AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Rencontre frontale | Samaël

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 7 Aoû - 23:46

Oh tiens. Des gros yeux. Enfin façon de parler. J'imagine ce qui tourne dans la caboche de Gamine. "Un illuminé ! Un fou ! un psychotique ! un..." je suis a cours d'épitêtes. J'ai comme envie de lui expliquer en long large travers coté et camisole de force mais même moi, je ne sais pas exactement ce que je suis. Putain, j'aurais dû ouvrir un cabinet Mister Irmo, just for fun !

Bizarrement j'm'attendais a autre chose, mais...Gamine en avait dans le calbut. Enfin pas réellement, disons virtuellement. Une bonne grosse paire de roubignolles. Mmmmh...Ouais nan, imaginer Gamine avec une paire de corones me hérissait les poils dorsaux ( que j'ai pas ).

-Mouais...Tu m'dois rien, mais je serais pas contre l"idée que tu le penses.

répondis je en m'essuyant le front. Ben quoi ? allez vous faire défoncer les couilles j'vous garantit des suées de toutes les couleur !

Je me dépliais avec du mal et me grattais le menton. Merde, j'avais l'impression qu'une bande d'éléphant m'avait piétiner les bijoux de famille...

-Je sais pas, tu as détruis mon cerveau.

Ouais c'était facile et elle tendait la perche. Ceci dit, elle avait raison.

-Bah...franchement....Tu sais, ce ne doit pas être le seul cadavre dans les environs, Chloé. Mais au pire, on le jette par la fenêtre ou on le sort pour un feu de la Saint Jean version chair calcinée.

J'avais encore une mains sur le paquet et je devais avoir l'air fin, mais une chose était sure, elle avait aucun soucis a se faire, j'étais pas prêt de la violer. Elle ou une autre. Exit les donzelle pendant au moins deux jours, sauf si je voulais faire le con avec mes couilles version schtroumphs.

-Il est mort d'une crise cardiaque pendant que sa fille se faisait violée a tour de role dans la pièce a coté. Il a même pas bougé son cul. De quoi te donner confiance en l'être humain nan ?

lachais je avec la délicatesse d'un bulldozer en rut.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 0:33

« Après ça, je ne te devrai plus rien », précisa-t-elle, mi-figue mi-raisin.

Qu’il n’aille pas s’imaginer qu’elle serait éternellement redevable pour ce coup en traître. Quoi que, en traître, Chloé continuait de penser qu’il n’y avait aucune raison logique qui pouvait expliquer qu’il n’ait rien vu venir, à part peut-être le fait de se laisser faire. Il était peut-être gravement atteint, après tout. Elle ne l’imaginait pas masochiste volontairement, mais si cela l’aidait à se persuader de son délire, il pouvait bien faire inconsciemment des exceptions. N’empêche que c’était un brin glauque. Mais qu’un ancien flic se prenne pour une pythie n’était pas le plus urgent. Le plus urgent était devant elle, et il puait.

« T’as pas peur d’attirer les vautours ? »

Dans sa tête, elle imaginait plusieurs scenarii. Le porter dignement était tout simplement hors de question, le risque de mauvaises surprises était trop grand. Elle doutait de pouvoir garder son calme si un bras lui restait dans les mains. Quand elle y pensait, presque toutes ses idées se concluaient invariablement par une crise de panique des plus désagréables. La seule option était d’imprimer le mouvement de départ et de laisser les lois de la gravité faire leur office. L’armoire était en place, déjà prête à accueillir son nouveau résident.

Comme pour la déconcentrer, Samaël en rajouta dans l’étrange et dans le glauque. Non, mais, sérieusement, il voulait s’en reprendre un coup, ou quoi ? Qu’est-ce qui lui prenait de balancer des énormités pareilles ? C’était… dégueulasse. Il était méchamment enfermé dans son délire. Dès qu’elle le pourrait, elle mettrait les voiles, pas question de dormir une nuit de plus dans la même chambre – et le même lit, en plus – que ce taré. Sage comme une image, elle se retint de l’insulter et se focalisa sur le macchabé.

« La somme des forces extérieures est égale à la masse fois l’accélération », marmonna-t-elle en se plaçant sur le côté du cadavre, pour se donner du courage plutôt que pour calculer vraiment quelle force il fallait imprimer à la chair morte pour avoir le meilleur rendement. La mécaniquement était loin derrière elle. « Allez… »

Et elle poussa. La chaise bascula, et le corps avec. Il se retrouva en travers de son futur cercueil, son regard étrangement vide semblant interroger son agresseur. Frissonnante, Chloé tenta de l’ignorer, et dégagea la chaise. Déglutissant péniblement, elle se tourna vers Samaël.

« Tu te démerdes avec une fois que j’ai fini », le prévint-elle. Avec un dégout non dissimulé, elle attrapa ses pieds et le fit pivoter. Poids mort, il né résista pas, et il fut rapidement coincé dans sa nouvelle maison. « Voilà. »

Et en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « chaussette », elle était déjà loin, dans la pièce principale, là où affirmait-il avait été violée la fille du malheureuse. A bien y regarder, il y avait en effet eu une lutte, c’était visible. Des objets cassés, ça et là sur le plancher, par exemple. Prise soudainement d’un doute, elle jeta un regard vers ce qui avait été un tombeau pendant plusieurs années et fronça les sourcils. Tout de même, cette histoire de viole était étrange. Et s’il… Préférant vérifier par elle-même, elle entreprit de fouiller ce qu’il restait de la maison.

Dans un premier temps, elle ne trouva rien. Jusqu’à ce que, finalement, elle tombe sur une porte dissimulée dans le paysage. Pas réellement cachée, mais facilement invisible si on ne savait pas qu’elle existait. La peur au ventre, elle l’ouvrit doucement, priant pour trouver un balai, une serpillère, n’importe quoi de normal. Malheureusement, la vérité était bien moins supportable.

Elle avait beau le craindre, elle ne put retenir un nouveau hurlement. Déjà, un, c’était difficilement supportable, mais alors deux.

« Oh putain ! » ne put-elle s’empêcher de lâcher, alors qu’elle faisait soudainement demi-tour. Une femme. Même pas une femme, une adolescente pas encore adulte. Tuée, battue à mort. Il fallait qu’elle parte, elle n’avait plus le choix. Samaël n’avait qu’un seul et unique moyen de savoir… « Oh putain ! »

La porte de sortie était là. Le medium avait intérêt à avoir eu des bons reflexes, s’il voulait l’arrêter. Du genre sortir directement de la pièce dans laquelle il était resté. N’empêche qu’il n’y avait pas trente six façons d’être au courant de ça. A part participer, Chloé ne voyait pas.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 0:56

-Les vautours ? Y en a partout et pas seulement avec des plumes.

bougonnais je en la regardant faire. Un doute me saisit soudain...

-Putain, une matheuse...

marmonnais je, quoique...enfin si les matheux me foutais mal a l'aise avec leur formules a la con. Et que j'te balance des racines carrée a droite et des proportions a gauches. Ah putain, j'allais oublié les pourcentages et les probabilités. Bref, le genre de truc qui me passe au dessus de la tête. J'suis qu'un flic moi, j'tire pas la langue comme un con devant un appareil photo.

Bon point, le cadavre daigna tombé en travers....Il aurait pu tomber a coté et vous pourriez crever pour que je le touche. Allez vous faire endauffer par un italien / romain tiens ! C'est bon, j'avais ma part de glauque, dégueulasse et franchement ragoutant pour la journée ! Rah putain, si seulement ma mère c'était pas droguée....je serais peut être..Normal. Hé ho ! JE suis normal....Juste un peu déphasé s'tout.

J'étais en train de fermer la boite en carton de chez Ikéa quand j'entendis pour la seconde fois Gamine faire des vocalises. Ah mais merde ! elle voulait ameuter tout le quartier ou quoi ?

Clopin clopan, je sortis de la pièce pour voir une tornade se précipiter vers la porte d'entrée. Ah mais elle allait où la rouquine ?! Merde, madame la matheuse avait pas tilté que c'était dangereux ? Un étirement de la couille droite plus tard, je la choppais par le bras...

Merde, fut le seul truc que j'ai eu le temps de penser avant que mon esprit ne fonce tête baissé...Machinalement, je resserrais mon emprise sur son bras et pouf, a plus Samy, absent Samy, plus là Samy, exit Samy....J'avais horreur de ça...Mais, coup de bol,ça ne dura pas longtemps cette fois ci.

-Putain, tu pouvais pas me dire que t'étais malade ?

rugis je d'un coup. Non mais...Oups, boulette Samy...GROSSE boulette...Ouned.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 1:16

Qu’elle était… malade ? Non, il devait y avoir un problème, il ne pouvait pas avoir dit ça. Allez, Chloé, un petit peu de concentration. Que venait-il de gueuler ? Qu’elle était… malade. Elle avait à peine eut le temps de hurler – encore – qu’il lui bousillait le bras en le serrant comme s’il essayait de le briser. Et il avait failli réussir, ce con, heureusement qu’il s’était repris « relativement » – car tout était relatif, dans ce foutu monde – vite. Mais voilà, elle aurait préféré qu’il continue à serrer plutôt que de sortir un truc qu’il n’avait aucun moyen de savoir.

« Lâche-moi. »

Elle avait peur. Et c’était peu de le dire. Comble de l’ironie, alors qu’il était en mesure de savoir ce que cela signifiait, elle sentait une autre crise poindre le bout de son nez. Putain, elle regrettait presque de ne pas avoir tapé plus fort. Car en plus d’avoir peu, Chloé était en colère. Elle avait beau être persuadée d’être retenue par un violeur assassin, elle était en colère. Parce qu’il l’avait trompée. Pour être au courant, il devait forcément être en contact avec quelqu’un de l’Immeuble. Sauf que ça ne tenait pas debout, elle faisait très attention aux gens qui interagissaient avec sa petite bande, c’était toujours utile, et elle était certaine qu’il n’en faisait pas parti. Plus elle réfléchissait, plus elle était certaine d’elle : elle n’avait jamais vu sa tronche avant, pas même une seule fois, et personne ne lui avait parlé de flic taré psychopathe.

« Lâche… Moi », répéta-t-elle, accentuant chaque mot.

Elle ne savait plus quoi penser. Ni quoi éprouver. Ce n’était plus vraiment de la peur. Elle attendait. Elle voulait comprendre. Parce qu’il ne pouvait pas être au courant, mais qu’il l’était tout de même. Comme pour elle. Finalement, avant qu’il n’ait le temps de réagir, elle se dégagea vivement, et fit un pas en arrière, soupçonneuse encore. Le risque qu’il se soit foutu de sa gueule depuis le début était réel, mais elle n’y croyait pas vraiment. Alors même qu’elle ne le connaissait que depuis une journée à peine. Elle était vraiment conne.

« Répète ce que tu viens de dire », ajouta-t-elle.

Discrètement, elle fit passer sa main gauche dans son dos, et agrippa son t-shirt. Les tremblements commençaient. Si elle parvenait à rester calme, elle pouvait les endiguer avant qu’ils deviennent handicapants, comme la veille. Par contre, s’il faisait quoi que ce soit qui la stressait un peu plus, elle était certaine qu’elle pourrait renoncer à son bras pour les minutes qui suivraient. Et si ça continuait, elle n’aurait même pas besoin d’aide. Parce qu’elle continuait à réfléchir.

« Tu ne peux pas être au courant… souffla-t-elle. Qui te l’a dit ? Jay ? C’est lui qui t’a dit où j’étais, hier soir ? »

C’était une hypothèse, après tout. Plus crédible que celle qu’il présenterait à coup sûr.

« Et ne me parle même pas de tes visions », cracha-t-elle pour le prévenir.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 10:52

J'haussais une épaule.

-Ouais, c'est un vaste complot ourdi par Big Brother.

Fis je avec de gros yeux. Elle voulait que je lui dise quoi ? Hin ? Coucouuuuuuuu j'ai tout vu dans le foutoir immonde qui me sert de cerveauuuuuuuuu. Ben justement, elle voulait pas que je lui en parle, ben chuis pas con, j'en parlerais pas. Par contre, le coup du Jay...Franchement, ça me faisait marrer. Ouais, comme si j'avais besoin d'une tapette qui sait lever la main sur une femme pour la trouver. En fait, on a tout calculer ensemble, si, si, même la tarte qui faisait partit de la scène II de l'acte I. Vous avez vu les efforts déployés pour une rouquine ? Si c'est paaaaaaaas romantique ça.

-Pour une matheuse, tu réfléchis pas beaucoup t'sais. Désolé pour ton bras, j'ai du te faire mal.

Ouais, Samy en mode repenti ! Profitez mesdames et messieurs, ça n'arrive qu'UNE fois dans toute UNE vie.

-Et arrêtes de stresser, sinon, ça va s'aggraver et si je peux descendre une porte, j'pourrais pas vous descendre les deux en même temps.

Bougonnais je en faisant le tour de l'appart pour voir si une porte trainait. Mes yeux accrochèrent l'endroit d'où était venue Gamine mais hors de question que je m'en approche. C'est bon là, j'avais donné et payé de MA personne. J'avais un mal de crane qui pointait et j'avais envie que d'une chose, c'était dormir. Et je savais que je ferais au minimum 14h d'affilé. La poisse. Je n'aimais pas roupiller aussi longtemps. Surtout que j'avais le sommeil lourd les coups de temps comme ça. Putain de bordel de merde a la con du ponay frisé !

-Bon on était venu chercher une porte et j'me retrouve avec les grelots d'un mammouth, un jour faudra qu'on m'explique le sens de la vie.

Marmonnais je en me passant une main dans les cheveux avant de faire volte face et de piquer la première porte que je voyais. Je la callais comme je pu, étant donné ma douleur lancinante a l'aine et ma migraine qui commençait a me grignoter les neurones...

-On redescends avant que ma migraine triple de volume Gamine.

Grognais je en plissant le front.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 13:26

Le haussement d’épaule nonchalant donna des envies de meurtre à la pauvre Chloé, qui tentait désespérément de comprendre ce qui se passait. Indubitablement, l’hypothèse « Samaël a des visions » devenait de plus en plus crédible. Pour ce qu’elle en savait, Jay n’était même pas parti de l’immeuble, alors il y avait peu de chance qu’il ait pu croiser l’ancien flic au détour d’un couloir.

« Ferme-la », répondit-elle sèchement alors qu’il évoquait Big Brother.

Il fallait qu’elle se calme. Les tremblements allaient en s’intensifiant, ce n’était guère surprenant mais c’était assez désagréable pour être noté. Et voilà qu’il lui intimait le calme, arguant le fait que ça n’allait rien arrangé. Sauf que ça, personne n’était au courant. Elle n’était absolument pas rentrée dans les détails, quand elle avait expliqué qu’elle était malade. Elle avait vaguement évoqué un lien de cause à effet entre crise et stress, mais elle n’avait jamais soulevé le fait qu’elle pouvait influencer ses tremblements. Merde, il était vraiment voyant ? Et dans ce cas, qu’avait-il vu ? Le fameux rendez vous où on lui avait expliqué en long, en large et en travers ce qui l’attendait ? Plutôt que de lui montrer à quel point il avait visé juste en balançant son petit détail foireux – après tout, c’était surement un coup de chance – elle décida de le laisser faire.

La suite ne devait pas avoir grand intérêt. Ils redescendirent tous, elle, lui et la porte, et elle fit son maximum pour rester éloignée. La crise ne fut pas trop handicapante, s’éteignant aussi rapidement qu’elle avait commencé. Elle n’avait plus peur, pas vraiment, et elle n’en avait pas bavé pour ne pas voir cette foutue planche de bois mise à sa place. Néanmoins, elle n’avait aucune envie qu’il ne la touche. Ca avait l’air ça, l’élément déclencheur, le toucher. Qu’il ait fait son voyeur, volontairement ou non, une fois lui suffisait. Il posa son fardeau près de l’encadrement prévu à cet effet mais n’eut pas le courage de finir le travail, allant plutôt s’écrouler sur son lit. Chloé ne chronométra pas, mais elle estima à deux minutes le temps qu’il lui fallut pour sombrer. Désormais seule dans l’appartement, elle hésita entre se tailler et faire comme si de rien était. Le besoin pressent d’une douche se faisant de plus en plus sentir, elle décida de profiter du coma léger de son colocataire pour se débarrasser de sa crasse. Elle posa la porte de telle façon qu’elle cache ce qu’il y avait à cacher, au cas où il se réveille plus vite que prévu, puis se lava.

Quand elle fut propre, elle sortit de la salle de bain et, voyant qu’il comatait toujours, elle décida de ranger un peu. Ca ne servait à rien, mais elle n’avait strictement rien à faire, alors… Le fait de ne pas être chez elle ne la dérangea pas une seconde, et s’il se plaignait, il avait intérêt à se munir d’une coque, parce qu’elle n’hésiterait pas.

« Manquerait plus que ça, tiens… » marmonna-t-elle quand l’idée la traversa.

L’appartement n’était pas bien grand, mais il était tenu par un homme, et ce n’était donc pas le travail qui manquait. Quand elle eut terminé, midi était déjà passé depuis deux ou trois heures, et elle avait surement foutu en l’air le bordel organisé de ce cher Samaël.

Elle se prépara un petit quelque chose à manger, toujours sans le moindre gène – elle l’avait bien mérité, de toute façon – un peu après seize heures, puis se laissa tomber dans un fauteuil avec le premier livre qu’elle avait pu trouver. Il se révéla nullissime, ce qui la poussa à l’abandonner rapidement. Il était alors dix huit heures, et elle ne voyait plus trop ce qu’elle pouvait bien faire. Si l’idée de dormir la titilla, elle dut rapidement l’oublier : Sam, dans sa grande générosité, c’était mis en travers de l’unique matelas de la pièce. Et après ce qu’elle avait découvert le matin, elle n’avait aucune envie de tenter sa chance dans un autre appartement de l’immeuble insalubre.

« Tu fais chier », le maudit-elle.

Après avoir glandouillé pendant une bonne heure, elle finit par s’endormir sur sa chaise. D’un sommeil léger, et peu reposant, mais un sommeil tout de même. Samaël, quand à lui, pionçait depuis une bonne douzaine d’heures.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 13:57

Tention ! Sourire plein de dent et d'ironie pour Gamine et son ferme là. Elle sait que j'ai raison tout comme elle sait que les plans foireux a la Neo s'pas trop mon truc. Après, qu'elle me croit ou pas, j'm'en tamponne le cervelet avec un piolet.

Je sais pas comment on a réussit a redescendre sans se latter la gueule. Ou y laisser une cheville. Ou un ch'veux ou...La rate, j'aime bien ce mot. Bref, on est arrivé, Gamine trifouille moi j'vais comater. Faudra qu'elle se débrouille pour la porte, moi chuis hs et proche de la muerte.

En trois secondes, je dors. Et croyez moi, c'est rare que je dorme aussi longtemps sans interruption. Mais c'est le prix a payer pour avoir le cerval dérangé. Vous me jalousez, je le sais.

Bref, me voilà embarqué dans une partie de jambes en l'air avec copain morphée et j'espère que Chloé sait se démerder toute seule parce que là, je suis out, telle une moule épuisée sur son rocher. Même au réveil, faudra pas me parler tout de suite. Réveil qui daigne me sortir de mon orgie ensommeillée au bout de facile 14 heures.

J'ouvre un oeil...Puis le deuxième et j'me dis qu'une bande de pygmé a élue domicile entre mon lobe frontal et mon cortex gauche. Et ça cavalcade sevère et que j'te joue du tambour et que j'te massacre du Djambé. Je veux crever. Achevez moi ! ayez pitiè...Où sont mes cachets ?

Tention, premier essai de redressage de Samy défoncé a la vision 100% pur. Essai foiré. Second essai...J'ai une fesse en dehors du matelas. Troisième essai ayé, chuis debout...Bancal mais debout. Dans le coltar, marchant au radar, je me dirige droit vers là où sont rangés mes cachets. Je fouille le petit vase/dépose bordel et...Rien...J'me pince l'arête du nez, inspire, expire et recommence...Mais...

-Gamiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine....

grondais je avec la délicatesse d'un ours en rut.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 8 Aoû - 14:25

Et Chloé de sursauter, tirée sans aucune délicatesse d’un sommeil tout sauf agréable. Première constatation : elle avait le dos en compote. Mais quelque chose de bien. Lâchant un gémissement, et se redressa et s’étira. Ah, ils formaient un joli couple, tiens, complètement cassés. La notion de « ils » ramena la blonde vénitienne au présent, et à la cause d’un réveil aussi brutal. Et elle vit rouge.

« Mais c’est pas vrai ! » répondit-elle sur le même ton… Oui oui, celui de l’ours en rut. « Je te laisse pioncer toute la journée, mais toi à peine réveillé tu gueules déjà ! »

Non mais sérieusement, il abusait pas un peu ? Toute la journée, elle avait fait attention. Toute la journée, elle avait tâché de faire le moins de bruits possible, et le son le plus audible qu’elle avait émis restait un marmonnement étouffé. Toute la journée. Et lui, en cinq secondes chrono, il fallait qu’il fasse chier. Oh, bien sûr, elle n’avait aucun moyen d’être certaine qu’il n’avait pas émergé depuis une heure, mais ça lui faisait trop plaisir de penser que non. Puis, ça cadrait assez bien avec le personnage. Se relevant, elle dut néanmoins reconnaître que l’intervention avait du bon. Si elle avait dormi toute la nuit dans la même position, elle n’aurait pas donné cher de sa personne au matin. Bon dieu, que ça faisait mal. De quoi la mettre de bonne humeur et la pousser à être calme et compréhensive. Elle le repéra bien vite. Il avait l’air bien con, avec son air de shooté et sa main perdue dans son vase. Alors, elle comprit. Dans ce récipient, absolument pas prévu à cet effet, elle avait trouvé un fatras pas possible. Fatras que môssieur ne trouvait plus. Forcément, elle avait tout rangé. Poussant un soupir, elle se dit qu’elle aurait mieux fait de le laisser dans son bordel.

Mais il était trop tard, maintenant.

« Tu cherches quoi ? » demanda-t-elle, et il y avait quelque chose dans son ton qui vous dissuadait de tergiverser en posant une autre question. Avec l’Immeuble, ça marchait à chaque fois. Avec Sam’, elle ne se souvenait pas avoir eu un quelconque succès… Et pourtant, ça faisait à peine vingt quatre heures qu’ils se connaissaient. « L’aspirine, j’imagine ? »

Elle avait été surprise d’en voir, d’ailleurs. On ne trouvait plus des trucs aussi simples que l’aspirine, de nos jours, du moins pas chez le particulier. Les hors-la-loi avaient les moyens d’en produire, mais pas le premier flic venu. Ignorant toute réponse, s’il y en avait une, elle partit en direction de la salle de bain, et récupéra les fameux comprimés, soigneusement rangés avec les autres médocs, au dessus de tout ce qui était nécessaires de toilette.

« Là », marmonna-t-elle.

En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle avait déjà fourré les comprimés providentiels dans la main de Samaël. Samaël qui n’avait pas dû tout comprendre, au vu de la rapidité de l’action.

« Maintenant, tu baisses d’un ton. Moi, je vais dormir, je suis crevée. »

Et hop, déjà, plus de Chloé. Elle s’était littéralement ruée – avec grâce, bien entendu – vers le lit, et s’était laissée tombée dedans. En ne prenant qu’un côté, elle. Pas vraiment parce qu’elle voulait être gentille, mais elle savait pertinemment que s’il voulait retourner pioncer, Samaël n’aurait aucun gène à la dégager. Autant lui faire un peu de place.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 9 Aoû - 10:04

Ouais ! elle était remontée comme un ressort.

-Hého ! Doucement les basses, Chloé, baisse d'un ton !

grognais je, mais je grognais tellement bien qu'en fait tout ce qui sortit de ma bouche était un truc du genre "Ggrnbmjmummlll" Voyez le genre ? Ma main ne cessait de fouiller mon vase a carreau et je commençais sérieusement a avoir bobo têtête. J'vous jure, pourquoi fallait il que ma mère se shoote même enceinte ?! On avait pas idée. Bordel, des fois j'aurais voulu naitre dans une pauvre famille de bourges, faire des études en costard cravate et m'enfiler les pépés des copains. Oh j'vais pas me plaindre, je suis né a Hawaaaaaai hin, surf, soleil et bikini, sauf que...Ben j'étais un poil du mauvais côté de la barrière. La classe...Ou pas.

-A ton avis, ma boite de capotes.

bougonnais je avec la gueule d'un enfant de trois ans auquel tu as piqué sa sucette. Sauf que s'te putain de sucette c'était une question de vie ou de mort. Mes pygmés voulaient pas se calmer et c'était mit a la techno les cons. Gloire a elle, elle trouva toute seule. Je baragouinais un merci en m'empressant d'avaler un cachet, la voyant du coin de l'oeil se diriger vers le lit...oula...Gamine, ouvre les yeux....AH CATA !

-Chloé atten...

Trop tard ! Un feulement furieux se fit entendre et une boule noire et blanche fonça soudainement sous un meuble.. Deux gros yeux jaune plus tard, je posais mon regard sur Chloé. Ninie avait du jouer de la griffe...Ahum...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 18 Aoû - 17:53

Aïe.

Ce fut la première onomatopée qui lui vint. D’un autre côté, pourquoi aller chercher plus loin ? « Ouille » avait son charme, certes, mais il était moins naturel, moins spontané. Alors que « aïe »… Trois lettres parfaites, équilibrées, qui se suffisaient à elles mêmes. Trois lettres qui, sublimaient par l’accent tréma, rappelaient un papillon aux ailes inversées. Un papillon prompt à s’envoler, à l’instar du souffle qui, jaillissant de ses lèvres saisies, formait son premier cri, en diapason d’un feulement agressif des plus convaincants. Difficile de dire, alors, quelle femelle était la plus à plaindre. Assurément, Chloé avait pour elle l’avantage de la masse, peut-être cinq, dix fois supérieure à celle de sa victime involontaire. Mais les griffes déjà rougies de sang n’avaient nul rival à leur hauteur chez les ongles taillés de la blonde vénitienne.

On aurait pu croire à un film auquel on aurait imposé un retour en arrière. L’infortunée Chloé sortit du lit presque aussi prestement qu’elle avait pu s’y affaler, et en suivant presque le même chemin. A la différence près qu’elle ne gémissait plus sa fatigue mais sa douleur, et qu’une vilaine trace carmine barrait son bras.

« La garce ! » lâcha-t-elle, hargneuse, le regard haineux.

Son ire lui embrumait l’esprit, et elle oubliait aisément que des deux, c’était elle qui la première avait fait montre d’hostilité en l’écrasant. Ses yeux étrécis cherchaient la bête, alors que sa main venait appuyer la plaie.

Son pied, en vérité, la démangeait méchamment, et elle aurait sans doute troqué une deuxième griffure pour une chance de le flanquer là où elle pensait. Malheureusement, la fautive s’en était allée.

« Putain ! »

Le pire étant qu’elle souffrait. Le putois n’était pas l’animal le plus agressif qui soit, mais face à la peau douce d’une femme, ses griffes n’avaient aucun mal à trancher.

« Fais quelque chose ! Fous la dehors ! » grogna-t-elle, tournant ses yeux furibonds vers un medium qui devait prier pour un peu de silence. « Tu vois bien qu’elle est dangereuse ! »

Qu’il ait mal à la tête, elle s’en tamponnait l’oreille avec une babouche, tout ce qu’elle voyait, c’était qu’elle saignait, et pas qu’un peu. Serrant des dents, elle chercha une victime pour souffrir de ses malheurs, mais il n’y avait à porté qu’un lit qui se jouerait de ses assauts. Si seulement elle avait pu le contraindre à se débarrasser de son animal de compagnie. Mais elle se voyait déjà à la porte si elle le poussait à choisir. Seulement voilà, maintenant qu’elle était là, elle ne voulait pas partir.

« Reste pas planté là, fais quelque chose ! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 19 Aoû - 16:25

-Tu t'es couchée dessus, Gamine, n'importe quel animal serait dangereux ! Sauf un Roudoudou.

ronchonnais je en baissant les yeux sur...Oh la jolie zébrure ! Ah ouais, mais attends ! j'espère que Ninie n'avait pas bouffé un rat dans les dernières heures parce que c'était pas super ragoutant. Niveau hygiène, y avait mieux qu'un truc avec une grande queue froide et plein de puce et...Ouais, enfin, c'était pas le moment.

-Nan mais comment tu t'es démerdée jusqu'a présent pour rester en vie ?

Non parce que entre le cassage de noisettes en mode agressif, le brisage de colonne de putois en mode somnambule, j'crois qu'elle avait la palme. J'étais pas forcément un violent mais j'en connais certain qui l'aurait déjà étrangler. Alors MERDE! qu'elle remercie le ciel que ce soit moi et pas un...ah nan, ça marchait pas, j'étais un poil barré.

-Viens voir ton bras, t'as de la chance, j'ai fais une razzia y a pas longtemps a l'hosto du coin.

Allez, let's go to the bââââââsssssss roum. Je fouillais quelques minutes avant de trouver mon bonheur et revins tel le sauveur de ses dames.

-Amène ton bras que je désinfecte et si tu es sage, tu auras une sucette.

Ah putain ! mais rangez vos esprits pervers ! je pensais pas a CELLE LA...Tsss...Je la trainais derrière moi jusqu'a la chaise et je l'y assis avec douceur et tendresse, c'est a dire, "pose ton cul là et en vitesse". Je pris la chaise en face et allons y pour jouer les infirmiers !

-La prochaine fois que tu veux t'affaler, regarde avant, en plus Ninie est rancunière et là, elle t'a clairement dans le museau. Merde, on aurait du descendre un autre matelas...J'y aurais pensé si je n'avais pas eut d'autre soucis en tête...

fis je avec un air mesquin et sournois sur le visage.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Ven 20 Aoû - 17:45

Chloé n’était pas du genre à pleurer en exhibant sa douleur. Elle n’était pas du genre à se ruer dans les bras de son nouveau colocataire en quête de soutien dans sa lutte contre la souffrance. Elle tentait avec un certain succès de faire comme si la plaie n’était pas si douloureuse. Mais le moins que l’on pouvait dire sur le coup de griffe de Ninie, c’était quand même qu’il était efficace. Ca piquait, et pas qu’un pas. Et il fallait être débile pour ne pas craindre un risque d’infection, surtout que le putois n’était pas la créature à qui on décernerait spontanément la palme de l’hygiène. Grinçant des dents, elle se focalisa sur autre chose… Sans avoir de peine à trouver quoi : faire virer Ninie de cet appartement était une lubie bien assez improbable pour être captivante.

« Qu’est-ce que fous un putois dans ton lit ? » l’interrogea-t-elle, hargneuse, alors qu’il rejetait la faute sur elle, ne prêtant à son animal de compagnie qu’un compréhensible reflexe d’autodéfense.

Le pire étant, bien entendu, qu’il avait raison. Mais ça, elle préférait encore mourir que de l’avouer à voix haute. Changer de sujet serait déjà une défaite par bien trop d’aspects retentissante comme ça. Pas la peine d’en rajouter.

« Une razzia dans… Je sais même pas pourquoi j’arrive encore à être surprise. Monde de fous. »

Préférant oublier cette nouvelle preuve de folie du monde, elle se laissa faire, chose assez rare pour être soulignée. Tendant son bras, elle tenta d’oublier la morsure cruelle de l’alcool à désinfecter et planta son regard si particulier dans celui, sournois et mesquin, de son médecin personnel.

« Tu es un homme, on ne peut pas s’attendre à ce que tu raisonnes », lâcha-t-elle telle l’impératrice d’Egypte ordonnant la mise à mort d’un esclave manquant de dévotion et de dévouement.

Dire qu’il n’en était qu’à une nuit et une journée à peine de cohabitation, et déjà elle s’était pris le bec avec lui plus de fois qu’avec la majorité des occupants de l’Immeuble pendant deux ans. Un exploit, en somme, mais la plupart connaissait son tempérament et préférait filer doux. Ils n’avaient pas la même immunité que Sam’ face à ses regards noirs.

« Tant pis pour le matelas. Je remonte pas là haut. »

Rien que de savoir que deux cadavres pourrissaient gentiment au dessus de sa tête lui donnait envie de vomir. Alors s’en approcher était hors de question.

« Tu as des projets ? demanda-t-elle pour changer de sujet. Pas que ta compagnie soit désagréable, mais on risque de se bouffer le nez encore plus que maintenant si on ne fait que de se voir à longueur de journées sans rien faire d’autre. »

Ce n’était pas faux, loin de là. L’exploration de l’immeuble étant hors de question, il fallait bien trouver quelque chose d’autre à faire. Mais quoi ? Chloé n’en avait aucune idée. Elle se sentait un brin inutile, ce qui n’était pas pour lui plaire. Elle n’avait aucune envie de passer sa vie à faire le ménage… mais elle n’avait pas envie non plus de passer sa vie dans cette foutue ville en ruine.

Il devait bien y avoir une solution, merde !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 21 Aoû - 10:26

-A ton avis...Elle dormait, Gamine.

répondis je comme si c'était une évidence saupoudré d'une légère moquerie. Ouais ben quoi ? Ninie c'était la seule femelle qui pouvait se targuer de squatter mon pieu TOUT les soirs ! C'était assez exceptionnel pour être souligner ! Et nan, j'suis pas zoophile, mais elle tient la chaud ! Quoique maintenant, j'avais Gamine et fallait pis être penser a s'organiser...Je savais contenir mes pulsions MAIS ! Imaginons que Gamine fasse des rêves très hot et pouf me saute dessus ! Euuuh...N'importe quoi. Je secouais la tête en pouffant, quel con je fais, v'la que j'te sortais des scénarios digne d'Amour, Gloire et Conneries ! Mon pauvre Samy...Ahum...Mais revenons a nos putois.

-Ben quoi ? L'hosto est en ruine de toute manière, si y a moyen de choper deux trois trucs, j'vais pas me gêner ! Tu peux oublier la morphine par contre, les camés du coin se sont déjà tout injecté.

OU snifer ou bu. Y avait de multiples possibilités et pas des moindres. T'façon, j'm'en foutais, j'avais beaucoup de défaut pas j'me shootais pas et CA c'est la classe dans un monde aussi pourri que le notre.

-Surtout quand une rouquine vous explose le cerveau.

répliquais je avec un sourire plein de dents. Ben quoi ? c'était connu, les filles aimaient a penser que notre cerveau se trouvait au niveau de la braguette et ben tant qu'a faire, autant s'en servir. Non mais. Mes corones me lançaient encore un peu et j'osais pas aller au chiottes pour voir l'état des boules de noël. J'suis sur qu'elles avaient virées au beau bleu foncé avec quelque paillettes de noir. N'empêche, se faire exploser les boules...La honte. Bref passons.

-Bah, j'irais tout seul comme un grand. Si Ninie avait eu une autre réaction, j'aurais pas eu le choix et pis, j'me dis qu'un soir, tu vas lacher tes pulsions et que ça me ferait chier de devoir te repousser.

Ou pas remarquez. Bref, je la taquinais et j'étais sur qu'elle allait démarrer au quart de tour. J'me marrais d'avance tiens !

-Bah, je songeais aller prendre des vacances a Hawaï, me dorer la pillule et tout mais...Les vols sont tous complets.

Je soupirais avant d'ajouter :

-Je sais pas. D'hab je vais fureter partout histoire de trouver des fringues, de la bouffe. Parfois, je dégote un véhicule pour me barrer chercher deux trois trucs chez mes potes fermiers et les trois quart du temps, Beretta et moi repoussons l'envahisseur. Bref...Tu voulais te faire un cinoche peut être ? Honnêtement, qu'est ce que tu veux faire a part assurer ta pitance et sauver ta peau ? Putain je tuerais pour un cinoche en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 26 Aoû - 0:17

Ses… pulsions ? Non mais il plaisantait ! Qui avait mimé le viol de l’autre, hein ? Elle allait répliquer, et vertement qui plus est, quand elle se rendit compte que c’était exactement ce que voulait Samaël. Contrairement à son ancien entourage, lui ne craignait pas ses petites colères, semblant même s’en amuser, et les provoquait pour mieux s’en jouer. A peine avait-elle ouvert la bouche qu’elle se força à la refermer. Ce qui ne l’empêcha pas de le foudroyer du regard. Plutôt que de répondre à ses provocations, elle préféra partir sur un sujet plus grave, moins léger… Et, devant sa nouvelle pique, elle eut le plus grand mal à conserver son calme.

« Tu peux pas être sérieux cinq minutes ? » demanda-t-elle.

Ca semblait être au dessus de ses capacités, mais il décida de la détromper. D’un soupir, il marqua sa capitulation – enfin, ce qui y ressemblait le plus dans son cas – et fit ce qui ressemblait le plus à une déclaration sincère depuis qu’ils se connaissaient. Surprise, mine de rien, elle ne pipa mot pendant quelques secondes, se contentant de le regarder gravement. Etait-ce, enfoui au fond de son regard souvent moqueur, une brèche qu’elle apercevait là ?

« J’en ai marre, de survivre », lâcha-t-elle, laissant à son tour miroiter une faille à sa carapace.

Ce message livré, elle haussa les épaules comme si de rien était, puis esquissa un sourire amusé. Elle venait d’avoir une idée. En réalité, elle pouvait bien se débrouiller pour…

« Je gagne quoi, à te concocter un petit centre multimédia ? » Son sourire dévoila quelques dents, alors qu’elle semblait retrouver sa joie de vivre habituelle. « Mon ordinateur portable marche encore, et même s’il m’est inutile vu qu’Internet n’existe plus, j’ai assez de films pour t’occuper jusqu’à la fin de l’année. »

Bon, souci de taille : l’ordinateur était resté dans l’Immeuble. Mais ce n’était pas insurmontable. Après tout, en deux jours, ils ne l’avaient pas oubliée. Elle pouvait très bien s’y repointer sans risquer une vérification en règle. De toute façon, qu’est-ce qu’elle avait à cacher ? N’empêche que l’idée, au fond, ne l’enchantait guère. C’était se remettre à portée de main des hors-la-loi, et vu la façon dont ils avaient détruit Jay, elle s’en passerait bien. N’empêche, d’une certaine façon, elle avait envie de faire ce petit plaisir à Samaël. Mine de rien, elle était reconnaissante, il lui avait fourni un toit sans rien lui demander. Bon, certes la cohabitation était un brin difficile – en témoignait son bras – mais c’était… vivifiant.

« Reste à voir si tu as quelque chose qui pourrait m’intéresser en échange. »

Le départ de Ninie ? Trop demander. L’utilisation du lit principal ? Pourquoi pas… C’était sans doute ce qu’elle pouvait espérer de mieux. Du chocolat tous les matins ? Vu le délice que c’était, ça pouvait bien valoir le coup. Du beurre ! Et quels autres trésors Samaël pouvaient bien avoir grâce à ses amis fermiers ? Et ça, juste en retournant l’espace d’un après midi à l’Immeuble.

« Alors ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Jeu 26 Aoû - 16:42

-Je suis toujours sérieux.

répliquais je avec un large sourire qui voulait dire tout le contraire. Oh merde, Gamine, rigole un peu ! Déjà qu'elle avait autant d'humour qu'une épine dans le pied d'un troll...
J'eus un demi sourire.

-Tu veux que je te pousse par la fenêtre ? On a pas l'choix, Chloé.

répondis je en haussant une épaule. Je me prendrais pas la tête sur la connerie humaine. J'avais autre chose a foutre qu'a pester contre des politiciens aussi intelligent qu'un poulpe pour se foutre sur la gueule a coup d'arme nucléaire. J'vous jure, maintenant, je sais a quoi on servit nos putains d'impots.

Je levais les yeux au ciel en reprenant un peu plus sérieusement et la voilà partie dans un chantage.

-Non je virerais pas Ninie.

soufflais je avec un air mesquin sur le visage. Ninie c'était Ninie ! Mon putois a moi ! certains avaient des clebs et des ramasse souris, moi j'avais un putois.Et j'avais la classe rien qu'avec elle. Et j'vous raconte même pas quand elle se collait en mode attaque fulgurant de jet d'urine ! La cible faisait automatiquement un échec critique. c'était magnifique a voir. J'avais plus qu'a virer a coup de pied dans le cul.

Je reposais posément mon matériel médical très a la pointe de la modernité et posais mon coude sur la table, menton logé dans la paume. Et que j'te fasse un air de chat a moitié endormit. Mes yeux se plissèrent quelque peu d'un air paresseux.

-Ca dépend de ce que tu veux Gamine...

susurrais je tranquillement en me demandant tout de même ce qu'elle allait me pondre comme conneries! J'pouvais faire plein de truc mais j'étais pas superman je portais pas de collant bleu et j'avais pas une cape de tapette.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 14 Sep - 13:19

Et voilà qu’il lui confirmait ses craintes. C’était quand même affligeant, arrivé à son âge, de s’attacher autant à un… un… On pouvait même pas qualifier ça d’animal de compagnie. Le fait d’être raide dingue d’un putois dénotait tout de même un grave problème relationnel. Malheureusement, en ces temps troublés, avoir des relations normales semblaient être devenu un luxe que plus personne ne pouvait s’offrir. C’était bien dommage.

« Tu ne peux pas être parfait, lâcha-t-elle négligemment avant d’ajouter, dommage que tu aies si peu de qualités. »

Ce n’était pas réellement utile, mais au fond, ça s’incrustait bien dans ce qui ressemblerait, dans quelques jours, à la routine. Avec Samaël, il fallait être prévoyant, et l’empêcher de prendre la grosse tête. Question de survie. Et le voilà qui faisait son chat potelé, à plisser des yeux dans une mimique assez crédible du matou qui dort plus qu’il ne bouge. Secouant la tête avec résignation, Chloé se permit, de son bras intact, de lui tapoter le haut du crâne.

« Rien de bien méchant, affirma-t-elle, juste me considérer comme résidente à part entière, et pas seulement de passage. Ce qui sous-entend, bien entendu, que j’ai mon mot à dire sur ce le devenir de cet appartement. »

En d’autre terme, « laisse-moi gérer ». Bon, elle n’allait pas faire l’erreur de le demander comme ça, elle n’était pas folle, mais elle escomptait bien arriver à un tel résultat, dans les faits. Il fallait juste qu’elle y aille en douceur, et c’était le seul début dont elle avait besoin. Il n’aurait pas été étonnant qu’il commence à regretter sa « générosité », le Samy, mais maintenant qu’il avait Chloé sur les bras, il allait devoir s’y faire. Elle n’était pas femme à attendre que les choses se passent, elle aimait avec une certaine maitrise, et une maitrise certaine, sur son environnement. Il avait pu s’en rendre compte quand elle lui avait ordonné d’aller chercher une porte, et il en aurait bientôt plus de confirmations que de raisonnable.

Machiavélique.

« Je sais pas si ça te parle, mais j’ai 3 terra de films HD en réserve. J’estime que c’est équitable. »

Bon, elle avait aussi un pauvre écran 17 pouces qui supportaient mal la Haute Définition, mais qu’il fasse seulement semblant de se plaindre et… et… Il verrait. Croisant les bras, elle le défia du regard de refuser. Avec cet air de confiance absolu qu’elle pouvait aborder, et qui pouvait faire fondre autant que révulser, au choix. Chloé était une jeune femme entière, et les sentiments qu’elle inspirait étaient à son image : tranchés.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 19 Sep - 13:43

-Quel dommage effectivement, sinon, tu serais folle de moi et prête a tout pour m'avoir. Tu vois a quel point mes défauts te sauve la mise ?

Bah ouais, j'étais bourré de défauts et pas des moindres. Mais j'vais pas m'refaire une santé mentale, s'pas possible, j'suis né avec, faudra faire avec. J'ai une logique imparable parfois. Bref, revenons a nos cocottes. Je haussais un sourcil clairement moqueur.

-Si je comprends bien, tu veux vivre avec moi....Mmmmh...Tu sais, j'me dis qu'on se connait pas encore assez pour que j'te file les clés...Je ne suis pas sur de mes sentiments, j'ai pas envie de souffrir pour rien, tu comprends ? Attends, on a même pas couché ensemble !

Et si je pousse un peu, j'ai la larme a l'oeil pour parfaire mon imitation de Bridget Jones dans sa folle épopée de baise. Quoique, les culottes de grands mères m'ont jamais fait grimper le barreaux mètres ( non y a pas d'fautes ). Pour finir, avant qu'elle me claque la tronche, j'haussais une épaule désinvolte.

-Bah, tant que tu dis "oui" a tout ce que je dis, ça me va.

Et là, je savais que j'allais m'en prendre une ! Mais j'adorais l'asticoter, elle se mettait a frétiller des oreilles et c'était clairement tripant.

-Nan ça me parle pas, mais pitié Gamine, j'espère que tu n'as pas que des navets suintant l'amûûûûr et le romantisme hein, parce que ton machin, il volera par la fenêtre.

Je prévenais ! J'voulais pas me retrouver avec une Gamine dans les grandes eaux parce que ce foutu con de héro s'en allait dans le soleil couchant, laissant seule son héroïne, en larme, accrochée a un réverbère de désespoir ! Fallait pas déconner !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Dim 19 Sep - 14:19

Le… Le mot qui vint à l’esprit de Chloé ne gagnerait pas à être rapporté, mais il était à la hauteur de l’agacement qu’elle pouvait ressentir. Mais pour qui il se prenait, lui ? Qu’il aille au diable, avec son imitation foireuse.

« Pas coucher ensemble ? Dois-je te rappeler la façon dont tu m’as plaquée contre un mur pour te laver les mains sous mon pull ? » Il était visible que l’épisode lui restait en travers de la gorge, et le pli presque haineux de ses lèvres le trahissait. « A moins qu’on ne parle du moment où tu m’as jetée sur ton lit pour m’arracher mon jean. Ca suffira largement. »

Il fallait avouer que leur relation était assez spéciale, quand même. Mine de rien, il lui avait donné pas mal de raisons de le détester, et elle arrivait encore à s’installer chez lui. Mais il fallait avouer que, d’un point de vue purement pragmatique, son immeuble était bien plus confortable que le sien, et surtout il n’y avait pas un Jay sur la corde raide qui s’y cachait. C’était rageant, d’une certaine façon. Mais d’une certaine façon, elle commençait – commençait seulement, il ne s’agissait encore que d’un fœtus à peine formé – à l’apprécier. Une fois la rudesse des premiers contacts passés, il se trouvait qu’il avait exactement le genre de caractère qui pouvait intéresser Chloé : chieur au possible, affirmé, sûr de lui. Masochiste, la française ? Non, mais un geignard pleurnichant à longueur de journée ne l’intéressait pas. Et puis, elle avait eu sa vengeance, depuis. Bien placée, qui plus est.

« Ca fait entre trois et quatre cent films », lui apprit-elle avec un regard un brin hautain.

Elle ne prit même pas la peine de relever la critique du possible contenu. La chose était, à ses yeux, entendue. Elle était désormais chez elle, pour le meilleur et, surtout, pour le pire de Samaël. Récupérant son bras, désormais propre et bandé, elle se détourna de sa victime et chercha des yeux son agresseur. Mais Ninie avait fui, après la violence de l’attaque qu’elle avait dû subir. Mais, merde, qu’est-ce qu’un putois foutait dans le lit de Sam’ ? Cependant, l’animal n’était pas le souci premier de Chloé, qui finit par reporter son regard sur son désormais colocataire officiel. Elle n’arrivait pas à oublier que, désormais, il savait. Du moins, c’était ce qu’elle avait cru comprendre. Il avait découvert son secret, le seul qu’elle ne dévoilait jamais à personne.

Et, pour dire les choses comme elles étaient, ça la faisait chier. Heureusement, son attitude n’avait pas bougé d’un iota, et c’était sans doute la seule chose qui pouvait la déstabiliser. Après tout, elle pouvait très bien avoir mal compris. S’il ne remettait pas le sujet sur le tapis, décida-t-elle, elle non plus.

« J'irai demain. Là, tu m’excuseras, mais je suis crevée. Et n’espère même pas prendre le lit pour terminer ta nuit, j’ai assez donné pour la chaise. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Lun 20 Sep - 21:44

-Oh, ça...

fis je comme si ce n'était rien d'inhabituel chez moi, tout en haussant une épaule.

-Ouais ben tu vas pas m'en faire une pendule si ? Je te l'aurais demandé gentiment, tu l'aurais oté ton jean ? Nan, bon alors quand c'est comme ça, je fais tout seul comme un grand ! Quand au reste...j'avoue, j'ai bien rit.

ajoutais avec un large sourire made in Machiavel il est mon père. Ouais, parce que sans déconner les réactions de Gamine étaient fendardes. Bon c'était pas charitable, mais c'était pas marqué "mère Alexander" sur mon front.

-Relax Gamine, j'suis pas en manque a ce point....

Mes lèvres s'incurvèrent dans un sourire de grand méchant loup pas piqué des paquerettes et j'ajoutais avec "Rrrrr" du plus bel effet :

-Ou pas.

Enfin, en réalité, je risquais pas de faire grand chose, mon service trois pièces croque madame était légèrement en réparation.

-Tu sais que quand tu t'énerves tu as les ailes du nez qui frétillent ?

Quoi ? comment ça je suis a coté de mes nike ? Ouais et alors ? faites pas les innocents ! ce n'est pas la première fois que ça m'arrive !

-hep hep hep ! Le lit tu vois, il est NOTRE lit donc bon, et estimes toi heureuse que je veuille bien que Ninie dorme ailleurs en attendant d'aller chercher un matelas de plus. Donc, tu prends ton coin, je prends le mien, les capotes seront bien gardées.

Ah ouais mais nan ! Fallait pas déconner ! je ne lui avais pas demander de dormir sur la chaise moi ! Elle avait qu'a venir s'allonger ! Vu mon état, je l'aurais même pas sentit venir alors hein !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 22 Sep - 0:11

« Ris tant que tu veux... » marmonna-t-elle, avant d'ajouter un ton plus bas encore. « Abruti. »

Il n'avait peut-être pas pu comprendre, elle n'avait pas fait beaucoup d'effort pour articuler, mais le ton était assez révélateur pour qu'il ait une idée assez précise de tout le ressentiment dont elle était capable sur ce sujet précis. Elle voulait bien être sympa, compréhensive, patiente même – et Dieu seul savait à quel point elle pouvait ne pas l'être, parfois – mais il y avait des limites, et il les avait clairement dépassées deux fois. Le coup involontairement porté à sa virilité n'était même pas une vengeance suffisante, mais ça, il n'était pas obligé de le savoir.

« Mouais, lâcha-t-elle un brin dédaigneuse quand il affirma pouvoir se contrôler, on se connaît depuis vingt quatre heures à peine et je doute. »

Et il se foutait encore de sa gueule ! Chloé frétilla si bien des narines, cette fois la, qu'elle ne prit même pas la peine de répondre, se contentant de le regarder avec ce regard totalement inefficace qu'elle aimait tant. Dommage, vraiment, que Samaël ait développé instantanément une résistance naturelle au malaise qu'elle faisait naître d'ordinaire. Vraiment dommage. Finalement, elle consentit à lui reparler, après cinq bonnes secondes qui, normalement, aurait du lui arracher des sanglots – ou pas – et elle lui apprit ce qu'était, à peu près, 3 téraoctet de films haute qualité. Après lui avoir affirmé qu'elle irait chercher les dits films le lendemain, elle lui apprit qu'elle squatterait le lit jusqu'au lendemain matin.

Et là, ce fut le drame.

Après avoir dormi pendant plus de douze heures d'affilées, après avoir squatter, en diagonal, le confortable matelas et l'avoir reléguée à la chaise, il osait lui demander de partager son... enfin, leur lit. Si elle avait été un chat, elle aurait feulé d'indignation, mais Chloé était née femme et avait, malgré tout, un certain contrôle sur elle-même, aussi ne frémit-elle même pas.

« Samaël... » commença-t-elle, un brin menaçante. Chloé avait beau être une jeune femme somme toute peu impressionnante, elle avait l'art et la manière de faire oublier son physique gracile. « Laisse tes capotes là où elles sont, veux-tu ? »

L'homme de l'appartement avait cependant un argument que sa nouvelle colocataire n'avait pas : un semblant de force. Il l'avait prouvé, il pouvait très bien la mettre sur son épaule et marcher tranquillement comme si de rien était. Et comme il était totalement insensible aux autres armes de Chloé... Elle allait haïr leur cohabitation. Pour leur santé à tous les deux, il fallait qu'il cède. Mais ça, bien sûr, il ne le savait pas et n'en avait rien à foutre.

« Il fallait penser un peu à moi avant de t'effondrer comme une larve en travers du matelas. J'ai bien le droit de jouir du même privilège, non ? A la rigueur, je veux bien laisser Ninie squatter un oreiller. »

Elle prenait un risque, il y avait une chance sur deux pour qu'elle dérange l'animal en se retournant et.. Elle aurait peut-être dû se taire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mer 22 Sep - 23:26

Samaël...Putain mais ça faisait combien d'années qu'on ne m'avait plus appelé comme ça ? Alors là, Gamine m'impressionnait ! Non, son ton n'était pas en cause, la preuve, l'énorme sourire façon piranha que je lui pondis. Sérieux, côtoyer des putes, des dealeurs, des macs...ça vous forgeait le caractère alors penser avoir peur de Gamine et son ton tout droit sortit d'une école, fallait pas fantasmer sur les calbuts d'Edward.

-Qu'est ce que tu es coincée quand tu t'y mets !

m'exclamais je avant de pointer le lit de l'index.

-Pour l'instant, c'est le seul que j'ai. Tu aurais pu venir au lit, ça ne m'aurait pas dérangé, si tu as dormis sur la chaise c'est que tu l'a bien voulu.

assénais je brillant de mauvaise foi. Ou pas. Nan mais fallait pas tirer les poils de mémés quand même ! J'étais tellement hs que je ne l'aurais même pas entendu venir et d'ailleurs ! pourquoi elle s'était retenu hein ? S'bon quoi, s'pas comme si c'était la première nuit qu'on passait ensemble. Ouais, mais bon, se faire appeler Jay s'pas non plus mon truc. J'esquissais un sourire de requin au chocolat blanc.

-Ninie refuserait de dormir avec toi et je doute que tu passes une bonne nuit si elle comprend que tu m'as viré.

Je plissais les paupières en ajoutant fortement mesquin :

-Si on doit vivre a trois, autant avoir de bonnes bases.

Je levais la main, l'index et le majeur levés tout droits, le reste plié et :

-Parole de Scout, j'te tripoterais pas dans ton sommeil et tu m’appelleras plus Jay.

Je me grattais pensivement le menton.

-De toute façon, j'suis bon pour aller chercher un autre matelas demain donc bon, on va pas se battre pour cette nuit ! T'façon, tu sais que je ne dors pas beaucoup, là, j'ai tapé douze heures mais c'était de ta faute.

Finalement, je posais ma paume au dessus de son crâne, c'était une vraie liliputienne de toute façon et je me penchais pour avoir les yeux a sa hauteur.

-Bref, tu es en train de me chier un hérisson pour pas grand chose nan ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 28 Sep - 23:05

« Le rentre-dedans m’a toujours fait cet effet là », répliqua-t-elle du tac-o-tac.

Elle n’était pas coincée, il fallait qu’il arrête de rejeter la faute sur elle. Mais elle ne poussa pas plus le débat, parce qu’au fond, elle s’en moquait complètement, de qui était quoi. Le plus important, pour le moment, résidait dans le « qui aurait quoi », et c’était loin d’être gagné. Pourtant, elle ne voulait pas grand-chose, juste une nuit peinard – sa dernière, peut-être – dans un lit rien qu’à elle. Au passage, elle voulait aussi se prouver qu’elle était capable de faire plier Samaël… Mais ça, c’était un peu comme le pétrole en Irak, c’était le but non avoué. Mais rien à faire, ce foutu homonyme de l’ange de la mort refusait de céder. Et vas-y que je te balance des arguments foireux pour contrer ceux, bien plus raisonnable, de Chloé. Le pire était cette façon qu’il avait de considérer son abruti de putois comme un être à part entière. Vivre à trois, hein ? Tsah.

« La base d’une cohabitation sereine, ça reste de savoir faire des concessions », asséna-t-elle sans réel espoir de le faire revenir à la raison.

Après tout, au fond, Sam s’en tenait juste au vieil adage. Y a que les imbéciles qui changent pas d’avis. Et voilà qu’il se foutait encore d’elle, prenant sa pose ridicule et… et… Bordel, pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il reparle de lui ? Elle ne pipa pas mot, pourtant. Elle se contenta de le regarder, les livres plissées, comme si elle se retenait. Elle le laissa déblatérer ses excuses merdiques, ses justifications à deux balles et ses vérités bancales avant de lâcher enfin, avec soulagement…

« Va au diable, Samaël. »

Ce qui, vous en conviendrait, reste un assez bon clin d’œil à l’origine de son prénom. Son bras lui faisait encore un peu mal, mais le pire était passé, aussi se contenta-t-elle de se lever, abandonnant la discussion et… se dirigeant droit vers le lit. Tant pis, la manière douce avait échoué, elle allait user de la manière forte, avec une pointe de nostalgie pour cette époque bénie où cette dernière marchait encore. Cette époque où Jay finissait par lui céder. Vérifiant d’un coup d’œil attentif la non présence de Ninie, elle se laissa tomber sur le lit. Pas en travers, mais presque, histoire de faire passer son message. Puis elle ferma les yeux, s’attendant à sentir des mains la pousser sur le côté.

« Bonne nuit », marmonna-t-elle contre l’oreiller.

Sa nouvelle position lui rappela à quel point elle était épuisée, et fourbue. Il ne lui faudrait pas beaucoup pour s’endormir… juste quelques minutes. Quelques minutes de répits, et Samaël pourrait ensuite faire ce qu’il voudrait, sans risquer d’être découvert.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 5 Oct - 8:58

Lui rentrer dedans ? Oh ouais ! Euuh..Non. Mauvais plan ça. Nan, nan, nan, j'allais me mettre a lui jeter des clins d'oeil énamourés d'espadon fumé en boite ! Que dalle ! C'était ma colloc point barre. Même si j'avais un faible pour les rouquines. Alors je ne lui opposais qu'un sourire narquois.

« Un poil trop jeune pour mon rentre dedans, Gamine. »

Ben quoi ? J'allais sur trente ans quand même !J'avais passé l'âge des gosses a couettes...Quoique...Si je lui collais un uniforme de lycéenne et...oula nan, elle me truciderait sur place.

« Des concessions ? Ah parce que j'en fais pas !? Qui a été chercher une porte ?! Hein ?: »

Ouais, ok, c'était minime comme concession, mais merde ! J'ai jamais vécu avec une gonzesse moi, je sais pas trop comment ça marche ces bêtes là. Enfin si, y avait bien Ninie, mais elle et moi, c'était uen vraie histoire d'amour avec petits coeurs en sucre rose. Ou pas. Bref, je m'égare encore j'crois bien.

« Gamine, faudrait revoir tes jurons, un va te faire foutre, c'est mieux j'trouve qu'un va au diable coincé, tsé ! »

En même temps, j'y étais aussi sensible qu'un éléphant au parfum N°5 de Dior. Osef. Et la voilà repartie vers le lit, j'crois bien que j'avais épuisé ses reserves de patience et autant le dire, ça me faisait triper ! Ouais, enfin, je jouais avec ma vie là, elle m'avait quand même déjà bousiller le service trois pièces, faudrait que j'fasse gaffe.

Ninie grimpa sur la table et je lui gratouillais les oreilles avec un demi sourire amusé.

« Ouais, je sais, je sais. Ben faudra faire avec Ninie. »

alors que je voyais bien qu'elle fronçait les sourcils en regardant le pieu. Bon, c'était pas l'tout mais...Ah nan mais qu'elle tête de fion ! Songeais je en jetant un oeil sur le lit. Elle connaissait pas les couvertures ?! Nan mais...ça acaillait la nuit bordel ! Et j'avais pas de chauffage. Tsss...Me v'la donc en train d'aller border Gamine sous l'oeil sceptique de mon putois d'amour. Allez, j'étais bon joueur...Elle aurait le lit pour elle toute seule. Moi, j'allais bouquiner, ça me passerait l'temps. Seulement, pour une fois, Ninie vint pas se caler sur mes épaules....Naoooooooon, mâdâme se mit a renifler Gamine sous toutes les coutures avant de décréter qu'elle pouvait supporter son odeur et de s'étaler de tout son longs dans ses cheveux....Putain, j'vous l'dis moi, les gonzesses auront ma peau un jour.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Sam 30 Oct - 12:21

Mine de rien, ça faisait quand même pas mal de bien, de dormir. Chloé était épuisée, fourbue, et il faudrait plus d'une bonne nuit de sommeil pour la remettre totalement, mais en attendant, avoir réussi à arracher celle la à Samaël était une petite victoire qu'elle prenait le temps de savourer. Finalement, la chose à retenir restait tout de même que pour obtenir ce qu'elle voulait, parler était bien la pire des choses à faire. Agir, sans laisser le choix, là résidait la clé de tous ses problèmes. Y avait pas à dire, il faudrait qu'elle s'en souvienne. Décidément, la vie avec Sam' ne s'annonçait pas de tout repos. Vu son caractère – enfin, leurs caractères respectifs – il allait falloir du courage, de la patience, et savoir hausser la voix. Surtout ça. Mais d'une certaine façon, c'était exactement ce dont elle avait besoin. Quand elle se crêpait le chignon avec l'ancien flic, elle ne pensait plus à l'Immeuble, à Jay, à sa maladie, mais juste au meilleur moyen de lui clouer le bec. C'était... reposant, paradoxalement.

Toute concentrée qu'elle était sur son sommeil et ses probables rêves, la jeune femme ne sentit pas la boule de poils se fourrer paresseusement dans ses cheveux. La vision avait de quoi faire chaud au cœur, surtout après les quelques scènes plus musclées qui avaient pu se dérouler dans la même pièce. Après le jet d'urine nauséabond, après le plaquage surprise, voir les deux femmes de la maison ainsi réunies augurait sûrement beaucoup de bien. Enfin, aurait pu, si seulement Chloé avait été consultée avant. Car s'il y avait une chose que la blonde vénitienne, c'était bien les surprises dès le réveil, et il y avait moins surprenant qu'un putois emmêlé dans vos cheveux. Pourtant, la chose s'entama bien. L'ancienne geek fut tirée des songes nocturnes par les taquins rayons du soleil, avec lenteur et douceur. S'étant naturellement tournée sur le dos pendant la nuit, elle avait laissé sa main droite partir au dessus de sa tête, juste à côté de Ninie, si bien qu'elle caressait paresseusement et par réflexe son pelage soyeux, sans même savoir de quoi il s'agissait.

Bien entendu, quand elle redressa légèrement la tête et qu'elle tourna son regard vers la putois, là... Eh bien, disons qu'elle s'échauffa les cordes vocales pour la journée, sursautant jusqu'au plafond – et au delà ! – dans un magnifique concert d'aiguë. Si Samaël dormait encore, eh bien... C'était loupé. Le cœur battant la chamade, elle s'éloigna aussi vite que possible de la monstruosité – la peur aidant, tout était plus horrible – qui avait fait de ses cheveux son lit douillet. Elle tenta de s'appuyer sur son bras droit, qui décida qu'il était plus drôle de danser la gigue, si bien qu'elle ne put que basculer pitoyablement au sol.

Aïe, ça fait mal.

Et voilà pour sa réputation de maladroite.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   Mar 23 Nov - 10:12

Ca ? Trop grand. Mmmh...Ca peut être ? Trop petit....Ca ? Ah nan ! j'aimais pas le rouge ! Un pull fit un vol plané dérrière mon épaule et me voilà de nouveau la tête dans une armoire encore pleine. Oui, bon, passons le fait que c'était l'armoire d'un cadavre quand même. Ouais, moi le vrai, le pur le dur et le surtout très maso Samy avait décidé de passer le temps en cherchant des habits pour Gamine. Avouez ! Je vous emeut ! Qui ne le serait pas d'ailleurs ! Ouais, sauf qu'elle risquait de me décrocher la machoire si je lui ramenais la collection de string plutôt hot que j'avais trouvé. Dommage, je suis sur que ça lui aurait été super bien ! Maiiiiiiiiis...Je tiens a ma vie, si, si, si. Donc oublions les ficelles pour se concentrer sur de l'utile. Bref, pull, teee shirt, oh petit top sexy ! Je prends ! C'est pas la saison mais elle mettra un pul par dessus ! Une ou deux jupes ? Mouais...Je voyais pas trop l'utilité sur le coup mais pourquoi pas. Gamine était une femme, les femmes, ça aiment bien ce genre de connerie. Des pantalons ! Oh miracle ! Une nuisette ! Ouais, nan...un pyjama flanelle s'tellement mieux...

Bref, je pense que je fis le tour, je fourrais tout dans un sac, roulé en boule, c'est la classe. Je jetais le sac sur mon épaule et c'est repartit pour l'escalade de l'Everest en sens inverse. Nom d'un nain moustachu ! J'espérais bien ne pas me casser la gueule ! Sauf que Gamine avait décidé de me faire avoir une crise cardiaque. Et RE hurlement. Merde ! Elle passait sa vie a hurler ou quoi !? Résultat, je perdis de la grace a descendre en quatrième vitesse et faillit même m'arrache le fond du pantalon a un clou ! Elle allait me le payer !

Et donc, je réenfile mon costume de superCorbet pour débouler dans l'appartement, Beretta en main prêt a pourfendre...Ninie...

Un lourd...Très lourd soupir me traversa la poitrine en avisant Gamine a terre, gôre, je suis tombée du lit après un rêve tellement chaud que j'ai foutu le feu au matelas. Je lachais mon sac par terre et alla la relever d'une main délicate...bon sachant que la délicatesse chez moi, c'est relatif...Toujours est il que je la remit sur pied.

"Qu'est ce qu'il se passe ENCORE ?"

Non, non, je n'étais absolument pas énervé, juste légèrement agacé. Non mais elle ne se rendait pas compte de la montée d'adrénaline qui m'explosait le cerval a chaque fois qu'elle hurlait ! A ce rythme, elle allait m'envoyer bouffer les pissenlits par la racine !

"Tu sais que c'est stressant de d'entendre hurler ?"
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Rencontre frontale | Samaël   

Revenir en haut Aller en bas
 
Rencontre frontale | Samaël
Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Joute] Winter&War Greyjoy

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
This Is War :: Parias-
Sauter vers: