

Je m'étais forcée à la complimenter pour ne pas lâcher mon amertume quant à ma relation avec Inessa et cela laissait un étrange arrière-goût dans ma bouche. Je n'avais pas envie de l'aider. Je n'avais pas envie de lui montrer qu'elle n'était pas obligée d'être si pitoyable et qu'elle avait tous les atouts pour plaire si cela lui chantait. Elle n'avait qu'à l'apprendre toute seule en étant moins timorée. Tant pis pour elle.

Je pensais qu'elle ne pouvait pas faire pire que l'allusion à Inessa. J'avais oublié que les félicitations pour une grossesse étaient de rigueur. J'aurais pu m'en satisfaire, remercier en hochant la tête et clore la conversation sur ça si j'avais été réellement le père. Sauf que la fureur remontait soudainement dans ma gorge à l'idée d'Inessa couchant avec Armando et que je ne pouvais simplement laisser passer une telle phrase. Stupide ? Assez paradoxalement, je ne voulais pas révéler qui était le père mais je ne cachais nullement que je ne voulais pas de cet enfant. Je m'en occuperais pour pouvoir garder Inessa près de moi, c'était la seule et unique raison.

Je me levai, contournai la table et posai les mains sur les épaules de Meredith.

- Merci. Très aimable à toi.

Je fis pivoter sa chaise afin d'être face à elle, la surplombant. Je n'avais même pas remarqué être passé au tutoiement. Je plongeai mes yeux bleu glace dans les siens et c'est à ce moment-là que je fus réellement l'idiot de service. Parce que c'est à ce moment-là que j'aurais dû deviner qu'elle n'était pas celle qu'elle prétendait être. Derrière l'émotion semblant étrangement surfaite de ses iris... ses yeux étaient exactement les mêmes que les miens.

- Mais tu sais, Meredith, parfois les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être.

Je relevai son menton de mes doigts, avec douceur mais fermeté.

- Parfois quelque chose censé nous rendre heureux ne fonctionne pas.

Comme la grossesse d'Inessa.

- Parfois une fille paraissant gauche et timide est en réalité belle, douce et forte.

Comprends-tu que je parle de toi ?

- Et parfois un homme qui semble amoureux est juste blessé par ce qu'a fait sa compagne, achevai-je.

Finalement, Meredith, je veux bien te prouver que tu peux être belle. Et toi, daigneras-tu me consoler ? Peu m'importait ce que penserait Inessa de cela. La jeune fille avait fait remonter toute ma rancœur contre elle et désormais, tout ce que je voulais, c'était lui rendre la monnaie de sa pièce.
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