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 Rencontre frontale | Samaël

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MessageSujet: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 11 Mar - 18:40

« Tu vas psychoter encore longtemps, dis ? » avait-elle asséné comme une idiote à un Jay tendu comme la corde d’un arc… Si elle s’était attendue à recevoir une telle beigne, peut-être se serait-elle abstenue.

Mais qu’est-ce qui lui avait pris, aussi ? Il était infernal depuis quinze jours, depuis… Bon, Chloé devait bien reconnaître qu’il avait de bonnes raisons de péter un câble. Quoi qu’il avait de la chance, trois ans plutôt il aurait chèrement payé son meurtre, alors que là il s’en sortait sans ennui autre qu’un dérangeant dilemme moral. Depuis qu’ils avaient été recruté par les hors-la-loi du Bronx, ils se promenaient tous avec des armes, mais c’était bien la première fois qu’ils comprenaient vraiment de quoi étaient capables leur joujou. Cruelle désillusion, et il avait fallut que ça tombe sur lui en particulier. Quoi qu’elle ne pouvait plus vraiment dire qu’elle était amoureuse de lui, il s’était passé trop de chose pour ça. Mais quand même, elle l’aimait bien.

Sa joue lui faisait affreusement mal, preuve s’il en fallait qu’il n’y avait pas été de main morte. Elle avait eu peur, sur le coup, qu’il ne continue, et à peine s’était-elle hissée sur ses coudes, sonnée, qu’elle avait senti ses bras échapper à son contrôle. De quoi la motiver à prendre le large le temps que la situation se calme dans l’Immeuble, si elle ne pouvait plus y crécher sans risquer une crise, ce n’était même pas la peine d’y penser. Déjà qu’elle avait du mal à le regarder en face depuis « l’accident »… Sur le coup, ça avait paru être une bonne idée… sauf que voilà, en cette belle année 2012, il ne faisait pas bon de se promener seule - et même seul, d’ailleurs - dans les rues en ruines de New York.

« Connard… » marmonna-t-elle faiblement en se tâtant la joue, alors qu’elle prenait à droite à un croisement sans même regarder où elle pouvait aller.

Un coup de vent lui glaça l’échine et l’encouragea à remettre en place écharpe et bonnet. Son manteau était déjà fermé, mais il semblait prendre un malin plaisir à ne servir absolument à rien. Chloé avait froid. Chloé était dans une ruelle déserte. Chloé était dehors en pleine nuit. Et surtout, surtout… Chloé n’avait nulle part où aller. Elle n’aurait pas du quitter l’Immeuble, elle n’avait fait que se mettre en danger. Et elle entendait déjà les plus crétins se moquer d’elle à son retour. « Alors, Chloé, déjà de retour ? Tu as eu peur de ton ombre, hein ? ». Elle entama un retour en arrière, se consolant en pensant à la gifle monumentale qu’elle flanquerait au premier qui lui ferait une remarque.

De retour au fameux croisement, elle refit le même virage en sens inverse, frôlant le mur pour gagner du temps et… une résistance mécanique de provenance inconnue la fit se retrouver sur les fesses. La rencontre avec le sol lui arracha un gémissement plaintif. Quel était l’abruti fini qui avait bien pu mettre une montagne sur le trottoir ? Relevant la tête, elle regarda, surprise, le joli brun qu’elle venait de percuter. Et alors que la mauvaise foi c’était faite femme en ce début de soirée, elle ne put retenir le début de sa remarque acerbe.

« Vous pouviez pas… »

Elle se tut d’elle-même, se rendant compte de ce qu’elle allait dire. Déjà parce qu’elle n’était pas sûre de savoir qui était rentré dans qui… Et aussi parce que ce mec pouvait très bien être un hors la loi. Ou un paria sans foi ni loi, ce qui revenait à peu près au même. Et il y avait le flingue, aussi... Pas réellement négligeable non plus. Au cas où, elle se recula légèrement avant de commencer à se relever.

« Plus personne n’utilise les trottoirs, de nos jours, et les gens arrivent quand même à se rentrer dedans. » commenta-t-elle cyniquement, sans prendre la peine de remettre sa mise en état.

Peu importe la poussière qui collait désormais à son manteau, il y avait plus urgent à traiter. Comme ce beau brun qui l’observait, et dont elle ne savait rien des intentions.


Dernière édition par Chloé Moreau le Jeu 11 Mar - 23:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 11 Mar - 23:43

Le dit beau brun que j'étais braquait son meilleur ami-beretta de son petit nom- sur une rousse. Vieux reflexe qui s'avérait utile ces derniers temps. Même une bimbo emmitoufflée dans un blouson trois fois plus grand qu'elle était une putain de menace potentielle. Non j'étais pas parano, un peu timbré mais foutrement pas parano. Quoique, ces derniers temps j'devais protégé mes miches que j'avais assez sexy d'ailleurs. Mais ce n'est pas le sujet. Bon, faut dire qu'a la décharge de la...gamine ? J'avais la tête dans l'cul depuis mon réveil donc forcément, j'avais pas les mirettes a leur place. Ca aussi ça pouvait être dangereux.

-Dis donc gamine, dans l'genre casse couilles tu te pose là, encore un peu et je prenais ta mignone petite gueule pour une cible.

Bon, prudence quand même, elle avait l'air d'un ange, mais sait on jamais, si une queue se planquait au milieu de son fessier. Je rangais beretta dans la ceinture de mon jean troué. Putain ça caillait quand même bordel ! J'me passais une main dans les cheveux en dardant l'éclat bleu gris de mes yeux sur la rouquine...euuh quoique ça tirait un peu sur le rouge.

-Qu'est ce que tu traine toute seule dans les parages ? Tu cherches des clients peut être ?

Ouais bon, elle n'avait pas l'air d'une putain, mais bon, avec s'te foutue guerre les moyens de subsistances étaient très limités donc écarter n'était pas a négligé. Romantique ? Moi ? Si peu. Nan mais avouez qu'on croisait de drôle de zigoto dans les parages.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 0:12

Chloé n’avait pas encore eut le temps d’avoir peur, et c’était une bonne chose. Surtout que ce n’était pas la première fois qu’on pointait une arme vers elle, au contraire. C’était même devenu presque une habitude, les hors la loi n’étaient pas réputés pour leur confiance exacerbée et ils avaient très vite - dès la préhistoire ? - compris qu’une belle arme était un moyen de dissuasion efficace. Il n’empêche que l’arme négligemment pointée entre ses deux yeux étaient exactement la chose qui l’avait faire demi-tour… L’ironie du destin peut parfois être mordante, n’est-ce pas ? Elle ne cilla même pas quand il lui parla, et pourtant, il y avait de quoi. La violence verbale était devenue omniprésente dans le nouveau monde. Après tout, quand on avait vu un immeuble frappé par un bombardement bien placé s’effondrer et écraser sous lui une dizaine de pauvres gars qui n’avaient rien demandé, forcément, on devenait moins patient.

Et puis bon, il reconnaissait explicitement sa beauté, c’était déjà ça. Ca aurait même été parfait s’il n’y avait pas eu le gros calibre, mais vu le bonhomme, il ne fallait pas trop en demander.

Elle retint le soupire de soulagement naturel qui lui vint quand il rangea son arme. Avoir peur était une bonne chose, ça maintenait en vie. Par contre, le montrer était une belle connerie qu’on ne faisait pas souvent deux fois. Soit parce que la première avait été assez traumatisante pour faire passer l’envie de recommencer, soit parce que… eh bien, trois mètres de terre et une planche de bois cachent plutôt bien les expressions du visage.

« Désolée, je ne voulais pas vous faire peur. » lâcha-t-elle, incarnation même de l’innocence ironique.

Elle ne se permit pas même un sourire, histoire de faire planer le doute. Fut un temps où elle se serait sans doute confondue en excuse, se serait enquis de l’état du pauvre homme qu’elle - qui l’ – avait percuté… Mais dans cette fameuse époque, il y avait peu de chance que le dit homme sorte un flingue pour s’assurer qu’elle n’était pas dangereuse. Les temps changeaient, les hommes suivaient. Combien de temps faudrait-ils aux hommes pour former de nouveau une civilisation à peu près cohérente ? Chloé doutait même que cela n’arrive jamais.

La question qu’il lui balança était pertinente, sinon élégante. Elle aurait pu lui expliquer en détail ce qui l’avait conduit à quitter l’Immeuble, mais à quoi bon ? Son histoire était tragiquement banale, et elle n’était pas du genre à étaler sa vie privée au premier beau gosse de passage. C’était aussi dangereux que montrer sa peur, peut-être même pire. Il n’empêche qu’il s’était montré un brin méprisant une fois de trop, et qu’elle passa naturellement au tutoiement. De toute façon, le vouvoiement n’avait plus de sens depuis un bon moment.

« Tu dois avoir autant de succès que moi, si tu dégaines toujours à la même vitesse. »

Chloé n’était pas à l’aise. Sans savoir pourquoi, elle avait déjà posé une étiquette « Dangereux. » sur son front, et cela ne voulait rien dire de plus que « Fuir ». Sauf qu’une telle réaction était surement la pire des choses à faire. C’était un peu comme les animaux, il ne fallait pas les quitter des yeux. La race humaine dans sa totalité était devenue un ensemble hétéroclite de meutes de chiens enragés, de toute façon.

« On fait quoi ? J’imagine que tu ne vas pas me descendre… » Elle lança un regard soupçonneux à l’arme. « Plus c’est gros, plus c’est bon, hein ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 0:30

-Brrr..tu es terrifiante.

Me moquais je, quoique, j'en avais croisé des pépés pas commode. Elles savaient en général tirer partit de leur putain d'atouts silliconnés. La sillicone valley n'était pas ce que l'on pensait en général. Ouais...Bref, la rouquine avait quelques griffes un peu faiblarde quand même. Tsss...On avait pas idée d'allumer n'importe qui comme ça. Un éclair sournois traversa mon regard a la même vitesse qu'une putain de sale idée de merde, de celle qu'il n'y avait qu'un gars comme moi pour avoir. Gamine usait du double sens avec un j'm'en foutisme assez incroyable, zyva le vieux complexe de merde qui consistait a prendre un flingue pour une extension d'une bite. Y avait que les pucelles pour réagir comme ça, quoique...les salopes le faisaient aussi dans l'espoir d'un coup vite tiré.

-Ouuuh...Nan mais dis moi, faut le dire si tu veux un tit coup vite fait, je suis très open. On fait quoi ? T'occupe baby, je me charge des réjouissances.

Fis je avec un sourire qui avait tout du prédateur vampirique anciennement nommé Edward, sauf que j'étais un poil plus pervers que ce puceau dentu. Je tendis une main et la choppais par le col. J'avais assez vu faire les connards de service pour savoir exactement ce que devait exprimer mon visage. Genre un désir malsain et pervers, limite sadique, ouais, Sade aurait été ravi de ma petite comédie. Vu la carrure, je n'aurais donc aucun mal a l'entrainer vers une petite ruelle, ce que je fis allégrement avec un large sourire.

-Comment résister a une telle proposition, madame réclame mon calibre ? Faut faire une comparaison ? Je suis ton homme, si, si.

Fis je presque trop gentil pour être honnête en la plaquant contre un mur crade et enfilant une main impérieuse sous son pull. Bon, certes, elle était bien foutue mais j'avais pas réellement l'âme d'un violeur. Ok, j'en avais l'air, mais je donnais juste une leçon...a ma façon. J'étais un professeur a chier parce que trop bon dans mon rôle.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 6:50

« Eh mais… Lâche-moi ! »

Mais qu’est-ce qu’il foutait. Agrippant par reflexe la main puissante qui s’était saisie de son col, elle y planta ses ongles, avec la ferme attention de le faire lâcher. Sauf qu’il ne semblait pas être du même avis, et avant qu’elle n’ait eu le temps de pousser son premier cri, il commença à l’entraîner à sa suite. Mais bordel, pourquoi était-elle aussi conne ? Pourquoi avait-elle du le provoquer de la sorte ? Elle lui avait collé l’étiquette au fond, pourtant, elle s’était bien rendue compte du danger qu’elle représentait. Et même ça ne l’avait pas empêché de lui balancer des sous-entendus minables comme si de rien était. Conne, juste conne. Elle aurait du se confondre en excuse, et tant pis pour l’affront du flingue.

« Mais putain… ! Tu vas me… »

La voix avait perdu toute assurance. On ne jouait plus, elle ne répondait plus à la provocation par la provocation, comme elle le faisait avec la bande de l’Immeuble. Car si eux allaient bien souvent plus loin dans les paroles, jamais avant Jay ils n’avaient porté la main sur elle. Elle renâclait, tentait par tous les moyens de s’échapper, comme une jument qu’on aurait voulu mener là où elle ne voulait pas. Elle s’arquait sur ses jambes, le regard un peu fou, la peur au ventre. Le stress faisait battre son corps à mille à l’heure alors que l’adrénaline se déversait dans son sang et la boostait littéralement.

Son pied gauche fit un écart sur la direction prévue et, surprise, Chloé manqua de s’effondrer au sol. Non, elle ne devait pas avoir de crise, pas maintenant !

« Enfoiré ! » balança-t-elle, en français dans le texte… mais l’hystérie palpable de sa voix faisait perdre pas mal de sa valeur à l’insulte qu’il n’avait même pas du comprendre.

Elle finit dans une petite ruelle, coincée entre un mur et le connard qui se jouait d’elle. Pourquoi avait-il fallut qu’elle rencontre un tel morceau ? Pourquoi Jay l’avait-il frappée ? Elle faillit avoir un haut le cœur quand des mains froides se faufilèrent sous son pull, et elle détourna la tête en fermant les yeux, réprimant par la même occasion les larmes qui venaient chatouiller ses cilles. Sa jambe gauche fit prises des tremblements qu’elle commençait à bien connaître, et elle reporta par reflexe tout son poids sur la droite.

« Pitié… Arrêtez ! Vous êtes malades ou… » Fou comme il était facile de faire voler en éclat la façade d’assurance de Chloé. « Je vous… en supplie… »

Elle avait beau tenté de le repousser, rien n’y faisait, il était solidement campé sur ses appuis et ne semblait pas vouloir en bouger. Et ses mains étaient toujours sur elle… Non, elle ne voulait pas, ne pouvait pas, c’était impossible. Ses yeux se révulsait, de dégout et de peur mêlée. Et puis sa crise s’étendit à sa jambe droite, seul piller qui lui permettait encore d’être debout. Privée de tout équilibre, elle s’agrippa où elle put alors que ses membres inférieurs ne la portaient presque plus. Sans son « agresseur », probable qu’elle se soit effondrée, mais il devait désormais la porter à bout de bras. Elle ne put retenir cette fois le sanglot qui lui brûlait la gorge.

Vu comment c’était parti, elle allait passer un mauvais quart d’heure, le pire de sa vie. Si elle s’en sortait, probable qu’elle ne sorte plus jamais de l’Immeuble. Comme la bâtisse en ruine ressemblait d’un seul coup au paradis sur terre - ou en enfer, c’était la même chose maintenant.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 8:02

-Je vous en supplie...singeais je d'une voix contrefaute de fausset, elles disent toutes ça. C'est même plus originale.

Ah vieille réplique de série B ! J'avais toujours rêvé de la sortir celle là. Bon faut dire que là, je méritais un Oscar vu la tête qu'elle faisait. Ah tiens, j'avais pas fait gaffe a ses yeux...Couleur plutôt inhabituelle ouais, ou alors c'était la panique. Bon j'en étais où dans mon texte moi ? Je passais en revue ma mémoire. J'avais un faible pour les films avec Eastwood, genre inspecteur Harry. Ouais, ça datait de mathusalem mais c'était pas fait pour faire réfléchir et en rentrant du boulot, c'était sympa.

Bon par contre, j'me demandais soudain si mon charme légendaire venait d'opérer sans même que j'm'en rend compte mais la voilà qui s'accroche a moi telle une sangsue. Bon, alors soit c'est une adepte des viols soit...elle est folle de moi. Ceci dit, les deux options me paraissaient peu plausible, en tout cas, j'avais l'effet désiré, gamine était a peu prêt folle de terreur, a telle point qu'elle tenait plus sur ses gambettes. Ben dis donc, j'me pensais pas aussi crédible quand même ou alors j'étais né avec une tête de violeur en puissance mouais, pas sur quand même. Bon, c'était sympa de me réchauffer les phalanges sous son pull mais il était temps qu'elles rentrent dans leur pénates. En tout cas, aucun reflexes d'autodéfenses la gamine, elle était pas sortie de l'auberge. Je soupirais en la saisissant sous les aisselles pour la remettre sur des guiboles qui partaient dans tout les sens, evidemment, elles n'étaient pas coopératives les cannes. Ben vala, a trop bien jouer mon rôle, elle était carrément hs, bravo Samy, tu ira loin dans la vie !

-Et ben t'es pas prête de me coller un coup de pied dans les castagnettes.

Fis je affligé par si peu de reflexe d'autodéfense. Bon, alors soit je la jettait sur mon épaule, soit je la laissait s'assoir par terre, allez zou, deuxième option. Je m'accroupis a la suite, fouillant dans les poches de mon blouson a la recherche de mes clopes de contrebande, tiges que je trouvais dormant au fond de ma poche interne. Une tape au cul et une cancerette pointa le bout de son nez. Je choppais le filtre entre mes dents, allumais l'usine a goudron et mattais la rouquine.

-Leçon numéro ouno, Gamine, va pas taper plus bas que la ceinture quand tu sais pas a qui tu as a faire. Avoir de la gueule c'est bien, mais quand t'as rien dans le calbut pour aller avec, c'est suicidaire.

Balançais je avec un sourire moqueur pendu sur mes lèvres.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 17:03

Chloé n’avait pas vraiment la tête à plaisanter, aussi ne releva-t-elle pas la piètre imitation de son agresseur, préférant plutôt essayer de s’en débarrasser… sans aucun succès, il fallait bien l’avouer. La panique l’empêchait de réfléchir, et il savait ce qu’il faisait, bloquant ses bras qui ne pouvaient dès lors plus permettre à ses ongles de griffer décemment. Un chaton aurait été plus efficace, et la jeune femme n’était même pas sûr d’avoir été jusqu’au sang ne serait-ce qu’une fois. Elle ne prit pourtant pas le temps de se morfondre sur sa piètre performance, elle avait mieux à faire, comme se raccrocher désespérément au cou du porc qui laissaient trainer ses mains là où elles n’avaient rien à faire. Tomber dans les bras de son agresseur… La désillusion était cruelle, en vérité, et tout autant que l’horreur de la situation, le constat qu’induisait sa foutue crise était responsable des larmes qui commençaient discrètement à perler aux coins de ses yeux fermés. Chloé ne pouvait pas se permettre de se retrouver en danger. Qui disait danger sous-entendait stress, et stress impliquait invariablement crise, et donc incapacité de s’enfuir. Elle l’avait toujours su, mais voir la théorie se confirmer par la pratique était comme un coup de massue sèchement donné à l’arrière du crâne.

Elle ne se rendit pas toute suite compte qu’il rangeait ses doigts et plaçait ses mains sous ses aisselles pour la soutenir. Allons bons, qu’allait-il faire, désormais ? Il avait surement remarqué la gigue endiablée des jambes de sa victime, et avait décidé de jouer un peu. Comment ? Chloé ne voulait même pas le savoir, tout ce qu’elle espérait était se réveiller, blottie dans les bras de Jay, pour se rendre compte qu’elle avait déjà une heure de retard sur les techniques de programmations avancées de C. Mais il n’y avait plus de cours, et encore moins de Jay, le jeune homme avait complètement perdu les pédales depuis le début de la guerre. Foutue guerre.

Persuadée que bien pire l’attendait si elle ne réagissait pas, elle tenta de le repousser, mais il ne l’entendait pas de cette oreille. Il se moqua d’elle, arguant le fait qu’elle aurait du s’attaquer à ses testicules pendant qu’elle le pouvait encore. Elle en aurait ri, si elle n’avait pas été certaine que cela ne l’aurait pas fait passer pour une hystérique. Qu’il essaie d’envoyer un genou quelque part quand une jambe n’en faisait qu’à sa tête. Celle qui restait en état était plus occupée à soutenir le poids du corps qu’autre chose. Il ne se laissa pas troubler par le silence entrecoupé de sanglots qu’il obtint pour seule réponse et… l’assit au sol. Comme ça, sans rien faire d’autre. Ramenant ses jambes tremblantes et hors de contrôle contre elle, elle garda une main fermement serrée sur un mollet. Les muscles sous ses doigts frémissaient, tremblotaient, s’emballaient, complètement perdus, largués même par les ordres contradictoires d’un cerveau que l’adrénaline avait rendu fou. A chaque fois, cela lui faisait la même impression… celle de saisir les jambes d’une autre. Mais non, il s’agissait bien des siennes, qui ne semblaient pas prêtes de se calmer. Elle avait l’habitude, il lui faudrait quelques minutes pour que tout rentre dans son ordre. Et encore, elle doutait que quoi que soit s’arrange tant que le fou furieux serait à ses côtés.

« Leçon numéro uno ? » répéta-t-elle, incrédule, la voix un brin aigue par rapport à l’habituelle.

Il se foutait d’elle ? Une leçon, quelle leçon ? Il avait pris son pied à imiter un violeur ? Dire que Jay lui faisait peur, à se comporter comme un mini-psychopathe…

« Vous vous… C’est pas possible, c’est une blague ? »

Elle ne pouvait pas le croire, c’était trop gros, trop énorme pour être possible. Elle ramena encore un peu plus ses jambes contre elle, alors que le tremblement s’intensifiait légèrement. Respirant un grand coup, elle tenta de se calmer. Elle n’avait qu’une envie, prendre ses jambes à son coup… Sauf qu’elle ne pouvait pas, et qu’elle était obligée de supporter sa présence. Deux minutes plus tôt, elle regardait sans sourciller un mec d’une bonne tête de plus qu’elle, au moins… Comme quoi, deux minutes, on avait beau dire, c’est loin d’être « rien ».

« Mais d’accord ! Leçon numéro un, j’ai compris ! Plus rien ne vous retient ici, vous pouvez partir… »

Suppliante, Chloé ? Peut-être un brin.


Dernière édition par Chloé Moreau le Ven 12 Mar - 18:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 17:44


Je soufflais gentiment la fumée de ma clope de contrebande dans la jolie frimousse de la naine avec un léger sourire en coin.

-Ouais, nan, t'as rien comprit en fait.

De la main, je lui tatais le mollet qui tressautait dans ma main, genre, elle était branchée sur du 200V.

-Vu l'état de tes gambettes, t'irais pas loin ou tu ferais une « cible open a tout » très convainquante.

Je devinais qu'elle ne pourrait même pas tenir debout. Pauvre choupinette arc en ciel que voilà ! La clope au coin du bec, je me relevais, fit craquer mes reins, putain, un vrai vieux machin, mon dos me faisait morfler en ce moment, bref, je tendis une main vers le bas, choppa Gamine par le blouson pour la relever et...Non, je ne suis pas un ouf...quoique, des fois j'me demande si j'ai pas un neurone en moins, voir plusieur milliers. Enfin, tout est il que je choppais la gamine donc, la mettant sur pied d'une main. Vache, elle pesait aussi lourd qu'une crevette anorexique ! Et d'un mouvement souple, la balançait en sac a patate sur mon épaule. Ses petits poings habilement placés pour qu'elle puisse prendre mon dos pour un Djambé si ça lui chantait, sans que j'ai mal. Tiens, j'me faisais l'effet d'un cro magnon des cavernes, c'était sympa ce retour aux sources. Un bras enroulé sur les fesses de la demoiselle, la clope au bec et le sourire aux lèvres, je commençais gentiment a marcher en direction de mon chez moi.

-Nan mais franchement, on a pas idées...

marmonnais je dans ma barbe tout en tapotant le fondement de la demoiselle au rythme de mes pas.

-Bon t'affoles pas Gamine, j'vais pas attenter a ta pudeur, les pucelles s'pas mon truc, mais vu ton état, t'ira pas loin.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 18:51

Par reflexe, Chloé détourna le regard quand la fumée sadique vint chatouiller son visage, mais pas assez vite et elle toussa légèrement. Bordel, elle se ferait jamais à la clope, comment pouvait-on prendre plaisir à faire circuler dans son système respiratoire autant de saloperies ? Et si encore c’était agréable… Mais elle avait cru s’étouffer la seule fois où elle avait essayé, et elle en était arrivée à la conclusion simple que ce n’était tout simplement pas pour elle. Une fois que le poison en suspension dans l’air se fut dispersé - bon, c’était peut-être un poil exagéré, comme les campagnes françaises du ministère de la santé avaient fait leur petit effet - elle darda des yeux mi-effrayés mi-révulsés vers la cause de tous ses soucis. Elle n’arrivait même plus à le trouver beau, tiens. Juste… psychotique.

« Ecoutez, je… » commença-t-elle, mais elle se raidit alors qu’il la touchait.

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était déjà bien trop. Le souvenir de ses mains sous son pull était encore trop vivace pour qu’elle accepte sans broncher de les revoir ne serait-ce qu’effleurer sa peau. Il devait aimer ça, montrer à une femme incapable de tenir sur ses jambes à quel point il était plus fort qu’elle. Vraiment, les hommes étaient descendus bien bas, il ne leur en fallait plus beaucoup pour prendre leur pied.

« Mes "gambettes" vont très bien, merci. » répliqua-t-elle un brin sèchement, mais le jour où elle prendrait légèrement quoi que ce soit ayant un lien même infime avec sa maladie n’était pas encore venu. « Je suis sûre que dès… EH !? »

Le glapissement de surprise qu’elle lâcha était un trésor du genre, et aurait sans doute mérité une quelconque récompense tant il venait du fond du cœur. S’accrochant des deux mains au bras qui la soulevait, elle tenta de battre des jambes, de le frapper, n’importe quoi pour qu’il la lâche… Mais c’était peine perdue. Ses membres inférieurs restaient des poids morts, tous juste bons à danser la carioca pendant qu’elle se faisait rudoyer par… Mais, putain, qui était donc ce taré ?

« J’ai compris, je vous dis ! »

Elle échappait au viol, et voilà qu’il recommençait pour… quoi ? Qu’allait-il donc lui faire ? L’enlever était plutôt inutile, après tout il y avait peu de chance qu’il puisse en tirer quelque chose, et il le savait. Chloé recommençait à paniquer, pauvre femme rendue impuissante face au premier barbare venu. Mais il fallait quand même avouer qu’elle n’avait vraiment pas de bol. Son premier reflexe fut de se défouler sur le dos, laissant ses poings frapper le blouson sans que sa « victime » ne semble gêné le moins du monde.

« Reposez-moi par teeeeeerre ! »

Comme la solution classique ne fonctionnait pas - avait-elle fonctionné un jour ? - elle tenta une variante, se saisissant du blouson et tirant dessus… Il lui suffisait d’arriver à dégager le moindre cm² de peau, et il verrait pourquoi les femmes avaient des ongles, tiens ! Sauf que la position dans laquelle elle se trouvait n’était pas des plus confortables, et qu’elle s’épuisa plus qu’autre chose. Comme agacé, le rustre lui affirma qu’il ne faisait que la mettre à l’abri. Le culot ! Il aurait au moins pu demander si elle en avait envie. Pourtant, elle se força au calme. Elle était coincée tant que ses jambes n’en feraient qu’à sa tête. Elle espérait qu'il prenait au moins un certain plaisir à l'humilier... histoire que toute cette mascarade serve au moins à quelqu'un.

« Notez que je ne veux pas "aller loin". Mais comme vous semblez avoir décidé pour moi... Je peux connaître votre nom ? » lâcha-t-elle tout de même, acerbe, la tête contre son blouson.

Il était chiant… Bordel, il lui voulait quoi ?
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 19:15

-Samy , chérie, Samy...Quoique, tu peux me donner du connard, j't'en voudrais pas.

Fis je conciliant. J'étais gentil non ? Bon pas très civilisé, mais gentil. La rouquine avait dut tenter un griffage de dos, genre mon dos c'est un griffoir. Oula, je faisais dans la redondance tiens. Comment je connaissais ce mot d'ailleurs ? Etre flic n'a jamais eut comme condition d'avoir un anglais parfait. Suffisait de savoir dire j't'emmerde, j'te fourre ma b*** là où tu pense...Euuh..Très poétique. Bref, c'était une petite chatte en chaleur, enfin style parce que je devais bien avouer qu'elle était pas super ouverte a ma clef.

On avait une putain de chance de ne pas tomber sur une bande de petit connards prétentieux s'autoproclamant « Caïds » du secteur. J'aurais été obligé de les calmer a coup de pruneaux et pas d'Agen.

-T'étouffe pas avec mon blouson et évite de baver d'sus j'y tiens !

Déclarais je avec une tape sur le fessier de la demoiselle, fessier très ferme je devais en convenir tiens...

-Tu fais du sport ?

Bon j'avoue, c'était un poil hors contexte, mais franchement, j'étais curieux. Un cul pareil, ça s'entretenait quoi ! Non vous trompez pas, j'étais sincèrement admiratif devant ce fessier admirablement rond et ferme. Genre Jenifer Lopez...Ah nan, mauvaise comparaison, Jeny, elle pouvait tenir une tasse et sa soucoupe sur son cul, et je doutais que « chevelure de feu » en soit capable.

-Bon, je vais te présenter Ninie, alors sois polie !

Dis je en pénétrant dans l'immeuble que j'habitais et en commençant a grimper les escaliers...et en faisant de petits sauts pour les escaliers qui n'existent plus.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 20:02

Samy… Samuel ? A priori, Chloé ne voyait pas beaucoup d’autres possibilités, et ce n’était pas comme si cela l’intéressait vraiment. Il s’était présenté en « Samy » et il serait donc Samy… Du moment qu’elle puisse en parler d’une autre façon que « connard », « rustre », et autre « taré ». Car même si ces adjectifs étaient tous vrais, ils finissaient par être redondants. Et puis, appeler quelqu’un par son prénom était toujours plus convivial. La situation devenait lentement mais surement… étrange. Mis à part ses jambes flageolantes, Chloé ne bougeait plus d’un cille, attendant que les choses s’arrangent… Soit parce que sa crise prenait fin, soit parce qu’il lui faisait enfin le plaisir de la reposer par terre. Dans tous les cas, il n’y avait qu’un maître mot : attendre. Après quelques secondes silencieuses, il finit par lui demander de faire attention à ne pas baver sur son blouson.

« Fallait y penser avant. » lâcha-t-elle, sans rien dire de plus. Elle caressa l’idée de faire exactement le contraire, mais elle avait déjà vu de quoi il était capable et ne tenait pas à retenter l’expérience. « Et arrêtez de vous laver les mains sur mes fesses comme ça ! »

Elle n’en pouvait plus. Elle était humiliée, ballotée comme un véritable sac poubelle sur l’épaule du pire abruti qu’elle n’avait jamais rencontré, elle sentait à peine ses jambes et il fallait qu’en plus Samy s’amuse à jouer du tam-tam sur son postérieur. Non mais vraiment… Elle se redressa légèrement quand il lui demanda si elle faisait du sport, se servant du blouson comme support et tant pis si pour cela elle devait le saisir à pleines mains, le froisser et… y enfoncer légèrement les ongles ? Ouais, c’était de bonne guerre. Se tordant la tête, elle tenta de le regarder, mais ne put que fixer sa nuque. De guerre lasse, elle se résigna à regarder autour d’elle.

« Putain mais à quoi tu joues ? » marmonna-t-elle, en français histoire d’éviter de quelconques représailles. Quoi que parler une langue étrangère était toujours suspect mais elle n’était plus à ça près.

Ils finirent par pénétrer dans un immeuble, et il lâcha en même temps qu’il allait la présenter à sa Ninie. Chouette, ça lui faisait une bonne jambe. Comme si Samy n’était pas déjà un cas, il fallait qu’en plus il lui présente sa petite bande. Elle voyait déjà l’allure de la Ninie en question, tiens… Délurée, brune à tous les coups, surement droguée. Une prostituée ? Ca ne l’aurait même pas étonné, tiens, c’était bien le genre, vu la façon dont il pouvait traiter les femmes.

« Promis, je serais sage. »

La bonne nouvelle était que ses jambes s’apaisaient. La droite, en tout cas, avait cessé son tango, et la gauche était en bonne voie de guérison. Encore quelques minutes, et elle pourrait se mettre debout, le « remercier pour son aide » et se tailler vite fait. Parce qu’elle ne comptait pas rester dans cet immeuble moisi, le sien au moins avait toutes ses marches. Alors que ses bras et son dos commençaient à la faire souffrir, elle se laissa retomber et redevenir le parfait sac de patate.

« On arrive bientôt ? »

Elle n’avait pas pu s’en empêcher, mais il aurait pu essayer de négocier ses petits sauts de cabris de façon un peu plus douce, quand même. La position qu’il lui avait imposée n’était pas la plus confortable qui soit, et elle rêvait d’un canapé dans lequel se vautrer.

Il allait payer. Elle ne savait pas comment, mais il allait voir. Parole de Chloé.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 21:15

-Le jour où je croirais une femme sur parole n'est pas encore arrivé, Gamine.

Parolééééé paroléééé paroléééééé...Comme le chantait une pétasse blonde qui a finit par sauter par la fenêtre...Ah non, elle s'est shooté au medicament...euuuh....Bref, on s'en fout !

-Enfin, si tu es une femme bien sur.

Je m'amusais comme un p'tit fou, je l'avoue. Finalement, ma soirée maussade et fade se transformait en franche poilade ! Quoique, pas sur que mistinguette aime mon sens de l'humour...Petite coincée va ! Songeais je en pouffant tout seul comme un con. Deux seconde plus tard, je fourais ma clé dans...la serrure, (vous pensiez a quoi bande de pervers ?! ), enfin MES clés dans LES serrures, oui j'en avais plusieurs, arme secrète !

Je débarquais donc victorieux avec mon trophé dans mon petit salon cossu. Un cri suraigu m'acceuillit et je vis arriver Ninie la belle, la seule l'unique a ma rencontre. Alors sachez que Ninie était une beauté de putois ! Capricieuse, hautaine, bref, la femme de ma vie...Sauf que la dite femme était d'une jalousie maladive. Que voulez vous, c'est ça d'être le seul et unique d'un putois vous ne pouvez pas comprendre. Donc, à peine avais je posé la rouquine par terre, non sans la lacher, elle n'avait pas l'air sure sur ses pattes, que Ninie se jeta sur elle. En fit le tour d'un air concentré et...décreta que c'était une...menace !

-Ninie ! Non !

Aïe, comme toute femelle qui se respecte, Ninie n'écouta pas son mâle, c'est a dire moi et se retourna subitement. Bon, on pourrait croire qu'elle allait s'en aller, fiere et hautaine mais MOI, je savais ! La queue dressée dans un frémissement prétentieux, Ninie lacha son...doux parfum....Mélange subtil de putréfaction et de pain rance sur....le jean de la gamine....Ouf ! Bon, au temps pour moi, son parfum n'était pas prêt de m'exciter la nouille.

-Bon, t'es bonne pour oter ton falzard.

Balançais je avec un large sourire un chouilla pervers.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 21:59

Garmine… Franchement, est-ce qu’elle avait l’air d’une gamine ? Bon, d’accord, elle était plus jeune que lui, mais elle n’allait pas le considérer comme un grand père ridé. Mais de toute façon, il avait déjà largement prouvé qu’il était un connard fini, alors ce n’était pas pour une marque de mépris de plus qui allait s’offusquer. Mais comme il ne semblait avoir aucune limite, il continuait sur sa lancée… et l'entendre douter de sa féminité alors même qu’il avait été vérifié par lui-même du bout des doigts si ses seins n’étaient pas deux oranges était incroyablement vexant. Mais c’était fou ça, elle lui avait fait quoi pour mériter un tel acharnement ? Parce qu’à part lui rentrer dedans, elle ne voyait pas. Et c’était clair qu’une bousculade où elle avait été la seule à tomber méritait de se faire pointer le canon d’un flingue sur sa jolie frimousse, de se faire entraîner dans une ruelle sombre, de subir une fausse tentative de viol, de se faire porter comme un vulgaire sac à patate et de se faire rabaisser en permanence.

« Vous êtes sûr que vous n’avez pas un problème avec la gente féminine ? » plaça-t-elle placidement.

Il était peut-être gay, en fait. Ca aurait expliqué beaucoup de chose. Ou peut-être qu’il n’avait jamais touché le corps d’une femme et qu’il profitait de l’occasion pour se faire une éducation. C’était bien sa chance, tiens, voilà qu’elle servait de sujet pour un TP grandeur nature. A l’occasion, et dans de meilleures conditions - genre, confortablement avachie dans un canapé - elle lui expliquerait quelques petits trucs utiles pour séduire une femme. Comme, par exemple, ne pas la prendre pour une conne du début à la fin.

Quand il s’arrêta enfin, elle ne put retenir un soupir de soulagement. Pour son plus grand bonheur, ses jambes s’étaient enfin calmées, ce qui ne voulait dire qu’une chose : aussitôt ses pieds toucheraient le plancher des vaches, aussitôt elle entamerait sa fuite. Une fuite longue, haletante, qui l’entraînerait loin du pire Samy de l’histoire des Etats Unis. Du monde, même, pour ce qu’elle en savait. Dès qu’ils pénétrèrent dans la pièce, un couinement fit office de sonnette… Original. Elle chercha quelques secondes son origine mais fut bien vite interrompue dans son expectative. Cro-Magnon posait sa récolte au sol, et ce n’était pas pour lui déplaire.

Elle tenta bien de tenir debout d’elle-même, mais c’était sans compter la faiblesse inhérente à ses crises. Finalement, l’autre débile n’était pas si à côté de la plaque que cela, car il ne la lâcha pas, et même si elle le haïssait déjà, elle était bien contente d’avoir un bras, une épaule, mieux, un couillon sur lequel s’appuyer. Sauf qu’il fallait qu’il gâche tout en criant.

« Quoi, Ninie ? Elle est là ? » demanda-t-elle, irritée, dardant son regard sur la pièce.

Il se foutait encore d’elle… Il n’y avait personne dans ce foutu appart’. Juste eux, et c’était déjà une personne de trop - elle - qui n’aurait jamais du y entrer et qui regrettait vraiment de s’être aventurée en pleine nuit dans Harlem. Ses yeux captèrent une tâche noire en périphérie de sa vision et elle baissa instinctivement la tête. Juste à temps pour… Ah non mais, qu’est-ce que foutais un putois dans un appart’ New Yorkais ?! C’était du délire. Elle tenta bien d’échapper au jet putride, mais elle ne pouvait pas vraiment sauter, aussi ne put-elle que subir.

Encore. Soirée de merde.

« Mais c’est quoi ce… POUAH ! » L’odeur était écœurante. Mais vraiment, ce n’était pas uniquement une image qu’on balançait à la légère. Et l’autre qui faisait le fier, et lui demandait de retirer son pantalon. « Cette fois c’en est trop ! »

Elle se dégagea violemment de son étreinte. Tellement qu’elle faillit s’écrouler au sol, mais elle parvint à se retenir à l’encadrement de la porte. Elle ne réfléchissait plus, elle ne voulait que partir, et c’est ce qu’elle commença à faire, sans un regard pour la connasse à poils ras.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 22:20

Je levais les yeux au ciel, non sans avoir fusillé Ninie du regard. C'était pas possible une femelle pareille ! Pire qu'une vraie gonzesse ! Quoique, rouquine avait l'air pas mal dans son genre. Ninie semblait ravie de son oeuvre et s'en allant en dandinant fièrement le popotin poilu qui était le sien. Rouquine en profita pour me fausser compagnie, sauf que...Ben...Attendez, je trouve une raison pour la retenir ! Ah oui ! J'ai trouvé....Sauf que je lui devais un jean bien sur ! Allez, avouons aussi que mon coté Clark Kent venait de me titiller le cerval...Donc, avec ma délicatesse habituelle, j'attrappais la gamine par la taille, la soulevant sans mal, refermait la porte en la fermant a double tour et...Ah mais ça se tortillait ces bêtes là ! Ceci dit, elle ne pesait pas assez lourd pour vraiment me faire flancher.

-Sans déconner, tu fais un parfait sex-self service...On t'a pas appris a taper ou quoi ?

En disant ça, je la balançais sur mon lit. Les draps étaient propres, si, si, j'vous jure, même Orassio ne pourrait trouver une seule trace organique non baveuse ! Ni une, ni deux, j'entrepris de défaire son jean et...

-Dis donc, tu fais partit des adeptes des régimes feuille de salade ? Non parce que y a pas un bout de chair en trop là....

fis je en choppant le jean a deux mains et en tirant dessus comme si je déshabillais une crevette. Sauf que la crevette, elle était anorexique et j'en avais la confirmation. Encore un peu, j'embarquais même le slip...string...caleçon...Enfin bref, on aura comprit. Finalement, je me relevais, le jean faisait des tourniquet autour de mon poignet et dardait un regard moqueur sur Gamine.

-Vala, maintenant, tu peux partir. Ninie fait des conneries, je répare, c'est la moindre des choses. Tu veux un café ?

Comment ça j'avais l'air déphasé, décousue, complètement taré ? Mais ça m'sieur dame, c'est juste que vous ne pouvez pas comprendre ma logique implacable de flic qui dit «  Sois gentil avec les gosses et bute leurs papas dealeurs »...Euuh...Bref...
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 23:04

Chloé était tolérante. Chloé était patiente. Chloé pouvait même être gentille, même si elle avait l’habitude d’être cassante. Mais Chloé n’était pas un punching-ball sur lequel on se défoulait après une soirée difficile. Et ça, Samy ne semblait pas le comprendre. Elle n’avait même pas eu le temps de passer l’encadrement de la porte que déjà il enserrait la taille. Bon, elle ne pouvait dire qu’elle était surprise, c’eut-été mentir. Mais cela ne l’empêcha pas de lâcher un… son. Une sorte de cri, presqu’un feulement en fait. De quoi laisser deviner toute la rage, la frustration, la haine même qu’elle avait pu emmagasiner.

« MAIS LÂCHEZ MOI ! »

Oh, il la lâcha… Mais il fit plus. Il ne se contenta pas desserrer les bras, ou une connerie du genre, il la balança carrément sur son lit. Le choc n’aurait pas du être violent, normalement… Mais sa tête rebondit durement sur son bras, réveillant la douleur du coup qu’elle venait juste de recevoir. C’était bien sa veine, ça… Elle avait réussi à louvoyer entre les gangsters en tout genre en parvenant à éviter les douleurs physiques, et voilà que c’était son ex et un parfait inconnu qui l’initiaient. Putain de soirée. Elle se redressait déjà, prête à se relever et à retenter sa chance… ses yeux ambrés luisant d’une haine qu’elle n’avait jamais ressentie avant ce jour. Sauf que voilà, elle n’était pas encore au bout de ses surprises.

Il lui avait demandé son jean, elle avait clairement refusé en lui tournant le dos. Mais voilà, mal bellâtre à la cervelle de moineau, il n’entendait pas essuyer un refus d’une femme… Alors quoi, il allait finalement la violer ? Elle avait l’impression que son cœur allait exploser tant il battait vite. Qu’il devait mépriser le sexe opposé, tiens, pour la traiter ainsi. Sérieusement, c’était quoi son problème ? Une mère violente, un père adultère, un amoureux transi repoussé ? Peu importait, au fond, la pauvre Chloé n’y était absolument pour rien, et elle n’avait pas à payer pour les erreurs des autres. Surtout qu’elle payait le prix fort, putain. Et vas-y que je te fourre mes sales pattes là où ça m’arrange. Enlever un jean à une jeune fille non consentante était toute une aventure. Rageuse, elle tenta d’attraper son poignet avec sa main droite… mais loupa sa cible de trois bons centimètres. Ah non… Ca n’allait pas recommencer. Elle se laissa retomber dans le lit, alors qu’un sanglot paniqué se faufilait le long de sa gorge. Agrippant son bras fou de sa main encore saine d’esprit, elle se mit à tambouriner des jambes au hasard. Bizarrement, elles avaient retrouvé toute leur vigueur… Autrement dit, elle risquait de souffrir quand la pression retomberait et qu’elle subirait le contre coup de toute cette histoire.

Son pied gauche tapa violemment contre quelque chose - surement une cuisse ; vu qu’il continuait, ça ne pouvait pas être l’entrejambe - mais cela n’empêcha pas l’inévitable de se produire. Elle se retrouva finalement jambes à l’air… et l’esprit en feu. Elle ne retenait même plus ses larmes, se retournant péniblement sur le ventre avant de commencer à ramper vers le sommet du lit. Après les jambes, le bras. Dire que quelques années plus tôt, ses crises restaient rarissimes. Sauf que voilà, on avait arrêté de fabriquer ses médicaments en série, et qu’elle devait donc laisser aller la maladie naturellement. A ce rythme là, elle serait en fauteuil à trente ans et non à quarante cinq.

« Ta gueule ! » gémit-elle, entre deux sanglots.

Cette fois, il avait gagné. Peu importe ce qu’il voulait, il devait avoir eu bien plus. Elle tenta de reprendre sa respiration, mais elle ne put que lâcher un hurlement à moitié étouffé.

« Tu veux quoi ?! Hein ?! » S’en suivit une courte suite de jurons allant crescendos, le tout en français… Pendant quoi ? Trois secondes. « T’as rien de mieux à faire ?! »

Le visage de la belle, la douce Chloé, d’habitude si agréable à l’œil… Il faisait peine à voir. Déformé par la colère, la haine, la peur… Tout ça, quoi. Elle ne voulait pas de son café, juste qu’il ferme sa gueule. Et si sa foutue beretta était passée à porté de sa main, elle lui aurait montré qu’elle n’était pas si sans défense que ça.

Sauf que voilà, avec une patte folle, c’était pas facile de viser.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 12 Mar - 23:41

Erf...je me passais la main dans les cheveux. Bon certes, je n'étais pas des plus délicats et je n'avais rien d'un Edward de pacotille, mais sans déconner, je ne savais toujours pas quoi faire devant une nana en pleure. Bon, je pouvais sortir la boite de mouchoirs, sauf que j'avais pas ça sous la main, alors je lui filais un rouleau de PQ que j'avais réussis a piquer de haute lutte a une chinoise adepte du jujistu, mon bras en gardant encore un délicieux souvenir. Donc me voilà comme un con a foutre un rouleau de PQ sous le nez d'une nana en larmes.

-Arrête de pleurer.

Un ordre ? Mais non, si peu....Enfin si. J'aimais pas les larmes. Ça me rapellait ma mère en manque qui me suppliait d'aller lui chercher une dose ou un litre. Ou encore, la pute du coin qui espérait m'attendrir pour pas que je lui passe ses bracelets, ou encore cette connasse de maquerelle avec son mascara qui coulait sur ses joues...Bref, autant le dire, je savais pas quoi faire a part lui tendre un rouleau de PQ. Sérieux, niveau romantisme ou délicatesse je repasserais. Donc je lui fourrais le rouleau dans les pattes et m'en allait chercher un pantalon de remplacement...Oh tiens, cet Adidas un peu mité ferait l'affaire non ?

-Tiens, mets ça. Je vais nous faire un chocolat au lait de chèvre. Oui, je sais, y a plus de chèvre de nos jours, sauf une, chez papy Jack.

Ninie ferait la gueule dans son coin, dégoutée qu'une nana ait piqué son oreiller et son coin de pieu. Ouais, enfin, elle pouvait faire un effort.

-J'vais faire tremper ton jean, l'urine de putois, s'pas du Dior.

J'avais l'air penaud ? Ouais, peut être un peu.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 0:23

Un… rouleau de PQ. Il lui tendait un rouleau de PQ. Elle lui aurait hurlé un « fils de ta mère » version non censurée si jamais elle n’avait pas eu la gorge nouée. « Arrête de pleurer », rien que ça. Non mais sérieusement, il s’attendait à quoi ? Qu’elle lui saute au coup pour le remercier ? Qu’elle lui fasse un long câlin en guise de récompense. Le moins que l’on puisse dire était qu’il n’était pas tombé sur la bonne demoiselle si c’était vraiment ce qu’il avait escompté. Chloé était une jeune fille normale, pas une tarée psychotique. La guerre l’avait endurcie, c’était un fait, mais elle n’en restait pas moins une jeune femme qui n’avait même pas eu le temps de finir ses études avant que ce qu’on appelait communément jadis civilisation explose en un millier de petits fragments. Non parce qu’il espérait vraiment qu’en demandant « gentiment » - même ça il n’avait pas pu, demander gentiment - tout allait s’arranger ? Quel tableau haut en couleurs ils devaient former, tiens. Elle qui sanglotait, la respiration haletante et le regard un peu fou, regardant fixement comme s’il s’agissait de la pire arme du XXIe siècle le PQ qu’il lui tendait avec insistance. Non mais franchement…

Plus pour éviter une nouvelle démonstration de violence et de remarques aussi mesquines que blessantes, elle lâcha son bras fou et l’attrapa avant de s’éloigner encore un peu, se pressant contre le mur comme une petite souris apeurée. Et ce n’était pas agréable d’être dans la peau d’un de ces foutus rongeurs. Reposant à côté d’elle le précieux « cadeau » de Samy, elle agrippa de nouveau son bras et ferma les yeux alors qu’il s’éloignait. Elle n’avait même plus la force de prendre ses jambes à son coup, aussi se contentait-elle d’attendre, les genoux remontés devant son visage, les bras qui les enlaçaient et la main gauche serrant fermement le poignet gauche. Une prostrée, quoi. Mais au moins pouvait-elle essayer de calmer ses pleurs, qui continuèrent quand même à résonner dans la pièce un petit moment.

Il lui tendit - lança ? - un jogging miteux qu’elle ne tenta même pas d’attraper. A quoi bon, elle sentait déjà venir l’epic fail, sa main était devenue inutile pour quelques temps encore. Sérieusement, deux crises en quoi ? Dix minutes ? Quinze à tout casser… Il avait fait fort, très fort. Bon, au moins pleurer lui avait fait un bien fou, cela lui avait permit d’évacuer la tension accumulée. Elle se sentait toute ramollie, étrangement amorphe. Le changement brutal d’attitude de Samy y était surement pour quelque chose. C’était qui, ce mec ? Elle ne réagit pas toute suite quand il lui parla, trop occupée à régler convenablement ses commandes vocales histoire d’avoir une voix décente.

« Tu peux garder le jean… »

Elle refusait obstinément de le regarder. Elle lâcha son bras droit et tâtonna jusqu’à trouver le pantalon prêté, qu’elle ramena contre elle, en serrant le poing. Il fallait qu’elle arrête de trembler.

« Et le chocolat… Dès que je peux, je quitte cet appartement, et on ne se revoit jamais… »

Sa voix était étrangement monocorde. Elle souffla, et sa respiration trembla. Bordel, c’était donc si compliqué de se contrôler ? Comme pour occuper son esprit, elle entama de mettre le vêtement, lentement, comme une automate. A son grand soulagement, elle y arriva sans trop de peine. Qu’elle se sentait vide, d’un seul coup.

« Sérieusement… Qu’est-ce que je fais là ? »

Il était le seul à savoir… Le seul à jouer à un jeu dont il était le seul à connaître les règles. En clair, c’était un putain d’égoïste, et rien d’autre.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 10:40


Je regardais le jean en question. Elle rigolait ou quoi ? J'étais pas prêt de rentrer dedans hin ! J'avais pas la taille mannequin moi ! Enfin si, mannequin homme a la limite. J'haussais une épaule.

-J'vais juste le laver et te le rendre, désolé, mais j'crois que c'est pas ma taille.

Et pis c'était quoi ça ? Donner ses fringues a n'importe qui ?! Vu le parcours du survivants qu'était devenue le shopping, s'qu'on avait, valait mieux le garder.

-Pourquoi tu trembles comme ça ? J'aurais presque dit que t'étais en manque, mais je connais trop bien les symptômes.

Non parce qu'en fait, elle avait la tremblotte quelque chose de sevère, mais elle n'avait pas de sueur excessives ou la pupille dilatée. Sans compter qu'elle m'aurait déjà supplié de lui donner une dose. Je souris alors qu'elle parlait de partir et de ne plus revenir. Ca faisait très comédie romantique nan ? Genre a la plus belle la vie, le genre de soap que j'ai jamais pu blairer d'ailleurs. Heroïne cucul et Hero émasculés.

-On verra.

Sous entendu graveleux s'abstenir, je parlais juste de sa guigue de Saint Jean, donc tant qu'elle était pas capable de courir, c'était même pas la peine d'y songer.

-Harlem n'est pas spécialement Hollywood boulevard, Gamine, tant que tu n'es pas en état de pulvériser le record du monde de sprint, faudra attendre. D'ailleurs, qu'est ce que tu fouttais toute seule, sans arme dans la rue ? Même moi j'me méfie de ce quartier pourri.

Ajoutais je en me dirigeant vers le petit coin cuisine, mon appart recelait des trésors en ce moment. Bouteille de gaz a user avec parcimonie et minuscule générateur pour les ampoules. Bon, pas de musique, pas de télé, que dalle. Quoique, j'devais encore avoir un vieux poste radio dans un coin. Il me fallut quelques minutes pour sortir les tasses, ébréchées avant que sa question ne me parvienne au cerveau. Alors là, elle m'en bouchait un coin. Je lui jetais un coup d'oeil par dessus l'épaule, un sourcil levé d'étonnement. Putain, mais elle se croyait a bisounoursland ou quoi ?!

-Sans déconner, t'es naïve ou quoi ? Ici c'est a peut prêt le seul endroit sûr. Tiens.

J'avais vu ma plaque raconnée dans un coin et je venais de la lui balancer devant les pieds.

-En gros, je t'aurais laissée dans la rue, dans l'état où tu étais, je ne t'aurais pas donné dix minutes avant de finir sur le dos, ou mieux, dans un réseaux
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 13:28

Chloé ferma les yeux quand il affirma qu’il n’allait que le laver pour le lui rendre. Elle aurait donné n’importe quoi pour que tout s’arrête, retrouver son lit de fortune dans l’Immeuble et s’endormir enfin. Elle était épuisée, littéralement. Elle s’était débattue pendant pas mal de temps, mine de rien, et pleurer n’avait rien arrangé. D’ailleurs, si ses sanglots s’étaient apaisés relativement rapidement, il n’était pas dit qu’elle ne recommence pas à la première occasion.

« Fais comme tu veux. »

Elle était définitivement de retour au tutoiement… Marrant comme ces choses là étaient changeantes. Elle renifla misérablement, avant d’essuyer ses larmes avec le dos de sa main. Chloé n’aimait pas pleurer, ça lui rappelait trop les longues soirées d’hiver qui avaient suivi son diagnostic. Mais voilà, il s’était passé un peu trop de choses en même temps pour qu’elle reste impassible face au monstre qui lui faisait face. Bon, monstre était peut-être un poil exagéré, après tout il ne l’avait pas frappé, ni mise en danger. Mais il restait un bel enfoiré. Après tout, il avait laissé ses mains se balader sur son ventre et sa poitrine, il l’avait confondu avec un sac de patates, il l’avait balancée sur un lit, il lui avait retiré contre son grès son jean, certes, et le tout en moins de trente minutes. Surtout que pendant tout ce temps, il ne s’était pas privé pour la rabaisser en permanence. En d’autres termes, il avait assez fait pour la dégouter à vie de sa petite personne égocentrique.

« Chloé. » le coupa-t-elle, alors qu’il l’appelait une nouvelle fois « Gamine ».

C’était quoi, un nom ? Pas grand-chose, et cela ne changerait rien qu’il connaisse le sien. Mais elle devait avouer qu’elle avait envie de le frapper à chaque fois qu’il l’ouvrait. Le social n’était apparemment pas sa spécialité, et il devait bien se moquer de ce qu’on pouvait penser de lui, à en croire son attitude décalée… et rebutante. Quoi qu’il semblait faire des efforts, d’un seul coup. Même s’il continuait à la prendre pour une conne… Bien sûr qu’elle savait ce qu’était Harlem, elle savait très bien ce qui y traînait. Mais…

Bon, d’accord, sur le coup, elle avait agi comme une conne. Elle était sortie de l’Immeuble en trombe, et avait eu peur que Jay la suive pour… la raisonner, s’excuser, n’importe quoi. Alors elle avait pris les ruelles un peu au hasard, sans regarder en arrière, mais sans plus regarder devant elle. Et elle avait déboulé à Harlem. Pourquoi croyait-il qu’elle avait fait demi-tour, hein ? Elle préféra ne pas répondre, elle avait déjà vu l’effet sans équivoque obtenu quand on répondait à ses provocations. Qu’il s’amuse comme il pouvait, elle n’était plus à ça près… Et comme elle allait bientôt faire ce qu’il fallait pour partir le plus loin possible d’ici, ça n’avait plus trop d’importance.

Seulement voilà, quelque chose clochait. Toute son attitude clochait. Elle n’arrivait pas à trouver le fil conducteur qui aurait pu la guider dans sa logique tortueuse. Il la plaquait contre un mur mais se souciait de sa sécurité ? Et puis même, il vivait avec un putois, c’était quand même la preuve qu’il lui manquait une case. En plus il ‘avait nommé comme une traînée. « Ninie » ça faisait un peu pseudonyme de prostituée quand même. Les yeux toujours rivés sur la fenêtre, elle finit par lui demander ce qu’elle faisait là. Après tout, qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, ce qui pouvait arriver à une blonde vénitienne qu’il ne connaissait pas ? Déjà que les hommes étaient égoïstes de base, la guerre n’avait rien arrangé, et vu son comportement, il devait bien se foutre du bien d’autrui.

Même la plaque qu’il lui balança à la figure - bon, aux pieds, mais c’était une figure de style - ne changea rien à cette dernière certitude. Elle l’attrapa pourtant et l’observa un long moment. C’était horrible, elle ne savait pas sur quel pied danser. Mais Chloé restait Chloé, et elle était connue pour ne pas avoir sa langue dans sa poche.

« Ca veut plus rien dire, être flic, de nos jours. » Parlait-elle de façon générale ou en faisant référence à Samy directement ? Difficile à dire. Elle releva la tête et se força à supporter son regard. « Donc, si j’ai bien compris, tu as voulu me mettre à l’abri. »

Petite pause, le temps qu’ils se jaugent.

« C’était pour rajouter un peu de piment que tu t’es conduis comme un psychopathe ? »
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 15:48

-Ouais, c'est sur qu'un Mac me rigolerait a la gueule si je lui sortais ça maintenat. Mais un flic reste un flic.

Fis je en riant. Sérieux, depuis la belle explosion du central où je bossais, j'crois bien que les gens avaient oublié ce qu'était un keuf, ou les keuf qui restaient, étaient de foutu ripoux. Je sortais ma précieuse bouteille de lait qui laissait pas passer la lumière et tenait garantie les vitamines, fer et minéraux comme dans la pub. Deux casseroles plus tard le lait attendait gentiment que la flamme d'amour de mon gaz version camping minipouce fasse effet. Je me retournais pour faire face a Gamine Chloé et je me grattais pensivement le menton. Mince, j'commençais a avoir un début de barbe.

-Comme un psychopathe ? Mais nan, exagère pas non plus. Je t'ai juste fait peur j'avoue, et comme tu ne pouvais plus marcher, d'ailleurs ça viens d'où cette tremblotte deuxième édition, il a fallut que je te porte. Bon, okay, j'aurais put le faire autrement mais fallait que je garde une main libre au cas où, donc la méthode sac à bulbe rachidien a son charme. Quand a ton falzard, j'suis sur que même en demandant gentiment, tu l'aurais pas enlevé...Je dois avoir une tête de violeur enragé.

Déclarais je en haussant une épaule, pas tellement dérangé par mon attitude qui, pour moi, était d'une logique parfaite. Restait que ma logique n'était pas celle des autres, en même temps, je me foutais comme d'une guigne que ma logique en empeche certains de dormir. Le léger grésillement de la casserolle m'interpela. Ouais ! Un bon chocolat chaud mousseux a souhaits du genre qui vous laisse la moustache au dessus de la lèvre. Ninie me regarda de travers et je lui fourais mon index sous le nez.

-Non toi, tu auras que dalle.

La femelle putois émit un couinement suppliant, mais je céderais pas ! On avait pas idée de pisser sur tout ce qui bouge du moment que ça portait des seins ! Finalement, je jetais un coup d'oeil derrière moi en direction du lit.

-Tu peux te lever ?
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 16:59

Ca lui faisait une belle jambe ça, tiens, qu’un flic reste un flic. Heureusement pour elle, elle n’avait eu aucun contact avec la police new yorkaise, parce que s’ils étaient tous comme lui… Les victimes devaient regretter de troquer leur bourreau contre un autre, assurément. Etrangement, elle n’avait pas le cœur à rire aussi le laissa-t-elle s’esclaffer seul à sa propre blague. Tsss. La bonne nouvelle était qu’elle ne risquait plus rien. Sa petite crise de larmes avait fait son effet, même si elle était totalement involontaire et même si elle s’en serait bien passée. Au moins Samy n’était-il pas un monstre insensible, et il arrivait à voir quand il allait trop loin… Ou, plutôt, beaucoup trop loin.

Il tenta de justifier quand elle l’accusa de s’être comporté comme un parfait psychopathe. Comme s’il avait une chance de parvenir à la faire change d’avis, tiens. Enfin, la façon dont il s’y prit avait quelque chose de comique. Comme s’il était tout à fait normal de faire peur à une femme en mimant sa scène de viol. La mettre à l’abri en la confondant avec un sac à patates ne le gênait pas plus, d’ailleurs. Elle ne prit même pas la peine de glisser qu’elle aurait sans doute préféré qu’il lui demande son avis avant de jouer au Cro-Magnon, et le laissa continuer dans sa lancée. Elle ne réagit pas plus quand il lui redemanda d’expliquer ses curieux tremblements… Il était aussi subtil qu’un éléphant, tiens ! Il ne pouvait pas comprendre que quand une femme ignorait une question, c’était qu’elle ne voulait pas y répondre. Il devait être sûr qu’elle était à moitié débile et qu’il fallait répéter plusieurs fois pour qu’elle comprenne, mais limite Chloé préférait ne pas le détromper. Et puis, bien sûr, l’épisode du pantalon.

« Pas vraiment. Mais si les violeurs pouvaient se repérer rien qu’à leur tête, il y en aurait moins, non ? »

Moqueuse ? Mais non, juste réaliste. Il ne se rendait pas compte qu’il s’était comporté exactement comme un violeur par deux fois ? Non parce que se retrouver plaquer contre un mur n’inspirer pas vraiment confiance, et se faire balancer sur un lit avant de voir son pantalon filer entre ses jambes n’obtenait pas vraiment un meilleur résultat. Le son aigu de la casserole leur fit tourner la tête en même temps. Bizarrement, Chloé n’avait pas vraiment envie de goûter à son fameux chocolat… Il était capable de retourner cet élan de gentillesse contre elle et de continuer son petit jeu de foutage de gueule.

Elle l’observa parler à sa chère Ninie sans rien dire mais elle n’en pensait pas moins. Certes, elle avait déjà vu des gens parler à leurs animaux domestiques. Sa mère avait été la première à le faire avec leur chat, et sa tante ne valait pas mieux avec son terre neuve. Mais sérieusement, depuis quand un putois pouvait-il être considéré comme un animal domestique ? Enfin, il semblait que la conversation n’était pas si passionnante que ça puisqu’il en revint rapidement à son invité et lui demanda si elle pouvait marcher. Sans répondre, elle commença à ramper près du bord du lit, faisant passer ses jambes par-dessus. Ses pieds rencontrèrent le sol et ne le quittèrent plus, alors qu’elle s’appuyait sur ses jambes flageolantes mais sous contrôle pour se lever. Sa main gauche resta quelques secondes en soutien contre le mur, puis elle s’approcha avec lenteur de son hôte.

« Ca t’arrive souvent de parler à ton putois ? » demanda-t-elle, cynique.

Elle s’appuya contre l’encadrement de la porte, préférant garder ses distances, et continua de l’observer, les bras croisés. Elle avait certes renoncé à lui expliquer à quel point son attitude affligeante, mais elle n’allait pas non plus se montrer agréable. Ce mec était une enflure, quoi qu’il en dise… Même si elle commençait à entrevoir un début de raisonnement dans ses actes.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 13 Mar - 21:23

Allez, j'voyais bien qu'elle ne comprenait strictement rien a ce que je lui disais. Non pas qu'elle soit débile...Quoique...enfin bref ! J'étais a peu prêt sur et ça, j'en mettrais mon serpent a couper, qu'elle ne suivait pas du tout le même raisonnement que le mien. Bah, une de plus quoi. T'façon, personne n'avait jamais vraiment réussit a comprendre ma façon de penser alors j'en avais l'habitude.

-C'est sur, mais un violeur a quelque chose dans les yeux qui ne trompe pas.

Répondis je avec un demi sourire. Et ce quelque chose, j'étais parfaitement capable de l'imiter. Je versais le lait dans les tasses après avoir mit du chocolat dedans et posait le tout sur la table en formica derrière moi. Ninie aurait aussi aimé avoir sa part, mais j'en avais ma claque de son comportement de femelle possessive. Elle allait finir sur le palier. Je levais des yeux rieurs sur Gamine Chloé alors qu'elle me demandait mes relations avec Ninie.

-Mmmh...Assez souvent ouais. Bon, elle ne s'est pas montré sous son meilleur jour, mais elle est un poil jalouse sur les bords

Là où Gamine ne voyait que l'étrangeté d'avoir un putois en animal domestique, moi je ne voyais qu'une simple question de base auquel moncerveau n'eut pas de mal a répondre. Je l'aimais bien mon putois, certes, je l'avais trouvé de façon bizarre, mais j'l'aimais bien. Entre elle et moi, ça avait collé de suite et...ça pouvait être pire qu'un chien dans le genre.

-Assies toi, j'promets que je mord pas.

Ajoutais je avec un sourire moqueur, parce que j'avais quand même une petite idée de ce qui pouvait lui traverser l'esprit. Ouais, j'l'avais bousculé, mais c'était pour la bonne cause. Moi, je m'appuyais contre l'évier fendu et croisait les chevilles. De l'index, je gratais Ninie entre les deux oreilles.

-Et puis, je ne sais pas pourquoi, elle a le don de m'apaiser après mes cauchemars.

Visions, délires skyzophrènes, mauvais trip, je savais pas, mais c'était toujours degeulasse et gore, alors se réveiller avec une Ninie de mauvais poil était peut être bizarre, mais elle avait le don de calmer mes angoisses.
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 1:54

Ca faisait un bien fou de souffler un peu. Chloé était sur la défensive, bien évidemment, et prête à s’enfuir dès qu’il ferait le moindre mouvement brusque ; même si c’était parfaitement inutile, elle n’était pas du genre à attendre bien gentiment qu’on s’en prenne à elle. Elle ne réagit pas quand il affirma qu’un violeur avait quelque chose dans le regard qui ne trompait pas. Ca lui paraissait un peu facile, et aussi peu probable qu’un nez au milieu du front. Parce que s’il existait vraiment, ce truc dans le regard, il devait être aussi facile à repérer qu’un nez qui n’est pas entre les deux yeux, non ? Sauf que lui expliquer prendrait du temps et risquait même de déclencher chez lui une nouvelle folie. Elle avait déjà assez donné pour ce soir, et se taire n’était pas si désagréable que ça.

Elle se leva quand il lui demanda si elle en était capable. Bien sûr, qu’elle en était capable ! Elle n’était pas une poupée fragile, elle pouvait encore se tenir sur ses deux jambes et marcher comme une grande. C’était surement ça le pire, dans sa maladie, le fait que dès que les gens savaient - ou croyaient savoir - ils commençaient à la croire en sucre. Le fait de voir l’espérance de vie de ses jambes ramenées à moins d’un demi-siècle n’était guère réjouissant non plus, mais elle se disait avec cynisme qu’elle avait peu de chance d’arriver ne serait-ce qu’au stade béquilles. C’était le seul point positif de la guerre, au final, elle ramenait tout le monde sur un pied d’égalité, d’une certaine façon.

Devant son petit manège avec sa chère Ninie, elle ne put retenir un léger sourire. Attendri ? Moqueur ? Ni l’un ni l’autre, elle était trop fatiguée pour être réellement expressive. D’ailleurs, ses muscles s’affaissèrent rapidement, et c’est impassible qu’elle lui demanda s’il lui arrivait souvent de parler avec sa bestiole favorite. Et sa réponse ressuscita son sourire. Pas sous son meilleur jour ? Non mais il s’attendait à quoi, de la part d’un putois ? Qu’elle parade en faisant la fierté de son maître.

« Elle a aucune raison de l’être, pourtant. »

Et elle sous-poudra sa déclaration d’un regard qui voulait dire quelque chose du style « Tu n’es vraiment pas mon genre. ». Franchement, qu’on lui balance qu’un rongeur pouvait éprouver de la jalousie, c’était quand même un peu fort. Ca ne l’aurait même pas étonné qu’il l’ait dressée pour agir de la sorte avec tous les gens qu’il pouvait ramener, tiens. C’était bien son genre. Et au bout de quelques temps, il donnait une bonne claque sur l’épaule et balançait un « Au fait, t’avais pas l’air con, ce jour là ! ».

Tout à fait son genre.

« Merci, mais je vais rester debout encore quelques temps. »

Ce n’était pas uniquement par esprit de contradiction. Un peu, bien sûr, elle n’était pas une femme pour rien, et l’idée de reconnaître sa faiblesse ne l’enchantait pas. Mais elle faisait toujours ça après une crise, comme pour montrer à ses jambes, à ses bras, et à n’importe quelle partie de son corps, que ce n’était pas parce qu’il était malade qu’il avait le droit de faire n’importe quoi pour se reposer pépère ensuite. Le monde n’attendait pas qu’elle se remette de ses tremblements… et la conversation non plus. Elle tiqua quand il parla de cauchemars. Elle ne le montra pas clairement, mais elle pencha légèrement la tête, comme pour le regarder sous un autre angle.

« La guerre aura perturbé bien des sommeils. » lâcha-t-elle simplement, sans se moquer une seule seconde.

Après tout, ne s’était-elle pas réveillée plusieurs fois en hurlant alors qu’elle croyait revivre le bombardement de New York ?
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 11:23

Y avait pas grand monde qui pouvait comprendre ma relation « amoureuse » avec Ninie. Nan, je ne jouais pas au docteur avec elle, elle était trop....Portougèche pour moi et plate comme une limande bien sur. Mais vala, Ninie avait un don précieux. Gamine Chloé refusa mon siège, quelle tête de mulet overdosé !

-T'es sure ? Bon, ben continu a soutenir le mur au cas où il tombe.

Ironisais je avec un coup d'oeil amusé. Et c'est là que je le vis. Un joli bleu qui venait juste de naitre. Un bel hématome nouveau né, une petite merveille de bleu.

-C'est quoi ça ?

Fis je en pointant un doigts en direction de petit papa tout bleu. Je savais que c'était pas moi, en général, je frappais pas les femmes. Quoique, ça m'était déjà arrivé de foutre une torgniolle digne de Stallone a une gonzesse tandis qu'elle essayait de me piquer comme une saucisse sur un barbecue.

-Bah, mes cauchemars sont nés avec moi, cette guerre n'y a rien changé.

Lançais je tranquillement, en fait, la guerre ne m'avait pas tant perturbé que ça, j'avais déjà des neurones en moins, vu ce que ma mère s'envoyait dans les veines en étant enceinte, bref !

-Quand j'étais minot, j'me planquais dans le placard, aujourd'hui, le ronflement de Ninie me suffit. Bizarre nan ?

Ajoutais je avec un large sourire avant d'avaler une gorgé de mon chocolat...Mmmmh...C'était carrément de la bombe en boite !
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MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 14 Mar - 11:56

« Je le fais de bon cœur. » répondit-elle avec un sourire en coin. Un vrai, ce coup-ci.

Elle avait les jambes en guimauve, du genre prête à la lâcher d’une seconde à l’autre, mais ça revenait doucement. Ah, les crises, toute une histoire d’amour entre elles et leur victime. Elles se connaissaient par cœur, maintenant, et Chloé savait à peu près comment réagir quand elle subissait leurs petits jeux. Règle numéro un : ne pas paniquer et attendre que ça passe - difficile quand le facteur déclencheur de ces bêtes là étaient le stress, mais bon… - en grinçant des dents. Règle numéro deux : ne pas s’avouer vaincu et montrer au corps que c’était l’esprit le chef, et pas le contraire. Règle numéro trois : oublier le plus vite ce qui s’était passé et reprendre une vie normale.

Elle porta une main à sa joue quand il la pointa du bout de son index curieux, comme s’il venait de la frapper lui-même. Ses doigts effleurèrent la peau et réveillèrent la douleur, tordant très légèrement ses traits, alors qu’elle revivait la scène en accéléré. Putain, mais pourquoi fallait-il qu’il lui parle de ça ? A croire qu’il le faisait exprès, d’enchaîner les bourdes plus grosses que le calibre de son Beretta ? Elle laissa retomber son bras sur son jumeau, les croisant de nouveau.

« Un bleu… ou hématome, ça revient au même. » lâcha-t-elle sans détourner les yeux.

Si après ça, il ne comprenait pas « Ca ne te regarde pas. », Chloé abandonnait tout espoir d’en faire un type bien et censé. Non pas qu’elle le croyait encore, mais elle était presque certaine que si on lui apprenait quelques petits trucs sur les relations humaines, il aurait pu faire un joyeux luron. Non parce qu’au final, son attitude cachait une envie de bien faire. Sous une tonne de moqueries, d’attaques verbales, d’agressions physiques - certes, il ne l’avait pas frappé à proprement parlé, mais il s’était quand même un brin… « brusque » - et autres couches rebutantes.

Elle fut heureuse de le voir sagement changer de sujet, passant du coup de Jay à ses cauchemars. En d’autres lieux, à une autre époque, Chloé se serait sans doute permise une remarque caustique et potentiellement vexante, mais là… La guerre lui avait assez pourri ses nuits pour qu’elle comprenne à quel point ça pouvait être chiant, et elle n’allait pas remuer le couteau dans la plaie. Même s’il le méritait ; elle était certainement trop gentille. Pis il y avait un truc qui clochait, il n’avait aucune raison de lui en parler, aussi ne préférait-elle pas rentrer dans son jeu. Elle se contenta de faire remarquer qu’il n’était pas le seul à souffrir de nuits blanches, mais il la détrompa : la guerre n’était, selon lui, pas responsable. Et pour cause, vu que ça remontait à bien avant.

« Le placard, hein ? »

Elle le jaugea du regard, l’espace de plusieurs secondes. Samy n’était vraiment pas un mec normal. Pourquoi il lui parlait de son enfance comme ça ? C’était un truc qu’on avait du mal à faire avant l’Apocalypse selon saint Jay, alors après…

« Pourquoi me dire tout ça ? Je veux dire, on se connaît pas, tu as surement mieux à faire que me raconter les traumatismes de ton enfance. »

Elle n’était pas agressive pour deux sous, ne se moquait pas, ne jugeait même pas. Elle lança même un regard au putois, et plaisanta sans l’ombre d’un sourire pour atténuer ses paroles.

« Surtout que Ninie le fait très bien, d’habitude, si j’ai bien compris. »
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